All language subtitles for Riot in a Women.s Prison - Prigione di donne (1974) ITA 2.0 BDRip 1080p H264 [ArMor].fre

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Original subtitles

Traduit par un passant en septembre 2016, corrig� et synchronis� par kaleletoren en 2024.

Erica !

Attends !

Attends-moi !

Et alors? Qu'est-ce qui te prend ?

Allons-y.

D�shabille-toi.

Tu n'as pas entendu ? D�shabille-toi.

D�p�che-toi, allez !

- Mais que faites-vous ? - C'est le r�glement.

�a fait plus de 20 ans que je travaille

ici et je t'assure qu'avant c'�tait pire.

Quand ils �taient lanc�s � pleine vitesse...

c'�tait difficile de bien n�gocier le virage.

C'est pour cela que le cheval interne devait �tre plus lourd.

Pour mieux tenir la corde.

Tandis que le cheval externe devait �tre plus l�ger, plus rapide.

Pour bien suivre le rythme dans le virage.

Tu peux te rhabiller.

Tu crois que nous nous amusons ici ?

Allez Martine, viens avec moi.

Oui, excuse-moi. Je veux voir �a.

Martine !

Allez, viens. Il doit y a voir ici les ruines de la villa de Massenzio.

Allez !

Allez !

- Martine ! - Non, attends.

Tu ne dois pas regarder, fais-le toi aussi.

Fume ! Tu n'as jamais fait un voyage ?

Mais que fais-tu ? Tu as peur ?

Tu as des yeux pour voir ?

Tu ne veux pas voir Dieu ?

Idiote ! Mais tu ne vois pas ? Il y a un dragon qui vole,

Saint Joseph qui enlace Bouddha,

Et j'ai des seins grands comme des montagnes,

Et le soleil qui me les brule, qui me les brule !

Martine, partons !

Mais non, pourquoi ?

Martine, que fais-tu ?

J'ai peur, partons !

Tu n'as rien � craindre.

Martine, s'il te pla�t.

Mais que faites-vous ?

L�che-moi !

Mais que faites-vous ?

Laissez-moi...

Mettez-moi par terre ! Mettez-moi par terre !

Je vous en prie ! Je vous en prie !

Laissez-moi vous expliquer. Ce gar�on ne va pas bien !

- Laisse-moi passer ! - L�che-la !

Et tu dis que tu ne le connais pas ?

Alors pourquoi �tais-tu l� ?

Pourquoi �tais-tu pr�s de lui ?

Pourquoi le tenais-tu dans tes bras ?

Pourquoi as-tu dit qu'il n'avait rien ?

Pourquoi es-tu en Italie au lieu d'�tre dans ton pays ?

Et que faisais-tu dans ces ruines sans aucune raison ?

Pourquoi n'es-tu pas chez toi avec ton p�re et...

ta m�re, comme toutes les braves filles de ton �ge.

Et pourquoi ne r�ponds-tu pas ?

Pourquoi me regardes-tu comme si j'�tais un fou ?

Et tu ne dis rien pour ta d�fense ?

Mais pourquoi ?

- Mon adjudant. - Qu'est-ce qu'il y a ?

Mon adjudant. Elle avait �a dans sa poche.

Tu peux y aller.

Tu peux me dire maintenant comment �a va finir ?

Ce n'�tait pas mieux si tu �tais rest�e dans ton pays ?

Idiote !

Le magistrat est venu.

Depuis combien de temps suis-je ici ?

Tu ne le sais pas ?

Tu n'as pas compt� les jours ?

Tu verras, bient�t, tu ne demanderas plus rien.

Car tu compteras les jours, les mois,

Les heures, les minutes et m�mes les secondes.

�a fait 3 jours.

Allez, on y va ! D�p�che-toi !On t'attend.

Alors ?

Tu es r�veill�e ?

- Venez. - Vas-y.

Asseyez-vous.

C'est l'avocat commis d'office. � moins que vous en ayez un � vous.

Courage.

Courage, mademoiselle. Courage.

Alors...

Martine Fresienne...

N�e � Reims...

France. Du bon champagne l�-bas, hein ?

