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Original subtitles

Oh chérie, tu vas m 'aider à le baiser. Oui, t 'as raison.

Tu baises, ce con.

Vous quittez, je suis mariée.

Ça donnera rien, nous deux.

Je ne quitterai jamais mon mari, Gabriel.

Avec le Sicilien qui est devenu nerveux à cause de l 'histoire de Nino, c 'est

que c 'est Nino qui pilote Attila.

J 'ai réfléchi, mon GG.

Si je me fais opérer, je perds au moins 50 % de ma clientèle.

Si je te trouvais, moi, l 'argent, tu la ferais à l 'opération ? Comment est -ce

que tu vas faire pour trouver autant d 'argent, Antoine ? Je trouverai. J 'ai

simplement envie de vous.

Je pense donc qu 'après déjeuner, on devrait trouver un endroit tranquille

faire l 'amour toute l 'après -midi.

Hyper à la bourre pour mon papy sur le bilan de la mairie.

D 'ailleurs, en fait, tu les as, les derniers chiffres de la délinquance ? En

baisse, en baisse.

Elle sera bientôt négative.

Oh, merde ! Maintenant, vite, verbis -toi ! Il mange pas la cantine.

Mon chéri, mais qu 'est -ce qui t 'est arrivé ? Mais tu saignes du nez ! Mais t

'as pas ton mouchoir ? Non.

Qui t 'a fait ça, monsieur ? Des grands...

Mais pourquoi il t 'en fait ça ? Mon MP3 et ma gourmette en or.

Et tu les connaissais ? Non.

Tant bien, Mathieu.

Je suis policier.

Et je suis même le chef des policiers.

Alors ton MP3 et ta gourmette, on va les retrouver.

Mais alors, il faut tout me dire.

Votre brigade, c 'est ouverte.

Bon, va dans la salle de bain, mon chéri. T 'es nettoyé, j 'arrive.

C 'est malin.

C 'est bon, ferme. On se voit demain.

On se voit demain.

Non, c 'est par là.

C 'est pour les assistantes sociales, ce genre de truc. C 'est pas pour nous,

ça. Si on vous écoute, rien n 'est jamais pour nous.

On peut quand même pas laisser un réseau organiser raqueter des enfants de 10

ans sans réagir. Qui vous parle de réseau ? Votre informateur évoque un

s 'est fait voler quoi ? Un MP3, une médaille, c 'est ça ? Une gourmette en

une gourmette en or avec Mathieu marqué dessus.

Capitaine, vous trouvez pas que c 'est important, la raquette, à l 'école ? Si,

bien sûr, j 'ai moi -même un fils de 13 ans qui fréquente le même collège. Ah,

imaginez que ça lui arrive.

Mais on est d 'accord que la raquette, c 'est une plaie.

Mais sur les mineurs de moins de 15, c 'est la plantade assurée.

Nous, en Lorraine, on a obtenu des résultats. Évidemment, ça demande un peu

travail. Ah oui, bravo, bravo.

Des centaines d 'heures de planque pour un gamin qui va juste se faire sermonner

par un juge.

Quel intérêt ! Donc, si je vous comprends bien, il ne faut rien faire.

J 'ai dit ça ? Vous l 'insinuez, c 'est pire.

La position du parquet est très claire.

C 'est à l 'école qu 'il faut rétablir les véritables valeurs. L 'ordre, la

famille, la propriété, la fidélité.

La ponctualité.

Commissaire, je vous demande de mener une enquête préliminaire sur ce racket

de me tenir informé dans les plus brefs délais. Bon, et moi je vous demande ce

qu 'il me demande.

Sur le MP3 au dos, il y a un pingouin. Notez, capitaine.

Attendez, un pingouin ou un manchot ? Maroigny.

Alors ? Rien.

Et ça fait quoi d 'observer rien ? Bah rien.

C 'est logique.

Dommage qu 'on n 'ait pas un scrabble.

Vous y jouez avec votre mari, des fois ? Si c 'est une vraie question, la

réponse est non.

On n 'a pas le temps.

On travaille beaucoup, puis on a un enfant.

Ça prend du temps, un enfant.

Pourquoi vous attachez toujours vos cheveux en arrière ?

que vous ne le feriez pas quand on vient.

Oui.

Ça... Ça éclairait votre visage.

Mon mari me préfère les cheveux attachés.

Il n 'est pas là, votre mari.

Je ne vais pas me détacher les cheveux pour vous.

Pourquoi pas ? Parce qu 'on a dit qu 'on resterait sur un terrain strictement

professionnel. Non, ça c 'est vous qui l 'avez dit.

Moi j 'ai dit que ça ne marcherait jamais.

Je ne veux pas pourquoi ça ne marcherait pas.

Parce que vous n 'avez pas envie que ça marche.

Parce que vous vous ennuyez, Carole.

Avec votre petit mari substitut, votre petit môme qui prend du temps.

Votre petit intérieur.

Vous vous trompez.

Ça me rassure tout ça.

Je me sens à l 'abri, j 'ai l 'impression que rien ne peut m 'arriver.

Oui.

Vous n 'avez pas envie que quelque chose vous arrive ?

Pour changer ? Non, c

'est rien. C 'est des mômes qui chauffent.

