All language subtitles for 1984 - Canicule

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Original subtitles

Prends soin de toi, Jimmy Cobb. J'ai tant besoin de toi.

T'inquiète, Baby Blue. Fais que le ciel te voit pas pleurer.

T'es encore le plus grand, Jimmy. Fais que ce jour soit pas le dernier.

Pourquoi tu me vois toujours mort ?

Parce que c'est ta putain de destinée.

Un de ces jours, je te reverrai avec tes oreilles dans tes mains.

Pas question, je serai riche.

Et peut-être dans 1/2H.

Quoiqu'il arrive, on se revoit à l'hôtel, ok ?

Ok, Jimmy.

Ici, le Détective Rojinski.

Ouais, tout est en place.

Capitaine, tout est prêt. Les homes sont en place.

Je vous tiens au courant.

Vous deux, allez au poste.

Vous deux, suivez-moi.

Les voitures sont prêtes pour le barrage ?

Les voitures sont prêtes. Vous savez ce que vous avez à faire.

Vous allez de ce côté, vous, par ici.

Mettez vos brassards. Tirez pas avant le signal.

Vous, descendez !

Tirez pas avant mon signal.

Une minute.

30 secondes.

Maintenant.

- Fais gaffe, on nous a balancé. - Qui ça ?

Tirez à volonté !

Attention !

C'est ma bagnole !

Montez dans les camions !

42 à 467, le barrage est installé, terminé.

C'est parti.

On a trouvé la voiture abandonnée sur l'autoroute.

Il a bazardé la voiture et doit être à pied.

Il doit pas être bien loin.

On va se concentrer sur cet endroit ici.

Il doit être dans cette zone.

Al Capone.

Al Capone. Comme à la télé.

Historique.

Fais attention, Joachim Maltravers.

C'est un coup important, c'est un vrai pro.

12.

Dans le cul, sales flics !

Doudou ! Doudou Cadillac !

Te cache pas, je t'ai vu.

Doudou !

Doudou, viens dans ma chambre.

Doudou. Viens voir ma chatte.

Doudou, fais pas semblant de pas m'entendre, descends !

Je vous entends, Madame Ségolène,

mais 3 fois hier soir et 2 cet après-midi.

Je n'ai plus de force.

Tu peux toujours mater.

Je te toucherai un peu et je te demanderai rien.

Demandez donc à Saîd ?

Il est trop vieux. Il peut plus bander.

Demandez à vos frangins.

Horace est très méchant.

Socrate a la chtouille.

Descends, Doudou !

Si tu descends pas, je couperai les pneus de ta Cadillac.

Merde ! Mate ça.

Des billets de 100$ !

Y en a au moins pour un million !

Assez de fric pour le reste de ma vie !

T'as entendu.

Donne pas à bouffer au gosse quand il rentrera.

C'est pas un restaurant.

T'entends, salope ?

Lui donne pas à bouffer derrière mon dos.

Ou je t'enverrai chez les p'tits vieux.

Oui, Mr Horace.

Où est le nègre ? Il bouffe pas ?

- Il doit se cacher. - Pourquoi ?

Il m'a encore pincé le cul ce matin.

T'es sûre que c'est pas toi qui en veut à son zigouigoui ?

C'est pas vrai !

Tu regardes pas ? Y a du boulot !

Te voilà, Blanche Neige. Trop tard pour bouffer.

Ok patron, j'ai pas faim.

C'est mieux comme ça.

Hé, où tu vas ?

Dehors.

Tu veux pas ma chatte, Doudou ?

Viens ici, toi. Allez !

Si tu laisse la truie s'enfuir, Horace va te battre.

Allez.

Va t-en !

Dégage !

Merde.

Putain.

T'as vu le gosse ?

S'il te demande à grailler...

j'oublie que t'es encore endormi.

Je préfère crever.

J'irai pas chez les p'tits vieux.

Je vais me tuer.

Oui, je me tuerai.

Salut.

J'ai bossé toute la nuit. 3 vidanges, 2 pneus à plat.

Vous êtes pas allé voir les filles à Chartres plutôt, Mr Socrate ?

Vous croyez que j'ai le temps ?

Ça serait rien si ma bléno n'était pas revenue.

C'est le Tonkin qui me chatouille encore.

Une décoction de barbe de maïs vous fera du bien.

Votre décoctioon, vous pouvez la mettre où je pense.

On peut pas combattre les Viets.

C'est pour ça que vous boîtez ?

Non, c'est à cause de mes grolles.

Du 43.

C'est fais exprès.

Les anglais, qui ont inventé le subterfuge, ont un dicton:

"Si tu veux oublier tes soucis, porte des chaussures trop serrées."

On entend parler de vous à la radio, Mr Cobb.

Ils disent quoi ?

Que vous êtes cruel. C'est ce qui m'a intéressé.

