All language subtitles for 1980.Le guignolo (fr)

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Original subtitles

Eh ben dis donc, �a commence bien !

Il est tr�s beau mais il est assez mal encadr�.

Qu'en pensez-vous ?

Si l'on fait abstraction de l'�poque fauve,

je ne d�teste pas quant � moi

cette grande p�riode des matins de Paris.

Vous �tes un connaisseur.

Comment imaginer le contraire ? Serais-je l� ce soir ?

- Vous �tes arm� ? - Pour quoi faire ?

- Vous �tes assur�e ? - Cela va de soi.

Soyez gentille de me donner le nom de votre compagnie d'assurance.

Cela �vitera les recherches.

Plus vite la transaction sera faite, plus vite cette �l�gante rentrera chez elle.

Je suis assur�e au Lloyd's, boulevard des Capucines.

Parfait, ils me connaissent.

- Moi pas. - C'est vrai.

Je manque � tous mes devoirs. Alexandre de Valombreuse.

Madame, je b�nis cette rencontre.

Mon m�tier ne conna�t pas toujours d'aussi heureux hasards.

Puisque nous en sommes aux t�moignages de satisfaction,

laissez-moi vous dire que tous les cambrioleurs n'ont pas votre d�licatesse.

M. de Valombreuse, auriez-vous l'extr�me amabilit�

de me raccompagner jusqu'� ma chambre ?

Il m'arrive d'avoir des frayeurs dans le noir.

J'avais moi-m�me de ces frayeurs �tant enfant.

Et dans notre vaste demeure,

pr�s de la for�t de Bondy,

je sautais de gu�ret en gu�ret, tout en sifflotant des comptines.

Alexandre, jette-moi sur mon lit ! Appelle-moi Ir�ne !

Remettez-vous ! Serait-ce l'�motion ? L'heure tardive ?

Ligote-moi. Dis-moi des gros mots.

L'id�e est bonne, mais nous n'aurons jamais le temps.

Mais si, tout ! La femme de chambre n'arrive qu'� 8h.

Mais votre mari ?

� Strasbourg, en train de faire l'Europe.

Il faut de tout pour faire un monde !

Alors Dupr�, on rentre � la maison ?

Oui chef. Je vous ai ramen� un �clair.

Merci Dupr�.

- Dupr� ? - Pr�sent !

- Thoulet ? - Pr�sent !

- Robert ? - Pr�sent !

- Vittore ? - Pr�sent !

Division 14, les permissionnaires sont tous pr�sents, M. le directeur.

Eh bien messieurs, vous voyez.

En d�pit de ce qu'�crit une certaine presse,

il y en a qui rentrent. - Oui, M. le directeur.

Dupr� ?

Oui, M. le directeur. Matricule 2712.

Racontez-moi votre permission, Dupr�.

- Ma permission... - Dupr�, garde-�-vous !

Oui, chef.

Ma permission, M. le directeur, a �t� profitable.

J'ai couru tous les bureaux de placement.

On dit que le travail manuel revient � l'honneur.

Un bon serrurier doit trouver du travail, M. le directeur.

Certes, Dupr�, certes.

Eh bien, on va retrousser ses manches, M. le directeur.

Bien.

Merci, M. le directeur.

Merci, chef.

Fort d'aussi bonnes r�solutions,

Alexandre Dupr� fut lib�r� bien avant l'expiration de sa peine.

Et notre vaillant gar�on

retroussa ses manches du c�t� de l'Adriatique,

o� pr�cis�ment le bateau Odyss�e promenait quelques milliardaires

entre la Sicile et Monaco.

Les passagers et les passag�res n'avaient d'yeux que pour l'irr�sistible maharadja

Biboudibouchan Bardopada�a.

mais celui-ci n'avait d'attention que pour Mrs. Schwartz.

Mrs. Schwartz, des jeans et des blousons Schwartz.

- Superbe, de plus en plus... - Comment allez-vous ?

- Tr�s bien. - Je suis ravi.

Je suis ravi de vous voir.

Vos miniatures sont admirables, mon cher.

Mais je trouve que vos pr�tentions sont exorbitantes.

40.000 dollars pour les Aventures de Ganesha le dieu singe, en 18 planches !

Plus une suite libertine. Je ne proposerais ce prix � personne d'autre.

D'accord, mais alors payable en 3 traites � 90 jours.

Et pourquoi pas viager ? Pourquoi pas mariage ?

Me remarier � 43 ans !?

Serait-ce bien raisonnable ?

La r�ponse ne vint jamais.

Le prince venait d'apercevoir les millions de dollars

de Mrs Pamela Igleton George.

Et le douloureux probl�me de sa r�insertion

lui parut soudain moins p�nible.

Signora, je me pr�sente : le maharadjah Biboudibouchan Bardopada�a.

De son c�t�, lorsque Pamela apprit que les 3 millions de sujets

sur lesquels r�gnait le prince lui offrait chaque ann�e

son poids en or massif, elle le trouva follement sympathique.

Votre question me charme, me surprend, m'abasourdit.

Mais pourquoi m'y d�roberais-je ? Je p�se, ch�re madame, 75 kg.

Reprenez donc un peu de blanquette.

Le second soir, la jolie veuve se fit songeuse.

Triste belle amie, � quoi songez-vous ?

� l'escale de Monaco.

Nos vies vont prendre des chemins divergents.

Je connais trop la cruaut� des s�parations.

Surtout celles qui sont d�finitives.

Vous avez perdu un �tre cher ?

Pire, un �poux. Un compagnon.

J'ai connu pareil moment d'�garement,

lorsque j'ai perdu mon �l�phant blanc.

J'ai cru que jamais, je ne m'en remettrai.

Je d�perissais, j'errais sur les bords du Brahmapoutre.

Mes fid�les sujets s'inqui�taient.

Songez qu'� ma derni�re pes�e,

j'accusais � peine 65 lingots.

Et puis, vous voyez. Je suis l�.

Nous sommes l�.

Sans vouloir raviver une plaie apparemment b�ante,

dans quoi �tait le cher disparu ?

Dans tout, dans rien. Il exploitait des mines.

- Charbonnier ? - Diamantaire.

Nous sommes la preuve que les grandes douleurs n'ont pas int�r�t � rester muettes.

Monte-Carlo ne nous s�parera pas !

Le 3e soir, le prince engloutit l'inconsolable

dans une valse �tourdissante.

- �tourdie ? - Gris�e !

Sur fond de mer complice, un vent chaud venu d'Afrique

d�voiffait la jolie veuve. Des reflets d'or brillaient au fond des prunelles du prince.

Telegramme.

Je suis ruin�e, mon ami. D�poss�d�e de tout.

Je n'ai plus rien.

Je ne sais m�me pas comment je vais faire face � mes menus frais.

Courage, il vous reste bien encore quelques petites choses.

Quelques diamants. Je vais les brader.

Je ne vous laisserai pas entre les mains des usuriers, Pamela.

Puisez dans ma cassette.

Oh non, pas vous ! N'importe qui mais pas vous !

Ils parl�rent encore d'argent pendant 1h ou 2.

Apr�s quoi, la belle Pamela pronon�a pour la 1re fois le nom du prince.

Biboudibouchan...

Ensuite, avec emportement, elle se donna � lui jusqu'au matin.

Bonjour, chef.

Le 4e jour, le bateau accostait � Monte-Carlo.

Pamela, je peux rentrer ? C'est Bibou.

