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Original subtitles

Comment ça passer à côté ? Je vous avais demandé de laisser tous les noms qui

sortaient dans les dossiers carlosiers guerrieris.

Et la photo et le nom vous ont échappé, on dirait.

Tu vas faire tomber Carlotti, papa, alors que tu fous le jeu.

Sinon, on va se planter tous les deux.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? À partir de ce soir, c 'est plus Thierry qui va s

'occuper de récupérer le pognon.

Il y a eu un contrôle de condé bizarre.

On va passer à un autre système.

Tu vas voir Marteau, celui qui s 'occupe de ça maintenant.

Comment ça, un contrôle de condé un peu bizarre ? Tu veux qu 'on t 'explique en

plus ? C 'est toi qui as secoué Disco.

Il y a des amis à moi qui t 'ont vu à la boîte l 'autre soir.

Ah, ok.

Carlos, c 'est toi.

Ouais. Carlos, c 'est moi, ouais.

Si tu veux prendre le bis, tu le prends.

Mais c 'est 50 -50.

Qu 'est -ce qui me garantit qu 'il va pas revenir ? Il reviendra pas.

Il est rentré chez lui. Tu veux le prendre, le bis ou pas ? Bien sûr que je

prends.

Je le prends, mais je garde tout.

Y a rien qui remonte.

Y a tout qui remonte, c 'est dans.

C 'est comme ça que ça se passe.

Moi, je te connais trop.

Carlos.

C 'est parce que le vieux touche à rien, c 'est ça ?

Il est au courant de rien, du coup, il touche à rien.

Parle.

T 'es mort.

T 'as compris ? T 'es mort.

Ouais.

Mais après, t 'irais expliquer à ton beau -père comment tu l 'as fait perdre

affaire à 20 millions.

Si je meurs, les poubelles, vous les perdez direct.

À partir d 'aujourd 'hui, le piste de disco, il est à moi.

100%. Comme ça, on rééquilibrera un peu les parts.

On a ton business.

Ferme ta gueule.

Ça, tu sais que je sais faire.

Au revoir, marteau.

Ok.

Jeandot, faut pas le laisser faire.

Si on le laisse faire, c 'est la fin. Non, c 'est bon, il a pris son bis, il

fermer sa gueule.

Oh !

20 minutes, c 'est bon pour toi ? Ok, super.

Allô ? Non, c 'est pas disco, c 'est disquette.

C 'est pareil, il te fallait quoi ? Ok, 2 fois 66 et 50 balles de weed, c 'est

ça ? Ça marche.

Je peux te rappeler sur le numéro qui s 'affiche ? Ok.

C 'est un truc de fou, ça s 'arrête pas.

Je suis rentrée dans son compte et j 'ai récupéré son snap. T 'inquiète pas, j

'ai tout changé.

Téléphone, code, identifiant, il a plus du tout accès à rien.

Regarde.

Tu as des commandes.

C 'est ouf.

Il nous faut de la paix. Avec ce qu 'on a là, on tiendra pas le week -end.

Allô ? T 'as un plan pour la suite ? Ouais, bien sûr, ouais. Ouais, non, c

pas lui, mais t 'inquiète, c 'est pareil. Il te fallait quoi ? Ouais.

Ok.

Ça sera tout ? Ok, connecté.

Ok, reste connecté, on t 'envoie quelqu 'un dans 30 minutes.

A bien bosser.

Au revoir.

On a notre business à nous, c 'est un peu trop bizarre.

Ça y est, là, c 'est nous les boss.

Je ne veux pas casser l 'ambiance, mais dans deux heures, on redevient les

chaouches.

Sauf si on décide d 'arrêter.

Comment ça ? D 'où on déciderait d 'arrêter ? Tu enfermes nos piles, il n

plus de chaouche.

Dis -moi, mais à moins de raser la cité, j 'ai jamais vu un charbon qui ferme.

Moi, je sais comment fermer sans raser la cité.

