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Zulu
Raclements
Bruissements
"-Deux bandes colorées apparaissent.
"L'une doit se trouver dans la zone de contrôle,
"l'autre dans la zone test.
"Le fait que l'une soit plus claire n'influe pas sur le résultat.
"Cela signifie que vous êtes probablement enceinte."
Elle s'exclame. Putain de merde !
Putain...
Elle soupire.
- Merde. Céc ?
- Ouais ?
- T'es où ?
- Je suis là. J'arrive.
Il ouvre la porte.
Tintements de couverts
- Tu fais quoi ? - Rien.
Je prenais les fenouils.
- Le homard, on le dresse dans quoi ?
- Euh...
Tiens.
Prends ça.
- Sauge ou baies de genièvre ?
- Bon, je vais regarder.
- Cheffe ? - Ouais.
- Sauce ?
- Alors...
C'est pas assez réduit.
Plus petite casserole et monte au beurre.
- Cheffe ?
- Safia, sérieux, c'est énorme, là.
Je t'ai demandé en brunoise.
On t'a pas appris,
au CAP ? Regarde. Elle coupe les légumes.
Comme ça. OK ?
- Cheffe. - Allez, go.
Brouhaha de cuisine
Vibreur Elle râle.
Vibreur
Claquement de langue
Vibreur
Oui, maman, qu'est-ce qu'il y a ?
Hein ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Quoi ? Mais il est où, là ?
Ah, merde !
Citron...
Elle soupire.
Morilles...
-Ça va ?
Elle soupire.
- On sera jamais prêts. On n'a même pas le plat signature.
On a des trucs pas mal, mais on a pas le truc
que les gens vont se partager sur Insta, retenir.
- Je parlais de ton père.
- Ah.
Bah, non, ça va pas, non.
Mais bon.
Il va peut-être enfin s'arrêter de bosser.
- Ouais.
Tu y vas quand, du coup ?
- Bah, non, j'y vais pas.
- Comment ça ? - Je vais pas partir.
On ouvre dans quinze jours.
- T'es sérieuse ? Ton père est à l'hôpital.
- Mais on est pas prêts. - Mais on s'en fout !
Tu y vas ! - Bah, non.
- C'est quoi, ces histoires ? Elle soupire.
Il soupire.
Tu y es pas allée depuis quand ?
- Euh, Noël.
- On bossait. - Bah, Noël d'avant.
Sofiane, je vais pas partir maintenant.
On peut pas assurer 40 couverts. - Arrête.
- Non, j'arrête pas !
Faut qu'on continue à s'entraîner. - Arrête !
Cheffe stressée, brigade stressée. - Je suis pas stressée.
- OK. - Tout va bien.
Il soupire.
Petit rire
Quoi ?
- T'es pas stressée ?
Tu sais quoi ? On va faire un jeu. Mmh ?
Pour voir si tu l'es pas.
Qui dit études dit...
- Travail.
Rire outré
- Euh, qui dit argent dit...
- Dépenses.
Petit rire
- Qui dit... Il souffle.
Crédit dit...
- Créances.
Notes de piano Il soupire.
Qui dit crise - Te dit monde
Dit famine Dit tiers-monde
-Qui dit proche - Te dit deuil
Car les problèmes ne viennent pas seuls
-Qui dit amour
-Dit les gosses Dit toujours et dit divorce
-Alors, on sort pour oublier Tous les problèmes
Alors on danse
Musique rythmée
Alors on danse
Alors on danse
Alors on danse
Allez !
Alors on danse
Alors on danse
Alors on danse
Rire
Cri joyeux
Ils chantonnent.
Elle rit.
Ils halètent.
Vrombissement
- Ah, Top Chef.
On a loupé aucun épisode, on était collés à l'écran.
Moi, j'adore. C'est moi qui cuisine à la maison.
Ma spécialité, c'est le cassoulet.
J'en ai pas d'autres, non plus.
Mais je le fais bien.
Je prépare tout la veille. C'est meilleur réchauffé.
Et surtout,
je le fais au confit d'oie.
C'est plus fin que le confit de canard. - Mmh.
- Et vous, c'est quoi, votre spécialité ?
- Mmh, j'en ai pas vraiment.
- Ah bon ?
Mais le truc que vous avez fait pour la finale de Top Chef,
l'espèce de gâteau salé...
- Le soufflé à la bisque de homard ? - Oui, c'est ça !
Ça avait l'air bon !
- Bah, merci. Je vous filerai la recette,
si vous voulez. - Avec plaisir, je veux bien !
- Dragibus ?
Ouais, je me disais, pour la lotte, on pourrait essayer d'ajouter du shiso ?
Je te laisse voir. Bisous.
Brouhaha
Bocuse !
Gémissement attendri
Alors, mon chien !
Elle rit.
Bonjour.
- Bonjour.
Brouhaha
- S'il vous plaît.
- Reste assis, je m'en occupe.
Laisse ça !
Va t'asseoir !
- Tu sais pas faire. - Sans blague ?
Oh !
Amore mio !
Elle rit.
- Salut, maman. - Oh, ma fille.
- Pourquoi elle est là ?
Tu l'as appelée ?
- Bonjour.
La question, c'est plutôt ce que toi, tu fais là.
Pourquoi t'es pas à l'hôpital ?
- Monsieur a signé une décharge, car il sait mieux que les médecins.
- T'es taré !
- Hé...
- J'ai dit frites, pas haricots.
- Pour une fois,
ce sera haricots.
Ça te fera pas de mal.
- Je t'en donnerai après.
- Merci. - Je vais très bien !
Ça servait à rien
que je reste à l'hôpital.
- Oui, et puis,
c'est que ton 3e infarctus.
Tu veux battre des records ?
- Tu vas arrêter
de me gonfler avec ça ?
- T'as raison.
À ta mort, je prendrai ma retraite.
Comment ça marche,
ce truc ? - Bon, OK.
- Attends, je vais te montrer.
- Reste assis.
- Faudrait savoir !
- Montre-moi, sans bouger.
- Je t'explique sans parler ?
-Ça crame !
Elle soupire.
Vous pouviez pas divorcer,
comme tout le monde ?
- Pourquoi on divorcerait ?
On s'adore. Elle rit.
Petit gémissement
- Tu vois, tout va bien.
Donc, tu peux repartir.
- Commence pas.
Ta fille est là. Reste assis et laisse-la faire.
- Attends, vas-y. - Vas-y.
Je... je mets d'abord la viande. Voilà, pardon.
- Avec la pince, Fanfan !
- Oh, mais laisse-nous tranquilles !
C'est très bien. - Je la mets là.
- Un peu de ciboulette et on y va.
Allez, hop. - De la ciboulette...
- Tiens. - Donne-moi ça.
La touche personnelle. - La touche personnelle.
Elles rient.
- Bon... - Deux bavettes, mes chéris !
Deux petites bavettes !
La mère chantonne.
- Bon...
Les médecins disent quoi ?
- Surtout, pas de stress.
Il faut pas que je m'énerve.
Et ça m'énerve.
Petit rire
Reste pas les bras ballants. - Oui.
- Il faut refaire de la macédoine.
- OK. C'est où, les torchons ?
- Dans le meuble derrière, sur la gauche, en bas.
- Alors.