Ils n'ont rien dit d'autre ?

Vous tuez pour le plaisir.

Et vous n'avez pas peur ?

Si.

Alors, pourquoi vous êtes là ?

Vous vous en sortirez pas seul, Mr Cobb.

Les gens ici ne pensent pas comme vous le faites.

Ils ont un oeil aguerri. Vous aurez besoin de quelqu'un.

Sinon, vous êtes un mort ambulant.

Faites-moi confiance !

Je me méfie de tous ceux qui s'approchent de trop près.

Ou ils veulent ma mort ou alors, c'est mon pognon.

Pas moi.

Je ne pense qu'à moi.

Je ne dirai rien à personne.

Hé, p'tit gars !

Fiston, je te parle.

Quoi ? Vous voulez quoi ?

Dis-moi si un étranger est passé par ici ?

Il en passe sans arrêt, armés jusqu'aux dents.

C'est quoi le vôtre ?

Le mien porte un smoking avec une fleur juste là.

Tiens.

Si tu le vois, appelle-moi à ce numéro.

C'est un hôtel à Chartres.

Un hôtel, hein ? Le 17 28.10 ?

Le numéro de Lilly, ma tante.

En fait, ma demie-tante, c'est pas la soeur de ma mère.

Elle est du côté de mon père.

Vous pigez ce que je te dis ?

C'est le numéro d'un clandé.

Un Coca ?

"Van Gasteren." Qui c'est ?

Mon arrière grand-père.

Pas un demi-grand-père.

Capitaine de destroyer.

A coulé deux fois en Artique.

Tu veux gagner 100F ?

On sait jamais, si les flics te posent des questions

ne leur dis pas qu'on s'est rencontrés, ok ?

Ok.

Ça me gènerait beaucoup et je serai très en colère.

Tu t'appelles comment ?

Aniello Dellacroce.

Petit bâtard !

Il a encore essayé de forcer la porte.

Attends que je t'attrape, petit con.

Fais gaffe à ton cul.

Non, arrête, non !

T'as essayé de casser le verrou, connard !

Arrête ! Arrête de me frapper ou je vais le dire à ma mère !

Dis-lui d'aller se faire foutre.

Au secours, non, arrête !

T'es pas mon père, je te hais !

T'en veux encore ?

Va te faire mettre !

Prends sur toi, Aniello.

Une cicatrice bien placée n'a jamais géné un vrai héros.

Ok, Aniello. Un p'tit coup de nitro-bibine.

Vous faites des stocks avec les produits de la ferme ?

Bonjour.

Lieutenant Le Barrec, GIGN. Nous cherchons Jimmy Cobb.

Jimmy Cobb ?

Cobb ? Cobb.

Non, y a personne ici qui porte ce nom.

Non, y a pas de Cobb ici.

C'est ce type qui rend furax tous les flics ?

Celui qui leur tire dans les genoux ?

Pourquoi vous le cherchez ?

Le hold-up de la banque. Il a piqué un million de dollars.

Chapeau !

Ouais et avec 7 morts et un gosse touché en plein coeur.

Quelqu'un a merdé, hein ?

Il tuera pas beaucoup de monde ici.

Ou alors, ce serait une sacrée déveine.

Y a jamais personne ici.

On revient cet après-midi. L'Officer Marceau restera avec vous.

- Est-ce clair, Marceau ? - Oui, Lieutenant.

Restez là et vous vous ferez décapités.

Salut, les gars.

- Vous désirez ? - Le plein.

La pompe marche pas.

Et... et pas d'essence ?

C'est inutile ici, y a pas de voiture.

Et pas de clients ?

Parce qu'il y a pas de routes.

Pour faire court, on voit jamais personne ici.

Oui, des piétons.

C'est, comme on dit, une "destination."

Je peux peut-être nettoyer votre pare-brise.

Si vous avez encore de l'eau.

Vous rigolez ?

Vous êtes pécheur ?

Marrant, votre machine.

Je dirais hilarant. Vraiment hilarant.

C'est quoi, exactement ?

Des appâts. Mais j'ai aussi des vers de vase et des mouches.

Vous êtes donc un poète sous votre galure.

On peut au moins se laver les mains ?

Bien sûr.

A droite au bout de la pagode.

Suivez-moi.

C'est quoi ces trucs ?

La fierté d'un homme, Monsieur.

Tout ce qui reste de l'empire colonial.

Vous avez vu passer un impérialiste en costume noir ?

Un costume noir par ce temps ?

Je ne suis pas inquiet.

Vous êtes un malin. S'il venait, vous le repèreriez de suite.

Je le parie.

Vous me trouverez là si vous deviez me prévenir.

Le 28-10 ?

C'est pas un...

Un bordel, oui. On me l'a déjà dit.

Y a des flics partout. Je sais plus quoi faire.

