All language subtitles for La Veuve _ Film Complet _ Thriller

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Original subtitles

Je vends chaos, scandale, horreur et désolation.

Et Dieu sait qu 'il y en a.

Je vends la vie et la mort.

Je vends la sombre et majestueuse ville de New York à ses habitants.

Je suis journaliste.

Je vous remercie.

Oui ? Porter, j 'ai une fusillade et un incendie. Des victimes ? Au moins deux.

C 'est sur l 'avenue D.

Faut la parler d 'un gosse.

J 'y vais.

Je m 'en occupe.

Je cours sans cesse là où une chose terrible vient de se produire.

Arrivant juste après que le danger se soit éloigné, observant la scène d

loin, à la recherche d 'une piste, d 'une faille, de ce petit coup au cœur

vous donne envie d 'oublier l 'argent et de prendre la plume.

Avec trois articles par semaine à écrire, je suis toujours en quête d 'une

histoire.

J 'ai vu la fumée et j 'ai levé les yeux. Et c 'est là que Démetrius, il a

par la fenêtre. Il était en feu.

Il était tout brûlé de partout.

Et il tenait Vernon.

Et Démetrius, il tombait, tombait, tombait. Et je croyais qu 'il allait

sur le bébé. Et ensuite, juste avant qu 'il s 'écrase, il se retourne au dernier

moment. Il atterrit sur le dos par terre et il tient le bébé dans ses bras.

Et alors je sais qu 'il a fait ça exprès.

Racontez -moi tout.

J 'ai couru et j 'ai pris Vernon.

Et ensuite, j 'ai vu Demetrius.

Il ne s 'en tirera pas parce qu 'il est tombé sur son dos.

Petit bonhomme, je suis désolé de ce qui vous est arrivé avec ton père.

T 'es OK ? Il ne parle pas encore.

Tombe, tombe, tombe.

Merci

et

bon courage.

Dites, c 'est vous qui avez retrouvé la petite fille ?

J 'écris une chronique pour un journal quotidien.

Autrement dit, je suis une espèce en voie de disparition.

Au début, je pensais changer le monde avec mes histoires.

Maintenant, je veux juste pouvoir nourrir ma famille.

De nos jours, 8 millions d 'ados ont un téléphone et postent leurs vidéos en

ligne, comme s 'ils enquêtaient et commentaient réellement ce qui les

Ma femme dit que je suis vieux.

Ça risque d 'être plus long que prévu. Tu seras rentré avant moi.

Il faut payer Joséphine et pense à nettoyer les casseroles qui traînent

'évier. C 'est toujours moi qui le fais. C 'est parce qu 'il faut les laisser

tremper. Ah bon ? Ouais.

Vraiment ? C 'est ta mère qui t 'a dit ça ? Bon, je vais devoir te laisser,

bébé. Attends, porteur. Quoi ? Tu as récupéré ton costume ? Ouais, mais j 'ai

pas envie d 'y aller.

Tout le monde va aller chez les bottes de Hobbes. S 'il parle de mettre fin à

chronique, tu ferais mieux d 'y aller, tu sais.

Vous avez l 'air d 'être un fin observateur, monsieur Vren. C 'est très

de fixer les gens.

Excusez -moi, j 'essayais de trouver d 'où je vous connais.

Vous, vous m 'avez reconnu, j 'ai l 'impression.

Une vraie gueule de playboy.

Sur la photo de ma chronique ? Votre petit sourire agaçant, vous savez ?

Elle date de l 'an dernier. À ce moment -là, j 'étais encore jeune.

Juste avant l 'arrêt des photos sur pellicule.

Wow.

Désolée.

Les gens lisent toujours les journaux de nos jours.

En effet, j 'ai quelques fans de l 'édition papier.

Ils... Ils me suivent sur le net, apparemment.

Il doit sûrement parler de la magie, du grain du papier, de l 'odeur de l

'encre.

Hashtag excellente chronique.

Eh bien, personnellement, j 'adore le grain du papier.

Et votre chronique, monsieur Vren, est toujours extrêmement bien écrite. D 'un

style que je qualifierais de classique.

Merci. Quand on y pense, c 'est sûrement pas facile pour vous de toujours

devoir... Pour rendre là où une chose terrible vient de se produire, vous

avoir vu des choses atroces.

Quelques -unes, oui.

Les gens semblent se confier à vous.

Vous devez avoir un don pour poser toujours les bonnes questions.

En fait, la plupart veulent parler à quelqu 'un et je me contente d 'être là.

Ne jouez pas les modestes.

Quel bon vent vous amène.

La banque qui emploie mon petit ami Charlie fait des affaires avec la

qui vient juste de racheter votre journal.

Vous travaillez tous pour Hobbes dorénavant.

Si tout signifie l 'humanité, oui.

Être payé pour observer la peine des gens n 'est pas pour vous déplaire.

J 'ai affaire à des baratineurs tous les jours, mais je suis ici sur mon temps

libre, donc si vous avez quelque chose à me dire, faites -le et vite.

C 'est très compliqué, j 'ai besoin de temps pour tout vous expliquer.

On peut peut -être aller à mon appartement pour en parler, ce n 'est

qu 'à quelques pas d 'ici.

Charlie ne rentrera pas.

C 'est à propos du décès de votre mari ?

Vous êtes porteur Vren ? En effet. Je vous prierai de me suivre. Monsieur

est très impatient de faire votre connaissance.

Excusez -moi.

Pardonnez -moi, monsieur Hobbs.

Voici monsieur Porterbrain, le célèbre journaliste d 'investigation qui écrit

pour la chronique. Je pense que c 'est faisable. C 'est la chose à

faire et que chacun d 'entre eux termine ce qu 'il a à faire et tout ira bien.

Votre invitation tient toujours ? Salut.

Je voulais vous montrer ça.

C 'est de ce dossier dont vous me parliez ? Oui, c 'est par là qu 'on

Qu 'on commence ? Oui.

Un autre verre ? Pourquoi pas.

Voilà de quoi vous aider à regarder ces photos.

C 'est un rapport de police.

Ce gin tonic manque d 'eau et de glace. Oui, j 'essaie de vous saouler.

Comme ça, je saurais si vous êtes un vrai gentleman.

Est -ce que vous savez que vous pouvez avoir de gros ennuis ? Même les

inspecteurs ne laissent pas les flics voir ça.

Oui, je sais ça.

Bien, donc Simon Crowley a été retrouvé dans les décombres d 'un bâtiment

démoli.

De petits morceaux de jade ont été prélevés autour de son corps.

La police ignore comment il a pu entrer, étant donné la présence de Phil

Barbelé, et n 'a pu déterminer la cause du décès compte tenu de... Des

bulldozers et des rats, vous pouvez le dire.

J 'ai lu ce rapport une bonne vingtaine de fois au moins.

Je suis désolé.

Le réalisateur de Renommée Mondiale semble incapable de sourire.

Manifestement.

Au bout de quelques heures d 'interview, j 'ai fini par réaliser que Simon

Crowley, merci, n 'était pas quelqu 'un de particulièrement gentil. Et il se

moque que vous le sachiez.

Dans sa recherche incessante du film parfait des femmes qui aiment les femmes

des cigarettes, dans cet ordre, la gentillesse n 'a pas sa place.

Critique mitigée.

Meilleur réalisateur ?

Meilleur scénario original.

C 'est le prix décerné quand ils veulent donner meilleur réalisateur, mais qu

'ils ne le font pas.

Le réalisateur Crowley a retrouvé mort.

Il se demande encore comment il a pu entrer. Le bâtiment était fermé et ils n

'ont pas retrouvé de clé sur lui.

Et qu 'en est -il de cette histoire du jade ? Aucune idée.