Le 19 F�vrier 1950.

C'est votre carte de s�jour. Tout est en ordre.

Alors, comment cela s'est-il pass� ?

Courage mademoiselle, nous vous �coutons.

Je ne sais rien de ces sachets.

Je n'avais jamais vu ce gar�on.

Il se lamentait... Puis la police est arriv�e.

Et ils m'ont emmen�e au commissariat.

Puis ils ont trouv� ces sachets dans mom manteau...

Mais c'est �trange...

car je n'avais jamais vu ces sachets.

Ils ne m'appartiennent pas.

Mademoiselle, vous devez avoir du courage.

Dans le sens que... Comment dire...

Si ces sachets sont � vous, mais vous, vous n'avez pas...

vous n'avez pas la possibilit� de nous prouver le contraire,

Alors il vaut mieux que vous nous dites tout.

Que vous reconnaissez devant le magistrat et...

Devant comment dire... Devant moi !

Dans ce cas, vous comprenez, tout sera plus simple.

J'ai dit que ces sachets ne m'appartiennent pas.

Je n'ai rien � reconnaitre.

Les �v�nements se sont pass�es exactement comme je l'ai dit.

Oui oui, bien s�r.

Mais vous n'avez personne qui peut confirmer, qui peut d�montrer...

Que la drogue trouv�e dans le manteau n'est pas � vous.

Mais ce n'est pas possible.

Qu'est-ce qui n'est pas possible ?

Mais connaissez-vous quelqu'un qui puisse vous dire

ce que vous avez dans votre poche en ce moment ?

Renvoy�e en jugement.

De toute fa�on, mademoiselle, vous devez avoir du courage

Oui du courage car si vous �tes vraiment innocente,

T�t ou tard, la v�rit� sortira.

Vous n'avez rien � craindre.

C'est juste une question, comment dire... D'attente.

D'attente et d'avoir confiance en la justice.

Allez.

D�p�che-toi.

Entre.

Ce n'est pas ta place ici.

L�ve-toi !

Ici, nous ne valons rien.

Mais toi encore moi.

Et tu sais pourquoi ?

Parce que tu es arriv�e la derni�re.

Et personne ne te voulait.

Et ici comme dehors, qui arrive la derni�re doit subir, c'est clair ?

Je n'ai rien dit.

Bien s�r. Et tu ne dois rien dire.

De toute fa�on, nous savons d�j� tout.

Et oui, ma jolie !

Les nouvelles arrivent vite ici ! Le service des informations.

- Que veux-tu dire ? - Que tu t'appelles Martine.

Que tu es fran�aise.

Tu sais...

Mon p�re s'est ruin� pour une fran�aise.

Il a perdu m�me sa chemise.

Elle lui a bouff� tout son fric.

Cette salope !

Et ma pauvre m�re a pleur� toutes les larmes de son corps.

Mais si ton p�re n'avait jamais un centime sur lui !

Susanna, arr�te ton char, va !

C'est � cause de toi que ta m�re a toujours pleur�.

Et non ! C'�tait � cause d'une fran�aise.

Et puis mon p�re avait du fric, compris ?

Et toi ? Qui regardes-tu avec ce visage d'ange ?

Tu sais ce que je te dis ?

Ils ont bien fait � te mettre au trou.

Et tu sais pourquoi ?

Parce qu'il faut avoir les pieds sur terre !

Il ne faut pas voler, r�ver comme vous dites.

Tu t'es drogu�e ! Ce qui veut dire que tu avais du fric.

Et donc, ils ont bien fait de te mettre au trou.

Une avec du fric de temps en temps. Car ici, il n'y a que des pauvres.

Tu ne nous crois pas ?

La bienheureuse !

Car selon toi, j'aurais fait le tapin si cet enfoir�

ne m'avait pas laiss�e seule avec deux gosses ?

Et si je n'avais pas fait le tapin, je ne serais pas ici non plus !

Et Grazia ! Ils l'ont laiss�e � moiti� morte sur le trottoir.

Si elle avait du fric, elle ne serait pas all�ee t�moigner.

Et Gianna ? Elle s'occupait des anges ?