Mais attendez ! Mais c 'est mon fils, c 'est Victor, c 'est mon fils ! Mais c

'est pas vrai. Mais quelle plainte, les mômes ! Oh ! Toi !

Hé ! Ça va, mon chéri ? Oui, oui, ça va, mais comment ça se fait que t 'es là ?

Je m 'ai repassée dans le coin avec mon collègue.

C 'est marrant, tes cheveux.

Oui. Et moi, c 'est à lui, ça ? Mais non.

Ça va, chérie ? Il a réussi à te prendre quelque chose ? Non, non, c 'est bon.

Tu le connais, le mec ? Non.

Bah, il t 'a pas foutu un pain comme ça ? Bah, si.

Bon, écoute, si tu nous dis pas tout ce que tu sais, tu le rends service au

raquetteur. Mais foutez -lui la paix, enfin. C 'est lui, la victime. Y a pas

feu, hein ? Allez, viens, chérie, je te ramène à la maison. Non, non, c 'est

bon, c 'est pas la peine.

Mais enfin, je sais pas si tu te rends compte, mais tu viens de vivre un choc.

Il faut que tu décompresses.

Bon, ça va, hein ?

Rendez -vous utile pour une fois. Je sais pas, rattrapez -moi ce petit

ou tirez -moi le fil de ce réseau de raquettes. Allez, viens. Mais c 'est

je vais le retrouver, votre réseau de raquettes, là.

Ça pue la contrefaçon, ça.

Bonjour.

Bonjour.

Des mots cradés ? Non, c 'est des sudokus.

Dominique, elle est là ? Elle est entre deux, mais vous pouvez aller la voir.

Je pensais que c 'était les flics. C 'est parce que tu m 'as dit que je

pas assez fort.

Tu m 'embrasses pas ? Je peux pas, mon gégé.

Voilà, je voulais te dire, je me suis mis à la recherche d 'un prêt sur le net

et aussi j 'ai mis en vente mon intégral de mon fer à cabayer.

De toute façon, j 'ai toujours préféré la calasse.

Ça te fait plaisir ? Je sais pas.

Tu sais pas ?

Non, mais écoute, tout ce que t 'as fait pour moi, ça me touche, mais à la fois,

ça me gêne, tu comprends ? Non, mais c 'est vrai, je ne peux pas être une femme

entretenue. C 'est beau chemin de mon indépendance, voilà.

Attention ! Tu veux plus qu 'on se voit ?

Mais non ! Bien sûr, je veux qu 'on se voit.

Mais le fait que tu te saignes aux quatre veines, comme ça, j 'ai besoin de

réfléchir, voilà.

T 'es amoureuse de quelqu 'un d 'autre ? Mais tu...

Qu 'est -ce que tu vas chercher là, Gégé ? Allez, file, je dois travailler. J

'ai un client qui arrive.

Mets tes ongles.

Travaillerai sur les mains.

C 'est de la belle qualité.

Avec une étiquette pareille, c 'est forcément passer par une boutique. Ce

veut dire qu 'elle peut au courant.

Max.

Tu m 'escagasses, Gabriel.

Il faut bien que je justifie mon salaire.

Pourquoi faire ? Tu es fonctionnaire.

Est -ce que le Sicilien, évidemment, il inonde la ville de ses contrefaçons

marocaines. Il s 'est mis d 'accord avec les types de la chambre de commerce et

il progresse, le bâtard.

Ça vient de sa boutique branchée, celle du port.

Écoute, je ne peux pas me payer l 'embrouille avec le Sicilien en ce

est en train de renégocier tous les marchés de la ville et c 'est un roquet.

Mais il ne s 'agit pas d 'embrouille. Moi, ce qui m 'intéresse, c 'est l

'acheteur.

Si tu la merdes avec ces histoires de contrefaçon, il croira que c 'est moi

te pousse et ce sera la cata.

Bon. Alors écoute, si tu veux l 'acheteur...

Mais rien qu 'à l 'acheteur et tu t 'essuies les pieds en entrant.

Qui est -ce qui tient sa boutique ? C 'est ce couillon de Nino, son père à la

Milan en attendant.

C 'est triste quand même pour un père quand le fils n 'est pas à la hauteur.

Ouais.

Allez. Salut.

Salut, sauveur.

Mon père demande la mise à disposition de deux compagnies de CRS afin de

sécuriser l 'intervention.

Je demande également... Ça va pas ? Mais qu 'est -ce qui te prend ?

Victor s 'est fait raqueter devant l 'école.

On pourrait peut -être en parler ? Tu t 'es fait raqueter ? Ça va, c 'est bon,

on m 'a rien pris, c 'est pas la fin du monde.

Non, mais il faut réagir.

Les raquetteurs venaient du collège ou de dehors ? De dehors, je sais pas, je

connaissais pas, moi, le gars.

Chérie, si tu le connaissais, c 'est très important que tu nous le dises. C

pas une balance.

Mais qu 'est -ce que c 'est que ce vocabulaire ? J 'ai l 'impression d

bureau. Calme -toi.

Chérie, on peut pas les laisser faire.

Si tu sais quelque chose et que tu te tais, tu leur rends service, tu sais. C

'est marrant, tu parles comme ton collègue, là.

Mais on va dire.

