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D'après un roman de Vladimir Körner
Scénario Conseiller littéraire
Avec
Réalisateur Assistant Superviseur de continuité
2ème Cameraman Directeur adjoint de production
Architecte Conception des costumes
Maquilleur
Décors Costumes
Assistantes maquillage
Musique de
Joué par
Dirigé par
Son
Monteur
Production
Directeur Photo
Réalisé par
Produit par Barrandov Film Studios
Tiré au Barrandov Film Laboratories
- Qu'est-ce qui se passe ? - Ça suffit, restez assis !
On s'est arrêté où, papa ? Regarde par toi même !
- Je ne le crois pas. - Arrête de pleurer !
- Ce n'est pas un arrêt, que... - Le train n'ira pas plus loin.
- Vous devez descendre ici. - Mais pourquoi?
- Préparez vos pièces d'identité. - Mais j'ai un enfant.
Comment vais-je marcher avec un enfant ?
- Calmez vous. - On est combien pour porter toutes les bagages ?
C'est bête. Fero, viens, aide-moi.
Dégagez du passage. Enflures !
Les boches vous aideront, le village est à côté.
Laissez-moi vous aider, jeune fille.
Vous avez du culot... Vous êtes seule ?
- Faites un rapport au Comité National. - Ça vous concerne aussi.
Faites un rapport à l'officier de police Hejna, ok?
Pourquoi vous ne déguerpissez pas ?
- Vos papiers ! - Allez bouge toi, mon vieux...
Arrête de jouer au con et file moi tes papiers.
Jindra, amène toi!
- Regarde cet abruti... - Ça doit être un boche, mate ses bottes.
Gestapo-style... - N'importe quoi.
Je connais ce style, ce sont des bottes de combat.
- Lève-toi ! Bouge toi ! - S'il vous plaît, laissez moi tranquille.
Tu déconnes ! T'as entendu ce que je t'ai dit ?
On le traîne dehors.
- Ne me touchez pas, je ne me sens pas bien. - Avance.
Ne me poussez pas, putain !
- Je ne vais pas le répéter. - T'es un petit marrant, toi !
Y a quoi dans le sac ?
- Gaffe ! Il a un flingue ! - Enfoiré !
- Comment tu te sens ? - Ça va, ça s'est arrêté de saigner...
Tu confirmes que ces papiers t'appartiennent ?
Viktor Chotovický, lieutenant de réserve...
Membres des Forces Tchécoslovaques. Tu as servi dans la RAF anglaise.
Tu vas diriger la propriété d'Alfred Heidemann
à Schwarzbach.
L'officier susnommé va écrire un registre des objets de valeur et des biens.
Il est sous les ordres directs du Comité Régional d'Olomouc
et du Ministère de la Défense.
- Je peux ? - Signé Vymazal, chef d'escadron...
Pour commencer, ce n'est plus Schwarzbach, mais Černý potok.
De nos jours, ces documents ne valent plus rien.
J'aurais pu te faire enfermer.
Vous n'auriez pas du lait, par hasard ?
Non. Je n'en bois pas.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Tu te sens bien ?
Ça va, vraiment.
Une lichette ?
Ça me tuerai, j'ai des ulcères.
- Tu as servi dans la RAF avec des ulcères ? - Je travaillais dans un entrepôt.
Où ça ?
A Aberdeen, en Écosse.
Et ça, tu l'as eu comment ?
Nous l'avons tous reçu en cadeau d'adieu.
Tu vois, nous n'avons rien eu.
Je dois le confisquer, évidement. Tu n'as pas de permis.
- Et qui délivre les permis ? - Moi.
C'est américain ? Les cigarettes.
Anglaises, ça fait parti de mes rations.
Hejna à l'appareil.
Oui.
Oui, il est là.
Merde !
Oui, je vous entends bien.
Je comprends.
Vous pouvez compter sur moi. Au revoir.
Les idiots !
Tout semble en ordre. Je suis désolé.
Je connais le chef d'escadron Vymazal.
- On s'est connu pendant la mobilisation. - Je vois.
