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DOJO ITO
Où est-il?
Que faites-vous?
Vos chaussures!
C'est un dojo!
Vous interrompez notre entraînement!
Je vous parle, l'étranger!
Silence!
Asseyez-vous.
L'homme sur la photo.
Où est-il?
Mon père, mon maître.
Vous connaissiez mon père?
Oui, je connaissais votre père.
Malheureusement, pendant la guerre.
- Comment vous appelez-vous? - Je m'appelle James Wright.
J'étais commandant d'escadre de la Royal Air Force.
J'ai passé du temps avec votre père à Bataan.
Mon père m'a parlé de vous.
Beaucoup d'histoires sur l'Occidental qui connaissait les arts orientaux.
Un grand combattant.
Un coup interdit.
Mais maintenant, vous venez dans mon dojo,
raviver la honte sur ma famille.
Vous amenez des ennuis et le déshonneur.
Position de combat!
M. Wright,
c'est moi qui vous causerai des ennuis.
A l'attaque!
Arrêtez!
Reculez!
Pourquoi êtes-vous venu ici?
PÉNINSULE DE BATAAN, PHILIPPINES, AVRIL 1942
LES JAPONAIS TERMINENT UNE CAMPAGNE DE TROIS MOIS
POUR PRENDRE LES DERNIERS BASTIONS D'ASIE DU SUD-EST.
Frais.
Attendez!
En avant.
Regardez autour de vous!
Par là-bas!
Ne bougez pas!
Ne bougez pas!
Encerclez-le!
Lâchez ça.
Lâchez ça!
À genoux.
À genoux!
Attache-lui les mains! Amenez-le!
Attends.
Allons-y! Allons-y!
Reste là.
Regarde devant toi.
Commandant, un nouveau prisonnier est arrivé.
Commandant de l'armée de l'air.
Britannique?
Vous êtes le seul survivant?
Aucun survivant.
- Décapitez-le. - Oui, monsieur!
Avancez!
Un autre. Combien? Combien?
Dépêchez-vous!
Allez!
Avancez!
Arrêtez-vous!
À genoux.
À genoux!
Cherchez partout! Par là-bas!
Merde.
Là-bas!
Merde!
Merde.
Regardez là-bas! Où est-il?
Avancez!
Avancez!
Avancez!
Avancez!
Avancez!
À l'intérieur.
Commandant, voici le prisonnier.
Capitaine Endo, pourquoi est-il encore en vie?
Il s'est échappé.
Un de nos pièges l'a piégé.
Amenez-moi le caporal Hirano.
Malheureusement, je ne peux pas.
Pourquoi?
Hirano et ses hommes sont morts.
L'Anglais les a tués.
Le commandant d'escadre James Wright,
de l'armée de l'air britannique.
Le caporal Hirano était comme un frère pour moi.
Mes sincères condoléances.
Dormez bien, commandant Wright.
Aujourd'hui, vous êtes victorieux,
mais demain, vous mourrez.
Emmenez-le.
À vos ordres!
- Maître, je vais l'achever. - Non!
Demain, il se battra.
Tout le camp le verra déshonoré.
Alors, il mourra.
Oui, monsieur.
Avancez!
Avancez!
Avancez!
Avancez!
Avancez!
Avancez!
Je comprends.
Randall J. Priniger, Ludington, Michigan.
Les gars m'appellent "Barbe", "Barbu"
ou juste "Barbe".
Je réponds à toutes les variations non désobligeantes.
Ravi de vous rencontrer. Wright.
Un prénom, Wright?
Oui, James. De l'armée de l'air. Je suis pilote.
C'est celui du Grec. C'est réservé aux Grecs.
Viens... Viens, viens. Viens.
Prends celui-là. C'était la place de Simmons.
Il est parti.
Oui, il est mort.
Il a chopé la malaria.
Non. La dysenterie. Le flux sanguinaire.
Comment es-tu arrivé ici, James?
J'ai été envoyé
en soutien aux Alliés.
On était dix,
on a décollé d'un cargo de bananes en mer de Chine méridionale.