Oui tu parles, elle courait apr�s les avortements.

Et crois-moi que si elle avait du fric, elle se serait fait faire les avortements.

Et elle aurait �t� � la messe le dimanche.

Et laisse-la tranquille.

Et oui ma ch�rie. Si tu ne t'adaptes pas, tu cr�ves.

On va qu'une seule fois par semaine aux douches.

C'est � prendre ou � laisser.

Pour tout le reste, nous avons le service de chambre.

Vous avez fini ?

Nous sommes pr�tes.

Isabelle ! Elles sont pr�tes et nous aussi.

Et la nouvelle ? Comment va-t-elle ?

Viens ici !

La voil�. Encore en rodage.

Viens danser. Nous allons faire le plus beau couple du monde.

Oui, le plus beau couple du monde !

Quelle conne !

- Mais qui est-ce ? - Une nouvelle. Drogue.

Regarde si tu as des sous pour te la payer.

Il y a une nouvelle � s'occuper.

T'as mal compris ! Cette demoiselle danse avec moi.

Et toi, tu ne dois te fier � personne.

Ni des gardiens ni des filles comme nous.

Et puis, s'il t'arrive quelque chose, viens me le dire.

- Tu ne danses pas ? - De quoi je me m�le ?

Je ne fais pas l'aum�ne moi !

Quand je veux danser, je danse.

Sur la table, en cellule. Ou aux chiottes.

Je dois les arr�ter ?

Non. Laissons-les s'amuser.

- Laisse-moi tranquille. - Allez viens.

Tu ne me reconnais pas ?

Tu ne te souviens pas de moi ?

Tu as bien vu que je ne fumais pas dans cette grotte.

Mais qui es-tu ? Que veux-tu ?

Mais ce n'est pas possible ! Tu m'as vu,

tu dois te rappeller ! Tu m'entends !

Mais quel �ge as-tu ? Que puis-je avoir en commun avec toi ?

Que veux-tu de moi ?

M�re Santorsola vous salue et esp�re que pour f�ter sa...

nouvelle fonction dans sa charge de nouvelle directrice...

vous puissiez vous amusez avec discipline et savoir-vivre

Merci, merci directrice.

Quelle faute as-tu commise ?

Saintet�, il me battait toujours, je veux dire mon mari,

Alors je l'ai frapp� avec un marteau.

Homicide ma Saintet�.

Bien, bien. Tr�s bien.

Et toi ?

Contrebande. Mais je devais aider � la maison. Nous sommes 5 enfants.

Contrebande et maintenant purge ta peine ma fille. �a te fait du bien.

Il faut expier. Expier.

Ma m�re, je n'ai rien fait, je suis innocente !

Innocente ? Toutes les filles ici disent d'�tre innocentes.

M�re Brigida, vous le savez bien.

Dites � la sup�rieure que je suis innocente.

Quand tu me parles, ne m'appelle pas m�re Brigida mais Sainte Brigida.

Souviens-t'en, c'�tait une Sainte.

Vermut pour tout le monde ce soir.

Si vous venez avec moi dans la salle...

Pour dire le rosaire.

Prie ou �a va chier pour toi.

Allez, prie ! Fais semblant au moins.

Sinon il ne fallait pas venir.

Pourquoi dois-je prier ? Qu'y-a-t-il de pire que maintenant ?

- Que dis-tu ? - Moi ? Qu'est-ce que je dis ?

Je t'en prie. Fais moi entendre ce que tu as � dire.

Silence !

Silence !

As-tu compris ?

Non.

M�re de Dieu. Tu sais ce que �a veut dire m�re ?

Oui, moi je le sais. Bien s�r !

Et toi, m�re ?

Silence !

Plus moche que le diable.

Quelle �ge a-t-elle ?

200 !

On s'en sortira jamais avec cette vieille.

Fais passer � Isabelle.

Des cafards !

J'en reconnais un. Il �tait au lit avec moi l'autre nuit.

Ils sont beaux.

Que veux-tu en faire ?

Je les ai chop�s cette nuit dans ma cellule.

Je vais les offrir � la vieille.