Je reprends 3 bières.

Mon pauvre chou. Je vais m'occuper de toi.

Ici, l'Ange Bleu.

Je pourrais parler à Melle Lily Maltravers ?

Elle est en mains. Qui appelle ?

C'est son viel oncle.

Avec le drôle de chapeau ?

Et qui sait faire la danse du dos.

- Bubbles ? - Oui ?

Va chercher Lily. Son oncle Socrate appelle.

Ok, t'en va pas.

Quitte pas, mon bijou. Je vais chercher ta famille.

Que se passe t-il ?

Lily, ton oncle Socrate est au téléphone.

Il dit que c'est urgent.

Bouge pas, chéri, je reviens.

Je crois que c'est sérieux.

Allô ? Oncle Soc ?

T'étais sous quelqu'un, ma belle ?

Non, ce soir, c'est le fouet.

Insupportable, par cette chaleur.

T'as vu Chim, par hasard ?

Pourquoi il serait là, t'es dingue ?

Pas sûr mais le petit salaud a piqué une de mes mobs.

Au fait...

"Romeo Fabrizio, import-export." Ça te dit quelque chose ?

Tu veux dire, Marcel.

Maggy, mon oncle a vu Torontopoulos.

Torontopoulos ?

Ouais, Marcel Bouzagran, le gars qui me conduit.

Il fait tourner mon moteur.

Il cherche Cobb, pour le compte de Snake.

Snake ?

Snake, celui qui était avec Jimmy Cobb.

On l'a chopé après la fusillade.

Le Lieutenant de Cobb ?

C'est pour ça que t'as vu Marcel.

Tout le monde veut le fric avant que les poulets se servent.

Aucune chance. Les flics sont partout.

Un flic pour chaque grain de blé.

Cet hiver, y aura pas de son dans le pain,

juste des poils de cul de flics.

Je dois y aller. Mon type SM s'impatiente.

Je dois lui lire un chapitre des "4 filles du Dr March".

Où est mon petit fouet ?

Si je vois Chim, je lui dis quoi ?

Rien.

Ok. Bye, Oncle Soc.

Bisous, ma belle.

Le p'tit branleur.

Qu'y a t-il ?

Vous avez jamais vu quelqu'un bouffer ?

Combien d'hommes avez-vous tué Mr Cobb ?

J'ai su que quand vous vous échappiez d'une prison,

vous tiriez dans le genou du directeur.

Je suis un dur.

Mauvais, ok.

Avec un coeur de pierre.

Je suis au bout du chemin.

Racontez-moi.

Pourquoi vous faites tout ça ?

Me regardez pas comme ça.

Expliquez-moi quelque chose.

Ce matin, ça, c'était boutonné.

Maintenant, c'est déboutonné.

Me forcez pas.

S'il devait se passer quelque chose entre nous,

ce serait à moi de décider.

T'as vu Horace ?

Je ceherche le frangin. Son tracteur est pas là.

Horace l'a pris. Il est dans les champs.

Comment vous pouvez vivre avec des gens comme ça ?

J'étais seule.

J'avais besoin d'aide quand mon père est mort.

Un jour, le marin est devenu fermier.

Le blé a remplacé la mer.

Je me retrouvais parmi 240 hectares,

sans aucune aide.

En juillet, un homme est venu travailler ici.

Et mon fils est né.

La saison suivante, Horace est venu pour la moisson.

Il est resté.

Horace n'a pas toujours été comme ça.

Les humains se gâtent, Mr Cobb.

Si je vous aide à vous échapper, faites-moi une faveur !

Que puis-je faire ?

Tuer mon mari.

Il t'a bien baisé ?

Allez salope, dis-moi comment il t'a baisé.

Je sais que t'es une nympho.

Je t'ai vu dans la grange avec lui.

Ça fait quoi de baiser un Américain ?

C'était bon ?

Salope, putain !

Si tu en parles à quelqu'un, t'es morte.

Tu fais le mariole ou quoi ?

Fous la paix, j'ai une queue de 200 mètres.

Mais des choses se passent, des choses importantes.

La ferme, je suis occupé.

Il se peut que Cobb se cache dans la maison.

On sera peut-être millionnaires.

Chim a trouvé le magot, regarde !

- Des dollars, tu dis ? - Ouais.

Bon Dieu, je bande plus.

- Où il est ? - Parti, disparu.

- Mort au champ d'honneur. - Un gosse disparait pas comme ça.

Faudra tirer sur l'Américain, c'est des costauds, ceux-là.

Il sait pas de quoi on est capables.

Allez, viens.

Dommage.

C'était comment ?

Ça vous a plus ?

Calibre 12. Ça cogne sec !

Attendez. C'est du spécial. Un Brenneke.

Vous allez apprécier, faites gaffe à vos pieds.

