All language subtitles for kidnapped (1971)

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Original subtitles

Les Highlands sont maintenant tranquilles.

Mais il n’en fut pas toujours ainsi.

Il n'y a pas si longtemps, la vallée était troublée par le bruit des tambours.

Le prince Bonnie était venu de France,

réclamer le trône d'Angleterre pour la maison des Stewart.

Les highlanders avaient tiré l'épée

et s'étaient rangés sous son drapeau.

pour affronter le Roi d'Angleterre.

Il s'affrontèrent dans un marais près de Culloden.

Je n'y étais pas, mais partout on me l'a raconté.

Utilisez vos baïonnettes! Pas de pitié pour les rebelles!

Avance !

Musique Roy Budd

Scénario Jack Pulman

Directeur Delbert Mann

Portez ce message à mon père le Roi.

Dites-lui que le prétendant au trône d'Angleterre a été écrasé

en ce jour près des marais de Culloden.

Et que le beau prince Charlie comme il se fait appeler est en fuite.

Dites-lui qu'il reste juste à pacifier les Highlands

et que c'est en bonne voie.

Portez ce message au roi George et ajoutez que nous avons appris

que chez les rebelles la consigne était de ne pas faire de quartier

Et qu'ils n'ont donc pas à en attendre de nous.

Nous allons en finir une fois pout toute avec cette absurdité

jamais plus l'esprit rebelle jacobite

ne troublera la paix de nos deux pays.

Cette génération doit être purgée pour que l'Écosse retrouve la paix.

Jamais plus les présomptueux Stewart ne prétendront au trône d'Angleterre.

Leur folie est terminée.

Ils ont joué et ils ont perdu.

Informez mon père que plus de 3000 prisonniers sont en route pour Edimbourg

où ils seront détenus avant leur déportation

ou leur exécution.

Il n'y aura plus de soulèvement des clans en Ecosse.

Allez!

Poussez!

Que voulez-vous? Il est chargé!

Est-ce la maison shaw? - Oui.

J'ai une lettre pour M. Ebenezer Balfour.

Glissez là sous la porte et filez! - Je ne le ferai pas.

Elle est à remettre à M. Balfour en personne.

C'est une lettre d'introduction. - Qui êtes-vous?

David Balfour.

David ... Balfour?

Alors, votre père est mort?

Oui, il est mort, sans aucun doute.

Attendez. Je descends.

Entrez.

Ne touchez à rien!

Je suppose que vous avez faim. Voulez-vous du gruau d’avoine ?

Je ne voudrais pas vous voler votre repas.

Oh, ce n'est rien.

J'ai de la bière.

Donnez-moi cette lettre. - Je vous l'ai dit : c'est pour M. Balfour.

Et qui pensez-vous que je suis? Donnez-moi la lettre d'Alexandre

et mangez ce gruau.

Alors vous êtes mon oncle? - Oui et vous êtes mon neveu.

Mangez donc ce gruau !

Votre père est mort depuis longtemps? - Il y a trois ans.

Et ma mère trois ans avant lui.

Je vois.

Quel dommage.

C’était une beauté.

Ainsi, vous avez 18 ans? - Oui.

M. Campbell, le pasteur qui m'a recueilli à la mort de mon père

m'a remis cette lettre il y a une semaine.

Mon père l'a lui avait confiée. - Oui, je vois

C'est tout ce que vous mangez?

Il ne faut pas gaspiller.

Vous ne saviez rien de moi

ni de la maison de la Shaw

avant de venir ici? - Non, monsieur.

Ces Campbell, ce sont vos amis? - Non, monsieur.

Donc, vous êtes seul au monde?

A part moi, bien sûr. Eh bien, David ...

Vous avez bien fait de venir voir votre oncle Ebenizer.

Je respecte la famille et je ferai tout ce qu'il faut pour vous.

Peu importe ce que cela coûtera.

La question est que faire de vous ?

un pasteur ou alors un avocat?

Enfin, David, nous en discuterons dans la matinée.

Sans doute voulez-vous aller au lit. Tenez.

Prenez cette clé.

Vous trouverez une chambre en haut de la tour, c'est par cette porte.

Vous ne pouvez pas vous tromper.

Bonne nuit, mon oncle.

Pouvez-vous me donner une bougie? - Pas de bougies!

Je n'en veux pas dans la maison. J'ai peur des incendies.

Longez la paroi et vous trouverez.

Bonne nuit, David, mon garçon.

Le Seigneur est mon berger.

Il me fait de vertes prairies.

Notre Père qui êtes aux cieux que votre nom soit sanctifié.

Que votre règne arrive ...

Mon garçon, êtes-vous vivant?

Pas grâce à vous. Debout!

David, mon garçon! Mon pauvre cœur!

Mon médicament, David! La bouteille bleue sur l'étagère.

Encore une cuillère. - Expliquez-vous d'abord!

David vous n'auriez pas la cruauté de me priver de mon médicament.

Donnez-moi la bouteille et couchez-vous.

Je vous dirai tout demain, Je le jure.

Soit. Prenez votre médicament et couchez-vous.

Je dormirai au coin du feu. Et vous allez me répondre demain.

Oui. Vous êtes un bon garçon, David.

Un bon garçon.

Vous ne laisserez pas le feu allumé toute la nuit?

C'est un terrible gaspillage de bois.

Je suis pressé. Je dois appareiller avec la marée.

J'ai peur que l'armée réquisitionne le navire,

pour transporter des prisonniers à Londres.

David, mon garçon.

voici le capitaine Hoseason.

Lui et moi faisons des affaires dans les Indes occidentales.

Voici donc le jeune homme.

Sa mine me plaît, M. Balfour.

il vous fait honneur, je dois dire.

et c'est un garçon chanceux.

Chanceux?

Votre oncle vient de me dire

qu'il veut vous offrir le profit du voyage

pour vous établir dans la vie.

Arrière!

Vous êtes en mer, vous n'avez nulle part où aller, excepté ici.

Maintenant calmez-vous ou je vous fait mettre aux fers.

Où m'emmenez-vous?

Où m'emmenez-vous?

Nous voguons vers la Caroline.

Asseyez-vous et buvez un peu de rhum.

Pourquoi m'emmener en Caroline?

Vous y serez vendu comme travailleur à une plantation.