Comme �a, elle aura de la compagnie ce soir.

Comme pour nous.

Que fais-tu ?

Tu fumes durant le rosaire.

- Non ce n'est pas vrai. - Comment �a ce n'est pas vrai ?

Tu te fous des r�gles. Donne-moi la cigarette !

Quelle cigarette ? Je n'ai aucune cigarette !

Salope !

- L�che-moi ! - Donne-la moi !

- Donne-la moi ! - L�che-moi !

L�che-moi ! � l'aide ! Je n'ai rien fait !

L�che-moi ! � l'aide !

�a suffit !

Arr�te !

- � l'aide ! - �a suffit !

L�chez-moi cochonnes !

Emmenons-la dans le mitard !

Le mitard, non !

�a va te calmer !

Silence !

C'est une honte ! Fumer pendant le rosaire.

C'est d�goutant !

Honte � vous !

Tu vas voir que tu vas te calmer !

Enfile-le !

Comme �a tu ne recommenceras plus.

Allonge-toi !

Tu n'as m�me pas besoin de te lever pour faire tes besoins.

Et souviens-toi de crier parfois.

Car si l'on t'oublie, qui sait combien de temps tu vas rester ici.

Tiens donne-le lui. Et apprends pour la prochaine fois.

Qu'est-ce-que j'ai fait ?

N'y pense pas.

De toute fa�on tu ne peux rien faire.

Ils lui en veulent.

Et tu sais pourquoi ?

Parce que c'est une politicienne.

Grazia souffre de l'int�rieur.

De l'ext�rieur, on croirait qu'elle se fout de tout.

Et �a les emmerde.

Vous savez pourquoi ils en veulent � Grazia ?

Parce qu'elle a dit non � tout le monde.

Aux soeurs, aux gardiens, au docteur, � tous.

C'est quand tu t'y attends le moins qu'ils t'enl�vent l'eau.

Et aujourd'hui, je sens que j'ai des poux en plus.

- Mais que veux-tu ? - S�parez-vous.

Vous savez que vous ne pouvez pas vous toucher.

- Mais que veux-tu ? - S�parez-vous et �a suffit !

C'est le r�glement.

Mais pourquoi ?

Elle pense � son homme.

Viens ici !

C'est ma faute, ma soeur.

Tu es amoureuse, vraiment ?

Pardonnez-moi.

Pardonnez-moi.

Mais pourquoi tout est gribouill� ?

Tu crois que la censure ne fonctionne que pour le cin�ma ?

Tu vois l�, quand c'est tout noir, ils parlent peut-�tre de ton cas.

Mais ce n'est pas dit. �a pourrait �tre le mien.

Ou bien celui d'une autre.

Il y a plus de nouvelles qui manquent que celles que nous pouvons lire.

En fait, ici, nous ne pouvons jamais savoir ce qui arrive dehors.

S'ils sont tous vivants ou morts, rien.

Et ouais. Car selon toi, il y a quelque chose qui vaille le coup de savoir ?

Tu as peut-�tre raison.

Et m�me si elle n'a pas raison, c'est pareil.

Pour vous, c'est toujours pareil.

Non, il faut faire quelque chose.

On ne peut pas rester si passives.

Martine, tu n'as rien compris.

Ici, ils t'enl�vent tout.

En commen�ant par le peu de dignit� que tu...

as quand tu entres ici. Jusqu'� la montre.

Car m�me l'heure doit �tre celle qu'il disent.

Mais qu'ai-je � voir l�-dedans ?

Je n'ai rien fait. Je suis comme vous dites : une innocente.

Je sais, je sais que tu es innocente.

�a se voit sur ton visage d'ange que tu as.

Mais de toute fa�on, tu ne peux rien y faire.

Car si tu n'as pas le bon de sortie,

Tu es comme une infanticide. Tu as compris oui ou non ?

Tu veux un conseil Martine ?

Pourquoi ne pas �crire des lettres ? Pour te d�fouler.

- � qui ? - � qui tu veux.

Depuis que je suis ici, j'ai �crit pratiquement 4000 lettres.

Au pr�sident, et m�me au pape.