Je peux avoir mon manteau, s 'il vous plaît ? Vous n 'avez pas l 'impression d

'avoir perdu votre temps, j 'espère ? Voilà mon numéro.

Quand la porte se ferme, mon travail et cette ville restent de l 'autre côté des

quatre murs qui enveloppent notre foyer.

Lisa et moi sommes tombés amoureux de cette maison à notre mariage.

Elle a ce je ne sais quoi qui la conservera des centaines d 'années,

secret. Ça m 'a permis de garder les pieds sur terre.

Partout ailleurs, cette maison serait banale.

Mais à Manhattan, c 'était un vrai miracle.

Ma famille dormait sous ce toit.

À l 'abri du danger et des ruelles sombres, isolée du monde dans lequel

Caroline Crowley, son célèbre défunt de Marie, qui ne pourrait jamais pénétrer

ce lieu sacré.

Sauf si, bien sûr, je les ramène avec moi.

Bonjour, maman. As -tu modifié hier ? Non, il était trop tard.

Papounet ! Tu gardes ce truc sur la robe de Marie ? Ça va, je m 'en occupe. Je

te remercie.

Très classique pour un entraîneur de gymnastique.

Tu as vu le titre de l 'article ?

Bientôt les poules de terre.

J 'ai aimé.

Ça va, toi ? Ça ira mieux dans quelques heures.

Tu n 'as pas conduit hier soir, si ? Non, la voiture est sur le parking.

Excusez -moi.

Sally, allez, viens, il faut t 'habiller.

Tommy, allez, on y va.

Bonjour. Non, j 'ai pas envie.

Dépêche -toi.

Tommy, non, ça non, pas de coup de pied.

Elle est où, ce que tu dis ? Toi, tu viens avec moi.

On t 'attend derrière.

Je vais finir. Si vous pouviez vous occuper de la maison aujourd 'hui, ce

génial. Vous pourriez, je ne sais pas, nettoyer la vaisselle et les casseroles

qui sont dans l 'évier.

Tu vois, elle m 'ignore constamment.

Oui, au fait, j 'ai une très grosse opération programmée pour demain soir.

je ne pourrais pas aller à ce dîner avec Lorca et Gabou.

Et moi, je ne compte pas y aller sans toi.

Ça fait déjà quatre fois qu 'on reporte. Désolée, chérie, c 'est un ambassadeur

iranien en visite qui a eu une urgence.

Et si on arrêtait de prétendre que c 'est épanouissant d 'avoir une vie

? Quoi ? On s 'organise une soirée à deux ?

Vous

avez besoin que je vous dépose quelque part,

monsieur le grincheux ? Oui.

Où est -ce que tu dois aller ?

Dans l 'hyper -west side.

C 'est pas vrai.

L 'histoire de la

fille dans la mafia me plaît. J 'ai besoin de citer Iris.

Je vais contacter sa mère. Enfin, je vais déjà essayer de la retrouver.

D 'accord, merci Bobby. À plus.

Ouais, ouais.

Caroline crelait lors des funérailles de son mari, Simon crelait.

Une belle occasion ne se présente qu 'une fois.

Allô ? Bonjour, c 'est Porter Vren.

Ah, bonjour, Porter Vren.

Comment vous vous sentez ? Vous m 'auriez pas drogué hier soir.

Pourquoi m 'appelez -vous ? Une belle occasion ne se présente qu 'une

fois.

J 'ai pris l 'ascenseur avec Leonardo

DiCaprio. Ah oui, il a un ami à l 'étage du dessus.

Bien.

Comment avez -vous connu Simon ? Eh bien, j 'étais depuis peu à New York. Ma

était ennuyeuse.

Nul à vrai dire. J 'étais complètement fauchée.

J 'avais décidé de quitter Los Angeles au bout d 'un an et d 'emménager ici.

J 'étais gardienne de maison pour des riches New Yorkais.

Je n 'avais pas de salaire fixe et nulle part où vivre.

Et je venais de me faire renvoyer pour avoir refusé de sortir avec le salaud de

patron du cabinet d 'avocats pour qui je répondais au téléphone.

Vous aviez une corde à linge dans le jardin quand vous étiez gamine ? Excusez

-moi. Vous savez, avec jeans et t -shirts et sous -vêtements qui

le jardin.

Une corde à linge, quoi.

Oui, en effet.

Moi aussi.

J 'aimais pas trop que tous les gosses du quartier puissent voir mes caleçons,

mais j 'aimais bien mater le soutien -gorge de la mère de mon copain.

Je vois.

Nous avons eu une conversation incroyable sur nos enfants respectifs.

Et sur nos parents.

Il était très intelligent.

Caroline, je vais vous poser une question délirante, mais c 'est très

Je vous écoute.

Voulez -vous m 'épouser ? Je sais, c 'était complètement fou. Mais quelques

heures plus tôt, je m 'étais assise là à me dire que j 'allais probablement

devoir quitter New York. Et là arrive cet être si énigmatique, étrange et

brillant.

Bon Dieu de merde.

Vous le rencontrez dans un bar.

Ça alors. Il vous demande un mariage. Vous dites oui.

Et tout ça en l 'espace d 'une demi -heure.

Pas tout à fait, mais en quelques heures, oui. Je vois.

Le lendemain, je recevais un colis de sa part contenant une clé USB et une bague

de fiançailles.

Vous voulez voir la vidéo ? Bien sûr.

Bonsoir, Caroline.

Salut.

J 'ai pas arrêté de penser à toi depuis... depuis tout à l 'heure.

Je me suis mis à réfléchir à nos voeux de mariage et à la banalité des voeux

classiques.

Ce « je le veux » ne me convient pas, à vrai dire.

Donc, j 'ai décidé de te faire mes voeux en direct, ici, tout de suite, en cet

instant précis.

Et je n 'ai aucune idée de ce que je vais dire, mais une fois que j 'aurai

ce ne sera plus à faire.

Donc, après t 'avoir dit au revoir, j 'ai dîné avec Jessica Chastain. Elle

être dans mon prochain film, Strange Day.

Et elle, elle est canon. C 'est quelqu 'un qui a de la conversation. Elle est

très brillante et drôle et tout ça. Mais elle n 'est pas toi, Caroline.

Je n 'ai pas eu le feeling avec elle.

Je l 'ai eu avec toi.

J 'ai eu le feeling.

À l 'époque du lycée, j 'avais décroché un job de serveur dans Greenwich

Village, au Dance Café. Mais c 'était vraiment quelque chose pour moi. Je

gagnais ma vie et j 'ai acheté ma première caméra et j 'observais tout le

Il y avait un magnifique mannequin qui venait souvent.

Elle s 'appelait Ashley Montgomery.

Je gardais ses mégots de cigarette.

Ils avaient encore la trace de son rouge à lèvres et...

Et une très légère odeur de son parfum. Et une fois chez moi, je m 'allongeais

nu dans mon pieu et je... Je mettais les mégots sur mon corps.

Et parfois sous ma langue. Et même dans mes fesses, une fois, en me masturbant.

Mais je ne trouvais pas ça bizarre. Dites -moi, c 'est toujours cette monde

mariage ? Oui. Je pensais que personne ne m 'aimerait jamais.

Je m 'étais juré que si un jour, je trouvais la bonne personne, je n

pas une seconde. Et quand je t 'ai vu aujourd 'hui, J 'ai vu une femme à la

hauteur, une femme qui pourrait me supporter et m 'en mettre plein la

'il le fallait.

Je suis euphorique.

Et en même temps, ça me terrifie.

Mon cœur sombre bat pour toi.

Voilà mes voeux, Caroline.

Ma promesse.

J 'ai une chanson qui me fait penser à toi.

