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Les coteaux frémissent
Aux sons de la musique
l'écho de leur chant
Nous vient de très loin
ils emplissent mon cœur
Des sons de la musique
Mon cœur veut chanter Ces chansons qu'il entend
Mon cœur veut battre des ailes Comme l'oiseau
Qui s'envole du lac
Mon cœur veut sonner Comme un carillon
Qui s'envole à tire-d'aile De l'église
Et rire Comme un ruisseau qui trébuche
Sur les rochers
Et chanter toute la nuit
Comme une alouette Qui fait sa prière
Je viens sur ces collines
Quand mon cœur est triste
Pour entendre encore
Les vieilles chansons
Quel baume pour mon cœur
Ces sons qui composent la musique
Et je chanterai
Encore
La Mélodie du Bonheur
Salzbourg, Autriche Fin de l'Âge d'or des années trente
Alléluia, alléluia
- Mère supérieure. - Sœur Bernice.
- Je ne la trouve vraiment pas. - Maria ?
Elle a encore disparu.
Il lui faudrait une cloche autour du cou.
Et dans l'étable ? Elle adore les animaux.
♪ ai vérifié tous les endroits habituels.
Ma sœur, comme il s'agit de Maria,
vérifiez les endroits inhabituels.
Bien, Mère supérieure,
cette escapade mettra fin aux doutes
que vous pourriez encore avoir sur le futur de Maria.
Dans le doute, je garde toujours espoir, sœur Berthe.
La laine de l'agneau noir est aussi confortable.
Blanc ou noir, nous ne parlons pas d'agneau, sœur Margaretta.
De toutes les candidates pour le noviciat, Maria est la moins…
Mes enfants, mes enfants.
On se questionnait sur les qualifications de nos candidates.
Les responsables des novices et des postulantes
essayaient de m'aider en me donnant des points de vue opposés.
Sœur Catherine, que pensez-vous de Maria ?
Elle est merveilleuse… parfois.
- Sœur Agatha ? - Il est facile d'aimer Maria,
sauf quand c'est difficile.
- Et vous, sœur Sophia ? - Je l'aime vraiment beaucoup.
Mais elle se cause toujours des ennuis.
Je suis tout à fait d'accord.
Elle grimpe aux arbres Et s'égratigne
Sa robe se déchire
Elle danse pour aller à la Messe En sifflant un air
Et cachés sous sa guimpe Elle porte des bigoudis
Je l'ai même entendue chanter Dans l'abbaye
Elle rate les prières
Mais se repent de tout son cœur
En fait elle rate presque tout
Sauf l'heure des repas
Je déteste le dire Mais il faut l'avouer
Maria n'est certainement pas Un atout pour le couvent
Mais elle a une qualité Il faut le dire
Dites-le, sœur Margaretta.
Maria me fait rire
Comment résoudre Un cas comme Maria
Comment saisir un nuage Et le retenir
Comment trouver un mot Qui définisse Maria
C'est une tête de linotte
- Un feu follet - Un clown
On aimerait lui apprendre Tant de choses
Il y a tant de choses Qu'elle ne sait pas
Comment la faire rester Elle ne sait pas écouter
Comment faire rester Une vague sur le sable
Comment peut-on résoudre Un cas comme Maria ?
Comment peut-on s'emparer
D'un rayon de lune
Avec elle, je ne sais plus Tout est vague et confus
Je m'embrouille Et je ne sais plus où j'en suis
- C'est une girouette - Une tête de linotte
- Un ange - Une diablesse
Un petit agneau
Elle est pire que la peste Que le choléra et le reste
Elle rendrait fou Même le fou du roi
- Si gentille, si coquine ! - Une énigme, une gamine
- Ma bête noire - C'est un ange
Une enfant
Comment résoudre un cas Comme Maria
Comment saisir un nuage Et le retenir
Comment trouver un mot Qui définisse Maria
- C'est un tête de linotte - Un feu follet
Un clown
On aimerait lui apprendre Tant de choses
Il y a tant de choses Qu'elle ne sait pas
- Mais comment !a faire rester - Si elle ne veut pas écouter
Mais fait-on rester une vague Sur le sable
Comment résoudre un cas Comme Maria
Comment garder Un rayon de lune
Dans la main
Vous pouvez entrer, Maria.
Venez, mon enfant.
Asseyez-vous.
Mère supérieure, je suis navrée. Je n'ai pu me dominer.
- Les coteaux m'appelaient et… - Ma chère,
je ne vous demande pas d'excuses.
Laissez-moi demander votre pardon.
Si cela vous aide.
Le ciel était si bleu aujourd'hui,
et tout était si vert, si parfumé, je voulais en faire partie.
La montagne m'attirait toujours plus haut, comme pour me faire traverser les nuages.
Et si vous vous étiez perdue dans le noir ?
Je ne pourrais jamais me perdre là-haut.
C'est ma montagne. C'est là que j'ai été élevée.
C'est elle qui m'a amenée vers vous.
Enfant, je venais ici et grimpais dans un arbre
pour voir dans votre jardin.
Je voyais les religieuses travailler et chanter.
Ce qui m'amène à un autre problème, Mère supérieure.
Je chantais là-haut, aujourd'hui.
Il n'y a qu'au couvent que nos postulantes ne peuvent chanter.
Je ne peux jamais m'en empêcher.
Et je ne peux jamais me taire.
Je dis tout ce que je pense et ressens.
On peut appeler ça "honnêteté".
Mais, c'est terrible, Mère supérieure !
Sœur Berthe me fait embrasser le sol après une dispute.
Maintenant, je le fais dès que je la vois, pour gagner du temps.
Maria…
Quand vous nous regardiez et vouliez être parmi nous,
ça ne voulait pas dire que vous étiez prête à vivre comme nous vivons.
Non, Mère supérieure, mais j'ai prié.
Et j'apprends vraiment.
Qu'avez-vous appris de plus important ici ?
À connaître la volonté de Dieu et à la suivre de tout mon cœur.
Maria…
Dieu semble vouloir que vous nous quittiez.
- Vous quitter ? - Pour un moment.
S'il vous plaît ! Ne me renvoyez pas !
C'est ici que je me sens chez moi. C'est toute ma vie.
- Êtes-vous vraiment prête pour ça ? - Oui.
Si vous alliez dans le monde, sachant ce que nous voulons de vous,
vous verriez si c'est aussi ce que vous voulez, vous.
Je sais ce que vous voulez. Je peux y arriver. Je vous assure !
Oui, Mère supérieure.
Si c'est la volonté de Dieu.
Une famille près de Salzbourg a besoin d'une gouvernante jusqu'en septembre.
- Septembre ? - Pour sept enfants.
Sept enfants ?
Vous aimez les enfants ?
Bien sûr, mais sept !
Je dirai au capitaine que vous arriverez demain.
Capitaine ?
Un officier de la marine impériale à la retraite.
Sa femme est décédée. Il élève les enfants.
♪ ai cru comprendre qu'il a du mal à garder une gouvernante.
Et pourquoi, Mère supérieure ?
Notre Seigneur vous répondra en temps voulu.
Quand Dieu ferme une porte,
quelque part, il ouvre une fenêtre.
Comment sera ce jour ?
Je me demande
Quel sera mon avenir ?
Je me demande
Ce serait si passionnant
D'être dans le monde D'être libre
Mon cœur devrait être fou de joie
Pourtant Qu'est-ce qui ne va pas
♪ ai toujours rêvé d'aventures
De faire tout ce que je voulais
Me voici enfin face à l'aventure
Pourquoi ai-je donc tellement peur ?
Un capitaine et sept enfants
I n'y a pas de quoi avoir peur
Arrête de te faire du souci
Sinon, tu feras marche arrière
Il faut que je rêve De ce que je cherche
Et je cherche à avoir du courage
Le courage de servir avec confiance
D'assumer mes erreurs Sans résistance
Montrer ce que je vaux
Et par la même occasion
♪ apprendrai
Alors, qu'ils m'amènent Leurs problèmes
Et je ferai merveille
♪ en suis sûre On me mettra à l'épreuve
Et je leur montrerai Que j'ai confiance en moi
Je ferai bonne figure
Je serai ferme et aimable
Et ces enfants Dieu les bénisse
Vont me respecter, m'aimer
À chaque pas Je suis plus sûre
Que tout va bien se passer
Je suis sûre de moi Le monde m'appartient
ils le reconnaîtront Car j'ai confiance en moi
♪ ai confiance en le soleil
♪ ai confiance en la pluie
Je crois ferme Que le printemps reviendra
Et par-dessus le marché ♪ ai confiance en moi
La foule ne fait pas la force
La force ne tient pas Aux richesses
La force vient de nuits paisibles
Et le matin, réveille-toi bien
C'est mon cœur qui a de la force
Ma confiance lui appartient
♪ ai confiance En ma confiance seulement
Aidez-moi !
♪ ai confiance En ma confiance seulement
Et d'ailleurs, voyez-vous ♪ ai confiance
En moi
Bonjour, me voici.
Je suis la nouvelle gouvernante, capitaine.
Et je suis le majordome, Fräulein.
Comment allez-vous ?
Un moment, s'il vous plaît.
Sachez que certaines pièces ne doivent pas être ouvertes.
Bien, capitaine.
- Pourquoi me regardez-vous ainsi ? - Vous ne ressemblez pas à un capitaine.
Et vous ne ressemblez pas à une gouvernante.
- Tournez-vous. - Quoi ?
Tournez.
Enlevez le chapeau.
Changez de robe pour rencontrer les enfants.
Je n'en ai pas d'autre.
On donne nos vêtements aux pauvres en entrant au couvent.
