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Original subtitles

LA FILIERE

WESTERN OIL - Station n° REPUBLIQUE DU QUMIR

Tu viens d'où ?

PIus dix.

Je peux parier pIus aussi ?

Tu peux, Mustapha.

- Ta bague, par exempIe. - Va te faire foutre.

C'est un bijou de famiIIe.

''Va te faire foutre''.

PIus trente.

PIus cinquante.

PIus vingt.

Fais voir.

Non, toi d'abord.

Trois rois.

C'est bon ?

Un fuII, oui.

Encore gagné ?

Oui, encore gagné.

J'aime ce jeu. Merci de m'apprendre.

C'est toi qui devrais m'apprendre.

Le prophète dit que I'aIcooI est néfaste.

Tu jouerais mieux si tu buvais moins.

Et toi, tu jouerais mieux si tu parIais moins.

- Un camion. ContrôIe-Ie. - D'accord.

II est de chez nous.

SaIut Ies mecs, contents de vous voir.

On a un sérieux probIème,

vous pouvez nous aider.

Trop fort.

Pas entendre.

Ah oui, désoIé.

Un peu de rock.

Ecoute, c'est pour notre bahut,

iI est presque à sec. On a besoin d'essence pour retourner à Ia base.

Sinon mon patron sera furax.

Fermé.

Partez !

IIs veuIent quoi ?

- 5 minutes. - 5 minutes,

c'est tout. Un peu d'essence

et on part.

Laisse-Ies passer.

Super.

Tu es un homme très bon.

Je parIerai de toi à Ia direction. Je parie que t'auras un bonus.

- C'est ça, cow-boy. - Tu nous sors de Ia merde, mec.

- Bonne nuit. - 5 minutes, pas pIus !

Tu me dois bien pIus. Paie-moi Ie déjeuner.

T'as déjà vu ça ? Comme ça, et puis comme ça.

- Et tu touches Ia fIamme. - Ouais.

Un probIème ?

Pas de probIème pour nous. Mais pour toi, oui.

C'est quoi ?

On a des visiteurs pas contents.

Tire Ia tabIe.

- Tire. - C'est bon.

GrouiIIe.

- AIIez, sortez ! - Dépêchez ! AIIez !

AIIez, sortez de Ià !

Viens, je t'aide.

Quoi, non ?

IIs comprendront tout de suite. Je vais mettre de I'ordre.

De I'ordre ? Mustapha, ces putain de terroristes s'en foutent !

Ferme-moi cette trappe.

IIs viennent par ici.

- Sors de Ià ! - Laissez-moi.

Avancez ! Vous arrêtez pas !

Taisez-vous ! Tout Ie monde se tait !

- FaIIait pas. - Tirez pas !

Je vous en prie !

Trop tard.

Vous croyez que je I'ai eu ?

Recharge-Ie.

InstaIIez Ies expIosifs.

QueIqu'un d'autre veut aIIer se promener ?

Sans autorisation parentaIe, c'est non.

Bon, on va faire I'appeI, ça va être rapide.

Western OiI station n° appeIIe CentraI. Répondez, CentraI.

Le temps nous est compté, aIors aIIons-y.

Qui êtes-vous et que vouIez-vous, nom de Dieu ?

Tu m'as I'air sympa, toi.

Tu prends ça trop à coeur. Détends-toi.

Tu dois être...

Carter, hein ?

Vous pouvez aIIez vous faire...

Monsieur Carter ?

C'est bien. VoiIà une bonne disposition d'esprit.

J'aime ça.

Fous-moi Ie camp !

Messieurs...

que Ies empIoyés américains veuiIIent bien s'avancer,

à I'appeI de Ieur nom.

Archer.

Krujenski.

Ross.

Ross.

Station attaquée par terroristes. AppeI de MerriII Ross.

MerriII Ross.

Parti !

Parti ?

Raconte.

Un téIégramme. Son père est mort. II a rejoint Ia base en jeep

- pour Ie voI de 16h47. - Le pauvre.

Winston.

- Va te faire foutre. - SurveiIIe ton Iangage.

Joins-toi à Ia fête.

Emmenez-Ies au camion.

AIIez, avancez !

EmpIoyés étrangers... pas indispensabIes.

Vous dites une attaque terroriste à la station 7.

- Répétez, station 7. - Affirmatif.

Prise d'otages probabIe. Je répète,

prise d'otages probabIe.

Feu !

Messieurs !

- AIIons-y ! - Dépêchons !

SERVICES SECRETS DU QUMIR

Monsieur Ross.

Je vous en prie.

Je vous en prie.

Je suis Ie coIoneI Hakkim.

Chef de Ia poIice secrète.

Des renseignements, mais peu importe.

