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C'est pour eux, frère.
Je pleure de te voir des langues de joie.
Sans remplir une rivière des langues de joie.
Authentique, romantique, sans l'amour, tes rayons.
Une chanson magnétique, comme son chagrin.
Dis-moi, tu mens, je sens, tu mens, tu veux seulement heureux.
C'est la peur qui te gîte.
La peur qui file, la fausse colère, ça m'a dit trop belle et heureux.
Le cul par terre et l'ençon, les bras teintou.
Pousse le plafond des tunnels où tu danses.
En silence, en bourse douce.
Bonjour.
Bernadette Beaufis, je vous donne une clé pour un casier, s'il vous plaît.
Par droit de 15h.
Merci.
C'est marqué ?
Oui.
Bonjour.
Madame Gibran, pour Monsieur Gibranardi, s'il vous plaît.
Ah, c'est passé, mon numéro d'écrou.
C'est la gauche ?
Oui.
Merci.
Bonjour.
Bonjour.
Pour le parlant de 15h, s'il vous plaît.
Oui.
Il survient, vous arrivez.
Il faut aller attendre dans la street.
Ça va aller.
Ça va pas.
Ça va pas aller parce que tous les jours, je pense à lui, j'arrive pas à dormir.
Je l'imagine là où il est.
J'imagine qu'il a peut-être faim, qu'il a
peut-être froid, qu'il a peut-être besoin de nous.
Je l'aime tellement.
Je l'aime vraiment tellement.
Et je lui en veux, je lui en veux de tout ce qui nous fait vivre.
Je vais m'occuper.
Vous aviez mangé votre permis.
Non, c'est vrai.
Non, mais je ne sais pas.
Je ne peux plus.
Et bien voilà, c'est votre permis qui vient d'être accordé.
Donc, je vais m'occuper de ce sac et regardez.
Vous avez un code qui va vous permettre de prendre rendez-vous maintenant.
Et vous allez pouvoir prendre tout seul en allant sur cette adresse.
Je vais juste un petit peu de là.
Vous avez bien déposé votre parole ?
Ah oui, il y a quinze jours.
Cool.
Ah oui, on est pré-déposé.
Mais pour demain, voilà.
Le 5 demain, je n'y vais pas.
Pour demain, pour aujourd'hui.
Regardez, je suis inscrite.
Le 9 novembre, c'est le 8.
Oui, en effet.
Mais le 9 novembre, c'est demain.
Aujourd'hui, on est le 8.
Comment ça ?
C'est pas possible.
C'est pas vrai.
C'est pas vrai, je me suis trompée, j'ai pas fait attention.
C'est possible de passer aujourd'hui ?
Non madame, il faut venir quand c'est prévu, et c'est prévu pour demain.
Mais je peux pas demain.
Je me suis organisée avec les enfants, j'habite à 400 kilomètres.
Bonjour.
Mais s'il vous plaît, j'ai fait trois heures et demi-train.
Appelez-moi au moins un responsable, quelqu'un.
Mais vous n'êtes pas toute seule, madame.
Il faut venir demain.
Oui, je sais, mais je peux pas venir demain.
On bouge là, tu vois pas que tu retards au monde ?
Qu'est-ce que t'as toi ?
Ferme ta gueule, vas-y, mets-toi ton cul là.
Non mais...
Il faut partir, madame.
Non, non, je bouge pas tant que tu m'as pas appelé un responsable.
Il va falloir partir, madame.
S'il vous plaît !
Mais écoutez-moi, je vous parle un peu plus loin, d'accord ?
Si elle vient de loin, vous pouvez peut-être faire une exception ?
Mais il faut absolument que vous... Mais non, on bouge là !
Même de plus loin qu'elle encore, tout le monde vient de loin.
La dernière fois, il m'a dit des choses trop bizarres.
Pardon, la date, c'est la date.
C 'est la règle.
Non mais si vous êtes pas prévus pour la visite, il y aura pas une visite.
Mais l'autre fois, il m'a dit de lui apporter du cyanure.
Il m'a dit que si j'en apporte pas, il se jette par la fenêtre ou il se pend.
Oui, c'est ça, par la fenêtre.
Vous voulez quoi, une suspension par loire ?
Je me sens pas bien là.
J'ai la tête qui tourne là.
Appelez les pompiers.
Au secours !
Appelez les pompiers !
Allez, le 15h, on y va !
S'il vous plaît.
Alors surtout, pas de choses bleues, pas de choses métalliques.
Voilà, et à chaque fois, vous en retournez bien des choses.
Merci beaucoup.
Avec plaisir.
Je suis à l'avance.
Oui.
Ça faisait longtemps.
Ça faisait longtemps.
Je me remise.
J 'ai plus de voiture maintenant.
J'ai de la chance que j'ai l'obstain qui arrive.
Il y a deux jours.
Il n'y part.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas, je ne sais pas de la maison.
Ça va, à la nuit, à la nuit, on s'est construit.
Là, il n'y a pas ici.
Sinon, ça va, dites-moi, qu'il y a des puces pour les rentours ?
J'ai qu'à quelle heure ?
Nasser !
Nasser, je suis venu !
T'entends que je suis venu ?
T'es sûr que t'en veux pas ?
Je suis très attristé par la perte du chat.
Achète-toi un autre.
Je suis très attiré.
Je suis très attiré.
Je ne sais pas.
Vous allez aller à la gare ?
Oui ?
Je passe devant.
Montez.
Montez, je vous le demande.
Merci.
Mettez le sac à l'arrière.
Oui.
C'est un Range Rover 4 ?
Oui.
Ma mari, elle a la pêche avec.
Elle est bien, hein ?
C'était vrai, le cyanure ?
Même si c'est pas vrai, c'est vrai.
Ils ont tellement le bon nom, tous.
Allons-y.
Ça va ?
En fait, j'ai absolument rien à faire.
Je suis bête, hein ?
Vous voulez prendre un verre ?
Non.
Tu veux t'amuser ?
Ah non, surtout pas.
Et pourquoi tu resterais pas ?
On se fait un bon resto.
On l'a bien mérité.
Non, merci, c'est gentil, mais...
Je peux pas.
J'ai des enfants, c'est impossible.
Mais les enfants, ça s'arrange.
Après, j'aurai plus de train.
Mais je t'héberge.
Je peux.
Pourquoi tu me le demandes pas ?
Et comme ça, tu gardes ton parloir.
C'est bien de faire ce qu'on dit.
Propose-nous ça quand on va au restaurant.
Et si tu me tutoyais, ça m'aiderait.
Mais j'ai fait un risotto.
Ah, zut, j'aurais dû vous appeler pour prévenir.
Et je l'ai très bien réussi.
Alors qu'est-ce qu'on fait ?
On mange là ?
Mina, qu'est-ce que t'en penses ?
Puisqu'on y est.
Oui.