Et ça ?
Ils n'en voulaient pas.
Je n'ai pas eu le temps d'en coudre de nouveaux.
Je vous ferai donner du tissu.
Aujourd'hui, si possible.
- Mademoiselle… - Maria.
- J'ignore ce qu'on vous a dit. - Pas grand-chose.
Vous serez la douzième gouvernante
de mes enfants depuis la mort de leur mère.
Vous devrez faire mieux que la dernière.
Elle est restée deux heures.
Quel est le problème des enfants ?
Les gouvernantes ont des problèmes, pas les enfants.
Elles ne maintenaient pas la discipline nécessaire dans une maison.
Ils auront cours tous les matins.
Ils ne doivent pas perdre leur temps durant les vacances.
Les après-midi, une bonne marche.
L'heure du coucher doit être observée.
Quand jouent-ils ?
Ils doivent suivre toutes les règles de politesse.
- Vous serez responsable de tout. - À vos ordres !
Bon…
Fräulein Maria est votre nouvelle gouvernante.
À votre signal, dites votre nom.
Fräulein, faites attention. Apprenez chaque signal.
Liesl.
Friedrich.
Louisa.
Kurt.
Brigitta.
Marta.
Gretl.
Voyons si vous avez fait attention.
Je n'aurai pas à siffler, capitaine.
Je les appellerai par leurs noms. De si jolis noms.
Fräulein, c'est une grande propriété.
Je ne veux pas entendre de cris.
Apprenez à vous en servir.
Les enfants vous aideront.
Quand j'aurai besoin de vous, voici ce que vous entendrez.
Non monsieur, je suis désolée.
Je ne pourrais pas répondre à un sifflet.
C'est pour les animaux, pas les enfants.
Et certainement pas pour moi.
Ce serait humiliant.
Fräulein, étiez-vous aussi difficile au couvent ?
Encore plus.
Je ne connais pas votre signal.
Vous pouvez m'appeler "capitaine”.
Repos.
Alors, entre nous,
redites-moi votre nom et donnez-moi votre âge, s'il vous plaît.
Je suis Liesl. J'ai 16 ans et n'ai pas besoin de gouvernante.
Nous pourrons être amies, Liesl.
Je suis Friedrich. ♪ ai 14 ans et je suis impossible.
Qui vous a dit ça ?
Fräulein Josephine. Une des gouvernantes.
Je suis Brigitta.
Vous ne m'avez pas dit votre âge, Louisa.
Je suis Brigitta. Elle, c'est Louisa.
Elle a 13 ans, et vous êtes intelligente.
♪ ai 10 ans, et votre robe est la plus laide que j'ai jamais vue.
- Brigitta, ne dis pas ça. - Pourquoi pas ?
- Elle n'est pas laide ? - Bien sûr.
Mais celle de Fräulein Helga était pire.
Je suis Kurt. J'ai 11 ans. Je suis incorrigible.
- Félicitations. - C'est quoi "incorrigible" ?
Ça doit vouloir dire que tu veux être traité comme un garçon.
Je suis Marta et j'aurai sept ans mardi.
♪ aimerais une ombrelle rose.
Le rose est ma couleur préférée.
Oui, vous êtes Gretl.
Et vous avez cing ans.
Presque une jeune femme déjà.
♪ ai un secret. Je n'ai jamais été gouvernante.
Vous ne connaissez rien à ce métier ?
♪ ai besoin de conseils.
Il faut commencer par dire à notre père de se mêler de ses affaires.
Ne jamais être à l'heure aux repas.
Ne pas manger votre soupe sans bruit.
Au dessert, mouchez-vous.
N'en croyez pas un mot, Fräulein Maria.
- Et pourquoi ? - Parce que je vous aime bien.
C'est l'heure de votre marche, les enfants.
Ordre de votre père. Allez.
Vite, vite, vite.
Fräulein Maria, je suis Frau Schmidt, l'intendante.
Enchantée.
Je vais vous montrer votre chambre.
Pauvres petits.
Vous avez de la chance. Fräulein Helga a eu droit à un serpent.
Bonsoir.
- Bonsoir, les enfants. - Bonsoir, Fräulein Maria.
Adorable tradition !
Vous avez appris cela au couvent ?
Non.
C'est un rhnumatisme.
Nous avons oublié de remercier le Seigneur.
Merci, Seigneur, pour la nourriture que nous allons prendre.
♪ aimerais vous remercier
pour le cadeau que vous avez mis dans ma poche.
Quel cadeau ?
C'est un secret entre eux et moi.
Alors, vous le gardez et vous nous laissez manger.
Sachant que je devais être nerveuse,
étrangère, dans une nouvelle maison,
qu'il était important que je me sente acceptée,
c'était gentil, de votre part, de rendre ces premiers moments
si chaleureux, heureux
et agréables.
- Qu'y a-t-il, Marta ? - Rien.
Fräulein…
Est-ce que ce sera à chaque repas ou seulement au dîner
que vous nous amènerez dans ce monde rare et merveilleux
de l'indigestion ?
Ils vont bien. Ils sont simplement heureux.
- Rolf, bonsoir. - Bonsoir, Franz.
- Tout va bien, j'espère. - Oui, oui.
- Y a-t-il du neuf ? - Peut-être.
- Le capitaine est là ? - Il prend son dîner.
- Avec la famille ? - Oui.
Donnez-lui tout de suite ce télégramme.
Bien sûr.
Un télégramme, monsieur.
Franz ? Qui l'a amené ?
Ce jeune homme, Rolf, bien sûr.
Puis-je quitter la table ?
Les enfants, je partirai pour Vienne demain matin.
Pas encore, père !
Combien de temps, cette fois ?
Je ne sais pas, Gretl.
- Pour voir la baronne Schraeder ? - Ça ne te regarde pas.
En fait, oui, Louisa.
- Pourquoi on ne la voit jamais ? - Pourquoi vous verrait-elle ?
Vous verrez la baronne. Elle reviendra avec moi.
Et Oncle Max.
Oncle Max !
Rolf !
- Non, Liesi. Nous ne devons pas ! - Pourquoi pas ?
- Je ne sais… - N'attends-tu pas pour ça ?
Si, bien sûr.
- Tu m'as manqué, Liesl. - Vraiment ? Beaucoup ?
♪ ai pensé t'envoyer un télégramme pour pouvoir le livrer.
Quelle idée adorable ! Pourquoi ne le fais-tu pas ?
- Mais, je suis là. - Rolf. Envoie-moi un télégramme.
Je commence pour toi : "Chère Liesi…"
“Chère Liesl : J'aimerais pouvoir te dire
ce que je ressens pour toi. Stop.
Malheureusement, ce message est déjà trop cher.
Sincèrement, Rolf."
- "Sincèrement" ? - Cordialement.
- "Cordialement" ? - Affectueusement ?
Y aura-t-il une réponse ?
“Cher Rolf, stop.
N'arrête pas ! Ta Liesl."
♪ aimerais ne pas avoir à attendre un télégramme pour père.
Comment savoir quand je te reverrai ?
Bon, voyons…
Je pourrais venir par erreur.
Avec un télégramme pour le colonel Schneider ! Il est venu de Berlin…
Personne ne sait qu'il est là. Ne le dis pas à ton père.
- Pourquoi pas ? - Ton père est si autrichien.
On est tous autrichiens.
Certains pensent qu'on doit tous être allemands.
Ils se préparent à…
Espérons que ton père n'aura pas d'ennuis.
Ne t'inquiète pas. C'est un héros. Il a été décoré par l'empereur.
Je ne m'inquiète pas pour lui, mais pour sa fille.
- Moi ? Pourquoi ? - Tu es si.…
- Tu es une enfant ! - J'ai 16 ans.
Je ne suis pas un bébé.
Tu attends, petite fille Sur la scène vide
Que la vie allume les projecteurs
Ta vie, petite fille Est une page en blanc
Sur laquelle les hommes Voudront écrire
Sur laquelle ils voudront écrire
Tu as seize ans Presque dix-sept ans
Il est temps de réfléchir
Fais attention Et sois circonspecte
Tu es au seuil de la vie
Tu as seize ans Presque dix-sept ans
Tu auras des amoureux
De jeunes freluquets Des Don Juan rusés
Voudront séduire ta beauté
Tu n'es pas prête à affronter
Un monde de séducteurs
Tu es une fillette intimidée
Par un monde inconnu
Tu as besoin Des conseils d'un sage
Pour bien te guider
♪ ai dix-sept ans Presque dix-huit ans
Je vais m'occuper de toi
♪ ai seize ans Presque dix-sept ans
Je sais, je suis naïve
Les gars me diront Comme tu es jolie
Je les croirai volontiers
♪ ai seize ans Presque dix-sept ans
Candide comme une rose
Les loups aux dents longues Amateurs de blondes
Je ne les connais pas
Je ne suis pas prête à affronter
Un monde de séducteurs
Je suis une fille intimidée
Par un monde inconnu
Et j'ai besoin D'un garçon sage
Pour me conseiller
Tu as dix-sept ans Presque dix-huit ans
Je compterai sur toi
Entrez.
Frau Schmidt.
Pour vos nouvelles robes.
- Le capitaine les a faits livrer. - Comme c'est gentil !
Je n'aurai jamais eu d'aussi jolis vêtements.
Vous croyez que je peux lui demander plus de tissu ?
- Combien de robes désirez-vous ? - C'est pour les enfants.
Je veux faire des vêtements de jeu.
Les enfants von Trapp ne jouent pas. Ils défilent.
Vous ne pouvez approuver cette méthode.
Depuis que le capitaine a perdu sa femme,
il dirige cette maison comme un navire…
Ordres, coups de sifflet.