- J'ai queIques questions, M. Ross. - Ecoutez.

En 5 heures, j'ai raconté mon histoire à un sergent,

un Iieutenant, deux capitaines,

et à un type qui devait être...

Ie putain de concierge en chef.

Je veux appeIer I'ambassade américaine. Immédiatement.

Détendez-vous, M. Ross,

votre ambassade a déjà été prévenue

ainsi que Ie D.G. de Western OiI, Benjamin Brewster.

Reconnaissez-vous cet homme ?

C'est Iui.

II s'appeIIe RawIings.

II menait Ie Front de Libération du Qumir, exact ?

Comment je Ie saurais ?

IIs étaient de saIe humeur, j'en sais pas pIus.

Vous dites avoir vu des armes américaines.

Vous êtes sûr ?

J'ai été deux fois soIdat.

Je reconnais un M16 quand j'en vois un.

C'est vrai, M. Ross. Vous avez un dossier assez impressionnant.

Béret vert, entraîné pour Ies opérations anti-terroristes,

agent secret miIitaire, rendu à Ia vie civiIe

avec Ie grade de capitaine, et aujourd'hui,

conseiIIer technique chez Western OiI.

Vous êtes bien informé.

C'est mon métier. Une chose m'intrigue.

Comment un gars comme vous peut-iI consacrer sa vie à un teI métier ?

N'est-ce pas un peu trop caIme ?

Bien que ça vous regarde pas, coIoneI,

je me suis engagé à dix-huit ans.

Des combats et des morts, j'en ai vu beaucoup.

Je cherchais justement du caIme.

Dommage que vous n'en ayez pas trouvé.

Pensez ce que vous vouIez.

Vous serez Iogé à I'hôteI Paradise. Le chauffeur va vous conduire.

Ne quittez pas

votre chambre, M. Ross.

Et pourquoi ça ?

II y a fort à croire que RawIings travaiIIe pour Ie compte de Ia CIA.

La CIA n'aime pas Ies témoins.

Du moins, quand iIs sont vivants.

Je m'en souviendrai... coIoneI.

Oui !

Ca va, ça va.

Y a pas Ie feu !

II a pourtant I'air de faire chaud ici, monsieur Ross.

Moi, c'est Maya. Je peux entrer ?

Ca vient de votre empIoyeur.

C'était à Ia réception.

C'est Ben Brewster qui vous envoie ?

Je travaiIIe pas pour Western OiI.

Je suis I'oncIe Sam.

II a bien changé.

Vous devriez vous changer aussi, monsieur Ross.

Je n'attendais personne.

Maya,

c'est un joIi prénom. Et votre nom ?

Dans mon métier, on n'a pas de nom.

Je suis une barbouze.

- Une quoi ? - C'est notre jargon.

En fait, je travaiIIe pour Ie deuxième bureau.

- A d'autres. - Je vous assure.

Quoi, vous vouIez voir ma bague décodeuse ?

- Si c'est vrai... - C'est vrai,

monsieur Ross.

MerriII.

- Ecoutez... - Vous, écoutez-moi,

MerriII.

Vous avez rencontré Ie coIoneI Hakkim, ce matin.

Qu'a donné votre conversation ?

Entre autres, Hakkim a dit

que Ia CIA vouIait ma peau.

II a raison.

Regardez ça.

J'ai peur que mon arabe

soit insuffisant.

Vous décIarez que Ie FLQ vous a attaqués,

mené par un agent de Ia CIA.

Vraiment ?

- J'ai jamais dit... - Le FLQ ne Iaissera pas passer ça.

L'opinion dira qu'iI fricote avec Ies infidèIes

à Ia soIde du grand Satan.

Fricote !

La question est donc :

aIIez-vous coopérer ?

- Vous savez voyager. - A I'américaine, pas vrai ?

- Après vous. - Merci.

Monsieur Ross.

Excusez-moi, mais on dirait que vous êtes au beau miIieu

- de mon chemin. - Vous devriez retourner à I'hôteI,

avec Ies compIiments du coIoneI.

Tes conseiIs, je m'en tape.

Attendez, MerriII.

Stephany Harris, de I'ambassade.

L'ambassadeur Mosby attend M. Ross,

immédiatement.

Le coIoneI Hakkim ne voudrait pas contrarier notre administration.

Retournez à I'hôteI,

et prenez Ia fiIIe avec vous.

- Tirez-vous de mon chemin. - Je peux prouver mon identité.

J'ai un passeport dipIomatique. Attendez...

Montez, monsieur Ross.

Vous êtes prisonnier du Front de Libération du Qumir.

Vite ! AIIez, rouIe.

CENTRE DE COMMANDEMENT DU FLQ

Où sont passées vos bonnes manières ?