Tu crois qu'ils m'ont r�pondue ?

M�me pas un salut derri�re une carte postale.

J'�cris seulement � ceux que je connais.

Et dehors, je ne connais plus personne.

Et tu te lamentes ?

Mieux vaut �tre seule que mal accompagn�e.

Martine, tu as une visite pour toi au parloir.

Viens.

Tu sais ce que je te dis ?

Qu'elle est vraiment innocente.

Derni�res nouvelles du journal Radio :

Le conseil des ministres s'est r�uni aujourd'hui...

Coupez, vous pouvez couper !

De toute fa�on, on s'en fout du conseil des ministres.

Mais tu fais quoi ? Tu me fais la cour ?

Qui hurle ainsi ?

Une qui a avort� au commissariat le jour o� ils l'ont prise.

Ils ne veulent pas lui faire un curetage.

Pourquoi ?

Parce qu'elles n'y croient pas.

Ce n'est rien, ma fille. Tu verras que �a va passer.

La douleur te rapproche de Dieu.

Il faut expier en souffrant.

Je meurs ! Je suis en train de mourir !

Je suis en train de mourir !

Enlevez-moi �a !

Assises !

Que mangeons-nous, aujourd'hui, comme premier plat ? Du caviar ?

Oui, du caviar !

Du caviar aux vers.

- Et qui va le manger ? Onassis ? - Non, tes propres morts !

Idiotes ! Comment faites-vous pour vous amuser

Avec ces saloperies ?

Mais d�gage !

- Silence ! Qui a parl� ? - Silence ! Qui a parl� ?

Personne.

Avance. Allez.

Grazia, que t'ont-elles faite ? Elles t'ont frapp�e ?

- Dis la v�rit�. Raconte-nous tout. - Silence !

Grazia, pourquoi leur avoir donn� cette satisfaction ?

Pour manger ?

Tais-toi !

Tu as perdu ta langue ?

Qu'as-tu ? Tu ne vas pas bien ?

Mes soeurs, aujourd'hui c'est double portion pour Grazia.

Parce qu'elles l'ont frapp�e.

Tais-toi et assis-toi !

- Qu'as-tu l� ? - Un rat.

Nous sommes devenus de bons amis.

Il a dormi avec moi dans le mitard.

Et alors, je l'ai amen� avec moi pour diner.

Prends-le !

�a suffit, arr�tez !

Que se passe-t-il ?

Que se passe-t-il ici ?

Elles disent que la soupe n'est pas bonne.

Ce n'est pas vrai. Elle est parfaite.

Vous vous �tes arr�t�es.

Mais moi, je ne m'arr�terai pas comme vous.

Tu crois que je ne t'ai pas comprise ?

Pourquoi garder ces chaussures d'enfant attach�s au lit.

Pourquoi ces paquets de p�tes, ces conserves, le pain ?

Et toi ? Quels livres lis-tu ?

Tous ceux que tu as lus jusqu'� maintenant ne t'ont-ils rien appris ?

Et toi qui passe ton temps � te maquiller ?

�a vous suffit tout cela ?

Folles !

Et non !

�a ne nous suffit pas mais nous avons plus que toi.

Car tu n'es rien, Kaput !

Et ici, c'est moi qui commande !

Et si je le voulais, tu ne pourrais m�me pas t'assoir ici.

Tu ne mange plus, tu ne dors plus et tu ne l'ouvres plus !

C'est lui mon lit, et je me lave ici.

Et si j'ai envie de pleurer, je pleure.

Mais si je n'arrive pas � pleurer, je crie.

Je veux ce que vous voulez : sortir d'ici !

Ne plus supporter cette horrible odeur.

�tre comme toutes les autres.

Voir le soleil, parler.

Oui, elles te le feront faire.

40 minutes par jour.

Dans la cour.

Et puis � nouveau dans l'obscurit�.

Je veux sortir d'ici pendant qu'il en est encore temps.

Je ne veux pas m'abrutir dans les id�es fixes et les r�ves.

Je ne veux pas devenir stupide, folle.

Je ne veux pas devenir vieille.

En un jour, vieillir d'un an.