Plus de musique ou de rires.
Rien qui fasse penser à elle. Pas même les enfants.
Ce n'est pas bien.
Eh bien !
Vous aimez votre chambre ? On va mettre de nouveaux rideaux.
Ceux-ci vont bien.
Néanmoins, on en a commandé.
- Je n'en ai pas besoin. - Bonne nuit.
Frau Schmidt, si je demandais le tissu au capitaine…
- || part au matin pour Vienne. - Bien sûr. Pour combien de temps ?
La dernière fois qu'il a rendu visite à la baronne, il est resté un mois.
Je ne devrais pas vous dire ça. Après tout, je ne vous connais pas bien.
À mon avis, le capitaine songe sérieusement
à l'épouser avant la fin de l'été.
Merveilleux ! Les enfants auront à nouveau une maman.
Oui.
Bon, bonne nuit.
Bonne nuit.
Mon Dieu, je sais pourquoi je suis ici.
Pour préparer les enfants à leur nouvelle maman.
Je prie pour que ça devienne une famille heureuse.
Que Dieu bénisse le capitaine, Liesl et Friedrich.
Que Dieu bénisse Louisa, Brigitta, Marta et la petite Gretl.
♪ en ai oublié un. Quel est son nom ?
Et bénisse "quel est son nom".
Que Dieu bénisse la Mère supérieure et sœur Margaretta,
et tout le monde au couvent.
Et, mon Dieu, au sujet de Liesl.
Faites-lui réaliser que je suis son amie,
et aidez-la à se confier à moi.
Vous allez rapporter ?
Aidez-moi à comprendre pour que je puisse la guider.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Je me baladais et on a fermé les portes à clé.
Je ne voulais pas réveiller tout le monde. Votre fenêtre…
Vous n'allez pas le dire à mon père ?
Comment êtes-vous montée ?
Comme quand on joue des tours à la gouvernante.
Louisa le fait avec un bocal d'araignées en main.
Des araignées ?
Vous étiez seule, dehors ?
Si on lave cette robe ce soir, personne n'y verra rien.
Vous pouvez mettre ça.
Mettez votre robe à tremper dans la baignoire.
Puis, revenez vous asseoir sur le lit, et on va parler.
♪ ai dit que je n'avais pas besoin de gouvernante.
Peut-être que j'avais tort.
Gretl, vous avez peur ?
Vous n'avez pas peur de l'orage ?
Vous pouvez rester avec moi.
- Où sont les autres ? - Ils dorment. Ils n'ont pas peur.
Non ? Regardez.
Bon, tout le monde au lit.
- Vraiment ? - Allez, pour une fois.
- On va attendre les garçons. - Les garçons n'ont pas peur.
Vous n'avez pas eu peur ?
Non, on voulait s'assurer que vous n'aviez pas peur, vous.
- Comme c'est gentil. - Ce n'était pas mon idée.
C'était celle de Kurt !
Celui que j'avais oublié ! Que Dieu le bénisse.
Pourquoi ça fait ça ?
L'éclair parle au tonnerre et le tonnerre répond.
- l'éclair est méchant. - Pas vraiment.
Pourquoi le tonnerre est-il si fâché ?
Ça me donne envie de pleurer.
Quand je suis malheureuse, je pense à des choses agréables.
Quel genre de choses ?
Voyons. Des choses agréables…
Des jonquilles.
Des prés verts.
Des cieux pleins d'étoiles.
La rosée sur les roses La moustache du chat
Des pots de cuivre Et des moufles de laine
Des paquets surprises Très bien emballés
Voilà des choses Auxquelles j'aime penser
Des petits chevaux Et des tartes à la pomme
De jolies clochettes Et des escalopes
Des oies qui volent Au clair de la lune
Voilà des choses Dont j'aime rêver
Des jolies filles En robe de satin bleu
Des flocons de neige Caressant mon visage
l'hiver argenté Qui laisse la place au printemps
Voilà des choses Dont j'aime rêver
Si le chien mord
Si l'abeille pique
Si j'ai le cafard
Je pense à ces choses Qui sont si jolies
Et à l'instant même Je revis
- Et ça fonctionne ? - Bien sûr.
- Qu'est-ce que vous aimez ? - Les mimosas !
- Noël ! - Les petits lapins !
Les serpents !
- Le chocolat ! - Les vacances !
Les batailles d'oreillers !
- Les télégrammes ! - Les cadeaux !
- Tous les cadeaux ! - Les coccinelles !
Un gros éternuement !
À vos souhaits !
C'est amusant, non ?
La rosée sur les roses La moustache du chat
Des pots de cuivre Des moufles de laine
Des paquets surprises Très bien emballés
Voilà des choses Dont j'aime rêver
Des petits chevaux Des tartes à la pomme
De jolies clochettes Et des escalopes
Des oies qui volent Au clair de la lune
Voilà des choses Dont j'aime rêver
Tous ensemble.
De jolies filles En robe de satin bleu
Des flocons de neige Caressant mon visage
l'hiver argenté Qui laisse la place au printemps
Voilà des choses Dont j'aime rêver
Si le chien mord
Chien mord.
Bonjour.
Fräulein, je vous ai bien dit de respecter l'heure du coucher ?
Les enfants avaient peur de l'orage, et…
Oui, Monsieur.
Vous est-il difficile de suivre de simples instructions ?
Seulement durant les orages.
Lies| ?
Je ne vous ai pas vue après le dîner.
Vraiment ? En fait…
Oui ?
Eh bien, j'étais…
Ce qu'elle veut dire,
c'est que nous avons fait plus ample connaissance.
Il est tard pour parler de ça. Vous avez entendu votre père. Au lit.
Fräulein…
Vous vous souvenez que je dois partir au matin ?
Souvenez-vous aussi que la règle de base de la maison est la discipline.
Donc, avant que je ne revienne,
vous en ferez preuve aussi.
Capitaine ?
Puis-je vous parler de vêtements de jeu pour les enfants ?
Si je pouvais avoir du tissu.
Vous êtes du genre à vous répéter.
- Ce sont des enfants ! - Oui.
Et je suis leur père.
Bonne nuit.
De jolies filles En robe de satin bleu
Si le chien mord Si l'abeille pique
Si j'ai le cafard
Je pense À toutes ces jolies choses
Et à l'instant même
Je revis
Par ici, les enfants, regardez !
Venez.
Fräulein Maria ?
On peut faire ça tous les jours ?
- Ça finirait par vous ennuyer. - Peut-être.
Un jour sur deux ?
C'est amusant comme de mettre de la colle
sur la brosse de la gouvernante.
Comment des enfants si gentils jouent-ils ces vilains tours ?
- C'est facile. - Mais pourquoi ?
C'est pour attirer l'attention de notre père.
Je vois.
Il faudra y réfléchir.
Bon, venez !
Qu'est-ce qu'on va faire ?
Pensons à une chanson pour la baronne.
Père n'aime pas qu'on chante.
Il peut changer d'avis. Que connaissez-vous ?
On ne connaît pas de chansons.
- Aucune ? - On ne sait même pas chanter.
Faisons vite. Il faut apprendre.
Mais, comment ?
Commençons par le commencement
On ne saurait mieux commencer
Quand on lit On commence par
A B,C
Quand on chante On commence par do ré mi
Do ré mi
Do ré mi
Les trois premières notes Sont celles-ci
Do ré mi
Do ré mi
Do ré mi fa sol la si
Voyons si je peux simplifier.
Do, un don, un beau cadeau
Ré, un rai, un rayon de soleil
Mi, ma mie, ma chère amie
Fa, facile à retenir
Sol, la moitié du soleil
La, on y est presque déjà
Si, si je l'apprends aussi
Cela nous ramène au do
- Do - Un don, un beau cadeau
-Ré - Un rayon de soleil
- Mi - Ma mie, ma chère amie
- Fa - Facile à retenir
Sol, la moitié du soleil
- La - On y est presque déjà
- Si - Si je l'apprends aussi
Cela nous ramène à
- Do - Un don, un beau cadeau
Ré, un rai, un rayon de soleil
Mi, ma mie, ma chère amie
Fa, facile à retenir
Sol, la moitié du soleil
La, on y est presque déjà
Si, si je l'apprends aussi
Cela nous ramène au do.
Do ré mi fa sol la si do sol do
Do ré mi, et ainsi de suite, sont les outils pour construire une chanson.
Avec eux en tête, on peut chanter des refrains
en les mélangeant. Comme ça :
Sol do la fa mi do ré
À votre tour.
Sol do la fa mi do ré
Sol do la si do ré do
Sol do la si do ré do
Maintenant, on enchaîne.
Sol do la fa mi do ré
Sol do la si do ré do
- Bien. - Mais ça ne veut rien dire.
On y met des mots. Un mot pour une note.
Comme ça :
Quand on connaît bien les notes
On peut chanter ce qu'on veut
Ensemble !
Quand on connaît bien les notes
On peut chanter ce qu'on veut
- Do - Un don, un beau cadeau
- Ré - Un rai, un rayon de soleil
- Mi - Ma mie, ma chère amie
- Fa - Facile à retenir
- Sol - La moitié du soleil
- La - On y est presque déjà
- Si - Si je l'apprends aussi
Cela nous ramène à do
Quand on connaît bien les notes
On peut chanter ce qu'on veut
Do, un don, un beau cadeau
Ré, un rai, un rayon de soleil
Mi, ma mie, ma chère amie
Fa, facile à retenir
Sol, la moitié du soleil
La, on y est presque déjà
Si, si je l'apprends aussi
Cela nous ramène à do
Sol do la fa mi do ré
Sol do la fa si
La sol
Si do
Les montagnes sont magnifiques, vraiment magnifiques.