Christina, je vous présente Mina, une vieille copine.
Elle a loupé son train, alors je l'ai dépannée.
Bonjour, madame.
Bonjour.
Venez, Mina.
Vous êtes de Slovaquie ?
C'est la première fois qu'un Français reconnaît.
D'habitude, ils disent polonais, géorgienne, roumaine, italienne.
Les Français, ils mettent tout ça dans le même sac.
Moi, je connais parce que j'ai ma patronne qui a le même accent, c'est pour ça.
Ah bon ?
Oui.
Quel boulot ?
Crissing.
D'ailleurs, une fois, on m'avait ramené une spécialité de là-bas, c'était trop bon.
Oui.
Les galettes de pommes de terre.
Ah, harula.
Harula, oui, c'est ça, c'était trop trop bon.
Oui, c'est bien, mais c'est un peu gras.
Bon appétit.
Merci.
J'aimerais bien trouver un petit boulot dans le coin, si jamais vous entendez,
enfin pardon, si jamais t'entends parler de quelqu'un
qui cherche pour le ménage, les enfants, personnes âgées.
Moi, je prends tout.
Oui, je vais regarder du côté de mes amis.
Merci, je te laisserai mon numéro.
D'accord.
Je vous vois demain.
Non, elle refuse mon hospitalité.
Vous êtes aussi à la prison.
Vous tenez le coup.
Alors là, Christina, on ne saurait mieux dire.
C'est très juste.
Vous êtes aussi... C'est comme si on avait deux maisons.
On a de la chance, hein.
Je m'en vais avant que ça déjeuner.
Merci, c'est très bon.
Bonsoir, Christina.
Merci beaucoup, hein.
Bonsoir.
C'est épuisant de mentir.
C'est trop de travail.
Comment ça ?
Ben...
Quand les gens savent que ton mari est en prison,
ils n'osent pas te demander ce qu 'il a fait.
Par gentillesse.
Par peur.
Alors maintenant, c'est moi qui prends les dents.
J'en dis, mais demandez-moi ce qu'il a fait.
Demandez-moi ?
Mais demandez-moi ce qu'il a fait.
Allez-y.
Demandez-moi ce qu'il a fait.
Mais vas-y.
Demande-moi.
Demande-toi quoi ?
Ben, ce qu'il a fait.
Et il a fait quoi ?
Voilà.
Merci.
Alors, il était dans un séminaire de médecin à
Arcachon parce que mon mari, il est neurologue.
Il est neurologue du rachis.
Vous savez ce que c'est, le rachis ?
Non.
C 'est ça.
C'est là.
Moi, je le sais parce que... Oh !
Parce que j'étais danseuse.
Alors, il sortait du conseil d 'administration.
Il était bourré comme un médecin au séminaire.
Et il voulait absolument rentrer la nuit.
Et il débouche sur la dune du Pilar et... Et il fauche deux piétons.
Deux femmes.
Une mère et sa fille.
La fille paralysée à vie.
La mère, tuée sur le cou.
Et...
Il ne s'est pas arrêté.
Ah oui, délit de fuite en plus.
Ça prend cher, ça.
Il a pris six ans.
Six ans ?
C'est tout ?
Six ans, pour lui, c'était beaucoup.
Il n'était pas préparé.
Et toi, qu'est-ce qu'il a fait ?
Bijouterie.
Il a fait bijoutier.
Ah bah, j'aurais préféré.
À la France.
Ok.
Parfois, j'ai envie de chanter la Marseillaise.
Mais arrête, c'est nul.
Mais non, c'est pas nul.
Mais si...
Je trouve pas.
Ah putain, c'est pas vrai.
J'ai oublié le dessin.
Putain.
Ça va mieux, on dirait.
Ouais, nickel.
Je me suis payé un 5 étoiles avec un spa.
Madame Mazia.
Madame Myrtille.
Oui.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Madame Myrtille.
Merci.
Merci.
Madame Myrtille.
Je me suis prévenu.
Je m 'appelle.
Qu'est-ce que je lui fais, chef ?
Il n'y a pas 500 grammes, là ?
Mais comment tu sais qu'il a dit ça ?
Tu l'as pesé ?
500 grammes, c'est l'avant, bref.
Regarde, là est ce qu'il reste.
Attends, attends, attends.
Je prends ça.
Je prends ça.
Tiens.
Miquel.
Hé, chef !
T'as deux euros seul.
C'est bon ?
Eh, sans frites !
Orcarde, s'il vous plaît.
On n'a pas la machine.
On s'en a pas la machine.
Il y a une tirette, là-bas, là.
À Caisse d'épargne, à côté.
Tu bouges là et tu vas à droite.
Merci.
Merci, chef.
Le bon compte faits les bons amis.
Merci.
À la douche.
À la douche, déjà ?
Ah oui.
Allez.
Tu mets pas trop chaud, là ?
Moi, j'adore chaud.
Moi, c'est moi qui commence.
Non, c'est moi qui commence.
Allez, c'est moi.
Ah putain !
Bonjour.
Ça va, vous allez bien ?
Une réveillante.
C'est merveilleux.
Bonjour, Mina.
Vous êtes toutes belles aujourd'hui ?
Allo, Mina, ça va ?
C'est Alma, ta copine bourgeoise.
Non, ça va pas trop.
T'es négative.
Je te désapprouve.
Surtout que je t'ai trouvé un boulot.
Je te crois pas.
Mais si.
À la clinique de Christopher.
Mon mari.
Pour faire l'assistante ?
Euh, non.
Quand même, t'as pas fait l'éthine.
Ah, pardon, tu plaisantes.
Tu plaisantes pas souvent foutu.
Mais t'es sûre ?
Oui.
Mais t'as vu, en plus, c'est pas la place qui manque.
Tu viens, c'est tout.
Ok, bah... On se rappelle ?
Merci, je t'embrasse.
Ça va ?
Il y a un problème ?
Là, j'y crois pas.
Anis vient de me dire, là.
Et j'y crois pas.
Tu m'aurais rien dit.
Tu t'en vas ?
Tu me quittes ?
Sans rien dire à personne.
Peut-être qu'un jour, t'arrêteras de penser qu'à ta gueule.
Oui, c'est ça.
C'est toi qui tapes les 5 heures d 'aller-retour toutes les semaines ?
Anis, quand je te file mon appart, je pense qu'à ma gueule...
Moi, ça m'inquiète que tu le file ton appart, justement.
C'est parce qu'un logement social, ça se lâche pas comme ça, c'est pour ça.
T'es nasser, hein ?
Il est au courant que tu déménages ?
De toute façon, tu peux pas partir comme ça en douce.
Je pars pas en douce.
J'ai trouvé un taf pour voir si ça peut le faire d'aller travailler à Bordeaux.
Ah oui, c'est ça ?
Oui, c'est ça, oui.