Entrez.

Je n'ai qu'une parole.

Moi aussi.

J'ai des scrupules.

Ne rendez pas la situation difficule, Bibou.

Abr�geons ces tractations mercantiles.

Vous avez raison. Ne soyons pas vulgaires.

Ce sont des dollars. Vous n'y voyez pas d'inconv�nient ?

Vous sauvez une femme de la ruine et vous avez encore la d�licatesse de vous inqui�ter.

- Quelle sorte d'homme �tes-vous ? - Parfois, je m'y perds moi-m�me.

Mais c'est pas vrai, je r�ve !

Il est faux !

La salope !

Le fumier !

L'ex-matricule 2712

marchait sans le savoir au-devant de Sophie Chaperon,

plusieurs fois condamn�e pour escroquerie, ent�lage et peccadilles diverses.

- Salope ! - Fumier !

Sophie, avec ta perversit�

et mon physique,

nous allons plumer toute la basse-cour.

Le premier volatile se pr�senta sous les traits extr�mement mobiles

d'Helmut von Offenburg.

Il �tait tomb� follement amoureux de Pamela Igleton George,

veuve inconsolable du roi du diamant.

Mais l'imp�tueux vicomte de Valombreuse allait-il laisser plus longtemps en p�ril

la vertu de sa petite s�ur ?

Puis-je, avec votre permission, mon cousin, t�l�phoner � Venise ?

- Voyons, la voiture est l�. - Merci.

Il m'a appel� �mon cousin�, c'est bon signe.

Il a comme �a des bouff�es d'Ancien R�gime.

Vieux routier des �checs, Alexandre avait pris l'habitude d'avoir un mauvais coup d'avance.

Venise n'�tant pas r�put�e pour l'intransigeance de sa morale,

rien d'�tonnant qu'il y trouva des amis s�rs.

Mesdames-messieurs, vous �tes ici en pr�sence d'une toile exemplaire

d'Antonio Canale, dit le Canaletto.

Ici, le vieux ma�tre de Venise a jet� tout son talent.

Ah, excusez-moi.

Pronto.

Achille, as-tu toujours ta cro�te du Canaletto ?

Tiens, tu n'es plus en prison ?

La prochaine fois, c'est toi qui fera le guet.

Mais puisque tu as l'impudeur de parler de �a, je vais te donner l'occasion de te racheter.

Le 14, tu te feras passer pour mon oncle.

Tu te trouveras � 15h30 salon des gondoliers, h�tel Danieli, Venise.

J'esp�re que cette petite r�ception dissipera vos humeurs chagrines.

Si monsieur votre fr�re n'y fait pas obstacle.

Chut, le voil�.

Helmut nous proposait tr�s gentiment de passer 24h sur ses terres.

Vous semblez, monsieur, divertir ma s�ur, alors soit.

Voulant ce week-end �clatant, et en proie � la fi�vre du samedi soir,

Helmut von Offenburg, chevalier de la toison d'or, n'avait pas m�got�.

Tu es bient�t pr�t ? Je t'attends.

La r�ussite de toute op�ration d�pend du soin apport� � sa pr�paration.

Je r�p�te, nous recevons le t�l�gramme.

Ruin�s.

Tu t'�vanouis.

Le Duc, aux petits soins, te porte dans sa chambre.

Tu r�clames ton fr�re.

Tu sors dans le couloir. Tu tousses tr�s fort.

Je t'entends. Je saute. Ah !

Tu te pr�cipites. Tu hurles �Helmut !�.

Et vous me d�crochez.

Si apr�s tout �a, il ne sait pas o� se trouve son devoir...

Tu ne crains pas que ce soit un peu compliqu� ?

Je ne fais pas dans l'utile, je fais dans le romanesque.

Au charme et � la beaut� !

- �tourdie ? - Gris�e !

Juste ciel !

Ma ch�re s�ur !

Je sais ce qu'il me reste � faire.

Je suis ruin�e.

Soyez � moi et tout ce que j'ai est � vous.

Soyez charitable. Ne me troublez pas.

Je ne peux pas accepter, ou alors...

prenez mes bijoux en gage.

Vous semblez reprendre des couleurs.

Je les ai.

Mais qu'est-ce que tu dis ?

Mais qu'est-ce qu'il dit ?

Il n'est pas content mais je ne comprends pas pourquoi.

- Mais qu'est-ce que tu dis ? - Salope !

- Ah bon ! - Il a parl� !

Vous, �a suffit !

Tu sais depuis combien de temps je me balance ?

- Mais pourquoi t'as saut� ? - Parce que t'as touss� !

- Mais j'ai pas touss�. - �a fait 2 minutes que t'as touss�.

- Je vous assure qu'elle n'a pas touss�. - Vous, la ferme !

La ferme ! La ferme !

- Sais-tu que tu parles � mon fianc� ? - Pardon ?

C'est exact, j'ai l'honneur de vous demander la main

Quoi ? La main de ma s�ur ?

Oh, c'est un...

Helmut, ne faites pas attention. C'est un fou.

- �a, monsieur ! - Moi ?

C'est pas possible !

J'ai jamais vu un salopard pareil !

Je ne parle pas de l'estropi�, je parle de l'autre, l'escroc.

Le maharadjah, son �lephant blanc, son Brahmapoutre, toutes ces conneries !

Mesurez vos paroles.

Les �trangers n'ont pas � �tre au courant de nos dissenssions.

L'affaire �tait dans le sac. On avait d�j� le ch�que.

Le ch�que, nom de Dieu !

Tiens, regarde ce que j'en fais de son ch�que !

Le salaud, il veut ma mort. Helmut, faites quelque chose.

Il n'y avait plus qu'� secouer : les ch�teaux, les hectares, les d�pendances.

Vraiment, c'est d'un tact !

Je vous soignerai, Helmut. On les mettra sur une planchette.

- On les mettra dans du coton. - Mmhm.

Qui a touss� ?

- C'est moi, M. le Vicomte. - Ah, tu vois !

Pouvez-vous recommencer ?

Mmhm.

Tousse.

C'est limpide. J'ai �t� le jouet d'un imitateur.

N'importe quoi !

Tout �a sera vite oubli�. Mon cher Helmut.

Je vous laisse dans de bonnes mains.

Tenez mon brave, pour votre prestation.

La soir�e fut charmante !

Ayant troqu� une ma�tresse sans vergogne contre un ch�que avec opposition,

Alexandre se retrouvait seul, mais pas d�sesp�r�.

- Bonjour, monsieur. - Bonjour.

- Venise, 1re classe, fumeur.

- Seulement une place pour Venise ? - Oui, j'y vais pour affaires.

Les passagers du vol Air France 371...

Un souvenir, monsieur ? Tans pis.

Pardon, monsieur. Vous allez jusqu'au Caire ?

Venise.

Alors, c'est Dieu qui vous envoie.

Pourriez-vous me rendre un service ?

En principe, non, mais encore ?

Cela va vous para�tre extravagant, mais pourriez-vous me passer cette mallette

� la douane.

- Drogue ? Bombe � retardement ? - Non, je vous en prie.

Si vous voulez jeter un coup d'�il. Pardon.

A priori, je fais confiance � mes contemporains,

surtout lorsqu'ils ont une t�te sympathique.

La vie, cher monsieur, est extr�mement compliqu�e.

J'ai une femme d�licieuse, une ma�tresse d�licieuse...