Si on ferme, tôt ou tard, les clients d 'en haut arriveront ici.

Arrête, tu sais très bien, les mecs de la plaine, ils vont nous découper.

un peu avec les mecs de la plaine.

On va les pousser encore et encore, et un jour, ils tomberont.

Toutes les équipes finissent par tomber, Nass.

Même les plus grosses.

Je propose quoi ? Vous êtes OK pour le fermer ? Du temps de charbon, oui ou

non ?

Je suis OK.

Alors, c 'est bon, on ferme.

Ah, la tapuche arrive.

C 'est quoi ? Je vais descendre acheter une barrette, comme ça je verrai sa

gueule.

Si ça se trouve, je pourrais même le prendre en photo.

Ouais, peut -être même te faire détrancher.

Mertens va adorer.

Ouais, c 'est ça, prends -moi, prends le courant.

Oui, allô ? Comment ça se passe chez vous ? Le bar est fermé, il n 'y a

personne. Et vous ? Rien non plus.

On vous dit quand ça bouge.

Ok.

C 'est bizarre.

Qu 'est -ce qui est bizarre ? Qu 'il n 'y ait personne.

Ils ont peut -être capté.

Capté quoi ? Le complot sur eux, qu 'on a sur les remises.

Et comment ils auraient capté ?

Tu surveilles, je descends un peu dans le bas, ça capte mal.

Ouais, ouais, je surveille, t 'inquiète.

Surveille comment tu nous embrouilles tous bien profond.

Ils ont changé de système.

Ils vous ont détranchés.

Les livraisons 1, 2, 3, 4, 5, c 'est fini.

D 'où ils nous ont détranchés ? Ça fait 15 ans que les flics, c 'est les

baisers, tu crois quoi ? C 'est des abrutis.

Ils vous ont grillés, c 'est tout.

Mais on a une remise.

Tu veux qu 'on foute avec une remise ? C 'est quoi le nouveau système ? Je

peux rien dire.

Si je le donne et qu 'ils vous voient, ils sauront direct que c 'est moi.

Vous aviez tout, putain. Le TOC, l 'adresse de la remise, tout !

Elle vous a tout fait foirer.

Reda, maintenant, qui est -ce qui livre ? C 'est le costaud qui est toujours

avec toi ? C 'est la fille ? C 'est qui ? C 'est plus personne.

Ça va ? Quoi ? Ta mère.

Ah, ouais, ça va.

T 'as vu un truc ? Non, rien.

Et toi, tu as vu ton pote ? Quel pote ?

Campana. Reda Campana.

C 'est quand t 'as dit à Mertens que t 'avais zappé sa photo que j 'ai tilté.

J 'ai vu que tu le regardais bizarrement ce matin, mais quand t 'as dit que t

'avais zappé la photo, je me suis dit, putain, la meuf, elle est hyper machin,

elle se souvient de tout, elle scanne tout, elle oublie rien.

Et le seul type qu 'elle oublie, c 'est celui qui est intéressant.

Et non.

Qu 'est -ce que tu racontes là ? T 'as craqué ou quoi ? Qu 'est -ce que je

raconte ? Je raconte ça, tiens, regarde.

C 'est là où est la photo.

Il y a celle -là aussi, qui est bien, dans la voiture.

Tu connais la capuche, en fait ?

C 'est mon frère.

Enfin, mon frère.

Mon demi -frère.

On a la même mère, mais pas le même père.

C 'est à cause de lui que je suis là.

À cause.

C 'est par rapport à lui que j 'ai choisi le pôle.

Sinon, je serais allée ailleurs.

C 'est un frère royaume, quoi.

Ouais.

De rien.

En fait, on ne le connaît pas.

On s 'est vus deux, trois fois quand on était petits. C 'est tout.

Lui, il a grandi ici, et moi au banlieue.