On nous a dit que les Philippins avaient un pied
dans la péninsule, mais j'imagine qu'on nous a mal renseignés.
À notre arrivée, les Japonais
avaient décimé tout le monde.
C'était une mission suicide.
J'ai été touché, éjecté au-dessus de l'eau, en pleine nuit.
Je me suis retrouvé ici.
Les Anglais viennent nous libérer ou quoi?
Et vous êtes?
Gabriel Villanueva.
Sergent de première classe de l'armée américaine.
- Ravi de vous rencontrer. - Moi aussi.
Il est d'origine philippine.
Ils l'ont envoyé entraîner les locaux à Bataan.
- C'est Ba-tah-ahn. - C'est ce que j'ai dit. Ba-tahn.
Les Britanniques vont venir?
J'ai bien peur que non.
Ils pensent que je suis mort, ils pensent...
qu'on est tous morts.
Donc, non.
Dans les baraquements, on maintient la structure militaire.
On a tous des règles.
On partage les tâches de travail et même les enterrements.
Nous avons aussi notre commandant ici.
Qui est-ce? Qui est le commandant?
Le capitaine Collins. C'est le plus haut gradé parmi nous.
Il est dans la caserne A. Vous le verrez demain.
Il n'y aura pas de demain pour moi, mon vieux.
Ça pourrait être n'importe qui.
Non, non. Je...
J'ai déjà tué trois des hommes d'Ito, et il le sait.
Je suis sûr que d'ici demain,
Ito aura une balle avec mon nom dessus.
Sauf si quelqu'un sait comment sortir d'ici.
Sortir du camp n'est pas le problème.
C'est d'y retourner et de réaliser
qu'il n'y a nulle part où aller.
Ils reviennent tous
et c'est là qu'ils se font prendre.
Tu ferais mieux de faire la marche.
C'est quoi, la marche?
Ceux qui sont assez forts pour travailler restent ici.
On nous a fait dégager une piste et là,
on nous fait construire un mur.
On envoie les autres dans un autre camp à 97 km au nord,
et on appelle ça la marche de la mort.
Que sait-on de cet autre camp?
- Quelque chose? - Très peu.
Des hommes sont déposés en chemin.
Ceux qui s'en sortent,
Dieu seul sait ce qui leur arrive.
C'est peut-être la solution de facilité.
Avec de la chance, tu auras l'épée.
Espérons que ce soit une décapitation propre.
Parfois, il faut plus d'un coup pour finir le travail.
Wright. Ne l'écoutez pas.
Commencez!
C'est Times Square.
Quand le lieutenant-colonel s'adresse au camp,
ils nous alignent là.
C'est aussi là que les batailles ont lieu.
Plus fort!
Ito place tous ceux
qui se conduisent mal au centre.
Il les met là avec ses gardes.
Il s'en sert comme terrain d'entraînement.
Venez.
Debout! Maintenant!
Avancez!
Avancez!
Ces hommes ont été pris
avec des rations supplémentaires dans leurs baraquements.
Il faut faire un exemple.
Avancez!
Reculez!
Battez-vous jusqu'à la mort!
Montez là-haut.
Maître, vous devez l'achever maintenant!
Pardonnez-moi, Maître.
Cet homme est différent des autres.
Il sait des choses qu'il ne devrait pas savoir.
C'est pourquoi vous ne pouvez pas faire preuve de pitié.
"Le clou qui dépasse est frappé."
C'est exact.
Il mourra bien assez tôt.
Tu as des cailloux dans le poing?
Capitaine.
- Collins! - Capitaine. Ravi de vous rencontrer.
C'était impressionnant.
Content que tu sois de mon côté.
C'est ma tournée.
- Barbu. - Oui?
- Une tournée pour l'Anglais. - J'ai pris de l'avance.
Tu es trop fort!
Boum.
Quelques gorgées de ça guériront n'importe quelle maladie.
Alors...
Qu'est-il arrivé à ta jambe? Ça va?
Oui, j'ai pris des éclats d'obus il y a quelques mois.
Crois-le ou non, c'est moi le chanceux.