Je les ai fait mettre là pour vous.
Même à une altitude de 10 000 pieds,
Georg veut toujours "être à la hauteur”.
Quel humour ! Je n'aurais pas dû vous inviter.
Vous ne m'avez pas invité. Je me suis invité.
- Bien sûr. - Vous aviez besoin d'un chaperon,
moi d'un endroit où la cuisine est délicieuse,
la cave à vins incomparable,
et le prix sans concurrence.
Max, vous êtes terrible.
Pas du tout. Je suis un adorable pique-assiette.
Écoutez.
C'est la chorale du monastère de Klopmann.
C'est bien.
Très bien.
Je vais devoir visiter le coin.
Une chorale attend la venue de Max Detweiler
pour la sortir de l'obscurité et la rendre célèbre à Salzbourg.
- À eux la gloire. À vous l'argent. - C'est injuste.
Un jour, ça changera. ♪ aurai la gloire aussi.
Mais, qu'est-ce que c'est ?
Ce ne sont que des gamins du coin.
C'est grisant d'être ici avec vous, Georg.
Des arbres, des lacs, vous en avez déjà vus.
Ce n'est pas ce que je voulais dire.
- C'est moi qui suis grisant ? - Ça vous semble bizarre ?
Non, mais plutôt improbable.
- Vous courez à la dépression. - Je suis un coureur d'élite.
Vous n'êtes pas aussi énigmatique dans ce cadre.
- Dans mon habitat naturel ? - Exactement.
Vous voulez dire que je suis plus à l'aise
parmi les oiseaux, les fleurs, et le vent qui souffle
dans les arbres comme une mer en mouvement ?
Que c'est poétique.
Plutôt, n'est-ce pas ?
Plus à l'aise ici qu'à Vienne, dans vos brillants salons,
à commérer avec ces gens ennuyeux, à m'imbiber de champagne,
trébuchant durant une de ces valses d'un de ces Strauss.
- C'est ce que vous voulez dire ? - Oui.
Comment pouvez-vous penser ça ?
♪ aime beaucoup cet endroit, Georg. C'est si beau et si paisible.
Comment pouvez-vous en partir si souvent ?
Je fais semblant d'être très occupé.
Être occupé sous-entend un but.
Vous tournez le dos aux souvenirs ?
À moins que je ne cherche une raison pour rester.
♪ espère que c'est la raison de vos visites à Vienne.
- Y avait-il d'autres distractions ? - Vous n'êtes pas une distraction.
Que suis-je alors, Georg ?
Adorable,
intelligente, drôle, gracieuse, une hôtesse parfaite,
et, vous allez me détester,
mais d'une certaine façon, mon sauveur.
Ce n'est pas romantique.
Je serais un ingrat si je ne disais pas
que vous avez redonné un sens à ma vie.
Je vous amuse, je suppose.
Et j'ai le meilleur couturier de Vienne, un cercle d'amis très brillants,
- et je donne des soirées plutôt gaies. - C'est certain.
Mais, à part ça,
il ne reste que moi, riche et sans attache,
cherchant, comme vous.
Encore du strudel, Herr Detweiler ?
- Combien en ai-je pris ? - Deux.
Faisons un chiffre impair.
Vous mangez encore, Max ? Vous devez être malheureux.
Ce quatuor que j'essaie de voler à Sol Hurok…
- Que s'est-il passé ? - Sascha Petrie l'a volé.
Je hais les voleurs.
Il faut que vous appreniez à vous aimer vous-même.
♪ ai dû appeler Paris, Rome et Stockholm.
- Avec le téléphone de Georg. - Comment faire autrement ?
♪ aime le mode de vie des gens riches et j'aime le partager.
Je me demande où sont les enfants.
Ils ont entendu que je venais et se sont cachés.
♪ espérais qu'ils vous accueilleraient.
Max, faites un effort et essayez d'être charmant un instant.
Alors ?
Alors, quoi ?
Vous l'avez convaincu ? On entend les cloches ?
- Elles sonnent à tue-tête. - Sensationnel.
- Peut-être pas pour moi. - Ça veut dire quoi ?
Ça ne vous regarde pas.
Je l'adore. Ne vous en mêlez pas.
Je suis un gamin. Vous pouvez tout me dire.
Allez. Racontez-moi les détails les plus intimes.
Disons que j'ai l'impression d'être ici à l'essai.
- Alors, vous devez essayer. - Ce n'est pas facile.
Je crois vous connaître. Vous trouverez un moyen.
- Ce n'est pas un homme ordinaire. - Non, il est riche.
La mort de sa femme lui a brisé le cœur.
La mort de votre mari vous a laissé une fortune.
Max, vous êtes un animal.
Vous êtes comme de la famille. ♪ aimerais vous voir mariés.
|| faut garder l'argent dans la famille.
- Que faites-vous ? - Capitaine von Trapp.
Je cherchais…
Je n'avais pas vu, je ne savais pas…
Qui êtes-vous ?
♪ ai un télégramme pour Herr Detweiler.
- C'est moi. - Bien, Monsieur.
Vous avez fait votre travail. Partez.
- Ce n'est qu'un enfant. - Et je ne suis qu'un Autrichien.
Il va se passer des choses. Faites attention à vous.
Max ! Ne dites plus des choses pareilles.
Je n'ai pas de penchants politiques.
- Qu'y puis-je, si d'autres en ont ? - Ne jouez pas les simplets.
Soyez un peu responsable.
Ohé !
Vous avez un air lointain. Où êtes-vous ?
Dans un monde en extinction.
Comment puis-je vous ramener dans le monde où je suis ?
- Père ! Père ! - Voici votre père.
Capitaine, vous êtes rentré !
Sortez de l'eau, tout de suite !
Vous êtes la baronne Schraeder ?
Je suis complètement trempée.
Tous en ligne !
Voici la baronne Schraeder.
Et voici…
Mes enfants.
Comment allez-vous ?
Rentrez, nettoyez-vous, changez de vêtements et présentez-vous ici !
Fräulein, restez ici, s'il vous plaît.
Il vaut mieux que j'aille voir ce que fait Max.
Bon, Fräulein….
Je veux la vérité.
Oui, capitaine.
Est-ce, ou non, mon imagination ?
Mes enfants ont-ils grimpé aux arbres aujourd'hui ?
Oui, capitaine.
Je vois.
Et puis-je vous demander où ils ont eu ces…
- Vêtements de jeu ? - C'est donc ça ?
Je les ai faits avec les rideaux qui étaient dans ma chambre.
- Les rideaux ? - Ils sont encore bons.
Les enfants les ont beaucoup portés.
Vous voulez dire que mes enfants se promènent en ville ne portant
rien d'autre que de vieux rideaux ?
Et ils se sont bien amusés.
- Ils ont des uniformes. - Des camisoles de force.
- Je vous interdis ! - S'ils ont peur de se salir…
Ils ne se plaignent pas.
Ils vous aiment trop et ont peur…
Ne parlez pas de mes enfants ainsi.
Je le dois. Vous n'êtes jamais là.
Je ne veux plus rien entendre.
Je sais, mais vous devez l'entendre !
- Liesl n'est plus une enfant. - Pas un mot…
Elle sera bientôt une femme et vous ne la connaîtrez pas.
Friedrich veut être un homme, comme vous.….
Ne me dites pas…
Brigitta vous le dira. Elle sait tout de lui.
Kurt cache sa peine, car vous l'ignorez…
- Vous les ignorez tous. - Ça suffit.
- Louisa, je ne sais pas encore. - Ça suffit, j'ai dit.
Les petites ne veulent qu'être aimées. Aimez-les.
Je ne veux pas en entendre plus.
- Je n'ai pas fini, capitaine ! - Oh si, vous avez fini, capitaine !
Fräulein.
Prenez vos affaires, à l'instant,
et rentrez au couvent.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est du chant.
Je sais bien, mais qui chante ?
Les enfants.
Les enfants ?
Je le leur ai enseigné pour la baronne.
Mon cœur frémit comme les ailes De l'oiseau qui vole
Du lac jusqu'aux cimes
Des arbres
Mon cœur soupire comme le carillon
Qui s'envole de l'église
Il rit comme le ruisseau Qui trébuche
Sur les cailloux de son chemin
De son chemin
Il chante dans la nuit
Comme l'alouette Qui apprend à prier
Je vais aux collines
Quand mon cœur est triste
Je le sais, j'entendrai
Les vieilles chansons
Mon cœur s'apaisera
Aux sons De la musique
Et je chanterai
Encore
Edelweiss !
♪ ignorais que vos enfants étaient si charmants.
Ne bougez pas.
Fräulein.
Je…
Me suis mal conduit. Pardonnez-moi.
Je ne sais pas me taire. C'est un de mes pires défauts.
Vous aviez raison.
Je ne connais pas mes enfants.
Vous avez le temps. Ils veulent tant être proches de vous.
Vous avez ramené la musique dans la maison.
♪ avais oublié.
Fräulein.
Je veux que vous restiez.
Je vous demande de rester.
- Si je puis vous être utile. - Vous l'êtes.
N'en doutez pas.
Marta.
Rideau !
Sur la colline, il y a un chevrier
Il a une voix qui porte loin
Les gens de la ville l'entendent
Z'entendent bien sa voix puissante
Marta. Marta !
Gretl, le prince !
