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Zulu
Tiens, signe l�!
Alors, nous disons:
Une montre Cartier en or, une gourmette en or,
une paire de boutons de manchette sertis de diamants,
une chevali�re en or et une chaine en or.
J'ai pens� que tu serais seul ce matin, je suis venu.
Il ne fallait pas, monsieur le commissaire.
Viens, je te paie un caf�.
Ho!
Tu veux pas boire un caf� avec moi?
Pendant 5 ans, j'ai r�v� de cette journ�e.
Vous n'�tiez pas dans mon r�ve.
Moi aussi, j'ai r�v�.
Tu replongeais, je te coin�ais, je passais divisionnaire.
Ne comptez plus sur moi pour votre avancement.
Tu te ranges?
- Je veux pas finir ma vie en taule. - Vous dites tous �a.
Et un jour vous avez des envies devant une bijouterie, et on y va.
Allons-y alors. Je veux me faire une bijouterie, vous me d�posez?
Tu veux que je te d�pose dans une bijouterie?
Elle te va?
Tr�s bien. Au revoir.
Il va la braquer?
II est dingue, mais pas � ce point...
Ce serait con qu'il fasse un braquage avec nous comme chauffeurs.
Je vais jeter un oeil.
Combien?
Tout se passe bien?
C'est pour tenir le coup en attendant de travailler.
Je veux vraiment me ranger.
Je dirais 80000.
Faites-moi un ch�que.
Je vais � la banque, vous me d�posez?
Alors?
Je l'aurai! Et c'est pas 5 ans qu'il fera cette fois-ci.
Il va peut-�tre se ranger vraiment?
II a braqu� 14 banques exactement.
Avec le flingue � la main. Ces mecs-l� ne se rangent pas.
Il va replonger, j'en suis s�r.
Il avait l'air sinc�re.
Ta gueule, toi! D�marre.
- Pour ouvrir un compte? - Le guichet du fond.
Merci.
Bonjour, je voudrais ouvrir un compte.
Oui, monsieur.
Les mains en l'air!
C'est un hold-up!
Les mains en l'air!
J'ai une grenade!
Je la d�goupille!
Si je la l�che, elle p�te. Faites gaffe!
Tout le monde l�-bas!
Tout le monde!
Mettez l'argent l�-dedans, vite!
Ne quittez pas.
Poste central.
Alarme � la BNT, 37 rue des Marchands.
Je r�p�te, 37 rue des Marchands.
Ici Duroc, on fonce vers la banque. On y sera dans 1 mn. Termin�.
Plus vite!
Attention, hein!
Ca suffit, envoyez.
Lancez, vite!
Con! Vous le faites expr�s!
Pas du tout, monsieur.
Bougez pas! Les mains en l'air!
D�crochez-moi ce putain de sac!
Ou je fais tout sauter!
La banque est cem�e!
Sortez les mains en l'alr!
II ne vous sera fait aucun mal!
La banque est cern�e! Sortez
les malns en l'air!
Bougez pas
ou �a saute!
Venez avec moi!
Prends-en un autre.
- Comment? - Vous n'avez aucune chance!
- Rendez-vous! - En route, bordel de merde!
Qu'est-ce qu'ils foutent?
Les voil�.
J'ai un otage! Laissez-moi passer ou je le tue!
Ecartez-vous, j'ai un otage!
Et voil� la prise d'otage.
Ok, on vous lalsse passer l
Pas de panlque, ne vous affolez...
C'est Lucas.
- C'est Lucas? - Mais non.
Mais si.
Mais oui.
Putain!
Connard.
- Comment? - J'ai dit connard.
A quoi ils jouent, l�?
Lucas, c'est moi Duroc!
Qu'est-ce que tu veux?
Rien, je suis l'otage!
- Il dit quoi? - Qu'il est l'otage.
Il se fout de ma gueule.
Arr�te tes conneries!
- Dis-leur, merde! - Quoi?
- Que je suis l'otage! - Ben oui, vous �tes l'otage.
Dis-leur � eux, on va se faire descendre!
Je ne me sens pas bien.
La grenade! Ne la l�che pas!
- La l�che pas. - Je suis d�sol�.
- J'ai les jambes qui... - Ils vont me tirer dessus!
Qu'est-ce qu'il branle?
Je l'ai bien, l�. Je l'essaie?
Halte au feu! Halte au feu!
- Halte au feu l - Salauds.
- Ils sont malades! - Ils veulent ma peau. Duroc!
Pourquoi vous?
Duroc, tu m'entends?
- Pourquoi vous? - Ta gueule!
Sors les mains en l'air, Lucas! Ou je donne l'ordre de tirer.
Ecoute, bordel!
Derni�re sommation, sors les mains en l'air ou on tire!
Fais pas le con, ou je tue l'otage!
- Si tu fais le con, je le tue! - Vous tuez l'otage?
Donne-moi �a, toi! Donne!
Ok, Lucas. Ok....
Dis-moi ce que tu veux, je t'�coute.
Je veux aller � ma voiture!
- N'essayez pas de... - Ta gueule!
On va partir, Duroc!
Tu restes tranquille!
Si vous nous suivez, je le tue! O� est ta voiture?
- Ca veut dire quoi ce bordel! - O� est ta voiture?
L�-bas.
Allez, viens.
Les cl�s!
