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Original subtitles

La mort de Jos� Mar�a Ryan,

dont le seul crime �tait de travailler pour la centrale de Lem�niz,

n'a fait qu'accro�tre le rejet par le peuple basque

de ses assassins.

Ils ont tu� Dolores Gonz�lez Katarain, alias Yoyes,

ex-dirigeante de l'ETA en phase de r�insertion.

Elle a �t� assassin�e devant son fils de trois ans.

L'attentat de Barcelone

est le plus meurtrier jamais commis contre des civils.

Un membre de l'ETA a d�clar�

avoir pos� un engin dans le centre commercial Hipercor,

puis il a cri� : "Vive le Pays basque".

Le calme r�gnait � Saragosse, aux abords du si�ge de la garde civile.

Une Seat 124 s'est arr�t�e.

Ses occupants l'ont rapidement abandonn�e.

La sentinelle l'a remarqu�e

et c'est � ce moment-l� que l'explosion s'est produite.

La victime nous a dit que ses enfants

�taient sous les d�combres.

Un v�hicule a explos� au croisement de Joaqu�n Costa et L�pez de Hoyos.

Selon nos derni�res informations, il y aurait six morts,

mais ceci reste � confirmer.

Merci beaucoup.

De rien.

Les amis de Joseph sont toujours les bienvenus.

Seulement, vous serez un peu � l'�troit.

Ne vous en faites pas pour �a.

Y a pas meilleur que son rago�t.

Joseph nous l'a dit.

J'ai h�te d'y go�ter.

Zorion.

Ma m�re y met un peu de lard.

C'est un flic.

Quoi ?

- C'est un flic. - Qui ?

Regarde la photo.

Et vous �tes de quel coin ?

Vous venez de loin ?

Foutons le camp.

Tout va bien ?

Un probl�me ?

Quels dr�les de types.

Appelle le petit, Mari.

Salut, maman.

Il est tard, non ?

Tout va bien ?

Quels amis ?

Des Basques ? Ils sont repartis quand ?

Putain de flic.

L'ETA d�couvre une "taupe"

Un garde civil.

Ils l'ont pas chop� ?

Ce salaud s'est barr�.

On a sa tronche.

Il aura ce qu'il m�rite.

Tu l'as dit !

Les taupes ne m�ritent qu'une balle dans la nuque.

Sant�.

Vive le Pays basque libre.

Longue vie !

Ind�pendance Socialisme

UNDERCOVER

O� tu vas ?

D�gage !

Joseba !

Vive le Pays basque !

Longue vie � l'ETA !

Joseba !

Les fils de putes.

Sales flics de merde !

Pardon ?

On s'en va.

Emm�ne ton copain.

Salope !

T'en veux encore ?

Merde. J'ai encore commenc� trop t�t, Sua.

�a m'arrive � chaque fois.

Premier grain !

Bonne ann�e 1996 !

Vive l'Espagne !

Bonne ann�e !

Bonne ann�e � tous !

Quelle ambiance !

Quelle foule !

Quelle joie de c�l�brer l'an 1996 en direct avec vous.

Que se r�alisent en 1996 tous vos souhaits

et tous vos r�ves.

Et que les Espagnols s'aiment plus que jamais !

Bonne ann�e, ma ch�rie !

Bonne ann�e ! Comment �a va, l�-bas ?

Comment vas-tu, ma ch�rie ?

Tr�s bien. Et vous, �a va ?

�a irait mieux si tu �tais l�. Il ne manque que toi.

Je sais.

Vous me manquez aussi.

Mais je vais bien. Tout va bien ici.

Je te laisse, mes amis m'attendent.

- Fais attention � toi. - Gros bisous � tous.

Surtout � toi, maman.

Je t'aime tr�s fort. Au revoir, ma ch�rie.

Au revoir.

Pour commencer 96 en beaut�, nous vous avons concoct�

une f�te fabuleuse,

pour tous les �ges et tous les go�ts, avec de la musique, de l'humour...

C'est la grande premi�re de l'ann�e. Vous allez vous r�galer.

Le Dr Etxebarr�a est demand� au service radiographie.

Pourquoi tu m'as appel� ?

Pour rien.

Pour arr�ter de faire semblant 15 minutes.

Juste un moment.

C'est tr�s risqu�.

Et pas tr�s malin.

- Tu as de la famille ? - �a ne te regarde pas.

- Des enfants ? Une maman ? - �a ne te regarde pas.

J'ai une ni�ce de trois ans, mais je la connais pas...

Arantxa, ne me fais pas �a.

Pas maintenant.

Je d�die cette chanson

� toutes les belles femmes de la vie.

Qu'on survive � nos m�saventures,

� nos �preuves et � nos regrets.

Vive la joie de vivre !

Que je n'ai pas.

L'enfer de ta gloire

m'a travers�e

Je cherche au plus profond de moi

la joie de vivre

La joie de ressentir

Je la cherche, mais ne la trouve pas

La joie de vivre

La joie de ressentir

La joie de vivre...

Pourquoi eux ?

Parce qu'ils sont lisses comme cette nappe.

Discrets.

Ni trop beaux ni trop laids.

L'id�al pour se fondre dans le paysage.

Et ils sont mall�ables.

�ngel, on n'a jamais fait un truc pareil.

Et tu veux infiltrer cinq gamins

qui sortent de l'�cole ?

Jos�, je sais que sur les cinq, deux tiendront le coup.

Trois, grand max.

Mais il faut agir, ou la garde civile va r�cup�rer

tous les honneurs.

Si on avait ses moyens, �a changerait tout.

Soit on pleurniche, soit on agit.

�a prendra des ann�es,

mais pour une fois, on aura une longueur d'avance.

Et s'ils se prennent une balle dans la nuque ?

Il faut savoir faire des sacrifices.

Pas les filles, quand m�me ?

Si je te dis que la serveuse est infiltr�e � l'ETA, tu le croiras ?

L'ETA non plus.

Jamais ils soup�onneront une femme.

Une femme � l'ETA, non. Tout au plus une de leurs putes.

� condition d'avoir du cran.

Juste les gars.

Et tiens-moi au jus.

Tu es au courant pour Romero ? Il a d�croch� le poste.

Qu'est-ce que tu fais l� ?

Ma s�ance de tir a �t� annul�e,

j'en profite pour venir voir ma ch�rie.

Si on nous voit, on va se faire virer.

- T'as r�fl�chi pour l'appart ? - Oui.

Et ?

D�conne pas.

C'est oui.

Putain !

Je commence � chercher.

- Tout de suite ? - Tout de suite.

- Monsieur est press�. - Oui, un peu.

D'accord.

�cole nationale de police d'�vila

M�nica Mar�n ?

C'est moi.

Commandant �ngel Salcedo.

Je sais qui vous �tes.

Enchant�e, commandant.

Viens.

As-tu de la famille dans la police ou l'arm�e ?