Qu 'est -ce qu 'il vient faire là -dedans ? Ben, on était en planque

Je te signale que tu nous as confié une enquête. Ben, alors vous avez vu la

scène. Vous avez pris les photos du raquetteur, vous les montres au

on le coince.

Oui, mais on n 'a pas très clairement vu la scène, on n 'a pas pu prendre de

photos, parce qu 'à ce moment -là, on était en train de changer la batterie de

'appareil photo.

Juste à ce moment -là ? Ben oui, il se trouve que... Je sais, ça paraît

mais ça arrive.

C 'est pour ça que tu avais les cheveux détachés.

Pardon ? Oui.

Tu avais les cheveux détachés ? Tu dois te tromper. Non, non, j 'avais les

boules à cause de l 'agression, tout ça, mais ça te va bien d 'ailleurs.

Ah, mais oui, j 'ai cassé ma barrette.

Juste avant, dans le sous -marin, en prenant les premières photos.

T 'as cassé ta barrette, t 'as changé ta batterie.

J 'ai vraiment l 'impression d 'être au bureau, là.

Mais enfin, c 'est quand même pas mes histoires de barrette et de batterie qui

sont importantes.

C 'est le racket, enfin, vraiment ! Oui, pour le racket, les faits ne sont pas

établis, on lui a rien pris.

C 'est marrant, hein ? Il me semble bien que c 'était cette barrette que tu

avais ce matin en partant.

Bonjour. Bonjour.

Alors, comment va votre bonheur conjugal ? Je vous emmerde. Oui, dites -moi.

C 'est Nino Andréani qui tient la boutique. Alors, mollo, hein ? On veut

savoir qui a acheté ce jogging, c 'est tout. On n 'est pas là pour... Je

que c 'était seulement au maire que vous étiez vendu. Vous vous faites ou les

râteliers, en fait.

C 'est la contrefaçon, ça ? Oui, le jogging, rien que le jogging.

Vous pouvez toujours vous brosser.

Nino ! Oh, Nino ! Le faux

cul ! Et elle, c 'est qui, ta poule ? Vous savez que vous avez de la

contrefaite ? Mais alors ? On fait les flics locaux, nous, ici.

On fait la financière du SRPJ.

On fait même le service des étrangers à la Préf.

Il y a un blâme ? Oui, il y a les gendarmes.

On voudrait savoir qui vous a acheté ça.

Mais moi, je sais rien, moi ! Je devrais la baiser plus souvent, je la sens un

poil frustrée, non ? Qu 'est -ce qu 'on va faire, Nono ? On va tout casser, on

va fermer ta boutique de merde ! Oh, on se calme, hein ? Et c 'est Nino, par

ailleurs.

Bon, le jogging, il est neuf. Il a été porté, mais jamais lavé. Tu l 'as vendu

il y a pas longtemps.

Un ado, longiligne.

Ça te dit quelque chose, Nono ? Nino ! Putain, tout le jour, je vais te faire

fête. Oui, bon, allez, le jogging, on te fout la paix.

C 'est deux petits cons qui voulaient te faire de la thune.

Ils proposent de refourguer la Kaamelott dans leur cité. Moi, professionnel, j

'ai lâché 20 ou 30 bousons, juste pour voir.

Puis j 'ai filé en cadeau ça.

J 'ai une heureusité.

Signalement ? Allez ! 13 -14, Blanc, un peu bourge.

Celui qui a pris le survet, il s 'appelle Benjamin.

Il traîne souvent dans un bar près du port.

Et l 'autre ? De ce que j 'ai compris, Benjamin l 'appelait Le Chou. Le Chou ?

'est naze comme surnom.

Peut -être que le surnom de Benjamin, c 'est la chèvre !

Oh Vanessa !

Tu t 'occupes de moi, c 'est à toi ça ! Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Bonjour

madame Liliane. Bonjour.

Alors, ça marche bien le sodoku ? Soudoku, mon petit jadéon.

Soudoku.

Je ne

supporterais

pas s 'il était amoureux d 'un autre homme.

Je vais, j 'ai des ronds.

Quand on se fait sauter 30 fois par jour, c 'est pas facile de tomber

Mais je vous rassure.

Je suis sûre que vous êtes le seul homme qui comptait pour elle.

Merci.

Merci beaucoup, madame.

C 'est bon, je sais.

Vous montez pas ? Faut pas déranger.

Bonjour, Déborah.

C 'est 20 minutes.

Bon, t 'as du nouveau sur son MP3 et sa gourmette ? Il m 'en parle tout le

temps, maintenant.

Oh, ma chlorophylle, on progresse, on progresse, on procède à des

Axel, je suis prête à raconter des conneries à mes lecteurs parce qu 'ils

ça, mais il faut pas que tu me les racontes à moi.

L 'enquête est au point mort ? Je suis flic, pas magicien, m 'a connu faire.

Et moi, je suis une femme et pas une pute, alors de temps en temps, il va

falloir me donner ce dont j 'ai envie.

En attendant, mon cactus, ceinture.

Mon petit jardin.

Non !

Vous savez si Benjamin est là aujourd 'hui ? Oui.

Là.

C 'est trop mignon, hein ? Il me rappelle mon mari et moi au

début. Quelle mémoire.

Regardez comme il embrasse bien.