Mon frère veut vous causer d'argent.

Fric, fric, fric !

Un trou tout les 15 cms.

Quand vous aurez plus rien sous les pieds, vous finirez pas descendre.

Toujours aussi borné, Cobb ?

On va vous rendre la vie impossible.

Rien à boire.

Rien à bouffer.

T'entends, Al Capone ?

Tu crois qu'il a pu sauter ?

Impossible. Trop haut. Et puis, y a les chiens.

Va vérifier, au cas où.

Tu répliques, hein ?

T'agis comme un dur, hein ?

Je vais te montrer.

T'entends ?

On va discuter.

Discuter un peu...

Merde !

Putain !

Comment t'as fait ?

- T'es vivant, au moins ? - Qui sait ?

Bordel !

Tu veux mettre le feu à la grange ? Attends voir !

- Tu vas crâmer vivant ! - Tu vas faire quoi ?

Tu seras un barbecue, t'entends ?

Un barbecue ! Tu crâmeras comme un pulet.

- Mets pas le feu à la ferme. - M'en fous !

J'ai une assurance-incendie, la grêle, la fièvre aphteuse !

je suis assuré contre tout, bordel !

T'entends ?

Ça va te réchauffer les couilles ! Tu verras !

Je t'avais dit qu'on l'aurait !

On l'a eu !

Vous voilà, hein ?

Tu fais plus le malin, hein le gangster ?

On y va !

On va s'taper un Blanc, on l'a bien mérité.

Vite, éteignez le feu !

Vite !

Je peux plus respirer. L'âge, sans doute.

J'espère que t'as pas amené du tord-boyaux, salope.

On va fêter ça vec du vin, la conclusion d'une affaire.

Si c'est chaud, ce sera de ta faute. J't'enverrai chez les p'tits vieux.

Quand c'est du bon, ça peut pas faire de mal.

V'là, mon gars.

Les filles, nettoyez la grange avant le retour des gars.

Les pancartes brûlées vont dans la remise, ok ?

Les chiens morts dans la fosse de chaux vive.

Vous buvez pas, Mr Cobb ?

Je ne bois jamais.

Si vous buvez pas, le dialogue sera impossible.

Sans dialogue, on appelle les flics.

Vous voulez parler d'argent ?

On prend un risque en vous cachant ici.

Comme cacher un Juif à l'époque d'Hitler.

Combien ?

Le tout.

Moins les frais, bien sûr.

Vous voyez.

Avec toute l'armée que vous avez au cul,

ça coûtera du fric si on doit vous garder un certain tamps ici.

J'ai besoin d'une voiture.

Voilà !

On a une Cadillac.

Il se sentira chez lui.

Le tableau de bord est dans sa langue.

Vous devez aller trouver quelqu'un en ville pour moi.

- Quel genre ? - C'est pas difficile.

Si c'est pas trop dangereux, on enverra une des gonzesses.

- On peut envoyer Jessie. - Jessie ?

Ma femme.

Et le butin ? Il l'a encore ?

Ouais. S'il l'avait encore, on pourrait y jeter un oeil.

Je me méfie... J'ai des drôles d'idées.

Ça a un rapport avec mon neveu.

Vous avez vu un blanc-bec...

un p'tit con de fouineur qui vous espionnait ?

Un petit emmerdeur. Vous lui avez même donné quelques dollars.

Pour qu'il disparaisse ?

Le dollar que j'ai trouvé dans la chambre de Chim...

c'est vous qui l'avait donné à ce petit fils de pute ?

C'est vrai, c'est vous ?

- C'est bien ça ! - Voilà !

Y a pas de...

L'hélico est là !

C'est les mêmes types.

Va te débarbouiller.

A la grange, Mr Cobb.

Vous pouvez pas rester ici, Mr Cobb.

Je vais mater ces mecs.

On y va, bon Dieu !

Je veux pas aller chez les p'tits vieux.

Je vais me tuer.

On m'obligera pas.

Melle. Je suis pressé. Vos frères sont là ?

Lequel d'entre-vous passe la nuit ici ?

Marceau.

Madame. L'adjudant Marceau passera la nuit ici.

Ordres de nos dirigeants. Vous pouvez le loger ?

- Y a une chambre, là-haut. - Je peux pas rester ici.

Allez, Marceau. On va tester la radio dès qu'on décollera.

Marceau, c'est un si joli nom.

Venez, je vais vous montrer la chambre.

- On y va, Marceau. - Suivez-moi.

- Au revoir, Madame. - Au revoir, Monsieur.

Au fait, des indices sur l'homme que vous cherchez ?

Oui, les gens le voient partout.

Si vous le trouver, vous allez le tuer ?

On ne tue pas les gens comme ça. Notre métier est de les arrêter.

Rien de plus.

Vous serez bien installé dans la chambre de Chim.