Tant que je peux travailler dur, ça ira.
Santé, les gars.
Santé.
Puissions-nous vivre un jour de plus.
Oh, oui.
Tu aimes?
- Ça a le goût d'essence. - C'est ma recette.
C'est censé avoir le goût d'essence.
D'où viens-tu en Angleterre, James?
Je suis né dans le Surrey, mais j'ai grandi à Hong Kong.
À Hong Kong.
Comment ça se fait?
Mon père y travaillait.
Dans les textiles, mais je suis retourné en Angleterre quand il est mort.
C'est à Hong-Kong que tu as appris
toutes ces conneries?
Quelque chose comme ça.
J'ai aussi eu la chance de m'entraîner ailleurs.
Hong Kong, la Thaïlande, même le Japon.
J'y suis depuis un moment.
Personne ne s'en sort.
- Wright! - C'est parti.
Amenez-le.
Maître.
Partez.
Tu es un bon combattant.
Qui t'a formé selon nos méthodes?
- Tu t'es entraîné au Japon? - J'ai été formé dans beaucoup d'endroits.
Tu as déjà révélé qui t'a formé.
Ta technique est la plus interdite.
Ceci t'appartient?
Oui.
Ton père, héros de guerre?
Oui.
Le mien aussi.
Rendez-moi ça.
Tu reverras peut-être ton père.
Mon père est mort.
Alors, tu le reverras.
Reposez-vous, commandant.
Demain...
vous mourrez.
Emmenez-le!
Oui, monsieur!
Allons-y, Brit. À toi.
- James, tu veux un verre? - Non, merci.
Finissons-en.
C'est fini! Au travail!
Quelqu'un a de l'eau?
Oui, Barbu. De l'eau.
Merci.
Ito doit avoir la tête qui tourne.
Pourquoi tu l'as pas achevé?
Les hommes d'Ito font ce qu'on leur dit.
Ils ne veulent pas mourir non plus.
Baissez la tête!
Il faut qu'on se cache.
Viens dans mon bureau.
Écoute.
D'accord. Tiens bon, d'accord?
Dans une semaine,
ils nous emmèneront dans un autre camp.
On sera sortis de ce trou.
Ou dans un pire. Si on s'en sort.
Je m'en sortirai pas avec ce genou.
Il nous faut une radio.
Si nos forces sont toujours sur la côte,
on pourrait les contacter.
Ils savent pas qu'on est là?
Bien sûr que oui.
Ils risqueront pas la vie des hommes pour nous.
On est des victimes de guerre.
Il y a des radios... dans cette tour.
Pas vrai?
Je vais en chercher une.
On est avec toi.
D'accord.
Dis-moi quand.
Maintenant.
Tu crois pouvoir me battre? Allez!
Reculez!
- Reculez! - Par ici.
Désolé! Pardon! D'accord.
Désolé! Désolé!
Désolé.
Ne bouge pas.
Maintenant.
Merde.
Toi! Arrête-toi!
Tu es mignonne.
Salope!
Merci.
T'es venu nous sauver?
Je ferai de mon mieux.
- Gabriel, parle-moi. - Attends.
Maintenant.
On ne peut écouter que ça.
Dès qu'on envoie un signal, c'est fini.
Je sais.
Ils fouilleront les baraquements.
Ils ne trouveront rien.
Ils nous tortureront jusqu'à ce qu'ils trouvent.
Il y en a plus d'un là-haut.
D'accord? L'un d'eux a pu être égaré.
Je l'espère.
On doit tous sortir d'ici
et je n'irai pas marcher.
Je sais.
Tu as de quoi écrire?
Oui.
Bien.
Et tu parles?
Je parle un peu japonais.
Je comprends plus que je ne parle.
Moi aussi. Écris tout ce que tu entends,
même des mots qui n'ont aucun sens.
D'accord?
Je peux en avoir un?
Non.
Mon Dieu.
Tu crois que tes hommes sont proches?
On a décollé de la côte à 70 milles marins.
Ils ne peuvent pas être loin.