- Rendez-moi mon revolver. - Les cl�s, ils vont tirer!
Mon revolver! C'est mon hold-up.
Si vous voulez mon fric, c'est rat�.
Mon revolver ou je nous fais sauter!
- La premi�re est o�? - Attendez.
Pardon, d�sol�. Je l'ai pas fait expr�s.
Mais pourquoi il tire?
Lls vont vers la place Cambac�r�s.
Bouclez le boulevard Morny et la rue Chapelain, vite.
On le tient, le salaud.
Je conduis?
Oh! Si �a va pas, je peux conduire.
Je l'ai pas fait expr�s, merde!
Attention!
La grenade!
Ben alors?
Elle marche pas?
Comment �a se fait?
Un, deux, trois...
Je sors de taule!
5 ans de taule!
- 1 heure de libert�, et la merde! - D�sol�!
Tu vas voir les flics et tu expliques la situation!
Dis-leur que je suis innocent!
Tu vas me blanchir ou je t'arrache la t�te!
Ca va pas?
Vous pouvez pas rester comme �a.
Je me serais bien livr� � la police, mais je peux pas.
J'ai un probl�me.
J'ai une petite fille.
Si je vais en prison, elle sera seule.
Elle a que moi au monde.
L�chez-moi!
Vous me faites mal!
Bordel de merde.
Tout �a parce que j'ai rat� un hold-up?
Tout �a parce que j'en ai r�ussi 14, connard!
Je ne savais pas qui vous �tiez. J'ai pris un otage, j'ai pas choisi.
- Moi aussi, je suis dans la merde. - Ta gueule!
O� on va, l�?
Ma fille m'attend � la sortie de l'�cole.
Mais...
Pas les flics, non!
Qu'est-ce qui se passe l�!?
Si je vais en prison, elle ira � l'Assistance, pas �a!
C'est une d�position!
- Vas-y! - J'ai rien � dire!
T'as rien � dire, ordure?
- T'as rien � dire, salaud? - Du calme, oh!
Allons, messieurs!
Expliquez-vous calmement!
Ce connard a fait un hold-up, j'�tais otage et on m'accuse, moi!
C'est faux!
Ca, c'est quoi? C'est quoi?
Le hold-up de la BNT! Lucas!
Les mains en l'air!
J'ai rien fait. Il a tout fait, arr�tez-le!
Les mains en l'air!
- T'as dit quoi, l�? - Je ne veux pas aller en prison.
Mains en l'air ou je tire!
Halte!
Mon argent!
Fous le camp avant que je te tue.
Merde.
Vous faites chier depuis le d�but.
Un otage fait pas chier comme �a.
On prend un otage pour se prot�ger. Le mien me fait chier!
J'ai fait ce hold-up parce que j'ai plus de fric. Tuez -moi,
mais je ne pars pas sans l'argent.
Va-t'en.
Vous allez faire quoi?
Poussez-vous.
Je sais qui peut vous soigner.
Il habite pas loin. Poussez-vous.
Vite, je vais �tre en retard � l'�cole.
La b�che, mets-la sur la voiture.
C'est un ami de mon p�re.
Il est gentil. Il va bien vous soigner.
J'esp�re qu'il est l�.
C'est ouvert.
Monsieur Martin?
Monsieur Martin?
Allongez-vous, je vais le chercher.
C'est un m�decin? II va appeler les flics.
- Il devra d�clarer ma blessure. - C'est un ami de papa.
- Il est m�decin, il doit d�clarer... - Il est pas m�decin, v�t�rinaire.
Il appellera pas les flics.
Monsieur Martin?
Monsieur Martin?
- Monsieur Martin? - Qui est l�?
Bonjour monsieur Martin, vous me reconnaissez?
Fran�ois Pignon.
C'est toi, Georges? C'est gentil de venir me voir.
Non, moi c'est Fran�ois. Georges, c'�tait mon p�re.
- J'ai besoin d'aide. - Comment?
J'ai un ami bless� dans la salle de soins.
Bless�? J'exerce plus depuis longtemps, Georges.
Il est mal. Je ne savais plus o� aller.
Examinez-le, c'est urgent.
L'examiner, je ne sais plus. C'est quoi, comme race?
C'est pas un chien, c'est... Venez voir.
- Il va chier partout encore. - Non, il est tr�s propre.
- C'est quoi? - Un ami.
Il est bless�. Il a perdu du sang.
Je suis pas m�decin.
Vous savez extraire une balle, faire un pansement?
Extraire une balle?
II a aval� la ba-balle
en jouant?
Ca va, monsieur Martin?
On fait aller, Georges.
C'est chaud, tout �a. C'est tr�s chaud.
C'est quoi ces conneries?
- Doucement. - Je vais l'emmener ailleurs.
- Gentil. - Vous entendez, M. Martin?
- On va partir. - Doucement.
Passe-moi l'alcool, c'est l�-bas.
Vous allez y arriver?
Vilaine blessure, tr�s vilaine.
J'ai plus d'anesth�sie. Tiens, mords-moi �a.
Emm�ne-moi d'ici!
Emm�ne-moi d'ici!
Vaudrait mieux le piquer.
Je veux le voir ici demain! Ca tra�ne, �a!
30 secondes, je reviens.
Il s'appelle Fran�ois Pignon. 45 ans, pas de casier.