- Et alors ? - Ben...

Je ne vois pas de situation compliqu�e.

Tout �a est extr�mement banal et tout ce que je vois est extr�mement anodin.

Trop anodin, peut-�tre, dirait quelqu'un de m�fiant.

Ma femme m'attend � l'a�roport.

Une pomme. Rien de plus ordinaire qu'une pomme.

Mais elle est terriblement jalouse.

Alors, un pyjama, un mouchoir, un briquet rose,

Cette mallette m'a �t� offerte par Angelina.

Angelina ? C'est l'autre ?

Oui, c'est pourquoi il serait tout � fait d�plorable

que Maria Teresa la trouve en ma possession.

N'ajoutez pas un mot, monsieur.

Les histoires d'amour n'ont pas besoin d'�tre justifi�es.

Quand je pense que j'ai failli fouiller cette mallette.

- O� dois-je la d�poser, monsieur ? - 3780, calle Santa Lucia.

Demandez la Signora Pompini.

Je ne sais vraiment pas comment vous remercier.

Je n'esp�rais pas tomber sur un homme aussi... - Un homme de c�ur, monsieur.

Nous commen�ons notre descente vers Venise.

Nous allons nous poser dans quelques minutes.

Vous �tes pri�s de redresser votre si�ge, de relever votre tablette,

de cesser de fumer et d'attacher votre ceinture, merci.

Grazie.

[En italien] Monsieur, la valise.

[En italien] Non, celle-ci.

Grazie.

[En italien] Dispersez-vous.

[En italien]�- Taxi, monsieur ? - Oui, merci.

Grazie.

H�tel Danieli.

Nous allons bient�t arriver. Donnez-moi la mallette.

- Non. - Pourquoi ?

Parce que c'�tait pas pr�vu comme �a.

Le meurtre non plus n'�tait pas pr�vu.

C'est un tort. Dans la vie, faut tout pr�voir.

Dupr�, Alexandre Dupr�. J'ai r�serv�.

Parfaitement, M. Dupr�.

- La suite royale. - C'est �a, la suite royale.

- Le pilote n'a pas l'air au mieux. - Un genre d'�tourdissement.

Pouvez-vous faire monter mes bagages ?

- Oui. - Merci.

Tu vois, je suis � l'heure.

Tu as fait bon voyage ?

J'ai ferm� le mus�e en catastrophe.

Quand mon ami Alexandre m'appelle...

Les acheteurs sont dans le salon des gondoliers,

mais tu m'avais pas dit que c'�tait des Japonais.

- �a change quoi ? - Rien.

Et le bijoutier d�barquera demain � 10h30.

- Je m'habillerai comment ? - En cocu.

T'es f�ch� ?

Ah, j'ai le tableau. Une pi�ce unique.

La copie est dans ta chambre.

Je t'ai fait monter aussi des sucreries.

Tu aimes toujours les sucreries ?

Tu vois bien que tu es f�ch�.

Si c'est parce que tu repenses � l'affaire de la veuve Junot, je peux t'expliquer �a tr�s bien.

Quand la police est venue,

il �tait trop tard pour te pr�venir, alors j'ai saut� par la fen�tre.

Tu connais le reste.

Frappe-moi, je pr�f�re.

Tu m'appelles dans 10 minutes au t�l�phone dans le salon des Gondoliers.

- Pour te dire quoi ? - Rien, c'est moi qui parle.

Comment va ta maman ?

M. Dupr�. Le pilote du canot de M. Dupr� est mort.

Et pas d'un �tourdissement.

La direction a cru bon d'avertir la police.

Eh bien, c'est pas ce qu'elle a fait de mieux.

- Cher Vicomte ! - Cher M. de Valombreuse.

Asseyez-vous, messieurs.

Vous allez en avoir besoin.

Antonio Canal, �La piazzetta di San Marco�.

Signature de l'artiste en bas � droite.

Le roi Louis XVIII l'a vendu � mon grand-oncle

pour la somme de 18.000 francs-or.

Messieurs, je serai aussi royaliste que le roi.

Mais nous sommes pr�ts � payer en prix tout � fait convenable.

Attendez-vous � de l'excessif plut�t qu'� du convenable.

On demande M. Dupr� au t�l�phone.

J'ai d�j� dit de ne pas m'appeler M. le Vicomte,

je suis descendu sous le nom de M. Dupr�. Du-Pr�.

- J'ai dit Dupr�, M. le Vicomte. - Raisonneur !

Oui ?

C'est mon oncle. Qu'est-ce que je lui dis ?

Que nous r�flechissons.

Que nous sommes pratiquement d'accord.

Oui, mon oncle.

Oui, mon oncle.

Mais enfin, mon oncle, je me suis engag� sur l'honneur !

Oui, mon oncle.

C'est bien ce que je pr�voyais. �a ne va pas �tre commode.

Attendez-vous vraiment � de l'excessif.

Pouvez-vous nous confier le tableau � des fins d'expertise ?

Nous le rapporterons demain.

J'ai votre parole ?

Mon cher oncle me disait encore � l'instant

que si une sinistre canaille comme M. Taramushi est encore en vie,

c'est parce qu'il tient toujours parole.

Eh bien soit. Rendez-vous demain matin � 10h

dans ma chambre avec le tableau et l'argent.

Urbino Alfonsi. je suis le d�tective de l'h�tel.

Bon alors, demain matin 10h.

- Quel beau m�tier vous faites ! - Oh, mon sort n'est pas enviable.

2 ou 3 pickpockets par saison,

des gens qui partent avec les peignoirs et les serviettes.

Je vous promets d'autres distractions.

Moi aussi.

Ces messieurs de la police vous attendent.

- Connaissez-vous... - Je vous dis non tout de suite.

Vous allez me dire �connaissez-vous le pilote du canot ?�, eh ben non !

Vous ne connaissiez pas M. Fr�chet ?

Louis Fr�chet, un de vos compatriotes abattu il y a une heure � l'a�roport.

Dites-moi, la ville n'est pas s�re.

Je vous demande si vous connaissiez M. Fr�chet ?

C'est bizarre parce que Fr�chet avait votre photo sur lui.

C'est moi, �a ?

Vous voulez dire c'est M. Dupr� ou le Vicomte de Valombreuse ?

Parce que vous descendez ici sous un nom

et des Japonais vous y attendent sous un autre.

Moi si j'�tais dans la police...

C'est dr�le ce que vous dites l�,

parce que moi-m�me, j'ai failli �tre de la police.

J'ai rat� 3 fois le concours des commissaires.

- Vous avez failli �tre des n�tres. - Oui, � un demi-point pr�s.

C'est pourquoi je vous fais confiance.

Mettez-moi les �lectrodes, envoyez la g�g�ne, j'exige le test de la paraffine.

Calmez-vous, M. le Vicomte. Votre innocence est �vidente.

Les 2 victimes ont �t� abattues � plus de 100 m.

Vous �tes s�r ? Sinon, n'h�sitez pas � me convoquer.

J'aime respirer l'odeur de la bo�te.

- Je vous aurais, moi. - C'est dans l'os que tu l'auras, p�p�re !

- M. Dupr� d�sire ? - Ma clef.

- Madame est arriv�e. - C'est ce que je vois.

- Buona sera. - Buona sera.

Mme Dupr� est arriv�e, M. le Vicomte.

Elle n'a pas command� � d�ner dans la chambre ?