Elle soupire.
Une macédoine.
- Bah, oui.
Qu'est-ce qui te fait rire ?
Elle rit. - Non, mais...
Il y a encore qu'ici qu'on en fait.
- Ah, mais oui.
C'est vrai, j'oubliais.
- Quoi ?
- Attends que je la retrouve...
Voilà. "La macédoine est à la haute gastronomie
"ce que la tong est à la haute couture."
Cécile Béguin, Top Chef, épisode 7.
- T'as noté ce que j'ai dit et que t'as pas digéré ?
- Quoi ? T'aimes pas les hommages ?
- Si, mais ça dépend lesquels.
Oh, putain...
Elle souffle.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien.
- Deux andouillettes et une bavette.
- La cuisson de la bavette, chérie.
- Saignante.
-Vous avez deux messages.
Bip Aujourd'hui, à 15h36.
Ouais, c'est moi. T'avais raison.
Lotte, shiso, de la bombe ! Ça marche trop bien.
T'es trop forte. Bisous.
Bip Aujourd'hui, à 15h41.
-Bonjour, Mlle Béguin, c'est le Dr Droulez.
J'ai eu votre message.
Je vous propose un rendez-vous vendredi à 17h30.
On fera une échographie de datation et je vous donnerai
les options pour l'interruption de grossesse.
N'hésitez pas à me rappeler. Merci, à bientôt.
Elle inspire.
Elle soupire.
Tonalité
Elle soupire.
-Ouais, Céc ? - Hé, salut.
-Allô ? Salut !
- Allô ? Ouais.
J'aimerais bien te parler d'un truc.
-Attends, j'ai pas entendu.
Parle plus fort. - Je voudrais te parler.
-Attends, j'entends rien, là.
Attends deux secondes. Deux secondes.
Attends, excuse-moi.
Je suis avec les autres, on est chez Giovanni.
Rires - Ah, OK.
Brouhaha
-Attends, attends, deux secondes.
Ouais. Franchement...
- Tu sais quoi, je te rappellerai. -Non, non, non !
- Je te rappellerai. OK ?
-T'es sûre ? - Ouais.
-OK, bah, j'y retourne.
- Yes. -Hé, hé, Cécile !
- Ouais ? -Je t'aime !
Allez, bisous.
Tonalité - Bisous.
Bocuse ronfle.
Elle soupire.
Bocuse gémit. Elle soupire.
Elle vomit.
Elle tousse.
- C'est un abandon de poste. - Mais non.
-À l'armée, tu serais en conseil.
- C'est ridicule. Ridicule !
Si on continue comme ça, tu vas faire un 4e infarctus.
Je veux pas te voir mourir dans ta cuisine. OK ?
Alors, moi, je vais te dire un truc. Tu me fais chier !
- Hein ? - Ah, non, vraiment.
T'entends ce que je dis ?
T'arrêter, tu veux pas.
Fermer la boutique, tu veux pas.
Tu veux rien !
Claquement de langue
Brouhaha
- Bah, oui, ce sera une cuisine qui me ressemble,
gastronomique, raffinée.
Héritière de la grande cuisine française.
Voilà.
Oui, la pression monte, mais bon, j'essaie de...
de rester
concentrée sur mon travail.
Des photos ?
Euh, oui, bien sûr.
Je vous envoie ça tout de suite.
OK. Rire gêné
Merci beaucoup.
Au revoir.
Annonce indistincte
Sofiane, c'est moi.
Faudrait qu'on envoie des photos à la meuf de Elle.
Je l'ai eue au téléphone.
Elle voudrait des photos de deux ou trois plats
pour illustrer son article.
Tu penses que tu peux le faire ? Si moi, je le fais,
pas sûr que ce soit méga vendeur.
Merci ! Bisous.
Brouhaha
Il soupire.
- C'est gentil de cuisiner
pour les abrutis du coin.
- Pourquoi tu dis ça ? - Hein ? Pourquoi ?
- Attends voir.
"Je n'ai pas grandi avec des gastronomes.
"Quand je disais que je rêvais du Michelin,
"les gens du coin pensaient que je me passionnais pour les pneus."
Top Chef, épisode 5. - Bah, ouais !
Je l'ai pas inventé, ça. - Je rêve !
C'est pas parce que,
une fois, un gars t'a dit ça
qu'il faut en faire une généralité. Elle soupire.
- Tu comptes nous l'annoncer quand ?
- De quoi ?
- Que t'es enceinte.
Une femme écœurée par l'odeur du frigo
et qui passe sa journée à bouffer des sucreries,
j'en ai connu une autre avant toi. - Il y a rien
à annoncer.
Je vais pas le garder.
- Pourquoi ?
- Parce que j'ai pas envie.
- Oh...
L'envie, ça va, ça vient.
Tu devrais
y réfléchir à deux fois. - C'est tout réfléchi.
- C'est dingue ce que t'es butée !
- De quoi tu te mêles ?
Si je le gardais, tu me dirais de réfléchir ?
T'as réfléchi, toi, à fermer ton relais ?
Tu y as pensé ? - Tu vas pas me faire chier aussi !
- Tu serais pas un peu buté ?
Mmh ?
- Mmh.
Musique rythmée Brouhaha
-Chaque fois que je m'arrête Dans le Loir-et-Cher
Ils me laissent plus partir de chez eux
Je leur dis qu'il faut Que je rentre sur Paris
Que je ne fais pas toujours Ce que je veux
Et qu'il faut que je trouve Encore un poste d'essence
Que je n'ai pas le temps De finir ma bière
Que je reviendrai un de ces dimanches
Passer la nuit dans le Loir-et-Cher
Ils me disent, ils me disent
-TU VIS SANS JAMAIS VOIR UN CHEVAL, UN HIBOU
-Ils me disent
-TU NE VIENS PLUS
MÊME POUR PÊCHER UN POISSON
TU NE PENSES PLUS À NOUS
Petit rire
ON DIRAIT QUE ÇA TE GÊNE DE MARCHER DANS LA BOUE
ON DIRAIT QUE ÇA TE GÊNE DE DÎNER AVEC NOUS
ON DIRAIT QUE ÇA TE GÊNE DE MARCHER DANS LA BOUE
ON DIRAIT QUE ÇA TE GÊNE DE DÎNER AVEC NOUS
- Bah alors, Béguin ?
Tu fous quoi ici ? Tu t'es perdue ? - Oh...
En bougeant jamais de ce bled, tu vas pas te perdre.
- Ah ! Elle le singe.
Petit rire
-Ça va ?
- Ouais.
T'es venue nous voler
des recettes ? - Euh, non.
Mon père a eu un infarctus.
- Ah, merde.
Mais ça va ?
- Oui. Faudrait qu'il s'arrête, mais bon.
- C'est pas son genre. - Vraiment pas.
Bon, et toi ?
Tu deviens quoi ?
- Je suis devenu mannequin.
Elle rit.
- Waouh. - Ouais.
Égérie pour Chasse & Pêche.
- Ah.
- Tu peux remarquer que je porte la dernière tenue
de leur nouvelle collection printemps-été.
- C'est marrant, en arrivant, j'ai cru voir ton nom sur le garage.
- Ah ouais ?
Ah.
C'est parce que j'ai vendu à un homonyme.