Trois jours plus tard, on s 'est mariés dans le plus grand secret.

Il avait beaucoup d 'affection pour moi.

Les six premiers mois, on était étonnamment heureux ensemble.

Et ce fameux soir, quand... quand Simon n 'est pas rentré, c 'est là que j 'ai

craint le pire.

Mais je n 'ai pas appelé la police, je savais qu 'il m 'en voudrait si je le

fais.

C 'est au bout de trois jours que je me suis dit que quelque chose avait du mal

se passer.

Écoutez, Caroline.

Si la police n 'a pas réussi à comprendre les circonstances de sa mort,

pense sincèrement pas pouvoir y arriver.

Mais vous avez trouvé la fillette.

Les gens se confient à vous avec facilité. Honnêtement, j 'ai retrouvé

fille sans vraiment le vouloir.

C 'était un coup de chance. Je n 'ai vraiment aucun mérite dans toute cette

histoire.

En général,

Les gens viennent me chercher.

Je ne pousse personne.

Ils parlent.

Parce qu 'ils veulent qu 'on parle d 'eux.

Vous vous semblez chercher quelque chose d 'autre.

Vous deviez pourtant vous douter qu 'en venant ici, j 'allais vous demander de m

'aider.

Sophie, bien sûr, vous êtes venue ici pour une toute autre raison, monsieur

Fred.

Il faut que j 'y aille.

Je peux avoir mon manteau, s 'il vous plaît ?

Caroline ?

Caroline

?

Ce n 'est que moi.

J 'ai oublié mon téléphone.

Oh, c 'est pas vrai. Je m 'excuse. Je suis désolé. Désolé, je... Je m 'excuse.

Mais qu 'est -ce que vous faites ici ? Vraiment désolé, j 'avais laissé mon

téléphone. J 'ai bien failli mourir de peur.

Comment vous êtes entré ? J 'ai vu le code.

Je m 'excuse.

Vous m 'observiez sous la douche où j 'ai rêvé ? Je ne voulais pas. Je suis

désolé.

Ça vous a plu de me regarder, pas vrai ? Écoutez, c 'était plus fort que moi.

Je pensais justement à vous.

Il faut que j 'y aille.

D 'accord. Au revoir, monsieur le voyeur.

Ravi que vous ayez apprécié la vue.

Au fait, vous aviez raison.

Une belle occasion ne se présente seulement qu 'une fois.

Hé,

je t 'observe, Caroline.

Je vois tout, tu sais.

Non, Tommy, donne -moi ces gants. J 'en ai besoin.

Merci. Fais voir ton visage.

Fais voir ton visage.

Allez, dépêche -toi.

S 'il te plaît. Hello.

Donne -moi ces gants. Allez, Tommy.

Maman a besoin du gant.

Salut, toi. Bonsoir, Trésor. Bonsoir.

Salut, bonhomme.

Je crois que Tommy a fait pipi dans le bain. Oh, petit salopio. C 'est

dégoûtant. Tu veux bien prendre leur lait ? Bien sûr. Alors, c 'est pour moi,

'après -pipi dans le bain. Oui, c 'est ton tour.

Et ta journée ? Très chargée.

Et toi ? Bonne.

Je me réveillais avec le besoin étrange de me rendre à l 'endroit où le corps de

Simon avait été retrouvé.

Excusez -moi ! Le 537 Est sur la 111ème rue n 'était maintenant qu 'un simple

terrain vague.

Et il ne détenait aucune réponse aux questions que je me posais.

Simon était -il mort dans les décombres ou se trouvait -il dans l 'immeuble

avant sa démolition ?

Et si c 'était le cas, pourquoi ? Et comment était -il rentré sans clé ? Le

concierge qui s 'occupait de l 'immeuble voisin, Louis, je m 'appelle Porter

Vren, n 'avait rien de plus à ajouter à l 'enquête qui avait commencé 17 mois

plus tôt.

Une raison qui expliquerait comment la victime aurait pu se procurer une clé ?

Oui, bien sûr, il y en a un tas même.

New York, c 'est une grande ville.

Je vous remercie.

Amplie d 'une culpabilité lancinante, j 'avais besoin de temps pour réfléchir à

ce qui s 'était passé.

Je m 'étais fait la promesse de ne plus jamais revoir Caroline.

Et pourtant, lorsque mon téléphone sonna, je l 'invitais à déjeuner.

Je ne me sens pas coupable.

En fait, porteur, je suis assez seule, vous savez.

J 'ai Charlie, évidemment, mais je ne peux pas lui parler de tout.

Simon est un sujet assez tabou pour lui.

Charlie a commencé à visiter des maisons dans le New Jersey.

Petite clôture blanche, jardin derrière la maison.

Et aussi deux enfants et un chien.

Il n 'y a qu 'avec vous que je peux discuter de tout ça.

D 'ailleurs, j 'aimerais beaucoup vous montrer quelque chose.

Aujourd 'hui, tout de suite.

Si vous avez du temps à m 'accorder, cela va de soi.

Vous avez de l 'argent dans cette banque ? Non.

Je garde Simon ici.

Tout ce qui se trouve dans cette chambre forte représente Simon.

Il faut que vous compreniez une chose, Porter.

Simon n 'a jamais vraiment été une personne heureuse.

Il passait sa vie à chercher la vérité.

Sur chacune de ses cartes mémoires se trouve une vérité qu 'il était fier d

'avoir enregistrée. Et s 'il n 'en était pas satisfait, il la jetait.

Il les considérait comme de vraies pellicules de films.

Pas de recyclage et aucune copie.

Il tenait beaucoup à ce que chaque vidéo soit unique, comme la seule source d

'une vérité capturée.

Je vois.

Vous voulez commencer par laquelle ? Je m 'en vais par terre.

Ne m 'en voulez pas, j 'ai vu ces vidéos tellement de fois, c 'est épuisant.

Je vais prévenir l 'accueil que vous restez là.

Très bien.

Merci, porteur.

Ça doit être l 'instant le plus bizarre de ma vie.

Appelez -moi quand vous aurez fini.

D 'accord.

Oh, en voilà une.

Gare -toi, gare -toi. Allez, Max, gare -toi.

Vite.

Salut, ma belle. Salut, les garçons. J 'ai froid et je me sens seule. Oh, on se

sent seul aussi. Ouais. C 'est 200 pour la totale.

Tu l 'as vue, Billy ? Non, trop moche pour moi. Je dépenserai pas autant. Elle

est pas moche.

Elle est quelconque, dirons -nous. Elle est banale, ordinaire. Ça va, arrêtez

votre baratin. On dirait que t 'es intéressé.

Je pourrais l 'être, ouais. Je pourrais bien l 'être. C 'est quoi vos petits

prénoms, les garçons ? Billy Simon.

Oh, ouais. Allez, Billy et Simon. Je l 'aime bien, allez, monte.

Je ne sais pas pourquoi, mais je l 'aime bien.

Elle monte, ça y est, elle monte.

Salut, les jolis.

Elle parle, attention, elle parle.

Simon.

Salut.

Tu peux m 'ouvrir ? J 'ai changé la serrure.

Ok, super. Ouvre la porte.

D 'abord, je veux que tu répondes à trois questions.

Arrête, Simon. Ouvre -moi. Il faut que j 'aille aux toilettes. Totale honnêteté.

C 'est tout ce que je demande. Première question. Quand je ne suis pas là, à

quelle fréquence te masturbes -tu ? Je rêve. Va te faire foutre. Ouvre cette

porte.

Je ne le crois pas.

Au moins une fois par jour, ça te va ? Question numéro deux. As -tu déjà

fantasmé sur Billy ? Oui.

Troisième question, dépêche.