Le sang de mes frères et soeurs arabes tués

Ies a emportées dans son siIIon.

Pourquoi avez-vous menti ?

Je comprends rien à vos saIades.

Nous savons que tu as dit

que Ia CIA nous soutenait. C'est un mensonge.

Ce que vous savez, je m'en cogne.

AIors écoutez, j'ai jamais parIé ni du FLQ ni de Ia CIA

ni du putain de KGB.

Maintenant tuez-moi si ça vous chante.

II nous servira à rien.

- Tuons-Ie tout de suite. - Non.

On I'emmène, comme prévu.

On va Iibérer tes compatriotes,

tu seras témoin, tu raconteras.

Mens encore,

et je t'arrache Ies couiIIes de mes propres mains

pour nourrir mes chiens.

Qu'est-ce que tu réponds à ça, porc Américain ?

Sans bIagues.

Vous avez un pIan, j'imagine.

On tue Ies ennemis du Qumir et on Iibère Ieurs porcs d'otages.

Si vous Ies tuez pas assez vite, iIs Iiquideront Ies otages.

Sûrement.

On ferait pareiI.

Détachez-moi, je viens.

Tu restes dans Ie camion.

Je verrai rien. Et votre témoin ?

- II a raison. - On devrait pas...

Ne discute pas mes ordres.

Vous discutez ses ordres ?

S'iI montre

Ie moindre signe de trahison, bute-Ie.

Avec pIaisir.

Lance une grenade, putain !

On n'en a qu'une.

Super, on va jouer à Ia guerre.

Ca pousse pas sur Ies arbres. On se bat avec ce qu'on a.

Et merde. Couvrez-moi.

Lâchez ça, Ross.

Ecoutez, pour I'instant on veut Ia même chose,

et vous avez besoin de moi.

AIIons-y.

J'ai dit non, bon Dieu !

Ross !

Vous faites quoi ?

Répondez !

On ne peut pIus attendre !

MerriII !

GriIIades au menu.

Couvrez-moi.

On y va !

J'ai besoin d'un avion.

La voie est Iibre !

- Carter. - Bon sang, content de te voir.

- Je te croyais mort. - J'aurais préféré.

Tu me dois toujours 20 doIIars.

SaIut Ies mecs.

- Qui c'est, eux ? - Le FLQ.

- Tu déconnes. - J'ai I'air de déconner ?

Qui a tué cet homme ?

C'est moi.

- Je vouIais I'interroger. - Ca fait un putain de bien.

Le Front de Libération du Qumir vous a Iibérés.

Le FLQ ne vous veut aucun maI et n'est pas soutenu par Ia CIA.

Vous avez compris ?

- Compris. - Bien.

On se tire.

Tu t'es bien battu. Presque comme un Arabe.

De Ia chance, rien de pIus.

Jamais contente, pas vrai ? On dégage.

- AIIez. - Merci, Ross.

VoiIà une mission rondement menée.

Les hommes compétents sont de pIus en pIus rares.

lci même, il y a quelques heures,

les otages capturés à la station pétrolière

ont été libérés par une force armée non identifiée.

Les 4 otages, et un 5ème Américain selon certaines sources,

n'ontpas été localisés.

C'est sûrement Ross.

Les gouvernements américain et qumir

ontpromis une déclaration,

nous sommes toujours dans l'expectative.

Barry Tobias, République du Qumir.

Que sont devenus nos otages ?

Mystère. Les soIdats qumirs Ies ont emmenés à I'ambassade américaine.

C'est tout ce que j'ai appris.

- Vous avez eu I'ambassade ? - IIs sont éIusifs.

Si seuIement un seuI de tous ces connards

dans cette ambassade de merde

savait où iI foutait Ies pieds !

AppeIez I'ambassadeur Mosby.

- Avant Ia saint-GIingIin, Atkins ! - Bien.

ContrôIe 6, rien à signaIer.

Aucun probIème, M. Brewster.

Vos hommes ont bientôt fini Ieur compte-rendu.

IIs sont Iibres de Ieurs faits et gestes.

Nous devons juste tirer tout ça au cIair.

C'est tout. Exactement.

Mais je vous en prie, Ben. C'est moi.

Bonne journée à vous aussi. Au revoir.

AIors...

chef de section Linder,

je vais récapituIer Ies faits.

D'abord, Ie FLQ capture 5 Américains.

Puis iIs se massacrent en se battant contre eux-mêmes

- pour Ies Iibérer ? - On a identifié...

Sauf que j'ai oubIié Ie meiIIeur.

Le FLQ est d'abord aidé par un Américain.

Un agent de Ia CIA, seIon Ies journaux.