Comme esclave? - Oui, si vous préférez ce terme.

Mais pourquoi?

Pourquoi? Pour l'argent naturellement.

Il est calmé maintenant? - Oui, il a compris.

Il pourra servir comme mousse.

Emmenez-le, M. Riach, et montrez-lui son travail.

Viens. - Maintenant, sortez.

Abaissez la toile! Allons, desserrez!

Allez, réveille-toi! Bougez! Remuez-vous!

Tous les hommes sont-ils à leurs postes ? - Oui.

Ils sont tous sur le pont les yeux et les oreilles grand ouverts.

Y aurait-il du danger, M. Riach? - Oh non, rien de tel.

Vous avez parlé trop vite!

Quelque chose a heurté le bateau.

Grimpez !

Vous n'êtes pas ceux que j'attendais

Et en plus

Vous avez éperonné et coulé mon bateau.

Vous attendiez un autre bateau? - En effet.

Un Français peut-être?

Auriez-vous des objections? - Pas nécessairement.

Pas nécessairement ?

Détecterai-je un loyal sujet du roi George aimant le son des pièces?

Je ne suis pas un rebelle, Jacobite!

Mais j'ai pitié quand je vois un homme traqué.

Vraiment ?

Votre sympathie et mon argent pourraient faire cause commune.

Descendons dans la cabine.

Apportez à manger à ce gentilhomme, David.

Vous alliez en France? - Exactement.

Si vous m'y emmenez je vous paierai bien

Je suis en route pour la Caroline.

Alors 60 guinées pour me débarquer au Loch Linney.

Montrez d'abord l'argent.

La moitié de la ceinture et topez-là! - Pour qui me prenez-vous?

Un parfait idiot?

Je vais vous livrer aux soldats.

On fait le méchant !

Si vous voulez jouer ainsi...

Va pour 60 guinées.

Serrons-nous la main.

Asseyez-vous et restaurez-vous.

Venez, M. Riach.

Avez-vous combattu à Culloden? - Oui. J'y étais.

Avez-vous été en France avant? - J'y ai vécu cinq ans

J'y collectais des armes et de l'argent.

Avant longtemps, je serai de retour.

Cette bouteille est vide.

Je vais demander la clé.

On n'aurait pas dû le laisser dans la cabine. - Votre intelligence se manifeste un peu tard, M. Riach.

Comment pouvais-je deviner qu'il a une ceinture pleine d'or?

Silence !

Capitaine, le gentilhomme a soif, sa bouteille est vide.

Puis-je avoir la clé?

C'est notre chance. Il pourra y aller sans qu'il se méfie.

Venez ici mon garçon.

Cet homme est un ennemi juré du roi George.

Il est un danger pour le navire et nous devons le capturer.

Vous allez le faire pour le roi George, hein? - Bien sûr qu'il le fera.

L'ennui c'est que toutes les armes sont dans la cabine.

Mais vous pourrez nous rapporter une paire de pistolets et de la poudre,

car vous êtes un garçon intelligent.

Et il y aura quelques guinées d'or

pour vous aussi.

Eh bien, avez-vous vu un fantôme ?

Ils veulent vous capturer. Ils m'envoient prendre des pistolets et de la poudre.

Combien sont-ils ? - 15.

15 ? Il faudra s'en accommoder.

Etes-vous avec moi ? - Je suis avec vous.

Vous avez la clef des pistolets? Prenez-les et chargez-les.

Laissez la porte ouverte. Je préfère les voir venir.

Mettez-vous sur le lit. Surveillez la trappe.

Je garde la porte.

Pas grand place pour l’épée.

Il faudra frapper d'estoc. Dommage.

Je suis plus doué pour les coups de taille.

Et ne tirez pas dans ma direction sauf s'il est déchargé.

Je me bats mieux sans trous dans ma tête.

J'ai dit que je suis avec vous pas que je sais tirer.

Quel est votre nom? - David Balfour, de Shaw.

De Shaw?

Je suis Alan Breck. Et j'ai le droit de porter le nom du Roi.

Alan Breck Stewart.

Mais je préfère rester simple.

L'acier nu.

Curieuse façon de remercier pour l'hospitalité.

Je fais une exception juste pour vous.

Je m'en souviendrai, David.

Surveillez la trappe, David.

La trappe! Surveillez la trappe!

Oh, mon garçon.

Ne suis-je pas un grand guerrier?

C'est M.Riach.

C'était M. Riach.

Ce n'est pas encore fini.

Ils vont revenir. Rechargez les armes.

David, chut.

Que se passe-t-il?

Il n'y a personne à la barre. Le gouvernail tourne tout seul.

Ils sont aussi mauvais marins que mauvais combattants.

Comme cette bande de traîtres de Campbell.

Un ami de mon père était un Campbell. C'était aussi un bon ami.

Sans doute. Mais vous êtes des basses terres.

Demandez a un highlander ce qu'il pense des Campbell

et il crachera avant de parler.

Hé, vous là!

Que voulez-vous?

Ne nous battons plus.

Donnez-moi un pistolet.

Couvrez la porte.

Laissez. Il n'y a plus d'équipage pour manœuvrer le navire.

Attention!

Par ici, David.

Vite, Alan.

David.

David, réveillez-vous!

ça va ?

Vous êtes glacé. Frictionnez-vous!

Frictionnez-vous!

Je croyais vous avoir vu couler.

L'eau et moi, on ne se mélange pas.

Je suis né pour être pendu, pas noyé.

Pas trace des autres.

Où sommes-nous?

Sur les terres des Campbell.

Quelle guigne.

Ecoutez, David, je suis recherché

pour moi il n'y a aucun lieux sûr entre ici et la France.

Il me faut un bateau. Cela implique d'aller à Edimbourg.

D'ici à Edimbourg

c'est un désert de 150 km avec un habit rouge derrière chaque rocher.

s'ils me prennent, ils vous arrêteront aussi.

Dans votre intérêt il est préférable que nous nous séparions.

Mais je dois aussi aller à Edimbourg. J'ai un compte à régler avec mon oncle.

Votre oncle? - Oui. Il m'a fait enlever sur ce navire

Je veux savoir pourquoi.

Vous n'avez pas de chance avec vos parents, hein?

Raison de plus pour bien choisir vos amis.