Dernière question, quand tu as enfin fini par retrouver ton père biologique,

quelle est la dernière chose qu 'il t 'ait dite ? Va te faire voir, je joue

à ton petit jeu débile.

Sérieux ? C 'est toi qui vois.

Arrête, tu connais déjà la réponse, espèce de taré, ouvre cette porte.

J 'ai gagné.

C 'est pas vrai.

Il a dit, tu n 'es pas ma fille, alors dégage de chez moi.

La dernière chose.

La dernière chose qu 'il ait dite, c 'est enfin sauf si tu veux me tailler

pilane.

Tu veux qu 'on se commande un truc ?

Allô ? Monsieur Vren, Walden Campbell à l 'appareil. J 'appelle du bureau de

monsieur Hobbs. Il aimerait s 'entretenir avec vous tout de suite.

Me parler en personne ?

Excusez -moi ! Hé ! Hé

!

Jolie vue.

Monsieur Porter Vren, le chroniqueur du malheur de l 'être humain. Mon cher

monsieur, je vous remercie d 'être venu.

Oh, je vous en prie, asseyez -vous.

Je souhaite en effet m 'entretenir avec vous d 'une affaire très délicate.

Asseyez -vous.

Je suis au courant de votre petite aventure avec des chairs.

et sublime Caroline Cronley.

Ce n 'est pas vraiment... S 'il vous plaît, je vous prierai de ne pas m

'interrompre. Bien.

Sachez que Mme Cronley m 'envoie très régulièrement une vidéo sur des petites

cartes mémoires provenant d 'une caméra. Il s 'agit de la même vidéo à chaque

fois. Que contient -elle ? Des images fort compromettantes pour moi.

Est -ce qu 'elle réclame de l 'argent en échange ? Non, non, il n 'y a eu aucune

demande, vous savez. Elle est foutrement maligne et manipulatrice, monsieur

Vren.

Vous êtes sûr que c 'est elle qui les envoie ? Eh bien, c 'est la seule

qui est, disons, susceptible d 'être en possession de cette vidéo.

Ok, donc je... je lui en parle.

Elle me dit que ce n 'est pas elle qui l 'envoie.

Je fouille dans ses affaires et je ne trouve rien.

Et après ? Et après ?

Eh bien, vous poursuivez vos recherches.

Vous vous débrouillez, c 'est tout.

Écoutez, c 'est insensé. Non, vous travaillez pour moi.

Et je peux vous faire renvoyer et vous trouver un remplaçant aussi vite que j

'enfile mes chaussures. Je suis au courant de votre situation financière,

savez. Je sais que votre maigre salaire de journaliste couvre tout juste votre

prêt immobilier et que votre femme paye pour tout le reste. Je me trompe,

monsieur Vren ?

Votre renvoi viendrait avec une accusation de fraude et un long, oh oui,

très long procès, ce qui obligerait ensuite votre banque à se saisir de

charmante petite maison en plein Manhattan.

Une maison, ça se vend, monsieur Hobbes. Oh, vous n 'aurez pas le choix lorsque

votre femme, bouleversée par la découverte de votre liaison, opérera l

ses patients avec un petit peu moins de concentration que d 'habitude.

Les procès pour faute médicale ont ruiné la carrière de beaucoup d 'excellents

médecins. Eh oui, je me doutais bien que vous trouveriez cela motivant.

Vous êtes devenu célèbre pour vos talents de détective.

Vous avez retrouvé cette fillette alors que les meilleurs enquêteurs avaient

échoué avant vous.

Cette soudaine célébrité vous a poussé à vous retrancher dans le confort de

votre chronique.

Vous n 'êtes qu 'un gratte -papier qui a besoin de stimulation.

Oh, vous étiez bon autrefois. Et maintenant, il va vous falloir redevenir

meilleur, M. Bren.

Pour moi.

J 'ai eu une drôle de patiente aujourd 'hui.

Ah ouais ? Elle se plaignait de polyarthrite rhumatoïde.

Mais tu es chirurgien.

Je sais, mais c 'est elle qui a insisté pour que je l 'examine.

J 'étais un peu étonnée parce que...

Elle n 'avait qu 'une trentaine d 'années. Très jolie fille. J 'ajouterais

taille mannequin.

Bref, quoi qu 'il en soit, j 'ai examiné minutieusement ses mains et elle n

'avait pas de polyarthrite.

Qu 'est -ce qu 'elle avait ? Rien.

Ses mains étaient parfaites.

Mais elle avait mal ?

C 'est ce qu 'elle disait, mais je l 'ai vue tripoter son sac dans la salle d

'attente en allant la chercher, et elle aurait été incapable de le faire avec

les symptômes qu 'elle décrivait. En plus, quand les patients ont vraiment

il me supplie de leur donner des trucs plus forts que ce qu 'ils peuvent

en pharmacie, et... Elle, elle n 'a rien demandé.

Donc, est -ce que tu crois qu 'elle a menté ? J 'en suis même sûre.

Encore une dérangée ? Je crois pas, non.

Et si on arrêtait de parler demain, examinant les autres parties ?

C 'est qui, bordel ? Personne.

Pas.

Eh, papa, tu répares un vieil ascenseur ? Non, ça, c 'est un nouveau système de

boîte de commande. Pas.

Depuis quand tu répares des ascenseurs ? Sinon, habille -toi.

Ouais, dis, quand tu as quitté le Dakota pour retrouver l 'autre ?

Simon ? Qu 'est -ce que...

Merde, Simon.

Arrête tes conneries, Simon.

Simon, réveille -toi.

Merde, merde.

J 'ai besoin d 'une ambulance.

Je crois que mon mari a fait une overdose de somnifères.

Oui, au 411 Est, sur la 3e rue, appartement 12.

Faites vite. Non.

Non, non, je ne peux pas vous dire s 'il respire encore.

Oh, merde.

Envoyez vite une ambulance.

Allez.

Oh, merde.

Réveille -toi.

Simon.

Simon.

Je t 'en prie. Je t 'ai eu.

Je n 'arrive pas. Sérieux ? Qu 'est -ce qui tourne par en chez toi ? La vache. C

'est trop génial. C 'est pas drôle, ça va pas te faire des trucs pareils.

C 'est un vrai taré. Je te jure, t 'as été incroyable. T 'es dingue. J 'ai

appelé l 'urgence, moi, c 'est le coup.

Baby, c 'était...

Je vous préparais justement un verre. Mais t 'es moins de drogue cette fois.

Donc vous êtes censé travailler sur votre chronique, c 'est ça ? Je l 'ai

terminé.

Encore une mémorable ? Oui, mais seulement parce que j 'ai rarement

mon travail.

Un flic tué chez lui avec son propre flingue.

Par sa fille de 12 ans.

Par accident, bien sûr.

Il mérite mieux que le temps que je lui raccorde.

Pour être franc, il y a une raison si je suis là ce soir.

J 'avais aussi prévu autre chose.

Peut -être qu 'on pourrait remettre ça plus tard.

J 'irai définitivement en enfer.

Non.

Ta femme est attirante, non ? Je pense que tu

connais déjà la réponse.

Je pense que oui.

Tu es allée la voir à l 'hôpital.

J 'avoue.

Pourquoi ? Curiosité féminine.

Elle savait que tu mentais.

Oui, il y a des gens. Ça me fait pas rire.

C 'était complètement tordu de faire un truc dans ce genre.

Excuse -moi.

Je pensais pas à mal, tu sais.

Elle est intelligente, Caroline.

Très, très intelligente.

Plus que moi ? Oui.

T 'as l 'air sûre de toi. Personne n 'est plus intelligent que ma femme,

-moi. Je t 'assure.

N 'essaie plus jamais de la contacter.

D 'accord ? Jamais.

C 'est clair ? Oui,

c 'est clair.