Il y a une dame assez riche qui m'héberge et qui m'a trouvé un taf.
Tout le monde me baise, là.
Statue de barre en silence, c'est parce que vous avez un plan pour les montres.
Les montres ?
De quoi tu parles ?
T'es pas claire.
Moi, je suis pas claire.
Mais t'étais comment au procès ?
Y a plus de montres, elles sont perdues, les montres.
À la prison, y a un jeune qui sort bientôt qui a parlé des montres.
C'est normal que je m'inquiète ?
Alors, si tu me dis qu'il n'y a pas de montres, quand je pensais avant qu'il n'y
en avait pas, mais que maintenant j'ai su qu'il y en a, alors
que moi j'ai tout perdu, c'est normal que je m'inquiète.
Je comprends rien, là.
Mais t'étais tombée sur la tête ou quoi ?
C'est Idir qui avait les montres.
Et comme il n'y avait pas de montres, c'est clair qu'il
n'y en a plus ou que c 'est les flics qui les ont.
Sinon, on les aurait retrouvées sur le cadavre d'Idir.
Non !
Tu parles de la mort de mon frère, là ?
T'as pas le droit d'en parler, toi, hein ?
Ok, c'est bon.
Excuse-moi.
Mais y a pas de montres.
Elles sont parties, les montres.
C'est fini.
On me fait un plan, hein ?
Nasser et toi.
Mais n'importe quoi.
Nasser, il a pris pour tout le monde, il a
balancé personne, alors faut lui la paier !
Mais il a pris, mais il est pas mort !
Et là, tu t'en vas, là !
Hein ?
Mais Nasser avait qu'à mourir !
Je le remettrai pas !
Il était mort !
Je vous foutrai la paix, t'as qu'à le dire, tu vas le dire !
Mes enfants, ils dorment !
Mes enfants, ils dorment !
Crie pas !
Tu veux faire quoi, là ?
Tu veux faire peur avec ta tristesse, c'est ça ?
Tu vois pas que t'es juste fou ?
Ferme ta gueule, je te dis !
Où il a mis les montres !
Où il a mis les montres !
Mais viens, rien, Sina, c'est rien !
T'as vu ?
Elle, c'est mon amie et je l'aime.
Ça va ?
Ça va ?
Pardon, Mina.
Tu sais... Tu sais comment il est avec son frère.
Oh !
Zut !
C'est cassé !
Allez, hop !
Julien, arrête !
Arrête !
Non, Julien, arrête !
Mais arrête !
Est-ce que c'est un switch ?
Oh !
Zut !
Flûte !
Merde !
Bon, allez, finis-toi les écrans.
Basta !
Julien, j'ai t'apprendre quelque chose.
Combien de temps il a mis le ballon pour se dégonfler complètement ?
Parce que le temps, ça se mesure, Julien.
Les secondes, ça se mesure.
Les minutes, ça se mesure.
Mais les minutes, elles sont trop grandes.
Le ballon, il va beaucoup plus vite, elle se raplatit.
Elle sait ça, ta sœur ?
Parce qu'elle est grande.
On va sortir, non ?
Ça sort, les enfants.
Oui, avec des chaussures, c'est mieux.
C'est vrai.
Julien, tu fais attention en descendant du canapé.
Il est pas débile, hein ?
Ah mais j'ai pas dit ça.
Mais les accidents domestiques, ça arrive plus souvent qu'on te croit.
Hein, mon grand ?
On va y aller.
Je l'aime pas, sa réponse.
Vous venez ?
D'accord.
Vous allez m'attendre ici.
Vous jouez, d'accord ?
Le grand, tu me les surveilles, d'accord ?
Je compte sur toi, hein ?
Et je vous ramène maman pour sa pause.
Mais je viens à la tour.
Non, non, non, non, non.
J'ai le vertige.
C 'est comme ça.
Vous êtes sage.
Ne bougez pas d'ici.
Hein ?
Alma !
Alma !
C'est pas souvent, mais quel plaisir !
Ah, Nelly !
Je vais lui faire une visite à ma petite protégée.
Ça se passe bien avec elle ?
Très bien.
Comment il va ?
Mal, mais c'est gentil de me demander.
En tout cas, l'important, c'est que tu t 'occupes de toi.
Que je m'envoie en l'air comme toi, tu veux dire ?
Pas seulement.
C'est pas seulement ce que je voulais dire.
Mais c'est ce que tu voulais dire aussi.
T'es un peu chiante, là.
Oui, je suis un peu chiante.
Je profite d'avoir des circonstances atténantes.
Mais je sais que t'es pas allée l'emmerder dans sa toulle.
J'ai beaucoup apprécié.
Qu'est-ce que tu fais là ?
Mais ils sont où ?
T'inquiète !
Ils sont au point en fin.
Y'a quelqu'un qui les surveille.
C'est pas une bonne idée, Alma.
T 'aurais pas dû venir.
C'est pas faux.
Pourquoi je suis venue ?
Mais on était pas motivés par le parc.
Ils avaient pas les bonnes chaussures.
Alors on est passé de voir.
Oui, mais quand même.
Ils devraient pas rester là.
Oui, mais t'as raison.
J'aurais pas dû venir.
Je sors jamais.
Je sais plus comment on fait.
Toutes ces gousses blanches, ça fait du tout, là.
Bon, j'y vais.
À plus tard.
À plus tard.
Arrête, Chacine.
Arrête.
Arrête, je suis au travail.
Là, je peux pas parler.
C'est bon.
Mais qu'est-ce que tu racontes, là ?
J'abandonne rien du tout.
Arrête, tu sais très bien que je l'ai pas eu encore le bras-loir.
Stop.
C'est bon, là, je dois raccrocher.
Hé, c'est quoi ce wassard, là ?
Ah, Nina, ça va ?
Ça va ?
On s'est bien amusés, je crois.
Ils ont fait les bandits.
On a même volé une béquille pour faire péter les ballons.
Mais Jolime.
Il est bon, ma chérie.
Allez, à la douche, on y va.
Nous.
Quoi ?
Hé, nous !
Qu'est-ce que tu fais, nous ?
Hé, ça va pas ?
Non, donne.
Donne ça, ça porte malheur.
Lâche, on joue pas avec ça.
Allez, à la douche, là.
Non, y a pas de non.
Vous voulez finir comme le renard et les mouches ?
Allez, debout.
Debout, je rigole pas, il est tard, là.
On s'en tape.
Quoi, t'as dit quoi, là ?
Attention à ce que tu dis, on dit pas on s 'en tape.
Va, attention.
Non, bah, attention, non.
On dit on ne s'en tape pas.
Bon, allez.
Nouré, Julien, vous venez.
Allez.
On y va ?
Tu viens, Julien ?
Non, non, non !
Pousse-la, pose-la, donne.
Elle écoute rien, donne.
Tu l'as, celle... Ça me fait pas rire, moi.
