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CHOISIS-MOI
Restez près de votre téléphone.
Dr Nancy Love sera sur les ondes de Radio KCMY...
avec le téléphone de l'amour.
Je vous suggère d'examiner...
les sentiments profonds que vous portez à votre femme, Tom.
Je ne sais pas, Dr Love.
Elle est un peu bizarre parfois.
Cela ne changera jamais.
Peut-être prendre une forme différente...
mais cette femme restera qui elle est pour la vie.
Le sexe n'a vraiment pas de mystères, Tom...
mais elle, peut-être...
donc je vous encourage à faire l'effort...
d'être plus tolérant envers elle.
- Merci, Dr Love. - Merci d'avoir appelé.
Il nous reste du temps pour un autre appel.
La ligne de l'amour.
Dr Nancy Love...
vous êtes sur le téléphone de l'amour.
Votre nom, je vous prie.
- Jane. - Bonjour, Jane.
Bonjour.
De quoi désirez-vous parler ?
Est-ce que Love est vraiment votre nom de famille ?
Vous voulez discuter de cela ?
Je trouve ça génial...
que personne ne sache à quoi vous ressemblez...
et que vous vous baladiez avec un nom comme celui-ci.
Mais c'est ma vie...
et nous parlons de la vôtre.
Ma vie va bien, merci.
Je suis stable.
Je sais ce que je veux.
J'ai juste un tout petit problème...
- Un problème de cur. - C'est exact.
Un problème de coeur.
Et vous allez décider d'y changer ou non quelque chose.
J'y ai songé.
Depuis combien de temps êtes-vous dans cette relation ?
3 ans et demi.
- Quel âge avez-vous ? - 32.
Et lui ?
45.
Et il est marié.
C'est exact.
Le coup classique ?
D'après votre dilemme, Jane...
nous pourrions discuter de comportement sexuel...
de petite enfance...
mais la vérité...
quand on change quelque chose...
on doit parfois souffrir.
C'est ce que vous faîtes, vous ?
C'est de vous que nous parlons.
Avez-vous songé à une thérapie ?
Vous êtes ma thérapie.
Vous êtes docteur.
Je parle anonymement à la radio.
C'est peut-être très différent de ce dont vous avez besoin.
Vous êtes un véritable docteur, n'est-ce pas... Docteur ?
Oui.
C'est ce qui est écrit sur mon diplôme.
Les gens inventent des salades.
Ça, ce serait mon problème, Jane.
Allez, Dr Love...
ne me dites pas que vous n'avez envie...
d'aller dans un bar...
et raconter votre vie à quelqu'un ?
Pause journal !
Nous n'avons plus de temps, Jane.
Désolée, c'est l'heure du journal.
Patientez un moment, s'il vous plaît.
- Merci, M. Chomsky. - De rien.
Où va-t-elle ce soir ?
Tu veux dîner ?
Je ne peux pas, Ralph.
Ça fait 6 mois que tu travailles ici...
et je ne sais toujours pas si tu habites avec quelqu'un...
si tu es mariée, etc.
Tout ce que je sais, c'est que tu veux pas dîner avec moi.
Je travaille tout le temps.
Et demain soir ?
Il est fou ou quoi ?
Ce n'est pas les termes que nous employons.
Il ne sait plus trop qui il est.
Il a eu des ennuis.
Avec des femmes, c'est ça ?
Mickey ment.
Il n'y a que ça qui ne va pas.
Tout le monde ment.
C'est sûr.
Mais vous disiez qu'il pouvait être violent.
Bon, nous manquons d'effectif et nous avons besoin de place.
Il va falloir le ramener à la maison.
Nous allons avoir besoin de plusieurs copies...
Il y a une petite erreur.
J'en ai pour une seconde.
Voilà.
- Savourez-le. - Merci.
Que puis-je vous servir ?
Une Smirnoff, s'il vous plaît.
Et une Guiness.
Avec 2 doigts de mousse.
D'accord.
Toi, oui toi !
Écoute et dis-moi ce que tu en penses.
J'aime ton odeur et tes cheveux.
Quand tu dors...
Je vois toute ta beauté.
Mais il n'y a que cette histoire de sexe...
qu'on arrive pas à résoudre.
Alors ?
Pourquoi veux-tu savoir ce que je pense ?
Qui d'autre ?
Tu ne veux pas savoir ce que je pense.
Je viens de m'échapper d'un asile de fous.
Alors, tu es un expert.
Dis-moi.
Je pense que c'est nul.
Tu l'as plagié.
Non ! Je ne l'ai pas plagié.
C'est ce que je ressens.
J'ai des cahiers remplis de ce que je ressens.
Alors je trouve ça génial.
Vraiment ?
Absolument.
Maintenant, tu mens.
Je ne mens jamais.
J'ai enseigné la poésie à Yale.
Connerie.
"Peu importe avec qui je suis, ils veulent savoir...
"si je couche toujours avec toi.
"Je dis que tu dors alors que je me meurs à petit feu...
"mais je n'ai pas peur de la mort.
Au moins on couche dans son cercueil."
Tu n'écoutais même pas.
Tu veux coucher avec quelqu'un.
C'était juste un poème.
Juste une idée.
Vers 6 h 30...
quelqu'un vient ici pour emménager chez moi.
Tu cherches un colocataire...
pourquoi pas moi, alors ?
Une femme !
Qu'est-ce que je te sers ?
Excusez-moi. Je cherche Eve.
Vous l'avez trouvée.
- Salut. Je suis Ann. - Salut.
Tu veux un verre pendant qu'on discute ?
Un Scotch, s'il te plaît. Nature.
On peut s'asseoir là-bas.
Merci.
- C'est bon ? - Oui.
C'est un lieu de travail plaisant.
C'est à moi.
C'est génial.
Oui.
Alors, et toi ? Que fais-tu ?
Je travaille à mi-temps...
pour une sorte de service téléphonique.
Les services sont une industrie montante.
Oui.
Je suppose.
Mon Dieu, tu aimes regarder les femmes !
Une vieille habitude.
Jamais marié ?
Si.
Que s'est-il passé ?
Quelle fois ?
Donc, tu viendrais demain aux environs de midi ?
Oui.
Si, ça te va.
Pas de problème.
La plupart de mes hommes se lèvent tôt.
Eve, je ne veux pas interrompre quoi que ce soit.
Tu n'interromps rien du tout.
Terminé ?
Eh, le tombeur !
Un Smirnoff nature.
Je suis soûle.
Et toi ?
Moi, jamais !
Ça a avoir avec mon sang.
- Et un Smirnoff. - Merci.
Nouveau en ville ou quoi ?