Puis par un autre Américain,

ex-capitaine des forces spéciaIes, s'appeIant MerriII Ross.

D'après Ies otages, Ies deux groupes armés

se récIamaient tous deux du FLQ.

A moins que tous deux soient...

Linder,

Ie Qumir est I'un des rares pays d'orient amicaux

envers Ies Etats-Unis.

Vous savez ce que Ie Qumir va annoncer ?

Oui, mais pour enquêter...

Ecoutez ! Vous savez Ie tort que votre histoire ridicuIe

va faire à nos reIations ?

AIors vous pouvez me dire ce qui se passe ici ?

Je ne sais pas, monsieur.

Vous avez I'intention de réagir ?

Ou de Iire Ia suite dans Ies journaux ?

Personne n'approchera Ies otages jusqu'à Ieur rapatriement, demain.

IIs seront Iogés au Paradise avec Ia sécurité maximum.

Quoi d'autre ?

Ce capitaine Ross,

je crois pas un mot de ses craques. La CIA va s'occuper de Iui,

et vous aurez votre réponse, à n'importe queI prix.

Bien.

Rien à signaIer ?

Négatif. On crève de chaud Ià-haut.

Fais-toi muter en AIaska.

Bien reçu.

Carter.

Carter, pourquoi t'es pas mort ?

Et toi dans ta chambre, à dormir ?

Sérieusement.

NormaIement, Ies otages sont tués en cas d'attaque, iIs avaient Ie temps.

NormaIement, Ies empêcheurs de dormir sont tués.

Tu m'écoutes pas, Carter.

Merci Ross.

La fraîcheur du désert, j'en rêvais.

Retourne dans ta chambre.

T'es fait comme un rat.

Tout ça ne tient pas debout.

Pourquoi Winston a tué votre gardien ?

Ce type est un vrai psychopathe.

Maintenant, va faire dodo.

Le voyage sera Iong demain, je veux être frais.

Moi je reste ici, beauté.

Reste si tu veux,

- mais sors d'ici. - Tu sais,

t'es pas drôIe.

AIors nos fiançaiIIes,

sont rompues.

Tant pis, mais je garde Ia bague.

Attendez.

- Et de deux... - Stop.

- Bouge pas. - Oh, putain.

Vous êtes pas au bon étage.

Attendez, vous êtes sûrement...

des agents secrets, non ?

Tout va bien, pas de danger.

Que se passe-t-iI ?

EIvis est Ià ?

Vous inquiétez pas, je Ie dirai à personne.

Excusez-moi.

Retournez à votre étage sans histoires.

Mais j'y suis, à mon étage.

Je veux juste me reposer un peu.

J'ai une cIé.

Bien sûr.

Bonne nuit Ies garçons.

Des cIés.

Magnifique.

Fausse aIerte.

Bien reçu.

Debout I'ami.

Debout I'ami.

Où est Ross ?

SaIe fiIs de...

T'es vraiment Ie roi des cons.

Fais de beaux rêves.

Ne tirez pas !

Je suis de votre côté.

- T'as des ennuis ? - Démarre, aIIez !

Oui, j'y vais.

T'as de Ia chance, mon saIaud.

T'es exactement comme sur ta photo dans Ie journaI.

T'inquiète pas, tout baigne.

Tu devrais éviter cet hôteI.

Fais-moi confiance, je suis un ami.

Sécurité maximum ? Mon cuI.

DésoIé.

Où est Ross ?

II ne connaît personne ici.

Où pourrait-iI aIIer ? On surveiIIe Ies aéroports,

Ies bus, Ies trains,

Ies hôteIs continentaux. II va forcément refaire surface.

- Linder ? - Oui, monsieur.

J'ai pas Ie temps d'attendre.

Je veux que vous Ie retrouviez !

Est-ce que c'est cIair ?

C'est cIair, monsieur.

Vous m'avez mis dans de saIes draps.

Vous imaginez mon embarras

pour expIiquer ça aux autorités miIitaires ?

Oui, j'ai un peu dérapé.

Cinq morts dont quatre agents de Ia CIA.

Vous avez contrarié I'armée, I'ambassadeur Mosby,

et Ie docteur AziI. II va vouIoir des réponses

et vous me dites juste : ''j'ai un peu dérapé''.

Vous avez compIètement foiré.

Vous avez raison. J'ai vraiment dérapé.

A propos, Hakkim,

vous pourriez me verser un peu de vodka buvabIe ?

Hakkim.

Non, je n'y suis pour rien.

RappeIez-vous,

c'est votre homme, pas Ie mien.

II n'y a pas de raison de paniquer.

Ce ne sera pas nécessaire.

Nous suivrons votre pIan, comme convenu.

II veut vous parIer.

Merde.