Je ne veux pas hair.

Je n'ai jamais hais personne.

Je ne veux hair personne.

Martine, mais tu sais que le monde tourne sans toi ?

Mais qui crois-tu qui t'�coute ?

Ils m'�couteront. Ils devrons m'�couter.

Je ne suis pas un num�ro. J'ai un nom.

Je m'appelle Martine ! Vous m'avez entendue ?

Tu as vu le succ�s que tu as eu ?

Ils t'ouvrent la grande porte.

Ils te demandent pardon.

Ils te donnent m�me une m�daille.

L'innoncente victime.

Martine, laisse tomber.

Tu aimerais bien �tre l�-haut avec le pilote ?

O� irais-tu ?

Hors d'ici. N'importe o�.

Regarde �a.

Arr�te, ce n'est pas juste.

�a lui est pass� de travers.

Vous devriez tous crever !

Pourquoi pas ? Ils ne nous font pas crever ici ?

Vous savez combien de temps �a fait que je suis ici sans proc�s ?

Depuis six mois !

Et alors, qu'ils cr�vent tous !

Suite � votre demande...

Qu'est ce qui se passe, ici ? Qu'est ce qui se passe ?

Calmez-vous ! Calmez-vous !

Laisez-moi passer. Restez calme...

Ne me touche pas ! Laisse-moi !

Elle te ressemble.

Elle est belle. Quelle merveille.

Je veux sortir ! Je veux la vraie mer ! Je veux sortir !

Je n'en peux plus !

Je veux sortir !...

�a suffit, �a suffit !

�a suffit, assis-toi !

Rita est morte, maintenant, � l'infirmerie.

Il lui ont fait le curetage trop tard !

C'est elles qui l'ont tu�e !

C'est de leur faute ! Rita est morte !

Vous �tes devenues folles !

Pourquoi, pourquoi ???

Non, arr�tez ! Non !

Mettons-la � poil !

Mettons-la � poil comme �a, elles vont s'amuser et elle aussi.

- Viens ici, comme tu es belle ! - Salope !

Sortez, sortez ! Allez dehors !

Elles sont dehors !

Entre.

- Entre je t'ai dit ! Entre ! - Mais que veux-tu ?

Alors tu te souviens de moi ?

Je te l'ai d�j� demand�, dans la cour, dehors.

Et toi tu m'as dit : "que veux-tu de moi ?".

Je veux que tu parles !

Je veux que tu dises la v�rit�. Parle, petite conne.

Tu dois dire la v�rit� !

Tu dois dire que j'�tais innocente dans ces grottes.

Et pour te faire parler, je suis pr�te � tout.

Ici, j'ai compris comment �a marche. J'ai tout compris.

C'est pourquoi tu dois parler. Parle ! Parle ! Parle !

Je veux sortir de cet enfer, tu as compris ?

Parle connasse, parle, parle...

Mais que voulez-vous faire ? �a sera pire apr�s !

Vous �tes folles ! Arr�tez !

Non, l�chez-moi ! Non !

- Laissons-les. - Mais o� veux-tu aller ?

Venez avec moi au bureau des enregistrements.

Allons-y ! Venez ! Allons-y !

- Mettons le feu ! - Oui. Br�lons tout !

- Il ne doit plus rien rester. - Rien de ce qui est �crit ici.

Voici nos dossiers. Br�lons aussi les photocopies.

Il y a un t�l�phone.

Un t�l�phone.

Aujourd'hui, c'est mon premier jour de joie, aujourd'hui !

Centrale, je veux le pr�sident de la r�publique.

Ciffariella Maria : Vol aggrav�...

Non connasse, alors passe-moi le 1er ministre.

Donnini Francesca : vol � la tire.

S'il-vous pla�t, je voudrais le ministre des affaires �trang�res.

Feu ! Feu ! Feu ! Br�le, br�le, br�le tout !

Br�le !

Pauvre fille !

Riquella Adriana ! Tu parles d'innocentes,

ce ne sont que des pauvres malchanceuses !

Comment �a, qui parle ? Je suis Grazia, Grazia...