Ils savent que vous avez coulé.
Oui. Eh bien...
Il faut espérer.
Il faut espérer.
J'ai appris
que des individus
se rendaient dans des zones interdites du camp
hors des limites.
Vous désignez le mauvais homme.
Ce n'est pas moi!
Amenez-le ici.
C'est pas moi!
C'est pas moi!
C'est pas moi!
C'est ta seule chance
de sauver ta vie.
Qui?
Qui?
Lopez!
Que ça vous serve de leçon!
Hé, Jonesy.
Tu sais rien, alors arrête de supposer.
Ils ont réussi à sortir
sans se faire prendre.
Je les connaissais pas.
N'importe quoi! Tu te bats avec eux
- depuis des semaines. - Bon sang, Barbu,
occupe-toi de tes affaires.
Ces gars ont trouvé
un moyen de traverser la clôture ou pas?
- Dis-moi. - D'accord.
Peut-être.
Tu es allé avec eux?
Non.
Mais ils te l'ont dit?
Je sais rien d'autre.
Que va-t-il se passer si tu me dis la vérité?
Tu crois que je vais te balancer?
- Ne sois pas stupide. - Stupide.
Si ces garçons ont réussi à traverser la clôture
sans que le garde ne les voie de la tour,
je veux le savoir. Dis-le-moi.
Il n'y a que la jungle dehors.
C'est pas difficile de sortir d'ici.
Il suffit d'un angle mort et de quelques câbles coupés.
Où ça?
La voie est libre! Allons-y.
Merde.
Tu es parti trop longtemps.
Beaucoup trop longtemps.
D'accord.
Dis-moi, Brit. Comment est la baie?
Il faisait sombre.
Quelques bateaux de pêche, un artilleur philippin fume encore,
mais les Américains sont proches.
Comment le sais-tu?
J'ai entendu du navajo.
- Navajo? - Oui.
On l'utilisait au début de la campagne.
C'était dur à entendre, mais je sais
que c'était du navajo.
Ces enfoirés ont tourné en rond
pour comprendre.
Comment l'as-tu compris?
Je sais ce que j'ai entendu.
- Il y avait autre chose. - Quoi?
J'ai trouvé un planeur.
Oui, pas étonnant.
Ils s'en servaient il y a quelques mois
pour des hommes et de l'artillerie.
Ils se sont écrasés. Aucun survivant.
Ça pourrait être un moyen d'entrer en contact, non?
Non?
Quoi, comme une sortie?
- Oui. - Sur un putain de planeur?
T'es fou? Ils planent.
Y a pas de moteur.
On a fait des missions d'entraînement
dans les C-47, des avions de remorquage.
Levons ça.
Un bon pilote peut voler assez bas
pour accrocher la ligne de remorquage à un planeur.
- Je l'ai vu faire. - Peut-être sur une piste,
mais pas dans la jungle.
Et la piste qu'on a dégagée est à 1,5 km d'ici.
On n'a qu'à installer des poteaux de soutien
de chaque côté de la ligne de remorquage.
Si le pilote arrive tout droit,
sans arbres ni rochers aux alentours,
à 46 mètres devant,
je vous dis que le planeur va s'envoler comme ça.
Je vous le garantis.
Ça m'a l'air risqué.
Ça tournerait mal si on rate la connexion.
Oui, mais quelle est l'alternative?
Rester ici sous les ordres d'Ito?
Alors on sait qu'on est foutus.
On doit faire quelque chose, non? Et c'est ça.
Je te fais confiance.
Toi!
Oui.
Viens!
D'accord.
Viens!
D'accord. D'accord.
Apportez une chaise.
Oui, monsieur!
Que sais-tu
du navajo?
Navajo?
Oui.
La langue indienne.
Les Américains la parlent.
Tu comprends cette langue?
- Pourquoi je la comprendrais? - Tu comprends le japonais.
Je comprends aussi l'allemand. Et alors?
Si tes amis américains comprennent
le navajo, je te rendrai la pareille.
Personne ne comprend le navajo à part eux.
C'est le problème.
