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Qu 'est -ce que tu fais ici ? Je suis venu lui rendre un dernier hommage.
Le respect lui aurait suffi quand il était encore vivant.
Doreen est avec toi ? Oui, elle est ici.
Sous -titrage MFP.
Le Seigneur te gardera tout de même.
Le Seigneur te gardera tout de même.
Le Seigneur te gardera envers.
Le Seigneur te gardera au retour, dès lors et à jamais.
Amen.
Bonjour, je suis le frère de Richie, je m 'appelle Jack.
Oh merde, moi c 'est Eddie.
Je bossais avec votre frère au George.
Eddie, j 'aimerais te poser une question.
Est -ce que mon frère était mêlé à quelque chose ? Richie, non, ben oui.
C 'était pas le genre à magouiller.
Je suis vraiment désolé de la mort de ton père.
Sois pas désolé pour moi.
Tu me connais pas.
T 'es qu 'une photo sur un piano.
Hé ! Juste une petite seconde.
Je vous ai remarqué tout à l 'heure.
Vous passez pas inaperçu.
Je suis le frère de Richie, je m 'appelle Jack.
C 'est vraiment triste, c 'était un chouette garçon.
Oui.
Et... Où est -ce que vous l 'avez connu ? Autour d 'un bar.
Vous savez ce que c 'est ? Non.
Mais vous savez moi compter ça.
Je ne vous connais pas assez pour vous parler de ma vie privée.
Ça suffit.
Est
-ce
que tu vas faire me casser la figure ?
J 'avais envie d 'être seule.
Je vais
bien, d 'accord ? Je suis juste sortie fumer une clope.
Tu vois, Dorine, tu ne me connais pas très bien. Ce que tu sais de moi, ça n
pas tellement l 'air de te plaire.
Je vais rester ici tout le week -end, alors.
Si tu as besoin de quelque chose, n 'importe quoi, tu peux me trouver à l
Mercer.
Il ne buvait pas, tu sais. Quoi ? Mon père.
Il n 'aurait pas bu avant de conduire.
Tu crois qu 'il s 'est passé ? Je n 'en sais rien.
Peut -être qu 'il... Je n 'en sais rien.
Laisse tomber.
Il est mort, alors qu 'est -ce que ça peut faire ?
Dis
à maman que je rentrerai plus tard.
Qu 'est -ce que je t 'avais
dit, hein ?
Qu 'est -ce que je t 'avais dit ? Quand je te dis, je ne peux pas te laisser
partir, c 'est quel mot que tu n 'arrives pas à figer, bordel ? C 'est
boulot, Jack.
Ce n 'est pas une œuvre de charité à la con.
Fais ton boulot.
Alors demain, tu me ramènes ton cul ici.
C 'est moi le patron, Jack.
C 'est clair ? Tu as compris ? Je n 'en reviens pas que vous ayez gardé
ce chat.
Quand on ne voulait pas que maman trouve un truc, Richie et moi, on le planquait
là -dedans, sous les gâteaux.
Je suis sûr qu 'elle le savait, mais au fond, elle s 'en fichait un peu.
Et vous deux, ça marchait ? Quoi ? Oui, Richie et toi.
Enfin, avant l 'accident, est -ce que vous vous entendiez bien ? Qu 'est -ce
c 'est que ce genre de question ? C 'est juste une question.
Est -ce qu 'il avait tendance à boire plus que la normale ? Mais, Jack...
Non, c 'est parce qu 'Elie m 'a dit que Richie buvait très peu.
Dorine m 'a dit qu 'il buvait jamais avant de prendre le volant. Alors je me
demandais... Oh, Jack, qu 'est -ce qui t 'arrive, là ? Quoi ? Pourquoi tant d
'intérêt, tout à coup ? Parce qu 'il est mort ? Où étais -tu quand il était
vivant ? C 'était ton frère.
Tu ne voulais plus le voir et maintenant, il n 'est plus là.
Qu 'est -ce que tu veux qu 'on fasse, tous les deux ?
Qu 'on se remémore le bon vieux temps que tu n 'as pas connu.
Que je te raconte comment se passaient ces journées.
Qu 'est -ce que tu crois ? Tu peux t 'amener et recoller les morceaux.
Tu drôles les morceaux, Jack.
Tu les balayes.
T 'as oublié ? Oui, Connie, j 'écoute. Salut, c 'est moi.
Ça va pour toi, Jack ? C 'est sympa de ta part de m 'appeler. Fletcher vient de
me coller un nouveau trou du cul. T 'es sur la route, tu rentres ? Non, il faut
que je reste encore.
Ah, fais pas le con. Qui est -ce qui morfle à ta place, à ton avis ? On fait
paire, Jack.
Résultat immédiat. Si tu plonges, je plonge. Il veut que tu reviennes. Qu
-ce qu 'il te faut ? Un carton d 'invitation ? J 'ai quelques petites
faire. D 'accord.
D 'accord, Jack.
Écoute, tout ce que je sais, c 'est que je sais pas combien de temps je vais
encore pouvoir te sauver le coup.
On va voir Fletcher, oui ou non ? Absolument. Ah, il va direct, oui.
Ok, si t 'as quelque chose à me dire, dis -le -moi tout de suite.
Tu ferais bien d 'arrêter de bouffer dans la gamelle, tu me l 'oses ? Tu me
reçois, bonhomme ? On raconte des choses ici, les gens parlent.
Ils parlent de toi et d 'Audrey. Et même si je fais tout ce que je peux, il
finira bien par la prendre. Ce que les gens racontent, ils n 'ont plus le
que par toi. Tu n 'es pas de mon avis ? Sale fumier de merde ! Je me tue à te
sauver les fesses ! Tu m 'entends, bordel ? Je me tue à te sauver les
Il serait mieux de t 'occuper d 'Étienne.
Le bureau de Bromby, où est -ce qu 'il est ?
Peut -être désirez -vous boire un café ou bien autre chose ? Non, merci, frère.
C 'était un type extra, Richie.
Il m 'a fait gagner beaucoup d 'argent, rien qu 'en faisant du bon boulot.
Depuis combien de temps il tenait cette boîte pour vous ? Depuis l 'ouverture,
il y a environ cinq ans.
Cinq ans et pas de problème ? Aucun.
Pas d 'ennemi ?
Oh, pas que je sache. En tout cas, vous savez, il menait une vie tranquille et
sans embrouilles.
Donc, pour vous, c 'était pas le genre à se saouler à mort et à prendre le
volant sous une pluie battante ? Je ne crois pas. Moi non plus.
Monsieur Carter, où voulez -vous en venir ? Je crois qu
'on l 'a éliminé.
Richie ? Qu 'est -ce qui vous fait croire ça ? Est -ce que vous me dites
que vous savez, Cliff ? On peut savoir où vous allez comme ça ? Du calme. Je
déteste voir un gros dur débarquer chez moi et me parler comme si j 'étais au
courant de quelque chose. Si dans cette ville, un enfoiré fait courir des
bobards sur moi, alors je ferai tout pour savoir qui c 'est. Et quand je
ce que disent ces bobards et qui les racontent, je pourrai tout bêtement vous
régler votre compte, Jack.
Vous ne croyez pas ? Vous êtes plutôt balèze.
Mais vous manquez l 'entraînement et moi c 'est mon gagne -pain, alors faites
-moi plaisir.
Asseyez -vous.
Merci.
Je sais que vous avez des caméras de surveillance derrière le bar.
Est -ce que la police a vu les enregistrements ? Pourquoi aurait -il
Il conduisait en état d 'ivresse.
Il y a là -dessus toute la nuit.
Vous avez parlé de Géraldine ? Qui est Géraldine ? Ah, mon Dieu ! De quelle
façon expliquer ça ? Elle était sa... sa dame d 'à côté ? Son énamorata ?
Vous en êtes vraiment sûr ? Que vous dire
de plus ? Que ce n 'était pas du sérieux. Et que pratiquement personne ne
savait.
Cyrus.
Comment tu vas ? Putain.
C 'est l 'homme de Las Vegas avec le bronzage en prime.
