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CERTAINES IMAGES DE CE FILM SONT VIOLENTES ET CRUELLES
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Bouh !
Simon, t'es con.
Je voulais te présenter.
- Désolé. - Pas grave.
Je me disais qu'on pourrait…
boire quelques verres, faire une rencontre.
- T'as faim ? - Trop.
Tant mieux.
T'aurais pas un briquet ?
J'en avais un, je crois.
Je te l'ai dit.
Prochaine fois ?
ATV MORNING NEWS
Dianne Robbins a disparu depuis quatre jours.
Avant cela, elle a été vue avec ses amis.
Sa mère invite quiconque ayant des informations
à la contacter.
Dianne, si tu regardes, appelle-moi, ma chérie.
Dis-moi que tout va bien.
TRACEY ROBBINS MÈRE
Si quiconque la voit,
ou l'a vue quitter ses amis,
dites-moi simplement où ils étaient,
ce n'est pas normal.
Si quelqu'un l'a…
Si vous l'avez,
je ne sais…
Ni pourquoi ni comment,
mais ramenez-la chez elle, c'est ma fille.
RUBAN DE POLICE NE PAS FRANCHIR
- Tu crois qu'il est là ? - Évidemment.
Il va te parler ?
Il me doit bien ça.
Le fait qu'il t'évite, c'est un signe.
Pardon ?
Il t'a baratinée des semaines,
a rien dit pour ton histoire.
Tu cherches, lui donnes l'info,
et bam ! Saisie de drogue, tu peux même pas le couvrir.
Il est promu, et toi tu te fais avoir.
Mais il me le doit.
Ça te rend fou ?
Pas obligé de le dire.
J'y peux rien.
C'était terrible.
Le même, vous pensez ?
L'Urban Ripper, 15 ans après ?
Bonne chance. On en tient un bon.
Tant pis, je vais lui parler.
Passe le bonjour.
Longue pause, non ?
Presque le même modus operandi.
Pas un copieur ?
C'est ta copine qui l'a dit.
C'est pas ma meuf.
En parlant du loup…
La voilà.
Tu devais pas y aller ?
Et vous, gérer la circulation ?
Copieur ou pas, il faut l'arrêter.
Oui, bien sûr. Je reviens.
Jure-moi de ne rien lui dire.
Je ne dirai rien.
- Tu t'es fait un ami. - Oui.
J'ai vu ton article dans le journal. Vraiment très intéressant.
- Merci. - Oui.
Tu sais, écrire,
couvrir ça, je le fais pour…
T'es rentrée comme ça chez un inconnu…
Je devais, tu m'as pas donné
l'exclusivité sur les infos.
Moins fort.
Écoute, j'étais un peu déboussolé.
Je vais me rattraper.
J'espère. Sans moi, tu ne travaillerais pas.
Oui, je sais.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Même chose. Pas d'autres preuves. Même modus operandi.
Cunningham pense au même ?
Cunningham s'en fiche, donc peu importe.
T'as montré les fichiers ?
Il s'en moque.
- Parce que ça vient de moi. - Oui.
- Tu peux faire quoi ? - Rien.
- Faut vérifier un truc. - Quoi ?
Cherche Michael Craven.
Ancien flic, ami de Cunningham.
Convainc-le.
Il regardera ?
Oui, il était enquêteur en chef.
Il l'est encore.
C'est pour ça qu'il est parti.
Convainc-le de parler à Cunningham.
Tu as parlé à sa famille ?
Sa mère et sa sœur ? On va le faire.
Tu fous quoi ?
Je prends des notes.
Pas besoin d'une apprentie
journaliste pour gâcher l'enquête.
Pourtant me voilà, derrière le ruban.
- Bravo. Barker, prépare la voiture. - J'y vais.
- Autre chose. - Quoi ?
Je n'apprécie pas que tu utilises tes talents pour
faire capoter l'enquête et manipuler mes gars.
J'utiliserais jamais…
La ferme. Tu ne serais pas la première à
te servir d'un officier pour un scoop.
Laisse Barker tranquille.
Démarre la voiture, ne reste pas planté !
Tu dis quoi ?
De dégager. C'est une enquête policière.
C'est une journaliste. L'encourage pas.
Je ne l'encourage pas.
Pendant vos petites discussions, vous parlez pas de l'enquête ?
Si, on parle de ça.
Elle a de bonnes idées.