Attends, mais son père, le natio qui t 'a convoqué, celui des poubelles, tu le

connais aussi, alors ? Non, mais je ne le connais pas.

Ouais, c 'est vrai, ça, ou... Je ne le connais pas, c 'est tout.

C 'est chaud, quand même, hein ? Ouais, c 'est chaud, ouais.

Tu vas faire quoi ? Ah, je sais pas, moi.

Le toque dans le boîtier électrique, les infos sur la remise de pognon, c 'était

lui.

Eh ouais.

Bon, la PJ, le pôle, tout le monde court dans tous les sens, et toi, tranquille,

t 'as un indique dans l 'affaire, tu dis rien.

Ça veut dire que là, ce soir, on suit la capuche, tu sais déjà où il va, en

fait. Non, euh... Ce soir, on va rinsuler tout parce qu 'il y a plus de

dans les bars.

Oui, c 'était mal changé.

Et pour l 'instant, il peut rien dire du nouveau.

Ah ouais, non mais... Non mais là, c 'est une histoire de fou, vous savez.

Ouais, vas -y, laisse tomber.

C 'est pas non plus comme si t 'étais le mec le plus clean de la Terre.

Tu tapes du chic dans les scellés, t 'en fumes, tu m 'en donnes.

Ah, c 'est ça l 'histoire.

Si je raconte tout, tu me balances pour le shit.

Ouais, mais mon morceau shit, à côté de ton embrouille, c 'est rien ma cocotte.

Que dalle.

Même chose s 'il vous plaît.

Tu peux rentrer chez toi si tu veux.

Officiellement, tu fais la filature avec moi, mais comme il n 'y en aura pas, je

n 'ai pas besoin de toi.

Comme ça, tu pourras réfléchir à ce que tu vas dire.

Vous avez combien pour les deux biens ? S 'il vous plaît.

Gardez -vous.

Tant qu 'on se met l 'euro, je ferme ma gueule.

Les deals, il doit les avoir.

Et 10 000 euros tout de suite.

C 'est l 'heure qu 'on fera fait de traque.

T 'as le plan ?

Veuillez m 'y mettre pendant la semaine.

Oh, mais s 'il vous plaît, double.

Madame la juge ? Oui, Mathia.

Chez nous, toujours rien.

Chez nous non plus.

J 'ai l 'impression que je l 'ai dit, il a fermé.

Bon, on attend encore une heure et si il n 'y a rien, on verra demain soir.

Tu peux s 'y demander ? Bien sûr.

C 'est l 'atelier arctique ce soir ou quoi ? Mettez vos cartes.

Drôle de réveil ce matin pour les habitants de Loupines, où cette nuit,

jeunes casqués ont été aperçus en train de taguer les bâtiments.

Les gens du quartier ont raison, il faut que le trafic cesse aussi dès ce soir.

Et je m 'engage personnellement auprès des Bastiers.

Il y aura ici même des policiers en faction pour empêcher toute reprise du

trafic.

Ces policiers resteront le temps qu 'il faudra, mais je vous garantis qu 'il n

'y aura plus jamais ici un seul dealer.

Jamais.

Opération manifestement réussie, puisqu 'en lieu est placé 10 leurs, dans un air

si nombreux sur le parvis de la cité, le maire de la ville et plusieurs

véhicules de police avaient pris possession des lieux.

Je ne sais pas.

Je voudrais vous montrer quelque chose.

Ce sont des photos de Réla Campana.

Ça a été extrait de la vidéosurveillance du Palais après son audition de l

'autre jour.

Et si on avait bien fouillé son dossier pénal comme je l 'ai fait.

On aurait vu deux choses.

Un, à 15 ans, il a fait le chouffe à l 'Opino.

où il a été interpellé une bonne dizaine de fois.

De 21 ans, il a été condamné à 10 ans de prison pour un vol à main armée,

probablement commis avec Jean -Dominique Guerrieri.