Le prince sur sa tour entend sa voix
Les voyageurs aussi l'entendent
Des bons vivants en pleine ripaille
Des buveurs de bière l'entendent
Une fillette en rose entend son chant
Elle répond au pauvre chevrier
Et sa maman est bien contente
Quel joli couple nos deux chanteurs
Une fillette en robe rose
A répondu au pauvre chevrier
Et sa maman était bien contente
Quel joli couple nos deux chanteurs
ils sont heureux
Oh là là, tous les deux Et le duo deviendra un trio
Bravo !
Très bien !
Magnifique !
- Peut-on garder les marionnettes ? - C'est possible ?
Bien sûr que oui, mes chéris.
Pourquoi ai-je dit à Kohner d'envoyer la facture à votre père ?
Bien joué, Fräulein.
Je suis très impressionné.
Ce sont vos enfants, capitaine.
Vous êtes douée pour tout.
Je ne ferais pas une bonne religieuse.
Je serais ravie de vous aider en cas de problèmes.
Écoutez-moi tous !
♪ ai quelque chose à vous annoncer. C'est une surprise !
Après de longues recherches,
j'ai trouvé un excellent numéro pour le festival de Salzbourg.
Félicitations, Max.
Qui donc allez-vous exploiter cette fois-ci ?
- La chorale Saint Ignatius ? - Pas d'autre idée ?
Laissez-moi deviner. La chorale Klopmann ?
- Non, pas du tout. - Non.
Dites-le-nous.
Un groupe de chanteurs faisant tous partie de la même famille.
Quelle charmante idée !
Quelle famille ?
La vôtre.
Ce sera l'attraction du festival.
- Pourquoi riez-vous ? - À cause de vous.
Vous me coûtez cher, mais vous êtes drôle.
- Ils feront sensation ! - Non, Max.
C'est une excellente idée.
Max ! Mes enfants ne chanteront pas en public.
Au moins, j'aurai essayé.
C'est à qui le tour, les enfants ?
Qui ?
Oui.
À l'unanimité,
c'est vous, capitaine.
Moi ?
- Je ne comprends pas. - S'il vous plaît.
Il n'en est pas question.
On m'a dit que vous étiez doué.
- C'était il y a très longtemps. - Je m'en souviens.
Jouez un morceau que nous connaissons.
Eh bien…
- Vous auriez dû me dire… - Quoi ?
… d'apporter mon harmonica.
Edelweiss
Fleur de neiges
Chaque matin je te vois
Petite fleur
Pure lumière
Tu es heureuse
De me voir
Fleur de neige
Tu fleuriras, tu grandiras
Tu fleuriras éternelle
Edelweiss
Fleur de neige
Bénis mon pays à jamais
- Edelweiss - Edelweiss
- Fleur de neige - Fleur de neige
Chaque matin je te vois
- Petite fleur - Petite fleur
- Pure lumière - Pure lumière
Tu es heureuse
De me voir
Fleur de neige
Tu fleuriras, tu grandiras
Tu fleuriras éternelle
Edelweiss
Fleur de neige
Bénis mon pays à jamais
Un seul mot et vous faites partie de mon spectacle :
la chorale de la famille von Trapp.
♪ ai une merveilleuse idée, Georg.
Emplissons cette maison de musique.
Vous devez donner une réception en mon honneur.
- Une réception ? - S'il vous plaît, papa !
Il est temps que je rencontre vos amis
et inversement, n'est-ce pas ?
- Je comprends. - S'il vous plaît.
Il est temps d'aller se coucher. Dites bonne nuit.
Bonne nuit, père.
- Bonne nuit. - Bonne nuit, baronne Schraeder.
Bonne nuit, père.
Bonne nuit, oncle Max.
Ce sera ma première réception !
- Capitaine. - Herr Zeller. Baronne Schraeder.
- Bonne nuit, Herr Zeller. - Baronne.
Enchantée.
Vous avez remarqué le drapeau autrichien ?
Les femmes sont si belles.
Je les trouve laides.
Tu as peur d'elles.
Seuls les hommes adultes ont peur des femmes.
- Je trouve les hommes beaux. - Qu'en sais-tu ?
Liesi, avec qui danses-tu ?
Personne.
Mais si.
Puis-je ?
♪ en serais ravie, jeune homme.
Pourquoi m'avoir caché que vous dansiez ?
Nous avions peur que vous nous fassiez tous danser.
Qu'est-ce qu'ils jouent ?
C'est un "Laendier". Une danse autrichienne.
- Montrez-moi. - Je ne m'en souviens plus.
Mais si. S'il vous plaît ?
- Eh bien.… - S'il vous plaît.
D'accord. Venez par ici.
Vous saluez et je fais la révérence.
- Comme ça ? - Très bien. Allons par là-bas.
Une, deux, trois. Une, deux, trois.
Une, deux, trois. Un saut, un pas en avant.
On passe par-dessous. Presque.
Comme ça. Un saut, un pas en avant et on passe par-dessous.
I! va falloir s'entraîner.
Vous permettez ?
Je ne m'en rappelle plus.
- Vous rougissez. - C'est vrai ?
Je ne suis pas habituée à danser.
C'était magnifique.
Quel beau couple vous faites.
Les enfants doivent aller se coucher.
Rejoignez-nous dans l'entrée.
- Nous avons préparé quelque chose. - C'est vrai !
Oui, allons-y.
Vous vous inquiétez trop, Georg.
Vous pensiez ne pas vous faire d'amis ici.
- || fait un peu frais, n'est-ce pas ? - Je ne sais pas.
Je trouve qu'il fait chaud.
Mesdames et messieurs,
les enfants du capitaine désirent vous souhaiter bonne nuit.
La vieille horloge du hall Vient de sonner minuit
Et les cloches de l'église aussi
Dans la petite chambre d'enfants Un petit oiseau fou
Surgit de sa boîte pour dire
Coucou
Coucou
Il en est désolé
Mais on est obligés
De dire au revoir
À tous
So long, au revoir Auf Wiedersehen, bonne nuit
♪ aimerais rester En si belle compagnie
So long, au revoir Auf Wiedersehen, adieu
Adieu à vous A vous et vous et vous
So long, bonne nuit Au revoir, auf Wiedersehen
♪ aimerais rester Pour boire du champagne
- Oui ? - Non.
So long, au revoir Auf Wiedersehen, adieu
♪ ai des regrets Mais je vous dis au revoir
Au revoir
♪ ai bien sommeil
Je ne saurais mentir
Je vole, je plane
Je flotte dans mes rêves
Le soleil dort
Et moi aussi, j'y vais
So long
Adieu
Auf wiedersehen, au revoir
Au revoir
Au revoir
Au revoir
Au revoir
Ils feraient des merveilles au festival.
Jeune fille, je dois vous parler.
Georg, ne la laissez pas partir. Elle doit rester.
- Non, vraiment… - Arrêtez.
- Georg. - Vous pouvez, si vous le voulez.
♪ insiste. Vous serez ma partenaire.
Ce sont les affaires. Franz…
Mettez un couvert à côté de moi, pour Fräulein Maria.
- À vos ordres. - Tout semble réglé.
Je ne suis pas bien habillée.
Vous pouvez vous changer.
Capitaine, vous devez être fier de vos enfants.
Je le suis.
Qu'y a-t-il de plus beau dans notre pays
que les voix innocentes de nos enfants ?
Allons, baron.
Vous pensez que l'Autriche a le monopole de la vertu ?
Herr Zeller, certains d'entre nous préfèrent les chants autrichiens
aux menaces allemandes.
L'autruche enfonce sa tête dans le sable,
et parfois dans le drapeau.
Ceux qui vous mettent en garde contre l'Anschluss
auraient intérêt à se mettre au diapason.
Si les Nazis nous envahissent, vous jouerez de la trompette.
Vous me flattez.
Comme je suis maladroit. Je voulais vous accuser.
C'est très aimable de vouloir m'aider.
♪ en suis ravie, Maria.
Je crois vraiment que je n'ai rien de convenable à mettre.
Où est cette petite chose que vous portiez l'autre soir ?
Quand le capitaine vous dévorait du regard.
Me dévorait du regard ?
Nous sommes des femmes.
Ne prétendons pas ignorer quand un homme nous regarde.
- Et voilà. - Le capitaine regarde tout le monde.
Ne réagissez pas de la sorte, Maria.
Vous êtes très séduisante, vous savez ?
Il est tout à fait normal que le capitaine vous ait remarquée.
Baronne, j'espère que vous plaisantez.
Pas du tout.
Je n'ai jamais fait…
Point n'est besoin, ma chère.
Quoi de plus irrésistible pour un homme qu'une femme amoureuse.
- Amoureuse de lui ? - Bien sûr.
C'est adorable, car il se croit amoureux de vous.
Mais c'est faux.
Vous avez dû remarquer sa façon de vous regarder.
Vous rougissiez dans ses bras quand vous dansiez avec lui.
Ne le prenez pas à cœur.
Il s'en remettra très vite, je crois.
Les hommes sont ainsi.
Je dois partir.
Il ne faut pas que je reste.
- Puis-je faire quelque chose ? - Non, rien.
Oui.
Ne dites rien au capitaine.
Vous n'y pensez pas.
Au revoir, Maria.
Vous ferez une parfaite religieuse.
Champagne, très cher.
♪ ai envie de fêter quelque chose. Santé !
- Vous savez quelque chose ? - Peut-être.
Dites-moi comment persuader Fräulein d'influencer Georg
pour qu'ils aillent au festival.
C'est important pour l'Autriche.
Et pour vous également.
♪ y ai pensé.
S'il s'agit de l'influencer,
vous avez sûrement raison de m'en parler.
Entracte
Entracte
- Deux. - Trois.
- Quatre. - Cinq.
- Six. - Sept.
Huit.
- Quatre. - Deux.
- Sept. - Cinq.