La saisie, c'est grâce à elle.
Je ne veux rien insinuer, d'accord ?
Mais à la fin de la journée,
elle veut avoir de quoi écrire.
Peu importe.
Allons voir la mère de cette pauvre fille.
- Alors ? - Le sexe n'est pas la solution !
On fait semblant d'être restées là
en ignorant ce qu'il se passe.
Hein ?
Désolée, je parlais à moi-même.
Tu penses au sexe, alors ?
Sous prétexte que je sois une femme,
ça doit me passer au-dessus.
- Oui, les femmes doivent être cool. - Va te faire foutre !
Je sais que tu es intègre.
Comme une journaliste, quoi.
- Je t'emmerde. - Tu m'aimes, je sais.
Il a lu tes fichiers ?
Non, il m'a donné une autre piste.
On va où ?
Prendre des trucs chez moi.
Je vais parler à la mère. Monte.
Très bien.
- Oui ? - Bonjour.
Cunningham.
Mon collègue, Barker.
On peut entrer ?
Bien sûr.
- Merci. - Je vous en prie.
Vous ne voulez rien ?
Non, merci.
Vous aviez l'air proches.
Oui, depuis toujours.
Connaissiez-vous
ses amis ?
Oui, elle…
était très populaire.
Je sortais avec eux, mais
j'ai plus l'âge à faire la fête.
Je vois.
Elle a vécu ici ?
Toute sa vie.
Dur de payer un loyer à son âge.
- Je peux voir sa chambre ? - Pourquoi ?
Il pourrait y avoir un indice,
pas encore décelé.
Si c'était le cas, je l'aurais dit aux…
Mme Robbins. On ne sait jamais.
Un regard neuf.
Très bien…
Allez-y.
À l'étage, première à droite.
Merci.
Mme Robbins…
"Demain, je vois Simon".
- Simon. - Que faites-vous ?
Je…
Inspecteur Barker.
L'enquête sur ma sœur.
Exactement.
Tu es ?
Becky.
Je lisais son journal.
Elle en avait un ?
Vous n'étiez pas proches ?
- Non. - Étrange, pour des jumelles.
Il paraît.
À mes huit ans, je suis partie en Australie
avec mon père, et on s'est éloignées.
Pas de réseaux sociaux, à l'époque.
Oui, c'est ça.
C'est tellement étrange.
C'est à dire ?
J'ai perdu ma sœur
et ça me fait rien.
Je la connaissais à peine.
C'était une étrangère.
C'est normal ?
On réagit tous différemment face à la mort.
Elle a parlé d'un Simon ?
Pas à moi. Pourquoi ?
Elle en parle dans son journal.
Simon.
Ce serait Simon ?
Non.
Peut-être un ami, son petit ami.
Vous devriez demander à ses amis.
- J'arrive juste. - Consoler ta mère.
Plutôt pour voir Dianne.
Pour mieux nous connaître.
Mais ça n'arrivera pas.
Mes condoléances.
Si tu penses à quoi que ce soit,
voici ma carte.
Voici le numéro de ma collègue Sarah,
elle t'aidera si je ne suis pas disponible.
Sarah est détective ?
Plutôt conseillère.
Tu peux lui parler de trucs
que tu ne confierais pas à la police.
Pourquoi donc ?
Ça peut arriver.
Peu de rencards.
Quelqu'un de nouveau dans sa vie ?
Pas à ce que je sache.
Personne ne raconte tout de sa vie, n'est-ce pas ?
Barker, te voici.
Je m'inquiétais, je te croyais perdu.
Je discutais avec Becky.
- Becky ? - Rebecca.
- Ma deuxième fille. - Ah.
J'ai trouvé quelque chose dans le journal intime de Dianne.
Quoi ?
- "Simon" vous dit quelque chose ? - Simon ?
Je ne vois pas.
Avez-vous déjà discuté de sa vie amoureuse ?
Parfois. Rien d'explicite.
On parlait de ceux qu'elle appréciait.
Un ami ou collègue ?
Sûrement.
Ses amis en sauront plus.
Avez-vous les numéros de ses amis ?
Oui.
- Je les cherche. - OK.
Barker, quel est ton pressentiment ?
C'est son nom.
- Simon, hein ? - Oui.
Retrouvons-le.
Je m'appelle David. Je…
Bonjour.
Tu dois être un ami de Dianne.
Toutes mes condoléances.