Campana n 'ayant jamais mis en cause son ami, et l 'enquête n 'étant pas

parvenue à établir sa présence sur les lieux, Guerrieri a bénéficié d 'un non

-lieu.

Campana, fils.

Elle est là, la clé.

C 'est lui.

La capuche.

Bon.

Inès, vous venez avec moi, s 'il vous plaît.

J 'ai un marché à vous proposer.

Un marché qui vous permettra de rattraper votre erreur sur Edda Campana

-être de faire avancer l 'enquête.

Vous allez établir un contact avec lui.

Vous allez le tamponner, comme on dit à la DGSI.

Je comprends pas, ça veut dire quoi ? Vous allez aller le voir officiellement,

faire en sorte de comprendre pourquoi ce garçon travaille avec des gens qui ont

mis son père à l 'amende.

Vous allez lui dire qu 'on a des surveillances, qu 'il implique dans le

et qu 'à le retour en prison, récidiflipant, on est.

Mais on n 'a rien sur lui, on n 'a pas de preuves.

Qu 'est -ce qu 'il en sait ? Il est dans le trafic.

Donc il va croire qu 'on en a.

Et pourquoi moi ? J 'ai jamais fait ça.

Vous êtes de la même génération.

Et puis sa mère est cabine.

Et comme vous m 'avez dit que la vôtre l 'était aussi, je me dis que ça fait de

bonnes raisons de tenter le coup.

Une petite approche générationnelle et communautaire.

On va dire ça comme ça.

Et je le trouve où, moi, ce Réda Campana ? Au commissariat.

Ou il pointe pour son contrôle judiciaire, par exemple.

Arrête de me prendre pour un con, Reda.

Après tout ce qui s 'est passé, c 'est pas nous, je te dis.

Je suis pas assez con pour foutre en l 'air un business qui t 'appartient juste

le jour où tu m 'en laisses un.

Et d 'où m 'est aussi, c 'était pas vous.

Vous avez cinq jours pour trouver une autre cité.

Palade, Saint -Antoine, Aurore, on n 'a rien à foutre.

Je veux que le business y reparte, et vite.

C 'est là.

J 'avais envie de te voir.

Qu 'est -ce que... Qu 'est -ce que...

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ouais, je suis en bas de chez toi, là. Faut que je te

parle.

Descends.

Reda, descends.

Oh ! Je suis là.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Y 'a que ma boss a compris que

la capuche c 'était toi.

Comment elle a compris ça elle ? On va dire une intuition de juge.

Elle a aucune preuve mais elle y croit dur comme fer.

Ok, mais alors ? Alors elle m 'a demandé de créer un contact avec toi.

Et tu sais pourquoi ? Parce qu 'elle veut comprendre pourquoi tu travailles

des gens qui raquettent ton père.

Je t 'avoue que moi aussi j 'aimerais bien comprendre.

Y 'a rien à comprendre.

Et sur Alexandra Guerrieri, il n 'y a rien à comprendre non plus ? Tu fais

Inès ? Tu me fliques ? Non, je ne te flique pas.

J 'étais là, je l 'ai vue, là, en bas de chez toi.

Tu te rends compte de ce que tu fais ? Tu te rends compte du bordel ? Je laisse

Alexandre de ça.

Tu parles d 'elle et j 'arrête tout direct, t 'as compris ? Direct.

Tu veux que je laisse Alexandre de ça ? Ok.

Alors dis -moi ce qui se passe entre Carlotti et ton père.

Tu me le dis, je la laisse en dehors de ça.

J 'ai fait une connerie.

Car l 'autre, il en a profité pour entrer dans les affaires de mon père.

Une connerie ? Ça doit être sacrément cool, toi, ta connerie.

Ça a à voir avec Dominique Tarac, hein ?

Vous m 'avez demandé de vous faire signer ça.

Non.

Non. Je ne signe rien qui vous donne le plein pouvoir.

Cette concession est à mon nom.

C 'est moi.

Moi qui garde la main.