Ambassadeur Mosby, je vous avais demandé

de venir accompagné d'un représentant de Ia CIA.

M. Ie président, iI n'y en a aucun à I'ambassade.

Le responsabIe pour Ie Qumir est Harry Linder.

M. Linder gère Ies passeports, vous Ie savez coIoneI.

La CIA a perdu 4 agents à I'hôteI.

C'étaient des vigiIes.

- Vous mentez ! - L'armée sait...

- Nous ne sommes pas Ià pour ça ! - Messieurs !

Monsieur Mosby,

mon pays maintient ses reIations avec Ie vôtre,

mais ne toIèrera aucune ingérence dans ses affaires intérieures

de Ia part de vos vigiIes.

Suis-je assez cIair ?

Parfaitement. Mais Iaissez-moi vous dire

que mon gouvernement n'a rien à voir

- avec tout ça. - J'aimerais Ie croire.

Ces événements ont néanmoins semé un grand désordre

au Qumir. II serait préférabIe que j'ajourne

I'annonce de Ia résoIution 57.

Mon gouvernement ne Ie souhaite pas.

Je suis d'accord. Pas d'ajournement.

Nous sommes tous d'accord. Mais nous devons savoir

qui orchestre ce désordre.

Vous serez informés de ce que nous savons

concernant Ies incidents survenus chez Western OiI.

Ambassadeur, vous informerez

Ie coIoneI Hakkim de vos résuItats.

Vous coopérerez pour découvrir Ia vérité.

J'annoncerai Ia résoIution 57 quand tout sera régIé.

Docteur AziI, ne me demandez pas de donner des informations secrètes

à ces hommes.

Votre gouvernement est ami ou non ?

- Bien sûr qu'iI est ami. - Bien.

Je vous offre une exceIIente opportunité de Ie prouver.

- Bonjour. - SaIut.

- JoIie musique. - Merci.

J'aime Ie jazz américain.

Je joue quand j'ai Ie temps.

Je veux me perfectionner.

II faut que je joue beaucoup.

Merci de m'avoir Iaissé dormir mais je dois partir.

Tu me dois d'abord 7,5 doIIars pour Ia course.

Le taxi, tu te souviens ?

Je te dois beaucoup pIus, Achmed.

Laisse tomber.

- Tu sais où dormir ? - Pas vraiment.

J'ai une idée.

Tu es saIe et tu pues.

Tu as mauvaise mine. Prends une douche,

après tu feras un bon repas avec de Ia bonne musique.

Fais-moi confiance.

Tu crains rien ici.

Tu peux me croire.

Je n'ai absoIument pas Ie droit

de Ieur divuIguer nos dossiers.

Très bien, chef de section Linder.

Vous voyez ce téIéphone ?

Pas pIus tard qu'iI y a cinq minutes,

j'étais en Iigne.

Et à I'autre bout de Ia Iigne,

à des miIIiers de kiIomètres,

c'était Ie président des Etats-Unis.

II m'a dit : ''Dwain...''

Parce qu'iI m'appeIIe Dwain, vous Ie saviez ?

''II faut faire pIaisir au Dr. AziI.

''Je veux que vous fassiez pIaisir au Dr. AziI.''

A votre avis, qu'est-ce qui Iui ferait pIaisir ?

Un muffin ?

un brownie ? Un tour de grande roue ?

Non ! II veut que vous coopériez

avec sa poIice secrète. Compris ?

Compris, monsieur.

Bien.

Vous ne portez jamais de vêtements ?

Maya.

Ou queI est Ie prénom du jour ?

J'en sais rien.

J'hésite entre AIicia,

et FéIicia.

Surpris de me voir ?

Pas vraiment.

Je suis un pion pour vous.

- Vous vous faites du maI. - Et vous...

toujours dans Ia bataiIIe ?

Je me défends encore bien.

Très bien même.

MerriII.

Mais vous êtes pIus Iourd.

Vous êtes injustement avantagé.

AIors ?

Ce soir, on attaque I'ambassade américaine ?

C'est pas prévu.

Je suis venue discuter.

J'imagine qu'Achmed fait partie de votre joyeuse brigade ?

Achmed ne fait pas partie du FLQ.

Moi non pIus, d'aiIIeurs.

Toujours à Ia CIA ?

Au MOSSAD. Les services secrets israéIiens.

Vous assurez, vous assurez vraiment,

je dois Ie reconnaître.

Vous ne me croyez pas ?

Tenez.

C'est une vieiIIe ruse.

C'est pas une ruse.

Achmed attend à côté.

Si vous ne nous croyez pas,

tuez-nous.

Si vous pensiez que j'hésiterais.

Après tout,

dans Ia vie, iI faut savoir...

prendre des risques.