Ressaisis-toi.
De quoi as-tu peur ?
C'est sa sœur jumelle.
Je t'ai dit, c'est trop tôt.
- Bonjour. - Bonjour.
- Tout va bien ? - Oui. Je…
Tu avais l'air un peu paniqué.
Tu lui ressembles beaucoup, tu comprends ?
Comme un fantôme.
Vous étiez amis ?
Oui.
Curieux qu'elle n'ait jamais parlé de toi.
On n'était pas proches.
Si tu veux, je peux…
Te parler d'elle.
- OK. - D'accord.
Ce serait sympa.
Nouvelles tragiques avec la découverte
du corps démembré d'une jeune femme,
marquant le sixième décès en quelques mois.
La police n'a pu se prononcer
quant au lien avec les autres meurtres de l'Urban Ripper.
Nous vous tiendrons informés des événements.
Dr. Craven à l'appareil.
Bonjour, Dr. Craven. Sarah. J'ai eu votre numéro par l'inspecteur Barker.
Oui, je le connais. Qu'y a-t-il ?
Je souhaitais vous parler de l'enquête de l'Urban Ripper.
L'Urban Ripper ?
Oui, vous étiez apparemment l'inspecteur en chef.
En effet.
J'ai trouvé des liens avec les meurtres récents,
et je souhaitais avoir l'avis d'un expert.
Je pourrais voir ça.
Quand pouvez-vous ?
D'ici quelques heures, ça vous irait ?
Ce serait parfait.
Apportez tout.
Parfait. À plus tard.
Dr. Craven, Sarah. Je vous ai appelé.
Oui, entrez.
Alors, votre théorie ?
Je ne crois pas que les meurtres récents aient un rapport avec l'Urban Ripper.
Pourquoi ?
Les victimes étaient différentes,
hommes et femmes.
Mais ils étaient tous de petite taille.
- Oui. - Les récentes victimes sont des femmes.
En effet. Autre chose ?
Oui. Les anciennes victimes
ont été retrouvées avec l'arme.
Pas cette fois.
C'est vrai. Et la pause entre les deux tueries veut
dire que c'est quelqu'un d'autre.
Habituellement, un tueur en série ne fait pas de pause de 15 ans.
Oui, j'y ai pensé.
Pourquoi la police ne vous fait pas confiance ?
On est pas d'accord avec Cunningham.
Il n'a jamais aimé la presse,
mais il y a pire, non ?
Oui.
Il me manquait des preuves pour confondre l'assassin
J'ai fait irruption chez lui.
Problème : il est rentré.
Qu'est-ce que tu fais chez moi ?
Lâchez-moi !
Allô ? Oui.
Cunningham et Barker m'ont arrêtée.
Barker l'a convaincu de ne pas porter plainte,
mais Cunningham voulait me punir sévèrement.
T'as eu du pot.
Vous le connaissez.
On a travaillé ensemble.
Il n'était qu'officier, à l'époque.
Honnêtement, je ne lui en veux pas de ne pas croire ton hypothèse.
- Pourquoi ? - C'est peut-être le même homme.
Les corps ont été présentés de manière similaire.
Malgré que cette longue pause ne soit pas courante,
c'est pas impossible.
Il aurait pu être ailleurs, en prison.
Les tueurs en série tuent parce que c'est plus fort qu'eux,
comme une addiction.
Pour certains, c'est le seul moyen de faire pression.
Pour d'autres, c'est un peu comme un rituel.
Dans notre cas, il se peut que le meurtrier
ait évolué avec le temps,
ainsi que sa méthode.
Il y a autre chose.
Quoi donc ?
Les meurtres récents sont presque identiques
à ceux qui se sont déroulés dans une autre ville.
Comment le savez-vous ?
J'étais avec un ami. C'était dans le journal…
Quelque chose
me tracassait, donc j'ai commencé mes recherches.
Le meurtrier se déplace de ville en ville.
Pourquoi personne ne l'a vu ?
Les villes sont éloignées,
et les meurtres ont eu lieu environ tous les deux ans.
Intéressant.
Cela signifie que tout est très bien organisé.
Ça vous dérange que je garde ça ?
Non, pas du tout.
Alors, j'ai une piste ?
Probablement,
mais avant d'avoir tout étudié, rien n'est sûr.
En attendant, je ne peux rien faire.
Excusez-moi.
Je m'en occupe.
Alors…
vous avez découvert mon petit secret.