Non. Ce n'est pas dans mon dossier ?

J'aime bien demander.

Comment as-tu atterri ici ?

J'aime l'id�e de servir la soci�t�.

Prot�ger, etc.

Il y a autre chose, non ?

Qui t'a pouss�e

� ne pas devenir m�decin

ou infirmi�re ?

Je voulais partir de Logro�o.

Je vois.

C'est pour �a que tu as choisi les Renseignements ?

Il ne se passe jamais rien � Logro�o.

L'attentat de l'Hipercor.

Ils ont utilis� de la colle et du savon.

�a colle � la peau et les victimes sont br�l�es vives.

Tu vois le napalm ?

L'effet est quasiment le m�me.

Je veux �tre aux premi�res loges quand ils tomberont.

Un fianc� ?

Non.

Tes parents vont bien ?

Aucun membre de la famille � ta charge ?

Non.

Jusqu'o�...

serais-tu pr�te � aller contre l'ETA ?

- Je n'entre pas dans un autre GAL. - Il ne s'agit pas de �a.

Jusqu'o� il faudra.

Serais-tu pr�te � infiltrer l'ETA ?

�a prendrait plusieurs ann�es.

Pour des raisons �videntes, personne ne serait au courant.

�a t'�loignerait de ta famille, de tes amis, de tout.

Avec toujours le risque d'une balle dans la nuque.

Tu connais la diff�rence entre un infiltr� et une couverture ?

La couverture a un cadre juridique.

Exactement.

Tu serais infiltr�e.

Ce qui signifie que si tu merdais, ce serait la prison.

Ou pire.

Et sans fun�railles nationales.

Nul ne serait au courant de ton sacrifice.

Et m�me si tout se passait bien,

tu n'aurais pas non plus de reconnaissance.

Pour le monde, tu n'existerais pas.

Tu n'existerais que pour moi.

C'est d'accord.

Mais je prends mon chat.

Ton chat ?

Il y a d'abord un test � passer.

Et ensuite ?

Et ensuite,

si tu le r�ussissais,

tu passerais un an dans ta ville,

� fr�quenter des antimilitaristes sous ton nouveau nom.

Tu prendrais des contacts, consoliderais ta l�gende.

Et ensuite...

viendra l'�preuve du feu.

Le moment venu,

dans le vieux Saint-S�bastien...

tu te fondras parmi eux.

Tu f�teras les assassinats avec eux.

Tu feras semblant d'aimer des gens m�prisables.

Tu surmonteras la peur d'�tre d�masqu�e � tout moment.

Nous sommes pr�ts � verser notre sang pour l'ind�pendance

Un cri retentit...

au sommet de la montagne

Les combattants sont en marche derri�re le drapeau basque

Vive le Pays basque libre !

Longue vie !

Longue vie � l'ETA !

Longue vie !

Vers la victoire, toujours !

� la n�tre !

Qui va � la manif samedi ? Y a une f�te au gaztexe.

Pas moi, j'ai cours de cirque.

Tu craches du feu, c'est �a ?

- Arantxa, t'es d�gueu ! - Putain !

Cochonne !

Et samedi prochain...

Oups, t'as pris une douche.

Samedi prochain,

on va faire de la plong�e.

Nagore en r�ve.

Arantxa, t'es vache.

Elle en cr�ve d'envie.

T'es mimi.

Barrons-nous, j'ai pas pay�.

- Attends, Aran... - J'ai pas pay�.

- Fais gaffe, Aran. - Quoi ?

C'est de travers.

Voil�.

Faut que t'apprennes, Arantxa.

J'en ai coll� 17, et toi ?

Vraiment ? 17 ?

- Comme �a ? - C'est mieux.

- Nagore. - Quoi ?

C'est pas Txapote ?

Vous savez qui paie ? Le parti.

Ils ont tu� Ord��ez !

Donnez-moi deux escalopes de poulet

bien fines. Mes petits-enfants viennent manger.

Je vais les paner comme ils aiment.

Vous avez entendu ? La garde civile a retrouv� Ortega Lara.

C'est vrai ?

Maigre comme un clou et hirsute, mais vivant.

Ils le d�tenaient o� ?

� Mondrag�n.

Dans la cave d'une usine, je crois.

Il va s�rement y avoir des repr�sailles.

S�rement.

Mais on ne devrait pas parler de �a ici.

Comme �a ?

Et ces escalopes ? Je suis press�e.

- Vous refaites votre rago�t ? - C'est �a.

- Et voil�. - Merci.

Arantxa !

S�rement une augmentation.

Ferme.

Tiens.

Ouvre-la quand tu seras seule, OK ?

J'ai donn� ton nom aux chefs.

Si tu merdes, c'est moi qui prends.

C'est pas une option.

Compris.

Bien.

Je bosse demain.

- On va pas danser ? - Non, on �coute de la musique.

Merde.

"Kantauri."

"Soyez samedi midi,

"aux horloges de la promenade de la Concha.

"Si personne ne vient, revenez chaque jour � la m�me heure."

"Soyez samedi � midi, aux horloges de la promenade de la Concha.

"Si personne ne vient, revenez chaque jour � la m�me heure."

Bonjour.

Andrea, l'Inhumain nous demande.

En salle de r�union.

Antonio, Tom�s, en salle de r�union.

Bonjour.

Qu'est-ce que tu fais l�, Teruel ?

- Ils vous ont pas donn� le b�b� ? - Si.

Mais � l'appel de l'Inhumain, je r�ponds pr�sent.

L'excuse parfaite pour �viter les couches.

Bien jou�, Teruel.

J'ai vu Loles.

En patrouille.

Comment elle va ?

Si on tient compte du fait que son mari a �t� abattu,

pas si mal.

Tu es dur.

Y avait personne � l'enterrement.

Ils manifestent pour Miguel �ngel Blanco,

mais ils �vitent nos enterrements.

Ils ont peur.

Non, c'est pas �a, Andrea.

Le Basque est l�che, point barre.

Exact.

Je le vois depuis que je vis ici.

Je ris pour ne pas pleurer.

- Vous savez ce que ma fille m'a dit ? - Quoi ?

Elle veut apprendre toutes nos langues officielles.

Sans d�conner !

Ta fille � l'�cole basque, quelle chance !

Elle peut toujours courir.

Bonjour.

Restez assis.

�coutez bien.

Ce que je vais vous dire ne doit pas sortir d'ici, c'est clair ?

J'ai un agent infiltr� au sein de la gauche nationaliste,

et ils l'ont charg� de rencontrer un membre de l'ETA.

Putain, un coll�gue ?

Exact. Le rendez-vous, c'est samedi.

On lance une op�ration.

Infiltr� depuis quand ?

Six ans.

- Pur�e ! - La vache !

Pour qu'il ait leur confiance...

C'est pas "il".

C'est "elle".

S�rieux ?