Ah, il n 'avale pas l 'engoulement. Il est tendre, il est délicat.

On dirait une abeille qui butine un coquelicot. C 'est un artiste.

C 'est ça qu 'elles veulent, les femmes.

De la tendresse, de la borde, de l 'échange.

Benjamin.

Oui.

Gendarmerie nationale, vous nous suivez. Quoi ? Qu 'est -ce que j 'ai fait ?

Appelle avec préméditation.

Allez.

Il a mis la langue ? Alors, c 'est lui le raquetteur

? On vient de l 'interpeller, attendez une seconde. Oui, mais ce n 'est pas

qui êtes sous pression de l 'IRH et de la presse.

Capitaine, il me faut des résultats pour la presse.

Bon, on est tombé sur une boutique qui a pignon sur rue et qui fait de la

contrefaçon. Ah bon ? Ça, c 'est formidable.

Enfin, rien n 'est établi. Oui, sauf que la boutique pourrait être liée à ceux

qui recèlent la gourmette et le MP3. J 'appelle tout de suite le parquet et il

faudra un mandat. Euh, je ferai l 'audition moi -même.

Chez Léon ? Vous me passez la boutique de Nino Andréani au scanner, merci.

Euh, excusez -moi, capitaine.

Euh, si vous aviez douté injustement de la fidélité d 'une femme, vous auriez

quoi pour vous faire pardonner ? Je sais pas, Chez Léon.

Je sors pas avec des femmes et puis moi, je suis fidèle.

Il a demandé à Gabriel, ça a dû lui arriver assez souvent de douter.

Je vais l 'installer en salle d 'audition, jeune homme.

Hé, mollo avec la boutique de Nino Andréani, hein ? Pas de zèle, compris ?

capitaine. Excuse -moi, je fais quoi pour me faire pardonner ? Je sais pas,

moi... Tiens, offre -lui des fleurs. Les femmes raffolent des fleurs en toutes

circonstances. C 'est pitoyable, d 'ailleurs.

Ah oui, ça déclaira des fleurs.

Vous êtes pas fort avec Nino ?

C 'est pas un jeu, Gabriel.

Bien sûr que c 'est un jeu.

Vous avez peur de perdre, c 'est tout.

Pourquoi vous me filmez ? On fait collection de petits cons.

On regarde les cassettes le week -end, ça nous détend.

Non, c 'est parce que c 'est la loi.

T 'es mineur et t 'es en garde à vue, c 'est comme ça.

Il va bien, dis donc.

Jamais vu.

Tu l 'as perdu hier, devant l 'école.

Non, c 'est pas vrai.

Ben, nous, on t 'a vu le perdre.

Et on est officier de police judiciaire. A ton avis, le juge, il va croire qui ?

Je sais pas, de toute façon, je m 'en fous.

Pourquoi ? Parce que j 'ai pas encore 15 ans et que les seuls trucs pour

lesquels on peut me prendre la tête, c 'est les viols, les meurtres et les

blessures. Alors le juge, il me dira de ne pas recommencer, il me foutra la

paix.

D 'où tu sors ça ? C 'est mon père qui me l 'a dit. Ah bon ? Il fait quoi ton

père ? Il est gendarme.

Ah.

Le blanc.

Vous pouvez rigoler, Maroni.

Quoi tu joues, Max ? Ah, rien.

Ton filleul vient emmerder mon fils dans ma boutique et tu me dis que c 'est

rien ? Il est flic, mon filleul.

Ta profession, ça ne me regarde pas.

Tu m 'avais dit que tu ferais des efforts pour qu 'entre nous ça aille

Tu crois que ça va aller mieux si ton filleul vient emmerder mon fils ?

Enzo, on s 'est toujours dit les choses.

Nino, je l 'aime bien, c 'est un bon petit, mais il fait des conneries.

Il trafique avec n 'importe qui, il se fait des lignes devant les clients, il

fait une double comptabilité dans la boutique.

C 'est pour ça que tu l 'envoies à ton fiel pour lui donner des leçons de

? Non.

Non, je te garantis que ni moi ni mon fiel, on n 'a rien comme toi ni nous.

Tu me le garantis.

Mais tu devrais le surveiller pour son bien, pour le tien et pour le bien de la

ville.

Oui. Quand ? Qui ? Merci de m 'avoir prévenu.

Mon fils vient de se faire arrêter par des gens de la brigade de ton filleul.

te fous de moi, Max ?

Tu le connais ? Non.

Ah, vous savez, les ados, faut savoir leur parler.

Mon petit Benjamin.

Ah, merde.

Pas de bol.

Quoi ? Qu 'est -ce que t 'as dit, là ? Tu m 'as trotté de mon bol, moi, un

officier de police ? Non, j 'ai dit pas de bol.

Je vais t 'apprendre le respect, moi.

C 'est ça que vous appelez savoir parler aux ados ? Vous avez pas le droit de me

frapper. Non, mais moi, j 'adore faire ce que j 'ai pas le droit de faire. C

'est pour ça que j 'ai fait flic, d 'ailleurs.

Alors, le chou, son nom.

Benjamin, tu fatigues ma patience.

Gabriel, arrêtez ! tout de suite. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Vous le voulez, ce

réseau de raquettes ? Oui ou non ? Pas comme ça.