- Deux. - Six.
C'est amusant, n'est-ce pas ?
- Quatre. - Je suis le n°5.
- Oui. - Huit.
- Deux. - Quatre.
Six.
Deux.
Pourrions-nous arrêter ? Nous sommes fatigués.
Comme vous voulez.
Nous recommencerons demain.
La campagne, c'est reposant, non ?
Prenez de la limonade.
Il doit y avoir un autre moyen.
Je m'amuse à vous imaginer avec sept enfants.
Comment comptez-vous faire ?
Ne connaissez-vous pas
cette adorable chose que l'on nomme pensionnat ?
Baronne Machiavel.
Oncle Max, où est père ?
Dans la maison, je crois.
Que vous arrive-t-il, mes pauvres ?
- Rien. - Faisons une répétition.
Dans quel but ?
Comme si nous étions au festival.
- Je n'ai pas envie de chanter. - Pas sans Fräulein Maria.
Liesl, votre guitare. Allez, Marta.
Formez un joli groupe. Chacun à sa place.
Soyez souriants, d'accord ? Donnez-nous le la, Liesl.
Je veux que vous me fassiez honneur.
Gretl, vous ne chantez pas ?
Je ne peux pas. J'ai mal au doigt.
Vous chantiez si bien, le soir de la réception.
Chantez un morceau que vous connaissez.
Amusez-vous, souriez !
Allez, Liesl.
Les coteaux frémissent
Aux sons de la musique
l'écho de leur chant
Nous vient de très loin
ils emplissent mon cœur
Des sons de la musique
ils voulaient chanter pour moi.
C'est ravissant. N'arrêtez pas.
- Vous voulez quelque chose de frais ? - Non merci, chérie.
- Père ? - Oui, Brigitta ?
Fräulein ne reviendra pas, c'est vrai ?
Je crois que oui. Qu'est-ce que c'est ?
- De la limonade rose. - Arrosée de limonade.
Je ne vous crois pas.
- Quoi ? - Pour Fräulein Maria.
Fräulein Maria !
Je pensais vous avoir dit ce qu'elle avait écrit.
Sa vie au couvent lui manquait.
Elle a dû nous quitter.
Il n'y a rien à ajouter.
Je crois que je vais goûter cela.
- Elle n'a pas dit au revoir. - Si, par écrit.
Ce n'est pas pareil.
Ni trop sucré, ni trop aigre.
Juste trop rose.
Qui sera notre nouvelle gouvernante ?
Eh bien…
À l'avenir, vous n'aurez plus de gouvernante.
- C'est vrai ? - Non.
Vous allez avoir une nouvelle mère.
Une nouvelle mère ?
Nous en avons parlé hier soir. Tout est réglé.
Nous allons tous être très heureux.
C'est bon. Allez jouer plus loin.
Oui, mes enfants ?
- Je m'appelle Liesl. - Oui, Liesl ?
Mes frères, mes sœurs et moi, nous voulons voir Fräulein Maria.
Fräulein Maria ?
Ah, Maria !
Entrez, je vous prie.
Attendez ici.
Je suis sœur Margaretta. Vous êtes venus pour Maria.
Nous devons la voir. Pouvez-vous l'appeler ?
- Je crains de ne pas pouvoir. - Il le faut !
Nous voulons qu'elle revienne.
Elle n'a pas dit au revoir.
Nous voulons juste lui parler.
Je suis désolée, mais Maria est en méditation.
- Elle ne voit personne. - Sauf nous.
Je veux lui montrer mon doigt.
Une autre fois, trésor.
Je le lui dirai.
- C'est gentil d'être venus. - Nous voulons lui parler !
Il faut partir, les enfants. Rentrez chez vous.
Elle aimerait nous voir.
Sœur Margaretta, s'il vous plaît.
- Au revoir, les enfants. - Sœur Margaretta, s'il vous plaît.
Qui était-ce ?
Les enfants von Trapp, ma mère.
Ils veulent voir Maria.
Vous a-t-elle dit quoi que ce soit ?
Elle ne dit rien, ma mère, sauf quand elle prie.
Pauvre enfant.
Elle semble contente d'être revenue,
et malheureuse à la fois.
♪ ai peut-être eu tort de l'avoir laissée seule.
Faites-la venir, même si c'est trop tôt.
Oui, ma mère.
Sœur Augusta, emmenez notre nouvelle recrue se changer.
Que Dieu vous bénisse, ma fille.
Oui, faites-la entrer.
Vous êtes malheureuse.
Ma mère.
Pourquoi vous ont-ils renvoyée ici ?
C'est moi qui suis partie.
Asseyez-vous, Maria.
Dites-moi ce qui s'est passé.
♪ avais peur.
- Est-ce qu'ils vous maltraitaient ? - Non !
♪ étais perdue. Je me sentais…
Je n'avais jamais été comme cela.
Je savais qu'ici, je serais en sécurité.
Maria, notre couvent ne doit pas servir de refuge.
Qu'est-ce qui vous effraie ?
Je ne peux pas le revoir.
Qui donc ?
Merci, sœur Margaretta.
Le capitaine von Trapp ?
- Vous l'aimez ? - Je ne sais pas !
Je ne sais pas…
La baronne m'a dit que oui. Et qu'il m'aimait aussi.
Mais je n'ai pas voulu la croire.
Parfois, quand on se regardait,
je pouvais à peine respirer.
- Avez-vous montré vos sentiments ? - Je ne sais pas.
C'est ce qui me torture. Dieu me regardait.
Réclamer son amour aurait été un péché. Je devais partir.
Je suis maintenant prête à prononcer mes vœux.
- Aidez-moi, je vous en supplie. - Maria.
L'amour entre un homme et une femme est sacré. Vous êtes capable d'aimer.
Trouvez comment Dieu veut que vous aimiez.
♪ ai juré de passer ma vie à servir Dieu.
Aimer cet homme ne signifie pas que vous aimerez moins Dieu.
Non.
! vous faut le découvrir.
Vous devez y retourner.
Ne me demandez pas cela. Laissez-moi rester.
Ces murs ne doivent pas servir à fuir les problèmes.
Il faut les affronter.
Vous devez mener la vie qui vous était destinée.
Affrontez chaque cime
Et cherchez partout
Suivez toutes les routes
Et chaque sentier
Affrontez chaque cime
Passez à gué chaque ruisseau
Et suivez l'arc-en-ciel
À la recherche de vos rêves
Des rêves qui ont besoin
De tout votre amour
Chaque jour de votre vie
Tant que vous vivrez
Affrontez chaque cime
Passez à gué chaque ruisseau
Et suivez l'arc-en-ciel
À la recherche de vos rêves
Des rêves qui ont besoin
De tout votre amour
Chaque jour de votre vie
Tant que vous vivrez
Affrontez chaque cime
Passez à gué chaque ruisseau
Et suivez l'arc-en-ciel
À la recherche
De vos rêves
Cela ne vous ressemble pas, d'être aussi cachottiers.
On ne fait pas de cachotteries.
Cela ne vous ressemble pas d'être en retard pour dîner.
- Nous avons perdu la notion du temps. - Je vois.
Qui va dire la vérité le premier ? Friedrich ?
Brigitta ? Liesl ?
Où croyez-vous que nous étions ?
Vous devez avoir une idée de l'endroit où nous étions.
- Marta. - Qui, père.
Dites-le-moi.
Friedrich vous l'a dit. On ramassait des baies.
- Bien sûr, j'avais oublié. - Nous adorons ramasser des baies.
Tout l'après-midi ?
On en a ramassé des tonnes.
- Il y en avait partout. - Quelle sorte de baies ?
- Des myrtilles. - Des myrtilles.
C'est trop tôt pour les myrtilles.
- C'était des fraises. - Des fraises ?
Il fait si froid qu'elles sont bleues.
Très bien. Montrez-les-moi.
- Nous… - Eh bien…
- Montrez-les-moi. - On ne les a plus.
Vous ne les avez plus ? Pourquoi donc ?
- Nous… - Nous les avons mangées.
- Vous les avez mangées ? - Oui !
Elles étaient si bonnes.
Très bien.
Puisque vous vous êtes goinfrés de baies,
vous n'avez plus faim. Je vais dire à Frau Schmidt
de ne pas vous donner à manger.
C'est de ta faute. On aurait dû lui dire la vérité.
Pour qu'il se fâche ?
C'est mieux que de mourir de faim.
On n'a rien fait de mal. On voulait juste la voir.
Mon estomac gargouille.
Ils auraient pu nous laisser lui dire bonjour.
- C'est bon, l'herbe ? - Je ne me sens pas bien.
Quand Fräulein était triste, elle chantait une chanson.
Essayons.
La rosée sur les roses
La moustache du chat
Des pots de cuivre
Des moufles de laine
Des paquets surprises Très bien emballés
Voilà des choses Dont j'aime rêver
Pourquoi je ne me sens pas mieux ?
De jolies filles
En robe de satin bleu
Des flocons de neige Sur mon visage
l'hiver argenté
Fräulein Maria est de retour !
Qui laisse la place au printemps
Voilà des choses Dont j'aime rêver
Si le chien mord Si l'abeille pique
Si j'ai le cafard
Je pense à ces choses Qui sont si jolies
Et à l'instant même
Je revis
Je suis si contente de vous voir.
- Vous nous avez manqué. - À moi aussi.
- Kurt, comment ça va ? - J'ai faim.
- Qu'avez-vous au doigt ? - || s'est coincé.
- Dans quoi ? - La bouche de Friedrich.
- Liesl, vous allez bien ? - Ça va.
- Il y a eu des télégrammes ? - Pas du tout.