Quoi ?

Fais pas cette t�te. Tu te vois infiltr�e ?

Pourquoi pas ?

C'est quoi, le probl�me ?

Tu as un mec depuis tes 19 ans.

Et alors ?

Alors tu es trop...

Trop quoi ?

Aucun de vous ne tiendrait trois jours.

Elle a rendez-vous � midi aux horloges de la promenade de la Concha.

On aura cinq autres agents sur l'op�ration.

Mais pour eux, la fille n'est qu'une sympathisante.

Pas question de leur dire la v�rit�.

C'est clair ?

La voil�.

Avec deux minutes d'avance.

Joli brin de fille.

Elle sait quoi de l'op�ration ?

Rien.

C'est qui ?

Ma femme.

Elle attendra.

En position. On attend les ordres.

Tenez-vous pr�ts.

�a bouge.

Attention. Un homme en chemise � carreaux approche.

Non, �a va. Fausse alerte.

Fausse alerte.

- Arantxa ? - Oui.

Suis-moi.

Le voil�.

Contact visuel.

Ils vont vers la plage.

Qu'on envoie Ernesto et les Mari�s.

Envoie Ernesto et les Mari�s.

C'est Kepa Etxebarr�a.

Tu connais ?

Oui.

C'est l'ordure qui a essay� de tuer l'agent p�nitentiaire.

Souris.

On t'a dit ce que je voulais ?

Juste que tu avais besoin d'aide.

Parle-moi de toi.

Je sais pas...

J'ai un chat.

J'aime la plong�e.

Je bosse au bar nationaliste.

Malgr� trois ans de cours, je gal�re toujours en basque.

Demande-moi ce que tu veux.

Tu parles trop.

Dor�navant, sois plus discr�te, OK ?

�coute.

Je cherche un appart o� cr�cher.

Un appart s�r. Et quelqu'un avec une voiture.

J'ai une voiture.

- Bien. - Et je vis seule.

Mais j'ai qu'une seule chambre.

Merde.

Attends.

Donne-moi quelques jours et je trouverai plus grand.

Sinon, comment tu vas faire ?

Sois ici dans quatre jours. Ici m�me.

M�me heure.

Pas de f�tes, d'accord ?

Je n'aime pas les f�tes et je ne bois pas.

Ne vous inqui�tez pas, j'en prendrai soin.

Tr�s bien.

- On veut un enfant. - On y travaille.

Alors ?

Qu'en dites-vous ?

Vous l'avez vu,

j'ai divers travaux � faire dans l'appartement.

Voici cinq mois d'avance.

Ma foi, vous me plaisez bien.

D'ici � l�.

Il faudra trois ou quatre minutes pour intervenir.

- C'est beaucoup. - Pas tant.

J'ai dit � la dame que mon cousin Carlos ferait les travaux.

Reste � trouver le cousin.

Cet endroit tombe en ruine.

Personne d'autre ne le sait, mais la fille est un agent.

Sans d�conner, �ngel ?

�a reste entre nous.

Je me fiche que les autres la d�testent,

sa protection est notre priorit�, c'est clair ?

C'est clair.

On a une �quipe de six. Roulement tous les 15 jours.

On changera les �quipes au petit matin, c'est plus s�r pour les voisins.

Parfait.

Tu sais, vaut mieux qu'elle sache pas pour les micros.

Si elle se sait �cout�e, �a va la perturber.

C'est � moi d'en d�cider.

Tu poses ces putains de micros ou pas ?

Tu fais chier !

Merde, je disais �a pour aider !

Celui-ci est presque pr�t.

Tu t'en sors ?

�a fait une chi�e de micros.

Une bonne racl�e, voil� qui les ferait parler.

J'ai toujours voulu un chat, mais Manuela d�teste �a.

Les animaux la d�go�tent.

T'es tellement mignon, toi.

Les gars...

Quoi ?

J'entends que dalle.

Y a trop d'interf�rences, j'entends rien.

Putain de bordel de merde.

Il veut s�rement aller manger.

Ce sera pas avant une heure.

Arantxa !

Ouvrez. C'est Mario.

Putain !

Heureusement qu'il avait pas la cl�.

Tu fais chier. Fallait pr�venir !

J'ai essay�.

J'entendais que dalle !

C'est fini, c'est fini...

On changera les piles toutes les trois semaines.

Ici, c'est fait. Maintenant, la cuisine.

Pourquoi toujours ici ?

� l'h�pital, chacun est dans sa bulle.

Obnubil� par ses propres probl�mes.

Merci.

On oublie les micros.

Dans l'appart, c'est trop risqu�.

On ne pourra qu'observer vos entr�es et vos sorties.

Pour le reste, on d�pendra de tes rapports.

Il faut que Kepa ait confiance en toi, sans que vous deveniez amis.

Tu lui racontes ta petite vie,

mais � la moindre alerte, tu sors.

Compris.

Je le garde pour plus tard.

J'ai quelque chose pour toi.

�a vient de ta m�re. C'est arriv� � l'autre appart.

Regarde-les.

Elle s'est d�guis�e pour le r�veillon du 31...

en papa No�l.

Elle s'est frit�e avec un petit voisin qui a sonn� chez elle toute la journ�e.

Elle finira par lui jeter sa pantoufle � la t�te.

Tu me la gardes ?

Bien s�r.

Entre.

L�, c'est ma chambre.

Le sol est un peu d�fra�chi, mais...

c'est tr�s haut de plafond et donc tr�s lumineux.

Je suis d�j� venu.

Pour voir l'appart. T'�tais pas l�.

Je devais �tre au boulot.

La cuisine et la salle de bains.

Y en a qu'une, mais on se d�brouillera.

Tu le trouves comment ?

C'est bien.

Mais un peu trop central.

C'est vrai.

Ma chambre ?

C'est l�.

S'il te manque quoi que ce soit, tu me le dis.

Salut.

Bonjour, le chat.

Comment tu t'appelles ?

Il s'appelle comment ?

Sua.

- Je t'aide � mettre la table ? - Les couverts sont l�.

Demain, tu me conduis � Saint-Jean-de-Luz, OK ?

Sua...

Comment tu le trouves ?

Je crois qu'il lui a dit que...

demain, elle le conduira � Saint-Jean-de-Luz.

Je suis pas s�re. Y a trop de bruit.

Comment �a, t'es pas s�re ?

Je dois savoir ce qui se dit l�-bas.

C'est pas sorcier, il suffit d'�couter.

Le bruit...

Je veux pas le savoir.

Arrange �a.

Je veux savoir ce qui se passe comme si je d�nais avec eux.

Compris, patron.

Ils arrivent sur la place.

Je vois la fille et Kepa.

Je viens te rechercher ?

Non.

Kepa descend de la voiture. Les Mari�s, il est derri�re vous.

La fille s'en va.

Ne la suivez pas.