Moi, je suis comme ça. Quand je suis lancé, je m 'arrête plus.

Alors, le chou, c 'est quoi ton vrai nom ? Je vous préviens, si vous continuez,

j 'appelle le parquet. Mais vous gênez pas. Je dirai à mon père. Mais je m 'en

fous de ton père, gendarme. Je suis flic, moi, trou du cul.

Le chou, bordel.

Allons, Jean -Louis. Le chou, je t 'en donne.

Benjamin, dernier avertissement avant les vrais torts. Je le connais, je le

connais. Vous êtes fous, Marwani.

Pensez à la presse. Vous m 'étant une scandaleuse.

Inefficace ! Mais il a parlé, non ? Il aurait dit n 'importe quoi pour que vous

arrêtiez ! Bon, bon, bon, on ne va pas établir un nouveau code de déontologie

maintenant, hein ? Ça va, mon garçon ? Rien de cassé ? Mais je ne l 'ai pas

touché ! Bah, tant mieux.

On est en Rouenie, j 'ai ni Andréani en audition.

Si c 'est pour Andréani, je peux vous aider, patron. Moi, la contrefaçon, je

connais très bien. Non, vous êtes bien avec le môme.

Et puis, vous allez nous faire ça dans les règles.

Vous venez ? Je te laisse avec ton assistant social, mais je t 'allume.

Dors !

Il vient d 'avoir un comportement absolument hallucinant avec un mineur en

-ave. Alors je t 'appelle parce que t 'es le parquet, quoi.

Bon, eh bien, passe -moi. Eh bien, il est sorti.

Bon, je vais t 'embrasser, madame.

Oui, moi aussi.

J 'ai plus trop l 'habitude des auditions. Ça revient vite.

On va aller jouer le gentil -méchant, vous connaissez le principe ?

Bon, je suis le méchant, vous êtes le gentil, OK ? OK.

Alors, mon petit Nino Andréani, vous voulez un café, un soda ou une pisse à

bière ?

C 'est pour un compte de collègue ou quoi ? C 'est pas mon collègue.

C 'est mon chef de service.

Dis -moi, Nino, c 'est gênant, tous ces trous dans ta compta.

Ma foi, c 'est mon comptable.

Sommat, il est dépressif.

En plus, il fait de l 'aérophagie. Ah bon ? C 'est embêtant, ça, l

C 'est vrai que ça change tout, ça.

Marronné.

C 'est vous, le méchant ? Oui.

Je vous préviens, vous allez devoir de gros ennuis.

Cette gourmette, là, tu l 'as trouvée où ? C 'est ma mère, elle m 'a donné pour

ma première communion. Tu crois que tu vas croire que c 'est le salade ?

patron ! Vous êtes le gentil, vous.

Mais non, vous n 'avez pas perdu la main.

Mon petit Benjamin, mon collègue, il va revenir.

Alors, ce serait mieux que tu parles avant.

Je fais une balance.

Tu me rappelles quelqu 'un ?

Tu sais que si tu parles pas, tu vas te retrouver tout seul devant le juge.

Alors que c 'est pas toi le meneur.

C 'est le chou, non ? Le général Arbelot, c 'est ton père

? Ouais.

Je le connais, tu sais.

C 'est vrai ? On habite dans la même caserne.

Je pourrais lui parler, si tu veux.

T 'as rangé le coup, parce que... Je suis pas sûre qu 'il soit très content

quand il va découvrir que tu fais du racket.

C 'est pas du racket.

Benjamin, je t 'ai vu moi -même agresser une de tes victimes. C 'était pas une

victime, c 'est lui qui me tapait dessus. Bien voyons.

Vous êtes vraiment bouché.

Comment ? C 'est Larchou que vous avez vu hier.

Il m 'a filé un pain parce que j 'ai vendu un blouson sans lui dire.

Pourquoi tu l 'appelles Larchou ? C 'est son nom en verlan.

C 'est lui qui a eu l 'idée de vendre des vêtements sur la caserne.

Il s 'appelle Victor Schuller en fait.

Victor Schuller ? C 'est l 'organisateur du trafic ? Ouais.

Vous allez parler à mon père alors ?

Et le racket, c 'est lui aussi ? Ouais, enfin, je fais ça pour rigoler, mais c

'est naze, ça rapporte rien.

Alors qu 'avec le blouson, sur la caserne, on se fait 100 euros par jour,

Qui est au courant de votre trafic ? Ben, l 'archou, la copine du bar, le mec

qui nous vend les blousons, ceux qui nous les achètent. Enfin, ils savent pas

trop d 'où ça vient, mais bon.

Benjamin, ce que tu as fait, c 'est très, très grave ! Mais bon ! Comme tu m

as parlé...

La République est prête à passer les branches.

Voilà ce qu 'on va faire.

Ça dure depuis quand, ce trafic de gourmettes ? Je vois pas de quoi vous

Mais finalement, je dis pas non pour la pisse à la dière.

Tes complices sont avoués, ils t 'ont balancé.

Oh, tu me fatigues, là.

Allez, on se dépêche, je te dis que c 'est toi.

On gagne du temps, tu me le dis.

Ça tendait bien, parce qu 'il faut juste que tu m 'écoutes.