Il a boss� 24 ans dans une usine de textile.
Chef des ventes, la bo�te a coul�.
- Mari�? - Veuf.
- Une fille, pas l'air normale. - Comment �a?
Elle est dans une �cole pour enfants � probl�mes.
Ca va pas avec Lucas, �a.
Rien ne va avec Lucas dans ce coup.
Envoie une voiture � l'�cole de la petite.
Papa est en retard, ma ch�rie!
T'as pas trop attendu?
C'est la voiture de M. Martin, le v�t�rinaire.
La mienne est cass�e.
Monte, vite.
On va pas chez nous, Jeanne.
On n'ira plus jamais � la maison. On va partir
dans un pays plein de soleil.
On va plus s'emmerder, mon amour.
On va �tre bien.
On va continuer � pied. Je vais t'ouvrir.
Viens, on va marcher.
On va regarder les boutiques.
Tout va bien, mon amour. Tout va bien.
Oh, les jolis timbres!
On va voir les timbres. Viens.
Il dort toujours. J'aime pas �a.
Il se r�veille.
Non, c'est dehors, �a.
T'as raison, c'est dehors.
J'aimerais bien qu'il aboie comme �a au r�veil.
Vous reconnaissez ma fille?
On est venus vous voir. Vous vous souvenez?
Non. Elle est tr�s mignonne.
Bonjour, mon petit chat.
Oh, oh!
Oh, oh!
Vous me reconnaissez?
Connard?
C'est moi, oui. Ca va mieux?
Moi, �a va pas. Les flics sont partout. Je suis coinc�.
C'est de votre faute.
C'est vous qu'ils veulent. Moi, ils s'en foutent.
J'ai tous les flics de France au cul.
Tu veux que je pleure?
Aidez-moi.
Quoi?
Je veux passer la fronti�re.
J'ai besoin de faux papiers. Je sais pas o� aller.
Vous savez, vous. Aidez-moi.
Cr�ve.
Je vous ai fait soigner, moi.
Tu m'as tir� dessus, abruti.
Je vous fais une proposition.
Aidez-moi et je fais une confession. Je vous blanchis.
Tu vas bient�t faire ta confession aux flics.
Vous savez pourquoi j'ai fait ce hold-up?
Je suis ch�meur depuis 3 ans.
Plus d'allocations.
Je vivais avec 42 F par jour pour ma fille et moi.
Je m'en fous!
J'ai fait �a parce que j'en pouvais plus.
Ecoutez-moi bien.
Si les flics m'arr�tent, je vous enfonce au maximum.
C'est d�gueulasse, mais je le ferai. Seule ma fille compte.
Je suis d�sol� pour vous.
Vraiment.
Adieu.
Connard?
- Oui? - Apporte-moi un t�l�phone.
All�?
Quittez pas. C'est pour vous, M. Labib!
Ouais?
On s'est pas vus depuis 5 ans, tu me reconnais?
Parfait. J'ai besoin de ce que tu sais pour un ami.
Le plus vite possible. Ok, je te l'envoie.
Il t'attend. Caf� du Rond-point, place Magenta. Demande Labib.
2500, un passeport. 1500, une carte d'identit�.
Merci infiniment.
Allez, tire-toi.
Je prends le bus, ou j'y vais � pied?
- A pied. - Oui.
Ne regarde pas les gens dans les yeux.
- Pourquoi? - C'est une r�gle.
En cavale, on regarde par terre.
D'accord. Rien d'autre?
Rappelle-toi que tu n'as plus d'amis.
M�fie-toi des voyous. Ils balancent.
Bien. Rien d'autre?
T'es un connard, toi?
Casse-toi. Je suis fatigu�.
- Jeanne? - Qu'est-ce que tu fous?
- J'appelle ma fille. - Non.
- Pour que vous la connaissiez. - Non!
Voil� ma petite fille. Elle s'appelle Jeanne.
Je vais faire une course.
Le monsieur est malade. Il faut veiller sur lui.
- J'ai besoin de rien. - Laissez-moi faire.
Le monsieur est comme un enfant, il faut le prot�ger.
Je veux pas �tre emmerd�.
Vous ne l'entendrez pas, elle parle pas.
3 ans qu'elle n'a pas parl�. Depuis la mort de sa m�re.
- Ca va? Rien de cass�? - Ca va.
- Regardez devant vous. - Oui, merci.
Pardon.
Monsieur Labib, s'il vous pla�t?
Comment?
Monsieur Labib.
Tu lui veux quoi?
Un ami qui avait disparu depuis 5 ans l'a appel�.
Viens par ici.
- Comment va notre ami? - Bien.
Assieds-toi.
Il a pas perdu de temps.
A peine sorti, une banque!
II est gonfl�, le mec!
Pardon, mais je suis press�.
Il est press�! II est press�, le con.
Relax, t'es avec des amis ici.
- T'as les photos d'identit�? - Oui.
T'es beau l�-dessus.
Comme un soleil.
Tu connais le prix?
2500 F, un passeport?
C'�tait y a 5 ans. Maintenant, c'est 500000.
- Comment? - Oui. 500000, prix d'ami.
500000 francs?
Pas 500000 dirhams,
connard!
O� je peux trouver 500000 F?
A la BNT.
Y a pas eu 500000 F � la BNT.
Combien?
Mais pas grand-chose.