Bien.

Je vais te poser une question.

Tu veux savoir quoi ?

Elle est douée, Oli ? Très douée, oui.

Elle t 'aime et tu l 'aimes ? Oui, énormément, oui.

Alors, en quoi c 'est différent ? Je pense que c 'est difficile de comprendre

quand on n 'a pas d 'enfant.

Et c 'est quand même ? En fait, quand tu deviens parent, la mort se mêle à tout

le reste.

Dans un sens, tu prends conscience que tu vas mourir.

Je n 'avais jamais pensé à ça avant.

Je ne sais pas si l 'un de mes gosses devait mourir.

Enfin bref, tout ça, ça s 'immisce dans ta vie de couple et

c 'est compliqué.

Est -ce que depuis notre dernière fois, tu lui as fait l 'amour ? Oui, hier

soir.

ce que tu as pensé à moi ? Oui.

Je parlais pas de penser à moi parce que tu culpabilises.

Oui.

Je parle de faire l 'amour à ta femme tout en imaginant que c 'est moi à sa

place.

Oui.

Et quand tu la baisses, tu la regardes dans les yeux en te disant, on va passer

le reste de notre vie ensemble.

Oui.

Et alors, ça te fait quoi ? C 'est

plutôt réconfortant et terrifiant en même temps.

depuis notre toute première rencontre.

On peut savoir à quoi tu penses ?

J 'essaie de décider si ce

serait mieux de... de fouiller ton appartement en ton absence.

Ou de te demander carrément où elle est.

Mais où est quoi ? Hobbes m 'a demandé de trouver une vidéo qu 'il te soupçonne

de lui envoyer.

Oh, merde.

Quoi ? Alors ça, je peux pas le croire, c 'est pas vrai.

Dis -moi.

J 'allais te demander de la retrouver pour moi.

Quoi ? Ils ont ratissé mon appartement et fouillé mon ordinateur. Ils me

surveillent partout où je vais. J 'ai aussi droit à des menaces.

C 'est pour ça que je voulais que tu m 'aides à la retrouver. Attends, est -ce

que tu sais ce qu 'il y a sur cette vidéo ? Je ne l 'ai jamais vue, mais j

'étais là pour l 'enregistrement, oui.

Ça va, arrête de te foutre de moi.

Si ce n 'est pas toi qui l 'envoie à Hobbes, alors qui ? Je l 'ignore.

J 'espérais que tu pourrais le découvrir. Il faut que tu me crois.

Ok. Tu peux peut -être commencer par m 'expliquer toute l 'histoire.

C 'est délicat.

Il faut que tu comprennes que...

Simon adorait tester mes limites. J 'étais devenue une expérience

pour lui.

Je suis prêt à faire ce que tu veux, tant que je n 'ai pas à blesser quelqu

Si toi, tu t 'engages à faire ce que je veux. Va te faire voir, tu ne me fais

pas peur.

Ah non ? Donc tu relèves le défi ? Oui.

Dis -moi ce que je dois faire.

Tu devras tenir la main d 'une personne mourante à l 'instant fatidique.

Je relève le défi.

Toi, je veux que tu couches avec,

disons, quelqu 'un d 'inattendu.

Je relève le défi.

Je veux une preuve.

Jouer à ce genre de jeu, ça devient vite intéressant.

C 'est presque... C 'est presque excitant.

Je dirais... Je ne sais pas comment trop l 'expliquer.

Essaye.

Il est parti avec sa caméra trouver quelqu 'un de mourant dans un hôpital, j

'imagine. Et moi, je suis partie à la recherche d 'une personne inattendue

qui coucher.

C 'est -à -dire ? C 'est -à -dire qu 'un chauffeur de taxi ou une femme, c

'était trop prévisible pour Simon.

Je devais toujours en faire plus.

Il avait le don de me pousser.

À lui mentir jusqu 'où je pouvais aller.

Juste pour voir si j 'étais à la hauteur.

Je me suis assise dans le hall pour réfléchir.

J 'ai d 'abord pensé à me rendre chez le maire, à Gretty Mansion.

J 'ai aussi envisagé un joueur de Yankee.

Et puis, hop, c 'est passé par là.

J 'étais persuadée de l 'avoir vu dans un reportage au sujet d 'un gros rachat

ou d 'une fusion.

Bref, j 'étais pas sûre de moi.

Le garçon d 'étage a confirmé que c 'était bien le millionnaire mania de la

presse auquel je pensais. Et mille dollars plus tard, j 'avais le numéro de

chambre.

Et ensuite, tu as tout enregistré.

C 'était pas compliqué. J 'avais placé la caméra dans une poche de mon sac,

posée sur la table.

Le lendemain, Simon a attrapé mon sac et la clé USB et j 'ai jamais pu rien

voir.

Il a jamais honoré sa part du marché. Je l 'ai détesté pour ça. Je suis restée

sous la douche pendant trois bonnes heures.

Et j 'ai juré de plus jamais me préoccuper de ce que Simon pensait de

Quand il a vu la vidéo, il a eu peur, on s 'est disputé. Et quand il est mort,

je croyais que la vidéo serait dans sa collection, mais je ne l 'ai pas

Alors, pourquoi moi ? Je t 'en prie, tu

étais parfait pour cette affaire.

Donc, tout ça, entre nous, c 'était juste...

que je t 'aide à retrouver cette vidéo de merde.

Dis -le -moi.

Oui.

Est -ce que tu m 'en veux ? Non.

Mais à moi.

Tu dois comprendre que c 'était juste pour arriver à mes fins.

Mais j 'ai appris à te connaître et je me suis attachée à toi. Tu dois me

croire, porteur.

Hobbes tient à récupérer cette vidéo.

Il n 'hésitera pas à me tuer pour l 'avoir.

Tu sais, tu dis un tas de choses là.

Mais tu ne me dis pas ce que je veux savoir.

Je t 'ai dit tout ce que je savais. C 'est faux et il y a une raison à ça. Si

Hobbes est si déterminé à récupérer cette carte mémoire, c 'est parce qu 'un

type de son âge serait fier d 'avoir la preuve qu 'il a baisé une femme aussi

jeune et jolie que toi sans l 'avoir payée.

Et si Simon t 'a dit de coucher avec quelqu 'un, il y a une raison s 'il s

énervé quand il a vu les images.

Alors, Dis -moi tout.

Maintenant.

Ou je m 'en vais. Je t 'ai tout dit. Il faut que tu me crois.

Je te le promets.

J 'ai besoin de toi.

S 'il te plaît.

Aide -moi, je t 'en prie.

Ok, ok, ok.

Que puis -je faire pour vous en cette belle soirée, messieurs ? Donne -nous la

vidéo.

Je l 'ai pas encore. T 'es bien sûr de ça ? Tu sors pourtant de son

Et pourquoi tu réponds pas à ton téléphone, hein ? Tu comptes

vendre la vidéo à quelqu 'un d 'autre ? Non, non, non.

Tu croyais pouvoir baiser Hobbes, hein, c 'est ça ? Allez.

Et ne nous oblige pas à revenir demain et à retourner ta maison, sale enfoiré.

S 'il vous plaît, attendez !

fait arriver un jour.

J 'ai bêtement gardé mon portefeuille à la main en sortant du taxi.

Il m 'a sauté dessus.

Je suis désolé.

Ça te fait bien arriver.

Arrête, tu me fais peur quand tu dis ça.

Salut, porteur.

Ta femme est en colère, tu pisses du sang et tu as toujours une chronique à

écrire.

Mais au lieu de te mettre au boulot, tu continues tes recherches et tu découvres

que le père de Simon Crowley, Franck, vit en maison de retraite dans le

Monsieur Crowley ? Je suis un ami de Caroline.