Il a gardé la pancarte.
Il s'est dit que c'était pratique.
Voilà. Emballé, c'est pesé.
- Sacrée coïncidence. - Ouais.
- Sinon, avec tes Fashion Week, t'as le temps de voir
les autres ?
- Couci-couça, euh...
Non, mais... Oui, je les vois ce soir. Viens.
Ça leur fera plaisir.
- Je reste pas. J'ai mon resto à Paris, tu sais.
- Je sais, bien sûr. Tout le monde sait, ici.
Ton futur cinq étoiles.
- Cinq étoiles, c'est pour les hôtels.
- Mmh. - Les restos, c'est trois.
- Et tu vas te contenter de trois ?
Tu manques d'ambition.
Ça te ressemble pas.
Larsen -La petite Cécile...
La petite Cécile est attendue à l'accueil de la fête par son papa.
- Faut que j'y aille. - Attends.
Tiens.
Si tu repasses dans le coin,
appelle-moi, ça me fera plaisir.
- C'est marrant, ça fait garagiste.
- Tu trouves ? - Ouais.
-La petite Cécile est priée de se magner le cul,
car son papa aimerait partir.
- Tu dois te magner le... - C'est bon, j'ai entendu.
- OK.
- Salut. - Salut.
Brouhaha
Fanfan soupire.
Cécile soupire.
- Il veut toujours rien savoir ?
- Qu'est-ce que tu veux ?
Ton père, il...
Il avance à son rythme.
- Mmh.
Elle soupire.
- Et en ce moment, c'est pas le roi
du sprint.
- Non.
- De toute façon, si on ferme,
on sera ensemble du matin au soir.
Je sais pas si je suis prête.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
Ça fait 40 ans que vous vivez ensemble. Vous êtes jamais l'un sans l'autre.
- Mais on se voit pas tant que ça.
Je suis en salle, lui, en cuisine.
On a passé toute notre vie séparés par ce foutu rideau de perles.
Petit rire
Si ça se trouve, on va pas se supporter.
- Vous êtes incapables de vous fâcher plus de 5 minutes.
- Mmh.
- Je sais pas comment tu fais. Moi, je le trouve vraiment insupportable.
- Mais moi aussi, je le trouve insupportable.
Elles rient.
- Allez.
- Mmh.
Elle soupire.
- Bon, je vais finir mes trucs.
- Ouais. Petit rire
Elle se racle la gorge.
- Je te mets ça dans la panière ? - Ouais.
Léger brouhaha
- Salut, mon chien.
Petit rire Musique triste
Léger brouhaha
- Viens.
Mais ne viens pas quand je serai seul.
Quand le rideau, un jour, tombera.
Je veux qu'il tombe derrière moi.
Viens.
Mais ne viens pas quand je serai seul.
Moi qui ai tout choisi dans ma vie.
Je veux choisir ma mort aussi.
Ma vie a brûlé sous trop de lumières.
Je peux pas partir dans l'ombre.
Moi, je veux mourir fusillé de lasers,
devant une salle comble.
Moi
Je veux mourir sur scène
Devant les projecteurs
Oui, je veux mourir sur scène
Le cœur ouvert, tout en couleurs
Mourir sans la moindre peine
Au dernier rendez-vous
Moi, je veux mourir sur scène
En chantant
Jusqu'au bout
- C'est quoi, le menu de ce soir ?
- Bourguignon.
Elle renifle.
- Je me mets sur la viande, moi.
Léger brouhaha
Portière Ouais, Sofiane, c'est moi.
Bon, écoute, je vais devoir rester un peu plus longtemps.
C'est compliqué avec mon père. Ma mère est au bout du rouleau, donc...
Entraînez-vous
et moi, j'avance sur le plat signature.
Je t'embrasse, gros bisous.
Bisous
Elle soupire.
Conversation
- C'est Morgan ou Morgane ?
- Morgan.
- C'était contre-visite ou 1re visite ?
- 1re visite.
- Son père était là ? - Non, tout seul.
- Il était seul ?
- C'est ici, les anciens combattants ?
- Regardez qui est là. - Cécile !
Béguin. - Béguin !
Elle rit. Oh, incroyable !
Elle soupire. - Oh, là, là !
- Tu savais ? - Oui.
- Comment ça va ? - Trop bien !
- C'est trop bien ! -Ça fait plaisir.
Elle rit. - Putain, ça fait longtemps.
Ça fait plaisir. - On te voit qu'à la télé.
- Oh, arrête.
- T'es bien ! - Toi aussi, pas mal.
- Ouais.
- Tu bois un truc ? - Avec plaisir.
Bonsoir.
- T'as bien fait de venir. - Ouais, carrément.
C'est ouf, y a rien qui a bougé.
- Ici, on vit dans une faille temporelle.
Rien ne bouge. Rires
- Tu veux ça ? - Je veux bien.
Mmh ?
- Non, merci. - On va se régaler.
- Tu t'es fait quoi au bras ?
- Je suis tombé en skate.
- T'en fais encore ?
- Bah ?
- C'est la faille temporelle. Toux
- Au skatepark, on m'appelle monsieur.
- Ah ouais ? - Oui.
-Ça fait un peu Faites entrer l'accusé.
"Au skatepark, les gamins
"l'appelaient monsieur." Rires
- Allez, bon app ! - Ah, voilà !
- Je vois que vous faites dans la haute gastronomie.
- On se calme, la vedette.
- Elles sont bonnes, les chips.
Hyper bonnes ! - On savait pas
que tu venais. Sinon, on aurait sorti le foie gras.
- Si j'avais su,
je vous en aurais ramené.
Pas vos merdes industrielles. - Attends, hé.
- J'ai des photos de toi qui tapes du Nutella sans cuillère.
- Bah, ouais. - Ouais.
-À Top Chef, c'était pire que ça.
- Genre quoi ? - C'était quoi, ton truc ?
La pannacotta roquefort... - C'était quoi ?
- Oh ! - P...
Roquefort café ! Cris de dégoût
- Attends, le thème,
c'était les associations étonnantes.
- Si c'était
"les mélanges dégueulasses", t'aurais gagné.
Ils rient.
Vibreur
- Oh, putain !
- C'est qui ?
- C'est Etchebest. - Non !
Mets le haut-parleur. - Etchebest !
- Arrête. - En visio ou haut-parleur !
Pour entendre sa voix.
On le connaît que de la télé.
Mets en visio ! - Chut. Richard, t'es relou.
- Radine.
Radine ! - Etchebest ?
- Oui ? Bonsoir. - Etchebest !
- C'est le best.
- Le best du best. J'adore.
Ma mère aussi, elle le kiffe.
- On est en préparatifs, avec la brigade.
Claquements
- Allez, ça part pour la huit.
- Ouais. - Pour la quatre, 180 cornichons.
- Oui, chef ! - Treize, des petites choses...
Ils rient. Que j'ai préparées à midi.
Oh, j'ai une idée.
Des ballottines d'agneau snackées
aux saveurs d'Orient. - Un instant.
- Vos gueules, c'est pas cool. - Dis-lui que c'est snacké.
Ils rient.
Il râle. - Comment ? Oui, deux.
Mais bien sûr. - C'est dingue, non ?
Vous avez vu ?