En cellule, je n'y retourne pas ! Plut�t crever !

Dites-le � vos ministres !

Allez le dire au chef du gouvernement, au pr�sident, � qui vous voulez !

Allez vous faire foutre ! Vous avez compris ?

Nous n'en pouvons plus ! Nous ne sommes pas des b�tes !

R�p�tez s'il-vous-pla�t mais d�placez-vous plus sur la gauche.

�a suffit ! �a suffit !

On prend le son ?

Oui mais juste un peu, On fera le tour ensuite.

Je vous ordonne de rentrer dans vos cellules.

Allez les gars !

Vous avez entendu ?

Je vous ordonne de rentrer dans vos cellules.

Sans faire aucune resistance.

C'est un ordre !

Dernier avertissement !

Sonnez la charge.

Non ! N'approchez pas ou je saute !

Je ne me ferai pas prendre !

Je me jette !

Je ne retournerai pas � l'int�rieur !

Je vais vraiment me jeter !

Tiens-toi pr�t, elle va se jeter.

On est face au soleil.

�a ne fait rien, on verra quand m�me.

Mais oui, 20 m�tres suffisent.

Non Grazia ! Ne leur donne pas cette satisfaction !

Ne leur donne pas !

La voil� !

Stop !

- On prend le son ? - Oui, tu verras qu'elle va crier.

On l'enverra ce soir pour le journal t�l�vis�.

- Allez, viens. - Je ne retourne pas l�-bas.

Ils vont la tuer.

Je ne retourne pas l�-bas.

Arr�tez-la !

Ils nous ont trait�es comme les pires.

Les plus dangereuses.

Les autres n'ont pas �t� trait�es ainsi.

Nous ne sommes pas les pires.

Putain de transfert. Va savoir sur quelle �le nous allons finir.

O� nos os iront encore plus pourrir � cause de l'humidit�.

Je... Je ne me sens pas pr�te pour m�riter �a.

Je n'ai �t� ni pire ni meilleure que les autres.

Je me suis juste comport�e comme un �tre humain.

Nous avons eu raison d'avoir fait tout cela.

Oui. Si je pouvais, je le referais.

L� o� nous allons, personne ne viendra nous rendre visite.

Plus de colis.

Mais quel colis ? Qui est venu te voir depuis que tu es � l'int�rieur ?

Si tu voulais fumer, tu devais payer.

Et pas toujours. Tu es venu souvent nous en piquer.

Tu veux bien le comprendre oui ou non, que ton homme t'a oubli� ?

Il fait faire le tapin � une autre maintenant.

Tu ne lui sers plus � rien.

Mais remercie donc Dieu.

Non, ce n'est pas vrai !

Il ne m'a pas oubli�e, il ne s'est pas mis avec une autre. Regarde !

Il m'a envoy�e cette lettre.

Il m'a dit qu'il a pris en location un F2 avec une terrasse

Dans le vieux Rome, et il attend que je sorte !

Mais si c'est la lettre que t'as �crite ta m�re � No�l il y a un an de cela.

Tu nous sors toujours celle-ci.

Et toi, qu'as-tu fait ? Pourquoi te transf�rent-ils ?

Contrebande de cigarettes. 5 cartouches chaque fois.

2 fois par jour en provenance de la Suisse.

Ils ont dit que je faisais les choses en grand.

Mais pourquoi te transf�rent-ils ?

Pas seulement � cause de la contrabande ?!

� Milan, nous aussi nous sommes mont�es sur les toits.

Puis est arriv� un flic et je l'ai jet� en bas.

Il a suffit d'une pouss�e.

Et Grazia qui est morte.

Si nous avions fait ce qu'elle a fait,

Qui sait comment s'appelle cette �le ?

S'ils pouvaient nous dire o� ils nous emm�nent.

Ils le diront.

Comme �a, tu pourras l'appeler "maison".

Et ensuite, tu auras tout le temps pour la connaitre par coeur.

Et ne plus jamais l'oublier.

De toute fa�on... Je me fous d'�tre ici... ou ailleurs.

Personne ne m'attend.

Comme la mer est belle.

Qui sait quand je pourrai y retourner en vacances.