Je suis désolé.
- Les gars vont s'excuser. - Je ne préférerais pas.
J'espère que vous comprendrez, qu'il y a toutes sortes de rebuts qui viennent ici,
mais je vais leur apprendre que ce n'est pas le Texas ! Ce n'est pas Sorrento !
- Sorrento, c'est pas en Italie ? - On s'en fout, je veux que ça file droit.
Ça sera un village comme tous les autres.
Je comprends.
Une minute, lieutenant.
Mettez ça dans votre sac et choisissez une mitraillette ici.
Inspecteur Hejna !
Franz Hallmeier a mis le feu à sa maison !
Voilà pour vous.
Purée ! Vous voyez ? Tous les jours la même chose.
Ras le bol...
- Il y a le feu ! - Voilà.
- Le feu ! - Prenez des munitions aussi...
Où sont les pompiers ?
On ne peut pas atteindre l'eau à cause du bétail de Franz dans l'enclos.
- Karel et Jindra sont là ? - Oui.
Mais le troupeau a peur à cause du feu.
Ils vous attendent.
Je ne suis pas un torero, imbécile !
Reste ici, au cas où.
Y en a marre de tout ça.
Je vais prendre des otages comme ils le faisaient.
- Où puis-je récupérer les clés ? - Rigolo ! Il manque même le portail.
- Je vous envoie un gars. - Pas la peine.
Je préfère être seul.
En ce cas, lieutenant, vous feriez mieux de prendre la mitrailleuse.
Non. Et ne m'appelez plus lieutenant, si possible.
Mr. Chotovický, pourquoi êtes vous là ?
...un jour, Ulrich a vu un monstre sous l'arbre,
...vingt têtes et un bel...
Consummatum est.
Hé !
Stop, où allez vous ?
Vous ne pouvez pas aller par là !
Que faites vous ici ?
- Je cherche la maison Heidemann. - Quoi ?
- La maison Heidemann ! - Retournez sur la route !
Il y a des mines partout !
Tu n'abandonnera pas, Baster ?
Je vais te dénoncer !
Laissez-les.
Ils ne m'ont même pas remarquer. Vous êtes tchèque ?
Oui. Nous sommes les seuls tchèques ici à avoir vécu avec eux durant la guerre.
- Où avez vous obtenu ça ? - Opfer der Liebe.
- Où ? - Laissez tomber.
Je sais de quoi ils sont capables.
Ils ont même miné les corps avant de partir. Les salauds.
On ne pouvait même pas leur donner une sépulture décente.
- Vous pourriez me passer un peu de lait ? - Pourquoi pas ?
Nous recevons la septième vache.
Papa et moi, on doit se débrouiller seuls maintenant.
Notre Vilma est partie pour Opava.
On va recevoir des allemands pour nous aider à la ferme.
Vilma est ma grande sœur. Je n'ai plus de mère.
Plus de mère ?
Non. Elle est morte.
Papa n'arrêtait pas de se plaindre et d'aller chez le médecin, maintenant ça va.
Maman ne s'est jamais plainte et puis, soudainement, elle est morte.
Tu es gentille. Tu as quel âge ?
15 ans. C'est quoi ?
Du chewing gum.
Une invention américaine.
Et vous, il vous reste du monde ?
Ne mâche pas si fort, tu vas avoir mal aux gencives.
Non. Je n'ai plus personne.
C'est mieux.
Au moins, vous n'avez pas à vous occupez des autres.
Que faites vous ici ?
Alors ?
Vous ne comprenez pas le tchèque ?
Allemande ?
Un permis ? "De retour à quatre. Comité National." Très bien.
Comment êtes vous entrée ?
Je ne comprends pas un mot de tchèque.
Oh, je vois...
Une seule ? Ou il y en a d'autres ?
C'est tout.
- Deux ? - Oui, seulement deux.
Bien.
Putain.
C'est quoi le problème ?
Désolé.
- Je viens de me lever. - A l'instant ? Vous faites quoi la nuit ?
Je dors.
J'ai dormi pendant 15 heures.