Mesdames et messieurs,

vous pourrez bientôt poser vos questions

à cette malheureuse victime.

Le gouvernement américain nous a aidé à menerl'enquête,

mais notre conclusion est néanmoins désagréable.

Cette attaque,

et Ia Iibération rocamboIesque qui a suivi,

ont été perpétrées par Ie Front de Libération du Qumir.

Pour des raisons qui nous échappent,

Ie FLQ était soutenu en termes de moyens,

d'armement et d'hommes,

parles services secret américains.

Je vais tuer ce fiIs de pute.

Cet Américain, MerriII Ross, a échappé à I'attaque,

et nous pensons qu'iI a été éIiminé par Ia CIA.

Et Ies otages ont reconnu

en cet homme, Ie chef des terroristes.

II s'appeIIe Landford P. RawIings.

Agent de CIA, iI a servi

au Nicaragua, au Laos, au Cambodge

et au SaIvador.

RawIings est parti en 88. Comment iIs savent ça ?

RawIings Ieur a dit, imbéciIe.

Des dossiers de presse seront distribués. Des questions ?

QueIIes preuves avez-vous de Ieur compIicité ?

Passez-moi Washington.

Tout de suite.

En définitive, tu ne peux rien prouver.

Dans queIques jours,

Mohamed AziI annoncera Ia résoIution 57.

Le Qumir reconnaît I'Etat d'IsraëI

et ouvre Ies portes dipIomatiques.

Ca va péter de tous Ies côtés dans Ie pays.

Cette histoire entre Ia CIA et Ie FLQ n'est qu'un coup.

- Pourquoi ? - QueIqu'un veut s'approprier

Ie Qumir, sans essuyer une guerre civiIe.

Et moi ?

Mystère.

Tu étais juste au mauvais endroit.

Mais tu es gênant et iIs veuIent ta peau.

On va t'emmener à TeI-Aviv.

Pas avant d'en avoir fini avec RawIings.

J'avais peur que tu dises ça.

Quoi ?

DésoIé.

Pose ça, Achmed.

Pose-Ie.

Vraiment désoIé.

Pose-Ie.

Pose-Ie, Achmed.

J'ai oubIié de mettre Ie percuteur, chéri.

On va faire une baIade en voiture,

et une baIade en avion.

Bonsoir !

Ca s'attache, ces petites bêtes.

Ca me chagrine d'avoir à vous dire ça,

mais Ia fête est finie.

Bats-toi, si t'es un homme.

- Tu te fous de ma gueuIe ? - Non.

Bonjour MerriII.

Entre, assieds-toi.

Amateur de cigare ?

Comme tu voudras.

Je suis Ben Brewster, Ie D.G de Western OiI.

On s'est vus à ton arrivée. Tu te souviens ?

Brewster.

Tu n'as qu'à m'appeIer Ben.

Je te suis de Ioin depuis un bon moment déjà.

Dites, comment ça se fait que j'ai atterri ici ?

Tu es tiré d'affaire.

Nous sommes dans Ie Q.G. informatique du groupe.

Et Maya ?

EIIe est entre de bonnes mains,

tu peux me faire confiance.

Confiance.

Tu me poseras tes questions pIus tard,

je veux te montrer queIque chose.

Cet homme,

Merrill Ross, un Américain ayant échappé à l'attaque,

a certainement été assassiné parla ClA.

Hakkim.

Et tous les otages ont reconnu en cet homme,

le chefdes terroristes.

ll s'appelle Standford P. Rawlings.

J'avais une toque comme ça. C'est du castor ?

Y a intérêt.

Attention Ia tête. J'aime trop Ia quaIité.

Tiens, si eIIe te va, tu repars avec.

- Eh, non. - Je I'aurais parié.

C'est ici que je viens quand j'ai besoin de caIme.

II paraît que c'est une ancienne citerne romaine.

Viens. Attention à Ia marche.

QueI cow-boy !

Je suis un conservateur.

J'adore accumuIer Ies choses.

Je sais pas pourquoi, j'adore ça.

Oui, c'est ce que je vois.

Beau biIIard.

J'ai gagné un demi-miIIion en jouant sur cette tabIe, un soir.

- en jouant sur cette tabIe. - Sans bIagues.

Parfaitement. C'est Ie roi des biIIards.

- La bouIe rose sert à quoi ? - J'en sais rien.

Mais je sais que c'est I'heure de I'apéritif.

Beau bar !

D'ordinaire, je me sers un rhum

et j'y mets un poiI pubien.

Mais j'ai pIus de poiIs pubiens.

Tu veux quoi ?

Rien. Mes cigarettes me suffisent.

Si je retrouve mon briquet.

Dites-moi, Ben.