Pour être honnête je ne connais pas le chemin d'Edimbourg.

Cela ne m'étonne pas.

Vous autres des basses terres, vous n'avez aucun sens de l'orientation.

Restez avec moi, jusqu'à ce que j'aie rejoint mon parent, James Stewart.

Il nous procurera des vivres et de l'argent. J'ai perdu mon or dans l'eau.

Venez. Levez-vous.

Maintenant, écoutez-moi.

Quand je dis courez, courez.

Quand je dis cachez-vous, cachez-vous. Compris?

Notre vie en dépendra.

Venez, David.

Vous savez, David, La France est un beau pays.

Mais dès que j'y suis

Je m'y languis de nos lacs et de nos monts.

Venez.

Ils viennent de Culloden, ils se sont réfugiés dans les collines.

Ils nous donneront peut-être à manger.

Vite! Cours!

Attrapez-le!

C'est Mungo Campbell.

Alan!

Ma petite Catriona!

J'ai connu tant de jours tristes depuis la dernière fois que je t'ai vue.

Et il y en aura encore avant le retour des bons jours.

Nous pensions que vous étiez en France. - J'y allais.

J'ai croisé un navire antipathique et je serais encore à bord

sans ce monsieur.

David Balfour, de Shaw. - Des basses terres?

Oui, mais c'est un brave et un bon ami à moi.

Soyez le bienvenu, M. Balfour.

J'aurais préféré vous rencontrer en des temps plus heureux.

Voici ma fille Catriona.

Hé vous! Faites attention à ces armes.

Enveloppez-les avant de les enterrer. - Cela ne fait pas de différence, Alan.

Nous n'en aurons plus besoin. - Vous peut-être, James Stewart.

Mais il y en a qui en auront besoin un jour. Enveloppez-les.

Il n'y aura pas de "un jour".

Il y a un roi légitime en exil, dont le seul réconfort

est l'espoir du retour. - Je sais.

Je l'ai vu il y a 8 mois quand il a débarqué. Je lui ai dit nous ne l'avions pas appelé.

Qu'il devait rentrer chez lui. Il a dit : «Je suis rentré chez moi."

Et tout le monde a applaudi. - Oui. Pour le beau prince.

Un gamin qui ne connait pas plus l'Ecosse

que le roi d'Angleterre.

Allez, au travail. Enterrez-les!

La prochaine fois ce sera différent.

Ne comprenez-vous pas qu'il n'y aura pas de prochaine fois.

Ce n'était pas non plus pour «cette fois». C'était déjà clair avant Culloden.

Voilà pourquoi j'ai fait la paix avec les Anglais.

Je souhaite que mes autres parents en fassent autant.

Et abandonnent leur Roi légitime? - Que savent-ils du Roi né en France?

Il porte le nom de Stewart.

Oui, comme vous et moi, et bien d'autres qui connaissent l'Ecosse

bien mieux que lui. - Il est écossais de coeur et d'âme

Vraiment?

Réalisez-vous la situation?

Soyez franc Alan Breck.

Les hommes avaient-ils mangé avant la bataille? Aviez-vous le ventre plein ?

Je sais qu'ils n'avaient mangé ni la veille ni le jour précédent.

Oui.

Je lis la réponse sur votre visage.

Ce n'était pas la faute du prince.

Le ravitaillement était bloqué à Inverness.

Leur ravitaillement, pas le sien.

Ce n'est pas une panse pleine qui fait le membre d'un clan.

C'est son cœur vaillant et sa loyauté envers son clan et son chef.

L'avez-vous oublié, James?

Non, je ne l'ai pas oublié et je n'en ai pas abusé.

Je ne vais pas les obliger à payer un impôt pour le roi d'Angleterre

et un autre pour entretenir le Roi exilé en France.

Ni les inciter à retourner dans les marais sous le feu des canons anglais.

Assez de sang versé pour la cause des Stewart.

Ce garçon est épuisé. Catriona!

Emmène-le à la grange et prépare sa couche.

Bonne nuit, M. Stewart. - Bonne nuit, monsieur.

Et je vous remercie d'être devenu l'ami de mon cousin quand il avait besoin d'un ami.

Alan, vous aurez besoin d'argent pour vous rendre à Edimbourg.

Oui.

Et d'un couteau.

Et d'un pistolet.

Sauf si cela va à l'encontre de vos nouveaux scrupules.

Vous aurez les trois.

Il y a longtemps que vous connaissez, Alan? - Nous sommes cousins.

Bien que je ne l'ai vu que trois fois. La première fois j'avais 12 ans.

Il m'a emmenée sur son cheval gris et a galopé à travers les prairies,

comme si tous les démons étaient après nous.

Et il riait.

On n'a pas peur avec Alan Breck.

C'étaient les bons jours.

Il y avait assez de nourriture et les enfants ne pleuraient pas comme maintenant.

Et nous avions nos hommes.

Et notre fierté.

Mais Alan Breck ramènera ces jours.

Peut-être. Bien que votre père ... - Mon père a connu la famine

et a vu trop de tueries.

Mais ne pensez pas que ce ne soit pas ce qu'il ferait s'il le pouvait.

C'est prêt.

Vous verrais-je demain?

Je ne crois pas.

Alan voudra partir à l'aube.

Pourquoi? Aviez-vous quelque chose à me dire?

Alors je vous souhaite une bonne nuit et un bon voyage.

Des habits rouges.

Vite! Prévenez James! Dépêchez-vous!

Des habits rouges. - Je les ai vus.

Mungo Campbell.

Au nom du roi! James Stewart!

Peut-être veut-il juste à manger. Je vais voir.

Papa! - Courez!

Lâchez-moi!

Catriona, courez!

Là, les gars.

Il y en a d'autres derrière.

Par ici.

Alan! Alan, ils ont tiré sur mon père!

James? - Il est tombé la tête en sang.

Courage!

Je ne peux pas l'abandonner, Alan. Je dois y retourner.

Tu ne peux pas y retourner. Tu te ferais tuer.

Qui a pu faire cette stupidité?

Abattre Mungo Campbell?

Ce n'est pas stupide.

Ne me regardez pas ainsi.

J'ai été tenté, je ne le nie pas.

Viens. Debout.

Les habits rouges ne sont pas loin. Viens.

Non! Non!

Cluny!