Géraldine, c 'est bien ça ?
Ça
faisait un bail.
Oui, Jack.
Ça faisait même un sacré bail.
Tu sais, j 'ai appris pour une fille. Tu parles d 'une connerie.
Oui.
Je te présente.
Mes plus sincères condoléances et toutes les autres conneries.
Ça me va droit au cœur.
Alors, tu roules toujours pour Fletcher ? Pourquoi pas.
Et toi, ça rentre le fric ? Non, je m 'arrange.
Avec qui ? Avec un pote. Qu 'est -ce que t 'en as à cirer ? J 'en ai rien à
cirer.
Je veux juste savoir si t 'es toujours un marchand de fesses.
Je vais te dire une chose, mon vieux Jack.
Tu vois toute cette saloperie -là ? Tu vois ça ? C 'est le nouveau monde, mon
pote. Je suis sur le web.
Tu vois, voilà mes filles, voilà mes affaires.
Pendant que tu te crèves à faire casquer les mauvais payeurs pour un sale coup.
Moi, je suis juste dans la cour des grands, ma poule.
Maintenant, c 'est moi qui tiens le marché ici.
Je me suis mis en juillet avec un allumé et un type d 'un autre pays.
J 'ai créé mon propre petit empire.
Regarde -toi.
Le petit bonhomme toujours sur la brèche.
T 'as un problème avec moi ?
Je
vais te donner un conseil, mon petit Jack.
Je crois que tu devrais te mettre au repos un bout de temps et te demander si
fais encore le poids.
Parce qu 'aujourd 'hui, c 'est pas hier qu 'on gueule.
Bon, je te cherche un peu, mais tu sais bien que c 'est pour rire.
Surtout, ne me touche pas.
Allez, montre -moi tes yeux.
Allez.
Si ça peut te faire grimper au rideau, Jack.
Ils sont toujours beaux ? Oui.
Comme de la pisse de chat dans la neige.
Vous n 'avez pas le droit d 'entrer ici. Hé, mec, où vas -tu comme ça ?
Alors, c 'est le moment où j 'ai
supposé avoir peur.
C 'est toi, Carter ? C 'est moi, Carter.
Et moi, on me voit, mais on se porte.
Plus tard que c 'est, ils vont revenir au pays.
J 'accompagne Benjamin Franklin.
Avancez jusqu 'au parking.
Un joli coup.
Vous êtes qui, vous ? Tiger Woods.
Je vais chercher les gars de la sécurité.
Je peux vous aider, monsieur ? Je ne sais pas encore.
Est -ce que vous êtes du club ? Est -ce qu 'il y a un problème ? Mon frère est
mort récemment et je suis venu pour ça.
Écoutez, monsieur... Carter.
Carter, monsieur Carter.
Je suis désolé pour votre frère. C 'est... Pas de chance, mais... Si je ne
rien faire, alors je vous suggère de contacter le service d 'aide sociale de
société. Ça vous ennuierait de m 'accorder une minute ? Oui.
Oui, ça m 'ennuierait. J 'avais fini par me convaincre que ce club était privé.
Je crois qu 'on devrait aller quelque part et discuter ensemble.
Si c 'est en me faisant peur que... Parce que je vous fais peur.
Je vois.
Quelle que soit l 'histoire, elle ne se déroule pas très bien.
Alors ? Tenez, voilà ce qu 'on va faire. Vous allez me ramener à ma voiture et
on discutera en chemin. Ça pose un problème. Oui, un très gros problème.
en posera un plus gros si vous dites non.
Allez, tout va bien.
Venez.
C 'est quoi votre nom ?
Jérémie Kinnear.
Vous avez peut -être vu mon nom d 'enfant.
Non, je ne lis pas ça, Jérémie.
Ça veut dire quoi, que vous êtes plein aux actes ? Eh bien, sans faire exploser
la très célèbre corne d 'abondance, ma boîte informatique se mesure en méga
millions de dollars.
Un peu de chose près.
Vos parents doivent être fiers de vous.
Je leur ai remboursé le coût de mes études, acheté une maison en France.
Ils me fichent la paix.
Je crois qu 'on a une relation commune, Jérémie.
Hein, vraiment ? Oui, j 'y respecte.
Oui, je le connais.
Cela dit, j 'évite sa compagnie au maximum.
Quels sont vos liens avec lui ? Non, monsieur Carter, je ne suis pas du tout
obligé de répondre à vos questions.
Moi aussi, Jérémy.
Quels sont vos liens ?
D 'accord, M. Carter, très bien.
Voyez -vous, quand vous avez passé presque toute votre vie devant un
des choses comme le golf et les filles prennent beaucoup d 'importance, vous
comprenez ? Mais les filles n 'aiment pas trop le genre lunettes rondes et
protecteurs de leur portefeuille auquel tiennent mes actionnaires.
Donc ? Donc qui vous trouve les filles ?
Vous savez pourquoi j 'aime le golf, monsieur Carter ? Parce que la balle va
chaque fois un peu plus loin.
Le seul sport où on frappe cette idiote sans qu 'elle nous revienne à la figure.
Je prends du plaisir à la récupérer ensuite.
Et quand je la tiens...
Vous voyez ce que je veux dire, M. Carter ? Une fois que je m 'en suis
débarrassé, je ne veux plus jamais la revoir.
Il a dit que son frère était mort l 'autre nuit et qu 'il est venu pour ça.
Il est là.
Est -ce que tu piges ? J 'en ai foutu !
ça pour toi. Non, non, non.
Ensuite, tu as fait du porno et j 'ai dit, je ne veux pas être mouillé. Mais
ne peux même pas faire ça.
Je ne peux pas imaginer ce qui va se passer s 'il a déjà remis ce truc à la
police. Et comment il a fait pour l 'avoir ? Ça devait aller direct dans l
'unité du disque dur.
Un peu que je flippe à mort. Je suis diplômé de Harvard.
Je ne fais pas dans le porno.
Non, non, non. Je ne veux pas savoir ce qui s 'est passé l 'autre soir.
Ça m 'est égal.
Ce ne sont pas mes affaires. Non, je veux juste qu 'on me débarrasse du
Ce n 'est pas débarrasser comme tu t 'es débarrassé de l 'autre. Non, je veux
dire, je ne veux plus le voir. Je ne veux plus le voir.
Je ne veux plus entendre parler de ça.
Allô ? Où est le grand méchant loup ? Il doit faire la fête avec les petits
cochons. Tu sais, il veut que tu reviennes et... Audrey, il y a une
me disais que quand je reviendrai, toi et moi, on aurait tiré de Las Vegas une
bonne fois pour toutes.
Jack, on ne peut pas faire ça.
Faire quoi ? Toi et moi.
Les Fletchers, c 'est mon boulot, mon employeur.
Toi, c 'est... Toi, c 'est pas la même chose.
Ouais, d 'accord.
Moi, c 'est pas la même chose.
Écoute, il faut que tu te tires de là. Avec ou sans moi, mais il faut que tu te
tires de là.
Je me repose.
Je dois descendre.
Parfois, j 'ai l 'impression que je vais rester seule jusqu 'à la fin de mes
jours.
Je me réveille le matin et je regarde ma petite -fille et je me demande à quel
moment on est devenus des étrangères.
Elle est tout ce qui me reste, Jack.
Je veux qu 'elle revienne, je le veux de toutes mes forces et je ne sais même
pas où elle est.
Elle ne me parle plus, elle ne me crie même pas dessus.
Ah, mon Dieu ! Mais qui es -tu ? Quoi ? J 'aimerais
seulement y voir un peu plus. clair dans tout ça.
Au fond de toi.
Tu disparais de la surface de la Terre pendant près de 5 ans, tu nous fais ton
comeback et tu... Ton comeback.
Non, c 'est vrai, on dirait Frank Sinatra ou quelque chose comme ça.
Je n 'arrive pas à te cerner, c 'est tout.
Oh, il n 'y a rien d 'extraordinaire, Gloria.
Tu sais, on dit que tout change avec le temps.
Pourquoi pas moi ? Alors, on a envie de faire quelque chose de bien.