Je suis encore dans les nuages.
Tout est pourri, lieutenant.
Votre colis est-il complet ?
Vous pouvez garder les boissons... sauf les jus de fruits.
Merci beaucoup. C'est du spécial...
- Vous ne voulez rien ? - Non, rien.
- Je pense qu'on va bien s'entendre. - Je pense aussi.
- L'automne est intéressant par ici... - Oui.
Juste ce qu'il me faut.
De la paix et du repos, de longues balades. A l'abri du monde.
Je ne suis pas sûr que ce soit l'endroit rêvé pour ça, mon ami.
Pourquoi ça ?
Vous profiterez de la paix et du calme
jusqu'à ce que je vous trouve égorgé un de ces quatre.
- Arrêtez vos conneries. - Vous la trouvez à votre goût ?
Elle cuisine bien.
Son père avait un mauvais foie, alors elle connaît toutes les diètes.
- Il va êtes pendu, vous savez. - Qui ça ?
Le vieil Heidemann.
- Je l'ai traîné jusqu'à Olomouc moi-même. - Quoi ?
La nana est sa fille.
Vous n'étiez pas au courant ?
La fille du grand fasciste Heidemann.
Vous pouvez embaucher quelqu'un d'autre, si vous avez peur d'elle.
N'importe quoi.
C'était une maison juive.
Heidemann l'a saisi et a joué au baron.
Je dis toujours: Vous ne devriez pas posséder ce que vous n'avez construit de vos mains.
Il fut le premier a venir sans même apporter une fichue radio.
La fille est arrivée après sa mère, une femme très religieuse,
mais je ne fais plus confiance à personne ces jours-ci.
Venez, venez avec moi.
Je vais vous montrer quelque chose.
Répugnant, n'est-ce pas ?
C'est ce qu'ils appelaient les piloris au Moyen-âge.
Au début ça servait pour les chiens.
Heidemann les utilisa sur les prisonniers polonais en hiver.
Oui, monsieur...
Les gens disent qu'il a battu à mort quelqu'un avec une canne à la tombée des marches.
Est-ce qu'elle a vu ?
Seul Dieu sait ce qu'elle a vu.
Après tout, nous recevons tous notre dû.
Le vieux sera pendu tandis que sa fille astique les parquets.
Ce que j’appelle la justice.
- Je peux la garder, inspecteur? - Garder quoi ?
La fille - qu'elle vive ici. Je dois manger toutes les deux heures.
Oh, je vois. Très bien.
Attendez !
Enlevez votre manteau, vous restez ici.
- Qu'est-ce qu'elle raconte ? - Elle ne veut pas rester.
Imaginez un peu, elle dit qu'elle préfère aller dans un camp.
Elle ne veut pas vivre ici.
Dommage, je la traite bien.
Vous ne devriez pas, mon ami.
Ne vous relâchez pas avec elle.
Aussi longtemps que son père est entre nos mains, elle filera droit.
J'ai pris ma décision.
Tu vas rester ici !
Traitez la comme vous voulez, lieutenant.
Ne le prenez pas trop à cœur.
Je reviendrai plus tard !
Pourquoi tu t'es levée ?
Assieds toi.
Quel est ton nom ?
Diadelphe.
Bonjour.
C'est ta chambre ?
Oui,
enfin, ça l'était.
C'est toi ?
Mon père, ma mère est morte.
Mon frère a été tué en Russie près de Zhytomyr.
Continue.
Non.
Ordure.
Attendre... Attendre...
Attendre...
Lit...
Attendre dans mon lit...
Attendre dans mon lit.
Je fais un feu dans la salle de bain ?
- Quoi? - Dans la salle de bain.
Salle de bain.
Oui, bonne idée.
Vas dans ma chambre et attends sur le lit
Arrêtez de boire et mettez vous au travail !
Améliorez l’environnement.
Je vois que vous avez rangé la bibliothèque. C'est très bien.
Et ça ?
Économisez le, chaque goutte est précieuse.
- Vous allez vraiment boire ça ? - Un peu mon neveu.