Vous dites que Campbell Mungo a été abattu, hein?

Il ne manquera à personne, sauf à la bête qui l'a enfanté.

Mais je suis navré pour votre père, Mlle Stewart.

Vous pouvez rester avec nous jusqu'à ce que la voie soit libre.

Vous êtes bien installé ici. - Oui.

Je crois que mon séjour ici sera long.

Pourquoi vous installer dans une grotte quand vous pourriez venir avec moi en France?

Vous êtes un combattant né, Alan, vous ne connaissez pas d'autre vie.

Voulez-vous jouer aux cartes, M. Balfour?

Est-ce tout ce que vous faites? Jouer aux cartes? Vous devriez travailler pour la restauration.

Vous oubliez que j'ai été en France après le soulèvement il y a 30 ans

C'était différent. - Bien sûr.

C'est toujours différent.

Mais je me souviens de mes années d'exil.

Vous n'étiez qu'un gamin, écoutant les récits du grand soulèvement

sur les genoux de votre père. - C'étaient de nobles récits.

Vous a-t-il parlé de nos chefs paradant comme des paons dans les rues de Paris

buvant et se querellant sur le jour du retour? Vous en a-t-il parlé?

Vous a-t-il dit comment ils sont morts?

En vieillards solitaires dans de petites chambres, même pas respectés par les servantes.

Vous en a-t-il parlé?

Vous ne voulez pas jouer une partie M. Balfour? Pour passer le temps.

J'ai tendance à croire que les jeux de hasard sont mauvais

pour le gagnant comme pour le perdant.

Comment peut-on proférer de telles idioties dans la maison de Macpherson?

Je vous rappelle, Cluny, que tout mes amis sont de bonne compagnie.

Dans ma maison chacun peut prendre son plaisir comme il le veut.

Votre ami peut se tenir sur la tête s'il le veut.

Mais si cela vous déplait,

Nous pouvons en discuter dehors. - C'est une promesse à mon père

M. McPherson et je suis fatigué.

N'en dites pas plus.

Si c'est un lit que vous voulez vous le trouverez dans le fond.

Alice, trouve quelque chose pour Mlle Stewart.

Elle ne peut pas rester dans une telle tenue.

Voulez-vous battre les cartes Cluny?

Du calme, David. Je me débrouille aux cartes.

M. Balfour, vos scrupules vous honorent.

Mais il n'est pas indispensable que les autres les adoptent.

J'espère que vous êtes meilleur joueur que votre père, Alan Breck.

Cartez Cluny et vous verrez.

Vous avez perdu la foi, voilà votre problème. - Peut-être.

En tout cas, ce n'est pas à Culloden que je l'ai retrouvée.

Nous aurions pu gagner là-bas.

Vous le savez. - J'en doute.

J'en doutais quand j'ai vu l'artillerie anglaise.

et j'en doutais quand j'ai vu nos dispositions.

Vous êtes plein de doutes.

A moi.

Un Highlander qui doute est à plaindre, Cluny.

Que serez-vous à Paris?

Un gentilhomme étranger parlant d'intrigues politiques bizarres,

à des gens qui ne les comprennent pas ou s'en moquent.

Vous verrez par vous même.

Ne vous attendez pas voir fleurir notre belle nature dans les rues de Paris.

Nous reviendrons avec ou sans vous. - Je serai des vôtres.

Jusque-là, je resterai ici à respirer

le doux air de mon pays.

Et je jouerai aux cartes.

Adieu, Catriona.

Sois prudente.

Je voudrais tant pouvoir revenir avec toi.

Rendez-les à Alan.

Prenez! Vous en aurez besoin pour aller à Edimbourg.

Pensiez-vous que je prendrais l'argent de gentilshommes dans votre situation?

Nous sommes entre amis.

Oui. S'ils perdent, ils reprennent leur argent.

S'ils gagnent ils partent avec le vôtre. Je ne comprends pas les cartes

tout comme mon père.

Au revoir, M. McPherson et merci.

J'aime jouer aux cartes!

Au revoir, mademoiselle Stewart.

Au revoir, David.

Peut-être nous reverrons-nous.

Oui. Peut-être.

Qu'est-ce que c'est? - L'argent que vous avez perdu.

- Vous l'avez regagné? - Non, il me l'a rendu.

Gardez-le. Je n'en toucherai pas un centime.

Il fallait commencer par ne pas les perdre.

Vous n'aviez pas le droit de le reprendre. Cet argent est à lui. Il l'a gagné honnêtement.

Je ne vois pas de raison de mourir de faim jusque Edimbourg.

Au diable votre estomac! Vous m'avez fait honte devant Cluny McPherson.

Voilà ce que vous avez fait.

Je n'avais jamais vu cela.

Reprendre le gain d'un homme.

Je constate que ce sont les Campbell qui vous ont élevé.

C'est le problème avec vous autres des basses terres. Vous n'avez aucune fierté.

Et vous vous vendez les uns les autres pour quelques malheureux pences.

J'ai fait ce que vous auriez dû faire, si vous n'étiez pas si orgueilleux.

Oui, je le suis.

Je suis un Stewart. - Oui, vous portez le nom du roi.

Comme bien d'autres qui feraient mieux de prendre un bain.

Le nom du Roi.

Non, je ne peux pas.

Je ne peux pas.

Désolé.

J'ai dit que je suis désolé.

Allez-vous m'en vouloir jusqu'à la fin de mes jours?

Qu'est-ce qui vous fait rire?

"Qui feraient mieux de prendre un bain." Oh, David, quelles paroles imprudentes.

Vous savez, vous n'êtes pas très frais non plus.

Alan!

Papa est vivant mais ils l'ont emmené à Edimbourg.

Pourquoi? - Pour l'assassinat de Mungo Campbell.

Mais ce n'est pas lui qui l'a commis. - Je sais.

Je dois vous accompagner. Je dois le voir.

Oh, Alan, ils ne lui feront pas de mal?

Ne pleure pas.

Tout ira bien.

Viens. Venez, David.

Légumes frais.

Fruits et légumes frais.

Vous êtes fou de venir ici! Il y a 200 livres sur votre tête.

Pensez à ma sécurité si vous n'êtes pas capable de penser à la vôtre!

Votre tête est affichée dans toute ville. - Charlie, Charlie.