Mais non, elle fait la force, hein.
Tiens.
Merci.
Allez, au niveau, les enfants.
On va pas t'une douche, Julien ?
Oui, j'ai une douche.
Laisse, Mila, il y a Christina pour ça.
C'est rien.
Bon, un bisou.
Ils ont l'énergie, tu devrais être fière.
Je le suis.
Donc si vous aviez les moyens de nous faciliter un peu la
vie, en accédant à notre demande, nous sommes preneuses.
Oui, ce serait vraiment gentil de nous faciliter.
On l'espère très fort.
Oui, mais vous savez, intégrer des enfants
comme ça en cours d'année, c'est pas si simple.
Ce que Mila ne vous dit pas par discrétion, c'est
qu'en fait son mari est en prison, au délit de suite.
Et à sa sortie, elle ne souhaite pas refaire sa vie avec lui.
Parce qu'elle ne supporte plus cette insécurité.
C'est bien ça, Mila, non ?
Oui, oui.
Parce que tu me disais que c'était pas une vie pour les enfants.
Et pour toi non plus, d'ailleurs.
Moi, ça va encore.
Oui, mais clairement, c'est pas facile.
Oui, c'est pas facile du tout.
Mais il faut savoir aussi qu'il y a plusieurs raisons au traumatisme de Mila.
Car au moment de l'accident, la femme, qui était sur le siège passager,
était en fait une maîtresse.
C'est un peu trivial, non, de dire ça comme ça.
Mais était la maîtresse du mari de Mila.
Voilà.
Donc...
C'est un grand coureur, le mari de Mila.
Je suis désolée, Mila, de dire des choses douloureuses de manière aussi frontale,
mais je pense que madame la directrice appréciera notre transparence.
Oui, j'apprécie, oui.
Il faudra d'abord une attestation de domiciliation dans le secteur.
Mais Mila est domiciliée dans le quartier, elle habite chez moi.
Vous êtes... vous êtes en couple.
Ah non, non, non, non, on n'est pas en couple.
Non, non, nous... nous cohabitons.
Voilà, la maison est grande.
Et... Une affaire réglée.
Une.
Franchement, respect.
Au revoir.
Comment tu t'es embobinée ?
T'as vu ça ?
Tiens, ta veste.
Elle est un peu serrée.
Merci beaucoup.
Non, non, vous dormez maintenant.
Allez, tu peux le laisser ouvert ?
Oui, oui, je laisse ouvert.
Allez, on dort.
C'est la perfection qui pardonne pas.
Quand je dansais, j'étais pas là, et quand j'étais pas là, il me trompait pas.
Dans le corps de ballet, j'étais juste à tutu
blanc au milieu du rang, mais pour lui...
J 'étais une étoile.
Après, quand j'ai arrêté, je me suis beaucoup occupée de lui.
Un peu de moi aussi.
Et après...
Après, c'était n'importe quoi.
Il était de moins en moins là.
Un jour, j'en ai marre.
Je l'ai quitté.
Je n'aurais jamais dû arrêter de danser.
Puis après, il a réussi à me convaincre de revenir.
Et puis, il m'a acheté ce grand tableau.
Je suis la femme de sa vie.
Tu vois qui c'est ?
Tu connais, lui ?
C'est Baryshnikov.
Tu connais pas, Misha ?
Pas du tout, non.
On avait été le voir à Copenhague, avec Christopher.
La perfection.
C'est un autre monde.
Un homme qui danse.
En tout cas, ça, c'est mon tableau.
À moi.
Pour se faire pardonner toutes les connasses qui s'envoyaient.
Tu vois, quand je te dis profite, accepte...
Bah, moi, j'ai pris le tableau.
Tu veux pas envie, en fait ?
Pourquoi t'as mis un jean ?
Quand je suis partie ce matin, j'ai mis un jean pour comment te parler.
Et quand je te vois, j'en ai marre.
Tiens, mais...
Pourquoi tu parles jamais, toi ?
Pourquoi t'es toujours embrouillé comme ça ?
Je voudrais que tu me dises des trucs.
Quels trucs ?
Que tu m'aimes, que je te ment, que tu te fais
chier, que t'en colère, voilà, je sais pas...
Les trucs normaux, en fait, les trucs qu 'on dit dehors.
Et on les disait d'hors.
On t'a rencontré quelqu'un, en fait.
Bah oui, j'ai que ça à faire.
Tu veux qu'on échange, peut-être ?
Je manquerai plus que ça.
Tu veux prendre ma place ?
Bah parle, alors !
C'est quoi, le problème avec la montre ?
De quoi ?
Y'a Yacine qui est venu me voir.
Il m'a parlé des montres.
Je pensais que tout ça, c'est fini.
Bah oui.
Tu le connais ?
Tu sais qu'il est pas stable.
Et moi, j'ai rien à voir avec votre bordel.
Mais y'en a plus des montres.
Tu y étais au procès, putain.
Les petits-siches jouent aux braqueurs.
Ils parlent pour faire les bons en sortant.
Ils sont comme des dingues sur les affaires
de monde puisque c'est le vide de la revente.
Mais c'est du vent, du n'importe quoi, du radioprison.
Yacine ?
Il deuille son frère ?
Moi, je suis celui qui pense tous les jours à Yiddir.
T'entends ?
Tous les jours, je pleure Yiddir.
Quand je suis pas en train de penser à toi.
C'est toi, Yiddir, Yiddir.
Toi...
Même les petits, je sais même pas à quoi ils ressemblent maintenant.
T'as vu pourquoi ça le prend d'un coup là ?
Qu'il te lâche, qu'il me respecte.
Peut-être qu'il se monte la tête parce que je suis partie.
Attends, qu'est-ce que tu dis toi ?
T'es partie pour Lyon ?
T'inquiète pas.
Je gère.
J'arrivais plus à Norbonne.
C'était trop loin.
J'ai trouvé un job où on s'est organisé avec les enfants.
Mais t'es où ?
J'ai une co-détenue.
Et mes berges, elle a de la place.
Ouais, tu t'installes chez les gens, toi, maintenant.
Mais ça va, c'est une femme et elle est fiable.
Elle est gentille.
Ça existe encore, les gens comme ça.
Regarde.
Aujourd'hui, j'ai pas oublié.
Ça me fait mal que tu sois toute seule, j'ai rien.
Je mettrai une jupe la prochaine fois.
Qu'est-ce que t'en dis, toi, gardien ?
Y a pas moyen de trouver un lit ?
J'étais une crêpe.
J'ai des restes.
J'avais des invités.
C'était marrant.
Ils ont fait lâcher, ça s'est bien passé.
Tu leur manques, je sais.
Ils se passent très bien de moi.
Comme tout le monde.
T'es con.
Oui, je suis bien con.
Y a que toi qui le penses.
D'ici là.
Le problème, c'est que... C'est essentiellement moi que j'entends penser.