Si, M. le Vicomte.

Scusi.

Mme Dupr� s'appelait en r�alit� �Gina l'emmerdeuse�.

Sp�cialiste europ�enne de l'escroquerie au vaudeville,

elle avait maintes fois servi de complice � Alexandre.

Durant son s�jour en prison,

elle l'avait accabl� d'oranges et de lettres d'amour

ce qui laissait augurer des retrouvailles �puisantes.

Je suis l� ! Je t'attends !

Viens vite !

- Mon ch�ri, enfin ! - Bonsoir.

J'ai compris que je te manquais. J'ai pens�...

s'il m'envoie un t�l�gramme, c'est qu'il m'aime.

T'as rien entendu ?

J'ai oubli� les claques, les gros mots.

Qu'est-ce que tu penses du d�cor ?

Un peu de lumi�re, pas trop. Champagne frapp�, pas trop.

Divin Mozart, mais pas trop.

Qu'est-ce que tu as ? Tu n'as pas l'air en train ?

Pas trop.

Allons, secoue-toi.

Ton gros b�b� est l�.

Je m'�tais pourtant jur�e de ne plus te revoir.

Tu as bien failli. Chut !

J'ai cru entendre des pas.

L'ombre des spadassins planent encore sur cette ville, Gina.

- Tous les Borgia ne sont pas morts. - Tiens, je m'�tais pourtant laiss�e dire...

Non, c'est une image. Je veux dire par l� que...

des flics, des assassins tournent comme des gu�pes autour du pauvre Alexandre.

Ah, c'est �a. D�boutonne ton col.

D�tends-toi, �a va aller.

- All� ? - Auriez-vous perdu l'adresse ?

3780, calle Santa Lucia.

Nous attendons toujours la mallette.

Elle est l� mais je vais la foutre par la fen�tre comme �a j'aurai la paix.

- Ne faites pas �a. - Je vais me g�ner !

Pourquoi ne me dis-tu pas simplement que c'est fini ?

Tu peux avoir la paix sans me foutre par la fen�tre !

J'ai toujours �t� gentille avec toi.

Mais je savais bien que tu te moquais de moi.

Mais non, mais non. Tu m'as manqu� �norm�ment.

Respirons lentement et r�fl�chissons.

Voyons, m�me toi qui est cupide comme une Lombarde,

tu aurais tu� 2 personnes pour un mouchoir, un pyjama,

une brosse � dents � moiti� chauve et un briquet � moiti� vide.

Si tu veux me faire rire, Alexandre, trouve autre chose.

Trouver, trouver... je ne sais m�me pas ce que je cherche.

En tous cas, si tu cherchais � me briser le c�ur, c'est fait.

Adieu ! Adieu !!!

Et puis non ! Je suis g�n�reuse. Je te donne encore une chance.

Tu me sautes maintenant tout de suite sur la table.

Pourquoi pas sur des skis, ou debout sur un hamac ?

Dans l'�tat o� je suis... tu veux que je finisse avec une pile ?

- All�, quoi ? - Vous avez r�fl�chi ?

Encore vous ! Si j'ai r�fl�chi ? Et comment que j'ai r�fl�chi !

Mais dites-moi, cher monsieur,

si cette mallette vous int�resse tant, c'est peut-�tre qu'elle vaut des sous ?

Personne n'a jamais dit le contraire, matricule 2712.

Qu'est-ce que t'as encore ?

On vient de me jeter mon pass� au visage.

Bon, �coute alors. Amusons-nous.

Bah...

Tu as une meilleure id�e ?

R�ponds.

- All� ? - Je voudrais parler � M. Alexandre.

Je regrette beaucoup. M. Alexandre est en mains.

C'est une grognasse.

All� ?

La signora Pompini � l'appareil. Je crois qu'on vous a parl� de moi ?

- Ah oui ? � quel sujet ? - Toujours le m�me. La mallette.

On m'a remis pour vous une certaine somme d'argent.

- �a veut dire quoi, �une certaine somme d'argent� ? - �a veut dire importante.

�a y est, je suis pi�g�.

Ne me regarde pas comme �a. Tu peux pas comprendre.

�a remonte � mon enfance.

Mes parents �taient malhonn�tes, mais pauvres.

Mon p�re �tait un de ces cambrioleurs artisans comme il y en avait encore.

Tout �a a disparu avec les petits m�tiers.

Dites donc, tout �a est bien joli,

mais avec ce qu'il se passe de jour, je ne suis pas tr�s chaud pour sortir de nuit.

Nous y avons pens�.

Vous n'avez qu'� �viter le quai et passer par le garage des gondoles derri�re l'h�tel.

Je vais r�fl�chir.

C'est tragique. J'ai toujours eu la peur de manquer.

L'angoisse du lendemain.

Combien ?

Madame, j'arrive !

Eh bien, j'ai compris.

La prochaine fois, au lieu de te faire voir mon cul,

je te ferai voir un billet de 100.000 lires.

Je suis vraiment content que tu sois l�, mon petit bonhomme.

Vraiment content.

Je suis content, vraiment content.

Vraiment content.

Venez par ici. Montez.

Pardon ? Oui.

Bon d'accord. Je vous rappellerai.

La signora Pompini?

C'est �a, au revoir.

Madame Fr�chet.

Madame veuve Fr�chet.

Ah bon. Mes condol�ances attrist�es, madame.

La petite promenade s'est bien pass�e ?

Vous avez le fric ?

Naturellement, mais j'aimerais v�rifier si tout est l�.

Normalement, j'aurais d� remettre cette mallette � Angelina,

la ma�tresse de votre regrett� mari,

qui elle, certainement, m'aurait offert un scotch.

Servez-vous.

Madame Fr�chet devait attendre son mari � l'a�roport.

Comment se fait-il qu'elle n'y �tait pas ?

- Non, elle ne devait pas y �tre. - Ah bon ?

Vous avez trouv� ce que vous cherchiez ?

Il manque l'essentiel.

Qu'appelez-vous l'essentiel ?

Vous le savez tr�s bien.

- L� ! - Qu'est-ce que c'est ?

La tache rouge !

La fen�tre ! Fermez la fen�tre !

La fen�tre ? Ah bon.

- Des ennuis, M. Dupr� ? - Des appr�hensions, tout au plus.

Ne craignez rien. Redressez-vous et regardez par la fen�tre.

De l'autre c�t� du canal, la porte-fen�tre �clair�e, c'est nous.

Venez donc nous voir. Nous donnons une petite soir�e.

Vous savez, moi quand je connais personne...

- J'arrive ! - N'oubliez surtout pas la mallette.

Vous m'�garez. Quelle mallette ? De quoi parlons-nous ?

Ah, la mallette. D'accord, la mallette.

Je vous pr�dis un triomphe au concours L�pine. C'est le truc de l'ann�e.

Sturmgewehr, avec lunette � rayon laser.

Employ� dans les quartiers de haute s�curit� contre les prisonniers r�calcitrants.

Dissuasif, vous comprenez ?

En prison, on s'amuse avec peu de choses.

Fredo !

Monsieur Dupr� !

Je suis M. Abdel Fahrad.

Mais qu'est-ce qu'elle a, ma cravate ?

C'est le mod�le sport ? Moi j'ai eu celle qui s'allumait tous les quarts d'heure,

et qui jouait �Sur un march� persan�.

Si vous voulez me suivre.

Yasser, passez-moi �a au rayon X.