Ca ne vous regarde pas.
Y avait combien?
R�ponds � M. Labib! Y avait combien?
84000 francs.
Assieds-toi.
Lucas ne se mouille pas pour 84000 F.
Il a pas fait le hold-up, il �tait otage.
Comment?
J'ai fait le hold-up, je l'ai pris en otage.
Toi.
T'as pris Lucas en otage?
Oui. Demandez-lui.
Il a pris Lucas en otage, le con!
C'est la v�rit�!
Tu l'as pas brutalis�, j'esp�re!
II est fragile, Lucas.
T'es marrant.
Dis � Lucas qu'on veut 500000 F, sinon on te balance aux flics.
La paix!
All�?
C'est Labib. Je te passe ton ami.
Ils veulent 500000 F, sinon ils me balancent.
Dites-leur que vous �tiez mon otage.
All�?
Quoi l'otage? Quel otage?
II t'a pris en otage, ce con? On lui souffle dessus, il tombe!
Non, toi, �coute-moi!
Si dans 24 heures, j'ai pas le fric, il racontera ses conneries aux flics.
Pourquoi t'es toujours derri�re moi, toi?
Va-t'en!
Va-t'en!
Monsieur Martin?
- Monsieur? - Monsieur.
Il est l� M. Martin?
Non.
Il m'a dit de passer vers 18 h 30.
N'aie pas peur. Il mange que les voleurs.
N'emb�te pas monsieur, Mastard.
Couch�, Mastard. Laisse monsieur tranquille.
- Vous �tes un ami de M. Martin? - Oui.
Lui aussi. Hein, Mastard?
Tu l'aimes bien M. Martin, hein?
Vous allez voir la f�te.
Il lui a sauv� la vie il y a 5 ans. Il �tait pass� sous une voiture.
Vous allez voir la f�te!
Laisse monsieur, Mastard.
T'aimerais avoir un gros chien comme �a?
T'as perdu ta langue?
Oui.
Ah!
Rat� pour la f�te, il faut y aller.
La BNT. On court apr�s Lucas depuis ce matin.
Viens, mon chien.
Vous lui direz qu'on est pass�s?
On reviendra. Le type est bless�, �a va pas durer longtemps.
Un bless�, c'est du g�teau, hein, Mastard!
Au pied, maintenant.
Attaque,
Mastard!
Mastard! Comment il va, le chien!
Comment il va? Le beau chien!
Attaque, bordel!
Qu'est-ce qui se passe?
Pas bouger, le chien. Pas bouger!
Pas bouger, Mastard!
Pas bouger.
Fous le camp! J'ai pas besoin de toi!
Fous le camp!
Attends ici.
Fous pas le bordel, ou j'appelle les flics.
J'ai une petite fille, elle est malade.
Il faut que je m'en occupe! Laissez-moi sortir, je vous en prie!
T'as dormi l�, gros?
C'est chez nous ici. Il y a un loyer pour la chambre.
T'as entendu ce qu'il a dit?
Ton pognon, vite.
Ton pantalon.
Vite connard, ou je fais un trou dedans!
Tu m'attends ici, d'accord?
T'as compris? Tu bouges pas d'ici.
Pourquoi tu parles pas, toi?
Bouge-toi un peu, papa.
Reste pas dans le passage,
on te dit!
Comment �a, je me d�gonfle?
- Tu te d�gonfles! - Non.
Lucas, c'est pas un client facile.
Ton Lucas, je l'attends.
Il sera tr�s facile, t'inqui�te pas.
Quand t'es en cavale, tu joues plus les gros bras.
Tu te fais tout petit, petit, petit.
Les mains sur le comptoir, Labib!
Personne ne bouge!
T'es malade ou quoi? Y a des flics partout.
Va le chercher, ou je tire!
Vas-y!
Les mains sur le comptoir!
T'es en cavale, t'es fou de faire �a!
Non. J'ai �t� pris en otage.
S'il est pas l� dans 10 s, t'as une balle dans le cul!
Monte!
- O� est la petite? - Monte!
Au revoir, Labib. A plus!
Au revoir.
"C'est moi et moi seul qui ai fait ce hold-up.
"Aucune charge ne doit �tre retenue contre M. Lucas
"qui est parfaitement innocent.''
Je signe, Fran�ois Pignon.
Voil�.
Tout est l�-dedans.
Pourquoi j'ai fait le coup, comment je vous ai pris en otage...
Ben voil�...
Je pense pas qu'on se reverra.
Livre-toi. La cavale, c'est l'enfer. Elle ne supportera pas.
- O� est ton fric? - Chez le v�t�rinaire.
Tu peux rien faire sans pognon. Va te livrer, t'as pas de casier.
T'as une bonne gueule.
- Tu feras 1 an. - Elle ira � l'Assistance.
Et alors?
J'en sors bien, moi!
Vous voyez le r�sultat!
T'es un connard, toi.
Bon, j'y vais, moi.
Merci pour tout.
- T'en va pas. - Encore une fois,
pardon pour...
Je lui dis un mot, je reviens.
- Elle a parl�. - Comment?
- Elle a parl�. - Pourquoi tu chuchotes?
Pour pas la rebloquer.
Le m�decin a dit que si elle parle, il faut faire semblant de rien.
Je dois pas pleurer.
Faut pas rester l�, c'est dangereux.