J 'espérais que vous pourriez m 'aider.

Est -ce que votre fils vous aurait laissé une caméra ou une carte mémoire

hasard ? Vous savez, une carte mémoire.

Il va bien ? Ok, j 'arrive.

Je vais vite.

Dis -moi si c 'est grave.

J 'ai pu lui examiner sa blessure.

La trajectoire de la balle dans le muscle lui laissera une cicatrice.

Mais pas sur toute la profondeur.

Ce qui veut dire ? Ce qui veut dire que notre fils ne pourra jamais plier son

bras à son maximum à cause de ça.

Et Joséphine ? Touchée à la rotule gauche.

Elle devra faire de la rééducation. Elle en a pour au moins un an.

Joséphine était avec les enfants dans l 'ambulance.

Mais le policier qui l 'a interrogée a dit qu 'elle était plutôt incohérente.

Elle lui a dit qu 'un homme est entré dans la maison et l 'a menacé avec une

arme. Il cherchait quelque chose de précis.

Tu sais qui ça peut être ? Oui, j 'ai une petite idée.

Hors de question.

Que mes gosses soient mêlé à sa porteur.

Je sais.

Papa ? Ma poupette.

Ne pleure pas, ma puce. Viens là.

Oh, ma poupette.

Tout va s 'arranger, je te le promets. Qu 'est -ce que je fais là, maman ? Ce n

'est rien, mon amour. Tout va bien.

Qu 'est -ce que j 'ai eu ? Je t 'expliquerai tout après.

J 'emmène les enfants chez ma mère.

Lève -toi. J 'ai mal, maman.

Et pour son bras ? Ils ont besoin de la chambre.

Il est largement en état de voyager. Je prendrai soin de lui là -bas. Fais

attention à ton bras, d 'accord ? Tu viens avec nous chez grand -mère ? Tu as

été très courageuse.

Non, pas cette fois, ma puce.

Pourquoi ? Viens, ma chérie.

Laisse -moi te raccompagner.

Je ne préfère pas. Je ne sais pas si je pourrais réussir à contenir ma colère

plus longtemps.

Quand votre enfant naît ne serait -ce que frôlé par une balle, alors tout

bascule.

Je devais joindre Hobbes, et le seul moyen était de passer par Campbell son

attentant.

Je n 'avais plus peur de ce que mon désespoir pouvait me pousser à faire.

Ouvre l 'autre porte ! Prenez mon arche ! Ferme -la ! Entre !

Oh, Seigneur ! Avance ! Pitié, ne me tuez pas ! Tu sais qui je suis ?

Non. Je m 'appelle Vren.

Porteur Vren.

Tes gorilles ont tiré sur mon fils aujourd 'hui. T 'es au courant de ça ?

! C 'est lequel ton couteau le plus tranchant ? Oh, Seigneur, de pitié !

Quel tiroir !

Je veux parler à Hobbes. C 'est impossible, il est à Londres.

Non.

Non, on va lui dire de rappeler ses spires et vite. Non, il est injoignable,

vous le jure.

Réfléchis bien, Campbell.

Mon fils n 'a que trois ans.

C 'est un petit ange, un garçon innocent, Campbell. D 'accord.

Très bien, très bien, très bien.

Zéro, un, quatre, quatre, neuf, cinq, cinq... Six, quatre, six, sept, deux,

huit, sept.

Monsieur Hobbs Campbell, navré de vous réveiller.

Hobbs, c 'est Porter Vrain.

Un de vos sbires est rentré chez moi et a tiré sur mon fils de trois ans et sa

baby -sitter.

Écoutez -moi bien, espèce de salopard.

Si vous ne rappelez pas tout de suite, vous sommes...

Je fais un millier de copies de cette vidéo et je l 'envoie à chaque journal

à chaque putain de chaîne de télévision.

Je peux devenir un véritable fou furieux. Je me fous pas mal de vos

si je dois plonger, j 'emporterai tout sur mon passage.

Et vous plongerez avec moi, espèce de gros porc.

Alors rappelez -vous de Gorille, ou je vous détruis. Je peux bien vous accorder

un répit de 24 heures, monsieur Vren, qu 'en dites -vous ?

Si vous échouez à me livrer cette satanée vidéo d 'ici demain soir lors de

retour à New York, les incidents d 'aujourd 'hui ressembleront à un

parcours de santé en comparaison de ce qui vous attend si je ne la récupère pas

vite.

Je sais pas comment il a fait, mais il a réussi.

C 'est drôle. Bien.

Papa. Hé, papa.

Tu m 'en dis comment actionner l 'ascenseur avec la télécommande ? La

commande à l 'arrière du panneau. Vous voulez un dessert, Franck ? Oui, mais le

câble électrique ou l 'optique ? Optique. Il te faut un câble optique

fermer le circuit.

Cette caméra me dérange.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Franck, pas trop consigne. Je sais, je sais, mais

Je vais partir ce soir pour quelques temps et je veux que tu sois sur le

papa. D 'accord ? Bien. Moi, je vais y aller. Je dois rentrer. Je dois aller

récupérer des médicaments pour Earl. Madame Segal, j 'ai un double de clés à

faire. Vous pouvez me déposer en ville ? Oui, bien sûr, mon grand. Merci.

Papa.

Papa, je vais y aller. D 'accord ? D 'accord.

Au revoir.

Moi aussi.

D 'accord.

Madame Segal.

C 'est l 'heure de ma sieste.

Dites... Ça vous dérangerait de nous laisser une minute ? Vous savez, entre

et fils.

Merci.

Dis au revoir, madame. Oui, j 'ai dit au revoir. Parfait.

Papa, je veux que tu saches que je t 'en ai jamais voulu pour ce qui est arrivé

à maman, ok ? Et...

Peu importe ce qui se passe à partir de maintenant, tu n 'as rien à te

reprocher.

D 'accord ? Je veux que tu regardes ça.

Autant de fois que nécessaire.

Jusqu 'à ce que tu aies accepté cette vérité.

Je t 'aime, papa.

Cette Madame Segal devait être Norma Segal, un nom que j 'avais déjà remarqué

dans le registre de la maison de retraite.

Elle rendait visite à Franck deux fois par semaine.

J 'avais trouvé une adresse dans le Queens.

Et comme Franck rôlait, je n 'avais plus beaucoup de temps.

Elle était ma seule piste.

Bonsoir.

Hello.

Oh, Seigneur, sortez.

Sortez. Je vous appelle.

Calmez -vous.

Non, non, non. Ne le faites pas, je vous en prie.

Laissez. Non.

Voilà. Tenez, prenez -le.

Allez -vous -en. Madame Segal, je suis désespéré.

Je suis vraiment désolé d 'être rentré chez vous sans permission, mais j 'ai eu

tort. J 'ai besoin de votre aide, Madame Segal. Pitié.

Comment vous connaissez mon nom et ce que je vous connais ? Je suis... Je m

'appelle Porter Vren.

J 'écris une chronique pour un journal.

Écoutez, je risque ma carrière en vous révélant mon identité.

Vous devez me croire.

Je lis votre chronique toutes les semaines.

Je ne suis pas là pour le journal. Je vous promets que rien ne sortira d 'ici.

J 'essaie d 'aider Caroline.

Si vous pouviez répondre à quelques questions.

Je vous en serai très reconnaissant.

Très bien.

Donc, Simon était un ami de la famille ? Oui, quand ils étaient petits, Simon et

Michael étaient comme qui dirait séparables. Ah oui ? Ils avaient gardé

? Michael s 'est noyé à l 'âge de 8 ans.

Simon a continué à venir à la maison le soir après l 'école.

Frank travaillait beaucoup et la mère de Simon avait déjà quitté ce monde.