Vous allez �tre d��u.

J'aime mieux vous pr�venir parce que vous allez s�rement devenir d�sagr�able.

Enfin la version piano.

L'orchestration est infecte.

Elle n'a d'ailleurs servie qu'� enterrer des mar�chaux et des pr�sidents assassin�s.

Ne vous interrompez surtout pas. Permettez-moi de rester.

Ah, merci !

Kamal, attach� d'ambassade.

Vous pouvez m'appeler excellence.

Permettez-moi de vous appeler ma�tre.

Pour ce qui est de la valoche, permettez-moi de vous dire que c'est le bide int�gral.

Combien vous ont propos� les autres ?

Le double.

Puisque vous �tes en position de vente, vendez.

Si vous me dites quoi, je vous joue le Bol�ro de Ravel une main attach�e derri�re le dos.

- On ne joue plus, M. Dupr�. - On ne joue plus, cher ma�tre ?

Pourquoi vous faites cela ?

Bonsoir, Fahrad.

Bonjour, Kamal. Ne bougeons plus.

Nous avons d�j� eu 3 morts aujourd'hui, restons-en l�.

C'est �a, soufflons un peu.

Nous reprendrons demain � la fra�che.

Je sugg�re que vous laissiez partir M. Dupr�.

C'est bon, laissez partir cet imb�cile.

Je ris parce qu'une des caract�ristiques

de cette sombre affaire, c'est que le myst�re s'�paissit

� mesure que les brumes se dissipent.

Messieurs, ce r�cital fut pour moi une joie tr�s pure.

Franchement, Joseph, qui c'est celui-l� ?

Un guignolo.

Stop !

- Il manquait plus que vous ! - Excusez-moi.

Mais M. Joseph m'a bien recommand� :

�Si M. le Vicomte sort avant moi, qu'il m'attende�.

Excusez-moi, mais Mme Dupr� m'attend.

J'ai l'air un peu envelopp� comme �a, mais dans le fond, je suis un faux mou.

Ma t�te sur vos genoux me rappelle une nuit fantastique sur le Bosphore...

Pendant que je vous caressais les cheveux, je me posais une question :

�Alexandre Dupr� serait-il devenu un peu espion ?�

Si oui, quel r�le joue-t-il exactement dans l'affaire Fr�chet ?

Un r�le ingrat et b�n�vole.

Il sait qu'il a un capital entre les mains,

mais il en ignore la nature, le montant,

et pour tout dire, l'int�r�t. - Int�r�t national.

Ah, le coup de la patrie en danger. Vous avez entendu un bruit de bottes ?

Un glissement de babouches ? Le prix de l'essence va augmenter ?

�a d�pend de vous.

Louis Fr�chet est l'inventeur d'un nouveau carburant bon march�,

pouvant porter ombrage aux pr�tentions de plus en plus exorbitantes des �mirats.

Eau de pluie ? Jus de betterave ?

Fr�chet ne sort pas d'agro mais de polytechnique.

Les gens du Golfe l'ont contact� pour lui acheter son invention.

C'est au cours de ce qu'ils appellent un sommet, et nous un guet-apens,

que Fr�chet a compris que dans le langage des gens du Golfe,

achat de brevets veut dire destruction de brevets.

Il s'est affol� et... - Et vous a appel� au secours.

- Vous avez r�pondu pr�sent et il est mort. - Mort avec son secret.

Vous savez, nous aussi nous sommes pr�ts � vous acheter les documents de la mallette.

Mais avant, vous �tes pr�ts � tout pour essayer de les avoir � l'�il.

Voil�.

R�p�tez un peu pour voir.

Un pyjama, un r�veil, une brosse � dents, un mouchoir...

Respirez.

Respirez.

Ne respirez plus.

Respirez.

Vous avez une petite poche d'air l�.

Vous �tes sujet � l'a�rophagie ?

Quand on m'�nerve et je ne vous cache pas, messieurs, que vous m'�nervez.

Fr�chet a tr�s bien pu photographi� ses plans.

De nos jours, un microfilm est une chose pas plus grosse que �a.

�a peut se cacher dans une dent.

�a, c'est une id�e ! Vous pourriez me faire limer les dents !

Vous m'avez d�j� fait curer les ongles, inspecter les oreilles,

Et si je vous avais laiss� faire, vous seriez m�me devenu familier.

Alors, �a va, maintenant ? Je peux disposer ? Vous me croyez ?

Non, mais vous pouvez quand m�me rentrer chez vous.

Pieds-nus ?

Alors, �a vient, ces chaussures ?

Une seconde.

Question subsidiaire :

pourquoi avez-vous coinc� les doigts de ce pauvre Kamal avec le couvercle du piano ?

Il m'emmerdait.

Contre-interrogatoire :

pourquoi vous prosternez-vous devant ce gros tas ?

Parce que M. Kamal b�n�ficie de l'immunit� diplomatique.

Le jour o� il ne b�n�ficiera plus, nous lui pr�senterons la facture.

Globalement.

C'est qui, nous ?

Nous nous appelons tr�s provisoirement

�Bureau de prospectives et de coordination de g�ophysique appliqu�e�.

Au minist�re de la guerre, on m'appelle le commandant Donnadieu.

Le 2e classe Dupr� vous salue bien.

M. le Vicomte ne nous en veut pas trop ?

Non mais M. Dupr� a sommeil.

Pour M. Dupr�, �a n'allait pourtant pas �tre le moment de s'endormir.

� 10h, le guignol allait s'ouvrir, avec par ordre d'entr�e en sc�ne

un bijoutier, un cocu, une femme l�g�re et une quantit� de placards.

� 10h30, 2 Japonais, un vrai Canaletto, un faux Canaletto, un oncle d'Am�rique et un plombier zingueur.

La matin�e promettait d'�tre pittoresque.

All� ?

Dites donc, Dupr�, j'ai oubli� de vous demander.

Votre petite copine, c'est quoi comme genre ?

Une emmerdeuse.

Eh bien tant mieux, parce qu'elle va s�rement se faire buter.

Je ne vois rien. Qu'est-ce que je dois faire ? All� ?

Ouvre-moi !

Et puis merde !

- Entre, mets-toi � ton aise. - Non, mon petit. C'est pas le moment !

Gina, les balles sifflent au-dessus de ma t�te.

Toutes les femmes qui m'approchent tombent comme des mouches.

Pas moi. Tu peux me toucher, un bloc de glace. Touche !

Je ne toucherai rien du tout. Tu vas faire ta valise et retourner chez ta maman.

Qu'est-ce qui te prend ?

Mais on peut tr�s bien vivre dans le noir.

D'accord, c'est d'accord.

On ne complique jamais assez.

Il nous reste une demi-heure avant l'arriv�e du bijoutier.

Le bijoutier ?

Mais quel bijoutier ?

Je fais naturellement allusion � ton t�l�gramme de Monaco.

�Pr�sence indispensable pour prestation bourgeoise

dans escroquerie vaudeville � diamantaire. Stop.

Lev�e de rideau, Danieli, 28 octobre � 10h pr�cises. Stop.�

Ch�ri, il est � peine 9h35.

9h35, mais il faut r�p�ter !

Va vite ouvrir. Pendant ce temps, je m'habille.

Je suis Achille Sureau, je viens pour l'escroquerie.

J'avais devin�, entrez.

C'est beau ici.

Je n'ai jamais eu, je crois, l'honneur de jouer le vaudeville avec vous.