Et même s'ils le comprenaient,
pourquoi voudraient-ils vous aider, vous ou le Japon?
Parce que sauver une seule vie est une motivation puissante.
Tout comme sauver un pays.
Aucun d'entre vous ne reverra sa maison, sa famille.
Si vous survivez à ce camp, vous affronterez la marche.
Si vous survivez à la marche,
l'enfer vous attendra de l'autre côté.
Alors nous n'avons plus rien à perdre, n'est-ce pas?
Alors vous continuerez à vous battre.
Oh, je continuerai à me battre.
Vous pouvez aligner vos hommes l'un après l'autre,
je leur apprendrai à tous,
mais pas en navajo.
Ramenez-le aux baraquements!
Oui, monsieur!
Maître.
Maître...
Vos poings saignent...
mais pas Wright.
Je peux tuer Wright... quand je veux.
D'autres choses m'inquiètent.
Qu'est-ce qui vous inquiète plus que cet homme?
Une attaque se prépare!
Les Américains sont tout près,
et avec Wright ici, les Britanniques aussi!
Mais elle arrive!
Je ne comprends pas bien le navajo,
mais si mes oreilles l'entendent,
c'est qu'il se passe quelque chose.
Partez!
Mords là-dedans. Ça t'aidera.
Debout!
Lâches! Vous avez perdu contre lui?
Maître, quels sont vos ordres?
Maître?
Maître?
Ils ont eu de la chance.
La suite est bien pire.
Non, non, non.
Ne bougez pas. S'il vous plaît, ne bougez pas.
Je suis là depuis quand?
Presque deux jours.
On vous a donné de la morphine pour dormir.
- Comment suis-je arrivé ici? - Les hommes d'Ito.
C'est une demande étrange.
Seuls les soldats japonais sont envoyés ici.
Votre blessure cicatrise.
J'ignore combien de temps vous resterez ici.
Comment vous appelez-vous?
Theresa.
Je me posais des questions sur vous, Theresa.
Pourquoi?
Vous êtes prisonnière ici?
Comme nous?
Oui.
Oui, je suis prisonnière, mais... pas comme vous.
Vous êtes très fort, vous tenez tête à Ito...
Mais peut-être pas très intelligent.
Oui.
Ah, vous avez sûrement raison.
- Oh, non, non, s'il vous plaît... - Je... Ça va.
- De l'eau, s'il vous plaît. - D'accord.
Merci.
Merci.
Vous êtes là depuis quand?
Trois mois.
Ils me séparent de ma famille.
On m'a forcée à travailler.
Ils m'ont dit d'aider les Japonais,
mais je ne peux pas combattre les maladies dans ces conditions.
Vous connaissez cet endroit?
Il n'y a rien.
Il n'y a que des jungles autour.
Aucune possibilité de s'échapper.
Et Ito? Il a dit quelque chose?
Avez-vous entendu quelque chose?
Ito devient parano.
J'ai peur qu'il ne me laisse pas partir d'ici vivante.
Écoutez-moi bien.
- J'ai un truc à vous dire. - D'accord.
Qu'est-ce que tu fais?
Euh... Vous pouvez vous reposer.
Que se passe-t-il?
Une manifestation dehors.
On enseigne à vos hommes ce qui arrive quand on tente de s'échapper.
Votre force revient.
Elle revient.
Bien.
Un autre défi vous attend.
Ce soir, reposez-vous,
- mais demain... - Demain, je meurs.
Oui, je sais.
Pourquoi faites-vous ça?
Pourquoi me donnez-vous la santé juste pour me tuer?
Pourquoi? Pourquoi, commandant Wright?
J'ai vu votre technique les mains vides.
Votre senseï vous a bien appris.
Vous l'honorez.
Si vous m'avez montré vos meilleurs hommes,
je suis sûr de pouvoir rentrer.
Vous finirez par manquer de guerriers.
Et après?
Vous et moi?
Toi?
Ils arrivent.
J'écoute les mots navajos.
Je ne les comprends pas,
mais j'ai peur qu'un convoi arrive.
Vous devriez partager cette peur.