♪ en ai pris mon parti. Vivement la rentrée scolaire.
Ne vous réfugiez pas dans les études. Il faut affronter les problèmes.
♪ ai tant à vous raconter.
Nous aussi.
Le plus important, c'est que père va se marier.
Se marier ?
Oui, avec la baronne Schraeder.
Je vois.
Père, regardez ! Fräulein Maria est de retour.
Elle est revenue du couvent.
Bonsoir, capitaine.
Bonsoir.
Allez, tout le monde à table !
Youpi !
Vous êtes partie sans dire au revoir. Même aux enfants.
♪ ai eu tort. Pardonnez-moi.
Pourquoi cela ?
Ne me le demandez pas. Ça n'a plus de sens aujourd'hui.
Fräulein Maria, vous êtes revenue ?
C'est merveilleux, Georg.
Je vous souhaite d'être heureuse.
Vous aussi, capitaine. Ainsi, vous allez vous marier.
Merci, ma chère.
Vous allez rester, n'est-ce pas ?
Jusqu'à ce que la nouvelle gouvernante arrive.
Vous voilà.
Je dois parler au cuisinier.
Son schnitzel est trop bon pour ma ligne,
et il vous rend trop peu loquace à table.
Ou bien était-ce le vin ?
Sûrement le vin.
| m'est très difficile
de me décider quant à votre cadeau de mariage.
Ma présence vous suffit,
mais je voulais une bagatelle pour l'occasion.
♪ ai pensé à un stylo à plume,
mais vous en avez un.
Puis j'ai pensé à une villa dans le sud de la France,
mais c'est difficile à envelopper.
Que pensez-vous d'un superbe yacht
pour voguer sur la Méditerranée ?
Ou bien un petit, pour votre baignoire ?
- Elsa. - Et la lune de miel ?
Quel dilemme !
♪ ai pensé à un voyage autour du monde, puis je me suis dit
qu'il devait y avoir mieux que cela.
- Ne vous en faites pas… - Elsa.
Oui, Georg.
C'est sans espoir
entre nous.
Je refuse de voir la vérité en face,
et je suis injuste envers vous.
- Quand on parle de mariage… - Non.
N'ajoutez rien, s'il vous plaît.
Il y a d'autres choses auxquelles j'ai pensé.
Je ne crois pas que vous soyez l'homme qu'il me faut.
Vous êtes trop indépendant.
♪ ai besoin de quelqu'un qui ait désespérément besoin de moi,
ou au moins désespérément besoin de mon argent.
♪ ai apprécié chaque instant passé ensemble, et je vous en remercie.
Pardonnez-moi, mais…
Je vais aller faire mes bagages
et rentrer chez moi, à Vienne.
Quelque part, il y a
une jeune fille qui, je crois,
ne sera jamais nonne.
Auf Wiedersehen, trésor.
Bonsoir.
Je pensais bien vous trouver ici.
Vous désirez quelque chose ?
Pas du tout. Asseyez-vous, s'il vous plaît.
Je vous en prie.
Puis-je ?
Je me posais des questions au sujet de deux choses :
Pourquoi vous êtes-vous réfugiée au couvent ?
Et qu'est-ce qui vous a fait revenir ?
♪ avais une tâche à mener à bien
et je suis revenue l'accomplir.
C'est tout ?
Les enfants me manquaient.
Oui.
- Uniquement les enfants ? - Non. Oui.
- Ne devraient-ils pas me manquer ? - Si, bien sûr.
♪ espérais que peut-être, vous…
Peut-être vous auriez…
Oui ?
Ce n'était plus comme avant quand vous êtes partie.
Tout ira mal à nouveau si vous partez,
et je pensais que peut-être vous changeriez d'avis.
Je suis sûre que la baronne vous rendra heureux.
Maria ?
- Il n'y aura pas de baronne. - Ah non ?
Non.
Je ne comprends pas.
Nous avons rompu nos fiançailles, voyez-vous et…
- J'en suis navrée. - Oui. Vous l'êtes vraiment ?
- C'est avez vraiment rompu ? - Oui.
On ne peut pas épouser une personne quand on est…
Amoureux de quelqu'un d'autre.
N'est-ce pas ?
La Mère supérieure dit toujours :
“"Quand le Seigneur ferme une porte, il ouvre une fenêtre."
Qu'est-ce qu'elle dit d'autre ?
Que l'on doit chercher sa voie.
C'est pour cela que vous êtes revenue ?
Et l'avez-vous trouvée…
Maria ?
Je pense que oui.
♪ en suis sûre.
Je vous aime.
Que m'arrive-t-il ?
♪ ai peut-être été Une enfant malheureuse
Peut-être aussi Une jeune fille triste
Mais dans ce triste Et malheureux passé
Il y a bien eu un moment de vérité
Puisque vous êtes là Devant moi, amoureux
Dieu seul sait pourquoi
Ainsi, je crois que dans mon passé
♪ ai dû commettre une bonne action
Tout a une raison d'être
C'est ainsi, vous savez
C'est pourquoi je crois Que dans mon passé
♪ ai dû commettre une bonne action
Savez-vous quand j'ai commencé à vous aimer ?
Quand vous vous êtes assise sur cette pomme de pin.
Quoi ?
Moi, je l'ai su quand vous avez sifflé.
Mon amour.
Car vous voilà,
Devant moi, amoureuse
Dieu seul sait pourquoi
Ainsi, je crois que dans mon passé
♪ ai dû commettre une bonne action
Tout a une raison d'être
C'est ainsi, vous savez
C'est pourquoi, je crois
Que dans votre passé
♪ ai dû commettre
Une bonne action
Maria.
À qui dois-je demander la permission de vous épouser ?
- Demandons.… - Aux enfants ?
Herr Detweiler !
Bonjour, Herr Zeller.
Vous ignorez que je suis "Gauleiter”.
♪ arrive de la maison du capitaine von Trapp.
C'est la seule à ne pas avoir le drapeau du 3e Reich
depuis l'Anschluss.
- On s'en est occupé. - Je ne…
On m'a dit que je vous trouverais ici.
C'est tout ce qu'on m'a dit.
Quel genre d'information cherchez-vous ?
Quand rentrera le capitaine ?
| est en lune de miel. Nous sommes sans nouvelles de lui.
Dois-je en conclure qu'il n'a pas contacté ses enfants depuis un mois ?
Y a-t-il beaucoup d'hommes
qui téléphonent quand ils partent en lune de miel ?
À son retour, il devra trouver sa place.
Naturellement. Je vous félicite
d'autoriser le déroulement du festival ce soir, comme prévu.
Et pourquoi pas ? Rien n'a changé en Autriche.
Les chants et |la musique le prouveront au monde entier.
L'Autriche n'a pas changé.
Rentrons à la maison.
- Pourquoi était-il en colère ? - Tout le monde l'est.
Le drapeau avec l'araignée rend les gens nerveux.
- Père va avoir des ennuis ? - Pas forcément.
Il faut s'entendre avec tout le monde.
Souvenez-vous-en au concert.
On chantera devant beaucoup de personnes ?
Regardez. Les chanteurs von Trapp.
Liesl, Friedrich, Louisa, Brigitta, Kurt, Marta et Gretl.
- Pourquoi moi en dernier ? - Car vous êtes la plus importante.
Allons-y.
Père se réjouira de nous voir chanter en public ?
| sera content et fier.
- Liesl, tu le crois aussi ? - Vous ne me croyez pas ?
Non.
Vous êtes très intelligente.
Liesl !
Rolf !
Je suis si contente de vous voir.
Bonjour.
Remettez cela à votre père dès qu'il rentrera.
- Il est parti en lune de miel. - Je sais.
- Vous savez ? - Nous devons tout savoir.
- Qui ça "nous" ? - Remettez-le-lui.
C'est un télégramme de Berlin.
Pourquoi ne pas le lui remettre en personne ?
♪ ai des choses plus importantes à faire.
Et votre père devrait en faire autant.
Mais… Rolf !
Père !
- On ne vous attendait pas si tôt. - Bonjour !
On ne vous attendait que la semaine prochaine !
- Qu'avez-vous rapporté de Paris ? - Bonjour. Comment allez-vous ?
Vous n'avez pas appelé.
C'était en dérangement.
Ce n'est pas de ma faute.
On a fait le plus vite possible.
Vous nous avez manqué.
- Vous aussi ! - Surtout le soir.
Le bruit du matin nous manquait.
- Surtout vos chansons. - Vous êtes rentrés à temps.
Regardez, Fräulein Maria…
Enfin, mère.
Nous allons chanter pour le festival.
On s'est bien amusés !
On a répété toutes…
C'est une surprise !
Vos surprises à vous sont sur la terrasse.
On en reparlera.
Je vous l'aurais dit, mais vous étiez absent. J'ai dû prendre une décision.
Une chance qu'ils aient été acceptés.
Ils seront la coqueluche du festival. Imaginez : sept frères et sœurs.
Max !
Je me souviens avoir été très clair
concernant cette idée de chanter en public !
Le comité était enchanté.
- Qu'ont-ils dit ? - Je n'avais jamais vu un tel enthousiasme.
- Pour une fois… - C'est absolument hors de question.
Georg, c'est pour l'Autriche.
Pour l'Autriche ? Quelle Autriche ?
L'Anschluss s'est déroulé sans incidents.
- Soyons-en reconnaissants. - Reconnaissants ?
Vous savez, Max,
parfois j'ai l'impression de ne pas vous connaître.
Père, j'ai oublié.
C'est pour vous.
Il doit au moins faire semblant de collaborer avec ces gens.
Vous devez le convaincre.
Je ne peux pas lui demander de se renier.