Pour une fois.
Oui, et pour toi, je ferai quoi ? Faire le bien, Jack ? Tu arrives trop tard
pour être le frère de Richie.
Tu ne peux pas être le père de Doreen.
Et tu ne peux pas être mon mari.
Alors, je ne vois pas où est ta place.
Excuse -moi, Jack.
Tu connais Géraldine ? Qui ça ? Géraldine. Tu sais où elle habite ? Non,
pas. La fille qui venait souvent. La fille qui tournait autour de Richie. Tu
sais où elle habite ? La fille qui quoi ? Oh, donne -toi.
Et Dorine, tu la connais bien.
Euh... Ouais, enfin, un peu.
Tiens, t 'es juste là, sur la couche.
T 'as plus besoin de moi ? Je peux y aller ? Non, reste là, je reviens tout
suite.
Vous en faites pas, tout va bien.
Ça va ? Le cher Géraldine, vous savez où elle est.
Il y avait quoi entre Richie et vous ? De quel droit vous entrez chez moi de
cette façon ? Il y avait quoi entre vous ? Je vous l 'ai déjà dit.
Je l 'ai rencontré dans un bar.
Un mec que j 'ai rencontré comme ça.
C 'est tout ?
Il était plus sympa que la moyenne.
Vous saviez qu 'il était marié ?
Vous le saviez, ça ? Vous voulez quoi ? Je lui ai parlé, c 'est pas un crime. Je
dois partir, m 'attends.
Je veux savoir ce qui s 'est passé.
Vous pourriez être... Géraldine.
Regardez -moi.
Regardez -moi.
J 'ai aucune intention de vous faire du mal.
Je veux seulement savoir ce qui s 'est passé.
Votre frère voulait qu 'on vive ensemble.
Entre sa femme et lui, ça marchait pas très fort.
En fait, ça marchait plus du tout.
Il s 'apprêtait à divorcer.
Il voulait m 'emmener avec lui, qu 'on parte ailleurs, à New York ou n 'importe
où.
Je lui ai dit que je pouvais pas m 'en aller.
J 'ai ma vie ici, moi.
Alors je suis allée au bar pour lui dire au revoir. Il m 'a suivie quand je suis
sortie.
Et là, il s 'est mis à me faire une scène pas possible.
Il paraît qu 'il avait beaucoup pu.
Écoutez, maintenant, j 'ai plus envie d 'en parler.
Les clés sont dessus.
C 'est vrai que la pluie a fait déborder les égouts.
Qu 'est -ce que tu deviens, mec ? Toujours dans le secteur, hein, Torpy ?
plais, ici.
J 'ai un truc à te dire de la part de quelqu 'un, et c 'est confidentiel.
T 'as caressé dans la voiture, je t 'écouterai.
Alors, qu 'est -ce que t 'as à me dire ? Comment ça va, mec ? T 'as plus ton air
en forme ? Je te remercie.
Mais j 'ai pas toute la nuit, moi. Qu 'est -ce que tu veux ?
Alaska Airlines, première classe.
Très gentil.
Et à qui je veux dire merci.
On m 'a demandé de veiller à ce que tu prennes cet avion.
Ce soir.
Je ne sais pas combien on te paye, mais ça ne va pas suffire.
Qu 'est -ce que tu veux ? Qu 'est -ce que tu veux faire ? Allez, vas -y, cow
-boy, tu veux jouer les durs ? Vas -y ! Vas -y, vas -y ! Allez, putain ! Qu 'est
-ce que t 'as les trucs ? Qu 'est -ce que t 'as ton putain de flingue, merde ?
Allez, vas -y, vas -y, tu les as, allez, vas -y ! Balance ton flingue, balance
-le ! Balance -le !
J 'avais pas de contact avec ton frère, je te jure. Alors donne -moi un nom ou t
'existes plus.
Ronby est dans la réserve.
Carter ? Vous êtes une agence de voyage maintenant.
Quoi ? Charmante attention de m 'envoyer torpille. Très nostalgique.
Mais de quoi vous parlez, mon Dieu ? Vous êtes juste avec quoi sur vous ?
Bordel, Jack Ritchie était mon ami. Il vous faut quoi ? Un putain de miracle
pour vous le faire admettre ? On n 'avance pas tellement, là.
D 'accord, Jack, Jack, Jack, Jack, faites pas ça, faites pas ça, mon Dieu.
Arrêtez ! Écoutez, d 'accord, je devais un peu d 'argent à...
Un type, et il m 'avait fourgué le chargement d 'un camion l 'année
quand j 'ai agrandi la boîte. Il m 'a appelé un après -midi en disant qu 'il
face à l 'ardoise si je lui rendais ce petit service.
Ce qu 'il voulait, c 'est que vous quittiez la ville.
C 'est tout. Il n 'a pas dit comment, il a seulement dit quitter la ville.
Votre frère était mon ami, Jacques, je ne lui aurais jamais fait de mal.
ou je vais passer au niveau supérieur.
Cyrus Pace.
Tu veux que je me casse ? Tu veux que je quitte la ville ? Tu veux jouer à ça ?
Tu veux jouer à ça ? Le diable est sorti de sa boîte, Jack.
Tu veux qu 'on voici le bol ? Qu 'est -ce que t 'as fait, Archie ? Putain de
Dieu, je n 'ai rien fait.
J 'aime pas être le porteur de mauvaise nouvelle.
Mais tu fais cœur muet, la merde.
Il y a trop longtemps que t 'es parti, mon pote.
Le merdier, ça change.
Peut -être pas toi, mais le merdier, ça change sans arrêt.
Ton frère, ton précieux frangin, Rétier, était certainement pas un saint.
Tout le monde donne dans quelque chose, Jack. Y a pas à chier. C 'est comme ça,
tu piges ? Y a pas de mystère. Y a pas de machination.
Un soir, il s 'est pris une biture. Il s 'est bourré la gueule. Et il s 'est
enroulé le cul et le reste autour d 'un arbre.
Point final.
Maintenant, si tu veux qu 'on fasse quelques pas de danse en souvenir du bon
vieux temps, Jack, commence.
Je vais te dire un truc, Jack.
Continue comme ça et tu finiras unijambiste dans un combat de coups de
cul.
J 'en ai marre de tes conneries, Jack. Je suis un homme d 'affaires, moi.
J 'ai quelques jolies dames qui m 'attendent à l 'intérieur.
Sois un peu adulte.
Oncle Jack ! Je pensais pas que tu viendrais.
J 'étais pas loin, c 'était la bonne occasion.
Dorine, je suis parti pour une soirée qui va s 'éterniser. Je sais pas si ça
être très marrant, alors il faudrait peut -être mieux de remettre ça une
prochaine fois.
D 'accord ? Ouais.
Bien. Salut. Je te passe un coup de fil demain.
Dorine !
Oui. Et je fume aussi.
Peut -être pas vraiment de quoi t 'en vanter.
Ah, tu fumes, toi ? Oh, je fumais, mais j 'ai arrêté il y a longtemps.
Oui, quand ça ? Je dirais que ça fait une seconde.
Alors, si ça te dérange pas.
Ça t 'énerve, ça ? Ça fait son petit effet, oui.
T 'es vraiment un mec bizarre.
Tu sais, on est tous un peu... un peu bizarres.
C 'est de ceux qui ne le sont pas, donc il faut se méfier.
Alors ? Qu 'est -ce que tu fais, toi ? Comme boulot.
Ton père t 'a dit quoi ?
Tu m 'as rien dit ? Très bien.
Maman dit que t 'es un joueur.
C 'est pas illégal, ça.
T 'es bookmaker ? Bookmaker ? Non, plutôt une sorte d 'administrateur
Bon, t 'as déjà fait de la prison ?
Combien de temps ? Il y en a marre de cette pluie.
Réponds.
Et si on change de sujet pour voir ? Bon, très bien.
T 'as déjà tué un mec.
Tu veux savoir ce que je fais pour gagner ma vie ? C 'est simple, beaucoup
gens font des promesses et puis ils oublient de les tenir.
Et je suis payé pour leur rafraîchir la mémoire.