Cela fait des années que l'Écosse est couverte de portraits de moi.

Avec l'assassinat de Mungo Campbell tout le pays est en émoi.

Mais James Stewart a été arrêté pour cela?

Ils le pendront quand même avec James s'ils le découvrent.

James Stewart est innocent.

Votre opinion fait bien sûr autorité. - Oui, j'étais à côté de lui,

quand le coup de feu a été tiré. Je viens le dire au Lord Avocat.

Vous moqueriez-vous de moi ? - Non, monsieur, pas du tout.

Et vous songez à témoigner devant le Lord Avocat? - Oui.

Il ne vous laissera jamais faire, jeune naïf.

J'ai une meilleure opinion de lui. - Bon sang! C'est l'homme des Campbell!

Ils vous jettera dans la même cellule que James.

Prenez un rhum. - Mesurez vos paroles, Charlie.

M. Balfour est un loyal sujet du roi George.

Et il a des amis Campbell.

Et vous, vous êtes la duchesse de Cumberland, Je suppose ?

Je suis la fille de James Stewart. - Encore un parent!

J'aurais dû m'en douter. Dites, je suis avocat.

J'aime les livres et le vin et jouer au golf le samedi après-midi.

Et pas les boucliers et les épées!

Charlie, abandonneriez-vous votre famille? - Pardon?

Savez-vous combien de parents sont passés dans ce bureau avant vous? Plus de 30!

Et 30 fois de suite j'ai senti la corde de la potence autour de mon cou.

Vous voulez mon avis? N'approchez pas le Lord Avocat.

Mais il est témoin. - Là n'est pas la question, Mlle Stewart.

Ils tiennent votre père et ils le pendront. Et vous aussi, si vous témoignez.

Je ne nie pas qu'il y a un risque. - Un risque!

Être jugé par un juge Campbell devant un jury de Campbell!?

Ce n'est pas un risque, c'est une certitude.

Y'a quelqu'un? - C'est mon secrétaire Andrew.

Eloignez-le. - Il a vu plus de rebelles

ces deux dernières semaines que vous n'avez de cheveux sur la tête.

Entrez, Andy. vite.

Ce sont des parents, il leur faut un bateau pour la France.

Il y en a un demain après-midi.

C'est Alan Breck! - Oui. Pouvez-vous lui trouver une cachette?

Je ne peux pas rester ici? - Non, vous ne pouvez pas.

Il y a déjà 30 clous à mon cercueil. J'en ai assez de les entendre s'enfoncer.

Alors? - Il peut rester dans la cabane en pierre

de l'autre côté de Queensferry. - Et mes amis?

Il y a des chambres chez mes voisins.

A-t-il de l'argent pour le bateau? Il ne reste que 20 livres en caisse.

Damnation! Combien ça coûte?

Pour lui? 50. - 50 livres?

Votre tête en vaut 200. C'est un prix de faveur.

Je ne pourrai pas en rassembler plus de 30 en si peu de temps.

Je crois savoir où les trouver.

Ouvrez!

Ouvrez, je ne vais pas cogner toute la nuit!

Ouvrez!

Qui êtes-vous? Que voulez-vous! - M. Balfour?

Oui, oui. Dites ce que avez à dire et filez.

Je ne dirai qu'un mot.

David.

David? Qu'est-ce que vous voulez?

Mes amis l'ont trouvé à moitié noyé sur la côte

et ils ont fait beaucoup de dépenses pour son hébergement.

Donc si vous voulez le revoir, vous devrez payer.

Je m'en moque et je ne paierai pas pour le récupérer.

Je m'en doutais. Donc, vous voulez qu'il soit tué?

Mes amis peuvent le faire aussi à condition que le prix soit bon.

Qui dit que je veux le tuer?

Hoseason a dit que c'est ce que vous vouliez

et qu'il n'avait pas pu remplir sa part du marché et le noyer en mer.

Plus bas, jeune homme! Plus bas! Hoseason a dit cela?

Il a menti. Je l'ai payé 20 guinées,

pour qu'il vende le garçon en Caroline, rien de plus.

Pourquoi voudrais-je sa mort? C'est mon neveu.

J'ai payé son enlèvement. C'est tout.

Merci, mon oncle. Mes amis témoigneront

devant un tribunal de vos propos.

26, 27 ...

28 guinées et quelques shillings. Cela fera l'affaire.

Est-ce tout ce que vous avez? - Oui. Oui.

Vous avez tout retourné chez moi. - Chez vous?

Espèce de filou, vieux coquin, chez vous c'est en prison, où vous irez.

David

J'espérais mourir avant que vous ne repreniez votre héritage.

Oui, votre héritage.

Je ne peux plus le garder, maintenant que votre père est mort.

Il était l'ainé. Cela lui appartenait.

Alors pourquoi vous l'a-t-il donné? - Il m'avait trahi.

Il m'a volé ma fiancée.

Il me l'a prise dans mon dos.

Ils m'ont brisé le coeur.

Je n'avais plus envie de vivre.

Je ne voulais pas être jeté à la rue, David.

Restez jusqu'à votre mort si vous voulez.

Mais demain matin vous irez voir Charles Stewart, l'avocat,

et vous mettrez tout cela sur papier.

Très bien.

Votre père est mort pauvre, en pensant que j'étais riche,

mais il était riche. Bien plus riche que moi.

Il est temps d'y aller, Alan.

Vous êtes l'hériter de Shaw maintenant.

Une propriété et un titre.

Adieu, n'oublie pas la juste cause pour laquelle je reviendrai.

Fais attention, Alan. Fais bien attention à toi.

Mon cousin a raison.

N'approchez pas du Lord Avocat.

James est bon pour la corde et je ne supporterai pas de vous voir vous balancer à son côté.

Vous êtes trop bon pour être un rebelle.

Je vous attendrai demain.

Je verrai M. Balfour maintenant.

Oui, monseigneur.

M. Balfour, je ne vous ai pas fait attendre trop longtemps?

A peine quatre heures, Votre Honneur.

Nous sommes très occupés, M. Balfour, comme vous l'aurez noté.

Je n'ai pas voulu critiquer monseigneur, mais vous l'avez demandé.

Eh bien, ne perdons pas plus de temps.

Vous voulez me voir pour une question importante?