Je lui parlerai. Si les enfants ne chantent pas,
cela se répercutera sur le pays.
Je sais. Cela ne ferait pas non plus mon affaire.
Mère ? Cela sonne tellement bien.
- J'aime vous appeler mère. - Cela me plaît.
Vous aimez énormément père. Ça se voit.
Énormément.
Que faire quand on pense aimer quelqu'un ?
Je veux dire quand on cesse de l'aimer… ou qu'il cesse de nous aimer ?
On pleure un peu.
Puis on attend que le soleil brille.
Cela arrive toujours.
Il y a tant de choses que je devrais savoir et que j'ignore.
- C'est vrai. - Comment donc ?
Parfois, on dirait la fin du monde.
Puis tout recommence de plus belle ?
♪ ai connu cela également. Ce sera la même chose pour vous.
Vous en êtes sûre ?
Vous avez seize ans Presque dix-sept ans
Et vous attendez Que la vie commence
Un garçon gentil Que vous pourrez aimer
Viendra vous apporter l'amour
Si cela arrive
Quand ce sera arrivé
Ma vie ne sera plus la même
Je le sais bien
Je n'entendrai rien
Que sa voix qui dit mon nom
Tout ce que vous croyiez est oublié
Tout cela, ce sera du passé
Quelle surprise de se retrouver mariée
À l'homme de sa vie
Vous croyiez qu'une telle aventure
Ne pourrait jamais vous arriver
Chère petite vous avez Presque dix-sept ans
Patientez un an
♪ attendrai un an
Attendons un an
Ou deux
Qu'y a-t-il ?
Berlin.
Ils m'ont offert un poste.
Je dois l'accepter sur-le-champ,
et me présenter à la base navale de Bremerhaven demain.
Je ne pensais pas que cela se produirait si rapidement.
Refuser serait fatal pour nous tous,
et s'associer avec eux serait inconcevable.
Rassemblez les enfants.
Ne les inquiétez pas. Préparez-les.
Nous devons quitter l'Autriche
et cette maison,
ce soir.
Cela me fend le cœur de savoir
qu'ils ne participeront pas au festival.
Nous passerons la frontière avant que vous ne l'annonciez.
Êtes-vous conscient que je me sacrifie ?
Vous n'avez pas le choix.
C'est pour cela que je le fais.
Pourquoi père ne démarre-t-il pas ?
Il ne veut pas qu'on nous entende.
Que diront Frau Schmidt et Franz ?
Ils diront en toute honnêteté qu'ils ne savaient rien.
- Est-ce qu'on reviendra ici ? - Un jour, Liesl. Je l'espère.
Père et oncle Max vont-ils pousser la voiture jusqu'en Suisse ?
Y a-t-il un problème avec votre voiture ?
Qui. On ne pouvait pas la démarrer.
Karl.
Réparez la voiture du capitaine von Trapp.
Excellent, Karl.
Je ne vous ai pas demandé où vous alliez tous.
Et vous ne m'avez rien demandé non plus.
Apparemment, la curiosité ne nous étouffe pas.
Vous n'avez pas répondu au télégramme
de l'amiral de la Marine du 3e Reich.
Herr Zeller, je pensais
que les télégrammes étaient confidentiels en Autriche !
Du moins, dans l'Autriche que je connais.
On m'a ordonné
de vous conduire à Bremerhaven
où vous prendrez vos fonctions.
♪ ai bien peur que cela soit impossible.
Voyez-vous, nous…
Tous, toute la famille…
Chanterons au festival.
En fait, nous nous y rendons.
Il serait inconcevable de les laisser tomber.
♪ espère que nous ne sommes pas en retard.
Vous voulez me faire croire que le Capitaine von Trapp
va chanter à un concert ?
Ce sera un spectacle dont tout le monde se souviendra.
Comme vous, Herr Zeller, j'ai des talents insoupçonnés.
Oui.
Regardez le programme.
Je ne vois que les noms des enfants.
On peut lire "les chanteurs de la famille von Trapp",
et je suis le chef de famille, il Me semble.
Et ces tenues de voyage que vous portez ?
Ce sont nos costumes.
L'air frais n'est pas recommandé pour la voix.
Un léger retard dans mes consignes sera sans gravité.
Par conséquent,
vous allez chanter.
Vous chanterez tous.
Mais seulement parce que je le veux.
Ce qui prouvera que rien n'a changé en Autriche.
Quand vous aurez fini de chanter,
vous, capitaine von Trapp, serez conduit à Bremerhaven.
Maintenant, montez tous en voiture,
nous allons escorter les chanteurs de la famille von Trapp au festival.
L'escorte est inutile.
Inutile ? Ce sera avec plaisir.
Nous ne voudrions pas que vous vous perdiez dans la foule.
N'est-ce pas ?
C'est vrai.
Sol, la moitié du soleil
La, on y est presque déjà
Si, si je l'apprends aussi
Si, si je l'apprends aussi
Si, si je l'apprends aussi
—- Aussi - A B, C
- Aussi - Do ré mi
Si, si je l'apprends aussi
Si, si je l'apprends aussi
Je l'apprends
Aussi
Chers compatriotes autrichiens,
je risque de ne pas vous revoir pendant très longtemps.
Je voudrais vous chanter
une chanson d'amour.
Je sais que vous partagez cet amour.
Je prie pour que vous ne le laissiez pas mourir.
Fleur des neiges
Edelweiss
Chaque jour tu es mon espoir
Fleur des neiges
Pure et blanche
Tu m'apportes le bonheur
Fleur du pays
Puisses-tu fleurir
Vis toujours immortelle
Fleur des neiges
Edelweiss
Bénis à jamais notre terre
Edelweiss
Edel.…
Fleur des neiges
Pure et blanche
Tu m'apportes le bonheur
Fleur du pays
Puisses-tu fleurir
Vis toujours immortelle
Fleur des neiges
Edelweiss
Bénis à jamais notre terre
Je crois que ça ira.
Vous allez me manquer.
Surtout l'argent que vous m'auriez fait gagner.
Merci à tous et à toutes.
Le concours arrive à son terme,
si ce n'est que nous ignorons tout de son issue.
Pendant que les juges se concertent,
on m'a permis de vous divertir à nouveau.
C'est la dernière fois que la famille von Trapp
chantera avant de longues années.
Des représentants officiels attendent dans l'auditorium
pour escorter le capitaine von Trapp
aux forces navales du 3e Reich.
Voici donc à nouveau la famille von Trapp
pour vous dire adieu.
La vieille horloge du hall Vient de sonner minuit
Et les cloches de l'église aussi
Dans la chambre d'enfants Un petit oiseau fou
Surgit de sa boîte Pour dire coucou
Coucou
Coucou
Il en est désolé
Mais on est obligés
De dire au revoir
À tous
So long, au revoir Auf Wiedersehen, bonne nuit
♪ aimerais rester En si belle compagnie
So long, au revoir Auf Wiedersehen, adieu
Adieu à vous A vous et vous et vous
So long, bonne nuit Auf Wiedersehen, au revoir
Je flotte, je plane
Je flotte dans mes rêves
So long, au revoir Auf Wiedersehen, adieu
Le soleil dort Et moi aussi j'y vais
Au revoir
Au revoir
Au revoir
Au revoir
Mesdames et messieurs, j'ai là la décision de nos distingués juges.
Nous allons commencer par le 3e prix.
Les juges ont nommé
la première soliste de la chorale de l'église de Ste Agatha, à Murback.
Fräulein Schweiger.
Le 2e prix est attribué au Quintette de Toby Reiser.
Et le premier prix, le plus honorifique de l'Autriche
va aux chanteurs de la famille von Trapp.
La famille von Trapp.
Ils sont partis.
Suivez-moi.
Vite, vite.
Je connais une cachette.
Doucement.
Ouvrez cette porte.
Bonsoir.
Dépêchez-vous.
Deux hommes là-bas.
♪ en veux six dans la cour.
Vous deux, surveillez le couloir.
Nous ignorions le danger que cela vous faisait courir.
Non, Maria, vous avez eu raison de venir.
Nous voudrions votre voiture.
Elle ne vous servira à rien.
♪ ai écouté les nouvelles.
Les frontières sont fermées.
Si elles sont fermées,
nous franchirons les montagnes à pied.
- Les enfants… - On les aidera.
Ça ne sera pas la peine.
Maria.
Vous ne serez pas seuls. Rappelez-vous :
“"Je lèverai les yeux pour implorer Ton aide.”
Oui, ma mère.
- J'ai si peur. - Moi aussi.
Que Dieu vous garde.
- Mère ? - Oui.
Et si on chantait la chanson de ce dont on aime rêver ?
Non. Cette fois-ci, ça ne nous aiderait pas.
Ne faites pas de bruit. Serrez-moi fort.
Allons sur le toit.
Rolf, je t'en prie.
Non, attendez.
Maria…
Les enfants…
C'est vous que nous voulons, pas eux.
Posez cela.
Plus un geste, ou je tire.
Vous n'êtes qu'un enfant.
- Vous n'êtes pas à votre place. - Restez où vous êtes.
Venez avec nous,
avant qu'il ne soit trop tard.
Pas un pas de plus ou je vous tue.
- Donnez-moi ça, Rolf. - Vous m'entendez ?
Je vais vous tuer.
Rolf.….
Vous ne serez jamais comme eux.
Lieutenant !
Ils sont ici !
Ils sont ici, lieutenant !
Mère supérieure…
♪ ai péché.
Moi aussi, Mère supérieure.
De quel péché parlez-vous ?
Adaptation : Jean-Christophe Billaud
FRENCH - PARISIAN
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