- Du carburant pour sous-marin. - Où l'avez vous trouvé ?
Derrière les livres. Une bouteille par classique.
C'est le destin.
J'ai cherché dans le cellier, au grenier, mais jamais la bibliothèque
Désolé, je refuse de brûler des livres.
Gentlemen, j'ai fini. On l'écoute.
Ah, la boustifaille.
Je dis que Johann Strauss était un grands artiste,
un homme de conviction mais avant tout,
un sale connard avec les femmes !
Avant tout...
N'en faites pas trop.
La première gorgée est la plus dure.
Demandez lui de boire, aussi.
Mademoiselle Heidemann !
Approchez.
Santé !
Une véritable allemande.
Continue avec les hommes, advienne que pourra.
La seule chose intéressante qu'elle ait appris.
Santé !
Écoutez ce qu'ils jouent !
Écoutez, ils sont à fond dedans.
Je connais ces valses
Toutes.
La première s'appelle "Nur für Natur."
Après vient celle avec le cousin peu recommandable.
Celle ci de la Drôle de Guerre. "Der lustige Krieg."
- Ça vous gêne si je retire mon manteau ? - Pas du tout.
Qu'est-ce que tu fais, idiot ?
J'essaie de trouver d'où viennent les tirs.
Cesse de jouer avec ça, imbécile.
Et arrête de la resservir. Ses rires montrent qu'elle en a eu assez.
Elle doit manger quelque chose.
Vas manger quelque chose.
Change de face, dépêche toi.
C'est sur moi que ça tombe. Comme d'habitude Ras le bol.
Pousse toi.
Où donc la guerre vous a emmenez, lieutenant?
En Hongrie, en Yougoslavie,
via Port Saïd en Angleterre.
Vous avez eu du bon temps, n'est-ce pas ?
J'étais bloqué en Écosse jusqu'à la fin de la guerre.
- Vous avez rencontré des noires là-bas? - Oui.
Des noires, des juives, et des arabes.
Merci.
- J'ai même rencontré une noire blonde. - Hein ?
C'est une plaisanterie !
Laquelle était la meilleure au lit ?
Aucune idée. Je n'ai pas couché avec elles.
Je n'ai jamais couché avec une noire.
Des slovaques, oui, même des allemandes,
et une ukrainienne qui travaillait à la filature de coton.
Mais une noire...
Qu'est-ce qu'il y a , mon gars ?
- T'as besoin d'air frais ! - Dites lui de sortir.
Vous buvez un verre avec moi ?
Je dois manger quelque chose.
Je dois manger tout le temps, bien que je ne sois friand de ça.
Je déteste tout, la bouffe, les cigarettes, boire.
- Tout. - Vous parlez comme un idiot.
- Vous étiez inquiet ? - Ferme-la.
Si vous étiez inquiet vous attraperiez quelque chose des filles ?
Ta gueule !
- Vous avez déjà été bourré ? - Jusqu'à quel point ?
- Tellement saoul que vous vous êtes évanoui. - Il y a longtemps.
Avant que ma mère ne meurt.
- J'ai hérité de son sale estomac. - Conneries.
Écoutez,
je pensais rentrer à la maison,
et je n'ai trouvé que des étrangers.
Je ne comprends quasiment personne.
Il y a des choses dont il ne vaut mieux pas parler.
Éteignez, mes yeux me brûlent.
Vous êtes sûr de ne pas vous joindre à moi ?
J'en ai bu assez.
C'est quoi ça, imbécile ?
Qu'est-ce qui vous prends ?
Regardez comment elle fixe, la garce !
Je vais la foutre dehors !
Va dans ma chambre et attend moi dans le lit.
Bien, c'est comme ça que ça se passe.
Pourquoi pas ? Je comprends.
La bonne manière...
- Sinon, frappez-la ! - Qu'est-ce que vous dites ?
Rien, mon ami, rien.
C'est votre affaire. Je m'en fiche.
Tout ce qu'on a consommé en alcool peut recouvrir le sol de la cave !
M'en fiche.
Je vais terminer seul.