Ni plus ni moins.
Rien de méchant.
Pourquoi ce costume ? Pourquoi ce bijou accroché à ton nez ?
Ça te plaît pas ? C 'est joli.
Tu t 'es jamais marié ? Je crois pas, non.
Alors t 'as pas de famille à toi.
Pourquoi est -ce que tu es parti ? Dorine, c 'est une très, très longue
histoire. T 'es parti très, très loin.
On va dire ça comme ça.
T 'as jamais eu envie de prendre tous les miroirs du monde et de les foutre en
'air parce que t 'aimais pas ce que tu voyais dedans ? Si.
J 'aimerais que papa soit là.
Moi aussi.
Tu... Tu crois vraiment que quelqu 'un l 'a tué ?
Oui, c 'est ce que je crois, mais...
Moi aussi.
T 'as déjà ton permis, toi ? Oui. Parce que t 'as appris à conduire au lycée.
C 'est papa qui m 'a appris. C 'est vrai.
Remonte dans la voiture.
Pourquoi ? C 'est rien.
Attends -moi dans la voiture, j 'arrive tout de suite.
T 'inquiète pas, c 'est rien.
Ça va,
toi ? Allez, t 'inquiète pas, c 'est fini.
Oui. C 'est fini.
Pourquoi ils ont fait ça ? Je n 'en sais rien.
Mais je ne vais pas tarder à le savoir, fais -moi confiance.
Je vous laisse pas seul ici. Vous allez venir avec moi.
Gloria, faut pas rester ici.
Je t 'aiderai. Ça va. Je vais bien. Ça va.
Il faut que je parle à ton oncle.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Je veux que tu t 'en ailles, Jack.
Quoi ? Ma mère va venir nous chercher, on va passer la nuit chez elle et on va
rester quelques temps.
Écoute, je sais que tu veux nous aider, mais... Mais regarde autour de toi,
regarde ça, regarde un peu ce qui se passe à cause de toi.
Regarde mon visage, regarde ma famille.
Tu ne nous aides pas, Jack.
Alors je t 'en prie, va -t 'en.
Quoi ? Mais comment ça, à cause de moi ? J 'y suis pour rien, là -dedans. Je
crois que... Gloria, tout ce que je veux, c 'est comprendre. Dis -moi donc
Richie était mouillée.
Oh, mon Dieu ! D 'accord.
J 'ai mal à la tête. D 'accord.
Je m 'occupe de tout. Ça coûtera ce que ça coûtera.
Je crois vraiment que Dorine et toi, vous devriez quitter la ville. Comme des
vacances, je m 'occuperai de ça. Non, pas de l 'argent.
Je me suis tirée.
J 'ai pris un taxi.
Il y a une odeur bizarre chez mamie.
Tu veux entrer ? Je suis pas
coiffe.
Je te la ramène demain matin.
Je te le promets.
La mère est un peu en colère.
C 'est toi qui as voulu l 'appeler ? Non, c 'est rien, c 'est pas grave.
Elle s 'inquiète pour toi.
Elle t 'aime, n 'est -ce pas ? Ça n 'a pas de prix.
Dans la vie, on n 'a qu 'une mère.
Ici, les rues ne sont pas très sûres la nuit.
Alors, il faut la comprendre.
Tu dois être fatigué.
T 'as qu 'à prendre le lit si tu veux dormir.
Moi j 'ai des trucs à faire, je vais m 'installer dans l 'autre pièce.
Je te ramènerai demain matin.
C 'est toi que je voulais voir.
Je parie que tu ne savais pas que tu avais une bonne fée qui veillait sur
Tu as donné un disque à mon frère. Qu 'est -ce qu 'il y avait dessus ? Tu as
bonne fée pour toi toute seule.
Ne te fous pas de moi, Géraldine. On a fini de jouer maintenant.
Plus de déguisement, tu comprends ? Tu as donné un disque à mon frère.
Qu 'est -ce qu 'il y avait dessus ? Je n 'en sais rien, moi. De quoi tu viens ?
Écoute -moi bien. N 'essaie plus de me mentir. Parce que si tu me mens, je m
'occuperai de tes jolis os. Écoute -moi.
Après tes jolis os en les brisant un par un.
Je te mens pas, Jack.
Et celui -là, c 'est pas ce qu 'il voulait te voir.
Qui ? Le prince des démons.
Il voulait te parler, alors il a passé quelques coups de fil, donné un coup de
baguette magique et...
Désolé. Sacrée journée, hein, hier, M. Carter.
Désolé de vous faire lever aussi tôt.
Personnellement, j 'ai horreur du petit matin.
Où est -ce que tu vas ? Oh, elle
a fait son travail, elle n 'a pas besoin d 'entendre ça.
Ne faites pas attention à Jimmy. Il est surtout là pour la décoration.
Voulez -vous un cappuccino ? Il le fait avec une mousse à tomber par terre.
Je mets que de la crème légère.
Merci.
Mais je suis allergique au lactose.
Quoi ? Jimmy, voudrais -tu raccompagner notre ami Géraldine à sa voiture ? Oui.
Gentil garçon.
Vous trouvez ? Non.
J 'ai fêté mon 30e anniversaire le mois dernier.
Je pèse environ 900 millions de dollars.
Je suis dans Newsweek et dans Forbes le même mois. Je suis le maître tout
puissant du temps et de l 'espace, Monsieur Carter.
Et votre ami, Cyrus, le mec du
porno, votre ami me menace de tout mettre sur la place publique,
de foutre en l 'air moins d 'images.
Un instant de vérité.
Ce genre de situation m 'est assez inhabituel, mais... J 'imagine que ce n
pas votre cas.
J 'ai cru comprendre que ça avait un peu chauffé il y a quelques jours devant l
'entrée du George.
Tout le monde avait pété les plombs.
Surtout Cyrus.
On a mentionné le nom de votre frère, Richie.
Cyrus est parti avec des types très méchants.
Et quand il est revenu, votre frère avait disparu.
Vous voyez ce que je veux dire, M. Carter ? Je crois que vous
et moi, nous voulons la même chose.
Avec qui tu crois que tu es en train de jouer au con ?
Oui ? Où est -ce que t 'es ? Quoi ? Qu 'est -ce que tu veux, Fletcher ? Ce que
je veux ! Tu me demandes ce que je veux !
Jack ? Dis -lui.
Dis -lui.
Coney m 'apprend que tu te farcies ma nana dès que je regarde ailleurs.
Dis -moi que Coney est un menteur. Dis -le -moi, Jack.
C 'est un menteur. Tu t 'appelles Jack, toi, maintenant ? J 'aime cette femme,
tu sais. Je pense sérieusement à la tuer. Toi, Carter, je t 'aime pas. Alors
imagine un peu le traitement que je te réserve. T 'es très impressionnant au
téléphone.
Audrey, il faut que tu t 'en ailles. Va -t 'en, n 'aie pas peur, il te touchera
pas. Je la toucherai pas, hein. Je la toucherai pas.
S 'il te plaît, Jack. Quoi ? Si tu fermes pas ta gueule ?
Ecoute -moi.
Lève la main sur elle et je jure devant Dieu que j 'arrive et que je t 'enterre
vivant. Je vais te dire une chose, Arthur. Une fois que je me serai occupé
toi, tu regardes, je t 'ai pas tué. Audrey, qu 'est -ce que tu veux faire ?
-le -moi, je serai là. Putain, arrête ça, je vais pleurer, Jack.
Vas -y, Audrey, dis -lui, qu 'est -ce que tu veux faire ?
Fletcher, je ne remettrai pas les pieds à la végane, c 'est clair.
Ça s 'arrête ici.
Mon cul, ça s 'arrête quand je te dis que ça s 'arrête, espèce d 'enfoiré.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Merci.
Alors, qu 'est -ce que tu racontes, Jack ? T 'as misé sur le gagnant aujourd
'hui, hein ? T 'as du solide à proposer.
C
'est
pas la joie en ce moment.
Putain, m 'en parle pas.
Tu viens de Peter, non ? Ah, Jack !