Pourquoi?
Parce que si ça arrive,
personne ne survivra.
Comment te sens-tu?
Oh, tu sais...
Vu les circonstances.
Ito doit te vouloir en vie.
C'est ce qu'on dirait, non?
Mais je ne sais pas si je le rends fou
ou si je le distrais.
Peut-être un peu des deux,
après ton dernier spectacle.
Je n'ai jamais rien vu de tel.
Tu as vu ça?
Vu quoi?
"À tous les officiers japonais
de l'armée impériale japonaise.
Sachez que l'armée américaine
et ses alliés tiendront fermement pour responsables
toutes actions menant à l'abus de prisonniers de guerre,
d'internes civils et de civils non combattants
qui ne reçoivent pas la dignité, l'honneur
et la protection fournis par les règles et coutumes de la guerre.
L'armée américaine a reçu des preuves irréfutables
de la dégradation et de la brutalité
subies par les prisonniers
de guerre américains et alliés,
qui sont en violation
du code d’honneur militaire le plus sacré.
Signé par le général Douglas MacArthur."
Fais voir.
Ils ont survolé la zone hier.
L'avion a largué une cargaison.
Ils sont partout.
L'armée veut que tout le monde sache
qu'ils nous surveillent tous.
C'est une bonne nouvelle, non?
Je n'en suis pas si sûr.
Pourquoi?
D'après ça,
Ito sait qu'il est dans la merde si les Alliés libèrent le camp.
Si ce convoi américain se pointe ici,
il va sûrement se transformer en kamikaze
et tous nous emmener.
- Hé. - Bon sang!
Qu'est-ce que tu fous là?
Je voulais voir le planeur.
Tu trouves toujours l'idée folle?
Bien sûr, mais il faut d'abord établir le contact.
Dès qu'on aura envoyé le message,
les Japonais le sauront.
Tu parles tagalog, non?
Oui, mais les Japs aussi.
- Ils ne parlent pas navajo. - Toi non plus.
Pas vrai? Tu le parles?
Bien sûr que non.
Non, mais je crois que j'ai une idée
pour lancer la conversation. Viens.
Ça va?
Oublie-le. Buvons!
Il doit être soûl!
- Attends. Attends. - Pour quoi?
- Attends. Attends. - Il va parler.
Tais-toi.
Je ne veux pas te tuer.
Compris?
Oui.
D'accord.
Vas-y.
Hé! Venez vite! Par ici!
Bon sang. D'accord. Allez. Vas-y.
Debout! Réveillez-vous! Réveillez-vous!
Silence!
Un.
Deux.
Trois.
Quatre.
Cinq.
Six.
- Sept. - Huit.
Neuf.
- Dix. - Onze.
Douze.
Ils t'ont vu?
Quelque chose comme ça, oui.
Que s'est-il passé?
Ne t'inquiète pas. On a un plan.
Un plan pour quoi?
Je t'en parlerai demain matin.
Dépêchez-vous!
Emmenez-le.
Quoi qu'il arrive, ne faites rien.
Hier soir,
des prisonniers ont quitté leurs baraquements
et ont attaqué les gardes.
Il n'était pas seul.
C'était moi.
Toi?
Oui.
Moi seul.
Tu attaques mes gardes, seul?
Vous m'avez déjà vu le faire.
Vous vous trompez d'homme. C'était moi.
Je...
j'admire ton courage, Wright.
Mais votre capitaine
a été pris la main dans le sac.
Avancez!
Debout. Debout!
Montrez-moi.
Vous montrer quoi?
Le coup interdit.
Non.
Tu lui fais le coup interdit
ou mes gardes le tuent.
Je ne tuerai pas
un innocent sans défense.
Nettoyez ça.
Préparez-vous!
Commencez!
Arrêtez!
Arrêtez! Arrêtez!
Arrêtez! Mains en l'air!
Oui! Oui! Je suis désolé!
Enlevez-moi ça!
J'ai fait savoir
qu'enfreindre les règles du camp
était passible de mort.
Vous savez ce qui vous attend après ça, n'est-ce pas?