C'est un honneur.

Un dr�le de type avec une cage et un pigeon.

Un pigeon ?

Bonjour, Achille !

La fen�tre !

Il dit qu'on peut tr�s bien vivre dans le noir.

- Pourquoi ils ont ferm� les rideaux ? - Pour nous emmerder !

- Il n'y a pas d'eau. - On peut tr�s bien vivre sans eau.

Me diras-tu, pourquoi l'oiseau ?

Parce qu'un mari, c'est toi.

Qu'a une jolie femme, c'est elle.

Qui a pris un amant, c'est moi.

Se doit, s'il veut conserver l'infid�le,

de lui offrir de somptueux bijoux.

All�, la r�ception ? Je vous le demande, monsieur.

Peut-on vivre raisonnablement sans eau ?

� Venise, monsieur !

M. le Vicomte de Valombreuse, s'il vous pla�t ?

Qui dois-je annoncer, monsieur ?

M. Arklif, de chez �Arklif et Vanpels�.

Bon, qu'il attende.

Le plombier sera l� dans 5 minutes.

Le bijoutier est sous les ordres.

Tu entres avec le bijoutier.

- J'aurai la clef ? - Tu l'auras.

Tu me surprends dans l'armoire.

Alors, je sors le revolver. - Que tu trouves dans la bo�te comme d'habitude.

Alors je l'y mets.

Dis donc, je t'avais pos� une question � propos de l'oiseau. � quoi sert Victor ?

Au transport. Est-il voyageur ?

Naturellement. Victor retournera d'o� il vient, c'est � dire chez moi.

D�s que la bague sera pass�e du doigt de Gina � la patte de Victor,

l'oiseau prendra son essor par ici.

En place pour le un. Achille, tu vas accueillir l'autre en bas...

Va ouvrir.

Moi, je disparais et toi, tu sors par l�.

Voil�, voil�, j'�tais dans mon bain.

- Bonjour, je suis le plombier. - Vous avez fait vite.

- J'�tais sous pression. - C'est rigolo !

Dieu qu'elle est b�te !

- Monsieur. - Monsieur.

C'est par l�.

Et merde !

14 ans de mariage, d'amour, de fid�lit�, c'est � marquer d'une pierre blanche.

C'est le cas de le dire.

J'ai oubli� ma clef.

Ce sont des choses qui arrivent, M. le Vicomte.

Ch�rie, c'est moi !

- Ch�rie ! - Mais entrez, ch�ri !

Je ne peux pas, ch�rie. J'ai oubli� ma clef.

Quel con !

Elle est peut-�tre sur le secr�taire ou sur la table.

� moins que tu ne l'aies laiss�e dans ton sac ?

Elle ne r�pond pas. Serait-elle f�ch�e ?

Venez, vous avec une mine superbe !

- Mais o� avez-vous bronz� ? - J'�tais en vacances � Capri.

Ah, Capri, Capri...

- Avec madame, naturellement ? - Pas vraiment.

Oh tiens, avez-vous entendu ? - Ah non, non.

Absolument rien entendu.

Vous n'�tes pas seul, mon ami ?

M. Arklif de chez �Arklif et Vanpels�.

Madame.

M. Arklif est venu avec quelques joyaux,

qui cadrerait bien avec notre anniversaire.

Mon ch�ri, vous avez toujours des attentions si d�licates.

Oh, splendide ! - Celle-l� me pla�t bien.

S'il vous pla�t, je fais un peu de lumi�re.

Je voudrais vous faire admirer la puret� de cette pierre.

Fredo, y a un type avec eux.

Une �meraude ne sera jamais qu'un �meraude.

Alors, voyons maintenant un peu du c�t� des brillants.

Si madame veut bien se rendre compte par elle-m�me.

- La porte ! - La fen�tre !

- La porte ! - La fen�tre !

Tenez, regardez. - Elle est magnifique.

Regardez dans la lumi�re.

Madame.

- Vous n'avez rien entendu ? - Non.

- Vous ne sentez rien ? - Non.

Il flotte dans cette pi�ce comme un parfum de trahison.

� qui est ce pantalon ?

Mais... - Ne dites rien ! Je devine tout !

- Votre amant est ici. - Non, non !

Ce cri est un aveu. O� est ce mis�rable ? Vite !

Une arme � r�p�tition, si possible. Je ne vais pas faire de d�tails !

Une balle pour lui, une balle pour vous, madame.

Et la derni�re pour moi !

�a ne va pas, monsieur ?

�a va tr�s bien.

Il est pas l�, le bougre ?

Il est rus� ! - Chef, all� chef ?

L� !

J'en suis s�r, la faim, la soif le d�busqueront.

� moins que je ne tire au travers de la porte ?

- Monsieur. - Monsieur.

Qui �tes-vous, monsieur ?

Le mari, monsieur.

Me narguer un jour d'anniversaire ! Sortez, monsieur.

Sortez d'o� vous �tes !

Chef, �a flingue � tout va !

Alors l�, je ne comprends plus.

Sortez, monsieur, du fond de cette armoire !

Et cachez ces mollets que je ne saurais voir !

Allez, sortez, monsieur !

Je sais, y a un type qui pose des micros dans la chambre.

Quoi ? Que dis-tu ? Essaierait-il de nier ?

Mais non, imb�cile. Ce sont les Japonais.

Le Canaletto ! 800.000 francs. Pas un sou de moins !

Je veux qu'on m'enterre avec ma bague.

Tu appelles �a une bague ? Mais qu'est-ce que c'est que cette saloperie ?

C'est un diamant rose, monsieur !

- Vous n'avez rien de plus attrayant ? - Mais enfin, monsieur !

Alors, mon cher Taramushi, Le Canaletto, qu'en dites-vous ?

C'est une pi�ce unique. Nous l'achetons.

� la bonne heure ! Comme vous avez raison !

�a y est, chef. Ils n�gocient.

J'ai d�j� vu ce Canaletto quelque part.

Voici une pierre exceptionnelle.

Madame veut-elle la passer � son doigt ?

O� suis-je ? Que se passe-t-il ?

Je comprends votre attachement � ce tableau de famille, mon oncle.

- Il a dit �mon oncle�. - Bien s�r !

Le pigeon !

Je vous expliquerai.

J'ai s�rement d�j� vu ce tableau, mais o� ?

N'essayez pas de d�tourner la conversation.

Si monsieur est votre oncle, vous �tes son neveu ?

Et vous �tes par cons�quent l'amant de votre tante ?

- �a ne vous choque pas ? - Non.

Y a le plombier dans la salle de bain. Vas-y, moi j'ai peur.

Assez marchand� ! Nous ne sommes pas dans un souk !

Voyons, mon oncle !

Machavoine, transmission !

- Le pigeon ? - Envol�.

Nom de Dieu ! Bon.

All� chef !

D'abord, je n'y comprends plus rien.

Ensuite, je te rappelle que le mus�e ouvre � 10h30.

Complique pas tout.

Ah ! Pour nous, �a tient toujours.

Pour nous, c'est moins net.

Monsieur, vous savez, c'est une tr�s belle bague.

- On libelle le ch�que � quel nom ? - Valombreuse.

- Mais c'est vous ? - Mais non, c'est lui.

Moi ?

Vous me faites mon ch�que au nom d'�Arklif et Vanpels�.

Moi, s�rement pas.

- Pourquoi ? - Je suis l'amant.