Non ! Non, Jack ! Au fait, Jack,
quand je t 'ai dit tu dois prendre soin du business ou le business prendra soin
de toi, est -ce que le message est mal passé ou est -ce que tu n 'écoutais pas
Oh, puis laisse tomber, on s 'en fout maintenant.
J 'ai appris tes petits soucis avec Audrey, ça m 'a vraiment fait de la
Qu 'est -ce que tu vas faire ? C 'est lui le mollusque, il faut se faire une
raison.
Il se ramasse la fille, Jack.
Tu te ramasses les restes ?
Salut. Salut.
J 'ai vu.
Qu 'est
-ce
qui t 'a mis dans cet état ? Deux mecs me sont tombés dessus dans l 'ascenseur,
rien de grave.
C 'est vrai ? Non, en fait...
En fait, j 'ai glissé, tu sais.
Ce genre de truc qui arrive quand on vit.
Le ticket de parking de ta Mustang.
Je l 'ai laissé en bas.
Je crois que tu devrais rentrer maintenant.
Qu 'est -ce que tu vas faire ? Je crois que je vais partir aujourd 'hui.
Parce que ça se termine comme ça.
Tu reviendras ? Oui, sans doute.
avant de partir, je voulais juste... Je voulais juste te dire que t 'es pas une
fille ordinaire. Je le pense, tu sais.
Je suis resté 48 heures.
Mais ça, j 'ai pu le voir.
Ouais.
Je sais pas.
Mais... Tout peut arriver, tu vois, Dorian. Tu comprends.
On peut faire des erreurs.
On peut toucher le fond, ça.
Se mettre dans les emmerdes, ça peut arriver à tout le monde.
Ça arrive.
Mais ça ne veut pas dire que ce qui est arrivé hier est obligé d 'arriver tous
les jours.
Je crois qu 'il ne faut pas faire comme moi et passer toute sa vie à regarder en
arrière.
Ce qui est fait est fait.
On ne peut pas changer notre passé. On ne peut pas faire ça, c 'est vrai.
Mais on peut le prendre de vitesse.
Le prendre de vitesse.
Et ce qu 'il y a devant toi, c 'est nouveau.
Tu vois, c 'est beau.
Tu comprends, c 'est... C 'est nouveau et c 'est à toi si tu veux le prendre.
Mais ce qui est sûr, c 'est que t 'as une mère qui t 'aime.
Tu peux penser ce que tu veux d 'elle, elle t 'aime.
Faut pas hésiter à lui dire ce qui va pas. Il faut lui parler, c 'est tout.
Les problèmes, tout ce que tu peux avoir.
Tu dois lui parler, elle t 'écoutera.
Tu vois ?
Je
ne sais pas ce qui se passe.
Il...
Il bossait avec papa et il avait toujours été très gentil.
Je croyais que... Je croyais... C 'est vrai, je...
Je
croyais que ça allait être très cool.
Qu 'on allait s 'éclater.
On avait... On avait bu... Bu un peu de champagne et...
Ensuite, il m 'a... Il m 'a demandé si je voulais venir à une soirée.
T 'aurais vu la tête que faisaient nos copains.
Je me souviens même pas de ce qui s 'est passé.
Je me souviens seulement que j 'avais beaucoup de mal à bouger.
Je me souviens que je voulais partir.
Je voulais que ça s 'arrête.
Je voulais rentrer à la maison.
Tout est de ma faute. Non.
C 'est pas de ta faute.
Tu n 'y es absolument pour rien.
Il faut que tu le crois, ça.
Non, non, non.
Tu n 'y es absolument pour rien. Rien du tout.
Oui, c 'est qui ?
Où est Eddie ? Il ne travaille pas aujourd 'hui. Où est -ce qu 'il habite ?
que se passe -t -il ? Où est -ce qu 'il habite ? Jack ! Jack ! Jack ! Doucement,
écoutez -moi.
Rien qu 'une minute.
J 'ai passé toute ma vie là -dedans, des deux côtés de l 'océan. Et je peux vous
dire une chose. Si vous êtes allé mettre les pieds dans ce que magouillait votre
frère, quoi que ce soit, vous avez de très fortes chances de finir exactement
la même façon que lui.
Et sa femme et sa fille devront retourner au cimetière pour y pleurer
C 'est pas à moi de vous dire ce que vous avez à faire.
Mais il y a une chose que je peux vous dire.
Vous faire tuer ne fera pas revenir votre frère.
La vengeance, ça paye pas.
Oh, si ça paye.
Attends, ils savaient tous en quoi ils s 'embarquaient. Ça vous croit de ma
gueule ? C 'est Cyrus qui a réglé ça, mec.
C 'est sûrement lui qui a tué ton frère.
Sanson ! Putain, c 'est pas moi ! Il est en train de faire la fête en ce moment
dans une espèce de club privé à la con avec Kinea. Tu piges, hein ? Moi, je
faisais que m 'envoyer en l 'air. Je ne faisais que m 'envoyer en l 'air.
C 'est eux qui doivent payer.
J 'ai beau me creuser la cervelle, il y a un truc que je ne comprends pas,
Eddie.
Qu 'est -ce qu 'elle t 'avait fait de tellement moche pour que toi, tu lui
fasses ça ? Parce que ce que t 'as fait, ça ne se passe pas !
Elle avait confiance en toi.
Et tu l 'as violée.
C 'était la fille de mon frère.
Ma famille.
Et c 'est ma faute.
Parce que si j 'avais été là, ça n 'aurait jamais pu lui arriver.
Alors maintenant, il faut que je répare ça. Il faut que je le fasse.
C 'est vrai, qu 'est -ce que tu ferais, toi, si j 'étais ta fille ? Jack,
ne me tue pas, mec.
Tu t 'es tué tout seul.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Sous -titrage ST' 501
Peut -être quelque chose pour toi ? Je ne crois pas, non.
Jérémy Kinéa.
Bon, écoute -moi bien, monsieur le serveur.
Est -ce que tu sais qui je suis ? Est -ce que tu le sais ? Je pourrais acheter
tout ton ocelle de merde et de viril.
Maintenant, je veux parler à M. Fletcher. Les Fletcher.
Non, toi, tu écoutes.
Espèce de lèche -pote néophyte. Je suis en pleine réception, là. Je ne devrais
pas avoir à m 'occuper de ça.
Alors, passe -moi ton patron !
On est responsables.
Allez, Macbeth, je vais boire un verre avec vous dans une minute.
J 'ai une petite affaire à régler.
Tu savais qui elle était ? Excuse -moi ? Tu savais qu 'elle était de ma famille
? Jack, est -ce qu 'on est reparti pour quelques petits pas de danse à la con ?
Vas -y.
Sors ton flingue, Jack, sors ton flingue devant tout le monde, mon petit gars.
Même en une entre les deux yeux.
Tu ne supporteras pas la taule jusqu 'à la fin de tes jours, Jack.
Alors, je vais te dire une chose, grande gueule.
Le mec que tu veux, c 'est ce petit branleur de Kinéa.
Lui et le vieux aussi. Alors, arrête de me casser les couilles, d 'accord ? Je n
'ai qu 'un homme d 'affaires qui se démène pour garder la tête hors de l
tout comme toi.
C 'est sûrement pas comme moi.
Attends, qu 'est -ce qui t 'arrive, là ?
Ton image te gêne, maintenant ? Tu te prends pour qui, d 'un seul coup, pour
redresseur de tort ? T 'es la mauvaise graine de la famille, t 'as oublié de
je suis.
Bon, écoute, Jack, j 'aimerais bien rester ici, tailler le bout de gras avec
toi, mais j 'ai deux futures stars qui m 'attendent.
Oh, Jack ?
Non,
non, c 'est pas fini, Jack.
Vas -y, vas -y.
Ben merde, Jug.
Devec ce pain, mais ton petit frère s 'est mieux défendu que toi.
Tu vas finir ce que tu commences.
Mais, mais, arrange un peu ta cravate, t 'es pas présentable.
Et refais -toi une beauté.