Oui monseigneur. Je suis venu pour empêcher une erreur judiciaire.

C'est en effet important

et je peux dire que vous frappez à la bonne porte.

L'erreur judicaire dont je parle concerne James Stewart.

Je ne pense pas qu'il y ait erreur judiciaire, M. Balfour.

Mais il n'y a pas encore eu procés. Auriez-vous déja rendu un jugement?

Je pense que c'est vous qui avez le premier employé l'expression «erreur judiciaire."

Non, monseigneur. J'ai seulement dit que je venais en empêcher une.

Vous devriez être avocat, M. Balfour.

J'en ai l'intention, quand cette affaire sera réglée.

Je viens d'hériter de biens.

Espérons que cette petite affaire n'entravera pas vos projets.

Eh bien, vous êtes venu pour témoigner. Faites-le.

Mais avant de commencer, je vous prierai de vous limiter à répondre

aux questions que je poserai. - Je comprends.

Mais je ne tairai pas des informations si les bonnes questions ne sont pas posées.

Étiez-vous à la maison de James Stewart, quand le meurtre à eu lieu ?

Oui. - Est-ce par hasard que vous y étiez?

En un sens. J'étais en route pour Edimbourg et j'avais besoin d'aide.

Vous n'écrivez rien, monseigneur? - Je n'ai pas encore reconnu

la matérialité des faits.

Je pensais que les faits étaient toujours matériels.

Vous oubliez que nous jugeons James Stewart. Si nous vous jugions ce serait différent.

Vous disiez que vous vous rendiez à Edimbourg.

Etiez-vous seul?

Non J'étais accompagné d'Alan Breck.

Vous êtes soit très stupide, soit très intelligent.

J'espère seulement être très honnête, monseigneur.

Vous noterez que je n'écris toujours pas. - Oui.

Vous persistez à affirmer vous être rendu chez James Stewart

en compagnie d'un rebelle notoire?

Voudriez-vous que je revienne sur mon témoignage et le nie?

M. Balfour, je dois vous avertir que vous agissez contre vos intérêts.

Monseigneur, nous sommes tous deux ici pour que justice soit rendue.

Lorsque retentit le coup de feu qui a tué Mungo Campbell

James Stewart était à côté de moi dans la cuisine.

Sans arme.

Et c'est votre témoignage?

Oui, monseigneur.

M. Balfour, l'enjeu de ce procès est important. - La vie d'un homme innocent.

Des milliers d'innocents vivent sous ma protection.

Je comprends cela. - Mais vous ne comprenez pas la situation.

Les Highlands ne peuvent être tenus que par les Campbell

et l'un d'eux a été lâchement assassiné sur les terres de Stewart.

N'a-t-il pas droit à la justice? - Si monseigneur, mais pas à la vengeance.

Dans les Highlands la différence est mince.

Oui, mais vous ne le pensez pas, ni moi. - Jeune homme, essayez de comprendre

que c'est un procès politique. C'est de la politique.

Si je laisse impuni ce crime

Les Campbell vont se venger et que ferai-je? - Eh bien, vous les arrêterez.

Je ne peux pas. Je ne peux gouverner l'Ecosse que par leur seul intermédiaire.

James Stewart est un homme bon et il est innocent.

Et je suis prêt à le proclamer au procès.

Alors je ne ferai pas appel à votre témoignage.

Si vous n'en voulez pas, la défense se fera un plaisir de l'accepter.

Je vous demande de vous en abstenir.

C'est vous qui me demandez de ne pas m'opposer à un crime?

M. Balfour, je gère de ces mains les intérêts de ce pays.

Mettrez-vous en péril votre pays pour la vie d'un seul homme?

Cet homme est innocent.

Et si pour le prouver, le pays doit s'écrouler alors qu'il s'écroule.

Je ne sais rien de plus.

Savez-vous que...

si tel est mon désir, vous passerez la nuit en prison.

Monseigneur, j'ai dormi dans des endroits bien pires.

des gens m'attendent encore.

Revenez demain

et donnez-moi votre parole que vous ne parlerez de ceci à personne.

Jusque demain, j'accepte.

Ainsi vous avez hérité d'une propriété?

Ne pensez-vous pas que vous pourriez porter une tenue plus appropriée?

Entrez.

Oh, ma chère, vous arrivez à point.

M. Balfour, ma fille Barbara. - Enchantée, M. Balfour.

Je sors, papa. - Alors vous allez l'emmener avec vous

et l'aider à choisir un costume et une épée digne d'un gentilhomme.

Je n'ai pas d'argent. - Laissez-moi régler cela.

Considérez cela comme un simple prêt.

Et rappelez-vous ce que j'ai dit M. Balfour.

Vous avez entendu? - Oui.

Pourquoi le laisser partir?

Si j'avais insisté il n'aurait fait que s'obstiner.

D'autres aussi étaient obstinés, au début.

Un zèle excessif peut être aussi nuisible que la négligence.

Il n'est pas encore temps pour la modération.

Et James Stewart doit être pendu.

Nous ne pouvons pas nous permettre de lâcher la bride.

Le garçon dit qu'il n'a pas tiré.

Cela confirme ce que J'ai toujours pensé.

C'était Breck. - Nous n'avons pas Breck.

Pas encore, mais cela pourrait venir.

Si seulement nous les tenions tous les deux. - Nous n'avons pas besoin des deux, Simon.

Désolé, mais parfois je pense que Votre seigneurie est un peu ...

Molle? - Généreuse.

Vous m'avez chargé d'instruire le procès.

Laissez-moi m'occuper du garçon. - Non il sera raisonnable.

J'en suis sûr.

Bon garçon. - Voici le reste de l'argent.

Charles Stewart vous souhaite un bon voyage. - Dites plutôt bon débarras!

David. Pour moi, la France Pour vous, une vie tranquille.

A cheval, David! Là!

Vous avez été suivi. Vous avez vu Grant malgré mes recommandations.

Je ne pense pas ... - Qu'est-ce que vous pensez? Il n'est pas idiot.

Ne l'approchez plus et oubliez James. - Je ne peux pas, Alan.

Je l'aime autant que vous.

Mais il va mourir et vous n'y changerez rien.

Retournez chez Charles Stewart et trouvez-moi un autre bateau.