Il a pas appelé en privé. Elle a son numéro.
Il y avait écrit Etchebest. - C'est normal.
- C'est normal ?
En vrai, qu'il l'appelle comme ça, hyper tard...
Ils se connaissent bien.
- C'est un proche. - Ou son mec.
- Non ! - Mais non, t'es con.
- T'en sais quoi ? - Non.
- T'appellerais une meuf qui est pas ta meuf à telle heure ?
- N'importe quoi. - Impossible.
- C'était... - Ma mère m'appelle à 23 h.
- C'est pas son père.
On le connaît.
- Non, mais c'est son mentor de cuisine.
- Mentor de sexe, aussi. - Arrête, t'es lourd.
- Non, mais c'est pas grave, déjà.
- Alors, il voulait quoi ?
- Tourner Cauchemar en cuisine avec ta merguez.
Ils rient.
- C'est pas industriel. Ça te rappellera le goût du pays.
- Haute gastronomie. -Ça s'oublie pas, ça.
- S'il vous plaît.
- Merci.
- Verre plein...
- JE TE VIDE !
- Verre vide...
- JE TE PLAINS !
Accent - Alors, bonjour.
Nous cuisinons des cailles farcies... - Ah, facile !
- Où qu'elles sont, mes cailles ? - Euh... Maïté !
- Yo ! - Putain.
- Bien joué. - Trop facile. Qui a mis ça ?
- C'est moi. - Tu les fais gagner.
- C'était Richard, les potes !
- Merci. - C'est un point gentil.
Faut picoler, par contre. -À la tienne.
- Ouah, ça me monte à la tête.
- Ouais. - C'est très gentil.
- C'est offert par la maison, Raphaël.
- Allez, allez ! - T'as été super.
- Si tu le sens pas, passe. - Ah, oh...
Euh... - Non, on passe pas.
- LANCE LE TEMPS.
- Allez, c'est parti. - Euh...
Euh, euh...
Ouais, euh...
Je suis marrant.
Euh... Rire nerveux
Il...
Euh, ouais...
Euh, euh...
Euh... - Ouh, là.
- Non, je suis un comique. - Kev Adams.
- Non. - Euh...
- Euh...
- Euh...
Qui parle comme ça ? - Il parle pas, il a un malaise.
- Attendez, on dirait pas...
- C'EST TERMINÉ.
- Désolé. - Incompréhensible.
- C'était qui ? -Éric Judor.
Il s'exclame.
- Fallait faire le chat.
- Le chat ?
Il imite Éric Judor. Rires
- Dans H, il faisait ça, tu te souviens ?
Il l'imite.
-Sorry, c'est pour nous. - Carrément.
- Bam, bam, allez. - C'est dur, Éric Judor.
Il soupire. -À toi.
-À moi ? -À toi.
- OK.
- On va les fumer. - C'est parti.
- OK.
- Oh, putain. - Jackie Chan.
Il rit. - C'est quoi, ça ?
- C'est une maladie ?
- Jean-Claude Van Damme.
Il chantonne.
-Accrochez les brûlants
- Qu'est-ce que c'est ?
Fais un truc précis. - OK.
Johnny ? "Allumer le feu". - Cinq,
quatre, trois... - La chose !
- La chose ? - Comme ça.
Regarde bien ! - Deux, un...
Stop ! - Allez ! Il a tout brûlé !
Il a tout brûlé. Il brûle tout. - J'ai rien compris.
- Buvez. Vous avez pas trouvé. - Antoine Dupont. Très facile.
- Antoine Dupont ? - C'est un rugbyman.
- C'est un danseur. - Tu parles de Patrick Dupond.
- Patrick Dupond... Antoine Dupont ?
Eh ouais, j'ai confondu. Il rit.
- Et la flamme ? - Les briquets.
Les briquets Dupont. - Les briquets !
- C'est le top des briquets.
- T'es un génie incompris, mais t'es un génie.
- Bah, merci. - Bon, vous buvez.
- J'ai confondu...
- Si, vous buvez !
- Si ! - On boit pas !
- Elle a trouvé ni le rugbyman ni le danseur.
- C'était impossible ! -Ça boit, ça boit.
Bah, vas-y. Tu nous notes un point.
Heddy, t'as noté ?
- 13-3, on remonte. - J'ai une idée.
Ils se singent.
J'ai une bonne idée.
Je vais faire une imitation.
- C'est pas à toi. - Là, tout le monde peut jouer.
- Vas-y. - Je prends pas de papier.
- On peut tous jouer ? -"Et sans filet",
comme dirait Nikos. Allez.
- Putain... Il rit.
- Allez.
Ça va bien se mettre.
- Tu fais quoi ? - Imitation gratos.
- OK. - Plaisir. Y a pas de point.
- Vas-y.
On met un temps. - Bah, oui.
-Ça va se trouver très vite. - OK.
- OK. Il souffle.
Rires Attends.
Ça n'a...
Ça n'a pas débuté.
Il soupire.
Pleurs
J'irai chercher ton cœur
Rires - T'es bête.
-Si tu l'emportes
Ailleurs - Céline Dion.
- Non, c'est pas Céline. - C'est Céline.
-Même si dans tes danses - Non.
- Cécile... - Céline Dion !
-D'autres dansent tes heures
- C'est bon, on a compris. - C'est Raph.
- Oui, c'est Raph.
Il rit. - Quoi ?
- N'importe quoi. Le jeu, c'est avec des gens connus.
- Ici, tout le monde te connaît.
Sois pas rageux. - C'est bon, on passe à... c'est à toi.
Non, c'est à moi. - De quoi...
- Vas-y. - Je comprends rien.
- Il y a rien à comprendre. - C'est pas sympa de pas expliquer.
- Non, c'est bon. - C'est bizarre de pas expliquer.
- Mais raconte.
- C'est très simple. En deux minutes.
L'été où t'es partie,
Raph, bah, il était au fond du seau.
- C'est faux. -Ça va ! Et un jour,
on passe chez ses parents et on le trouve dans le salon
en chiale... - Pas du tout.
- Musique à fond.
Il écoutait Céline Dion.
- Bon, ça va. Allez, c'est bon.
Pourquoi tu racontes ça ? - Raph.
C'est pas grave. - Allez.
-Ça remonte. Il y a prescription. - Oui.
- J'ai une idée. Attendez.
Pardon. - Richard, s'il te plaît.
- Tout le monde
aime la musique ? - Ouais.
- Tout le monde aime
les jolis corps ? - Vas-y.
- Vous allez
vous régaler.
- Ah, putain...
Notes du synthétiseur
-J'irai chercher ton âme
Dans le froid, dans les flammes
Je te jetterai des sorts
Pour que tu m'aimes encore
-Je trouverai
Des langages - Oui !
-Pour chanter tes louanges - Oui !
-Je ferai nos bagages
Pour d'infinies vendanges
-LES FORMULES MAGIQUES
DES MARABOUTS D'AFRIQUE
JE LES DIRAI SANS REMORDS
POUR QUE TU M'AIMES ENCORE
- Allez ! Allez !
-Je m'inventerai reine
Elle rit.