Où est -ce qu 'on va, M. Carter ? Hé, qu 'est -ce que vous faites ? Allumez les
phares, je vous en prie.
Je lui ai rien fait, moi.
S 'il vous plaît, ralentissez un peu, vous allez nous tuer.
Ralentissez ! Ok, ok, vous voulez quoi, M. Carter ? Changer d 'identité ?
Laissez -moi cinq minutes devant un ordi portable.
Ralentissez, bon sang, vous allez nous tuer ! C 'est le but, Jeremy.
Ok. Vous voulez de l 'argent ? Vous voulez du fric ? Dites votre chiffre, j
plus de fric que le bon Dieu ! T 'as besoin de boire un coup.
C 'est comme ça que tu t 'y es pris avec Richie ? C 'est comme ça que t 'as fait
? Tu crois qu 'il a crié aussi ? Ça te plaît ? Je n 'ai pas tué votre
frère, monsieur Carter.
Debout. Monsieur Carter, vous faites une erreur.
Je vous en prie, écoutez -moi, vous allez faire une erreur.
Cyrus m 'a dit que votre frère allait tout raconter aux flics et leur donner
disque. Et il a dit que si il tombait, je tomberais aussi, d 'accord ?
Je ne savais pas quoi faire, monsieur Carter.
Alors, tu l 'as fait tuer. Non, non, non. J 'ai seulement dit que je lui
paierais le disque, c 'est tout.
Je vous le jure. Je n 'ai rien à voir avec ça, moi. Je vous le jure. J 'ai
seulement dit à Cyrus de trouver le disque. Je lui ai dit de retrouver le
disque. Et qu 'après ça, je ne voulais plus entendre parler de lui, c 'est
Il a dit que si jamais je parlais, il vous dirait ma vie.
Et vous êtes arrivé.
Arrivé ensuite.
Je vous en prie, monsieur Clinton.
Je vous en prie. C 'était Cyrus.
C 'est lui qui a tué votre frère et Géraldine. C 'est pas moi.
Il disait qu 'il travaillait avec un type. C 'est eux. C 'est eux qui l 'ont
tué. Assez parlé.
Sois un homme au moins une fois dans ta vie.
Je vais faire une chose pour toi, que personne n 'a jamais fait pour moi.
Je vais te donner une seconde chance.
Mais surtout, ne m 'oblige pas à revenir.
Non, monsieur Carter, merci.
Merci, je ne te remercie pas.
Je ne vous obligerai pas à revenir.
Qu 'est -ce que vous faites ?
Désolé, Jack.
Habituellement, je ne me salis pas les mains, mais j 'ai fouillé votre chambre.
Et je n 'ai rien trouvé.
Alors... Écoutez, au sujet de ce qui est arrivé à Dorine, elle
s 'en remettra, je crois.
Les gamins sont pleins de ressources.
Et ce qui vient d 'arriver à Ritchie, mon Dieu, c 'est vraiment affreux.
Je ne sais pas où Cyrus avait la tête, mais il faut bien que tout le monde
sa vie.
J 'ai essayé de vous tenir à l 'écart, mais vous avez persévéré dans votre
mission de grand frère post -mortem, Jack.
Alors je me suis dit que si je minimisais mon intervention, vous
disque pour moi.
Quel bordel !
Tout ça pour un pauvre morceau de plastique.
Écoutez.
Je ferai disparaître le disque.
Vous avez visiblement fait disparaître le reste, donc.
Il est possible que vous ayez une quelconque arme à feu prête à l 'usage.
Mais n 'oubliez pas.
Si vous me tuez, vous serez en cavale pour le restant de votre vie.
Ce fut une joie de vous connaître, Jack.
Bromby ! Je ne me retournerai pas.
C 'est comme tu le sens.
Oncle Jack.
Ta mère m 'a dit que je te trouverais ici.
Je croyais que t 'étais parti. C 'est tout comme ça. Je voulais pas m 'en
Sans prendre le temps de te dire au revoir.
Qu 'est -ce que t 'as fait de ta barbe ? Je me suis dit que c 'était
le moment de passer à autre chose.
J 'ai viré tout ça.
T 'as encore glissé ? Ça ?
Oui, j 'ai encore glissé.
Des chaussures neuves.
Surtout, ne te fais pas de soucis pour nous.
On s 'en sortira, maman et moi.
Je sais.
Merci d 'avoir été là. Ça aurait beaucoup compté pour papa, j 'en suis
C 'était un type bien.
Oui.
Alors il faut que tu partes.
Oui.
Tu te souviens quand je t 'ai dit que t 'étais pas ordinaire ? Je te conseille
de jamais l 'oublier si tu veux pas avoir affaire à moi, d 'accord ? D
Fais attention à toi, Dorine.
Toi aussi.
Hé ! J 'aime ton nouveau look.
Première partie.
Le soleil brillait haut dans le ciel ce matin -là, inondant la terre de lumière.
Dans la petite ville de San Marcos, les habitants vaquaient à leurs occupations
quotidiennes, les enfants se rendaient à l 'école, les commerces ouvraient leurs
portes et la vie semblait suivre son cours ordinaire.
Pourtant, au -dessus de cette apparente normalité, des signes subtils
annonçaient un bouleversement invisible.
À des milliers de kilomètres, Dans un observatoire astrophysique niché au
d 'une montagne, une équipe de scientifiques scrutait l 'horizon
Parmi eux se trouvait la docteure Gabriella Romero, spécialiste en
solaires.
Depuis plusieurs semaines, elle et son équipe avaient détecté des anomalies
inquiétantes à la surface du Soleil. Une série d 'éruptions massives, plus
intenses que tout ce que l 'humanité avait connu auparavant.
Assise devant un écran couvert de graphiques et de courbes, Gabriella
sourcils. « Ce n 'est pas une simple fluctuation, » dit -elle à son collègue.
C 'est une tempête solaire d 'une ampleur exceptionnelle.
» Son collègue, le professeur Laurent Duval, hocha la tête avec gravité.
« Si nos calculs sont exacts, l 'onde de particules atteindra la Terre dans
moins de 48 heures.
» Les deux scientifiques échangèrent un regard inquiet.
Une tempête solaire de cette magnitude pouvait mettre hors service les
satellites. Couper l 'électricité dans des régions entières, perturber les
communications et semer le chaos dans des sociétés dépendantes de la
technologie.
Pendant ce temps, dans la capitale, les responsables politiques recevaient déjà
des rapports alarmants.
Le gouvernement convoqua une réunion d 'urgence.
Des experts en énergie, en transport et en télécommunications se réunirent
autour d 'une grande table ovale.
Tous comprenaient que si la prévision se réalisait, l 'impact serait mondial.
« Nous devons préparer la population », dit un ministre d 'une voix tendue.
« Préparer, oui, mais sans provoquer la panique », répondit un autre.
La question était délicate. Comment informer sans effrayer ? Comment
sans déclencher le chaos ? De retour à l 'observatoire, Gabriella poursuivait
ses calculs.
Chaque seconde qui passait confirmait la gravité de la situation.
Elle observa les images en direct de la surface solaire.
D 'immenses protubérances s 'élevaient comme des flammes colossales projetant
dans l 'espace une énergie inimaginable.
Le soir venu, elle rentra chez elle dans un petit appartement surplombant la
ville. Son mari, Diego, l 'attendait avec leur fils adolescent, Matteo.
L 'atmosphère familiale contrastait avec le poids qui pesait sur ses épaules.
Diego remarqua immédiatement son air préoccupé.
« Encore une longue journée ? » demanda -t -il doucement. « Oui. » et les
prochaines seront encore plus longues.
» Gabriella hésita, mais décida de ne pas inquiéter sa famille.
Elle savait qu 'elle devait garder le secret jusqu 'à ce que les autorités
décident d 'informer officiellement la population.
Pourtant, au fond d 'elle, une inquiétude grandissait, et si la tempête
s 'avérait encore plus puissante que prévue.
Le lendemain matin, les premiers signes apparurent.
Dans certaines régions, les réseaux de téléphonie commencèrent à tomber en
panne. Des avions rapportèrent des perturbations dans leurs instruments de
navigation.