Ca y est, je pleure.
C'est le plus beau jour de ma vie.
3 ans que j'attends �a.
- Vous avez un mouchoir? - Non.
Merde.
Ca se voit que j'ai pleur�?
Elle a parl�, gr�ce � vous.
Ma petite fille a parl�.
- Merde, je repleure. - Il faut y aller maintenant.
Oui.
On y va.
Vous savez ce qui serait formidable?
- Restez un peu avec elle. - Quoi?
C'est la 1re fois qu'elle demande quelque chose.
T'es malade ou quoi?
Bon, on va aller lui dire.
- Pourvu que �a ne la rebloque pas. - Dis-lui, toi. Moi, je me tire.
- Dites-lui au revoir. - Non.
Merde, la voil�.
- Restez une heure seulement. - Non!
II peut pas rester, mon amour. Il voudrait, mais il peut pas.
S'il reste, la police va lui faire du mal. Tu voudrais pas �a?
T'en va pas.
Je peux pas rester, je reviendrai, je te promets.
Laisse-moi partir.
Pleure pas, il va revenir. Papa est l�.
Pleure pas, Jeanne.
Je t'en supplie, pleure pas.
Jeanne!
Jeanne!
Salaud!
Jeanne!
- Ca va pas! - Il est fou!
II est malade, ce type!
Les clous!
Rattrapez-le!
Allez, monte!
A gauche.
Voiture 8 � toutes les patrouilles. On a trouv� Lucas.
Il roule dans une camionnette "Caraiibos".
Immatricul�e 1522 FT 33.
C'est foutu.
Arr�te, on va se faire allumer!
Je veux retrouver ma fille!
Lls vont nous tirer dessus.
O� est-elle maintenant?
- Qu'est-ce qu'elle va devenir? - Chut!
- Il va lui arriver du mal. - Chut!
Lls vont la ramasser, la mettre � l'Assistance.
Elle en mourra.
Elle tiendra pas. Je lui donne pas 3 semaines.
S'ils la ramassent, je me flingue!
- Ils seront responsables. - Chut!
Arr�tez de faire �a, merde!
Tais-toi ou on va aller en taule!
- C'est plein de flics! - Chut!
Bordel de merde!
Non.
- Elle va partir, je vais la perdre. - Chut.
Regardez-la.
Elle est petite, fragile.
N'importe qui peut lui faire du mal. Elle est sans d�fense.
Ma pauvre petite fille...
Qui c'est, lui?
Attention.
Il a une t�te � donner des bonbons
aux petites filles, le salaud. - Non.
- Et �a, c'est pas des bonbons? - Tais-toi, merde!
II lui en donne un!
Et elle accepte.
Je lui ai dit de ne pas accepter!
Non!
L�che cette pierre!
S'il vous pla�t, messieurs.
Cette petite fille est perdue.
Elle dit que sa maman est morte, et son papa en prison.
Ma petite fille...
Ils emm�nent ma fille.
Tu feras un an maximum. Apr�s, tu la r�cup�res.
J'irai la voir, elle sera pas toute seule.
Vous avez ma confession. Allez-y, bonne chance.
Tu vas faire quoi?
Oh! Je te parle.
Je la kidnapperai et je quitterai la France avec elle.
C'est pas la bonne solution.
Laissez-moi tranquille. Je veux qu'on me laisse.
Oui, ne quittez pas.
Oui?
Appelez l'Assistance! On va pas la garder ici!
C'est �a, au revoir.
L'argent du hold-up, il �tait chez le v�t�rinaire.
Une connerie de plus. Il est devenu d�bile, Lucas.
Tu penses qu'il est pas coupable?
Et vous?
Oui?
Qui �a?
C'est Lucas, il veut vous parler.
Tiens donc!
- M. Le commissaire! - C'est Antenne 2!
- RTL! - J'ai qu'une chose � dire.
Lucas est libre. Les charges ont �t� retir�es.
- Une question, Lucas! - Lucas!
Ca fait quel effet d'�tre pris en otage?
- Qu'allez-vous faire? - Trouver du boulot.
- Comme tout le monde. - Parlez-nous de votre ravisseur.
C'est un pauvre type.
Qu'on me foute la paix avec cette histoire.
- Encore une question! - Monsieur le commissaire!
Qu'est-ce que tu fous l�, toi?
Excusez-moi.
Que je t'y reprenne pas!
H�!
Tiens! Elles sont meilleures, celles-l�.
Merci, monsieur.
- Je passais dans le coin... - Cognac?
Non, merci.
C'est pas gai chez toi.
Il manque une fille ici.
Quand est-ce que tu te maries et que tu fais des gosses?
T'en as pas marre d'�tre seul?
Vous ne voulez plus me mettre en taule, vous voulez me marier.
- Le boulot, �a va? - Tr�s bien. 5 visites aujourd'hui.
3 cons avaient oubli� leur cl�, un 4e l'avait p�t�e.
J'ai forc� un coffre.
Toujours rapide?
Je suis pay� � l'heure. J'ai mis 45 mn au lieu de 10 s!
Continue comme �a, c'est bien.
Ca durera pas, c'est juste un int�rim.
Il y a du boulot nulle part.
Il est pas bon, ton cognac.
Je comprends pourquoi il a fait son hold-up, l'abruti.