Kepa se dirige vers le bar.

Bodhi,

suis-le.

Les Mari�s, �loignez-vous.

Kepa ?

Salut.

Putain de tiroir.

Encore un voyage � Orio.

Pour rien.

On fait plus d'allers-retours qu'un p�d� sur une plage gay.

- Merde. - Des flics...

Fait chier.

C'est moi qui parle, OK ?

T'inqui�te, �a va bien se passer.

C'est pas vrai, la garde civile.

Putain !

Un v�hicule a quitt� la route.

Circulez.

Merci.

Je suis sympa, sympa...

C'est �a.

Mademoiselle, descendez du v�hicule avec les papiers.

Bien s�r.

Merde, c'est cuit !

Voici.

M�nica Mar�n ?

Tenez.

- L'assurance... - Un accident ?

Oui. Une sortie de route.

Circulez.

Avec tous ces virages, �a doit arriver souvent, non ?

Bonne journ�e.

Merci. Bonne journ�e.

Bonne route.

Ces sales flics me d�go�tent.

On a eu chaud !

Elle assure, hein ?

Carr�ment.

C'�tait bien, non ?

Qui est M�nica Mar�n ?

Qui est M�nica Mar�n ?

Ma tante.

Je lui emprunte sa voiture

parce que j'ai pas le fric pour en acheter une.

Au final, elle y gagne.

Son tas de boue est toujours fourr� au garage.

�a me co�te une blinde. C'est la loose.

Mais au moins, je peux te conduire o� tu veux.

Si tu veux, demain, j'irai changer le nom sur les papiers.

Je veux plus de coups foireux.

Tu changes ces putains de papiers.

Promis.

Joyeux anniversaire.

Je t'�coute.

On abandonne l'op�ration.

Pourquoi ?

Parce que �a va mal finir.

Vivre avec un tueur de l'ETA, c'est beaucoup trop dangereux.

Papa, tu viens ? �a va �tre le g�teau.

J'arrive dans deux minutes.

La taupe de la garde civile a v�cu des mois avec Zam�cola.

En quoi c'est diff�rent aujourd'hui ?

C'�tait pas une femme.

Me prends pas pour un con.

Comment tu le sais ?

Tu crois �tre le seul flic � savoir ce qu'il en est ?

Tu me mens et tu me caches des infos.

Tu crois pouvoir me manipuler comme cette fille, l'Inhumain ?

Sur mes cinq infiltr�s, c'est la seule � avoir tenu.

Gr�ce � elle,

on a des infos qu'on n'aurait jamais eues de la vie !

Tu veux l'exfiltrer parce que tu as peur pour elle ?

J'ai peur pour notre image.

Si �a part en couille, on se foutra de nous.

Tu r�pondras de sa mort.

Bien s�r.

C'est �a ou tu supportes pas qu'un autre ait la m�daille ?

Trouve un moyen s�r de l'exfiltrer.

D�conne pas.

Tu as 15 jours.

Pourquoi t'as pas de photos de famille ici ?

Je viens d'emm�nager, elles sont dans les cartons.

Je vois.

Mais il y a un truc que je pige pas.

Regarde-moi.

Pourquoi tu milites si tu es de Logro�o ?

Mes parents sont basques.

Ils sont basques, mais ils ont quitt� le pays.

Sacr�s Basques !

Pourquoi tu nous aides ?

Je soutiens aussi les Sahraouis, mais c'�tait un peu loin.

Excuse-moi, Arantxa.

Les papiers de la bagnole, �a m'a...

Je suis d�sol�.

Je vais �tre en retard au cours.

- De basque ? - Non. De tango.

De tango ? �a alors.

Un probl�me ?

Non. Mon p�re adore �a.

- C'est un art. - Je sais. Apprends-moi.

- Je suis en retard. - Cinq minutes.

Tu vas me marcher sur les pieds.

J'ai quelque chose � te dire.

�a ne va pas te plaire.

L'op�ration a �t� annul�e.

D�conne pas, �ngel.

�a vient de l�-haut. L'op�ration est annul�e.

C'est encore un de tes tests ?

J'aimerais bien, mais il faut...

pr�parer ton exfiltration.

C'est comme �a.

�ngel...

Te fous pas de moi.

Je vois plus ma famille.

�a fait six ans, qu'est-ce que tu me chantes ?

Tu sais ce que j'ai vu.

Ce que j'ai fait.

Maintenant qu'un type de l'ETA me fait confiance ? T'es s�rieux ?

Coupes budg�taires.

Ben voyons !

Te fous pas de ma gueule.

Je crois pas une seconde � ton histoire de budget.

Depuis que l'ETA "socialise la douleur",

vous avez un max de pognon.

C'est trop dangereux.

Mais la semaine derni�re, �a l'�tait pas ?

Il y a eu la bourde des papiers.

La bourde des papiers,

c'est ta faute.

M�nica.

Ne m'appelle pas M�nica.

Comment je m'appelle ?

Arantxa. Je m'appelle Arantxa.

C'est toi qui m'as baptis�e Arantxa.

Six ans que je souris � ces raclures.

J'ai m�me pas pu passer les exam d'avancement, bordel !

Je sais que c'est tr�s difficile

de penser � retrouver sa vie.

Tr�s difficile � accepter.

Quelle vie ? C'est �a, ma vie.

Je t'ai accord� une confiance aveugle pendant tout ce temps,

sans aucune h�sitation.

�ngel, tu vas gentiment aller les voir

et tu vas leur dire qu'on continue.

Pour moi.

J'ai les mains li�es.

T'as pas les mains li�es. C'est du pipeau.

Regarde-moi.

Fais-le pour moi.

Tu peux pas l�cher...

ce que je suis pour toi.

Je suis quoi pour toi ? Dis-moi.

Regarde-moi.

Regarde-moi.

Rien.

Bordel de merde !

Au Pays basque, j'ai pas peur.

Y a ceux qui nous prot�gent et ceux qui osent pas nous d�noncer.

Mais parfois, j'ai besoin d'air.

Je te so�le, non ?

Toi, t'as plein d'amis et de projets.

Tu dois avoir du mal � comprendre ce qu'est la solitude.

Je suis ici depuis une �ternit� et personne me contacte.

Patience.

Je commence � en avoir marre, OK ?

J'en ai ras le cul.

Qu'est-ce que t'as, ma belle ?

Nagore ?

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Regarde-moi. Qu'est-ce qui s'est pass� ?

�a faisait plusieurs jours

que j'avais plus de nouvelles de ma s�ur et de son mec,

mais tu sais qu'on se parlait pas souvent...

La garde civile les a arr�t�s au centre culturel.

Ils ont d� trouver quelque chose.

Je sais pas.

Je reviens de l'h�pital.

Ils ont d�moli Koldo.

Et ma s�ur...

me regarde plus dans les yeux.

Je crois qu'ils l'ont viol�e.