Et moi, je suis l'oncle.

Et moi, je suis la femme entretenue.

Et moi, je suis press� !

D'ailleurs, la situation est bloqu�e. On ne sait plus ce qu'on dit !

Alors, on perd notre temps, on perd la t�te, on perd notre latin...

Qui est-ce qui a tir� ?

Qui a tir� ?

Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi ces rideaux sont-ils ferm�s ?

- N'ouvrez pas ! - Je vais me g�ner !

Y a un Japonais qui signe un ch�que.

Feu !

Mon ch�que !

Mon tableau !

Ma bague, Madonna !

Il est mort... Valombreuse, je vous arr�te.

- Moi ? - Non, lui !

Moi ?

Excusez-moi, j'ai un d�jeuner.

- Police !

- Qui a touss� ? - C'est moi, M. le Vicomte.

Le moteur tourne.

Venez dehors.

Mal parti sur terre, mal parti sur mer,

Alexandre n'avait plus qu'une ressource : les airs.

Bonjour, mademoiselle.

Bonjour, M. Dupr�.

Comme vous l'avez devin�, je suis la fille de l'ing�nieur Fr�chet.

Votre p�re tout crach�.

Venez chez moi.

Vous le connaissiez depuis longtemps, papa ?

- Et vous ? - Moi ?

C'est vrai... ce qu'on raconte sur vous ?

Dites toujours, je rectifierai.

On dit que vous �tes voleur.

Marchand de tableaux.

Un marchand de tableaux est un voleur inscrit au registre du commerce.

Moi, je suis espionne.

Et �a marche, vous �tes contente ?

Aujourd'hui, �a va. C'est pas pareil tous les jours.

Si c'est indiscret, ne r�pondez pas.

Vous travaillez pour qui ?

Pour la France !

Ah, si c'est pour la France !

Figurez-vous que j'avais peur de trahir, d'o� une certaine r�serve.

Mais alors l�, �a va changer.

�a t'ennuierait pas de rallumer ?

Pourquoi ?

Dans le noir, je te vois plus.

All� chef, ici Machavoine.

Je vous re�ois 5 sur 5.

Les op�rations ont commenc�. Tout se d�roule normalement.

Alors, ils en sont o� ?

Difficile � appr�cier, chef.

Enfin quoi, on progresse ?

Oh l� l�, oui !

C'est l'invention de mon papa.

Oh non, tu vas pas recommencer !

Bon d'accord. Mettons, l'invention.

Mais si l'invention tombe aux mains des puissances du Golfe, elle sera d�truite.

Tu savais �a ? - Oui.

Tu sais peut-�tre aussi � quoi sert le p�trole ?

� fabriquer du rouge � ongles, des steaks aux prot�ines, des bas...

Non, tu oublies l'�nergie. Le p�trole est une source d'�nergie.

J'en connais d'autres.

Qu'est-ce qu'il y a, commandant ?

- Repos. - Arr�te !

Bon Dieu, X22, je vous ai pas envoy�e en mission pour que vous vous laissiez man�uvrer.

Reprenez-vous, c'est un ordre !

Cet aventurier est en train de vous m�caniser.

- Dites-moi, M. Dupr�. - Comment tu dis ?

Oui, parce que �mon ch�ri�, �gros loulou�, �gros lapin�,

�a n'a pas l'air de plaire.

Bon alors, M. Dupr�, combien les Japonais vous ont-ils offert ?

800.000 francs.

Eh bien, ils se foutent de toi, mon biquet.

�a vaut 3 milliards.

3 milliards !

Dis donc, c'est g�n�reux, la France !

C'�tait donc vraiment dans la mallette.

Voyons, un pyjama,

un r�veil,

une brosse � dents,

un mouchoir...

En somme, vous m'aviez programm� d�s l'a�roport ?

Clic-clac, merci Kodak !

Oui, mon ch�ri.

On regarde la liste des passagers,

quand on a tri� les anciens quelqu'un et les futurs quelque chose,

qu'est-ce qui reste ?

Il reste M. le Vicomte.

Et encore, s'il fait bien ce qu'on lui dit.

Sinon, il redevient M. Dupr�, matricule 2712.

Et toi, M. Joseph, il te tient comment ?

Qu'est-ce que tu faisais avant d'�tre folle de moi ?

Qu'est-ce que tu dis ? J'ai pas entendu.

Ben voyons !

Un briquet rose.

Un briquet rose. ...un briquet � moiti� vide.

J'aime pas qu'on plaisante � propos d'oseille.

Est-ce que c'�tait vrai, l'histoire des 3 milliards ?

3, peut-�tre plus.

- O� alliez-vous ? - Faire une course.

- Justement, je suis bien content de vous voir. - �a suffit, vous n'allez pas repasser votre disque !

Je vous ai catalogu�, Dupr� :

perversit� boulimique, syndrome de Priape...

� propos, Joseph, la petite Caroline m'a parl� de 3 milliards.

J'esp�re que c'�tait pas sous l'empire du syndrome ?

L'agent X22 devait vous proposer la somme la plus basse possible.

Au lieu de �a, elle balance les fonds secrets � tout va, elle s'envoie en l'air,

elle devient le jouet d'un Sardanapale.

J'ai fait la guerre, Dupr�. J'ai connu les bordels d'Extr�me-Orient,

mais ce que j'ai entendu tout � l'heure dans mon casque...

Vous avez parl� de la somme la plus basse. C'�tait quoi dans votre esprit ?

Une somme... disons une prime.

- Un pourboire. - Une gratification.

Voil�, j'ai trouv� le mot : une gratification.

Un prox�n�te mesquin.

Voil�, j'ai trouv� le mot : un prox�n�te mesquin.

Bon, tr�s bien. L'agent X22 reprendra l'avion demain matin.

Elle r�int�gre le personnel administratif au plus bas de l'�chelle.

Elle tapera les ordres de mission en 8 exemplaires sur papier carbone.

�a vous a vraiment choqu�, vous ?

Il y a eu de grands moments, M. Dupr�, de grands moments.

� un moment donn�, pour vous faire rire, j'ai m�me failli...

Plus de carbone pour X22. Elle est morte.

C'�tait une gentille fille.

Qu'est-ce qui lui serait arriv� si elle �tait pas gentille ?

Voyez-vous, Joseph,

je sais pas si nos singeries ont quelque int�r�t,

je sais pas si on fera baisser le prix du p�trole,

mais les m�thodes de Fredo, j'en ai marre.

Vous �tes tr�s difficile � joindre, M. Dupr�.

Le temps passe, les �v�nements s'aggravent, l'addition s'allonge.

Vous ne croyez pas qu'il serait temps de traiter ?

Traiter avec qui, Fahrad ?

Vous pouvez pas arr�ter �a ? Vos conneries n'amusent plus personne.

Vous avez raison, quand quelque chose ne fait plus rire...

La proposition que vous venez de me faire, c'est votre dernier prix ?

Mon dernier prix.

Je pars avec monsieur.

Mon cher Joseph.

Un pyjama, un r�veil,

une brosse � dents, un mouchoir,

un briquet !

Oh, toute ma fine �quipe est l� ! Te voil�, toi !

Et toi ! Il a la barbe qui pique !

Voil� Fredo, le farceur.

10 feux rouges, 10 neun�ils.

Tu sais que t'es mon pr�f�r� ?

Mais o� est mon partenaire, mon ami, mon Kamal ?