Non, je suis le même.
La ville est différente.
C'est ça.
T'as de l'argent ?
Je peux payer.
J'ai plein d'argent.
D'où viens-tu ?
Las Vegas.
Personne ne vient de Las Vegas.
Moi si.
Et où vas-tu ?
À Las Vegas.
Tu es fou !
C'est ce qu'ils disent.
Quand je pars, ce sera en Europe.
J'apprends le français.
J'ai passé 6 ans en Europe.
Ah bon ? Où ça ?
Berlin, Rome, Moscou.
Tu es allé en Russie ?
2 fois.
Pourquoi faire ?
Je ne suis pas sensé te le dire.
Tu as vadrouillé et tu fais beaucoup de choses.
Le rêve.
Je suppose que je suis un peu anxieuse parce que...
j'ai toujours habité seule.
Vraiment ?
Même pas avec un homme ?
Je n'ai pas beaucoup de succès avec les hommes.
J'en ai trop.
La clé est sous le paillasson.
Salut.
Je dois y aller, désolée.
Merci.
Au revoir.
Salut.
Tu veux passer un bon moment ?
Non.
Comment ça va, soldat ?
Une autre tournée ?
Ça fait longtemps que je ne suis plus un soldat.
Révoqué ?
J'avais l'habitude de venir souvent ici.
Je connais assez bien le coin.
Je pilotais des jets dans le sud.
Je connaissais Eve.
La première propriétaire ?
Elle est morte.
Tu le savais ?
Je ne l'ai jamais connue.
Je venais de déménager, je marchais dans la rue un soir.
J'ai vu mon nom sur un néon...
et un bar à vendre.
J'ai décidé d'en tirer parti...
et de me mettre à mon compte.
Je me suis dit que c'était mieux que de me marier.
Tu allais te marier ?
Sûrement pas.
Je ne me marierais jamais.
Tu déménages ?
Equipement photographique.
Vraiment ?
Je fais des portraits.
J'ai gagné des prix.
Je vois.
Et tu es venu pour trouver de nouveaux visages ?
Non.
Je suis venu trouver Eve.
- Bonne nuit, Eve. - Bonne nuit, Mesdames.
C'est comme ça que tu as vu le signe cette première nuit ?
Tu ne savais pas ?
Toutes les filles qui bossent sont copines.
Tu travailles tard.
On pourrait en dire autant de toi.
Tu penses que je te travaille.
À mi-temps.
Tu souris à beaucoup d'hommes.
J'aime les hommes.
Depuis toujours.
Je me demandais comment ce serait...
de t'embrasser.
Et ?
Je voulais t'épouser.
J'ai...
détruit trop de mariages pour en avoir un à moi.
Tu souris à beaucoup d'hommes...
parce que tu as un sourire magnifique.
Je vois très bien comment des hommes...
doivent tomber juste pour ton sourire.
Elle souriait aussi à tout le monde.
Tu la connaissais bien ?
Je la connaissais.
Savais-tu qu'elle s'était tirée une balle ?
À cause d'un gars.
C'est peut-être ce que nous avons en commun...
en plus de nos noms.
Des problèmes de cur.
Tu as dit que le quartier n'était pas sûr le soir.
Tu as dit que tu voulais être raccompagnée à ta voiture.
Tu as dit que tu voulais être raccompagnée à ta voiture.
Oui.
Je suis venu jusqu'ici car nous avions un accord...
n'est-ce pas ?
Oui.
Un accord.
Tu m'as dit que tu voulais une protection.
Enfin, j'essaie d'y voir clair dans tout ceci.
Tu as raison, et tu y vois clair.
Ouais. D'accord.
Je te fais peur.
Je crois que je peux continuer seule maintenant.
Et si je voulais plus de toi...
en privé ?
Il faudrait que tu le veuilles vraiment.
Bonne nuit.
- Salut, Ann, entre. - Bonjour.
Quelle heure est-il ?
- Veux-tu du café ? - Volontiers.
Sucre, crème ou noir ?
En fait, je ne vais pas prendre de café.
Je dois aller à la compagnie de téléphone.
D'accord.
Tu veux faire le tour de la maison ?
Plus tard, peut-être.
C'est tout ce que tu as apporté ?
Oui. Un déménageur arrive avec le reste.
Mais il n'y a pas grand chose.
Bon...
Voici la clé.
En général, je pars au travail vers 4 h.
Je sors à 5 h.
Super. On devrait bien s'entendre.
Voyons...
Le frigo a toujours besoin d'attention.
L'eau chaude est toujours chaude.
Je ne prendrai pas trop de temps.
Lui non plus.
Eve.
Viens.
Ernest Greene à l'appareil.
Je vous dérange ?
Nancy ?
Oui ou non ?
J'ai toujours dit que...
vous pouviez appeler jour et nuit sur cette ligne...
en cas de problème.
Quel est le problème, Nancy ?
Je veux juste...
te parler.
J'ai encore déménagé.
Je vois.
Voudrais-te venir en discuter ?
Non.
Tu sais que je ne parle qu'au téléphone.
Mais, Nancy...
Si tu ne peux pas l'accepter, je trouverais quelqu'un d'autre.
Je suis avec un autre patient.
Puis-je t'appeler après la séance ?
Non, ça ira.
Désolée de m'être emportée.
Connard.
N'essaie pas de te débattre.
Ce n'est pas vrai.
Tu mens. Tu mens toujours.
Vous désirez ?
À quelle heure part le prochain bus pour Las Vegas ?
Salut, Babs.
Salut, Lou.
2 h 38.
Combien ?
"$93.48." Taxe incluse. Un aller.
Vous faites crédit ?
Nous acceptons les cartes de crédit...
si c'est que vous voulez dire.
Mes cartes de crédit et mon argent sont à Las Vegas.
Désolée, Monsieur.
Je peux ?
Je n'ai pas d'allumettes.
Tu as une allumette ?
Des ennuis avec cette grosse Bertha ?
Saloperie de monstre.
Ça fait 2 jours que je bosse sur cet embrayage.
Ils ne sont même pas faits en Amérique.
Ça non plus ça marche pas.
Ils vont me tuer si je ne le répare pas aujourd'hui.
Je peux le réparer.
Le truc, c'est de visser les cylindres comme il faut.
J'ai travaillé à l'usine à Stuttgart.
Je le répare en une demi-heure.
Il y aura $20 pour toi.
On y va.
Salut, Babs.
Salut, Lou.
Et si je vous donne le reste plus tard ?
Je suis vraiment désolée, Monsieur.
Je ne peux toujours pas.
Bien sur que non.
Où puis-je me changer ?