Les fils de putes.

Je dois agir.

Tu vas livrer un message.

O� ?

Au nord.

En France ?

� qui ?

Tu poses trop de questions.

Maintenant ?

Toute seule ?

Oui.

Tu remets le message et tu rentres.

Rien que �a ?

Oui. Tout ira bien.

- Si je me fais contr�ler ? - On planquera le message.

- �a ira. - T'en sais rien.

Ils t'arr�teront pas.

Bonjour.

Un cidre, s'il vous pla�t.

Vous avez l'Egin ?

Je cherche Jos� Luis.

Assieds-toi l�.

Tu veux quoi ?

Arantxa. Jos� Luis ?

Je t'ai demand� ce que tu voulais.

J'ai un message pour vous.

Reviens dans deux semaines.

J'arrive pas � le croire.

Putain de bordel de merde.

Je suis sur le cul.

Merci. Salut.

Quoi ?

Je te dirai plus tard.

Bon Dieu...

Patron.

La garde civile a d�mantel� le commando Araba de l'ETA.

Encore la garde civile ?

Et c'est pas tout.

Ton copain Mayor Oreja les a encens�s � la t�l�.

Putain de merde !

Tu me casses les couilles.

Mollo. Je suis que le messager.

C'est bon, c'est bon.

Fait chier.

Les prisonniers basques au Pays basque

Oui, �ngel ?

On n'annule pas. On continue.

- Arr�te... - J'ai mes entr�es � l'Int�rieur.

Je peux remonter jusqu'au pr�sident.

Mon cul. Tu bluffes.

Ah oui ?

Tu veux que je lui apprenne

qu'il a une infiltr�e � l'ETA depuis des ann�es ?

Arr�te avec tes menaces.

Je suis ton sup�rieur...

On continue

ou la presse saura pour le d�tournement de fonds.

C'est clair ?

� t'entendre, on dirait pas qu'on se conna�t depuis 20 ans.

C'est vrai.

On est amis, bordel !

Des amis comme toi, on s'en passe volontiers.

Arantxa, on continue l'op�ration.

Je suis all�e en France.

Comment �a, en France ? Explique-moi �a.

J'ai vu Jos� Luis Cau.

Pourquoi, deux semaines ?

Il a rien dit d'autre ?

Rien.

Merde...

Tu voulais pas apprendre le tango ?

Viens.

Faisons un peu de place.

Et maintenant,

je mets ce morceau...

Il est magnifique, tu vas voir.

Bon. Mets-toi l�.

Bien.

Garde en t�te que le tango

est une question d'attitude.

Ta main droite

autour de ma taille.

Tr�s bien.

Un peu plus haut.

Voil�.

Tiens-moi la main.

Tr�s bien.

Et maintenant...

Quatre pas en arri�re en commen�ant par la jambe droite.

- La droite ? - Oui. C'est parti.

Un, deux...

trois...

Et maintenant,

sur la gauche. Un pas de c�t�.

Un, deux...

Ouvre � l'ext�rieur.

M�me chose de l'autre c�t�.

Dans les yeux.

Danse avec moi, Andrea.

C'est jour de foire.

L�che-toi,

ma belle.

- C'est pas si mal ! - Attention.

Va dormir.

N'aie pas peur. Laisse-toi aller.

Arr�te.

Quoi ?

�a va pas ?

Manolo, danse avec moi.

�a se danse comme �a, mon gars.

Bas les pattes, Manolo.

- �a va pas ? - Je suis enceinte.

Putain, Andrea !

T'aurais pu faire gaffe.

Ferme-la.

M'emmerde pas, Teruel.

C'est pas que je sois pas contente, mais �a tombe mal.

Si l'Inhumain l'apprend,

il va me consigner au commissariat.

Une op� pareille, j'en verrai plus.

Je sais pas.

Je suppose qu'il va te falloir...

Quoi ?

Des fringues plus amples pour cacher �a.

Mais si j'�tais ton mari, tu bougerais pas ton cul de la maison.

Laisse-moi.

Je te laisse au tango et � tes petits martiens.

Merci.

Je suis all�e chez l'esth�ticienne.

Tu es tr�s en beaut�, Leonor.

Tu piges rien ?

Un peu de respect. Je comprends, depuis le temps.

J'ai dit �a comme �a.

Mais je trouve pas �a dr�le.

Comment �a, pas dr�le ?

S�rieux ?

Non. C'est un humour...

Tu trouves que les Basques ont pas d'humour ?

J'ai pas dit �a.

- Et moi ? - Quoi, toi ?

Tu me trouves dr�le ?

Non.

Flash info

Compte tenu de la situation au Pays basque

et sa volont� de cheminer vers la souverainet�...

Qu'est-ce qu'ils racontent ?

... l'ETA d�clare son intention de suspendre sa lutte arm�e.

Une tr�ve ind�finie.

L'ETA a annonc�

une tr�ve illimit�e � partir de demain,

et pr�cis� que le cessez-le-feu serait permanent,

en ajoutant que son action...

Je sais pas, j'arrive pas...

� me r�jouir.

T'aurais pr�f�r� que ce soit parce qu'on les a tous arr�t�s,

et pas suite � un compromis.

�a fait sept ans que je suis l�,

et j'ai absolument rien accompli.

Tu veux que je te rappelle tout ce qu'on a obtenu gr�ce � toi ?

Il ne faut jamais se fier � l'ETA.

On continue.

Kepa va t'envoyer en France chercher la r�ponse � son message.

On ne baisse pas la garde et on attend de voir.

Tiens.

Merci.

Encore du poulet ?

- �a te d�range ? - Je plaisante.

Je l'ai gratos.

Tu crois...

Tu crois que si...

si �a continue, cette histoire de tr�ve...

les flics vont me l�cher la grappe ?

Je sais pas.

�a marche comment ?

J'imagine qu'il y aura une amnistie, non ?

Tu pourras retrouver ta vie d'avant.

Ma vie d'avant...

C'est si loin que j'�tais quelqu'un d'autre.

Et nous ?

Nous, quoi ?

Que serait-on devenus si on s'�tait rencontr�s...

dans un autre contexte ?

J'en sais rien.

Enfin, je te trouve mignon, vraiment.

Oui, tr�s mignon.

"Mignon" ?

Pour moi, tu es plus que �a.

- Tout va bien ? - Oui, tout va bien.

Je passe. Merde...

Putain !

C'est pas mauvais.

Pour de la bouffe d'h�pital. J'avais la dalle.

�a va, avec Kepa ?

Bien.

Avec la tr�ve, il est un peu �teint, mais �a va.

"�teint" ?

Il te fait de la peine ?

Je te rappelle qui est Kepa ?

Un gros fils de pute, un tueur.

Le "Pays basque libre", mon cul. Il sait m�me pas ce que c'est.

Il joue les h�ros, mais en r�alit�, c'est un putain de mouton �cervel�.