Quel chanceux.

Mais ce n'est pas le directeur ?

Il le traite comme un fils.

Arr�te, viens ici.

C'est lui le directeur.

Qu'est-ce qui te prend ? Sois sage.

Embrasse-le. Embrasse-le.

Stop, ne bouge plus.

Je veux le voir mort.

Il le traite vraiment comme un fils.

Mais le jour o� il mourra, on lui fera des fun�railles de 1�re classe.

Je ne me sens pas bien. Allez-y.

Et non. Ou toute ou personne.

C'est vous qui �tes de tour pour le m�nage ?

- Oui M�re. - Oui M�re.

Nous sommes quatre volontaires.

Braves, braves filles.

Que soit lou� Jesus Christ.

Et qu'il soit toujours lou�.

Tiens.

Restez devant la porte du garde.

Et si une soeur arrive, faites-le nous savoir. - D'accord.

Aide-moi.

Mais pourquoi tu nous accompagne, hein ?

Le voil�.

D�p�chez-vous � nettoyer, ainsi nous partirons tout de suite.

Tu comprendras, moi je suis habitu�e.

Quand j'�tais dehors, j'avais tous les chats des voisins qui

s'accouplaient et qui miaulaient sous ma maison.

Tu peux imaginer l'enfer apr�s une nuit de travail.

Mais que fais-tu ? Tu ne m'aides pas ?

Quand je te dis de tirer...

Tire !

Tire. Tire !

Tire !

C'est fait.

Allons-y maintenant.

Vous avez fini ?

Oui ma m�re, tout est fini, tout est en ordre.

Braves, braves filles.

Que soit lou� Jesus Christ.

Et qu'il soit toujours lou�.

Maudite mer.

Je ne la supporte plus.

On dirait...

On dirait que l'on nous appelle au loin.

Combien de voix y-a-t-il dans la mer ?

Il y a des gens qui pleurent.

Non... Elle ne pleure pas.

Elle chante. Elle chante � voix basse.

Mais ce n'est pas la mer.

Ce sont les murs.

Ils sont pourris.

Ils sont sur le point de s'�crouler.

Quelle heure est-il ?

Mais qu'est-ce que cela peut bien te faire ?

- Une heure, deux... - Chez moi, ma m�re regarde la TV.

Mon p�re joue aux cartes.

� Paris... D'ici peu...

C'est l'heure o� ferment les th��tres.

Je voudrais pouvoir dormir pendant 1 an de suite.

- Je voudrais �couter de la musique. - Moi aller au cin�ma.

Beaucoup de musique.

Combien... de jours doivent encore passer ?

Les gens sortent dans des rues illumin�es.

Et danser jusqu'au matin.

Elles se remplissent de voitures.

Je voudrais aller au restaurant.

M�me dans le m�tro il y a foule.

Putain de mer. Je n'en peux plus.

Les filles ! Je vais vous divertir.

Pourquoi pleures-tu ? Connasse !

Nous devons nous amuser.

Nous devons nous amuser. La vie est merveilleuse.

Une fille va �tre lib�r�e.

Qui cela peut-�tre ?

Pas moi. Je dois encore faire huit mois.

Je dois faire encore un an.

Et ceux qui m'ont exploit�e et pris

l'argent de la caisse sont encore dehors.

Peut-il y avoir un miracle ?

C'est pour moi, je le sens. Je l'ai r�v�e cette nuit.

La porte de la prison qui s'ouvrait.

C'est vrai les filles, c'est ainsi. Ils ne m'ont pas oubli�e.

Martine c'est pour toi.

Va tout de suite voir la direction.

Chanceuse.

Retourne � la maison et bonne chance.

Je suis heureuse pour toi.

- Bonne chance, Martine. - Vas-y !

Le juge du tribunal de Rome,

Vu l'article 378 du code de proc�dure p�nale,

D�clare non coupable Martine Fresienne

Pour le d�lit de possession et d'usage de drogue

du fait de ne pas avoir commis le d�lit.

Traduit par un passant en septembre 2016, corrig� et synchronis� par kaleletoren en 2024.

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