Les toilettes sont au fond.
Il faut que j'y aille.
J'ai plein de choses à faire.
Merci.
Si mon téléphone sonne, pas la peine de répondre.
Ça ne me dérange pas de répondre.
C'est vrai.
C'est ton métier.
Quelle nuit.
Désolée d'être arrivée si tôt.
Tu étais à l'heure.
J'étais pas dans mes pompes.
J'ai du mal à t'imaginer ainsi.
J'ai du mal à t'imaginer ainsi.
À plus tard.
Allô.
- Eve est là ? - Non.
C'est qui ?
Voulez-vous laisser un message ?
Oui, mais d'abord dites-moi qui c'est.
Je suis Ann, la nouvelle colocataire d'Eve.
Colocataire ?
Alors, Ann, dites-lui que Zack a appelé.
Ce sera tout... Zack ?
Non.
Dites-lui que Pearl sait tout.
Est-ce qu'elle saura ce que ça veut dire ?
Je préférerais que non...
mais oui, elle saura.
Peut-être que vous devriez lui dire vous-même, Zack.
Les choses peuvent être différentes ainsi.
Que voulez-vous dire par-là ?
Quel âge avez-vous, Zack ?
Il est juste là, vous savez.
Il vous regarde...
Il écoute...
Il est bon amant...
Être un bon étalon ne fait pas forcément...
remporter cette course.
Avez-vous d'autres amants, Diane ?
C'est pour, ça que j'appelle.
Cet homme avec qui je travaille.
Je lui plais.
Hier soir, nous avons fait l'amour pour la première fois.
Pourquoi avez-vous fait ça ?
Parce qu'il est arrivé quelque chose...
qu'il était tard et...
que je voulais être dans les bras d'un homme.
Il n'est pas pour moi, pourtant.
Parfois, je me demande s'il y a quelqu'un pour moi.
J'ai rencontré cet autre homme hier.
Je vous jure, j'ai failli craquer pour lui.
Ensuite il est devenu bizarre et...
ça m'a perturbée.
Une pause pour le journal.
Conneries !
Vous devez penser que je suis facile.
Non, pas du tout.
Je ne juge aucun de mes interlocuteurs, Diane.
Mais nous devons faire une pause publicité.
Quand tu parles au Dr Love...
tu devrais formuler l'appel...
On ne peut pas séparer la souffrance du plaisir.
Alors, elle est capable d'aller droit au problème.
Que se passe-t-il ?
Le joueur de saxo m'accorde plus d'attention.
Tu étais affolée la nuit dernière.
Je te remercie pour hier soir.
Nom de Dieu, tu m'appelles à 4 h du mat'.
Hier soir tu ne pouvais pas te passer de moi,
et aujourd'hui, nous sommes de parfaits inconnus ?
Ça ne se reproduira plus.
C'est ce que je veux pourtant.
Le sujet est clos. Est-ce clair ?
Bien.
Eve ?
Oui, chérie.
Dis-moi, Eve...
pourquoi crois-tu que les hommes sont attirés par toi ?
Parce que je ne pose pas de questions stupides.
2 doigts de mousse, c'est ça ?
Oui...
Et un Smirnoff sec.
OK.
Elle te plaît, hein ?
Possible.
Pourquoi ?
Son nom me rappelle quelqu'un.
Juste son nom ?
Un visage différent, une personnalité différente...
même prénom.
Que lui est-il arrivé ?
Nous devions nous marier.
Encore ?
Non, elle aurait été la première.
Je lui ai demandé deux fois.
Que s'est-il passé ?
J'étais dans l'armée de l'air...
pilote de jet.
Je l'ai rencontrée dans un bar.
Je l'ai accompagnée à sa voiture, l'ai embrassée...
lui ai demandé sa main.
Mais elle en a rencontré un autre...
une semaine avant le mariage.
Qu'as-tu fait ?
Ce que j'ai fait ?
Je suis devenu mécano...
un espion...
un joueur, un fou.
Et photographe !
Je reviens, ne t'en vas pas !
Ça ne me viendrait pas à l'esprit.
- Alors ? - Alors ?
Tu es bien rentrée hier soir ?
Oui. Bien.
Tout c'est bien passé.
Alors ?
Alors, quoi ?
Quand est-ce qu'on peut se revoir ?
Tu m'as dit qu'il fallait que je le veuille vraiment...
et je le veux vraiment.
C'est le destin, non ?
Tu sais, je pourrais te donner son adresse et son téléphone.
Mon vieil homme la voit parfois.
Ton père ?
Il pourrait être mon père...
mais c'est mon mari.
Nous sommes séparés.
Il n'y va pas tout le temps...
juste quand il pense que je ne l'espionne pas.
Alors, je viens ici pour essayer de l'attraper.
Elle ne sait pas qui je suis.
Tu es vraiment un joueur ?
Parfois.
Il y a une salle de jeu près de chez moi.
Du sérieux.
Je peux t'y déposer en rentrant chez moi.
Allons-y.
Bonsoir, Eve.
Je peux te poser une question ?
Tu viens juste de le faire.
Non.
Qu'as-tu fait de l'homme qui t'avait volé ta femme ?
Je l'ai tué.
Menteur.
Comment, l'as-tu tué ?
Je l'ai abattu avec son propre revolver.
Légitime défense.
C'est pour ça que ma femme a divorcé.
Ma deuxième femme.
Et tu es allé en Russie pour oublier.
Non.
Ça c'était avant.
C'est pour ça que ma femme a divorcé.
Ma première femme.
On lui a dit qu'on m'avait fait un lavage de cerveau.
Ça a fait mal ?
Quoi ?
Le divorce.
Toujours.
C'est ce qu'on m'a dit.
Tu vois la sonnette près de la porte ?
Sonnes et dis que Whitey a dit que c'était OK.
D'accord. Merci.
Es-tu vraiment photographe ?
6 couvertures de Newsweek, 3 d'Esquire.
C'est ce qu'il me faut : un bon boulot.
Tu sais ce que j'aimerais vraiment faire ?
Présentatrice radio, comme Dr Love.
Tu l'as déjà écoutée ?
Je n'écoute pas les émissions de radio.
Tu devrais. Elle est vraiment intelligente.
Imagine. Avoir un boulot...
où tu parles au téléphone toute la journée...
et on te paye pour ça.
Les femmes lui font confiance.
Les hommes fantasment sur elle.
Quelle vie !
On m'a dit qu'elle est grande et blonde.
Voudrais-tu me prendre en photo ?
Oui, je pourrais t'épouser...
Tu es fou...
Mais la clé est encore sous le paillasson.