- Désolé, je… - Tout va bien.
J'aurais dû les jeter.
Les armes du meurtre de l'enquête Urban Ripper.
Pas les vraies, n'est-ce pas ?
Bien sûr que non !
C'est une piqûre de rappel du cas que je n'ai pas su résoudre.
Ça m'a rendu fou pendant des années.
J'essayais de reconstituer un puzzle, sans les pièces.
Je voulais à tout prix la résoudre
et puis,
un jour…
J'ai…
abandonné.
Que s'est-il passé ?
Ça ne s'est pas terminé.
La vie a continué.
Et je me suis senti bien mieux.
Puis j'ai décidé de devenir psychiatre.
Il vaut mieux aider ceux qui sont encore en vie
plutôt que de s'obstiner à aider ceux qui ne peuvent plus l'être.
Si c'est du passé, pourquoi ?
C'est une cicatrice qui me rappelle les choses qu'on ne peut pas changer.
Mais on peut avancer.
Désolée pour tout ça, et d'avoir emmené les fichiers.
Ça pourrait raviver des blessures.
Aucun problème. L'addiction m'est passée.
Si je peux vous aider, je le ferai.
Merci.
David !
- Ça va ? - Oui. Et toi ?
Regarde.
- On… - Allons-y.
D'où la connais-tu ?
D'une soirée.
On a sympathisé.
Sympathisé ?
Oui, on s'appréciait bien.
On se complétait.
Tu la connaissais bien ?
Depuis un an.
Elle a parlé de moi ?
Non.
Non, je ne crois pas. Désolé.
Pas de problème.
Quand as-tu vu ta sœur pour la dernière fois ?
Aucune idée. On devait avoir huit ans.
Vraiment ?
On devait peut-être avoir 15 ans, en fait.
- Depuis, ça allait entre vous ? - Non.
On s'est pas reparlé.
Une dispute ?
Qu'est-ce qui te fait penser ça ?
Tu viens d'Australie ?
C'est loin, OK,
mais au moins un e-mail
ou un appel.
- T'es détective ? - Non.
Juste intéressé.
J'aime pas en parler.
Je suis la personne idéale.
Cadre parfait et reposant.
On ne se connaît pas.
Certes. Mais tu pourrais ouvrir ton cœur.
Me révéler tes secrets les plus profonds.
Tu ne me dérangeras pas.
Et si c'est le cas,
on vaque à nos occupations et je m'efface.
Si tu le dis.
Tu sais quoi ? Je commence.
Mon ex m'a quitté, parce que j'ai tué son chien.
C'est affreux.
Un accident.
T'as fait quoi ?
Un soir je rentrais, et…
J'ai percuté son chien.
Horrible.
Ça l'était.
Voilà une belle histoire troublante.
Tu n'as pas l'air choquée, sinon tu serais déjà partie.
On te reverrait plus.
Ce n'est pas si terrible.
J'ai tué un chien. Et toi ?
- Si. - Toi, alors ?
Tué son copain ?
Bien sûr que non.
Couché avec lui ?
Oui. Il n'y a rien de mal à ça.
Je me suis fait passer pour elle,
elle nous a surpris.
On a perdu contact.
Jusque quand ?
Il y a quelques semaines, Dianne m'a écrit,
on s'est dit qu'on voulait mieux se connaître.
Et puis c'est arrivé.
- Désolé. - Ça va aller.
La police a des pistes ?
Rien de sérieux.
Quelqu'un a parlé d'un nom dans son journal.
Qu'ont-ils dit à ce sujet ?
Quel nom, déjà ?
Simon.
On fait des rencontres ici.
J'ai passé une très bonne soirée.
Rappelle-moi ton nom ?
Simon.
Simon ?
Oui.
Elle est au courant.
Je suis presque sûre. Tu le connais ?
- Hein ? - Non. Elle n'en a jamais parlé.
- Je… - Il est un peu tard.
Oui.
- C'était sympa… - Oui.
On peut remettre ça ?
On peut se revoir ?
- Bien sûr. - Oui ?
- Tu veux… ? - Oui…
- Je te le donne. - D'accord.
Et voilà.
- Je t'enverrai… - D'accord.
- Message, appel. Peu importe. - Très bien.
Prends soin de toi.
Le numéro composé n'est pas disponible.
Veuillez réessayer.
C'est Sarah.
Bonjour, c'est Becky.