Il était comme un fils de subs... Constitution pour nous, si on peut dire.

Donc, vous rendiez visite à Frank Crowley, le père de Simon, et vous

le cabinet, c 'est ça ? Oui, en effet.

Simon nous envoyait 2000 dollars par mois par le pied de sa société.

Quand il a commencé à bien gagner sa vie, il voulait prendre soin de nous.

Ça me gênait beaucoup. Je me suis dit que nous devions mériter cet argent.

Alors, j 'ai commencé à aller voir Frank deux fois par semaine à la maison de

retraite.

Franck et moi sommes devenus proches au fil des ans.

Bref, j 'ai commencé à facturer la société de Simon pour les visites en

des factures avec l 'entête du cabinet de Hearth.

Dites, est -ce que vous aimeriez peut -être vous asseoir et aller en bas ?

sûr.

Mais après... Vraiment désolé.

Dites, qu 'en est -il de ces...

Virement de 5000 dollars.

Oh, ça, c 'est pour une chose tout à fait différente.

Simon disait qu 'il avait une tâche à me confier et qu 'il me paierait 5000

dollars. Il m 'a dit de facturer l 'entreprise et d 'envoyer quelque chose

quelqu 'un. J 'avais juste à sortir la facture sur le papier en tête du cabinet

comme je le faisais.

Était -ce une carte mémoire par hasard ? Oui, une carte mémoire, vous avez

raison. Il m 'a donné une boîte remplie de ces petites choses en plastique, mais

je... j 'ignorais ce qu 'il y avait dessus.

Je ne les ai jamais regardées.

Simon disait que dès qu 'on avait besoin d 'argent, il suffisait de suivre ses

instructions, poster une de ses choses et facturer la société.

C 'est un jeune homme admirable.

Oui, admirable.

Madame Segal, j 'ai besoin de cette boîte. Oh non, non. Simon m 'a fait

promettre de ne la donner à personne. Vous continuez à facturer la société.

devez... vous ne devez plus en envoyer.

Vous êtes sûre ? Parce qu 'il ne me reste qu 'une seule et je me demandais

comment en faire d 'autres.

Il me faut cette carte mémoire.

C 'est une si petite chose.

J 'ignore ce qu 'elle peut bien contenir.

Je souffre d 'un bon point.

Et pour tout vous dire, je suis incapable d 'avoir...

Des relations intimes dites normales. Ça ne fonctionne plus.

Il y a d 'autres choses dans la vie, vous savez.

Il y a une chose que vous ne me dites pas.

Bien.

Allez -y.

Vous n 'avez pas à avoir honte, vous pouvez tout me dire, vous savez. Je suis

tout à fait capable de garder un secret.

Eh bien, tout ça s 'est passé il y a bien des années de

cela.

Alors il est grand temps d 'en parler à quelqu 'un, non ?

des sommes les plus riches d 'Australie.

J 'avais pris ce travail juste pour contrarier mon vieux père.

Enfin bref, nous avions une semaine de perm à Marseille.

Mon petit doigt me dit qu 'il y a une femme dans cette histoire.

Oui, tout aussi magnifique que vous.

Cette femme était la prostituée la plus chère de tout Marseille et j 'ai fait

une chose de considérablement stupide à l 'époque.

Vous avez fait quoi ? J 'en suis tombé amoureux.

Et je lui ai donné ma toute dernière pièce juste pour pouvoir la regarder

les yeux quelques minutes de plus.

Ça m 'a brisé le cœur de devoir lui dire au revoir.

Je l 'ai embrassée et je lui ai dit que je l 'aimais.

J 'ai déambulé dans les rues de Marseille jusqu 'au port, quand tout à

certains...

Certains de ces réguliers des marins de Marseille me sont tombés dessus et se

sont acharnés sur moi assez violemment.

L 'un d 'eux m 'a planté son couteau dans l 'entrejambe au moins une douzaine

fois et ils m 'ont laissé pour mort.

Oh mon Dieu.

Oui, ma masculinité a été sérieusement touchée. Je... À vrai dire, je...

J 'ai été...

Ils m 'ont charcuté.

Évidemment, j 'ai consulté les meilleurs médecins du monde, mais... certaines

choses sont irréparables.

Je n 'avais que 20 ans quand c 'est arrivé.

Est -ce que je peux voir ? Oh Seigneur, non, c 'est... c 'est trop embarrassant.

S 'il vous plaît.

Vous ne me trouvez pas repoussant ? Non.

Je vous trouve très séduisant.

J 'aimerais à mon tour vous raconter une petite histoire que je n 'ai

jamais racontée avant ce soir.

Ça remonte à quand j 'étais petite.

Je voulais vraiment un cheval.

Tous les jours, j 'en demandais un à mon beau -père. Je le suppliais et je le

suppliais. Et un jour...

J 'aimerais infiniment, ma chère, déposer mes lèvres à un

endroit particulier, vous voyez.

Est -ce que vous m

'autoriseriez à faire cela ? Vous avez le droit de

refuser, bien sûr.

Vous pouvez, oui.

M. Vren, pouvons -nous nous comporter comme des gentlemen cette fois ? Je

souffre d 'un bon point.

Et pour tout vous dire, je suis incapable d 'avoir des rêves.

M. Vren, j 'aimerais vous poser trois questions.

Je vous écoute.

Est -ce bien Caroline Crowley qui m 'a envoyé ces cartes mémoires ? Non.

Qui est dans ce cas ? Une femme sans victoire.

Elle ne faisait que suivre les ordres de Simon Crowley. Je vois, telle

visionnée, ce qu 'il y a dessus.

Non. Et vous ? Ça, ça fait quatre questions.

Faites -moi plaisir, porteur.

Et j 'ai quelque chose qui devrait vous intéresser.

J 'ai effectivement regardé la vidéo.

Un spectacle divertissant, n 'est -ce pas ? Bref, je conserve précieusement

depuis quelque temps maintenant et...

Puisque nous sommes dans l 'esprit du tout est bien qui finit bien, je tenais

vous remettre cette chose en main propre.

Nous avons eu accès à l 'appartement de Caroline Crowley. D 'ailleurs, je pense

qu 'elle se doute de quelque chose.

Oui, en effet. Nous étions à la recherche de la vidéo et nous avons

un tas de clés chez elle. Nous avons réussi à toutes les identifier, excepté

celle -ci.

J 'aurais pu en rester là, laisser tomber.

Remettre de l 'ordre dans ma vie, mettre de questions sur la mort de Simon

restait en suspens.

Et le fait est que cette clé pouvait percer les secrets de Caroline.

Elle était une énigme à laquelle je ne pouvais renoncer.

Je peux vous aider ? Bonjour, c 'est moi, porteur.

Oui, dans le temps, je livrais du charbon à ces deux immeubles -là, en

par ce sous -sol.

Celui qu 'ils ont démoli était en tout point identique à mon immeuble.

Vous voyez ? Les bâtiments sont configurés exactement de la même façon.

Dites -moi, est -ce que l 'équipe de démolition examine l 'ascenseur avant de

renvoyer au sous -sol ? L 'autre ascenseur se trouvait déjà au sous -sol,

justement.

Donc, en fait, les policiers qui ont enquêté sur la mort de Simon Crowley n

pas pu l 'inspecter.

Car il était sous six mètres de décombre.

Qu 'est -ce qu 'ils auraient cherché ? C 'est qu 'un ascenseur !

C 'est bon ! Lancez l 'accord !

Oui. Tu viens ?

T

'arrêtes pas d 'acheter du lait en ce moment.

Ils démolissent ce bâtiment demain matin.

Ouais, ben, on peut se dépêcher.

C 'est clos qu 'ici.

Ok.