Oh, c'est quoi ?

Laissez-moi faire.

Mike Alpha Romeo à Aigle Noir, à vous.

Et ça ?

Vous me recevez, nom de Dieu ?

Lieutenant. Vous avez tout ce dont vous avez besoin ?

Une belle vue sur la ferme. Vous allez adorer.

Elle vous ennuie ? C'est une vraie casse-couilles.

Laisse ce militaire tranquille. Dégage !

Va là où est ta place.

Pardonnez-lui, Lieutenant.

On y va.

Mike Alpha Romeo à Aigle Noir. Vous me recevez ? A vous.

Ici, Aigle Noir. Vous reçoit fort et clair.

N'oubliez pas, Marceau,

si vous avez des soucis, tirez à vue.

Compris. Et je fais quoi avec la cinglée ?

Mêmes ordres.

Amusez-vous bien, Marceau. Terminé.

C'est Proserpine ?

Tu fais quoi ici ?

Qui va se refaire engueuler ?

Ce sera Doudou, comme d'hab !

Du pognon !

Du fric !

J'y crois pas !

De l'oseille ! Mon jour de chance !

Proserpine, je t'aime !

C'est magnifique !

Tu fais quoi à cette heure-ci ?

Je viens profiter de la vie.

Tu vas bien t'amuser avec tout ça.

Attends-moi, ne monte pas tout seul.

- Voilà, Colonel. - Juste une goutte.

Pas trop.

C'est bon, allez, allez..

Il est tard.

Il est temps d'aller au padoc.

Je peux l'emmener si tu veux.

Non, occupe-toi de tes affaires.

Faites gaffe à la marche.

Je peux le ramener. Oui.

Fous-nous la paix, dégage !

Allez, au lit.

- Voilà. - Dégage de là.

Non, laissez-moi entrer !

Je veux le mettre au lit.

Des super dollars pour Doudou. Je suis riche !

Je veux entrer.

Tu vas dégager d'ici ! Dégage de là, bon Dieu !

Tu vas foutre le camp de là ? Dégage d'ici !

Je vais te cogner ! Ferme-la !

Laisse-moi ! Me touche pas !

J'ai juste besoin d'un peu d'amour.

Jessie, me pousse pas. Me laisse pas en plan.

Laisse-moi faire ou je vais m'endormir.

Me touche pas !

T'es ma femme !

Dégage, t'es saoul comme un cochon.

Je suis un peu excité. Ne juge pas ton mari.

Va faire tes saloperies ailleurs ! Va voir tes campeuses.

Me touche plus. Jamais.

Tu me refuses, salope.

Tu me rejettes.

Ton vieux mari.

Je pourrais en prendre offense mais c'est pas le cas.

Je réfléchis.

Si tu me laisses pas faire, c'est qu'il se passe quelque chose.

Le gangster te donne des idées ?

Ce tueur te fait mouiller ?

Tu me crois pas au courant de ton petit jeu ?

Tu remets toujours tes cheveux en place quand il est là.

Je ne suis pas offensé.

Je suis juste déçu.

Ce serait dommage si je faisais un truc idiot.

Tu l'auras voulu.

T'as peur, sac à puces !

Je dormais.

Que puis-je faire, Mr Horace ?

Faire tes valises.

Je veux plus te voir.

Tu pars demain, à la casse... chez les p'tits vieux.

Tu m'entends, salope ?

Les p'tits vieux.

J'irai pas chez les p'tits vieux.

J'irai pas.

C'est moi.

Vous allez me faire l'amour.

J'aime baiser. J'aime ça parce que j'ai que ça.

Si je vous laisse libre, vous serez gentil avec moi ?

Vous me baiserez, hein ? Vous me baiserez bien.

Je ferai tout ce que je veux. Je donnerai les ordres.

Tout ce que je veux.

Et longtemps, très longtemps.

Tu me baiseras bien.

Tu me boufferas les nichons.

Je gueulerai à fond.

Dis que tu me baiseras bien, ou j'appelle ce flic.

Tu me baiseras ou je crie. Je crierai.

je crierai.

Arrêtez !

Non, ne criez pas !

Ne criez pas !

Arrêtez !

Hé, les girl-scout !

Vous dormez pas déjà ?

Réveillez-vous ?

J'ai du pinard.

On pourrait s'amuser un peu, vous en dites quoi ?

C'est juste pour baiser un peu !

Allô, garage Maltravers.

Oncle Soc ? Je te dérange ?

Non, ma belle. Je remplissais mon réservoir.

T'as posé ton p'tit fouet ?

Ouais, le client dort.

J'ai un strip à 02H00 et après ça, je vais faire dodo.

Qu'est-ce qui me vaut ce plaisir ?

On a trouvé ce que tu cherchais. Chim est venu nous voir.