Pour que tu me retiennes
-JE ME FERAI NOUVELLE
POUR QUE LE FEU REPRENNE
JE DEVIENDRAI CES AUTRES
QUI TE DONNENT DU PLAISIR
VOS JEUX SERONT LES NÔTRES
SI TEL EST TON DÉSIR
-PLUS BRILLANTE, PLUS BELLE
-POUR UNE AUTRE ÉTINCELLE
JE ME CHANGERAI EN OR
POUR QUE TU M'AIMES ENCORE
POUR QUE TU M'AIMES ENCORE
POUR QUE TU M'AIMES ENCORE
- Ouh !
-POUR QUE TU M'AIMES ENCORE
QUE TU M'AIMES QUE TU M'AIMES
QUE TU M'AIMES ENCORE
Rires
POUR QUE TU M'AIMES ENCORE
QUE TU M'AIMES
QUE TU M'AIMES
QUE TU M'AIMES ENCORE
Bocuse ronfle.
Léger sursaut
Elle gémit.
Elle râle.
Elle vomit.
Elle renifle.
Elle soupire.
Elle inspire.
- Il paraît
qu'après quelque temps,
la passion
s'affaiblit.
Pas toujours, apparemment.
Et maman m'avait dit
Petit rire
Ralentis
Désir ou amour ?
Tu le sauras
Un jour
Batterie
J'aime, j'aime tes yeux Musique rythmée
J'aime ton odeur Tous tes gestes en douceur
Lentement dirigés Sensualité
Ouh, stop, un instant
J'aimerais que ce moment
Fixe pour des tas d'années
Ta sensualité
Petit cri
Elle rit.
Elle soupire.
Elle rit.
C'est pour le buffet des entrées
et c'est à tous les services.
- OK.
- Ensuite, il y a les plats du jour.
En général, t'as des plats en sauce.
Mais on garde toujours omelette, bavette, andouillette.
Avec frites, bien sûr. - Ouais.
- Ah, papa !
- Vous faites quoi ?
- J'ai proposé à Ludovic de t'aider, il est d'accord.
- Bonjour, M. Béguin.
Il fera le service du midi,
et le soir, les mises en place.
- Mais attends...
On peut pas embaucher comme ça.
C'est pas si simple.
- Non, mais c'est moi qui paie.
- Tu plaisantes ?
- Bah... Rideau de perles
Elle soupire.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ta fille pense pouvoir tout régler avec son pognon !
- C'est pas avec le nôtre qu'on va régler grand-chose.
Tu devrais la remercier d'avoir trouvé une solution.
Bonjour. - Bonjour.
- T'étais au courant ? T'as choisi
ton camp !
- C'est quoi, ta solution ? En vrai ?
T'acharner et mourir ici ?
Dans cette cuisine ?
J'ai pas l'intention
d'avoir ça sur la conscience, OK ?
- Reste nous aider.
- Mais j'ai une vie, putain.
J'ai une vie !
Si tu m'avais pas forcée à passer mes anniversaires, mes vacances
dans cette cuisine,
ce serait peut-être autrement.
Mais j'ai une vie.
Tu vois ? Et elle est ailleurs.
-Ça, on avait bien compris !
Parce que maintenant, il faut que j'aie...
un pied dans la tombe pour que tu viennes.
Et en te pinçant le nez !
Parce qu'ici, c'est pas assez chic. - Arrête avec ça !
Ça me rend dingue ! Arrête !
- Tu t'en fiches que ça ferme...
Avec ce que t'as dit sur les routiers.
Pas besoin de mon carnet, je la connais par cœur !
"Les relais routiers
"sont collés à la route, car on veut les fuir
"rapidement !"
T'as peut-être honte de nous, mais quand je te vois maintenant,
moi aussi, j'ai honte.
Claquement de langue
Elle soupire.
Fanfan s'éloigne.
Rideau de perles
Vrombissement
- Alors,
elle veut quoi, la petite dame ?
- Putain, il est con !
- Tu vas où ? - Je rentre à Paris.
- Déjà ?
Mauvaise idée. Ce soir, j'ai une course.
- Moto ?
- Non, une course en sac.
- C'est drôle.
- Oui, moto, patate.
Je suis embêté, j'ai besoin de toi. - Ah ouais ?
Qu'est-ce qu'il y a ? - J'ai pas
de pom-pom girl. - Pardon ?
- J'ai pas de pom-pom girl.
- Va te faire foutre.
- C'est oui ?
Tintements métalliques
- J'y crois pas, t'as encore ta YZ, là.
- Ouais, mais ils ont rien fait de mieux.
- Mmh.
Je te revois sur ton parking,
à faire des roues arrière pour Jennifer Perrichon.
Gros bouffon, va.
- Je sens une pointe de jalousie.
- Pff.
- Quoi ?
Tu veux que j'en fasse une pour toi ?
- Trop tard, mec.
Il rit. - Ouais, peut-être.
On y va ? - Maintenant ?
- Ouais. T'as quoi de mieux à faire ?
Je vais me changer.
- OK.
Léger brouhaha
Il soupire.
- Attends, je vais t'aider.
Oh, merde.
Il rit.
Il soupire.
- Papa !
- Qu'est-ce que tu fais là, mon grand ?
- Maman a fini plus tôt.
- Ah ! - Coucou !
Ça va ?
J'ai fini plus tôt, du coup...
- Ouais, Max m'a dit.
- C'est toi, la dame qui a gagné Top Chef ?
- Euh, oui, oui.
- Tiens ! Qu'est-ce que tu fais là ?
C'est moi, c'est Nathalie.
Musique douce
Quoi, tu me reconnais pas ?
Mais si !
On était ensemble au lycée.
C'est vrai, j'ai changé.
J'ai un enfant, un mari
Petit rire
Bah quoi ? T'as l'air surprise.
J'étais pas la jolie Moi, j'étais sa copine
Celle qu'on voit à peine Qu'on appelle machine
J'étais de celles qui disent jamais non
Les Marie-Couche-Toi-Là Dont on oublie le nom
Certaines tombent amoureuses C'est pur, ça les élève
Moi, je tombais amoureuse Comme on tombe d'une chaise
- Salut.
- Toi, t'as pas changé.
C'est limite agaçant.
- Tu parles. - Bon, je vais me préparer.
- C'est pas à 17 h, ta course ? - Bah, si,
mais la légende m'attend. Descends.
Tenreiro, t'es trop chaud !
Tenreiro... - T'es mon héros.
- Voilà !
Bon, à toute.
- Bon, on va boire un coup ?
- Je sais pas trop, là...
- Si, si, on va boire un coup.
Max, tu viens ?
T'es revenue pour ton père ?
- Comment tu sais ? - Je l'ai croisé à l'hôpital.
Je suis sage-femme et j'ai gardé des consultations là-bas.
Tu bois quoi ? - Je sais pas trop.
- Salut. -Ça va ?
- Ouais.
Deux demis.
Max, tu veux quelque chose ?
- Un Oasis.
- Et un Oasis, s'il te plaît. - OK.
- Un demi, ça te va ? - Ouais, carrément.
Attends, je... - Non, c'est pour moi.
- Merci.
- C'est un marrant, ton père.
- Un marrant ? - 6,50 euros.
- Derrière son côté bourru, il me fait marrer.
- Putain, t'as de la chance.
- Merci. Tiens. - Bonne journée.