Voilà l'adresse et le numéro de téléphone d'Eve.
J'avais oublié de te le donner.
Au revoir.
Quel homme !
Pourquoi viens-tu ici, Zack ?
Il fallait que je te voie.
J'ai appelé chez toi.
J'ai parlé avec ta nouvelle colocataire, Ann...
Quoi ?
Elle est très perceptive.
Ça a clarifié mon esprit.
Qu'est-ce qu'elle a fait ?
Ne t'en fais pas. C'est positif.
Mais nous devons parler.
Je veux te voir...
ce soir.
On en a trop parlé.
Écoute, Eve...
Ann m'a dit quelque chose qui a vraiment aidé.
Mais il faut qu'on parle.
Reviens vers 2 h.
On parlera.
Max ?
Il est là-bas.
- Je suis en veine ce soir. - Bien. La lune est en Pluton.
J'ai mal à la gorge.
À toi de jouer, Zack.
5.
Je suis.
Mon jugement est kaput.
C'est la dernière carte, Messieurs.
- D'autres taffes ? - Apporte des cigarettes.
10.
Je suis.
Je monte. 20.
Je suis.
Ce trou doit être magique.
Je vous en demanderai 20 de plus pour le savoir.
Qui vous a parlé de cet endroit déjà, Monsieur ?
Je n'ai rien dit.
C'est bien ce que je pensais.
Et...
30...
6.
Max ?
Non, pas avec la lune en Pluton.
C'est tout pour aujourd'hui.
J'ai des choses à faire.
T'ai-je dit que je n'aimais pas ta figure ?
Tu l'as senti ?
Je n'avais pas remarqué.
Je ne veux pas te voir roder par ici, Monsieur.
Madame X.
La prochaine fois, Fritz.
Ciao.
Une autre partie, Messieurs ?
Oui ?
Nancy, c'est Ernest Greene.
Tu n'as jamais rappelé.
Je dîne avec quelqu'un.
Je m'inquiète pour toi.
Ça va, je travaille.
Tu as une voix bizarre, Nancy.
Je vais bien.
Tu n'as pas l'air bien.
Es-tu sous traitement ?
Je commence à...
mieux me comprendre maintenant...
à pénétrer une phase supérieure de connaissance...
et je sais...
que je suis toujours ma pire ennemie.
Mais je sais aussi que je suis mon propre sauveur...
parce que liberté...
égale responsabilité, Ernest.
Nancy, ça n'a pas de sens.
Et crois-moi, je sais aussi comme il est facile...
de convertir le désir en action.
Même lorsque je ferme mes yeux...
je dois faire attention à ce que je rêve.
D'accord, Nancy, cela se reproduit.
Je veux te voir demain à la première heure.
Je me fiche de ton emploi du temps.
Je dois y aller.
Je ne voudrais pas négliger mon invité.
Merci pour l'attention. J'appellerai demain.
Nancy, écoute-moi... attends...
Tout ce que je demande...
c'est un peu de temps pour réfléchir.
Zack, tu es marié, mais pas avec moi.
Tu ne veux pas te marier.
Là n'est pas le problème.
Arrête.
Zack ?
Zack ?
Qu'est que tu fous là ?
C'est mon ami Mickey.
Il est photographe et je l'ai rencontré chez Eve.
Ne te bats pas, s'il te plaît, Zack.
Arrêtez !
Ne vous battez pas !
Des fleurs !
Tes préférées.
Fais attention, il a dit avoir tué un homme.
Tu portes ton alliance.
L'argent.
Je vais le récupérer d'une façon ou d'une autre.
Tu ne peux pas baiser la femme de quelqu'un d'autre...
pervers.
Et ensuite photographier ton méfait.
Ne tire pas, Zack.
Tu ferais mieux de ranger ce pistolet, mon ami.
Tu peux faire ça avec les femmes de la rue...
mais pas avec ma femme.
Laisse-le tranquille, Zack.
Il ne savait pas que nous étions mariés.
Je veux mon argent...
Tu ne vas pas me tirer dessus.
Nous savons que tu ne peux pas faire ça ici.
Tu es mort, pervers.
J'aime mes fleurs, et je t'aime.
J'étais triste sans toi.
Je vais au lit.
Rentreras-tu vers 3 h, comme la nuit dernière ?
Comme la nuit dernière, et la prochaine...
et espérons la suivante.
As-tu déjà été mariée ?
Non, et je n'y compte pas.
Puis-je savoir pourquoi ?
Bien sûr et je vais te dire pourquoi, Ann.
Parce que je ne voudrais pas que mon mariage échoue.
D'une façon ou d'une autre, ils échouent tous.
Peut-être pas avec le bon.
Tous mes hommes sont le bon.
Tu as parlé avec l'un deux hier. Qu'en penses-tu ?
Tu es fâchée, je suis désolée.
Non.
Je devrais sûrement te remercier.
Ça faisait des mois qu'il n'avait pas été aussi adorable.
J'essaierai d'être plus discrète en rentrant, ce soir.
Pas de problème.
Je venais de me coucher.
J'étais à un dîner.
Vraiment ?
- De la chance ? - De la chance ?
Je crois.
Beaucoup.
- Allô ? - C'est Mickey.
Ça t'ennuie que j'appelle ?
Ça t'ennuierait que je passe ?
J'ai besoin de me reposer un moment.
Je suis juste fatigué...
Tu n'as même pas besoin de me parler.
Super. J'y serai dans une demi-heure.
Est-ce que Eve est là ?
Non.
C'est du sang.
Oui...
Vous savez quand elle rentrera ?
À 3 h du matin.
Comment as-tu su que j'avais faim ?
C'était écrit dans tes yeux.
C'est aussi écrit dans mon estomac.
Moins que dans tes yeux.
Comment t'appelles-tu ?
Et toi ?
Je me souviens t'avoir vue chez Eve.
Tu y étais ?
Comment t'appelles-tu ?
Ann.
Mickey.
Ça fait longtemps que tu connais Eve ?
Je viens juste d'emménager ici.
- C'est joli. - Oui.
Eve est très gentille, tu ne trouves pas ?
Oui, je l'aime bien.
Moi aussi.
Elle est forte.
Elle est solide. Je suis vraiment impressionnée.
Je crois qu'elle est à deux doigts de craquer.
J'ai déjà vu ça.
Pas du tout.
Je cerne bien les gens.
Elle est tout à fait stable.
Oui.
Je me souviens de toi, maintenant.
Que fais-tu, Ann ?
Je m'occupe d'un service téléphonique.
Tu aimes parler au téléphone.
Je suis à l'aise.
J'apprends beaucoup au téléphone.