Il dit d'appeler Aniello Dellacroce.

Amène ce petit bâtard au téléphone.

Il veut pas te parler. Il est trop occupé.

Maggy est juste ici. Elle va tout expliquer.

Prêt ?

Là, il boit du whisky qui a 16 ans de plus que lui,

il caresse toutes les filles, et il fume un cigare.

Ressens un peu ça.

Il a glissé un billet de 100$ dans les nichons des filles.

Il dit que c'est un bon investissement. - Le p'tit salaud.

Allô ?

Ici Snake.

Il dit aussi que vous êtes tous des branleurs.

Il dit aussi que...

votre frère, Horace, a le butin.

Et on est sur le point de venir vous payer une visite.

Bordel.

C'est bien le moment.

C'est pas le moment.

PFous le camp !

Je veux voir mon petit frère. Réveille-le.

- Il est pas là. - Bordel, j'espère qu'il

est pas reparti voir les campeuses suédoises.

Là ou en en enfer, je m'n cogne.

Je suis grave dans la merde.

S'il revient, garde-le à la maison, Jessie.

Y a du danger.

Plus que tu ne crois.

Je suis grave dans la merde.

T'as changé d'avis ?

Madame ! Réveillez-vous !

- Que se passe t-il ? - Comment ça ?

Quelqu'un est entré chez nous et a tué mon mari.

J'ai crié mais vous dormiez. Et vous demandez ce qui se passe ?

Qui était-ce ? Où est-il ?

Vous croyez qu'il vous a attendu ?

Y a eu des coups de feu. Le patron a gueulé.

Il a gueulé.

Faut jamais interférer dans les affaires des blancs.

Je m'en lave le cul.

Faut jamais interférer dans les affaires des blancs.

Jamais.

Mon frère, on ne peut pas...

Je vous attendais.

Comment vous avez pu ?

C'est pas plus dégoûtant que le reste.

Pas plus dégoûtant que ma vie.

Et puis, on peut tout faire avec de la haine.

Merde !

Je vais tout vendre. Je me casse d'ici.

Vous croyez que c'est possible ?

Peut-être.

Il faut tout nettoyer. Le flic peut revenir.

C'est vous le meurtrier car c'est votre flingue.

Mais je suis prête à vous aider. 50/50.

Oubliez pas.

Vous devez aller en ville voir quelqu'un pour moi.

Ce sera la fin de notre marché.

Pas de souci, j'irai.

Ce meurtre, c'est vous. Pas moi !

Ça devrait vous aller. Mon père avait votre taille.

C'est votre père ?

Oui.

On me collera pas ce meurtre même si vous m'accusez.

Je nierai tout.

J'ai mis des gants quand j'ai tiré.

Vous avez vraiment pensé à tout, pas vrai ?

Je savais que ça arriverait mais je savais pas comment.

Cette broche appartenait à ma mère.

Comment vous appelez-vous ?

Jessica. Mon nom est Jessica.

C'est pas français.

Et alors ? Je suis Hollandaise. Vous êtes Américain.

On est pas à notre place, ni vous ni moi.

L'hôtel est à côté de l'église. 2ème étage, chambre 206.

Elle s'appelle Naomie Blue.

Vous pouvez me faire confiance.

D'une façon ou d'une autre, ce sera fait.

Dommage de ne pouvoir faire aucun plan avec vous, Jimmy Cobb.

Vous pensez que j'ai aucune chance ?

Aucune.

J'oubliais. Vous devrez tuer Socrate.

Adieu, Jim.

Ayez une belle mort, Mr Cobb.

Hé, revenez !

Va te faire foutre.

Non, non !

Pas mon dragon, Monsieur !

C'est le joyau de ma collection !

Comme j'ai dit, on doit voir votre frère d'urgence.

Où peut-on le trouver ?

Mon frère a disparu.

Fais gaffe ou je vais te trouer !

Sachez la vérité,

y a eu du chambard hier soir. Je vous dis pas, l'horreur.

Quand je vous ai entendu, je croyais que l'homme en noir revenait.

- Où est-il ? - Où est Cobb ?

Jimmy Cobb m'a envoyé.

Entrez.

Les flics sont ici depuis ce matin.

Depuis 24H, j'ai peur.

Où est-il ? Où est-il ?

Chez moi. Bien vivant.

Qui êtes-vous ? Pourquoi est-il chez vous ?

Qu'est ce que ça peut faire ?

Je suis venue vous dire ce que veut Mr Cobb.

- Vous allez à l'aéroport. - Il me rejoindra là-bas ?

Prenez immédiatement 2 billets pour Madrid.

Il vous a baisé ?

S'il n'est pas dans l'avion ce soir, partez sans lui.

J'irai nulle part sans lui.

Je suis jamais allée nulle part sans lui.

Si Jimmy Cobb meurt,

je mourrai avec lui.