Un �cervel� qui cr�ve d'envie de tuer des flics.

Y compris toi, mademoiselle.

Ne l'oublie pas.

J'ai fait six.

Tu peux pas me manger.

Comment on dit "je te mange" en basque ?

"Jaten zaitut".

Ou "jango izut".

Je te d�vore.

Et "beau" ?

Kepa.

� toi, mon beau.

Rejoue.

Merde.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six.

Six.

Merde.

Gagn�.

Merde, t'as gagn�.

Au Pays basque libre !

Comment tu l'imagines, le Pays basque libre ?

Je l'imagine heureux.

Sans tortures ni enl�vements.

Sans fils, sans fr�res, sans p�res

prisonniers ou exil�s.

Il y a une image qui me vient toujours � l'esprit,

celle de la maman.

Je la vois...

heureuse.

Parce que je suis libre de marcher dans la rue,

d'aller chez elle.

Pour manger.

Les lentilles de maman...

c'est une tuerie.

Je donnerais tout pour y rego�ter.

Je sais pas.

Vivre en paix.

Cesser d'�tre une victime.

Ou un bourreau.

Sans les fascistes et leur drogue...

qui d�truit toute une g�n�ration de gosses.

Sans l'�tat espagnol qui nous emmerde,

qui opprime...

la langue et la culture basque.

Libre.

Pour le Pays basque libre et les lentilles de maman...

je suis pr�t � tout.

- � tout ? - Oui.

Par exemple ?

L'attentat.

Comment �a s'est pass� ? Si �a t'ennuie pas.

Je vais te raconter.

Eh bien...

Je savais o� habitait un agent p�nitentiaire.

Et je l'ai fait.

Personne n'aime tuer.

Mais c'�tait un tortionnaire.

Je suis � l'arri�re de la moto. Le type sort, on le suit lentement.

Il nous voit.

Il se sauve. Mon partenaire pile net.

Je tire.

Le sang gicle.

Il tombe.

Il bouge encore. Je descends de la moto.

Cet encul� me regarde.

Ce tortionnaire m'implore.

"Non, non..."

Je pointe l'arme.

Elle s'enraye.

Sale fils de pute de tortionnaire.

Mon arme s'enraye encore.

Le mec chie dans son froc. Il pleurniche.

Un coup de pied.

Un autre.

Pas le temps.

Un dernier coup de pied.

Je monte derri�re. "D�marre !"

�a d�marre pas.

Alors on se tire, sans la b�cane.

C'�tait plut�t foireux parce que la moto �tait � mon nom.

Elle est rest�e l�-bas.

On l'a fait aussi

pour montrer aux chefs qu'on �tait pas des guignols.

Bonjour.

Comment allez-vous ?

Bien.

Tu veux un verre ?

Oui. Une bi�re.

Une bi�re, s'il te pla�t !

Alors...

Comment �a se passe � Saint-S�bastien ?

Bien.

L'atmosph�re ?

Paralys�e.

�a va bouger.

Ne l'ouvre pas.

Non.

Teruel.

Voyons ce que c'est.

Au-dessus de l'eau ? T'es s�rieuse ?

J'ai rien dit.

Mais la fais pas tomber.

Ils doivent aller chercher quelqu'un � Goizueta.

En pleine tr�ve,

pourquoi faire venir quelqu'un � Saint-S�bastien ?

Une voiture arrive.

Plaques fran�aises.

C'est Sergio Polo.

Tu es s�re ?

Merde.

Tu as une arme ?

Je vais m'arr�ter pour la planquer dans le coffre.

C'est risqu� d'avoir une arme.

Je m'en bats les couilles.

Pig� ?

T'arr�te pas.

Qu'est-ce que tu fous ?

T'es dingue ? Retourne sur la route !

Non.

Retourne !

J'ai dit non.

Si les flics trouvent une arme...

Demi-tour, bordel !

Pas question.

Tu sais qui je suis ?

Je m'en s�pare jamais.

Fous-moi ce putain de flingue dans le coffre.

Donne-moi les cl�s.

Descends.

Ouvre ce putain de coffre.

Tu es Kepa ?

- Salut. - Sergio.

Salut.

Faut qu'on parle.

Mais o� ?

- Dans la chambre ? - �a me va.

Viens. C'est par l�.

Ferme.

Alors ?

On n'entend que dalle.

Ils sont seuls. Pourquoi ils chuchotent ?

Monte le son.

�a fait huit mois.

Et tu lui fais confiance ?

J'ai confiance en personne.

Tu dois garder ton flingue sur toi. Il est o� ?

- Dans le tiroir. - Prends-le.

- On partage la chambre ? - Oui.

Je prends le lit.

C'est que... c'est mon lit.

C'�tait.

Pointe-le.

Pardon ?

Pointe-le !

Qu'est-ce que tu fous ? Pointe-le sur moi.

- La s�curit� est mise ? - Bien s�r.

Trouillard.

Assieds-toi.

Regarde.

C'est la liste des cibles et des contacts.

� surveiller d�s maintenant.

D�s que les armes arrivent, on part au combat.

Y a que des juges et des politicards.

On va r�activer le commando Donosti.

Le commando Donosti ?

Tu vas t'entra�ner sur des flics du coin.

Passez-moi le ministre.

C'est urgent.

Pour le moment,

on a deux options.

Soit on arr�te Sergio et Kepa tout de suite,

soit on attend.

Pour �tudier le commando Donosti et d�couvrir qui leur fournit des armes.

Et de telles infos

pourraient nous mener plus haut.

Et pourquoi tu h�sites ?

�a d�pend de toi.

On continue.

�a marche.

Mais dans ce cas, tu devras g�rer Sergio.

Tu dois entrer dans son jeu, mais sans te laisser faire.

Il nous faut la liste des cibles pour les prot�ger.

Pas question qu'ils agissent sans qu'on l'ait vu venir. C'est clair ?

C'est clair.

D�gage, saloperie.

T'es d�gueulasse, putain !

Je crois aussi

que nous sommes � la veille d'une p�riode de paix.

Selon le Parti nationaliste basque...

Ben alors ?

Non, ici, chacun doit se servir.

Fais pas chier. Je fais ce que je veux.

T'as vu, Sergio ? Le gorille.

Il y aura une tr�ve.

Enfin, ce qu'ils appellent une tr�ve.

- Il raconte quoi, celui-l� ? - �a t'�tonne ?

- Il pense qu'� sa gueule. - Je l'emmerde.

Il s'agit surtout d'un grand pi�ge.

Grand pi�ge dans ton cul !

Face de Roi mage !

Mets Les Chroniques martiennes et vire-moi Melchior de l�.

Il a la gueule de Melchior !

Elle est assaisonn�e ?

T'aimes bien ?

T'es de Logro�o ?

Exact.

Tu es all� en France, non ?

J'y �tais tout le temps.