Je vous revois ici? - Non

C'est moi qui vous contacterai. C'est plus sûr. Maintenant, allez.

Allez!

Catriona?

Il est parti? - Non

On m'a suivi. Nous nous sommes échappés de justesse.

Bon sang! Encore des ennuis.

Encore des arrangements. Encore des clous à mon cercueil.

Il y aura plus de fer que de bois quand on vous enterra.

J'ai accepté de défendre James Stewart.

Vous avez dit que tout est joué d'avance. - C'est vrai, mais je ne pouvais pas refuser.

Lorsque la cornemuse joue, l'assistance doit danser.

Et le Lord Avocat? A-t-il accepté votre témoignage?

Je vois que non.

Comme je m'y attendais.

Témoignerez-vous pour la défense?

C'est risqué, je ne le nie pas mais je dois vous le demander.

Je dois déposer la liste de mes témoins demain matin à 9 heures

D'accord. Citez-moi.

Voici un permis de visite pour que Mlle Stewart voie son père.

Vous pourrez l'accompagner demain après-midi.

Et Alan? - Je trouverai un autre bateau.

Et je vous donnerai les détails.

Pour un des basses terres avec des amis Campbell, vous faites un sacré bon rebelle.

Juste quelques minutes.

Papa! Oh, papa!

Catriona!

Mon enfant ...

Laisse-moi te regarder.

Dire que tu es venue jusqu'ici.

Charles Stewart était ici ce matin, il m'a dit quel bon ami vous êtes.

Je ne sais ni comment ni pourquoi vous l'êtes devenu.

mais je vous remercie.

Que t'ont-ils fait? - N'y pense pas.

Écoutez.

Nous n'avons pas beaucoup de temps.

Je vais mourir. - Non!

Si. Je le sais et je veux que tu t'y prépares.

Mais tu n'as pas tué Campbell! - Cela ne fait aucune différence. Ils me veulent.

J'ai soutenu le prince Bonnie.

Mais tu as fait la paix avec le roi d'Angleterre! - Oui, mais pas avec les Campbell.

Il n'y aura pas de paix pour nous tant que les clans ne se soulèveront pas de nouveau.

Ce temps est révolu, ma fille. Nous devons déposer nos épées.

Le sol est bien assez gorgé de sang ainsi.

Ne pleure pas.

Je sais.

Ce sont des temps difficiles, mais ils finiront un jour.

David va témoigner pour toi au procès.

Vous ne devriez pas le faire.

Je suis sur la liste des témoins. - Alors n'allez pas au procès.

vous ne pourrez rien faire pour moi et vous vous mettrez en danger.

Promettez le moi!

Voulez-vous me le promettre?

Je suis confus, M. Stewart.

Je ne sais que penser.

Je suis venu à Edimbourg pour témoigner

et on me menace de tous côtés pour m'en empêcher.

Je ne dirai pas que je n'ai pas peur, parce que ce n'est pas le cas.

Mais je veux croire que la loi est est la loi

et non ce que certains veulent qu'elle soit.

... Je ne sais pas.

Je ne vous promets rien excepté d'y réfléchir.

Je vous respecte beaucoup, David Balfour.

Longtemps après votre départ, je me souviendrai de vous et de ce que vous avez fait.

C'est terminé.

Oh, papa!

Papa!

Crétin! Vous êtes aveugle? - Non, mais peut-être l'êtes-vous.

C'est vous qui ne regardiez pas. - Je parle au maître.

Pas à sa putain.

Bien ...

Nous allons régler cela entre gentilhommes.

Vous ne me semblez pas un gentilhomme, mais c'est quand vous voulez.

David, non! - Hector Duncansby, à votre service.

Si vous voulez bien me suivre.

Oh, David, ne faites pas cela!

Ramassez!

Je ne peux pas me battre avec vous. Vous ne distinguez la pointe de la poignée.

Désolé, de ne pouvoir vous donner plus de satisfaction.

Ce n'est pas de vous que je cherche satisfaction Balfour, mais de quelqu'un d'autre.

Je suis un officier et un gentilhomme.

Je n'assassine pas, même pour le Lord Avocat.

Vous assassiner! David, il devait vous tuer!

Il nous fera tous tuer si nécessaire.

Eh bien, vous êtes à l'aise ici.

C'est mieux que dans ma hutte en pierre. Des nouvelles du navire?

Il y en aura un après-demain. Ils peuvent vous prendre sur le banc de Gillan. Vous connaissez?

Oui, je connais. Quand? - Au crépuscule.

Bien.

Alan! - Catriona!

Mon cœur battait quand Je t'ai vue entrer dans ce magasin.

Je savais que tu allais chercher mon déjeuner. - Tu vas avoir à manger.

Oh, quelle merveille! un lit!

Alan.

Bonjour, David, je vois que je ne suis pas le bienvenu.

J'ai donc pris la précaution de me faire accompagner de ma fille.

Bonjour, M. Balfour.

J'aimerais que vous le laissiez entrer. Il est venu pour s'excuser.

Je suis certaine que se sera la première et la dernière fois

de votre vie que vous recevrez les excuses d'un Lord Avocat.

Je vous présente Catriona Stewart, fille de James Stewart.

Lord Grant et mademoiselle Grant.

David, votre nom sur la liste des témoins

a poussé Simon Campbell à faire du zèle.

C'est lui qui a manigancé cette tentative idiote contre vous. Je n'y suis pour rien.

Peut-être était-ce une chance pour moi. Votre Grâce est connue pour ne jamais faire d'erreur.

Jeune homme, je suis venu ici vous donner une explication.

Je ne m'attendais à être bafoué pour mes efforts.

Vous semblez très chatouilleux. Simon Campbell a tenté de me tuer

mais vous n'abandonnez pas l'idée de tuer James Stewart.

De toute évidence, vous avez déja décidé de son sort.

Vous ne voyez pas où est votre intérêt.

Vous vivez selon des règles simples, David parce que votre monde est simple.

Mais qui protège votre monde? Moi.

Qui vous permet de confesser la religion de votre choix? Moi.

Si votre roi est soumis aux lois et non au-dessus d'elles

C'est aussi à moi que vous le devez et non à des montagnards sauvages comme Stewart

qui veulent mettre sur le trône un roi de droit divin. - La sauvagerie des Campbell vaut bien celle des Stewart.