Des satellites de communication cessèrent d 'émettre.
À San Marcos, Matteo remarqua que son téléphone perdait sans cesse le signal.
« Maman, qu 'est -ce qui se passe ? » demanda -t -il.
Gabriella, troublée, répondit simplement « C 'est une panne temporaire, rien de
grave. » Mais elle savait que c 'était le début.
Au siège du gouvernement, l 'alerte fut officiellement déclarée.
Des conférences de presse furent organisées.
Le monde entier apprit qu 'une tempête solaire majeure était en route et qu
'elle frapperait la Terre dans les prochaines 24 heures.
Les experts conseillaient de préparer de l 'eau, de la nourriture et des lampes,
car les coupures d 'électricité seraient inévitables.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre.
Dans les villes, les supermarchés se remplirent de gens inquiets.
Certains tentèrent de rester calmes.
D 'autres se laissaient emporter par la peur.
Dans les rues, on voyait des files interminables devant les stations
les banques.
Gabriella, convoquée au centre de commandement national, quitta sa famille
un pincement au cœur.
Elle savait qu 'elle devait être auprès de ses collègues pour suivre en temps
réel l 'évolution de la tempête.
Diego lui prit la main avant son départ.
« Reviens -nous vite, dit -il.
Peu importe ce qui se passe, on t 'attendra. » Dans le centre de
'atmosphère était électrique.
Des écrans géants diffusaient des images du soleil et des cartes du monde.
Les lignes de communication bourdonnaient.
Chaque minute apportait de nouvelles données et les visages des experts
reflétaient la tension croissante.
Puis vint le moment.
Les particules solaires atteignirent.
Deuxième partie.
La nuit qui suivit l 'arrivée de la tempête fut inoubliable.
Dans le ciel, les aurores boréales continuèrent de danser, mais dans les
et les villages, les habitants vivaient désormais dans une obscurité totale.
Les lampadaires étaient muets, les télévisions noires et les communications
impossibles. Les batteries des téléphones se vidaient les unes après
sans espoir de recharge.
À San Marcos, Diego alluma des bougies dans la maison, tandis que Matteo
observait le ciel par la fenêtre.
« C 'est beau », murmura l 'adolescent.
« Mais ça fait peur aussi.
» Diego le prit par l 'épaule.
« Ta mère nous a dit que ce serait difficile, mais, temporaire, nous devons
rester calmes.
» Pourtant, dehors, l 'inquiétude grandissait.
Les voisins sortirent dans la rue, cherchant des explications, partageant
rumeurs et suppositions.
Certains disaient que le soleil ne reviendrait plus jamais à la normale, d
'autres qu 'il s 'agissait d 'un signe annonciateur de catastrophes encore plus
grandes.
Au centre de commandement national, Gabriela et ses collègues travaillaient
relâche, à la lueur des générateurs d 'urgence.
Les écrans fonctionnaient par intermittence. Les données recueillies
confirmaient leurs craintes. La tempête solaire n 'était pas seulement un
phénomène passager, elle durerait plusieurs jours.
Et ses effets sur les infrastructures modernes seraient dévastateurs.
« Nos satellites de communication sont hors service », annonça un technicien.
La moitié des systèmes de navigation sont inutilisables.
Les réseaux électriques tombent les uns après les autres, ajouta un autre.
Gabriela prit la parole devant la salle remplie d 'experts.
Nous devons envisager un scénario de survie prolongé. Cela veut dire fournir
populations des moyens simples et durables, eau, nourriture, abri.
Nous devons aussi protéger les équipements essentiels qui n 'ont pas
détruits. Son calme impressionnait.
Mais au fond, elle sentait la même peur que tout le monde.
La peur de l 'inconnu, la peur de voir le monde basculer dans une nouvelle ère
'obscurité.
Pendant ce temps, la vie quotidienne devenait chaotique.
Dans les supermarchés, les rayons se vidaient, les familles stockaient
riz, conserve.
L 'eau potable devenait rare car les systèmes de pompage dépendèrent de l
'électricité.
À la campagne, certains habitants s 'organisaient le plus vite, utilisant
puits anciens ou des lampes à huile.
Mais dans les grandes villes, l 'agitation augmentait.
Diego, pragmatique, décida de transformer leur maison en refuge.
Avec Matteo, il installa des récipients pour stocker l 'eau de pluie, renforça
les fenêtres et organisa les provisions.
L 'adolescent, bien que terrifié, se sentait fier de participer.
« Comme dans un camp d 'exploration », dit -il en essayant de sourire.
« Oui », répondit son père.
« Mais ici, c 'est notre maison que nous devons protéger. » Dans le laboratoire
de crise, Gabriella reçut une nouvelle qui fit frémir la salle entière.
« La deuxième vague arrive », annonça Duval. « Celle -ci est encore plus forte
». La deuxième vague signifiait une nouvelle salve de particules solaires en
route vers la Terre.
Si la première avait déjà détruit une grande partie des systèmes modernes, la
seconde risquait de frapper ce qui restait.
Les scientifiques se penchèrent sur leurs cartes et leurs équations.
Certains parlaient de l 'importance de protéger les hôpitaux, d 'autres de
sauver les centrales hydroélectriques encore actives.
Mais Gabriel a compris que l 'ampleur du phénomène dépassait toute préparation
humaine. La deuxième vague arriva au crépuscule.
Les aurores boréales s 'intensifièrent encore, colorant le ciel d 'un rouge
incandescent qui inquiétait davantage les populations.
Les appareils électriques restants grésillèrent une dernière fois, puis s
'éteignirent pour de bon.
Même les générateurs semblaient vulnérables, incapables de résister à la
puissance cosmique.
Au même moment, dans l 'espace, les derniers satellites opérationnels furent
réduire au silence.
L 'humanité, en l 'espace de 48 heures, se retrouva coupée de son ciel, privée
de la technologie qui l 'avait fait prospérer pendant des décennies.
Pour Gabriella, la situation n 'était pas seulement scientifique, c 'était
personnel.
Elle pensait sans cesse à Diego et Matteo, se demandant s 'ils allaient en
s 'ils avaient suffisamment de provisions.
Mais elle n 'avait aucun moyen de leur écrire, de leur téléphoner.
Le silence pesait sur son cœur comme une pierre.
Dans la ville de San Marcos, la population commença à s 'organiser.
Le maire convoqua une assemblée publique à la lumière des torches.
« Nous devons rester unis, » dit -il, « partager les ressources, protéger les
plus vulnérables. » Des groupes de volontaires furent informés pour
de l 'eau, garder les rues la nuit et soutenir les personnes âgées.
Malgré la peur, un esprit de solidarité naquit.
Diego y participa, convaincu que c 'était la seule manière de traverser l
'épreuve.
Pendant ce temps, quatrième partie.
Les semaines qui suivirent la troisième vague marquèrent une transition
définitive vers un monde nouveau.
L 'électricité, jadis omniprésente, n 'était plus qu 'un souvenir lointain.
Les écrans, les appareils, les véhicules modernes, tout était désormais inutile.
Pourtant, dans ce silence technologique, une autre forme de vie s 'épanouissait,
celle de la solidarité et de la créativité humaine.
À San Marcos, la communauté s 'était organisée avec une efficacité
Le maire, aidé par Gabriella et d 'autres volontaires, mit en place un
'entraide.
Des groupes s 'occupèrent de l 'eau, d 'autres de la nourriture.
et certains se chargèrent de l 'éducation des enfants.
L 'école improvisée se tenait désormais sous les arbres, avec des cahiers
recyclés et des tableaux de bois.
Matteo y participait avec enthousiasme, découvrant qu 'apprendre dans ces
conditions renforçait les liens entre élèves et enseignants.
Diego, quant à lui, devint l 'un des piliers du groupe de volontaires.
Il aidait à sécuriser les sources d 'eau et à distribuer les provisions
équitablement.
Malgré la fatigue, il se sentait investi d 'une mission.
Sa maison n 'était plus seulement un refuge pour sa famille, mais aussi un
de rencontre pour les voisins.