Là.
Merci.
Ça passe pas.
T'en veux pas ?
T'aimes pas ?
C'est dégueulasse.
Elle est sèche ?
C'est pas moi qui l'ai faite.
Bon.
Ça va madame Lund ?
Oui, oui, ça va.
Bon, ça marche pas.
Il faut attendre.
Ça bug.
Allo ?
Ouais, au secours.
Tout est bloqué.
C'est du chinois, j'y comprends rien.
Ouais.
Non mais sinon, vous pouvez vous inscrire sur internet.
Ou alors... Ou alors faut attendre, mais ça va bien marcher à un moment.
Ah non, on attend.
On attend un peu.
Comme ça c'est fait.
Je vais pas tant de procrastiner, moi.
Et là, il me sort le pot.
Il en regarde dans tous les sens, là.
Et puis avec sa gueule enfarinée, là... Il me fait... C'est quoi ça ?
C'est les rillettes du ment, monsieur le gardien.
Pas gardien, surveillant.
Et rien, ça passe pas.
On peut mettre des choses dedans.
Des choses ?
C'est quelles choses, monsieur le gardien surveillant ?
Des choses.
Et c'est surveillant tout court.
Regarde.
Si je mets ma main dedans, on sent rien.
Mettez-y la main, vous aussi.
Ça vaut rien dire.
Je vais vous préférer des rillettes transparentes, monsieur le surveillant.
Je préfère rien du tout.
Bon, d'accord.
Mais dans ce cas-là, prenez-les pour vous, sinon elles vont se perdre.
Et si elles sont empoisonnées ?
Il se passera quoi ?
Je lui dis, vous serez morts, monsieur le surveillant.
Et non, on sera tous très...
Ça va bien, maintenant, le show ?
On est pas à la télé, là ?
Hé, j'y suis pour rien si ton mec a interdit de parloir.
Te trompe pas d'ennemi, ma belle.
Tu laisses mon mec là où il est.
Et tu fermes ta gueule, ça changera.
Ils vous ont annulé votre parloir, c'est ça ?
Regarde ailleurs, toi.
Je sais que c'est dur une annulation quand on attend que ça depuis qu'un jour.
Arrête des conneries.
Ça veut pas t'arriver, ça.
Qu'est-ce que tu racontes, là ?
Son mec, ça fait trois ans qu'il est au placard.
Elle en a fait mille des visites.
Elle connaît, eh ?
103 visites.
Voilà.
103, 123, 133, 143.
C'est bon ?
Ça suffit ?
Ça va ?
C'est assez ?
Tu connais sa vie ?
T'es voyante ?
Non mais laisse tomber.
Elle a la rage, c'est tout.
Moi, j'ai la rage.
Oui, j'ai la rage.
Excusez-moi, excusez-moi.
Je suis très en retard, mais ça roule mal, cette ville.
Pardon, pardon.
Il est très bien, ce petit.
Rassurez-la, maman.
Ah, vous faites un métier magnifique.
Mais c'est très mal indiqué, tout ça.
C'est où, la primaire ?
Juste là, derrière.
Vous contournez le bâtiment.
Ah, de l'autre côté.
Merci.
Au revoir.
Et le sac ?
Ah, le sac, pardon.
C'est mieux.
Tu viens, Julie ?
Au revoir, merci.
Là, regarde.
Non, oh là là.
Eh, doucement, doucement.
C'est le...
C'est le... Comment ça s'appelle ?
C 'est le HDMI, là, qu'il faut que... HDMI 2.
Oh là là.
Attends.
Peut-être c'est celui-là.
C'est bon, hein, ça marche ?
Non.
Ah, c'est bon, c'est bon.
Ah, génial.
Allez, tu viens.
Allez, pose la guitare.
Dépêche-toi.
Merci à Marthe.
Merci à Marthe.
Merci à Marthe.
Merci à... Allô ?
Ah, Pierre.
Ça fait plaisir d'entendre toi.
Ok.
Je t'écoute.
Tiens.
Hop, c'est parti.
Allez.
Ah, ah.
Attention, on va tomber.
Attention, attention, attention.
Il y a l'appui sur celui-là.
Tomber, tomber.
Christopher va être libéré.
C'est juste une question de temps.
Mais c'est génial.
Non, c'est moi.
Oui, c'est génial.
J'arrive pas à y croire.
Et là, appui sur...
Tout ça à cause d'une mutation, si je comprends bien.
Et là ?
La femme du frère de la nouvelle juge a été opérée d'une tumeur par Christopher.
Alors forcément, il y a une certaine reconnaissance.
Mais c'est super.
Mais c'est super.
Parce que moi, je t'ai bon château.
C'est l'avantage du neurochirurgien.
Plein de gens te doivent la vie.
Vous voulez changer de jeu ?
Ou quoi ?
Non ?
C'est sympa de voir du monde ici.
C'est cool.
Non, la voiture.
Alors en place, il y a quelqu'un qui t 'attend au département.
Ok, merci.
Qu'est-ce que tu veux ?
On va venir sur mon lieu de travail.
Je suis venu voir ta nouvelle vie, si elle est vraie.
Et je passe pas mon temps après quelqu'un qui me répond pas.
Bah alors ?
Il a rien à dire, ma sœur.
Ah !
Il n'y a plus de montre alors.
Le monde est turminin.
Tu n'oublies pas, il ne m'oublie pas.
Je sais ce qu'il nous faut.
Raph.
R.A.F.
R .A .F.
comme les avions anglais.
Royal Air Force.
R.A.F.
comme rien à foutre.
R.A.F.
On part, on virer.
On oublie la prison.
On peste contre personne d'autre que nous-mêmes.
Et l'école ?
Mais l'école, on s'en fout.
Je préviens la directrice, c'est pas un problème.
L'école, c'est important, mais nous aussi.
On a besoin d'air.
R.A.F.
R
.A.F.
R.A.F.
Si on s'en plafonnait, on pourrait dire que c'est la faute de Christopher.
R .A.F.
Je te signale qu'il y a des enfants à l 'arrière.
R.A.F.
R
.A.F.
R.A.F.
R.A.F.
R.A.F.
R.A.F.
R .A.F.
R.A.F.
Allez, grouiller, et faites attention au matériel.
C'est bon, tout le monde est là.
On trinque ?
Merci.
À Christopher.
Cheers.
Qui a tué une piétonne parce que sa maîtresse était en train de s'occuper de lui.
Une pipe et boum !
Non, mais je m'excuse de dire ça comme ça.
Mais franchement, ton mec, il trompe avec tout ce qui bouge.
C'est peut-être la colère qui me fait tenir.
Ou le sens de l'humour aussi.
Le gars qui baisse tout ce qui passe et qui mobe des affiches déchirées.
C'est spécial, non ?
Et toi aussi, tu peux comprendre, toi aussi, t'en avales des couleurs.