Je sors ce que vous voulez. Je paye.

Je suis à l 'amende. Très bien.

Mais je ne signe pas ça.

Monsieur Campagne, s 'il vous plaît.

Moi, je fais ce qu 'on me demande.

On me demande de vous faire signer ces papiers. Je vous fais signer ces

Si après vous avez des choses à dire, ce n 'est pas à moi qu 'il faut en parler.

Mais qui vous savez ?

Et Campana, là.

Oui, allô ? C 'est quoi cette histoire de délégation de pouvoir ? Le patron de

Campana, c 'est moi. C 'est moi qui signe tout. Personne ne signe à ma

Moi, je préfère que ça marche comme ça.

Tu restes le patron.

Mais au moins, s 'ils doivent signer des papiers, ils n 'ont pas besoin de toi.

Non, je ne préfère pas.

Je ne me plais pas à votre système.

Écoute -moi, top.

Tu signes et top.

Je peux vous dire quelque chose ? Quelque chose que j 'ai appris avec le

et à leur contact.

Vas -y, ne stais pas.

Ça ne sert à rien.

J 'ai pu savoir ce que tu leur disais.

Si tu dois parler à quelqu 'un, tu parles avec moi.

Va travailler, va.

Qui ? Ne me prenez pas pour un con.

Qu 'est -ce qu 'il voulait ? Oh oui, on ne va pas rester dans la société.

Pourquoi ? Parce que c 'est mieux.

Il nous demande de faire des choses et nous, on n 'a pas envie de les faire par

rapport à toi. Donc le mieux, c 'est qu 'on s 'en aille.

Il vous demande quoi ? Frère, ce n 'est même pas appelé à en parler.

Il ne demande rien, mais vous voulez partir.

Il demande quoi ? C 'est par rapport au transport de toi.

Ils vous ont parlé des signes pour Marseille ? Oh, ils vous ont parlé des

pour Marseille ? Oui, oui.

Bon, et alors ?

Oui. Les camions ne vont pas aller à Marseille.

Ils vont où ?

Allez, vas -y.

Allez.

Bravo.

Bravo.

Je vais chercher ton cadeau.

Il y a qui là -haut au camion ? Yasté, Gitan et PH.

Tiens ma fille.

Oh merci.

Tu as les anniversaires.

Merci.

Lisa Marie, tu sais que papa il a un cadeau aussi.

Ça te plaît ? C 'est la trottinette que tu voulais ? Donne -moi le papier.

Voilà le cadeau ! Merci papa ! Ça te plaît ? C

'est qui que t 'aimes le plus au monde ? Toi.

C 'est moi ? Maman va t 'aider ? Oui.

Maman, t 'aides à faire de la moto ? Allez, viens.

Pierre, prends ça.

Attention à moi.

Bon, tu t 'es fait un beau cadeau de ton père.

Oui.

C 'est la part de papy.

Pour l 'opinion, on est en train de voir la plage changer d 'endroit.

Laisse tomber tes histoires de calme, je t 'ai déjà dit.

C 'est des embrouilles à répétition.

Tu as vu ce qui s 'est passé ? On n 'a plus besoin de la calme.

C 'est des sous quand même.

C 'est des sous qui peuvent nous péter cher si les condés remontent jusqu 'à

toi.

Les poubelles, c 'est des sous.

Des très très gros sous.

Les blancs bleus, sans risque.

Sois gentil avec ta lettre.

Sois gentil.

Sois gentil, c 'est tout.

C 'est quoi ça ? Vous êtes fous ou quoi ? Arrêtez ça tout de suite ! C 'est bon,

calme -toi. C 'est pas avec moi qu 'il faut voir ça. C 'est avec César.

On va l 'appeler et tu vas parler avec lui.

Tu as arrêté ça tout de suite.

Tu m 'entends ? Tout de suite.

C 'est quoi cette merde ? Pourquoi vous faites ça ? Calme -toi, calme -toi.