Oh, le voil� ! Avec ses petites poup�es !

�tant donn� l'importance de ce que vous apportez, M. Dupr�,

j'encaisse tout.

Mais si un jour vous passez par chez nous,

faites-moi penser

� vous faire couper les testicules par le tr�s adroit M. Yasser.

Tout le charme de l'Orient !

Moiti� loukoum, moiti� siku, l'indolence et la cruaut�,

en somme, le Coran alternatif.

Votre esprit m'enchante.

Mais il faut parler affaires. Passons dans mon bureau.

Puis-je vous adresser une pri�re, ami ?

J'aimerais que nous allions dans le salon de musique.

Nous y avons des souvenirs.

Des souvenirs douloureux.

Je jouerai dor�navant sans vous.

Vous �tes un partenaire d�sagr�able.

Alors, combien voulez-vous pour les documents ?

Si vous pr�f�rez que la conversation perde son ton amical,

parlons technique.

Mais ne croyez-vous pas qu'il est pr�f�rable que nous soyons seuls ?

Certaines sommes peuvent donner le vertige � des subalternes.

Joseph m'a propos� 3 milliards.

Fahrad est mont� jusqu'� 6.

Je ne vous cache pas que si nous arrondissions � 10, l'affaire deviendrait s�duisante,

et pour tout dire, faisable.

D�cid�ment, cet endroit m'enchante !

Alors, j'aimerais que les paiements soient ventil�s sur 2500 livrets de caisse d'�pargne,

� des identit�s que je vous communiquerai.

En �change de quoi, le microfilm vous sera remis

dans les sous-sols des Trois Obus, porte Saint-Cloud, Paris 16e.

L'homme portera une casquette et un mouchoir � carreaux.

Porte Saint-Cloud, Paris 16e,

une casquette, un mouchoir � carreaux.

Oui.

En �change de 10 milliards ?

Oui.

Vous n'avez pas les documents, M. Dupr�,

parce qu'ils valent beaucoup plus que 10 milliards.

Ils n'ont pas de prix.

Vous �tes un petit escroc de merde.

Fahrad, Youssef, Hussein !

C'est le golfe Persique que vous pourriez vous offrir.

Qu'est-ce que j'en ferais ?

Quand je peux m'acheter tout Saint-Mand� ?

Pourquoi j'ach�terais du sable quand je peux m'acheter de la pierre ?

Est-ce que ce serait raisonnable, je vous le demande.

Je commence � en avoir assez.

Vous �tes vraiment fatigant.

M�me si vous n'avez pas les documents, vous savez quelque chose.

Peut-�tre quelque chose auquel vous ne comprenez rien.

Mais quelque chose que vous allez nous dire.

Non, non !

Merde !

Par ici, je vous en prie.

Allez-y. Restons group�s. Venez par ici. Voil�.

Le pont des Soupirs, de sinistre renomm�e.

Poil au nez !

Les prisonniers passaient directement...

Poil aux dents !

Ah bon ? Les prisonniers passaient directement du tribunal � la prison.

L'�paisseur des barreaux

donne une id�e assez juste de la malignit� des gens de l'�poque.

Mais, dites-vous bien, braves gens, que les architectes de Fleury-M�rogis

et de la Sant�, ces salauds, n'ont rien � leur envier.

Poil aux pieds !

Oui.

La visite continue maintenant par la visite du Rialto.

Poil au dos !

Voil�, si vous voulez bien me suivre. On va y aller, par ici.

Alexandre se croyait maitenant en s�curit�,

mais sans doute pr�venu par le fameux t�l�phone arabe,

les gens du Golfe n'�taient pas loin.

- Vous allez jusqu'� Paris ? - Jusqu'� Gennevilliers.

C'est Dieu qui vous envoie !

J'ai reconnu tout de suite en vous l'homme d'esprit.

Vous allez certainement pouvoir me rendre un petit service.

M. Dupr�, voulez-vous me remettre le briquet ?

- Je vous le rattrape, mon commandant ? - Oui, oui !

M. Dupr�, j'insiste : le briquet.

Trop tard, je l'ai aval�.

Eh bien, nous allons administrer un lavement � M. le Vicomte.

Je m'excuse, M. le Vicomte.

Je suis content de vous voir en France, Fahrad.

Allez, en route !

Il n'a rien sur lui, mon commandant.

Assez tergivers�. Nous allons finir ce par quoi nous aurions d� commencer.

On va vous d�rouiller. - Vous aviez qu'� en rester � 10 milliards.

Avant de violer la loi du 22 juin 1945

sur la protection des personnes physiques,

je vous prierais de remettre ma facture en haut lieu.

Vous ne croyez tout de m�me pas que je vais d�ranger le Colonel Bazaar ?

Le g�n�ral Desessains ?

Un peu court.

M. le ministre de l'Int�rieur ?

Non, j'ai dit en haut lieu.

- Tout de m�me pas le... - Mais si !

J'aurais pu exiger une voiture.

Exiger une voiture ? Il ne manque pas de culot !

Si vous ne lui aviez pas cass� la sienne...

Vous croyez qu'il va nous mener au briquet ?

Affirmatif.

Le camionneur qui devait aller � Perpignan,

ayant accept� de faire un l�ger d�tour,

48h plus tard, Alexandre �tait � Gennevilliers.

Mais beaucoup de monde l'y attendait.

Au revoir, merci.

Les grands cimeti�res sont sous la lune.

Allez-y.

All�, Machavoine?

Nous refermons le filet.

- Il est l�. Voyez, l�-bas. - Merci.

Justement, je pensais � vous !

Je vous voyais pas revenir. Je l'ai bouff�, votre sauciflard.

- Plaisante pas avec �a, Machin. - Parole, puisque je vous le dis !

Il est l�-bas, votre salami. Vestiaire 14.

- Ils sont compl�tement cingl�s ! - Poil au nez !

Ce n'�tait pas l'aiguille dans la botte de foin,

c'�tait le microfilm dans le pain complet.

Allons messieurs, c'est � vous ! Allez !

Vous direz � votre patron que je n'ai pas eu le temps de faire le tri.

Pr�sentez sabres !

Au nom du Pr�sident de la R�publique et en vertu des pouvoirs qui me sont conf�r�s,

je vous fais officier de la L�gion d'honneur.

Remettez sabres !

Mon cher ami, j'aimerais vous pr�senter � ma femme.

Elle insiste pour que nous vous ayons � d�ner ce soir.

Vous savez, j'ai un tas d'obligations, des mondanit�s...

Remettez-les, mon cher.

Avec plaisir !

Ma ch�rie, M. Dupr� accepte de venir nous conter ses exploits.

J'en fr�mis d'avance.

Je vous prie de m'excuser un instant.

Si vous le voulez bien, nous d�nerons de bonne heure.

Mon mari doit prendre le train de 22h pour Strasbourg.

Je crains fort que nous ne prenions le caf� sans lui.

Vous faites bien de me le dire. J'apporterai le lait et les croissants.

Dites-moi, plus personne ne me parle d'oseille ?

Vous semblez pas avoir bien compris.

Il ne s'agissait pas de choisir entre la m�daille et l'oseille,

mais entre la m�daille et la taule.

Moi je vous aurais foutu dedans, � perp�te, en haute surveillance.

Vous savez quelle diff�rence il y a entre un con et un voleur ?

Non.

Un voleur, de temps en temps, �a se repose.

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