Non, c'est pas comparable.
De toute façon, j'ai remarqué, plus tu t'en prends
dans la gueule, puis tu fais ta bonne humeur.
Je vois bien que ton mec t'en peux plus, que tu l'aimes plus.
Ça se voit.
C'est pas une vie, ça.
Bonjour, mesdames.
Bonjour.
Excusez-moi, mais c'est quand même un peu dingue de
faire les plages avec tout ce temps-là, là, non ?
Et vous ?
Non, je suis mon éditeur de Penbowl, là, juste là.
Prête pour vous servir.
Bonjour.
Bonjour.
Moi, je m'appelle Alma.
Et elle, c'est Nina, ma petite sœur.
D'accord.
Ça se voit, non ?
Oui, il y a quelque chose, ouais.
Ouais.
On nous le dit souvent.
Et les beaux-frères, ils sont pas là ?
Comment ça, les beaux-frères ?
Bah... Vos maris, c'est les beaux-frères de chacune, non ?
Peut-être qu'on serait mariés.
Vous me le tenez ?
Avec plaisir.
Merci.
Voilà.
Tenez.
Merci.
À la vôtre ?
À la vôtre, alors.
Au revoir.
Sous-titrage Société Radio-Canada Ça va ?
Ouais.
Je vais chercher des affaires.
Pourquoi j'ai pas le droit de rester habillée ?
Parce que toi, t'es grande.
Allez, mets-toi en pyjama.
T'empêche-toi.
Un ours a fait harceler par deux petits connards devant l'école.
C'est-à-dire ?
Ils ont tiré les cheveux, ils ont pris de son cartable.
Il était mouillé, j'ai cru qu'ils avaient pissé dessus.
Mais je crois pas en fait.
Ils ont quel âge ?
Je sais pas, le même âge qu'elle.
Tu t'en fous ?
Non, j'irai voir la maîtresse.
Tu veux un oeuf ?
Non, non, merci.
Ça a été ?
Le boulot, ça a été ?
C'était l'inventaire annuel ?
Euh, non, nettoyage des cuves.
Ouais, ça va, c'est fait.
C'est fou ça, pourtant j'allais souvent à
la clinique, j'ai jamais été voir les cuves.
Bah, t'as jamais eu besoin d'aller à la blanchisserie, peut-être ?
Une cuve, c'est moche.
Bah, peut-être elles sont pas moches, mais moi je regarde pas ce qui est moche.
La chaise sur laquelle t'es assise, c'est
celle que Christopher préférait pour son café.
Profite-toi pendant que tu peux.
Et s'assied toujours dessus.
Je la regarde jamais de face.
De profil, ça passe.
Tu dis rien, tu penses à quoi ?
Je vais... je vais chercher un appartement à Bordeaux.
Tu rigoles ?
Comme si on manquait de place ?
Qu'est-ce qu'elle est moche, cette chaise !
J'ai jamais aimé, j'ai jamais compris ce qu'est animé ses choix.
Pourquoi cette chaise ?
Il a le sens des investissements défiscalisés, mais pas des barreaux de chaises.
Qu 'est-ce qui fait qu'on fait les bons choix ?
Le petit tableau post-poviste dans ta chambre, il est
tout chou, mais celui juste à côté avec la dame à un œil.
Je l'ai toujours détesté.
Pourtant, bon choix.
Il valait à 9000, il en vaut quatre fois plus.
La culbute.
L'autre, il est passé de 25 à 90, et le troisième dans l'escalier, de 9 à 19.
Trop fort Christopher, hein ?
Il est malin, il fait de la quantité, il diversifie, il est sûr de gagner.
Il a fait ça partout avec tout le monde.
Il amasse, il fait des réserves.
J'ai plus de place dans Destine, tellement il en cache.
Est-ce que tu crois qu'on fait des erreurs ou des choix dans la vie ?
On fait ce qu'on peut.
Je suis là, il...
Arrête !
T'aimes pas qu'on te touche, hein ?
400 bornes allées, 400 retours, ça fait 800, tu me dois un plein.
Écoute, je te l'ai dit, la serre peut pas me dire où sont les montres.
Il peut pas ou il peut pas ?
On s'en fout, l'important c'est que tu récupères ton argent.
Viens.
Regarde.
Regarde.
Y 'a qu'à prendre.
L'art, c'est le meilleur des investissements.
Comme ça tu vois tes yeux et que c'est un peintre qui vaut cher.
Et les caméras, elles voient rien.
Il est dans la maison le tableau.
Tu veux le voir ?
Non, non.
Tiens, regarde.
Regarde.
Regarde, je te dis.
Tu vois ?
C'est pas le même, mais c'est le même peintre.
Le propriétaire qui fait le connard avec sa femme,
il lui déchire des affiches et elle reprend.
Je te ferai un plan.
Tu le prends, tu te casses et tu nous fous la paix.
Il faudrait un camé en déménagement pour faire croire.
Il faut que ce soit fait demain après-midi parce qu'on a par l'or.
Y'a que ce jour-là qu'elle sort.
C'est bien.
T'es une sacrée stratège, t'as pensé à tout.
T'as juste oublié que les flics vont aller directement sur toi après.
Hein, parce qu'une arabe, avec un mari en taule qu'emménage avant le cambriolage,
c'est écrit sur sa tête que c'est elle.
Elle appellera pas les flics.
Ah oui, tu connais mal les propriétaires.
Elle les appellera pas.
C'est juste que tu nous laisses tranquilles, Yacine.
S'il te plaît.
Tu sais quoi ?
C'est pas comme ça que ça va se passer.
Tu vas me guider directement en personne.
Comme ça, tout le monde est mouillé.
Je peux pas.
Demain, j'ai par l'or avec elle à 14h.
Si je suis dans la maison, c'est pas crédible.
Tu te démerdes.
Tu veux que je prenne tes gosses quand j 'emmène les tableaux ?
Peut-être que tu veux me piéger.
C'est ça que tu veux ?
Non.
C'est ça que tu veux ?
Non, non.
C'est un vrai plan.
C'est facile.
Le truc, il est dans l'entrée, tu le prends, tu te casses.
T'as qu'à leur faire des gâteaux.
Non, les gâteaux, en général, ils recusent.
Ils ont peur qu'on glisse la poignard dedans.
Ou de la drogue, et ouais.
La drogue, c'est des avocats qui s'en occupent.
Ça leur permet d'arrondir leur fin de mois.
Je suis sûre que c'est vrai, en plus.
Tu sais qu'un jour, une gardienne, elle a
trouvé des photos dans la culotte d 'une fille.
Des photos.
Des photos.
Oui.
Des photos.
Des photos.
Des photos.
Des photos d'elle à poil dessus.
C'était pour son homme.
Non.
C'était pour un gardien.
Enfin, elle espérait que ce soit un gardien qui était trouvé.