- Nous sommes en guerre. - Nous sommes prisonniers de guerre.
- Il y a des règles! - Dans mon camp,
il n'y a que mes règles.
Personne ne défie mon autorité dans mon camp!
J'ai défié votre autorité chaque fois
que j'ai posé le pied sur ce tapis!
Ou peut-être que tu es là pour me divertir.
Ne crois pas que tu es hors de mon contrôle.
Pourquoi ne pas poser le pied sur ce tapis avec moi?
On verra qui a le contrôle.
Oui.
Allez.
C'est ça.
Allez. Bougez.
Tiens-le.
Ton entraînement n'est pas ce que je pensais.
Un combattant avisé
ne se lance pas dans un combat perdu d'avance.
Finissons-en maintenant! Fais quelque chose!
Fais quelque chose! Tu es un lâche!
Emmenez-le.
- Emmenez-le! - Oui.
Tu n'es qu'un lâche!
Tu es un lâche!
Approche, soigne ma main.
Avance!
Au boulot!
Ça va?
Que s'est-il passé?
On doit le faire ce soir.
Ce soir?
Tu veux envoyer un signal radio ce soir?
Oui.
Barbu a identifié un mot navajo
qui revient souvent. Pas vrai, Barbu?
- "Atsah. Atsah." - "Atsah"? Ça veut dire quoi?
On n'en a aucune idée.
Mais si on associait ce mot
avec des mots soigneusement choisis en tagalog?
Les Japonais vont se tuer à la tâche.
Dès qu'ils comprendront que "atsah"
n'a pas de sens par rapport au message,
j'espère qu'on aura atteint notre but.
- Au travail! - Oui, je comprends.
Tu es sûr?
Une fois le message envoyé, c'est fini.
Ils sauront qu'on a une radio.
Ils sauront où on est.
Oui, c'est pour ça qu'on va l'envoyer
depuis le sommet de la colline.
Ils penseront que c'est les rebelles.
Ito s'inquiète de plus en plus
d'une attaque imminente.
Avec un peu de chance, ça le fera basculer.
Non. James!
Ce serait mauvais pour nous.
Tu as dit qu'il était prêt à devenir kamikaze.
- Garde-le calme. - Barbu,
s'il y a une chose que j'ai apprise,
au combat, c'est l'homme calme qu'il faut craindre le plus.
D'accord.
Allez!
Ils sont là, quelque part.
J'espère que ça va marcher.
C'est parti.
Atsah. Atsah.
Atsah. Atsah.
Atsah.
Atsah!
Oui. Continue. Tu t'en sors bien.
Atsah!
Atsah!
Six étoiles. Six étoiles.
Atsah.
Ils ne le sauront pas.
Peu importe. Ils savent qu'on n'est pas japonais. Continue.
D'accord.
Six étoiles.
Atsah.
L'aube.
Atsah.
L'aigle a des ailes.
Pas de moteur.
10-4!
Oui!
- Il faut l'éteindre. - Non!
Faut donner une localisation.
Dis C 47.
C 47!
On va révéler le plan.
Comment vont-ils savoir où on est?
- Lumière vive. - Lumière vive. Pourquoi?
Dis "lumière vive". Dis-le.
Lumière vive. Lumière vive. Aigle de la jungle.
Pas de moteur.
Bien reçu.
Il y a des fusées dans la tour.
- Lumière vive. On peut s'en servir. - Oui. D'accord.
Ils vont comprendre?
Ils savent qu'on est amis.
Qu'on parle sous la contrainte.
Ils comprendront.
Allons chercher les hommes.
Où sont-ils tous passés?
Vite! Cache la radio, vite.
- Merde. - Vite. Cache-la.
Dépêchez-vous! À genoux!
- Gabriel? - Oui.
- Ça va? - Oui, je... Ça va.
- Ça va? - Tu peux te libérer?
Où sommes-nous?
Je l'ignore. Tu peux sortir?
Tu peux te libérer?
Non, mais il faut qu'on sorte d'ici.
Theresa!