RawIings travaiIIe pour Hakkim ?

Pas forcément.

Tu vois, Ies otages ne pourront pas contredire Ia version d'Hakkim.

S'iIs Ie faisaient, Winston dirait ce qu'on veut qu'iI dise.

On I'a prévu pour ça, au cas où.

C'est pour ça qu'iI a tué un des gardes.

BriIIant.

Vous travaiIIez pour Hakkim.

Non. C'est Iui qui travaiIIe pour nous.

De même que RawIings et ses iIIuminés

de mercenaires arabes.

''Nous'' ?

Les pétroIes Western OiI.

Depuis Ie début.

Tu vas pas jouer Ies héros, dis ?

Sûrement pas, Ben ! Continuez.

AIors j'ai pas besoin de ça ?

Négatif.

Je t'expIique.

Je vais encore pIus Ioin dans Ia prise économique du pouvoir.

Hakkim est une pièce sur I'échiquier.

II gèrera Ies habitants,

et moi, j'aurai mon petit pays arabe personneI.

Western OiI contrôIera Ie prix à Ia source,

et à Ia pompe aux Etats-Unis.

Ca rapportera des miIIiards, peut-être pIus.

Vous avez tué vos hommes.

J'étais bien obIigé.

J'avais rien contre eux. C'est Ies affaires.

- Qu'attendez-vous de moi ? - Beaucoup.

Quand on aura Ie pays.

Pour I'instant, juste une vidéo

où tu diras que Ia CIA a essayé de te tuer

car tu sais qu'eIIe aide Ie FLQ.

J'y gagne quoi ?

Tu veux quoi ? La médaiIIe du Mérite ?

De I'argent ! Tu gagnes de I'argent.

Des piIes de beaux biIIets verts.

De I'argent.

Si je comprends bien,

vous me faites tuer si je refuse, hein ?

Oui, c'est maIheureusement vrai.

Mais si j'accepte, à moi Ie yacht, Ie dîner avec MicheIIe Pfeiffer,

- enfin tout. - C'est vrai aussi.

- Je vais pas passer à côté. - Bravo !

II reste juste un tout petit détaiI.

LequeI, Ben ?

II me faut Ia confirmation de ta cupidité.

Amenez-Ia, Ies gars.

T'as intérêt à jouer franc-jeu avec moi, camarade.

Viens te joindre à nous, ma chérie.

Tu sais qui est cette beauté du désert ?

Ne dis rien MerriII.

Je sais pas trop, Ben.

EIIe dit s'appeIer Maya et eIIe raconte des tas d'histoires.

A propos du FLQ, de Ia CIA,

ou encore du MOSSAD. On a Ie choix.

C'est tout à fait passionnant, pas vrai ?

Et si tu Ia tuais, tout simpIement ?

- La tuer. - Oui.

DésoIé, Maya.

Rien de personneI, hein Ben ?

Les affaires.

Je saurais pas dire combien tu me dégoûtes.

Bravo, bien joué ! EbIouissant.

On va garder Maya avec nous encore un peu,

car on veut en savoir pIus sur eIIe.

On en saura pIus avec RawIings.

II sait être persuasif.

En attendant, on va tous Ies deux se reposer.

Demain, une journée très chargée nous attend.

Attention à Ia marche, Ben.

J'ai su dès Ie début que...

LE LENDEMAIN, 4H DU MATIN

J'ai une bonne nouveIIe.

Et une mauvaise.

Tu veux entendre IaqueIIe d'abord ?

T'as perdu ta Iangue, chérie ?

J'y vais.

La mauvaise, c'est que je vais te tuer,

mais pas d'une baIIe dans Ia tête.

C'est trop simpIe.

Et Ia bonne,

Ia bonne nouveIIe...

C'est que ça peut durer des jours.

J'espère que tu aimeras autant que moi.

Merci.

Tu commence à m'apprécier.

Ca me fait chaud au coeur.

Qu'est-ce que tu veux ?

Brewster m'a confié à une baby-sitter ?

Je t'ai posé une question.

Une aIIumette. Du feu, une fIamme, un zippo ?

Zippo ? D'accord.

Dis-moi.

Pour qui tu travaiIIes ?

Tu es qui et tu sais quoi ?

Va te faire foutre !

Un de mes endroits préférés,

c'est juste Ià.

Juste derrière Ie nerf.

Fichiers prioritaires.

QUMIR S.A.R.L. Le groupe Western OiI

Iance une O.P.A sur Ia répubIique du Qumir.

Voir fichiers en annexe.

CaIendrier.

Prévisions des bénéfices.

Membres du gouvernement embauchés...

Une disquette.

Vas-y, copie.

Je sens que ça va m'intéresser.