Vous pigez ?

Vous ne m'avez pas répondu.

Il vous a baisé, oui ou non ?

N'emportez rien.

Paertez immédiatement.

Je pars la première.

- Et le flic dans la rue ? - Je m'en occupe.

Non, il ne m'a pas baisé.

Pas besoin de courir, je suis là.

Vous suivez les femmes dans la rue en général ?

Vous avez eu raison, vous êtes mon type.

Va jeter un oeil, Aniello. On sera plus tranquille.

Je ne veux pas.

Je ne veux pas que Horace m'attrape.

Vas-y, Lily. C'est ta maison aussi.

Vas-y.

Je le sens pas non plus.

C'est un truc de mec.

Je ne veux pas qu'elle prenne de risque, Snake.

Cette gonzesse est une gagneuse. Je l'aime.

Une chose à faire. Envoie quelqu'un de dispensable.

Lui, il sera notre éclaireur.

Ouais, comme un grand garçon.

- Je sais pas si j'en suis capable. - Vas-y.

Y a quelqu'un ?

Alors ?

Y a... quelqu'un ?

C'est... le fusil de mon frère ?

Oui.

Où est mon frangin ?

Il dort.

- Et Ségolène ? - Elle dort.

Et les ouvriers... la vieille, l'Arabe ?

Ils dorment tous.

Je suis pas venu seul. Ils sont armés jusqu'aux dents.

Allez, Socrate ! Tu fais quoi là-dedans ?

Faites exactement ce que je dis.

Ou je vous éclate le genou.

Même dans le genou, une balle fait du boucan.

Non, on fera ça à la cave.

10 secondes, Papy !

T'as 10 secondes sinon on va tirer.

S'il veut pas répondre, on fera appel à la loyauté familiale.

Si t'es pas là dans 10 secondes, je fais sauter le gosse !

J'en ai rien à foutre !

Vous pouvez l'exterminer ! C'est de la mauvaise graine !

Ta famille t'apprécie pas des masses, pas vrai ?

Vous pouvez tous aller vous faire foutre !

On fait quoi ?

- Tirez pas. - Arrêtez, arrêtez !

Je veux pas qu'on s'entretue.

Y a pas à s'inquiéter. C'est un drame de famille.

Ma petite puce. Mon pauvre poussin.

Pourquoi vous êtes pas revenu ?

On a perdu un homme remarquable... mon frère, Horace.

Cobb l'a refroidi ?

Un peu de respect.

Ma belle-soeur est veuve, j'ai perdu mon frère,

et Lily a perdu le confort de sa famille.

Où est le corps ?

Là, dans la cave.

Il l'a pas loupé.

Y a une fortune ici !

On dirait une cave à vins !

Me faites pas de mal.

Qu'est-ce qui a de si marrant ?

Je pensais à tous ces poulets qui m'attendent au soleil.

Vous savez ce qui est aussi marrant ?

Quoi ?

En parlant de poulets, je suis flic.

Un flic qui vous attendait aussi dans le soleil.

- Que faites-vous ? - Je vais vous dessouder.

Pourquoi ?

Mieux vaut que vous soyez mort quand je tirerai dans le genou.

Ça fera moins mal.

Je veux que vos collègues vous trouvent au lit, nu et mort.

Avec une balle dans le genou... La signature de Jimmy Cobb.

Ce sera la canicule cet après-midi.

Où est mon homme ?

Je l'ai pas vu ce matin.

Mais hier soir au souper, on a pas mal picolé.

Où sont ses quartiers ?

Là-haut, dans la chambre du gosse.

C'est là que vous le trouverez.

Ce soleil !

Tout est prêt, Lily ?

- Ton mac va tenir le coup ? - Il me prend pour qui ?

Il est pas là, son flingue a disparu et la radio fonctionne.

Quelque chose cloche.

Melle.

Monsieur.

Je m'appelle Lily, et voici Marek, mon fiancé.

Votre visage est familier.

Vraiment ? J'en doute. Moi pas.

Le fumier.

Alors, on le boit ce vin blanc ?

Il est avec l'éclopée. C'est ça ?

Pardon, Colonel, l'éclopée, comme vous le dites si gentiment,

est un membre de ma famille.

Nymphomane mais en bonne santé.

Pas comme ces étrangers qui viennent sur la propriété des Maltravers...

et qui donnent la chtouille à tous les flics.

De qui parlez-vous ?

Les 2 Suédoises qui font commerce dans nos champs,

à 300 mètres d'ici.

- Vous pouvez pas les louper. - Les Suédoises.

Emmène-le à l'hôpital avant qu'il mette du sang partout.

On a assez d'explications à donner comme ça.

Allez, on y va.

C'est pas si mal.

Le salaud, il est lourd.

Vite, vite !

Vite !