L'inspecteur m'a donné votre numéro.
- Oui. - Il m'a dit d'appeler si besoin,
pour quoi que ce soit.
Tout va bien ?
C'est peut-être rien,
mais j'ai des informations qui pourraient être utiles.
On peut se rencontrer d'ici 30 mn. Où êtes-vous ?
On s'est échangé nos numéros, et il est parti.
Et quel était son nom, déjà ?
David,
mais sa réaction était étrange quand j'ai évoqué Simon.
C'est à dire ?
Dur à décrire.
Surtout son regard, et…
Il connaissait ma sœur depuis un an,
mais ma mère ne se souvient pas d'un David.
Ils n'étaient peut-être pas si proches.
Je connais ça.
Que faire ?
Reste toi-même. Il est peut-être un peu spécial.
D'accord.
Tu pourrais faire quelque chose.
Tu devrais le revoir à nouveau,
dès que possible.
Ce rendez-vous ?
On fait connaissance.
Et la police ?
Ils n'ont pas de pistes,
mais Simon les intéresse.
T'as pas dit ton nom ?
Non, évidemment.
Pour Becky, je suis David.
Mais t'as dit ton nom à l'autre.
Je crois.
Espèce de…
Pas de flirt avec elles.
C'était une erreur.
Tu t'es mis en danger.
Pas moi. C'est juste un nom.
Combien de Simon y a-t-il ?
Tu en as vu combien ?
Ce n'est pas si courant.
Alors que faire, dans ce cas ?
Partir, encore une fois.
Allô ?
Salut, Becky.
Oui, je peux demain.
Ne va pas la voir.
On se voit ?
Je prends mon masque.
Bon, et maintenant ?
Rentre, à demain.
Entendu.
Salut Sarah, ça va ?
J'ai besoin de toi.
Rien d'illégal, hein ?
Pas le moins du monde.
- Ça me rassure. - Écoute-moi.
- Pourquoi ici ? - Le parc a deux sorties.
S'il part par là, tu dois le suivre.
D'accord.
On m'a doigtée pour la première fois dans ce parc.
Tu sais…
Je voulais pas savoir.
Mon copain avait même écrit une chanson.
Génial.
Je vais voir Becky, ciao.
À plus.
MIRIAN D.S. ENGLAND
- Salut. - Salut. Alors, prête ?
On va traîner. Rien d'incroyable.
- Je te surveille, d'accord ? - Ok.
Ne me regarde pas si tu me vois, on se retrouve après.
- Entendu. - Super.
- Becky, désolé. - Aucun problème.
Ça doit être lui.
- Salut. - Alors ?
C'est vraiment un mec bien.
Je ne sais pas pourquoi j'ai douté de lui.
Donc vous êtes amis ?
On dirait. On va au cinéma demain.
Salut. Oui, je le vois.
Tu fais quoi ? Tu m'as fait peur.
Je dois ouvrir la portière et entrer ?
Comment t'es venue si vite ?
J'ai pris un taxi.
- Alors, c'est qui ? - Lui.
Parfait.
- J'emprunte ça, OK ? - Que fais-tu ? Sarah ?
Elle fait quoi ?
DANGER ENTRÉE DU SITE
Pas du tout suspect.
- J'ai juste mis des flyers. - Bien.
J'ai trouvé une lettre pour Simon.
Oui, Simon West.
Et maintenant ?
Allons voir le docteur.
Non, pas du tout.
Ce ne serait pas lui ?
C'est probable, mais on a pas de preuve.
Je sais, mais…
Il y a quelque chose. Je le sens.
Comme la dernière fois ?
Oui.
Que s'est-il passé ?
Vous pourrez peut-être convaincre votre ami policier
de votre hypothèse,
mais Cunningham est aux commandes,
il ne le croira pas.
Et même, il n'y a pas assez de preuves.
La police doit avoir des raisons pour entrer
et chercher.
Que puis-je faire ?
Le prendre en flagrant délit.
- Et si je trouvais ? - Hein ?
Si j'avais des preuves ?
La police doit avoir un mandat pour entrer.
Pas moi. Je peux trouver les preuves.
Ce genre de comportement t'a déjà attiré des ennuis.
Cette fois, c'est différent.
- Demain, il a prévu un truc. - Quoi donc ?
Il va voir un film,
ce qui me donne deux heures pour aller chez lui
à son insu.