Jandoué va monter et va t 'expliquer.

Expliquer quoi ? Il va venir m 'expliquer quoi ? Je vous l 'avais dit

voulais pas ça.

Je l 'ai dit.

Pas au téléphone, putain, pas au téléphone.

Tiens.

Monte au camion, il y a Campana qui fout la merde.

Calme -le.

Un jour.

C 'est quoi, là ? Il est parti où ? Il

part, il revient.

C 'est l 'anniversaire de sa fille et il part en plein milieu.

Qu 'est -ce qui se passe ? Rien.

Rien.

C 'est ça, ouais.

Vous avez au moins une chose en commun avec Jean -Do.

Vous me prenez vraiment tous les deux pour une conne.

Pourquoi tu dis ça ? Ça, ça va pas durer.

Calme -toi, je vais t 'expliquer. Tu vas m 'expliquer quoi ? Tu sais ce qu 'il y

a dans ces fûts, non ? Tu le sais ? T 'as qu 'à tout brûler, tant que tu es.

Brûle toute la Corse. C 'est bon, je peux parler ou pas ? Et où as -tu ouvert

tes 14 journées tous les jours ? Qu 'est -ce que t 'as à dire ? 14 journées ? Et

la tête, t 'as dû la lâcher.

C 'est 180 000 euros pour traiter ces déchets.

Ils sont pas mis dans notre poche.

Ils gênent qui, là ? Dis -moi.

Personne. Et maintenant, t 'es pas content, t 'appelles César.

Parce que c 'est lui qui s 'occupe de ça. J 'en ai rien à foutre de César.

J 'en ai rien à foutre de toi, de lui et de toute votre mafia.

Où tu vas ? Oh ! Sois nulle part.

Tire.

Tire, espèce de merde, tire.

Tire, t 'as peur de quoi ? Appuie, appuie si t 'as les couilles.

Tu crois que j 'ai peur de toi ? Tu es une merde.

Tu as laissé ton ami pourrir en prison comme un chien pendant dix ans. Il t 'a

sauvé la mise. Et tu as fait quoi, toi ? Rien ! Et après, tu viens faire le

bonhomme avec moi.

Je vais te faire enculer.

Toi et les tiens.

Je vais toujours te faire enculer.

Oui, je suis.

Mal.

Non, non, je m 'en occupe.

Je vous dis que je m 'en occupe moi.

Bonjour Stéphanie, c 'est Pierre -Marie Campal.

Vous pouvez me passer le maire, s 'il vous plaît ? Qu 'il puisse me rappeler

plus vite possible, c 'est très urgent.

Merci Stéphanie, merci.

Anton, merci de me rappeler.

J 'ai la mairie.

Je peux passer ? Je t 'expliquerai, de suite.

Pourquoi tu as fait ça, putain ? Pourquoi tu as fait ça ? C 'est pas ça

fallait faire, putain de merde. Il fallait le retenir.

Débarrasse -toi de la voiture, tu rentres à la maison et tu bouges pas.

Et tu jettes les téléphones de tout le monde.

Tu as compris ? Tous.

Tu en gardes pas un seul.

Tiens, jette ça.

Nous, papa ? Vous nous rejoignez à la maison, d 'accord ? Je t 'attache, hein.

Non, monsieur, vous ne pouvez pas passer.

Non, non, pas maintenant.

Laissez -le passer ! Laissez -le passer ! Madame la juge,

laissez -le passer.

Allez -y.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Comment est arrivé l 'accident ? On n 'est pas

sûr que ce soit un accident.

La voiture de votre père était en plein milieu d 'un carrefour.

Pas de traces de freinage.

On pense que quelqu 'un a foncé sur lui.

Qui ? Tu vous redondes la question ?

Vous connaissez quelqu 'un avec un véhicule noir, un peu haut ? Pas un

utilitaire.

Plutôt genre un 4x4, pick -up.