Tu sais quoi ? Je vais t 'attendre en bas.

C 'est trop glauque.

Caroline ? Caroline ? On doit parler.

Simon, pourquoi est -ce que l 'ascenseur ne marche pas ? Je veux sortir d 'ici.

Viens discuter avec ton mari.

Viens discuter avec nous.

Qu 'est -ce que tu fais avec mon cheval ? C 'est un objet qui appartient aux

deux époux, tu ne crois pas ? Ce trésor a environ un millier d 'années.

Ton téléphone ne marchera pas, j 'ai pris ta carte aussi, mais elle est sous

oreiller.

Ce cheval est fait de jade, il vient de la dynastie Sheng.

Et il vaut environ 1 ,8 millions de dollars à ce que j 'ai lu.

De toute évidence, monsieur Hobbes t 'apprécie.

Et il t 'a apprécié avec sa langue, ça on le savait déjà.

Et il a sûrement dû apprécier ta petite histoire de cheval pour t 'offrir un tel

cadeau.

Tu as cru trouver en lui un père.

Ça t 'a fait te sentir en sécurité ? Raconte -moi l 'histoire.

Non, je te dirai rien du tout.

C 'est fermé.

On s 'en va ? Non, on reste ici.

Tout est fermé, ma puce.

Oh, merde.

Je veux que tu me racontes l 'histoire exactement comme tu lui as dit.

D 'accord.

Bien.

On dirait qu 'on va passer la nuit ici.

Sérieux, je suis prêt à poireauter toute la nuit. J 'ai emporté mon lait.

Et... Si tu ne me racontes pas ton histoire d 'ici demain matin...

Nous serons emportés en même temps que ce bâtiment.

Et nos corps seront broyés sous les décombres et nous serons réduits en

poussière.

Je te raconterai jamais cette putain d 'histoire, ok ? Jamais.

Simon, arrête ! Non, qu 'est -ce que tu fais ? Eh bien, je détruis ton cheval

hors de prix.

Cette clé...

fera remonter l 'ascenseur, alors... Donne -moi la clé. Raconte l 'histoire.

Non, donne -moi cette clé, Simon !

En

fait, c 'est la clé de la boîte aux lettres.

Cette clé déverrouille le cadenas à ta cheville.

Alors, cette histoire ? Je te hais, c 'est mort. Et moi, je t 'aime.

Plus tu attends, plus ce sera dur, alors je t 'écoute.

Non ? Sûr ? Ok, dans ce cas, je

vais devoir boire mon lait maintenant.

Et je me suis entraîné à boire du lait.

Ça va m 'aider à avaler cette clé.

Oh, salopard ! Arrête, ne fais pas ça ! Arrête tes conneries, s 'il vous plaît !

À toi de prendre une décision.

Raconte ton histoire si tu ne veux pas que j 'envoie l 'ascenseur en bas.

Parce que si je l 'envoie au sous -sol, il y a peu de chances pour que tu restes

en haut pendant qu 'il descend.

Je n 'ai pas l 'intention de te la raconter, alors arrête ça.

Dernière chance.

Je vais t 'aider.

Quand j 'étais petite fille... Pitié.

Je voulais vraiment un cheval.

Raconte et je n 'appuie pas sur ce bouton, compris ? Je n 'ai pas envie de

raconter cette histoire.

Ton histoire pathétique en vaut la peine. Non, arrête. Arrête, Simon.

Arrête. Arrête cette ascenseur, pitié. Raconte -moi cette putain d 'histoire.

Pourquoi tu veux pas laisser tomber ? D 'accord. D 'accord que j 'étais petite

fille. Je voulais vraiment le cheval.

Oui. Tous les jours, j 'en demandais à mon beau -père. Arrête l 'ascenseur,

Simon. Au tard. Bye -bye. À plus.

Salut.

En fait, je l 'avais déjà programmé.

Je pensais que tu me le dirais plus tôt.

Enfin, bref.

Donc, mon beau -père, tous les jours, je lui demandais et...

C 'est fait.

Quoi ? C 'est vrai, tu as réussi ? Elle était où ? Désolé, je ne peux pas trop

parler, là.

On peut se retrouver au petit déjeuner ? Avec plaisir.

Salut. Salut.

Dis donc, tu t 'es roulé dans la boue, on dirait.

C 'est une longue histoire.

J 'adore les langues d 'histoire.

Mais avant que tu commences, il y a d 'abord une petite chose que j 'aimerais

vraiment te montrer.

Félicitations.

Merci.

Moi aussi, j 'ai une chose que j 'aimerais que tu vois.

C 'est magnifique.

Qu 'est -ce que c 'est ? Ne joue pas ce petit jeu avec moi, Caroline.

C 'est Simon qui te l 'a cassé, pas vrai ?

Et tu as utilisé le cadenas qu 'il t 'a mis à la cheville pour verrouiller la

porte du sous -sol afin que personne ne puisse trouver son corps. Porteur.

Est -ce que tu savais que Simon avait tout filmé

chaque seconde ?

J 'en ai fait une copie pour toi.

Quant à l 'original, elle est là où tu ne la trouveras jamais.

Si tu tentes de contacter ma femme de quelque façon... Je vois.

Tu protèges tes arrières.

Tu me la racontes à moi.

Quand j 'ai eu 9 ans, j 'ai voulu avoir un cheval.

Et mon cher beau -père, Ron, il n 'était pas disposé à m 'en offrir.

Ma mère était tellement impuissante face à cet homme qu 'elle n 'a même pas

essayé de se battre pour moi.

Alors que mon anniversaire se rapprochait, je suppliais encore et

cheval.

Et à chaque fois que je suppliais, Ron me frappait au visage.

Et je dois bien avouer que mon obsession se renforçait.

Une nuit, il est venu dans ma chambre et il a dit que si je gardais ses visites

secrètes... Et si...

Il avait le droit de me faire ce qu 'il voulait, alors il m 'offrirait un cheval

pour mon anniversaire.

Ça a duré plus d 'une semaine.

Et quand mon anniversaire est enfin arrivé, pas de cheval.

Ce soir -là, quand il est rentré dans ma chambre, je l 'ai menacé d 'aller

raconter à ma mère tout ce qu 'il m 'avait fait subir.

Et c 'est là qu 'il m 'a promis.

Qu 'il allait honorer sa part du contrat.

Et que dès le lendemain, j 'aurai un beau cheval qui m 'attendrait.

Joyeux anniversaire, Caroline.

Il est à toi.

Pourquoi avoir cherché dans la sanglure ? Au fond de toi, c 'est ce que tu

voulais, Caroline.

Au revoir, Caroline.

Non, arrête, pars pas comme ça. Dis quelque chose, au moins.

Sois heureuse.

Aussi heureuse que possible.

Le dégoût de celui que j 'étais devenu atteignait son paroxysme lorsque j

entouré de ma femme et de mes enfants.

Je n 'ai jamais avoué la vérité à Lisa, choisissant de la laisser imaginer le

pire à mon sujet.

Elle s 'est sûrement dit que la chose qui se trouvait désormais en moi était

obscure et mauvaise, et qu 'il valait mieux la laisser là où elle était, tant

'elle restait éloignée d 'elle et des enfants.

Qu 'est -ce que je faisais là ? Peut -être que ça me rassurait de savoir que

Caroline était le plus loin possible de moi.

Comme si je n 'étais pas l 'unique responsable du naufrage de mon mariage.

Peut -être que de l 'avoir mené une nouvelle vie me permettrait de tourner

page.

Peut -être que je me sentais tout bêtement sentimental, en bon idiot que

suis.

Comme un vieux journaliste me l 'a dit lors de mon premier jour, ce n 'est qu

'une histoire, petit.

Une seule et grande histoire.

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