Ce n'est pas une bonne idée.
Vous avez raison.
Il a dit quoi ?
La police ne fera rien.
Pas cool.
On fait quoi ?
- Je vais le faire. - Faire quoi ?
- Non, n'y pense pas. - Je risque quoi ?
La prison, l'arrestation, le viol en prison.
Là-bas, c'est dangereux.
- Il ne se passera rien. - Tu as déjà dit ça.
Oui, et on t'a arrêtée ?
Je ne vais pas t'aider à détruire ta carrière.
Allez, tu es ma meilleure amie.
Moi, je filme.
J'aurai besoin d'images.
Je peux rien faire.
Tu me convaincras pas.
- Mais… - Ça suffit !
Compris.
- Alors je vole ton livre. - Sûrement pas.
Rends-le-moi.
Tu me l'as offert dédicacé.
Cette fois-ci, je ne peux pas t'aider.
Très bien.
Que fais-tu d'elle ?
- Elle est journaliste. - Hein ?
Elle te recherche.
C'est pas vrai.
On le garantit.
Elle, si.
Tu as dérapé.
- Je n'ai pas… - Du calme.
J'ai pas dérapé.
- Ne te fâche pas. - Non.
Bref, que fait-on de cette fille ?
Rien du tout.
Elle ne sait rien.
Mais elle a vu tes masques.
Elle comprendra pas.
Tu es sûr ?
Et ça prouverait quoi ?
C'est que des masques.
Quelques masques ?
Tu penses ça ?
Mais non.
Mais on s'en sert, pour passer inaperçu.
Mais comment se cacher, si elle a compris
qu'il s'agissait de toi ?
Elle peut écrire un truc
et nous mettre à la une.
Qu'est-ce qui va arriver ?
Tu as sûrement raison.
Priorisons.
Jolie Becky.
L'instinct de survie, c'est particulier.
Elle doit mourir.
Sarah, ça va ?
Oui, mais j'ai eu la peur de ma vie.
- Pourquoi ? - Je t'explique plus tard.
N'appelle pas la police.
Du nouveau ?
Oui. C'est une maison témoin.
Donc il y a des objets que l'on retrouve partout ?
Oui. Il est juste louche.
Bravo, le chef n'a rien vu.
Bon, je dois me détendre, on se parle plus tard ?
À plus tard.
Ouvre cette porte, feignante.
Décroche.
- Allô ? - Dee, Sarah est avec toi ?
Non, pourquoi ?
Bon… Tu sais où elle est ?
Je ne suis pas ses traces.
Tu sais où elle a pu aller,
quelque chose ?
On est allées chez ce gars.
Tu as l'adresse ?
Texte-moi.
Regarde autour de toi.
J'enlève ma main dans trois secondes.
Si tu fais le moindre bruit, je te coupe la langue.
Un…
deux…
trois.
Tu t'appelles ?
Heather.
Heather.
Alors, Heather…
Il y a un autre nom sur ton permis. Sarah !
Tu n'aurais pas dû le laisser traîner.
J'y penserai à l'avenir.
Et pas me mentir non plus.
Ça ne va pas ?
Désolé.
Que fais-tu chez moi ?
À quoi bon te le dire ?
Tu vas me tuer.
Je peux difficilement te laisser partir.
Mais tu es journaliste, Sarah.
Une interview ?
Ce sujet qui rentre dans l'histoire…
Tu m'appelles comment ?
L'Urban Ripper.
L'Urban Ripper.
Je n'aime pas du tout ça !
Je m'écarte.
Tu réponds, et je réponds. D'accord ?
Allez, tout va bien.
Bon…
que faisais-tu ici ?
Je te soupçonnais.
J'avais raison.
Quel intérêt si personne ne le voit ?
Les gens le verront. J'ai une caméra en haut.
Je vais la configurer, parler dans le micro,
montrer du texte.
Avec mon ordinateur.
- Alors vas-y, dans ce cas. - Oui.
Tu ne fais aucun bruit…
Hein ? Parfait.
Ne bouge pas.
C'est bon.
Où on en était ?
Pourquoi je suis coupable ?
Ton nom est apparu dans le dossier.
Tu vivais là où les meurtres ont eu lieu.
Quel intérêt ?
Pourquoi tuer des femmes ?
Aucune idée.
Tu es la victime.
Maltraitée.
Je suis un artiste, en fait.
La beauté du geste.
Tu es malade.