Non. Pourquoi ? Parce que c 'est le genre de voiture qui a percuté votre

Écoutez, monsieur Campana, on ne va pas se mentir.

Ce n 'est pas juste en mettant une capuche que vous allez vous en sortir.

C 'est en nous parlant.

Sinon, vous serez le prochain.

Je vous laisse.

pas de...

C 'est un couteau. C 'est un couteau. C 'est un couteau. C

'est

un couteau.

Pas terrible.

Pas que c 'est pas un accident, c 'est vrai.

Je sais pas, je te dirais.

T 'as besoin de nous, on est là, hein.

Ton père et Carlo, tu sais quoi, c 'est juste hors de merde.

Je peux te dire quelque chose ?

Que je

serai pas...

C 'était qui ? François Tralongue.

Tralongue quand même, bien sûr.

Il était au front avec une paire.

Ouais ? Ouf, j 'ai perdu les clés.

Qu 'est -ce qu 'il s 'est passé ? Rien.

Il est où le pick -up ? On me l 'a volé.

Et aujourd 'hui, j 'ai pas bougé de la maison.

Jando.

Jando, je te demande jamais rien sur tes affaires, mais là... Mais là quoi ? Là,

tu demandes. Là, je demande et je veux savoir.

Tu t 'inquiètes pour lui.

T 'as peur qu 'il lui arrive quelque chose.

Il lui est rien arrivé.

Pour le moment.

Lâche -moi.

Lâche -moi.

Je serais à ta place, je ferais pas ça.

Tu crois vraiment que c 'est peur de ton père ? Tu sais ce qu 'il s 'est passé

? Le père de ton ami Reda, il a eu un accident de voiture.

Un accident ? On le sent ton pick -up et lui il a eu un accident ?

Pourquoi tu réponds pas quand je t 'appelle ? Gendo m 'a dit que ton père

venir avec toi.

Gendo t 'a dit ça ? Oui, pourquoi ? C 'est le frère d 'été qui travaillait aux

urgences qui l 'a appelé.

Comment il va ? C 'est quoi l 'extrême chez toi ? T 'as rien à faire ici.

Comment ça j 'ai rien à faire ici ? Freda, Freda, regarde -moi.

Regarde -moi.

Je te connais, ok ? Je te connais mieux que personne.

Je sais pas ce qu 'on t 'a dit, mais ni mon père, ni Jean -Do ont quelque chose

à voir avec cet accident.

C 'est pas un accident.

C 'est pas un accident. Et moi je te dis que c 'était un accident.

C 'était pas un accident.

Mon père est dans le coma parce qu 'il s 'est fait cartonner par un type avec un

pick -up noir. Et Jean -Do, il a un pick -up noir.

Alors vas -y, explique -moi.

Explique -moi pourquoi je devrais te croire quand tu me dis qu 'il a rien à

avec ça.

Explique -moi, Alex.

Et je te jure que je t 'écouterai.

Il est resté à la maison toute la journée.

C 'était l 'anniversaire de la petite fille.

Il n 'a pas bougé.

Putain, je ne le crois pas. C 'est eux qui t 'envoient, là ? Mais ça ne va pas

ou quoi ? Tu crois que je peux te mentir en pleine figure ? Avec ce qu 'on est

en train de vivre, toi et moi, je vais te mentir.

Je te jure qu 'il était avec moi.

Ce n 'est pas de toi de te jurer, moi aussi je peux jurer. Je te jure sur la

tête de ma fille, ça te va comme ça ? Tu te rends compte de ce que tu m 'as

obligée à faire, là ? Vas -y.

Alex, Alex, attends. Non, non, non, il ne faut plus qu 'on se voit, toi et moi.

C 'est pas possible.

Je jure sur la tête de ma fille, putain.

La tête de ma fille de 8 ans, Reda.

Excuse -moi, je suis désolé.

Je suis en train de devenir fou, là.

Toi, Alex.

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