Avancez, avancez !

Non, non, non, pas là.

- Non, dans le coffre ! - Mais il va manquer d'air !

Il est trop voyant.

Vite, montez.

Voilà, emmenez-le.

- Ça va, chéri ? - A l'hôpital, magne !

Je vais faire vite, chéri.

Encore toi, hein ?

Bonne idée, tu vas creuser.

T'attends quoi ? Creuse !

Creuse, connard !

Tu veux le fric ? Creuse, bordel !

- 50/50. - Je t'ai dit de creuser !

Ou je t'éclate la tête.

Commandant, j'ai de mauvaises nouvelles.

Cobb a tué Marceau hier soir. Le Yankee a disparu.

Compris, Le Barrec. Mais ici, c'est bien pire.

Cobb a tué aussi en ville le détective Rojinski à l'hôtel.

Une balle dans le genou.

On l'aura, Commandant !

Horace, mon pauvre frère mort, avait raison.

C'est la Beauce.

Cette saloperie de campagne qui s'accroche à vous.

Vous êtes cuit, Cobb !

Vous êtes au bout.

Creuse !

C'est le pognon ?

Putain !

Putain !

S'il prend son flingue, je le bute !

Tirez !

Que dois-je faire ? Je peux pas le finir comme un lapin.

Salut, Capone. Assieds-toi.

C'est le fauteuil du capitaine. Un bel endroit pour crever.

C'est moi qui donne les cartes maintenant.

Hé, Capone.

Reprends-toi, t'effondres pas maintenant !

Les flics arrivent et si tu saignes à mort,

on fera même pas les nouvelles de 20H00.

Et ça, ça me rendrait furax.

Attends les gens de la télé. Fais pas le con.

Je veux être célèbre.

Et t'es le seul à pouvoir me rendre célèbre.

Tirez pas, il va me tuer !

Tirez pas, il va me tuer !

Il a pris un gosse en otage !

Ça leur apprendra.

N'essayez rien avec moi, Jimmy Cobb.

Je vous ai à ma merci, c'est moi le patron.

Tu t'appelles comment, gamin ?

Aniello Dellacroce.

Et c'est moi qui ait pris tout votre pognon.

Hé, Capone ! Viens voir !

Pas le moment de pioncer !

Les flics sont là. Ils viennent de partout.

Ça peut pas finir mal.

Il faut que je vous fasse passer pour un héros.

Comme vous êtes, vous avez l'air ordinaire.

Ça passe mal à la télé.

C'est mieux, hein ?

C'est pas assez.

Capone crèverait pas sans avoir une sèche au bec.

Ben, merde.

Tu dois être méprisant.

Ce sont tous des chochottes !

Regarde-les de haut.

Les héros sont condescendants.

T'as encore d'autres allumettes ?

Vous voulez mettre le feu, hein ?

Ce serait super à la télé.

Mets-en dans le ruban.

Ouais !

Génial !

C'est ça, le truc.

Les allumettes légendaires de Jimmy Cobb.

C'est ça, ils se souviendront tous de la légende.

Les reporters sont enfin là.

Juste à l'heure.

J'espère qu'il pleuvra pas.

Qu'est-ce que t'en a à foutre s'il pleut ?

Parce que j'ai un plan.

Moi aussi. Je veux devenir une légende.

Être celui qui a tué Jimmy Cobb.

Abrutis ! Connards ! Ils vont nous tuer tous les deux !

Faites gaffe ! Ils nous attaquent. Comme dans les films !

Capone. Non.

Je vais crever... et je rejoindrai mon père.

Capone, je vous en prie !

Je te sauve la vie, gamin.

Je garde la légende pour moi.

Bonne mort, Mr Jimmy Cobb.

Allons-y !

Ma caisse !

Ma caisse !

Arrêtez !

Je suis celui qui a tué Jimmy Cobb !

Je suis celui qui a tué Jimmy Cobb !

T'as quel âge ? Tu t'appelles comment ?

Aniello. Aniello Dellacroce.

Comment t'as fait ?

Que s'est-il passé, gamin ?

Pas "gamin"." Aniello Dellacroce.

J'ai tué Jimmy Cobb !

J'ai tué Jimmy Cobb !

Je suis celui qui a tué Jimmy Cobb !

Mon fric !

Les dollars de Doudou !

Du fric pour les Africains !

Madame, c'est votre fils ?

T'inquiète pas, Maman.

Je suis là.

Je suis riche maintenant.

On ira en Amérique. T'auras du rouge à lèvres.

Tu seras toujours belle.

Je t'embrasserai dans le cou. On restera au lit.

Je choisirai tes maris, mais ce sera pour plus tard.

On sera riches, on sera craints, on sera méchants.

Des vrais salauds.

Oui, de vrais salauds.

Trad: Uncle Jack 2020 !

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