Gabriela continuait de voyager entre San Marcos et le centre de commandement.
Ses connaissances en astrophysique étaient indispensables, mais elle
rester éloignée trop longtemps de Diego et Matteo.
Chaque retour à la maison était un soulagement, chaque départ une nouvelle
épreuve.
Un soir, alors que la ville s 'endormait sous un ciel illuminé par des aurores
permanentes, Gabriella s 'assit avec son fils.
Mathéo leva les yeux vers elle et demanda « Est -ce que le soleil va
normal un jour ? » Elle hésita, puis répondit avec douceur « Le soleil suit
propres lois et nous devons apprendre à vivre avec lui.
Peut -être qu 'il se calmera, peut -être pas, mais ce qui compte, c 'est que
nous... » « Ici, sur Terre, restions unis ». Ces mots marquèrent profondément
Mathéo.
L 'adolescent comprit que la véritable force de l 'humanité ne résidait pas
les machines, mais dans la capacité à s 'adapter et à s 'entraider.
Pendant ce temps, au centre de commandement, un nouveau projet prit
Gabriella et Duval proposèrent d 'utiliser les ressources encore
pour créer des stations de protection magnétique, inspirées des anciens
principes de l 'électromagnétisme naturel.
Ces structures, construites avec des matériaux simples, pouvaient aider à
protéger de petites zones contre les futures vagues solaires.
Le gouvernement accepta l 'idée et encouragea les communautés locales à
reproduire ces modèles.
San Marcos devint l 'une des premières villes à ériger une bulle magnétique
expérimentale. Ce fut un travail collectif. Hommes, femmes et enfants
participèrent à la construction.
Ils transportèrent des métaux, creusèrent le sol, assemblèrent des
récupérés. Quand la structure fut activée, même avec une puissance
elle donna un sentiment de sécurité.
Les habitants organisèrent une fête simple mais joyeuse pour célébrer cette
réussite.
Autour de feu de camp, on joua de la guitare, on chanta et on raconta des
histoires.
Pour la première fois depuis le début de la tempête, les rires résonnaient de
nouveau dans la ville.
Pourtant, Gabriela savait que le chemin restait long.
Les prévisions solaires montraient encore des instabilités.
Le soleil, majestueux mais imprévisible, continuerait de surprendre.
Mais désormais, elle avait confiance.
Les communautés savaient comment résister.
Un jour, elle fut invitée à prononcer un discours devant les habitants.
Elle monta sur une estrade improvisée, faite de planches et de pierres.
Devant elle, hommes, femmes et enfants attendaient.
Leur visage éclairé par la lumière douce des flammes.
« Le soleil nous a rappelé notre fragilité », dit -elle. « Nous avons
beaucoup, mais nous avons aussi retrouvé quelque chose d 'essentiel, la
solidarité. Nous ne dépendons plus uniquement des machines, mais de nous
Nous avons appris à vivre plus simplement, à écouter la nature, à nous
les uns les autres.
C 'est cela qui fera notre force.
» La foule applaudit longuement.
Dans les yeux des habitants brillait une nouvelle forme d 'espoir, non pas celui
de retrouver le monde d 'avant, mais celui de construire un avenir différent.
À la maison, Diego serra Gabriela dans ses bras.
« Tu as redonné confiance à tout le monde », dit -il.
Elle sourit doucement.
« Ce n 'est pas moi, c 'est nous tous ». Le temps passa.
Les jours et les nuits s 'écoulèrent dans ce nouveau rythme.
Les aurores boréales, autrefois inquiétantes, devint familière, presque
rassurante.
Mathéo, devenu plus mûr, écrivait chaque soir dans un journal, racontant ce qu
'il voyait et ce qu 'il ressentait.
« Un jour, dit -il à sa mère, quelqu 'un lira mes notes et saura ce que nous
avons vécu.
» Gabriella le regarda avec émotion.
Elle savait que ses récits seraient si précis.
Le soleil brillait haut dans le ciel ce matin -là, inondant la terre de lumière.
Dans la petite ville de San Marcos, Les habitants vaquaient à leurs occupations
quotidiennes, les enfants se rendaient à l 'école, les commerces ouvraient leurs
portes et la vie semblait suivre son cours ordinaire.
Pourtant, au -dessus de cette apparente normalité, des signes subtils
annonçaient un bouleversement invisible.
À des milliers de kilomètres, dans un observatoire astrophysique niché au
d 'une montagne, une équipe de scientifiques scrutait l 'horizon
Parmi eux se trouvait la docteure Gabriela Romero.
spécialiste en phénomènes solaires.
Depuis plusieurs semaines, elle et son équipe avaient détecté des anomalies
inquiétantes à la surface du Soleil, une série d 'éruptions massives, plus
intenses que tout ce que l 'humanité avait connu auparavant.
Assise devant un écran couvert de graphiques et de courbes, Gabriella
sourcils. « Ce n 'est pas une simple fluctuation », dit -elle à son collègue.
C 'est une tempête solaire d 'une ampleur exceptionnelle. » Son collègue,
professeur Laurent Duval, hocha la tête avec gravité.
« Si nos calculs sont exacts, l 'onde de particules atteindra la Terre dans
moins de 48 heures.
» Les deux scientifiques échangèrent un regard inquiet.
Une tempête solaire de cette magnitude pouvait mettre hors service les
satellites, couper l 'électricité dans des régions entières, perturber les
communications et semer le chaos dans des sociétés dépendantes de la
technologie.
Pendant ce temps, dans la capitale, les responsables politiques recevaient déjà
des rapports alarmants.
Le gouvernement convoqua une réunion d 'urgence.
Des experts en énergie, en transport et en télécommunication se réunirent autour
d 'une grande table ovale.
Tous comprenaient que si la prévision se réalisait, l 'impact serait mondial.
« Nous devons préparer la population », dit un ministre d 'une voix tendue.
« Préparer, oui, mais sans provoquer la panique », répondit un autre.
La question était délicate. Comment informer sans effrayer ? Comment
sans déclencher le chaos ? De retour à l 'observatoire, Gabriella poursuivait
ses calculs. Chaque seconde qui passait confirmait la gravité de la situation.
Elle observa les images en direct de la surface solaire. D 'immenses
protubérances s 'élevaient comme des flammes colossales, projetant dans l
'espace une énergie inimaginable.
Le soir venu, elle rentra chez elle dans un petit appartement surplombant la
ville. Son mari, Diego, l 'attendait avec leur fils adolescent, Matteo.
L 'atmosphère familiale contrastait avec le poids qui pesait sur ses épaules.
Diego remarqua immédiatement son air préoccupé.
« Encore une longue journée ? » demanda -t -il doucement.
« Oui, et les prochaines seront encore plus longues.
»
mais décida de ne pas inquiéter sa famille.
Elle savait qu 'elle devait garder le secret jusqu 'à ce que les autorités
décident d 'informer officiellement la population.
Pourtant, au fond d 'elle, une inquiétude grandissait. Et si la tempête
s 'avérait encore plus puissante que prévue ? Le lendemain matin, les
signes apparurent.
Dans certaines régions, les réseaux de téléphonie commencèrent à tomber en
panne. Des avions rapportèrent des perturbations dans leurs instruments de
navigation.
Des satellites de communication cessèrent d 'émettre.
À San Marcos, Mathéo remarqua que son téléphone perdait sans cesse le signal.
« Maman, qu 'est -ce qui se passe ? » demanda -t -il.
Gabriela, troublée, répondit simplement.
« C 'est une panne temporaire. Rien de grave.
» Mais elle savait que c 'était le début.
Au siège du gouvernement, l 'alerte fut officiellement déclarée. Des conférences
de presse furent organisées.
Le monde entier apprit qu 'une tempête solaire majeure était en route et qu
'elle frapperait la Terre dans les prochaines 24 heures.
Les experts conseillaient de préparer de l 'eau, de la nourriture et des lampes,
car les coupures d 'électricité seraient inévitables.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre.
Dans les villes, les supermarchés se remplirent de gens inquiets.
Certains tentèrent de rester calmes, d 'autres se laissaient emporter par la
peur.
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