Le Sicilien menace de déclarer une guerre des gangs si son fils n 'est pas

libéré immédiatement.

Qu 'est -ce que tu fabriques ? J 'y suis pour rien.

Tu me files la gourmette et le MP3, et j 'en parlerai aux jeunes. Il n 'y a rien

à faire ici, je veux voir mon avocat. Et puis Saladière, ton avocat, tu veux que

je le fasse couler un bas aussi ? Allez, on se dépêche, je te dis que c 'est

toi. Je vous laisse à ton compte libre de faire la bonne voie.

Pas mal, ça.

Je m 'en bats les couilles.

Capitaine, le substitut vous cherche. Il est un peu sur les nerfs. Maroni ! Oui

? Le capitaine Schuller vient de m 'informer de la façon dont vous

cette enquête.

Brutalité sur un mineur, sabotage de matériel. C 'est très exagéré. Oui.

Et d 'après les PV que je viens de parcourir, il n 'a pas vu son avocat à

première heure de la garde à vue. Ça arrive tout le temps, vous savez. Non,

ne sais pas, non.

Tenez, mon patron est en train de faire une audition d 'un suspect. Je suis sûr

qu 'il n 'a pas vu son avocat.

Je vous plaisantez.

Vous voyez vous -même.

Venez.

J

'en

avais pris douze. Une pour chaque mois que je pense à elle. Je m 'en fous. Le

capitaine Schuller et le gamin, ils sont où ? Apparemment, il y aurait eu un

vice de procédure. Il semblerait que la caméra était débranchée. Alors, le petit

a été libéré et puis le capitaine est allé retourner chez elle. Elle l 'a

? Oui.

Depuis quand on soucie de la procédure dans cette unité ? Je ne sais pas,

capitaine.

Ce substitut va faire libérer l 'union Andréani.

Vous saviez, vous, qu 'il devait y avoir un avocat dans l 'heure ? Moi, à mon

époque, c 'était au bout d 'un jour ou deux et qu 'on oubliait, il se passait

rien. Mais allez, c 'était le bon temps, patron.

Moi, ce que je comprends pas, c 'est pourquoi Schuller a laissé filer l

petit connard.

La procédure, ma reine, la procédure.

Victor ! Victor, tu es là ?

que tu fais dans ma chambre. Tu m 'avais promis que tu fouillerais jamais.

C 'était avant que je sache que je pourrais trouver du shit et des blousons

volés ? C 'est quoi, ça ? Ils sont pas volés.

Tu te fous de ma gueule ? Je comprends pas.

Tu manques de rien, toi.

On te laisse faire pas tout ce que tu veux, mais enfin, comme des parents

normaux, des parents responsables.

Et toi, tu raquettes des moums devant l 'école ? T 'organises un trafic de

marchandises contrefaites dans la caserne ? Tu te rends compte de ce qui

passer si ça se fait ?

Victor, je te parle ! Je sais plus où j 'en suis.

T 'inquiète pas, mon chéri, ça... Tant qu 'on parle, ça va pouvoir s

'arranger.

Avec papa, j 'ai l 'impression que vous vous aimez plus, que vous allez vous

séparer. Mais non, mais non.

Papa et moi, on s 'aime, on s 'aimera toujours, enfin.

Alors pourquoi il fait toujours des crises de jalousie ? T 'exagères.

Non, on dirait qu 'il est obsédé par ton nouveau collègue. Mais non ! Je viens

de river son clou à Marouani, il était vert.

Il me faut que tu me racontes tout ce qu 'il a fait.

Qu 'est -ce qui se passe ?

Continuez, continuez.

Mais quoi encore ? J 'ai déjà tout dit à la nana.

Ah bon ? Pourquoi elle t 'a libérée ? Bah, elle vous a pas dit.

Elle est très discrète comme fille.

Alors ? Bah je sais pas, quand je lui ai dit que l 'air chou c 'était Victor

Schuller, ça l 'a... Mais bien sûr.

C 'est marrant, je le sentais pas ton copain.

Il tient de son père.

Bon.

Et à part le raquette et les blousons, vous faites quoi d 'autre ? Bah rien.

Il m 'a traité de crétin là ? Non.

Victor, il dit du shit sur la caserne.

Mais moi, je n 'ai pas voulu toucher à ça.

Je vais

démissionner.

Mais tu dis n 'importe quoi.

Tu ramènes tout à toi ? C 'est complètement... C 'est terrible, hein ?

Non, mais enfin, Carole, tu imagines ? Le fils du substitut trafic de la

il fait du racket.

C 'est aussi le fils du capitaine de gendarmerie, je te signale. Mais arrêtez

vous disputer.

J 'ai vu à la télé un reportage.

L 'harmonie entre les parents fait 80 % de l 'équilibre d 'un enfant.

Et regarde -toi à la télé.

Mais oui, mon chéri, on va... On va faire des efforts, on va travailler sur

nous.

Mais toi aussi, tu dois nous promettre d 'arrêter tout ça, hein ? Puis nous, il

faut qu 'on trouve une solution.

Mais il n 'y a pas de solution, enfin, dès que ça sera... Ben, il ne faut pas

que ça se tâche.

Mais enfin, Carole, ça va pas.

Victor, va dans ta chambre.

Je suis dans ma chambre.