Possible.
Quelle preuve as-tu trouvé ?
De petites choses insignifiantes.
Si je disparais,
tout le monde va t'accuser.
Chez moi, je garde dans une boîte de mon placard
tous les dossiers sauvegardés.
On verra ça après.
Question suivante.
Pourquoi venir ici
alors qu'il y avait déjà un tueur ?
Par curiosité.
Je voulais laisser mes empreintes.
Et me faire des amis.
La solitude.
Tu penses pouvoir t'évader ?
Ne vas pas croire
que t'es plus importante qu'une autre.
- Pourquoi je suis en vie ? - On y arrive.
Tu es la première à me poser la question.
Elles parlent souvent trop.
"Ne me tue pas".
Comme dit précédemment, je suis un artiste.
Je suis fier de mon travail.
Pendant que tu souffres…
Je perds du temps.
Pendant que j'attends,
je devrais en profiter.
- Quoi ? - Faire en sorte
que tu ne sortes pas.
Ça ne va pas te plaire.
Non !
Qui te cherche ?
Mon copain.
Je lui ai dit de venir me chercher.
On n'est pas chez moi ?
- Tu mens. - Peut-être. Ne bouge pas.
Bonjour, je peux vous dire deux mots ?
À propos de quoi ?
Pas ici.
Ce sera rapide.
Que se passe-t-il ?
On cherche une femme.
Je n'en sais rien. Je reste à l'écart de tout ça.
Lait ou sucre ?
Deux, merci.
Jolie maison. Je peux… ?
Allez-y.
Fini de fouiner chez moi.
C'était ça le spectacle, Sarah ?
Mon moment préféré, Sarah.
Le regard avant le coup de couteau…
et la mort.
Voilà.
Pars.
FLASH INFO
La police a arrêté aujourd'hui un suspect
en lien avec les meurtres de l'Urban Ripper.
MÈRE DE LA DERNIÈRE VICTIME
Il n'est plus en liberté,
et personne d'autre ne doit traverser…
ce que d'autres familles et moi-même avons traversé.
JOURNALISTE LOCALE ÉLUE HÉROÏNE
La police a confirmé que la journaliste
Sarah Anderson, a été…
Chérie, je regardais.
Tu dois m'aider à corriger.
Il te faut un éditeur.
Trop cher.
Je suis bon marché ?
Non. Tu es gratuite.
- Tu as toujours mal ? - Non, ça va.
Alors ?
C'est bien. Mais quelques problèmes d'orthographe.
Tu aurais pu rendre les faits moins réels.
C'est ce qui s'est réellement passé.
Oui, mais tu peux pimenter les choses.
Genre une cadreuse sexy qui te porte secours,
mais finit avec le mec sexy.
Si tu le gardais pour ton livre ?
Ou tu aurais pu tuer l'assassin.
Peut-être.
Allez-y.
Trop malade pour la prison.
Il serait pas resté longtemps.
Je dirais une semaine. Et vous ?
Dur à dire.
Ravi qu'il soit ici.
Regardez-le. Il ne dit plus rien.
Il pense être quelqu'un d'unique.
Flash info, vous êtes comme tout le monde.
J'en ai vu un paquet venir ici,
avec tous quelque chose en commun.
Personne se souvient d'eux.
Oublions pas Sarah.
Elle a résolu le mystère.
C'est grâce à elle si tu es là.
Tu sais, je crois qu'on ne parle même plus
de l'Urban Ripper à la télé,
mais de Sarah qui a tout élucidé.
Oui ?
Nous sommes prêts pour le patient.
Très bien.
Je fais le transport.
Êtes-vous sûr que l'hôpital soit bien pour lui ?
Son cas doit être étudié pour comprendre qui il est vraiment.
Je vois.
Puis-je avoir un moment seul avec lui ?
Bien sûr. Il ne partira pas.
- Barker. - J'arrive.
Tout va très bien se passer.
Bonjour, Simon.
Comment ça va ?
Les docteurs m'ont dit que vos blessures
sont presque toutes guéries, ce qui est une bonne nouvelle.
En raison de la singularité de vos meurtres,
je dois vous guider vers un hôpital psychiatrique proche d'ici.
C'est un endroit charmant.
Là-bas, vous pourrez avoir
des conversations plus stimulantes,
telles que…
l'histoire…
d'un vrai tueur en série.
Sous-titres : Manon Ribas
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