- Merci.
-À l'hôpital, on croise des vieux chiants.
Mes parents, depuis la retraite... Elle siffle.
Ton père, il est tellement vivant.
À l'hôpital, il peut pas s'empêcher...
Il va voir en cuisine, il te refait les menus.
Max, tu viens ?
Cris Vrombissements
Commentaires inaudibles
- ALLEZ !
Léger brouhaha
- Excusez-moi.
Quelqu'un rentre sur Paris ?
- Ah, non. - Désolé, Cécile.
- Ah, OK.
Les gars, excusez-moi.
Vous rentrez pas sur Paris ? - Ah, non.
- Pas ce soir. - Même pas demain.
- Sûr ? - Vraiment.
Paris, c'est mort,
mais un verre, avec plaisir !
Assieds-toi avec nous.
- Bien sûr. Asseyez-vous.
Vous avez une petite mine. - Oui.
Pavel a ramené ça de Pologne.
- C'est costaud. Ils rient.
- C'est de la potion magique. - Ouais.
- Santé. - On oublie les problèmes.
- Tant mieux, tu vois.
-À Top Chef, il y a pas ça.
Ils rient.
Ils soupirent.
- Il y a de la route, demain.
Brouhaha
- Ah, la vache !
Waouh, c'est vénère.
- Allez ! - Franchement, je vais dégueuler.
- Mariée dans l'année ! Mais oui !
Rires Mariée dans l'année !
- Tiens, Jean-Marie. - Merci bien.
- Oh, mon Dieu, ma fille !
Mais on dirait un zombie.
Elle râle. Elle souffle.
J'ai une surprise pour toi, viens.
Regarde qui est là !
- Oh !
Oh, là ! Rire moqueur
Ça va ? Hein ?
- Bon, on va boire un coup ? - C'est parti.
- Il est un peu tôt, non ?
- Tu préfères une aspirine ?
Elle soupire. Il rit.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Bah... Comment ça ?
Je m'inquiétais.
Tu rentres, tu rentres pas...
Je sais pas, moi.
On ouvre dans dix jours. - C'est pas une raison...
- Mais... - Bon, Sofiane ?
On s'y remet ? - On discute.
- Hé, ho ! Il t'arrive quoi ?
- Spritz !
Pour tout le monde. - Ah !
Merci. - Servez-vous.
- Merci. - Voilà.
- Tu...
- Bocuse, sors de là !
Sors de là ! - Pas le pantalon.
- Dehors ! - Hep, hep, hep !
-Salute !
Salute ! Rires légers
Tintement
Il soupire.
Bon...
Tu nous aides ?
- Ah, non.
- Ah, bah, non.
Ici, on fait
de la cuisine classique.
Madame trouve ça minable.
- J'ai jamais dit ça.
- Ah bon ? T'as jamais dit ça ?
Il rit.
Je sors mon carnet ? - Vous me saoulez, là.
- Nous ?
C'est pas plutôt la caisse que tu t'es mise hier ?
Hein ?
Gérard rit. - Vas-y...
- Oh, attends,
Cécile !
- Oh, laisse tomber.
Depuis son arrivée,
elle est aimable comme une porte de prison.
On peut rien lui dire.
- En même temps, faut pas lui en vouloir.
C'est compliqué pour elle, en ce moment.
- Oui, je sais.
Je sais, mais...
Les hormones, ça excuse pas tout.
- Les hormones ?
Quelles hormones ?
Il renifle.
- Tout le monde lui dit de fermer, il en a rien à foutre.
T'imagines ? Le mec
a noté sur un carnet tous les trucs que j'ai dits
dans Top Chef.
Le niveau... - Mais nous, ça va ?
- Quoi ?
Comment ça ?
- Enfin, je veux dire...
Je sais pas, c'est...
Entre...
- Quoi ?
- S'il y avait un problème, tu me le dirais ?
Enfin... entre nous.
- Bien sûr. Pourquoi ?
Mélodie romantique
On frappe. - Je...
- Ce soir, je fais mes pasta alle vongole.
Vous m'aidez ?
-Certo.
- Fanfan ? - Oui.
- Y a Titi et Yolande qui sont là. - J'arrive.
- Salut.
Excuse-moi pour hier. - Pourquoi t'es là ?
- J'aurais dû
te prévenir.
T'en parler. - Chaud !
Allez ! - Bocuse !
Viens !
Il s'exclame.
Ça, c'est un bon chien ! Oui, il est beau !
- Bocuse,
pas dans la cuisine.
T'es là, toi ?
- Bonjour, Fanfan.
- Vous vous quittez plus,
tous les deux.
Ah, les tartelettes !
- Euh...
Fanfan rit.
Tu nous présentes pas ? - Si.
Raphaël, mon vieux pote de collège.
Sofiane, mon mec.
- Ah !
Mmh.
Enchanté. - Salut.
- Cécile m'a beaucoup parlé de toi.
- Ah ouais ?
Moi, elle m'a pas parlé de toi.
Fais gaffe,
t'as du boudin sur la moustache.
Là.
Ouais.
Petit rire
- Bon, je vous laisse à vos marmites.
-Yes. - Je retourne voir les gars.
Elle se racle la gorge.
- Oh, Raphaël. Propos indistincts
Rires
- C'est qui, ce mec ?
- Le vieux, là ?
Mon père. Je te l'ai pas présenté ?
- Très drôle. Sérieux, c'est qui ?
- C'est Raphaël, mon pote de collège.
- C'est le mec en photo dans ta chambre ?
- Peut-être, je sais pas. C'est un pote de collège, quoi.
Tu connais. On traînait ensemble.
- Mmh.
Ouais.
Vous avez eu une histoire ? - Non.
T'es lourd, là.
Il se passe rien.
- OK.
OK.
OK. Il soupire.
Rideau de perles
- Cécile !
Bravo.
Bravo. - Bravo !
C'était trop bon. - Un délice !
- Merci.
- T'es douée ! - Bonjour.
- Tu devrais en faire ton métier.
- C'est pas moi qui faut féliciter. C'est ma mère.
C'est sa recette.
- EH, BAH, BRAVO, FANFAN !
BRAVO !
- Oh, non ! - Bravo !
- Bravo, madame Fanfan !
Ils acclament Fanfan.
- Le service est pas terminé ?
- C'est le truc de Cécile en fin de soirée.
- Ah bon ?
Mais elle a changé.
Son petit truc,
avant, en fin de soirée, c'était plutôt...
le Sherwood. - Ah, oui !
Le Sherwood. - C'est quoi ?
- On peut te montrer. - Ouais !
- Non. - Si !
- Allez ! - Non.
- Cécile ! - Allez !
- Sherwood. Sherwood ?
- Sherwood. - Sherwood ?
- Sherwood, grave ! - Oui !
- On y va. - Oui.
- Non. - BAH, SI !
- Il connaît pas. - Sherwood !
- J'ai pas envie d'y aller.
- LE SHERWOOD ! LE SHERWOOD ! LE SHERWOOD !
LE SHERWOOD ! LE SHERWOOD ! LE SHERWOOD !
- On en est où,
les cocktailos, là ?
-Ça arrive. - Le roi des cocktails !
- Tu blindes. - Oui.
- C'est parfait.
Rien de perdu. - Pile poil.