Sans avoir à m'occuper des complexités...
des visages des gens...
J'ai des réponses claires...
si je pose des questions claires...
Enfin, quand je pose des questions.
Quelqu'un me disait hier...
que le meilleur travail au monde...
serait de parler au téléphone toute la journée.
Une émission de radio.
Pardon ?
Il doit y avoir une sorte de docteur à la radio...
Norma Love ou Nancy Love...
Oui, Nancy Love.
Tu ne sais pas qui est Nancy Love ?
Honnêtement ?
Comme toujours.
Elle est assez connue, tu sais.
C'est pour ça que je te demande.
Intelligente ?
Elle ?
Extrêmement intelligente.
Elle aide beaucoup de gens.
Bien.
Oui, mais il y a un "mais".
Elle peut aider les autres mais elle ne peut pas s'aider.
Elle conseille les curs perdus tous les jours...
mais elle n'a jamais été amoureuse.
Enfin, c'est ce qu'on dit.
Dur.
Certains l'idolâtrent.
Peux-tu imaginer...
comme cela doit être dur à vivre ?
Savoir que ce que tout ce dit...
influencera d'autres personnes...
que tu aies tort ou raison.
Quelle responsabilité !
Tu ne crois pas ?
Il faudrait qu'elle vive cachée...
pour éviter cette pression.
Et malgré tout, il faudrait qu'elle s'écoute parler.
Elle doit réfléchir sur...
ses propres expériences.
Être en contact avec la vie doit être difficile...
parce qu'elle donne tellement d'elle-même aux autres.
Elle passe tant de temps à absorber les autres.
Les gens écoutent vraiment ces conneries ?
Oh, oui, crois-moi.
J'ai déjà écouté son émission.
Je vois.
Une personne très complexe.
Je suppose...
très peu la comprennent...
Elle doit...
Elle doit...
faire des excentricités.
C'est devenu naturel pour elle.
Entre rêve et réalité.
Oui, très complexe.
Les hommes fantasment sur elle...
les femmes lui font confiance.
C'est vrai.
Je crois que c'est vrai.
Depuis combien de temps connais-tu Eve ?
Tu me l'as déjà demandé.
Ensuite tu as dit que tu pensais qu'elle était solide...
et j'ai dit qu'elle avait peur.
Ensuite tu as parlé de Norma Love.
Nancy Love.
Peur de quoi ?
D'elle.
Intéressant.
Tu dois avoir raison.
Je l'ai rencontrée le jour où tu étais là-bas.
Et elle t'a donné son numéro et son adresse ?
Elle ne me les a pas donnés à moi.
Je l'ai embrassée.
Je voulais l'embrasser plus.
Elle n'a pas voulu ?
On n'a pas eu assez de temps, c'est tout.
Donc tu es venu pour plus de temps.
Non, je suis venu me reposer...
me laver...
et manger.
Je vois.
Mais le baiser viendra plus tard.
C'est comme tu veux.
Je te demande pardon.
Mais non.
Que fais-tu ?
La même chose que toi.
Non, tu fais erreur.
J'ai besoin d'une femme maintenant.
Je vois ça.
- As-tu besoin d'un homme ? - Non, je ne peux pas.
Ça fait...
C'est ce que je pensais.
Quelle chambre est la tienne ?
C'est stupide.
Vraiment.
C'est le vin, c'est ça.
C'est du sang, pas du vin.
Epouse-moi.
Je suis sérieux.
On ne se connaît pas.
On vient de devenir des étrangers ou quoi ?
On peut prendre le bus pour Vegas.
Je peux avoir de l'argent là-bas.
Il faut que j'aille travailler.
Laisse quelqu'un d'autre répondre au téléphone.
Epouse-moi.
C'est peut-être la meilleure offre que tu auras.
J'ai été fiancé 3 fois, marié 2 fois.
La fille d'un colonel et l'assistante d'un professeur.
Mickey.
Je les aimais toutes les deux.
Je serais toujours marié...
si quelque chose ne s'était produit à chaque fois.
Que s'est-il passé ?
Qu'est-ce qui ne s'est pas passé !
Une intrigue pour l'une et un meurtre pour l'autre.
Elles ont dû divorcer. J'ai compris.
Ça n'a rien à voir avec toi et moi.
Tu es venu ici pour Eve.
J'aurais pu l'épouser mais elle n'était pas à la maison.
Tu es impossible.
Tu veux dire fou ?
Je n'ai pas dit ça.
Je l'entends suffisamment.
Tu crois que je suis folle ?
Je peux t'en donner quelques crédits.
Il faut que j'aille travailler.
Oublie le travail.
Je peux avoir de l'argent à Vegas.
Tu n'auras plus jamais besoin de travailler.
Epouse-moi, nom de Dieu.
Mickey ?
Tu ne peux pas demander la main...
de toutes celles que tu embrasses.
Pourquoi pas ?
Je n'embrasse que les femmes que je pourrais épouser.
Et une fois marié, je ne les trompe jamais.
C'est comme ça avec moi.
J'appartiens à mes femmes.
Ce sont les autres qui font tout foirer...
Les gouvernements, les flics, les hôpitaux.
C'est dingue. Je sais...
Ça doit être le vin.
Tu sais, je m'en vais.
Je crois que tu devrais partir aussi.
Donc, tu ne viens pas à Vegas avec moi ?
Chercher du blé, se marier, commencer quelque chose.
Tu plaisantes, Mickey.
Et même si tu l'étais, je ne pourrais pas.
Je suis sérieux. Je te l'ai dit.
Alors, donne-moi une bonne raison.
Et ne dis pas qu'on ne se connaît pas.
Je ne suis pas...
Je m'occupe des problèmes des autres.
Ta meilleure raison.
Je n'ai jamais aimé personne.
Je ne cois pas en être capable.
Je crois que tu ne sais pas.
Ça aussi, je peux te l'apprendre.
À être folle, à être amoureuse.
S'il te plaît, va-t-en maintenant.
PARLE
Vous savez, le Dr Love ne croit pas que...
le sexe soit la chose la plus importante...
dans une relation, Stella.
Avez-vous compris...
pourquoi votre mari voit d'autres femmes...
s'il dit qu'il vous aime ?
Les gens doivent apprendre à se connaître.
Il adore le sexe et s'amuser.
Vraiment ?
Oui, vraiment.
Vous le saviez en l'épousant ?
C'est pour cela que je l'ai épousé.
Le sexe est la seule chose que nous avions en commun.
Il a le double de mon âge...
et c'était super.
Mais ensuite on a commencé à discuter...
et ça n'a plus marché.
Je l'aime...
vraiment, même s'il est dur avec moi.