Complètement tordue, cette femme.
Non, romantique.
Non, mais il faut savoir une chose.
Si Alma imagine ça, c'est qu'elle met une fantasme sur un gardien.
L'uniforme, ça a toujours son petit effet.
Moi, je crois qu'il y a une symétrie parfaite entre le fantasme de l'uniforme
chez la femme et le fantasme de l'univers en... de l'uniforme en blouse.
En pleine forme, Alma.
C'est merveilleux.
Oui, oui.
C'est juste une petite insulation, mais euh... Avec le cheesecake, ça va aller.
Voilà.
Le gâteau préféré de Christopher.
Ah, notre cher Danois.
Norvégien.
Voilà.
Je m'en suis dit.
C'est pas spécial.
Il y a une astuce.
C'est très simple.
Quoi ?
Je lui donne ma recette, Alma.
Bonsoir.
Ah, enfin !
Me voilà.
T'étais où ?
J'ai appelé à la clinique.
J'avais une course à faire pour ma mère.
Mais pourquoi tu ne m'as pas demandé la voiture ?
J'ai pas pensé.
Alors, euh... Eh bien, Mila, je te présente mes amis.
Merci.
Emmanuel, ma meilleure amie.
Daniel, son mari.
Jean-Paul, l'associé de Christopher, grand
mandarin et néanmoins saxophoniste à ses heures.
Eugénie, un non ancien, une femme moderne.
Delphine, qui se cache là-bas.
Bonsoir.
Florence, ma cousine.
Anne.
Ma copine conservatoire.
Et last but not least, Pierre.
Le mari.
Le mari de Delphine.
Mon avocat et non, moi amie.
Et moi, je vous présente...
Mina.
Enchantée.
Enchantée.
Vous remplacez Christina ?
Ah non, tu n'es pas du tout là.
Non, non.
Euh... Mina, c'est ma co-détenue.
Elle habite ici et c'est mon amie.
Ah, pardon la gaffe.
Je suis désolé.
Pardon.
Bienvenue, chère Mina.
Pierre.
Pierre.
C 'est à Pierre qu'on doit cette fête.
C'est lui, le héros du jour.
Christopher Stan dans un mois, c'est officiel.
C'est parfaitement définitif.
Pierre est un immense avocat.
C'est la Rolls des avocats, quoi.
Mais non, j'y suis pour rien, vraiment.
On a eu la chance de tomber sur un juge honnête.
Ça existe, c'est rare, mais ça existe.
Mais parfois, il vaut mieux prendre une Punto plutôt qu'une Rolls comme avocat.
C'est vrai, c'est vrai.
Ah oui, parce que les Rolls, ça peut irriter un juge honnête.
Et ça, tu le sais.
Le secret, c'est de savoir rester humble.
Voilà.
Oh, regardez-moi ces merveilles.
Oh... Il y a des gosses ?
Ben voilà, tu les as ravis.
Eh oh, vous faites quoi, là ?
Tout droit sorti d'un livre de Gérard de Nerval.
Tu sais que c'était le premier des orientalistes de terreur.
Mais qu'est-ce que vous êtes beaux !
Mais qu'est-ce qu'ils sont beaux, ils sont charmants.
Et moi, mais... Vous voulez leur mesure de crâme, si ?
Ben oui, ben non.
Je sais pas.
J'ai trop bu, mais pardon.
Pardon Nina, mais...
Mina !
Nina.
Que bon le vin ?
Cher et bon comme les beaux avocats.
Allez, venez les enfants.
Hasta luego.
Ça va ?
Ça va.
Juste pour dire que c'est pas la peine que tu
aimes me chercher au boulot tout à l 'heure.
Ils ont annulé mon parloir.
Ah bon, pourquoi ?
Je sais pas, ils ont rien voulu me dire.
Je suis dégoûtée.
Vous dégoûtée ou soulagée ?
Les deux.
Salut.
Oh !
Il va.
Je t'en roule pas à la sauveur.
Merci.
Christina, c'est marié à Tirana ?
Non.
Pourquoi les boissons mangent les enfants ?
Non, c'est à Tirana et... Les boissons, ils mangent pas les enfants.
C'est dans les dessins animés.
Petite surprise.
Merci.
Bisous.
Merci.
Et vous les enlevez pas.
Allez.
Hop.
Hop.
Merci.
Et vous restez tranquilles.
Hop là.
Bon, je vais gagner.
Hop.
Hop là.
Hop là.
C 'est bon ?
Attention le lustre.
Là là là.
C'est bon ?
Attention le lustre.
Allez, hop, je passe par là.
Tu viens.
Et s'il lui arrive un truc et qu'elle ne revient pas ?
Hum !
Hum, c'est bon !
Puis on va cohabiter, tu sais.
J'ai une coloc, maintenant.
Elle s'appelle Mina.
Je l'ai rencontrée au parloir.
Peut-être que tu connais son mari, non ?
Elle s'appelle Nasser, tu vois qui c'est ?
Nasser Hirti.
Tu m'entends ?
Il peut avoir envie de saquer une grosse pointure.
Un avocat cher et en vue, ça peut nuire.
En général, il vaut mieux faire profil bas.
T'es négatif.
On a gagné, il me l'a dit, Pierre.
Si le juge est lié, même lointainement, au
jugé, ça s'appelle un conflit d 'intérêt, non ?
Ça va se retourner contre moi, cette histoire.
T'es en train de me dire que comme avocat,
il vaut mieux avoir une punto qu'une Rolls ?
Oui.
Apprendre à faire profil bas.
Comme dirait Mina, pourquoi les riches prennent la Rolls ?
C'est qui, Mina ?
Tant que je serai pas dehors, je serai dedans.
J'ai du mal à croire que tu vas être bientôt de nouveau dans mon lit.
Enfin, dans notre lit.
As-tu retrouvé un nouveau chat ?
On a toujours été ensemble, je t'ai toujours soutenu, c'est alors des choses.
Je sais que tu m'aimes.
J'ai envie de toi.
Arrête, Maman.
Je te supplie, arrête.
Arrête.
On va tout réapprendre.
D'accord.
Arrête !
Ouh !
Courage.
Humiliation.
Humiliation.
Non, on est plus fort que ça.
Alors, on va s'amuser ?
Bah oui.
Même avec les pires humains, c'est possible.
Ouais.
Tu vas remettre ta blouse.
L'uniforme, ça fait toujours son petit effet.
Tu sais.
Elles seront toutes là.
La maman, la putain, la...
Sorcière, la bonne soeur...
Même la fille, elle sera là.
Bah oui.
Maman.
Mina !
J'ai tellement peur.
Ouais.
J'ai rien pu faire.
Je suis sortie de la douche.
Est-ce que t'en faisaient t'en frapper ?
Non, juste ça, là.
J'ai toujours rien pu faire.
Ils ont pris mon tableau.