Oui, bien sûr, absolument.

Je te rappelle que selon le code pénal, si on informe pas la justice, on devient

complice des faits. Eh ben, j 'en merde ! J 'en merde, le code pénal.

Ah ben oui, alors là, évidemment.

Non, mais tu comprends pas que c 'est ce genre d 'attitude qui a mené Victor là

où il est ? Ça et ton comportement ambigu avec... Oui, oh, c 'est dans ta

le comportement ambigu.

Je peux aller aux toilettes ? Mais oui, bien sûr, mon chéri, va. Mais oui.

On se dit que t 'éprouves rien pour lui.

Et jure -le sur la tête de Victor.

Ah bon, moi, c 'est clair.

Mais c 'est pas ça.

C 'est juste que j 'en ai assez de jurer dix fois par jour sur la tête de

Victor.

Qu 'est -ce que c 'est que ton merdeur, là ? Oui.

Oui. Oui, mon général.

Oui, lui, elle est là, je vous la parle.

Arbelon.

Mon général ? À vos ordres.

Bien sûr, j 'arrive immédiatement.

Je suis convoquée.

Je suis convoquée d 'urgence.

Une enquête, une... Une enquête interne. Je sais, ça sent le pâté.

Bon, je te dépose et puis je t 'attendrai. Oui, mais il faut que je me

que je... Bon.

Victor, papa et maman vont sortir.

Alors tu nous attends. Tu ne bouges pas.

Je peux sortir les toilettes quand même.

Non, mais fais pas l 'enfant, Victor, enfin, évidemment.

C 'est encore un tout petit enfant.

Oui,

le petit enfant qui fait du racket, oui.

Non, non, non. Allez, Dominique.

Désolée, mais j 'ai mes devoirs à faire.

C 'est bien, c 'est bien.

Fais tes devoirs, Victor.

Fais tes devoirs. Parce que tu vois, moi, je foutais rien à l 'école.

Puis résultat, je suis devenu flic.

Tandis que toi, je te verrais bien dans le commerce, par exemple.

Acheter, vendre. Vous avez un message pour mes parents ou pour ma mère

seulement, peut -être ? Oui.

Dis -lui qu 'on a identifié le type qui deal sur la caserne.

Ou tu planques ta cam.

Je sais pas de quoi vous parlez.

Tu sais que t 'entends foutre tes parents dans une sacrée merde ? Ouais.

Ouais. Tu t 'en fous, c 'est ça ? Ouais.

Écoute -moi bien, Victor.

Déjà, j 'aime pas les enfants.

Mais alors, les enfants, menteurs, sournois et dealers comme toi, j 'ai

carrément envie de leur foutre des tartes. Sauf que vous oeuvrez jamais.

savez bien que je veux dire à ma mère.

Et comme vous kiffez ma mère... C 'est pas con.

Pour la dernière fois, où tu plantes ta cam ? Ta cam, elle est où ? Les fées

sont accablants.

Nous envisageons sérieusement votre mutation en Nouvelle -Calédonie.

Mais enfin, mon mari mettrait plus de deux ans à obtenir un poste là -bas.

Votre fils s 'est rendu coupable d 'une bonne demi -douzaine de délits majeurs.

Justement.

Pour remonter la pente, il a besoin de la présence de ses deux parents.

L 'harmonie du couple des parents, c 'est 80 % de l 'équilibre de l 'enfant.

Ça, c 'est vrai, je l 'ai vu à la télévision, mon général.

Mon général, avec tout le respect que je vous dois, pour l 'instant, c 'est

votre fils qui charge le mien. Ce n 'est pas de ma faute s 'il fait votre fils

et non le mien qui est l 'instigateur et l 'organisateur de ces trafics.

Oui, enfin, ça, c 'est ce que dit votre fils.

Vous doutez de ces déclarations ? Il y a un moyen très simple de les vérifier.

On va perquisitionner chez vous.

Quand ? Immédiatement.

Et si on ne trouve pas les blousons contrefaits, ni la drogue dont mon fils

parlé, c 'est qu 'il m 'aura menti.

Exécution.

Voilà vous.

J 'ai complété votre grille de sudoku. Oh, c 'est bien ! C 'est bien, vous le

prononcez bien maintenant.

Je te dérange ?

C 'est pour toi, c 'est des roses.

Ah non, c 'est pas le jour de m 'offrir des roses, mon chéri.

Ben, on est mardi.

Non, attends, je t 'aime beaucoup, tu le sais.

Mais j 'aime aussi beaucoup Liliane, voilà. C 'est vrai, j 'aurais dû t 'en

parler avant.

Elle me propose qu 'on s 'installe ensemble dans une villa au Cap d

Elle a un héritage du côté de sa mère.

J 'étais là avant quand même.

Oui, je sais, je sais.

On n 'est pas dans une file d 'attente au supermarché.

Et puis être là avant, ça ne résout pas tout. Tu comprends ?

Elle prend quand même ton bouquet.

Non.

Non, mon chéri, elles sont vraiment très belles, tes roses.

Il faut que je réfléchisse. Il faut que j 'y vois plus clair. Et pour ça, j 'ai

vraiment besoin d 'être seule.

Je te remercie d 'avoir fait libérer Nino.

Je peux te rendre service, Enzo. C 'est volontiers.