T'as des nouvelles?
- Vous �tes mont� pour �a? - Non, pas du tout.
C'�tait vraiment pour te dire bonjour.
Merci pour le cognac.
Et la petite?
Qui �a?
Ah! A l'Assistance. Il y a un flic pr�s d'elle. On esp�re que le con
va se montrer un jour.
Elle va bien?
Je sais pas.
Allez, salut Lucas.
Je repasserai te voir.
Salut.
Bonjour, je viens voir Jeanne Pignon.
Vous �tes de la famille?
Non. Je suis un ami de M. Pignon.
Oui. Il y a l� un monsieur... Monsieur?
- Lucas. - M. Lucas voudrait voir Pignon.
D'accord.
- Attendez, s'il vous plait. - Merci.
- Monsieur Lucas? - Oui?
En principe, on autorise que les visites de la famille.
Tant pis. Donnez-lui �a et embrassez-la pour moi.
Des nouvelles de son p�re?
Non.
S'il entre en contact avec vous, pr�venez la police.
Prenez ce putain de singe!
Venez avec moi.
Bonjour, Jeanne.
- C'est pour toi. Il te plait? - Elle refuse
de communiquer et de manger.
Si elle continue, il faudra la mettre sous perfusion.
Tu entends, Jeanne?
On va te planter une aiguille dans le bras, �a fait mal.
Laissez-nous seuls un instant.
Il faut l'autorisation du juge.
Elle a besoin de beaucoup de choses, mais s�rement pas d'un flic.
Vous avez 5 minutes.
Jeanne?
Jeanne, regarde-moi.
Jeanne, tu dois manger.
Jeanne, sois gentille. Regarde-moi.
Je viendrai te voir tous les jours, regarde-moi.
Regarde-moi, bordel!
Bon, je m'en vais.
Voil�, je m'en vais.
Au revoir, Jeanne.
Tu te souviens quand tu m'as dit: "T'en va pas''?
T'as une jolie voix, tu sais.
Parle-moi encore, Jeanne.
Dis-moi encore: ''T'en va pas", �a me ferait plaisir.
Tu veux pas?
Bon, parle pas mais mange. T'es toute maigre!
Je t'apporterai un g�teau, demain. Tu veux?
Je vais te nourrir, moi.
Ca doit �tre d�gueulasse ici.
Un gros g�teau avec plein de cr�me, tu veux?
Je vais t'embrasser.
Et partir.
Je te le laisse l�, hein?
Bon, ben �coute...
Tu vas r�veiller tout le monde! J'esp�re que tu l'as pas fauss�e.
- J'ai eu peur. - Chut.
Voil�. Allez, viens.
Vous m'avez fait peur.
Que faites-vous l�?
- C'est toi qui sens le poisson? - Oui. Je dors dans un march�.
Tu pues, c'est effrayant.
- Elle doit aller mal. - Je l'ai vue hier.
- Alors? - Pas terrible.
Comment �a?
Elle ira mieux loin d'ici. Calme-toi.
- Travaillons proprement. - Vous avez raison.
- Ferm�? - Pas grave.
Tout est facile avec vous.
- Un flic la surveille. - Comment?
Une femme flic. Ca complique.
Chut.
Ca doit �tre l�-bas.
Chut!
- Y a plein de saloperies. - Regarde o� tu marches.
- Tu le fais expr�s? - Y a plein de trucs!
- Attends ici. - Non, je viens.
Reste l�, je te dis.
Chut.
N'aie pas peur, c'est moi, Lucas.
- Bravo. - En route.
Donnez-la-moi.
D�p�chons-nous.
- C'est pas la mienne. - Quoi?
- Vous vous �tes tromp�. - C'est pas vrai?
C'est � cause du singe. Elle l'avait dans les bras.
Je veux la mienne.
Qu'est-ce que c'est?
Foutons le camp!
- Je veux ma fille! - Planque-toi.
Ne bougez pas!
Jeanne!
C'est papa, viens!
Jeanne!
- T'as entendu? - C'est quoi?
- O� est ma fille? - Vous aggravez votre cas, Pignon.
Dites-moi o� elle est, ou je vous tue.
Elle est � l'infirmerie. Venez.
Je vais te recoucher.
Tu es sage. Tu ne cries pas, d'accord?
Vous serez coupable d'enl�vement, vous savez ce que �a co�te?
Rentrez l�, vite.
N'aie pas peur, Jeanne. C'est papa.
C'est moi, mon amour.
T'es coinc�, mon pote. Bouge pas.
Reste tranquille.
Vite!
Jeanne...
Jeanne!
Pourquoi elle se r�veille pas?
Elle est gel�e. Touchez.
- Elle doit voir un m�decin. - Mais non.
C'est pas normal qu'elle dorme comme �a!
Pourquoi elle est glac�e?
- Elle a pas les joues froides. - Comment?
Elle a pas les joues froides.
Et alors?
- Elle a juste les mains froides. - Vous vous arr�tez
pour �a?
Je veux un m�decin!
II va voir un clochard avec une petite fille de l'Assistance,
il appellera les flics!
- Je m'en fous, elle est malade! - Lucas, tu m'entends?
Oui, j'�coute.
- Ca falt une heure qu'on t'appelle. - Pas maintenant.
Je suis all� manger.
Il y a un d�pannage � falre, 18, rue du Paradis.