- Qu'est-ce que tu fais là? - Je te sors d'ici.
Que se passe-t-il?
Peu après votre capture,
des avions alliés ont commencé à nous survoler.
Une nouvelle bataille a commencé.
L'avion s'est écrasé.
Ito est devenu fou. Il tue tout le monde.
- Oh, mon Dieu. - C'est ça.
Oui.
- Ça va? - Oui.
Oui?
Vous êtes combien? Juste deux?
Oui, Ana et moi.
Je t'ai apporté ça. Tu pourrais en avoir besoin.
Tu es incroyable.
Je prends le couteau. Garde-ça.
Gabriel, il nous faut cette radio.
Il faut faire sortir les hommes du camp.
Bien reçu. On s'en tient au plan.
Vous nous emmenez?
Oui, on va tous sortir d'ici.
D'accord? Allons-y.
Allez! Allez! Allez!
Aidez-moi!
Reculez. Reculez.
Mon Dieu, ils ont tué tout le monde.
Aidez-moi!
On est foutus.
- La tour de garde. - Allez!
- Allez. - Allez!
Attendez ici.
Hé.
Qu'est-ce que tu fais? Non.
C'est bon. Fais-moi confiance.
Au secours! Au secours!
Aidez-nous!
Au secours!
Qu'y a-t-il?
Aidez-nous!
Ici le sergent Gabriel Villanueva
de l'armée américaine, besoin d'une extraction immédiate.
Terminé.
Bien reçu.
Avion remorqué requis. Je répète, C-47 requis.
- Cherchez les fusées. - Bien reçu, lumière vive.
Contact.
Vas-y! Allez! Allez! Allez!
Crève!
Debout.
Merci.
Allez! Allez!
Allez!
T'as nulle part où aller.
Personne ne part.
Wright, allez!
- Il faut y aller! - Non! Non!
Allez, on y va.
Mayday, mayday. Ici le sergent Gabriel Villanueva.
- À vous. Terminé. - Jonesy, aide-moi!
Enfonce ce poteau aussi fort que tu peux.
Sécurise-le.
C-47 et escorte en route.
Recherche Aigle de la jungle. Terminé.
Bien reçu. Fusées éclairantes. Reculez.
Bien reçu, sergent Villanueva.
Fusée en vue, Aigle de la jungle.
J'approche de plus près
pour l'extraction.
- Terminé. - C'est parti.
Allez! Allez!
Tout le monde dans le planeur! Allez!
Allez, Barbu.
Allons-y.
Aide-moi.
C'est bon! Allons-y!
Point d'extraction identifié.
On revient.
Assurez-vous
d'être bien attachés.
Accrochez-vous les uns aux autres.
D'accord. C'est bon. On est dans le planeur.
Ça va secouer.
Mettez-vous à l'abri.
Des ennemis arrivent par l'ouest.
On va vous dégager le terrain.
Ils vont venir vous chercher. Tenez-vous prêts.
C'est parti. Accrochez-vous. Accroche-toi bien.
Aigle de la jungle, approche finale.
On y est!
Préparez-vous à l'impact.
Accrochez-vous!
Accrochez-vous! Accrochez-vous!
Ça monte!
C'est parti! Elle tient bon!
On a réussi!
- Merde. - On a réussi.
On a réussi.
On a réussi.
Hé, les gars...
- Ça va? - Oui.
Ça va?
Ça va?
Ici le sergent Villanueva. On a décollé.
Bien reçu, Aigle de la jungle.
Ne vous en faites pas. On reviendra.
On reviendra.
Pourquoi êtes-vous venu?
Où est-il?
Mon père est décédé l'an dernier, M. Wright.
- Mes condoléances. - Attendez!
Je veux voir.
J'ai dit, je veux voir!
S'il vous plaît.
Si tu insistes.
Montrez-moi.
Attendez!
Montrez-moi.
Je crois que c'est à vous.
Mon père m'a dit qu'un jour,
un Blanc viendrait pour ça.
J'attends les ordres du JN-2-5.
En attente.
J'attends les ordres du JN-2-5.
En attente.
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