Quoi ?
Lequel ?
Mais oui, mon tableau, quoi.
Attends.
C'est pas vrai.
Quoi, je te fais mal ?
Ils ont rien pris d'autre ?
Non, je crois pas.
C'est bizarre, il y en a d'autres qui valent rien plus cher, pourtant.
En tout cas, les enfants vont bien ?
Oh putain, oui, les enfants.
Ils sont où ?
Nous !
Julien !
Les enfants !
C'est bon, ils vont bien.
Qu'est-ce que tu fais ?
J'appelle les flics.
Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
Mais ils ont dit que si on appelait les flics, ils allaient revenir pour nous tuer.
Mais quand on se fait voler, on porte plate, ne serait-ce que pour les assurances.
Mais tu te rends compte que s'ils t 'appellent,
là, ils vont remettre la faute sur moi ?
Moi, je suis bien obligée.
Non, on est obligé de rien.
Attends un peu, il faut qu'on réfléchisse.
Ils étaient nombreux ?
Deux.
Tu saurais les reconnaître ?
Non, ils avaient des cagoules.
Ah, des cagoules, comme dans les films.
Et tu ne les as pas vus arriver ?
Non, non, je t'ai dit, j'étais sous la douche.
Et d'un coup, j'ai senti des mains sur moi et ils m'ont
traîné et ils m'ont niqué les poignets, ces connards.
Regarde.
T'as des traces ?
J'ai mal, là.
Aïe.
Ah non, t'as pas de traces.
C'est dommage, si t'avais des traces, les policiers
sauraient que t'as été agressée et pas à l'inverse.
Non, mais ça veut rien dire ça, tu les connais pas ?
Ils auraient pu dire que je me l'ai fait toute seule ou je sais pas quoi.
Ben, moi, je leur dirais que non, ils me croiront.
Moi, j'ai le profil crédible.
Je suis ta meilleure caution, je suis une super couvertueuse.
C'est sûr, ouais.
Je peux même leur mentir, je peux même leur dire
que j'ai vu les cambrioles, ou alors t'attacher.
Non, on va pas commencer à mentir.
Ah bon, y a toi qu'as droit, alors ?
De mentir ?
Y a que toi qu'as droit ?
Qu'est-ce que tu m'en brûles ?
Ben, je sais pas.
Je sais pas qui en brûle l'autre.
Ça me chagrine que tu me croises si bête.
Allez, ça suffit, la plaisanterie.
Mais qu'est-ce que t'en a foutre ?
Tu l'aimes pas ce tableau !
Il est à moi !
Je l'ai fait pour toi.
Ah, t'entends ta mère, Nour ?
Elle me vole pour me rendre service.
Elle est sympa, hein ?
Bah oui, elle est sympa.
Je te débarrasse de toute cette merde.
Toi, tu l'aurais jamais fait.
Bah vas-y, balance-moi.
Appelle-les, vas-y.
Appelle.
Appelle !
Ah !
Je te donne deux heures.
D'ici là, tu dégages.
Je veux plus te voir.
Allez.
Vas-y.
Montre mon coeur.
Mina Hurti, laissez-moi un message.
Mina, je tourne sur ton répondeur.
Je t'imagine en fuite dans les forêts du monde.
Mais surtout, je me plais énormément à imaginer ton air moqueur.
De me voir le cul par terre.
Elle me fait rire.
Avec les goûts de ma voix.
Dans cette maison vide.
J'écoute en ce moment même ce silence.
D'autant plus fort qu'il succède à une grande rencontre.
Mina.
Et bien que ça m'emmerde de devoir l 'admettre.
Parce que tu vas quand même bien rouler.
C'est toi l'événement.
Le croque mort, pour ainsi dire.
L'expérience radicale.
Garde l'auto.
Je m'appelle le luxe de plus de revoir.
La maison est libre et les poignées de porte sont chères.
Si jamais.
Oui.
Attention à la piscine.
Pour les enfants.
Pour mettre en route l'alarme de sécurité.
Et maniez-vous le train.
Christophe revient bientôt.
C'est une belle histoire.
C'est une belle histoire.
Viens loin maintenant.
Ah, mais j'ai oublié celui-là.
Et voilà.
Oh, Mina.
Oh, Mina.
Belle histoire.
Attention.
Ah, bonjour, Christina.
Il me semblait bien vous avoir entendu entrer.
Mais il y a un camion dehors.
Oui, c'est un permis B.
Cadeau.
Tu verras, c'est un placement intéressant.
Mais faut pas être pressé.
Merci.
C'est beaucoup.
Qu'est-ce que je dirai à Messier Christopher ?
Tu lui diras juste que je suis partie m 'acheter un camping-car.
Je pleure de te voir des langues de joie.
Sans remplir une rivière des langues de joie.
Authentique, romantique, sans l'amour, t'es rien.
Une chanson magnétique.
Que le beau vaille bien.
Dis-moi, tu mens, je sens, tu mens, tu veux serre mon heureux.
C'est la peur qui te gêta.
C'est la peur qui te gêta.
La peur qui file.
La fausse colère.
Ça m'a dit trop belle et heureux.
Le cul par terre et l'enonceau, les bras tendous.
Pousse le plafond des tunnels.
Où tu danses.
En silence, en morceau.
Où on saut très haut dans mes bras.
En silence, en morceau.
Tu danseras.
Tu danseras.
Sans voir le jour.
Et tu rires.
J'ai largué les enars.
Très tard, j'oublie le toit.
Authentique, romantique, jamais.
Chante et sauf ta peau.
J'ai cliqué, plonge dans l'eau.
Chaque jour, chaque nuit.
Tu me vois et tu ris.
Elle a menti, elle a trahi.
Moi, Julie, c'est mon amie.
Elle a menti, moi, je ris.
Je ris pour toute la vie.
Ma vie est si noire, les soirs, je l'ai laissé tomber.
Ton regard n'est nous fort, je l'ai enfin retrouvé.
Dis-moi que tu mens, que tu mens, que tu mens,
que tu seras heureux, c'est la peur qui te gîte.
La fleur qui file, la fausse colère, ça m'a remis trop belle et heureux.
L'équipe partait là et nous sommes les bras tendus plus le plafond.
T'es plus belle où tu danseras.
Prends silence en beauceau ou un saut très haut dans mes bras.
Tu danseras.
Tu danseras.
Sans voir le jour.
Il sourira.
Un paradis ou l'enfer, ça veut te plaire.
Tu t'enfuis et tu ris.
Moi, je te suis.
Un match de boxe avec toi, c'est ma vie dans tes bras.
N'étends pas ton amour.
Sinon, tu me toureras.
Dis-moi, tu mens, je sens, tu mens, tu veux seulement te voir.
C'est la peur qui te gîte.
En silence en beauceau ou un saut très haut dans mes bras.
Tu danseras.
Et tu riras.
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