Le capitaine Andrejs était un meilleur partenaire de picole.
Un type bien, un partisan, et un supporter de Beneš.
Six ans dans la résistance.
On a pris l'endroit ensemble.
- Debout ! - Putain !
Vous tirez sur les peintures ?
Seulement pour rire.
- Lâchez-moi, lieutenant! - Arrêtez de m’appeler lieutenant !
Dégagez ! Toi aussi !
- J'ai rien fait. - C'est encore pire.
A partir de maintenant, je ne veux plus voir personne ici.
Partez s'il vous plaît.
Allez.
Avance !
C'est terminé pour elle.
Je la veux au camp à huit heures demain matin.
Pour être bien clair.
Comme vous voulez.
C'est ce que j'attendais, mais la demoiselle va rester.
Bonne nuit !
Je vous avais dit de faire attention, il est vicieux.
Bonne nuit.
Le soleil divin marche seul...
Tu comprends le tchèque ?
Mon journal... où l'avez-vous trouvé ?
Je suis content que tu comprennes...
...autant qu'un chien puisse comprendre.
Quand je me suis réveillé à côté de toi ce matin,
j'ai cru que j'étais à la maison.
Je rêvais: mes parents attendaient dans la cour
et ont fermé le portail dès qu'il m'ont vu.
Diadelphe ?
Tu es là, dans le noir ?
La table dans notre cuisine est fabriqué avec du tilleul.
Quand ils découpaient un cochon,
elle était tapissée de sang.
Mais si on la frottait avec du sable, elle devenait blanche comme neige.
Notre chien se reposait sous la table.
J'avais l'habitude de lui jeter des restes de viande quand personne ne regardait.
Je laisse allumé ?
- La lumière ? - Oui, peut-être.
Pourquoi fermes-tu les yeux ?
Je ne peux...
Viens...
Hé !
Qu'est-ce que vous lui avez raconté ?
Vous entendez ce que je dis ? Que lui avez-vous dit ?
Le vieil Heidemann a été pendu à Olomouc hier.
- Diadelphe ! - Non !
C'est toi, Diadelphe ?
Chut ! Visiblement un invité.
Quoi ?
- Qui d'autre possède une clé ? - La troisième clé...
Excuse-moi. Habille toi vite. J'ai besoin de quelque chose de chaud.
je me sens terriblement mal.
Va te faire voir !
D'ailleurs, pourquoi es-tu ici ?
Seigneur, aide-moi, je t'en supplie.
S'il te plaît, laisse moi et pars. Ça va passer.
Au moins je me sens chez moi.
Tu comprends ?
Diadelphe,
est-ce que tu m'écoutes ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Il neige.
Désolé de vous déranger,
mais...
- Une raison impérieuse m'amène. - Quelle raison ?
Une raison qui concerne votre protégée.
Comme vous le savez, c'est la fille du Nazi le plus important de la région.
Il est mort. Et vous me l'avez déjà dit.
Je viens d'apprendre qu'elle était à école conventuelle de Beuthen.
- Vous savez ce que ça signifie ? - Non.
Ils n'acceptent que les meilleurs.
J'en ai vu beaucoup, mais jamais des putes pareilles.
- Voulez-vous des détails? - Vous avez découvert d'autre choses ?
Oui. Hans-Georg Heidemann.
Et bien ?
Il est mort en Russie.
Un certain nombre de cadavres sont revenus à la vie comme ça.
- Ça vous gêne si je reste ici cette nuit ? - Faites comme chez vous.
Merci de me dispenser d'explications. Mes gars veillent dans le village
Mais vous êtes seul ici.
Que va-t-il lui arriver ?
Ça dépend.
- Quelqu'un a tiré ici, hier ? - Il y a toujours des tirs ici.
Maintenant, je veux voir la jeune Heidemann.
- Vous lui permettrez de rester ? - Pour l'instant, oui.
- Pour combien de temps ? - Le temps qu'on l'attrape. Un jour ou deux.
- On est sûr de le prendre dans ce laps de temps. - Et après ?
Qu'est-ce que j'en sais ?