- C'est Descartes. Rien ne se perd, rien ne se crée.
- Sinon, on boit dedans ?
- Dedans,
c'est trois fois plus cher, minimum.
Il chantonne.
- Ouais, c'est ça qu'on veut. Ils chantonnent.
Que tous ceux qui dans la vibe - LÈVENT LE DOIGT !
-Que toutes celles Qui sont dans la vibe
-LÈVENT LE DOIGT
-Que ceux assis se lèvent
-SUIVENT LE PAS
-Allez, maintenant, on y va
Ces soirées-là Avant même qu'elles aient commencé
On est déjà dans l'ambiance et
À peine sur la piste On lâche nos derniers pas
Avec bien plus de style que Travolta
Pas le temps de souffler On part en reconnaissance
-SERRER
-C'est la seule chose À laquelle on pense
Chacun fait son numéro Pour en avoir un
Rentrer sans rien Y a pas moyen
Ces soirées-là
-AH, AH, AH, AH
-On drague, on branche Toi-même, tu sais pourquoi
-EH OUAIS
-Pour qu'on finisse ensemble Toi et moi
-C'EST POUR ÇA
-On aime tous ces soirées-là
Jusqu'à l'aube On les aime jusqu'à l'aube, bébé
Musique grinçante
-Dans ces soirées-là
Tout le monde dansait Même le DJ
Après un tour au bar On a mis l'ambiance, obligé
Nos vestes, chemises en l'air Faisaient voltiger
-AH ! - Faisaient les gars
-OH ! - Faisaient les go dans la ronde
C'est là que sur elle je suis tombé
Elle est si... J'en suis resté bouche bée
En temps normal L'aborder, j'aurais pas osé
Mais tout est permis dans... Ces soirées-là
-AH, AH, AH, AH
-On drague, on branche
Toi-même, tu sais pourquoi
-OUAIS, OUAIS
-Pour qu'on finisse ensemble Toi et moi
-C'EST POUR ÇA
-On aime tous ces soirées-là
Jusqu'à l'aube On les aime jusqu'à l'aube, bébé
-Elles sont bonnes à croquer
Mais c'est sur elle Que j'ai craqué
Mon jean allait craquer
Quand... Cris horrifiés
-CES SOIRÉES-LÀ Cris
ON DRAGUE, ON BRANCHE TOI-MÊME TU SAIS POURQUOI
Musique entraînante
Musique rythmée
Ils crient et grognent.
- C'est un sacré connard, je te le dis.
- Attends.
Qu'est-ce qui t'a pris de lui sauter dessus ?
- J'allais pas le laisser te draguer. Ça va pas ?
- Ouah ! Tu te prends pour un caïd ?
- S'il te plaît, ferme-la.
- Pardon ?
- Tu sais quoi ?
Viens, on se parle pas, on se couche,
on dort, puis voilà, basta. - Sofiane,
il t'arrive quoi ? D'où tu me parles comme ça ?
Il t'arrive quoi ? - Tu veux savoir ?
- Oui.
- Tu veux
vraiment savoir ? - Oui.
- T'es enceinte et tu me le dis pas.
C'est ça, mon problème.
Pourquoi tu me l'as pas dit ?
- Parce que je vais pas le garder.
On veut pas d'enfant. Ça sert à quoi de te le dire ?
- Parce que, quand on est en couple, on...
on se parle, on se dit les choses.
On décide pas ça dans son coin ! - J'ai pas décidé
seule dans mon coin. On a décidé ça ensemble.
Depuis longtemps. - Du coup,
on en parle pas ? C'est pas gravé dans le marbre.
- Chut... - Entre-temps, on évolue !
On vit, il se passe des choses.
On a dit ça il y a dix ans...
Et ça y est ?
Interdit de changer d'avis. - T'as changé d'avis ?
- C'est pas la question ! - Si.
Bien sûr que si. C'est carrément la question.
Je t'ai toujours dit
que je voulais pas d'enfant et t'étais d'accord.
Je vois pas le souci. - Je voudrais
qu'on puisse discuter,
sans te raccrocher à une vieille conversation...
C'est tout ce que je veux.
- Pourquoi tu me prends la tête ?
Tu étais d'accord. - Arrête avec ça !
Tu te répètes !
- Non ! - Quand on aime quelqu'un,
on dit qu'on est d'accord, même si on l'est pas.
- Non.
Quand on aime, on est honnête ! C'est tout.
- T'es honnête, toi ?
C'est honnête de pas me parler de cet enfant ?
- Il y a pas d'enfant ! C'est un accident !
C'est tout.
Il y a pas d'enfant.
- Avoir un enfant avec moi, c'est un accident ?
- C'est dégueulasse de me faire culpabiliser.
Tu ferais mieux d'y aller.
Il renifle.
Il ferme son sac.
Elle soupire.
Léger brouhaha
Notification
Léger brouhaha
- Alors, ça va ressembler à ça, ton resto ?
Elle acquiesce.
- C'est joli.
- Te force pas, hein.
- Bon...
Je m'excuse, j'ai merdé.
Je pouvais pas savoir.
Rappelle-le.
Vous allez vous rabibocher.
Vous avez votre resto ensemble.
- Si tu le dis.
Fanfan soupire.
Ça va ? - Oui.
Cécile ferme la portière.
- Qu'est-ce que tu fais ?
- Bah, euh, rien. Petit rire
- Après 40 ans de mariage,
tu pourrais lui dire que tu fumes.
- Mais je fume pas.
Cécile rit.
- C'est marrant,
ton camping-car, là.
Tous tes trucs d'Italie. Fanfan rit.
Bah, dis donc.
C'est pas cette année que tu retourneras à Venise.
- Là, je suis plus à un an près.
Elle rit. Cécile acquiesce.
- Quand tu lui parles d'arrêter, papa dit quoi ?
Elle soupire. Musique légère
-Encore des mots
Toujours des mots
Les mêmes mots
Elle rit.
Rien que des mots
- Prochain infarctus, j'arrête. Promis !
-Des mots faciles Des mots fragiles
C'était trop beau
Bien trop beau
- J'arrête dans un an, deux ans max. Fanfan rit.
-Mais c'est fini, le temps des rêves
Les souvenirs se fanent aussi Elles rient.
Quand on les oublie
- La retraite, c'est pas pour nous, Fanfan.
-Caramels, bonbons et chocolats
- Les routiers,
on va pas les laisser au bord de la route, non ?
-Merci, pas pour moi, mais
Tu peux bien les offrir à une autre
Qui aime le vent et le parfum des roses
Moi, les mots tendres enrobés de douceur
Se posent sur ma bouche
Mais jamais sur mon cœur
- Bon, OK, je vais réfléchir.
-Paroles, paroles, paroles
- Je te le promets.
-Paroles, paroles, paroles
- Je te le jure, ma Fanfan !
-Paroles, paroles, paroles Elle rit.
- Oh, tu m'emmerdes, à la fin !
-PAROLES, PAROLES PAROLES, PAROLES
PAROLES ET ENCORE DES PAROLES
QUE TU SÈMES AU VENT
Ressac
-Caramelle
Non le voglio più
Le rose e i violini
Questa sera raccontali a un'altra
Violini e rose li posso sentire
Quando la cosa mi va, se mi va
Quando è il momento e dopo si vedrà
Petit choc
- Oh, putain ! - Cécile, je te vois, là !