Tu sais, Max, il faut qu 'on trouve le moyen de fonctionner ensemble.

Parce que pour l 'instant, ça ne marche pas bien.

C 'est pas bon pour les affaires. Et pour les citoyens de la ville. Oui.

Il faut que tu acceptes que j 'ai plus de pouvoir que toi aujourd 'hui.

Je contrôle les filles.

Je contrôle la drogue.

Je contrôle tout ce qui colle.

Tu sais, je vis dans la légalité, moi, aujourd 'hui.

Je suis un élu.

Ça me regarde depuis tout ça.

Je contrôle tout.

Profite, Enzo.

Transmets mes amitiés à Nino.

Au revoir, Max.

Porte -toi bien, Enzo.

Tu vois, Sauveur, parfois j 'en regrette d 'avoir réussi dans la politique.

Parce qu 'une salope pareille, ça m 'a été un plaisir de lui ouvrir le ventre.

On

va

terminer, mon général.

Malheureusement, il n 'y a rien.

Ni blouson, ni stupéfiants. Rien.

Rien. Mais c 'est pas possible !

C 'est quoi qui a déplacé les pièces à conviction ? Non, je vous jure.

Votre fils est une houle pour la gendarmerie.

Tant pis si on ne peut pas monter de procédure. En ce qui vous concerne, c

la Nouvelle -Calédonie. Je n 'aime pas qu 'on se moque de moi.

Mais enfin, vous n 'avez pas le droit.

Si, il a parfaitement le droit.

Oui, mais je serais vous, je ne ferais pas ça.

On peut savoir qui vous êtes.

Capitaine Marouani, police judiciaire. Je travaille dans l 'unité mixte police

-gendarmerie pour le rapprochement des deux maisons. Et alors ?

Eh bien, selon mes informations, votre fils aurait caché chez lui, dans sa

chambre, deux kilos de résine de cannabis.

Plus le produit de plusieurs raquettes, des vêtements contrefaits... Merci,

messieurs, pour votre intervention rompée.

S 'il y a de la drogue dans la chambre de mon fils, c 'est que quelqu 'un y a

mise. Absolument, mon général.

Seulement, mon problème à moi, c 'est que si j 'appelle mes copains des stups,

'est bien dans sa chambre à lui qu 'ils vont la trouver, la drogue.

Et comme votre fils a été auditionné pour raquettes et différents trafics,

ça se saura qu 'on a trouvé de la drogue chez vous, enfin, chez lui, en même

temps, la Nouvelle -Calédonie... Eh bien, il ne faut pas que ça se sache.

Je pense qu 'il faut voir où est l 'intérêt de la gendarmerie.

Tout à fait.

Oui, absolument.

Finalement, il n 'y a rien à reprocher à Victor Schuller.

Ni à Benjamin Rabelot.

Le parquet classe ensuite.

Très bien.

Mon général.

Dis -moi, mon petit Victor, tu peux m 'aider ? Qu 'est -ce que tu vois, là ?

pingouin ou un manchot ?

T 'es génial.

Chérie ? Regarde, tonton Axel a retrouvé ta gourmette et ton MP3.

Merci, tonton.

Il a un rhume des foins. Je suis désolée. En plus, il est hyper

Oh, il est allergique aux fleurs. Et dans son état... C

'est le meilleur.

On se rappelle dès que possible ? Je t 'aime.

Vous nous avez vraiment sauvé la mise.

Ça vous a pas trop choqué, dontologiquement ? Oh, arrêtez.

Je sais pas comment vous remercier.

Ah, mais moi, je sais.

Pourquoi croyez -vous que je vous ai donné un rendez -vous dans ce bar et à

cette place ? Vous voulez quand même pas que... On a pris un cours théorique la

dernière fois, il faut passer à la pratique, maintenant.

Mais je suis... Heureuse avec votre mari, on en a déjà parlé.

Je voulais dire que si j 'avais envie de vous embrasser, j 'avais pas besoin d

'y être forcée.

C 'est comme ça.

Vous ne trouvez pas que c 'est dur ?

Une petite délinquance organisée ? Mais non, la vie.

On se met en quatre, on s 'arrache, on prend tous les risques.

Un jour, on finit tout seul sur un quai.

Avec des mouettes.

C 'est très pire qu 'il n 'y avait pas les mois.

Les opéreurs aux missions, ce sont des cigarettes de contrebande. Ceux qui

refusent ces cigarettes se font incendier à leur resto.

Qu 'est -ce que le mari du capitaine Schuller lui a dit hier soir ? Allez

faire foutre, ça vous regarde pas. Tu n 'es pas une lesbienne, tu es une femme

normale ! Et je suis une femme normale, comme tout le monde.

Comment est -ce que tu peux faire de la politique, moi, si tu veux contrôler

plus les ordures ? Qu 'est -ce que tu fous là, fécard de merde ? Je crois que

ton visage ne s 'est pas reçu. Si je te balance aux douanes, t 'en prends pour

20 ans ! Tu perds de mon fils, mais je t 'aime.

Qu 'est -ce qu 'il fait ici ?

Mais vous foutez de ma gueule, là ! Vous foutez de ma gueule ! En tout cas,

parce que notre rapprochement, ça progresse.

... ... ... ...

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