Au moins je compte assez pour qu'il le soit.
Dr Love...
j'ai besoin de votre aide.
Mais j'essaie de vous aider, Rita.
Savez-vous ce que c'est...
quand vous ressentez quelque chose pour quelqu'un...
sans savoir ce que c'est, car si vous saviez...
vous ne le ressentirez plus.
Ça vient et ça s'en va.
Ce n'est peut-être pas seulement cet homme, Rita.
Peut-être est-ce un sentiment...
que vous avez pour tous les hommes.
Le sexe, comme tout le reste...
reste un grand mystère.
Le sexe dit "normal" n'existe pas.
Le sexe dit normal, c'est des statistiques.
Ce qui est normal pour une vaste majorité...
n'est pas une référence comportementale...
pour la personne exceptionnelle.
Mais je suis exceptionnelle.
À travers l'histoire, les individus de premier rang...
n'auraient jamais été productifs...
s'ils n'avaient pas été immergés dans le sexe...
et les comportements sexuels spontanés.
Je parle de cet instinct incontrôlable...
qui fait trembler vos fondations de base...
qui vous chatouille les terminaisons nerveuses...
vous fait tourner la tête...
et vous fait sentir comme un marshmallow.
Vous pourriez penser que c'est le vin, Rita...
mais non, c'est du sang.
Et ce sentiment n'a rien d'anormal.
Nous en avons tous besoin.
Cela n'a rien d'anormal.
Mais je sais tout cela.
Nancy, on fait une pause.
Désolée Rita, nous allons faire une pause.
Elle est sensas !
Ne quittez pas, nous revenons tout de suite...
avec le Dr Love et le téléphone de l'amour, sur KVMY Radio.
Bradshaw, vas-y.
Salut.
Ça va ?
Quoi ?
Comment est-ce que tu te sens ?
Il faut que je passe un coup de fil.
Je sais que le Dr Love s'intéresse beaucoup...
à l'accomplissement émotionnel...
mais, ces jours-ci, aussi...
à la nécessité de l'accomplissement sexuel.
Et pourtant, vous êtes toujours attiré par elle ?
Elle sera avec vous dans 20 minutes environ...
après le prochain appel.
Je ne sais pas.
C'est un long appel, oui.
Je viens de le rencontrer.
Nous n'avons parlé que quelques fois.
Mais il m'attire.
Je pense à lui.
Cela vous ennuie-t-il d'être attiré...
par quelqu'un que vous connaissez à peine ?
Cela m'ennuierait plus de ne plus le revoir.
Peut-être ce qui me tracasse est que je ne suis pas sûre...
de pouvoir me donner à qui que ce soit.
Ensuite vient ce type...
qui est peut-être le bon...
et je joue à la difficile.
Je ne sais pas.
Peut-être aurais-je du céder sur certaines choses.
Vous voulez dire des choses sexuelles ?
La re-voilà.
Sexe ?
Vous plaisantez ?
J'ai écrit un bouquin sur le sexe.
J'en suis prisonnière.
J'en suis une victime.
Je sais tout de cette sensation...
quand un homme vous dit qu'il a envie de vous.
Même s'il ment...
j'ai quand même cette impression.
Je suis conditionnée maintenant.
Je comprends, Karen.
Vraiment ? Alors, qu'est-ce je fais ?
Que diable dois-je faire ?
Je ne suis pas sûre...
de savoir ce que vous voulez.
C'est ça.
Enfin, je ne suis pas sûre...
que vous puissiez faire de telles choses...
sur un coup de tête.
Tomber ou résister ?
Céder.
Non, céder, soit à lui, soit à vous-même.
Et malgré tout, céder est excitant.
Vous ne croyez pas, Karen ?
Je croyais que c'est ce qui n'allait pas chez moi.
Que je faisais trop confiance à l'instant présent.
C'est pour cela que je ne me suis jamais mariée.
Je me connais.
Il y aura toujours un autre moment avec un autre homme.
Cet homme dont nous parlons...
où est-il maintenant ? Pouvez-vous lui parler ?
Non.
Je ne le reverrai peut-être jamais plus.
Pouvez-vous le contacter ?
Il ne vous a pas appelé ?
Non, il ne m'a pas appelée.
Il n'a pas mon numéro.
Oh, je croyais qu'il avait appelé.
Vous avez dit qu'il vous a demandé de l'épouser.
Il plaisantait.
Ce que j'essaie de vous dire...
c'est que je ne crois pas...
que je puisse faire durer un mariage avec quiconque.
Et si vous ne pouvez pas le voir ?
Que ferez-vous ?
Je n'en mourrais pas.
Peut-être que ça n'était même pas lui.
Peut-être était-ce juste l'excitation, comme vous dites.
Oui, l'excitation.
Il avait l'air bien, pourtant.
Honnête, malgré tout.
Cela avait une certaine logique, bizarrement.
Nous n'avons même pas parlé tant que ça.
Comme il dit, le sexe ne vous rend pas étrangers.
Nous n'avons pas couché ensemble.
Oh, je croyais que vous aviez dit...
que vous aviez fait l'amour.
Non Il m'a embrassée.
Une fois.
C'était comme un tout premier baiser, vous comprenez ?
Oui, c'est merveilleux.
J'adore cette sensation.
Karen, que penseriez-vous d'un...
homme qui n'embrasserait que les femmes qu'il épouserait.
Je n'ai jamais rencontré un homme comme ça...
et pourtant, il y a un peu de ça chez ce type.
Tu ne crois pas qu'elle en fait trop ?
Contente-toi de répondre à tes appels.
Je sais ce dont cette femme a besoin...
et j'aimerais bien le lui donner.
Karen, nous faisons une pause pour le journal.
J'ai apprécié notre conversation.
J'espère que ce n'est pas la dernière, vraiment.
On ne sait jamais, Dr Love.
Et j'espère que vous retrouverez cet homme.
Ouais.
Vous êtes sur KCMY, la maison du Dr Love...
et du téléphone de l'amour, ici sur 97 FM.
Quel spectacle, Nancy.
Très provocant.
Le soleil s'est couché il y a 4 heures.
Nom de Dieu.
Qui t'a fait ça ?
Tu le connais.
Il vient ici souvent.
Comment s'appelle-t-il ?
Quelle différence ça fait ?
Pourquoi tu t'énerves après moi ?
Tu le connais et il est à moi.
Il peut-être dangereux...
mais ce n'est rien à coté de ce que je te ferai...
si tu n'arrêtes pas de le voir.
Pourquoi ne lui dis-tu pas ?
Parce que je te le dis à toi, Eve, de femme à femme.