Beaucoup de Galiciens vont l�-bas.

Des nationalistes radicaux galiciens.

Pour s'entra�ner.

J'aime bien ces gars-l�.

Moi, j'ai �tudi� ici. C'est mes vieux qui sont de l�-bas.

OK.

Et toi, t'es l� depuis longtemps ?

T'es arriv�e quand ?

En 1991.

Je me plais ici.

J'aime bien Saint-S�bastien.

Coucou.

- Tu nous conduis demain ? - O� �a ?

Je sais pas. Sergio te dira.

Arr�te. Pas avec lui � c�t�.

- Pourquoi ? - Tu as vu comme il est crade ?

Tu verrais la chambre.

Il me d�go�te.

Il a du caract�re.

Du caract�re ?

- Du caract�re ? - Oui.

Tu sais tout ce qu'il a fait ?

T'as vu comment il parle ?

Ce type est un h�ros.

C'est gr�ce � lui qu'on va gagner la guerre.

Pour moi, c'est super important.

D'accord ?

Arr�te.

Comment �a, "arr�te" ?

Putain...

Il me d�go�te...

Contact �tabli.

On a tous leurs contacts sous contr�le, non ?

On peut aller b�queter.

Personne ne bouge tant que leur r�union n'est pas finie.

Mais...

Andrea doit manger, c'est tout.

Moi ?

Tu plaisantes ?

Mais tu dois...

manger souvent, non ?

Pourquoi ?

Elle est enceinte. Elle doit manger.

- Merci bien. Franchement. - Je joue le r�le de ton mari.

- Malheureusement. - Je m'inqui�te.

Tu t'inqui�tes ?

Tu me gaves de beignets qui vont me refiler du diab�te.

- T'as qu'� pas les bouffer. - T'es incroyable.

Incroyable.

Ne me renvoie pas au poste, je t'en supplie.

Ne m'enl�ve pas de l'op�ration.

Je peux le faire.

Je veux le faire.

D'accord.

Mais ne le cache pas.

Que ta b�tise de tomber enceinte maintenant

me serve au moins � quelque chose.

Santander 0, Real Sociedad 1.

Extremadura 1, Espanyol 0...

Andrea, il est temps de rentrer chez toi.

Malgr� sa d�faite � San Mam�s,

Majorque reste en t�te de la premi�re division...

Fous-lui une autre baffe.

Le moustachu, c'est quoi son nom, d�j� ?

Tu vas t'en reprendre une, abruti.

Regarde.

S�rieux ?

Mon livre de basque, putain !

Vous avez vu ce foutoir ?

Comment il te l'a chop�.

Pousse-toi, bordel.

Arr�te, Arantxa.

Tu d�connes ?

- L�, tu m'entends ? - Rallume !

Non. Faut nettoyer.

Plus tard.

Maintenant.

Rallume.

Nettoyez.

Reprends ton chat.

Touche pas � mon chat.

Migrant de merde !

- Comment tu m'as appel� ? - Migrant de merde !

Comment tu m'as appel� ?

Venez vite !

Tout le monde ici !

- Je suis pas votre bonniche. - Tu sais qui je suis ?

Sale pisseuse, tu sais ce que j'ai fait ? O� je serai bient�t ?

Dans une porcherie.

Je t'emmerde !

- Calme-toi. - Me touche pas !

Teruel, on intervient ?

Pas encore.

Les flics vont d�barquer.

Elle m'emmerde ! Et tu me les brises !

Bient�t, on va diriger ce pays.

T'as int�r�t � �tre du bon c�t�.

Calme-toi.

Va te faire foutre, le moustique.

Je te sauve les miches en te laissant cr�cher chez moi.

Y a des r�gles, c'est tout.

- La d�bile de Logro�o... - Le g�nie de Galice...

Fourre-toi �a dans le cr�ne. Rien qu'� Saint-S�bastien,

y a au moins cent meufs qui ne demandent qu'� m'h�berger !

Arr�te, Sergio. Les flics vont rappliquer !

Elle me "sauve les miches", qu'elle dit !

Elle est gonfl�e.

Casse-toi.

Je regarde la t�l�.

Quelle trouille !

- Fume pas. - Fous-moi la paix !

Elle h�berge un tueur et se permet des exigences.

Elle cherche la merde.

Kepa, assieds-toi.

On peut lui faire confiance ?

Mais oui, putain !

Qu'est-ce que t'as ? Tu te la tapes ?

Ce clown n'a que le mot "d�mocratie" � la bouche,

mais � l'heure de v�rit�...

Et �a vous �tonne ?

Est-il vrai que vous avez un homme infiltr� � l'ETA

et que c'est pour �a qu'Oreja parle de pi�ge ?

J'aimerais bien. C'est Romero qui vous a dit �a ?

Il ne faut pas l'�couter.

Ce type est un opportuniste.

Vous �tes bien cachottier.

Excusez-moi.

Oui ?

Bonjour.

� qui ai-je l'honneur ?

Je suis �ngel.

Comment allez-vous, �ngel ?

Bien.

J'ai trouv� ce t�l�phone

et j'essaie de localiser son propri�taire.

C'est gentil de votre part.

C'est celui de ma ni�ce Arantxa.

Vous savez o� je peux la trouver ?

Non. Je crains que non.

Je n'ai que ce num�ro et si elle a perdu son t�l�phone...

Elle vit � Saint-S�bastien, mais je n'ai pas son adresse.

Tant pis. Je vais chercher dans ses derniers appels.

Tr�s bien.

Tr�s bien. C'est gentil.

Merci beaucoup.

Merci pour elle.

De rien. Au revoir.

Le fils de pute.

Quel fils de pute.

Comment s'appelle ton oncle ?

Qu'est-ce que �a peut te faire ?

Je le r�p�terai pas. Comment s'appelle ton oncle ?

�ngel.

Pourquoi ?

Pour les appels, on a dit quoi ?

- De les effacer. - Exact !

Pourquoi tu le fais pas ?

Parce que j'en peux plus !

J'en peux plus.

� tout moment, il peut me buter.

J'en peux plus !

Je rentre chez moi, la boule au ventre.

Je m'en fous.

Tu es flic.

C'est ton boulot !

Tu m'as foutu une trouille...

J'ai cru jamais te revoir.

�coute-moi bien.

Sergio s'est calm� apr�s l'appel, on est d'accord ?

Sinon, tu serais pas l�.

Il a besoin de toi.

Il va marquer son territoire, mais sans faire de vagues,

c'est pas dans son int�r�t.

C'est impossible de r�cup�rer la liste. Il s'en s�pare jamais.

On n'a plus beaucoup de temps.

Il va bient�t recevoir les armes.

J'y vais.

Oui ?

All� ?

Qui est � l'appareil ?

Je n'aime pas ces blagues. C'est toi, Miguel�n ?

Je t'entends rigoler.