Chez le Dr Gilbert, je r�p�te rue du Paradls.
- Vous allez faire un d�pannage? - Chez qui?
Chez un m�decln. Le Dr Gllbert, II a perdu ses cl�s.
- SOS Serrures. - Hein?
- Vous avez demand� un d�pannage? - Oui.
- Vous �tes docteur? - Oui.
Ca va pas?
Si, �a va. Ca va tr�s bien.
J'ai fait une petite f�te...
Ca va tr�s bien.
Docteur?
Docteur?
II est saoul?
II faut un autre m�decin.
L�chez-moi, je suis docteur.
- Je suis docteur. - J'en veux un autre!
Celui-l� est tr�s bien.
Je peux marcher. Posez-moi. Je peux marcher.
Je vais �tre malade.
Je vais �tre malade.
Je voulais �tre m�decin sans fronti�re,
j'aime pas la chaleur.
Ne le tuez pas!
Docteur, vous m'entendez? On a besoin de vous.
La petite est malade!
Vous entendez, docteur?
Qui �tes-vous? J'appelle la police!
De quel droit...
Vous examinez la petite ou je me f�che.
Alors?
Passez-moi le truc, l�!
Qu'est-ce qu'il fait?
Qu'est-ce que vous faites?
Je prends ma tension, je ne me sens pas bien.
Non, �a va...
C'est bon.
- C'est marrant, j'aurais cru que... - Occupez-vous de la petite!
On y va!
On y va.
Putain, �a tourne...
C'�tait le banquet annuel des laboratoires Lachaume.
Moi qui sors jamais... Oh, putain!
On n'en tirera rien, partons!
Qu'est-ce que c'est?
C'est moi.
Arr�tez, �a fait tr�s mal!
Allez-y!
La tension est tr�s basse.
Son �tat est lamentable.
- Donnez-lui quelque chose. - Il faut l'emmener � l'h�pital.
On peut pas l'emmener � l'h�pital!
Que faites-vous avec elle?
C'est ma fille. Elle se laissait mourir � l'Assistance publique.
Je vais lui faire un tonicardiaque.
Il lui faut une alimentation normale.
Elle doit manger, sinon vous allez la perdre.
- On est o�? - Chez des clients.
Je leur ai mis une porte blind�e. Ils reviennent dans 15 jours.
Monte.
Tu vois assez?
Ca va pas?
Je sais pas ce qui m'arrive, je...
- Donne-la-moi. - Non, �a va aller.
J'ai pas beaucoup mang� ces derniers temps.
J'ai pas beaucoup dormi non plus.
- Donne-la-moi, tu vas la l�cher. - Non.
- Je veux pas qu'on la prenne. - Bouge pas.
Non, c'est trop lourd.
Ca va.
- Ca va? - Ca va.
Au lit, maintenant!
Elle va pas mourir, hein?
- Elle va pas mourir? - Pourquoi elle mourrait?
Arr�te de dire des conneries! Quel con, ce mec!
Pourquoi elle mourrait?
J'ai peur.
Les voisins!
Je m'en fous! Tu me fous la trouille avec tes conneries!
Jeanne, on est l�!
Tu n'es plus � l'Assistance! Y a ton p�re et moi, ouvre les yeux!
Ouvre les yeux, merde!
Arr�tez, vous allez lui faire du mal.
J'ai faim.
Elle a faim!
Elle a faim, bordel!
Merde!
Y a rien � bouffer ici!
Lls partaient, ils n'allaient pas faire le march�!
O� trouver � manger � cette heure-ci?
Y a du cassoulet.
- Du cassoulet? - Les petites filles en mangent?
Regarde ce qu'on t'apporte.
- Du bon cassoulet. - C'est bon pour les enfants.
Jeanne?
On va la laisser dormir.
C'est bon.
Oui, c'est bon.
Oui, c'est bon.
- Tu sors d'o�? - T'as fait quoi, ce soir?
- J'ai travaill�. - Il a pris sa fille, tu l'as aid�.
Moi? Vous rigolez ou quoi?
Je risquerais la taule pour aider ce connard?
Emballe-le.
- Et mon mobile? - La connerie, l'amiti�.
Allons-y. T'expliqueras �a � la presse, Duroc.
Hein?
Tu me mets en taule parce que je suis amical.
T'as d�j� failli me flinguer, tu veux me mettre en taule,
on parlera de pers�cution.
D�tache-le.
Tu n'arriveras pas � passer les barrages.
Vous vous ferez allumer.
Il est tard, Duroc. Je suis fatigu�.
Tu t'en sortiras pas avec ces deux minables!
T'as aucune chance!
Et voil�!
On est toute propre.
Bonjour, Jeanne.
Lucas...
Tu manges tout?
J'ai piqu� �a tout � l'heure.
Qui c'est?
Les clients chez qui j'ai travaill�.
Ils ont notre �ge, et un gar�on de 5 ans.
Je ressemble au type, la femme, c'est ton style.
Il y a tout ce qu'il faut.
Je vais m'habiller en femme?
Tu dois passer les barrages.
Ca ne marchera pas.
J'ai rien de f�minin! Je vais �tre grotesque!
Je suis trop vieux pour �a.
Il y a des vieilles femmes.
Oui, mais je ressemble pas � une vieille femme, bordel!