Laisse-le tranquille.
Comment ça va ?
Salut.
Tu ne saurais rien...
sur les cylindres des grosses Bertha ?
$20 pour toi.
Il me faut $93.48, taxes incluses.
Tu veux me presser comme un citron ?
Bon, je peux mettre, disons...
50 ?
Va pour 50.
Tu y as vraiment travaillé dans cette usine en Allemagne ?
Comment t'as fait ?
Je faisais de l'espionnage pour l'armée de l'air...
suivant une connexion de Berlin Est.
Au bout du compte, je me suis retrouvé à Moscou...
où le KGB m'a arrêté.
Et la CIA a du négocier pour me récupérer.
Désolé d'avoir demandé.
Bonsoir, Babs.
Bonsoir, Lou.
Je te raccompagne à ta voiture.
Je suis fatiguée, Bill.
J'ai dit "raccompagner".
Merci.
À demain.
Je ne serai pas toujours là, tu le sais ?
Personne n'est toujours là.
Ton choix.
Non.
Je crois que c'est hors de ma portée.
Ce n'était pas hors de ta portée de renoncer au trottoir...
pour t'installer à ton compte, hein ?
Comment oses-tu me parler ainsi ?
Je te veux.
Tu essaies de m'impressionner ?
Que fais-tu ici ?
Je ne voulais pas entrer dans le bar.
Mais il fallait que je te vois.
S'il te plaît, sors de ma voiture.
Je veux rentrer à la maison...
À la maison. D'accord.
- Écoute... - Ne me touche pas !
Écoute...
je viens de voir ton ouvrage.
J'ai un revolver dans la voiture !
Un revolver ?
Pourquoi lui as-tu fait ça ?
Je ne lui ai rien fait.
Nous avons fait quelque chose ensemble.
C'est arrivé. C'est terminé.
Je croyais que j'en avais fini de m'impliquer...
avec des hommes à problèmes.
Tomber amoureux en un regard.
Je ne peux pas te regarder.
Il y a de la perfection en toi.
Arrête.
De la perfection.
Moi.
Il y a de la musique dans tes yeux...
Ton cur et la meilleure partie de ton corps.
Et quand tu bouges...
tout homme, femme et enfant, est obligé de te regarder.
Tu sais vraiment mentir, Mickey.
Ça, je te l'accorde.
Je suis un expert.
Je mens sur tout.
Je suis un menteur pathologique...
C'est pour ça qu'ils m'ont enfermé.
Je mens sur tout. Sauf sur ça.
Vraiment ?
Pourquoi tant d'honneurs ?
Parce que ton nom me rappelle un temps...
où j'étais plus heureux.
Et je suis venu ici chercher...
un peu de ce temps.
Et tu étais sous le néon.
Et j'ai l'impression étrange...
que tout ça fait partie d'un plan...
alors pourquoi y résister ?
Je te veux, Eve.
Je veux que tu me veuilles.
Bien sûr, il se pourrait...
qu'il y ait quelqu'un d'autre qui nous convienne...
mais il n'y a personne d'autre ici.
Et il n'y plus autant de temps qu'avant.
Je veux juste rentrer à Las Vegas...
ramasser quelques bricoles pour le futur...
le tien et le mien.
Je veux t'épouser, Eve.
Moi et le mariage...
Ouais...
Tu as vraiment perdu la tête.
Et pas toi ?
Dis-moi qui n'a pas perdu la tête ?
La plupart des mariages ne durent pas.
Sûrement parce qu'ils commencent comme ça.
Est-ce un oui ?
Mickey...
Je ne vais épouser...
personne.
D'accord ?
Nom de Dieu !
Zack !
- Que diable... - Reste en dehors de ça !
Chaque fois que je vois, tu me rends malade.
Tu fous ma vie en l'air, espèce de pervers.
Je pensais la même chose de toi.
- Zack, que fais... - Nom de Dieu !
Ce mec fout en l'air tout ce que j'ai...
mon argent, toi, ma femme...
Ta femme ?
C'est un enculé !
Écoute bien.
D'abord, il couche avec elle.
OK, je comprends. Je suis français.
Mais ensuite il prend des photos d'elle nue...
quand je rentre.
Ce type est un pervers.
C'est mon devoir de citoyen que de l'éliminer.
Il m'a cassé le nez !
Eve.
Tu vas bien ?
Ça va, merci.
J'ai soif, c'est tout.
J'ai entendu ta voiture.
J'espère que ça ne te dérange pas.
Je n'arrivais pas à dormir.
J'espérais qu'on pourrait parler.
Je n'ai pas très envie de parler.
Je comprends.
Peut-être peux-tu écouter.
Ça oui, je peux.
Tu ne sais pas grand-chose sur moi, Eve.
Par exemple...
je ne m'appelle pas Ann.
Et j'ai déjà habité avec des gens avant...
mais c'était toujours...
pour de la recherche.
Peut-être que je peux écouter tout ceci demain matin.
J'ai eu une soirée difficile.
Non, ça ne peut pas attendre.
C'est au sujet de Mickey...
et je veux mettre les choses au clair.
Mickey ?
Comment sais-tu pour Mickey ?
Il était ici aujourd'hui.
Il te cherchait.
Quoi ?
Je suis une personne très compliquée, Eve.
Et je ne peux pas tout t'expliquer maintenant.
Je ne veux rien savoir de tout ça, Ann...
ou quel que soit ton nom !
Je ne crois pas que je le supporterais.
Mickey a dit que vous veniez de vous rencontrer.
Un détail important dans mon comportement.
Écoute...
Je ne connais même pas cet homme.
De mon point de vue...
je suis sure que ça n'était que sexuel.
J'ai couché avec des hommes auparavant...
mais c'était toujours calculé à l'avance.
Peu importe combien je pouvais...
m'attacher au sexe d'un homme...
j'étais toujours plus intéressée...
par son propriétaire.
Mais...
Et...
c'est nouveau pour moi.
C'est une découverte fondamentale.
De Mickey...
j'ai appris que, peut-être...
Lorsqu'un homme pénètre ta vie par ton sexe...
ça pouvait être aussi bon...
que de n'importe quelle autre façon.
N'est-ce pas merveilleux ?
Et tout du long, je pense, c'est le vin et, Eve...
Et tout du long, je pense, c'est le vin et, Eve...
En voyant que tu admets...
que tu ne le connais vraiment pas si bien que ça...
Je me demandais...
si nous pouvions le partager.
Es-tu en train de me dire que...
Mickey a trouvé où j'habitais...
qu'il est venu ici...
que tu étais à la maison...
et que tu l'as baisé ?