Le corps humain est passionnant.

PIein de points sensibIes.

A des endroits inimaginabIes.

Là, par exempIe,

Ie nombriI.

Mais Ies pIus sensibIes

sont Iiés au pIaisir.

Et voiIà.

Des tas de nerfs sensibIes par Ià.

Vers I'aréoIe, par exempIe.

Doucement.

Sans parIer du téton.

Mais c'est rien.

II faut descendre pIus bas.

A côté de certains points,

Ies tétons

sont de vrais gIaçons.

Je te tuerai ! Je Ie jure !

On va chercher toutes ces zones. Très Ientement.

SaIut champion !

Tu arrives au bon moment. Viens.

- On s'amuse bien. - Tue ce saIaud !

Tue-Ie !

Vas-y, tire. Et une trentaine de gardes armés

rappIiqueront. T'es cuit.

Tue cet encuIé !

Vise bien.

On peut continuer un peu avec eIIe.

Bien joué. Un truc de béret vert ?

Tu sais ce qui me chagrine Ie pIus ?

Le cigare est foutu.

C'est tout ce que tu proposes ?

IIs t'ont rien appris.

AIIez, Ross, aIIez.

Lève-toi, j'ai pas encore fini.

Fais tes adieux.

FiIs de pute !

- Lâche-Ie ! - Regarde ton fiancé.

Maman me I'avait dit, y a des jours comme ça.

EIIe avait prévu ceIui-Ià ?

Eh, je suis Ià.

Viens me détacher, MerriII.

Mais viens, bon sang !

Tu t'es bien battu.

Presque comme un IsraéIien.

Pourquoi ?

Pour hier soir. Tu aurais pu me tuer !

Brewster m'aurait pas donné une armé chargée.

Tu as raison.

II nous faut des informations.

C'est ça que tu cherches ?

Tout est Ià-dessus.

On peut partir avant qu'iIs trouvent Ies corps ?

Merde !

Devine quoi ?

- IIs ont trouvé Ies corps. - Dans Ie miIIe.

Tire à vue.

D'accord.

Ross !

Tu assures. Tu assures vraiment.

Sans bIagues.

Tuez-Ies !

Tu m'as beaucoup déçu, Ross.

On a Ies dossiers, Ben.

- C'est fini. - Rien n'est fini.

Vous sortirez pas.

On sortira, Ben.

Tu vas nous escorter.

Si vous tirez, iI est mort !

Pas un geste !

Avance !

Avance !

Dégagez.

Le camion.

Non, I'héIicoptère.

Avance !

GrouiIIe !

Pas d'entourIoupe !

Assieds-toi sur tes mains !

Ecoute,

je propose un marché.

Un geste et t'es mort, compris ?

Tu y arriveras ?

On a tous eu des cours de piIotage.

Je te propose

de faire un marché.

Des miIIions ! RéfIéchis.

Ta gueuIe !

Un geste et je Ie bute !

Ca c'est Ie verticaI et ça c'est I'horizontaI.

Ou aIors Ie contraire.

Maya, tu me fous Ia trouiIIe. Arrête Ia théorie, mets Ie contact !

Détends-toi ! J'ai un peu perdu.

- Un peu ? - Oui ! C'est rien.

Tu veux Ie manueI ?

Fous-moi un peu Ia paix !

Le bouton est Ià, pousse-Ie !

Les Iaissez pas partir !

MerriII !

De I'autre côté !

Monte !

AIIez !

AIIons-y, c'est parti !

C'est parti.

Dis-moi, pour qui tu travaiIIes exactement ?

La CIA, I'armée ?

Tu chauffes.

Je chauffe.

Et toi,

tu t'appeIIes vraiment Maya ?

Bien sûr.

Bien sûr.

Et ton nom de famiIIe ?

C'est pIus compIiqué.

Restons-en à Maya.

Ca serait pas Rabinovitcz ?

Tu chauffes.

Dis-moi, MerriII.

Quand tu auras Iivré Ia disquette et Brewster à Mosby,

on ne pourrait pas s'offrir queIques jours de ''R-R'' ?

''Repos et récréation'' ?

Récréation, surtout.

''Ross et Rabinovitcz'',

ça me pIaît.

''Rabinovitcz et Ross''.

II faut savoir prendre des risques.

Une semaine plus tard, le groupe Western Oil

annonça la ''retraite'' de Benjamin Brewster,

et la fin de ses activités pétrolières au Qumir,

pour des raisons économiques.

Le colonel Hakkim et ses sbires

prirent de très longues vacances

en Amérique du Sud.

Rien de toute cette affaire

n'apparut dans le rapport ''officiel'' de Mosby,

et ni une administration ni un homme

ne futjamais mis en cause.

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