Tu dois passer les barrages, bordel!
Mets �a et on discutera apr�s!
Tu verras, ils repousseront vite. T'inqui�te pas.
Je suis grotesque.
On se fera arr�ter et ils vont bien se marrer!
Fais voir.
Je ferai pas 10 m habill� comme �a.
M�me au Br�sil, je me ferais arr�ter.
- Comment tu t'appelles? - Jean-Claude.
- Bien. Moi, je m'appelle comment? - Papa.
- Et lui? - Maman.
Ca va pas...
Mets ta perruque.
Qu'est-ce qu'il a fait � tes cheveux, ma pauvre petite!
C'est rien, maman. Ca va repousser.
- M'appelle pas maman. - Si.
Oui, c'est vrai.
- Quelle horreur. - Ca ira tr�s bien.
Je me sens vraiment mal.
Tu es jolie, maman.
J'aime pas qu'elle dise maman.
En route, Marie-C�cile. C'est ton pr�nom sur le passeport.
N'oublie pas, Marie-C�cile.
Oh l� l� l� l� l�!
Marie-C�cile...
- Il se d�p�che? - Oui.
Il faut y aller maintenant!
Ca va, toi?
Lucas.
Tu dois grossir, t'es trop maigre.
Je veux pas d'une enfant maigre comme �a.
Est-ce que tu vas rester avec nous?
Qu'est-ce qu'elle fout, ton p�re? Marie-C�cile!
Si ma bo�te n'avait pas coul�, je serais rest� chef des ventes.
J'avais 45 ans quand c'est arriv�.
- Qui a besoin d'un type de 45 ans? - Allez!
Si on tombe sur un barrage, parle pas. Laisse-moi faire.
J'aimerais pas aller en prison habill� comme �a.
- Un flic. - Quoi?
Derri�re nous, un flic.
- Merde! - Ca va, �a va.
On roule pas vite. Pas de probl�me.
- J'ai mal au coeur. - Comment?
- Elle va vomir. - Pas maintenant!
Respire bien. Ca va mieux?
Non, j'ai mal au coeur.
- Elle va vomir. - Pas sur moi!
Sors ta t�te.
Mets-la dehors, comme �a.
- Ma perruque! - Non!
- Quel con! - J'ai mal au coeur!
- J'ai mal au coeur! - Tais-toi!
J'ai mal au coeur, j'ai mal au coeur.
- Ca va? - Ca va.
Je peux pas franchir les barrages sans perruque.
Non.
- Les femmes ont les cheveux courts. - Pas avec cette t�te.
T'es trop laid, t'es horrible!
II te faut la perruque.
On la retrouvera jamais.
- Pourquoi vous avez dit tout �a? - Hein?
Sur mon physique, vous �tiez pas oblig�.
La voil�.
Qu'est-ce qu'elle a, ta perruque?
Elle a pris un mauvais pli, non?
Pourquoi elle se redresse?
Je ne sais pas, moi.
Merde!
On fait quoi?
Tu t'appelles Jean-Claude, hein!
Si on me pose des questions, je suis foutu.
On te dira rien.
Avec mon allure, ils poseront des questions!
Et ma voix! C'est foutu!
Calme-toi, bordel!
- Filons! - Tais-toi!
- Demi-tour! - Assez!
On est foutus, faites demi-tour, merde!
Ta gueule! Ta perruque, bon Dieu!
Gendarmerie nationale, vos papiers, s'il vous pla�t.
Vite, ma femme est enceinte. Elle se sent pas bien.
En effet...
- Vous allez � la maternit�? - Comment?
Attendez.
Ouvrez-leur la route, une dame accouche!
Pas la peine!
II y a des bouchons, c'est plus prudent. Allez-y.
- Je fais quoi? J'accouche? - Je r�fl�chis.
Le gyn�cologue va �tre surpris.
J'aimerais bien avoir un petit fr�re, moi.
C'est pas possible, �a.
Ils vont venir vous chercher. Ca va, ma petite dame?
Courage, maman.
Pourquoi ils partent pas, ces 2 connards?
D�tendez-vous, madame. Ca va aller.
Allongez-vous.
Voil�.
Le docteur vous attend.
Vous avez de la chance, la salle de travail est libre.
Ca va mieux.
Ca va mieux, merci.
C'�tait une grossesse nerveuse. Au revoir!
Voil�.
Vous grimpez la petite colline et l�-bas, c'est l'ltalie.
- Je sais pas quoi vous dire, Lucas. - Ne dis rien.
Vous partez tous les deux.
Je peux pas venir avec vous. Sois pas triste, tu sais pourquoi?
On se reverra souvent. Je viendrai vous voir en Italie.
On fera la f�te, comme si on s'�tait jamais quitt�s.
Je refais ma vie, je peux pas tout foutre en l'air.
Je comprends.
J'en peux plus de cavaler, j'ai fait �a trop longtemps.
- Je comprends, je vous dis. - Voil�. Au revoir.
Bonne chance.
Au revoir, Lucas.
Au revoir, Jeanne.
Je t'accompagne un bout, on sait jamais avec toi.
- On va se d�brouiller. - Ca va, en route.
Seulement quelques jours. Je peux pas rester toute la vie.
- J'ai autre chose � foutre. - Bien s�r.
Bien s�r.
Sous-titrage: DUBBING BROTHERS
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