Quand j'aurai parl� � ton p�re, tu rigoleras moins.

Tu es trop grand pour ces b�tises.

Regarde.

Il est chaud.

Tu croyais qu'il serait froid ?

Tu sais pourquoi il est chaud ?

Je le garde contre mon corps toute la journ�e.

J'ai confiance qu'en Txapote.

J'en ai rien � battre, de toi et du jeunot.

Arr�te de me casser

les couilles.

Respire.

Tu veux voir le jour se lever ?

Alors calme-toi.

Il me faut un pistolet.

Pour quoi faire ?

Comment �a ? J'ai un putain de psychopathe chez moi.

- Non. - Tu t'en fous ?

Autant te coller ta carte de flic sur le front. C'est non.

Et t'avise pas de t'en procurer un. C'est clair ?

Du nouveau pour la liste ?

Arantxa !

�a ne va pas ? Tu es dans la lune ?

Non, je suis fatigu�e, c'est tout.

Pas �tonnant, avec celle-l�.

Laissez-la tranquille.

Ne changez pas de sujet.

Je vous connais.

Laissez-la travailler.

La derni�re a tenu combien de temps ?

Elle est partie vivre � Valladolid.

Sua ?

Qu'est-ce qui se passe ?

O� est le chat ?

Le chat ?

Je sais pas.

On y va ?

- Quoi ? - Attends.

Viens l�.

Pousse-toi.

S'il repisse sur mes affaires, il sera � la poubelle, mais sans t�te.

C'est qu'un chat.

On s'arrache.

Alors, quoi ?

Tu viens ?

Ou c'est parti pour un tango ?

Calme-toi.

Je suis calme.

Attends � l'appart.

Comment �a va ?

J'en sais rien.

Pousse-toi.

Ils sont sortis

Ils rentrent � l'appart. C'est chaud.

- La liste ? - �ngel s'en occupe.

Je la monte � l'appart.

Non. J'y vais.

Pas question.

Moi, j'ai une diversion int�gr�e.

Vite...

- Toi ? - Donne. Ils arrivent.

J'aime pas �a.

T'es pas le seul.

En panne

Tu es enceinte ?

Ils montent.

Merde...

Bonjour.

Pardon, je suis maladroite. Passez.

- Pas de souci. - Pardon.

Au revoir.

Merde...

C'est quoi, ces tronches ? Je suis pas morte.

Et cette liste ?

Envoy�e � Madrid.

Bonsoir. La police fran�aise...

Monte le son.

Sergio !

Viens !

Kantauri a �t� arr�t�. Ce serait

l'un des trois leaders du groupe terroriste ETA.

Putain de merde !

Putain de merde !

Tu as parl� ? On t'a suivie depuis la France ?

�coutez !

Les encul�s !

J'ai jamais parl� directement

� Kantauri !

- Les encul�s ! - Calmons-nous.

R�fl�chissons.

T'es d�bile, ma parole ?

C'est Kantauri ! Il sait tout.

Il sait o� on est ?

Oui ou non ?

Non.

Alors calme-toi.

Abruti !

Pas de panique !

Fran�ais de merde ! Je vais tous les buter.

... quatre voitures pi�g�es et l'attentat contre Irene Villa.

Qu'est-ce qui se passe ?

On part. Sergio se sent pas en s�curit� ici.

Je viens.

Pas question.

Attends. Avec moi, vous attirerez moins l'attention.

Elle a raison.

Va chercher les cl�s.

Vous avez entendu ?

En route !

�coutez la radio. On sait pas o� ils vont.

- Andrea, tu restes. - Patron...

Tu restes.

Gilet pare-balles. Arme.

Direct au fourgon.

Allez, allez !

On part

S'ils se tirent en France, on est bais�s.

Je les laisse filer un peu.

Prends � droite. Sans clignotant.

Ici !

L'enfoir�.

Appel � tous.

On a pris Renter�a.

Tous vers Renter�a.

Le train pour Hendaye.

Faut intervenir avant la gare ou ce sera un carnage.

Putain, patron...

D�gage !

Ils vont arriver � la gare.

On est suivis.

- Acc�l�re ! - C'est rouge.

Acc�l�re !

Plus vite !

Marche arri�re.

Ne tirez pas. Arantxa est � bord.

Ne tirez pas !

Putain de merde !

Bonne chance.

Crevez tous !

Encul�s !

Arr�tez ! Police !

Bouge pas !

J'ai rien fait !

Arr�tez !

Va-t'en.

Police ! Arr�tez !

Flics de merde !

Arr�tez !

Arr�tez !

Allez, Teruel...

Je vais le buter.

Ne tirez pas !

Il a un otage !

Je vais tous vous buter.

Couch�, le clown !

Longue vie � l'ETA !

Bouge pas, mon salaud.

Arr�te ! Police !

Arr�te !

Longue vie � l'ETA !

Ferme ta gueule.

Vive le Pays basque libre !

Longue vie � l'ETA !

Je t'emmerde !

L�che ton arme.

- Du calme ! - Enfoir�s !

Polo, l�che ton arme !

L�che ton arme !

On y va.

On y va.

Ouvrez.

Longue vie � l'ETA !

Tire, sale fils de pute.

C'est bon, je le tiens.

Emmenez-le.

Andrea, on les tient.

Bien re�u.

Au moins, on n'a pas de bless�s.

Tu fais quoi ?

Je pars � Hendaye.

Non.

Si.

De l�, j'irai � Bayonne. Je sais qui contacter.

On va perdre ta trace. Pas question.

Je n'ai pas rempli ma mission.

Pas dans l'imm�diat.

Ils vont continuer � frapper, mais on en viendra � bout.

Je t'ai dit que je voulais �tre aux premi�res loges.

Rappelle-toi.

Tu as particip� � la plus grande op�ration

jamais men�e contre eux.

Tu as sauv� au moins huit vies, �a te suffit pas ?

�a suffit pas. J'y vais.

Attends.

�a suffit pas

ou tu as peur d'arr�ter ?

C'est fini.

Il est temps de te reposer.

M�nica.

On a d�j� fouill� la cuisine et la chambre.

Restez dans les parages.

Ben alors...

C'est quoi, ces t�tes ?

Vous savez � quoi vous attendre, non ?

� quoi bon souffrir ?

Arr�tez, putain.

Je t'ai autoris� � parler ?

Chef.

Vous avez vu le chat ?

Non.

On t'a bien arrang�.

Sua ?

Minette.

Tu serais infiltr�e.

Ce qui signifie que si tu merdais, ce serait la prison.

Ou pire.

Nul ne serait au courant de ton sacrifice.

Et m�me si tout se passait bien,

tu n'aurais pas non plus de reconnaissance.

Pour le monde, tu n'existerais pas.

Tu n'existerais que pour moi.

Adaptation : �ric Bigot

Sous-titrage : TransPerfect Media France

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