Il a dit que vous vous connaissiez à peine.
Eve, c'est ce que tu viens de dire.
Et il était assez attiré par moi.
En fait...
aussi étrange que cela puisse paraître...
il m'a demandé de l'épouser.
Amusant, certes, mais très intéressant.
Une partie de lui, tout au moins, semblait sérieuse.
Ça m'a excitée, je le reconnais.
Tu aurais fait la même chose, Eve.
Pour un moment, j'ai cru que c'était simplement...
un plaisir sensuel.
Je l'ai même dit à la radi...
Enfin, au travail, cet après-midi.
Mais maintenant, ça a plus évolué encore.
C'est très excitant car cela va avoir...
un impact formidable sur un grand nombre de personnes.
Je ne veux pas rentrer dans ces détails.
Eve...
Je suis désolée, mais sachant tous les faits...
et sous de telles circonstances...
je ne pense pas avoir si mal agi que ça.
Après tout, ce n'est pas comme si cet homme t'appartenait.
Non, il ne m'appartient pas.
Aucun homme ne m'appartient, ne m'a jamais appartenu...
et je n'appartiens à aucun homme.
Je croyais que je voulais cette maison.
Maintenant, ça m'est égal.
Pourquoi ne la gardes-tu pas ?
Tu as l'air d'y être plus à ton aise que moi.
Pourquoi ne gardes-tu pas la maison...
et ma collection d'hommes ?
Tu n'écoutes pas !
Je veux juste rendre service.
- Allô ? - Ann ? C'est toi ?
Non, enfin oui.
Qui est-ce ?
Zack.
Tu me manques.
Tu es la première personne, depuis des années...
à m'avoir compris.
Ne dis rien.
Non ?
Merci, soldat.
Et toi ?
Besoin de rien ?
Tu ne veux pas m'embrasser ?
Ça ne te coûtera rien.
J'ai 10 dollars...
Tu as une voiture.
Oublie, soldat !
Je ne le fais pas dans des voitures.
Je te donne 10 dollars...
si tu m'emmènes au bout de Garden Street.
Tiens, encore du sang sur ta chemise.
Où est-elle ?
Il faut que je vois Eve.
Je lui ai dit pour nous deux.
Qu'a-t-elle dit ?
C'était très utile.
Elle a dit que personne ne lui appartenait.
Tu regrettes que je lui ai dit ?
Tu ne peux pas mentir.
Tu regrettes que ce soit moi ?
Ma valise est dans sa voiture.
Exact.
Je me souviens de cette valise.
Toi !
Je vous en prie, arrêtez tous les deux.
Mickey, je connais cet homme.
Pose ton arme.
Je te dis que je le connais.
Je vais tuer ce fils de pute.
Ne bouge pas !
Tu ne crois pas que je le ferais ?
Je l'ai déjà fait, dans cette ville.
C'était comme maintenant. Lui ou moi.
Vas-y pervers, tire !
Il plaisante...
Zack est une personne très attentionnée.
Ce mec est un danger public.
Il ne va pas me tirer dessus.
Tu ne vas pas le faire, Zack ?
Toi, je veux te parler.
Lui, je veux le tuer.
Reviens plus tard. Je veux te parler et je dois lui parler.
Je préférerais entendre le bruit du canon...
que d'entendre ces conneries.
Eh, beau gossse.
Tu veux de la compagnie ?
Mon Dieu !
Je suppose que non.
Eve.
Va-t-en ou je me tue.
Je te jure que je vais le faire.
Non, tu ne le feras pas.
Tu n'as rien y voir. Je le fais pour moi.
Tu ne t'es jamais demandé ce qu'il y avait...
entre toi et les femmes du prénom d'Eve ?
Je ne pardonnerai jamais à mon père...
de m'avoir appelée ainsi.
Si je savais qui il était.
Non...
Un pas de plus, et tu te fais éclabousser.
C'est ça.
Maintenant, va-t-en.
Va-t-en.
J'ai toujours trouvé les quartiers mal fréquentés.
Putain d'espoirs futiles...
Rêves vengeurs.
T'as trouvé ça comment ?
Professeur poète !
Tu ne le penses pas, Eve.
Comment peux-tu savoir ce que je pense ?
Pour qui te prends-tu...
pour me mentir tout le temps ?
Tu ne vaux pas mieux que moi.
Toi et moi sommes semblables.
Alors, je devrais peut-être te rejoindre.
Que fais-tu ?
Tu n'es pas la seule à être dans le noir, Eve.
Au diable les espoirs et les rêves.
Mickey...
Ne fais pas ça.
Reviens.
S'il te plaît ?
Le mien n'était pas chargé.
Le mien non plus.
Imaginez que tout ce que vous dites...
influencera les autres...
que vous ayez tort ou raison.
C'est une responsabilité énorme.
Je n'y avais jamais pensé.
J'apprends, Betty...
comme toi et beaucoup d'autres.
Je dédie ma vie...
à l'étude des hommes et des femmes.
Mais, il faut que vous m'aidiez, Dr Love.
Je n'ai personne d'autre avec qui en discuter.
Je ferai tout ce que vous dites de faire.
C'est ce que je dis, Betty.
Vous ne pouvez pas m'écouter aveuglément.
Même moi, je dois faire attention...
Lorsque je m'écoute.
Mais, Dr Love tout le monde vous écoute.
Betty, je ne suis pas Dieu.
Je partage avec vous...
la somme de mes expériences et ma connaissance.
Mais, je ne suis...
Je ne suis qu'un clown.
Vous êtes merveilleuse.
Je vous trouve fantastique.
Merci beaucoup d'être présente pour moi.
Je ne sais pas ce que je ferai sans vous.
Je vous écoute tous les jours.
Vous êtes la meilleure.
Pourquoi te fais-tu toujours du souci à propos de l'argent ?
Parce que j'en ai pas.
Bonne émission, hein ?
À plus tard, Ralph.
Et si on dînait ensemble ce soir ?
Je vais y réfléchir.
Réfléchis-y, c'est ça.
... pour une autre émission avec le Dr Nancy Love.
Sur KCMY, votre station.
Des Vacances à Las Vegas ?
Jouer ?
Si on veut.
Je suis en lune de miel.
- Comme c'est mignon ! - Oui.
Mignon.
C'était prévu depuis longtemps ?
Toute me vie.
Le mariage...
est quelque chose de sacré.
Oui.
C'est ce que j'ai entendu.
Le mariage est quelque chose de sacré.
N'est-ce pas ?
D'une manière magnifique mais sordide.
J'ignore pourquoi je te pose des questions.
T'es fou.
C'est pour ça que tu m'as choisi.
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