Oui, mais il y a de bons et de mauvais sauvages.

Je suis moi aussi un highlander M. Balfour.

Je ne connais pas de gens plus valeureux au monde, mais ils ont de 500 ans de retard sur l'Angleterre.

Ce sont des peuples tribaux qui doivent être intégrés dans un état nation.

Depuis des siècle se poursuit sur ces îles une lutte

dont vous n'avez qu'une faible idée.

Une lutte pour limiter le pouvoir absolu des rois et je crois en elle.

Si un moineau doit mourir pour empêcher qu’un aigle prenne son envol

alors qu'il meure.

Je ne peux pas discuter avec vous.

Vous répondez à des questions auxquelles je n'ai même pas pensé.

Mais si elles conduisent toutes à la conclusion que James Stewart

doit être pendu, alors je dis que c'est faux.

Et je pense que vous le pensez aussi. Pour la première fois.

Je tiens à vous protéger.

Je ne sais pas pourquoi. Mais vous n'êtes pas raisonnable.

Je ne souhaite pas plus que vous la mort de James Stewart.

Vous pouvez l'empêcher. - Non, je ne peux pas.

Mais il y a quelqu'un qui le pourrait.

Si nous le tenions ...

Alan n'est pas plus coupable que James.

Je ferais mieux de partir.

Je suis navré pour Alan Breck.

Le futur de l'Ecosse appartient d'avantage

à James Stewart mort qu'à lui.

Il rêve d'un nouveau Culloden.

Il aurait mieux valu pour lui mourir sur le champs de bataille

que finir ses jours dans une petite chambre en France.

Désolé, Mlle Stewart.

Au revoir, Mlle Stewart.

Au revoir, monsieur Balfour.

Je lui ai dit qu'il vous devait des excuses.

Cet faux écossais, ce traître.

Il se repentira pour chaque mot.

Avez-vous tué Mungo, Alan?

Pensez-vous vraiment que j'aurais pu faire une telle chose?

Maudit soit le Lord Avocat!

Tout le gruau est brûlé.

Je crois qu'il veut vous dire quelque chose.

Eloignez ...

le docteur.

Cela ne vous ennuie pas, docteur? - Oh, bien sûr.

Qu'y a-t-il, mon oncle? - Je veux juste vous dire ...

Ne le laissez pas faire une ordonnance trop chère.

Maintenant tout cela est à vous, David.

La maison et toutes les terres.

Je ne veux pas que vous témoigniez au procès.

Je ne supporterai pas de vous perdre tous les deux.

Et mon père dit que vous ne pouvez pas l'aider.

Je ne te laisserai pas y aller.

Jamais.

S'il te plaît David.

Qu'allons nous faire?

Nous allons rester ici. Ils nous laisseront en paix.

Ils nous laisseront si nous les laissons faire.

Si nous restons ici sans bouger. Sourds, muets et aveugles.

Je suis en désaccord avec Alan.

Mais il est prêt à mourir pour ses convictions.

Je ne peux faire moins.

Il m'a appris cela.

Alan! Alan?

Alan!

Alan!

Qu'est-ce que tu fais ici? Un problème avec le navire?

Non, tout va bien de ce côté. Alan, tu dois l'arrêter.

David ira témoigner demain au procès.

Je croyais que c'était ce que tu voulais. - Non! Je vais les perdre tous les deux!

Je ne pourrai pas le supporter! Tu dois sortir mon père de prison.

Ne sois pas bête. L'évader du château d'Edinbourg?

Tu es le seul qui peut le faire. Ecoute, j'ai un plan.

Je n'écouterai rien!

Tu deviens folle! Tu perds la tête! - Mais il ne l'a pas fait, Alan.

Non! Je ne vais pas risquer ma vie dans une telle folie.

Pour quoi? Pour James? Qu'a-t-il fait pour l'Ecosse?

Que ferait-il pour l'Ecosse s'il était libre

a part enterrer les épées et les laisser rouiller dans la terre?

Non!

Ce n'est plus à ton père que tu dois penser maintenant

mais à l'Ecosse.

L'Ecosse, Catriona.

Sais-tu ce que cela signifie?

Mais il ne l'a pas fait, Alan! Il n'a pas tué le Campbell!

Tu n'as jamais dû t'exiler.

Tu ne sais pas ce que c'est de se languir du bon air des Highlands

où l'homme peut être libre.

Ou du son des cornemuses porté par le vent.

Oh, Alan!

Tu veux livrer tout ça sur un plateau aux Anglais?

Parce que c'est ce que James allait faire.

Mais pas moi. Je vais en France

où il y a d'autres qui attendent le jour où les clans se soulèveront de nouveau.

Oui. Stewart et Cameron,

Apin, Clanchagan, Fraser et Atol, Le clan Mackintosh et Lochhill,

Des hommes biens qui sauront attendre le jour de notre retour.

Je leur ai promis que nous reviendrons.

Tu veux que je les abandonne?

Je ne le ferai pas, pas pour James. Je mourrai pour l'Ecosse mais pas pour lui.

Bien, tu mourras pour l'Ecosse mais qui te le demande?

Qui te le demande?

C'est fini, Alan, tu ne le vois pas? C'est fini. Terminé.

Il n'y aura plus de batailles pour nous.

Ce n'est pas fini.

Pas encore.

Nous reviendrons.

On attend notre retour.

On attend juste notre retour.

Je suis navré pour Alan Breck. Mieux aurait valu pour lui mourir sur le champs de bataille.

Ne comprenez-vous pas? Il n'y aura pas de "prochaine fois". Ce n'était pas non plus «cette fois».

Mais il ne l'a pas fait, Alan. Il ne l'a pas fait.

Vous a-t-il dit comment ils sont morts, en vieillards solitaires dans de petites chambres?

Assez de sang a été versé pour la cause des Stewart.

Mais il ne l'a pas fait, Alan. Il n'a pas tué le Campbell.

Je ne comprends pas. Il devrait déjà être ici.

Il n'est pas encore là. - Nous ne pouvons plus attendre.

Vous devez attendre. Je sais qu'il va venir.

Halte! Qui êtes-vous? - Alan Breck Stewart.

Je veux voir le commandant de la forteresse.

C'est Alan Breck. Alan Breck.

Appelez la garde!

Traduction : Michel Meurice

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