J'ai dit que ça dépendait.
Je fais mon rapport à Olomouc.
Que voulez vous contre son sauf-conduit ?
Deux bouteilles de Cognac...
D'accord. Je vous les apporte de suite.
...et vous casser la gueule, Mr. Chotovický.
Excusez-moi, l'eau bout.
Vous êtes un enfoiré, je vous le dis. Vous me filez la gerbe !
Acheter une femme contre deux bouteilles de Cognac.
Tes mains sont gelées.
Bois un peu.
Tu as peur ?
Non.
Laisse moi seule, s'il te plaît.
N'aies pas peur.
Tout se passera bien.
Tu verras.
Il n'y aura pas de soucis.
Tu ne trouves pas de pommade pour oindre ces maudites engelures ?
Hans !
Hans !
Hans-Georg !
Qu'as-tu fait ?
Sale brute !
Animal...
Venez, Victor.
Vous voulez toujours lui parler ?
Entrez.
Merci.
Ils veulent t'emmener à Olomouc.
Je suis censé témoigner.
Tu n'as pas à avoir peur.
Je ne dirai rien.
Je ne veux blesser personne.
J'ai de la pitié pour toi.
Tout ce que je veux savoir...
Dois-je traduire ?
Tu m'as haï tout ce temps ?
Même quand...
Il y a eu cette attaque et tu es venu m'aider ?
Quand ça ?
Non. Pas à l'époque.
Elle se souvient du premier jour. Tu me regardais couper du bois,
quand tu es descendu, tu as rougi.
Plus tard, j'ai compris que tu avais glissé un paquet de cigarettes dans mon sac.
J'étais surprise.
Les pilules que tu devais prendre, tu les as toujours coupé en deux,
je ne comprenais pas réellement ce que tu attendais de moi.
Tu semblait si timide et pourtant...
...tu m'as envoyé dans ta chambre afin de t'attendre dans le lit.
A ce moment là, tu étais comme tous les autres.
Je peux changer !
J'ai peur de vivre seul.
Il ne me reste plus personne.
- Quoi ? - Elle veut savoir ce que vous avez dit.
Dites lui que je n'ai personne, sauf elle.
Traduisez.
N'aies pas peur, Diadelphe.
Je peux t'aider, si tu le souhaites.
Tu m'écoutes, Diadelphe ?
- Que fixes-tu ? - Ça suffit, lieutenant.
On y va.
Emportez cette petite distraction, voulez-vous ?
Bien, capitaine.
Ôtez-la.
Si vous voulez rentrer de jour, on ferait mieux de se mettre en route.
J'en ai vu assez. Vous avez fini avec elle ?
C'est fait, capitaine.
Capitaine ! Un problème ! Elle s'est barricadée !
Elle a demandé à...
J'ai envoyé Štěrba pour surveiller la fenêtre
et je surveille la porte dans le cas où elle voudrait s'échapper.
Je suis resté là.
C'est terrible.
Date, lieu, et heure de la mort.
Disons...
...trois vingt cinq.
S'il vous plaît. Lisez la déposition.
Pardon.
S'il vous plaît.
Voulez-vous que je la lise ?
Protocole au sujet du suicide d'Adelheid Heidemann.
Célibataire, date de naissance, etc. C'est après.
Cause de la mort: suicide par strangulation...
La décédée portait un manteau en fourrure rouge sans col,
son visage était contre la partie droite du mur.
Vêtements: sous le manteau en fourrure, la morte portait un pantalon bleu,
des chaussettes blanches, et des bottes de ski.
Un pull gris boutonné sur l'épaule gauche.
Le manteau en fourrure était déboutonné, un des trois boutons était manquant.
Dans ses poches: 675 couronnes, cinq pièces d'or,
et un billet de Černá Voda à Orlovice valant 27 couronnes.
Sur son poignet gauche, une montre en or. La montre s'est arrêtée à sept heures trente.
Sous le pull gris, la décédée portait une combinaison blanche, un soutien-gorge,
des sous-vêtements, un porte-jarretelle, des bas fait maison...
FIN
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