C'est ridicule, on peut se parler.
Elle râle. - Attends, Bocuse.
- Ouvre !
- Chut ! Tu vas réveiller tout le monde.
- Eh bah, descends ! - Non !
Bocuse, sors de là. Bocuse gémit.
- Tu me dois une soirée.
- N'importe quoi !
- Bah, oui, normalement,
d'abord, on passe la soirée avec une fille
et ensuite, seulement, son mec nous pète la gueule.
Là, c'est déjà fait, donc tu m'en dois une.
- Vas-y, dégage.
- Attends, s'il te plaît. Sérieusement. Elle soupire.
Cécile, s'il te plaît, viens.
Je voudrais t'emmener quelque part.
S'il te plaît.
S'il te plaît...
Il rit.
- Mais c'est encore loin ?
- Non, on y est presque.
Surtout, t'ouvres pas les yeux. Cécile s'exclame.
Cécile rit.
Viens.
Ils rient.
Attention, y a un escalier.
Attends, doucement.
T'ouvres pas les yeux !
Attention, première marche.
- Je déteste... - Première marche !
Encore quelques mètres.
Ça y est, tu peux ouvrir les yeux.
Ta-da !
Tu te rappelles les samedis aprèm ?
- Ouais...
- Quoi ?
- C'est ici qu'on s'est vus pour la dernière fois.
- Ouais, on s'était vachement marrés.
- C'est pas un très bon souvenir pour moi, en fait.
- Comment ça ?
Musique rythmée Brouhaha
- C'était le samedi 16 juin 2001.
Comme tous les samedis, on avait rendez-vous à 15 h.
Salut. Je prends un petit...
Non, un moyen, s'il te plaît. - OK.
Voilà.
10 francs.
- Merci.
Salut, les guys. - Salut.
- Salut, Céc.
-Ça va ? -Ça va.
- Il est où, Raph ?
- Il arrive. Ils s'exclament.
Conversation indistincte
- Comme tous les samedis...
T'étais en retard.
- Je l'étais pas à chaque fois !
- BAH, SI !
- Mais non.
- BAH, SI !
- Puis, je me suis demandé à quelle heure tu te pointerais.
J'avais si peur que tu viennes pas.
Je partais à Paris, on se reverrait pas.
- Je suis arrivé à quelle heure ?
-À 16h12.
Ah, bah, non, attends.
C'est pas encore l'heure, du coup.
Musique pop Brouhaha
Pile à l'heure.
Toujours pas de patins.
- C'est les bouffons qui vont à la patinoire pour patiner.
Ça va ?
-Ça va ?
- Pff.
Après, je me suis fait chier, seule.
T'avais l'air
de trouver fascinante Jennifer.
- Elle disait tout le temps "j'avoue". C'était fascinant.
- M. Schmitt, j'avoue, il est sympa.
Mais sa tête, c'est pas possible. Il est trop moche !
Quand il parle, j'avoue, je capte rien.
Ma moyenne en maths, j'avoue, elle est pas ouf.
- Je la détestais,
la Perrichon gros nichons !
- Après, il y a eu ça, quand même !
Musique langoureuse Eh ouais !
- Bien sûr...
-Ready, girl ?
Elle soupire.
Il s'exclame.
Come on !
Il rit.
Let's do this !
Donne-moi ton cœur, baby Ton corps, baby
Donne-moi ton bon vieux funk Ton rock, baby, ta soul, baby
Chante avec moi Je veux une femme like you
Pour m'emmener au bout du monde
Une femme like you Yeah !
-Donne-moi ton cœur, baby Ton corps, baby
Donne-moi ton bon vieux funk Ton rock, baby
Ta soul, baby
Chante avec moi Je veux un homme
Like you
Bad boy, tu sais que tu me plais Un homme like you
Yeah
-Quand tu chantes, j'oublie
J'ai plus le moindre souci J'ai le mal qui fuit
-Tu donnes un sens à ma vie
-Je sais pas qu'est-ce qui se passe
-T'as ce regard dans la face
-QUI ME RAMÈNE À LA CASE DÉPART LÀ OÙ JE SUIS PARTI
NOUS RAMÈNE À LA SOIRÉE DU BAR QUAND ON EST SORTIS
Et c'est cette même complicité
Qui s'installe
-Quand on est sur la scène
Et qu'on brille sous la même étoile
-Quand ta voix croise la mienne
-J'ai ta soul dans mes veines
Mon vibe coule dans les tiennes
-Femme, t'es belle Quand tu chantes, t'es sexy
Flash sur elle Miss, my baby
Donne-moi ton cœur, baby
Ton corps, baby
Donne-moi ton bon vieux funk
Ton rock, baby, ta soul, baby
Chante avec moi Je veux une femme like you
Pour m'emmener au bout du monde
Une femme like you
Yeah
-Donne-moi ton cœur, baby Ton corps, baby
Donne-moi ton bon vieux funk Ton rock, baby, ta soul, baby
Chante avec moi Je veux un homme
Like you
Pour m'emmener au bout du monde
Un homme like you
Yeah
Musique rythmée
Elle soupire.
Petit rire
Là, je me suis dit :
"C'est sûr, il va m'embrasser."
Comme un bouffon,
t'es parti rejoindre tes potes.
Elle gémit.
Elle halète.
-Ça va ?
- Non.
- Cécile ?
Elle renifle.
Elle soupire et renifle.
Elle halète.
- Je crois que je fais une fausse couche.
Elle renifle.
Je vais rentrer.
- Je comprends pas. T'es enceinte ? - Oui.
C'est bon, t'inquiète, je vais...
Je vais rentrer chez moi, je vais me reposer.
Ça va aller mieux.
- Tu dois voir un médecin.
Je t'emmène à l'hôpital.
- Mais non, c'est bon.
Je vais pas poireauter 40 h à l'hôpital, aux urgences.
Ça sert à rien.
Je vais rentrer chez moi.
- Bon...
Viens avec moi.
- Quoi ?
- Viens !
Viens.
Il soupire.
Tu m'attends là une seconde ?
Raphaël chuchote.
Elle prend une grande inspiration.
Elle soupire. - Allez, viens.
Tu peux soulever ton T-shirt
et ouvrir ton pantalon.
Elle soupire.
Elle soupire.
Elle vaporise un liquide.
Elle se frotte les mains.
Ça va être un peu froid.
On regarde
si tout va bien, OK ?
- OK.
Grésillements
Il est là.
Battements de cœur
Y a rien d'alarmant.
Il faudrait faire une écho de contrôle,
mais a priori, tout va bien.
Grésillement
Ça va ?
- Mmh.
- Tiens. Essuie-toi.
Donne.
Petit gémissement
C'est pas une bonne nouvelle, ce bébé ?
Hé...
Tout va bien.
OK ?
Il te reste un bon mois pour décider.
- Mmh.
- Donc, pas de panique.
T'es libre de faire ce que tu veux.
- Merci.
-Ça va ?
- Ouais.
- On y va ?
Elle renifle.
-C'est le portable de Sofiane Garbi.
Laissez un message, je vous rappellerai.
Bip
- Euh, salut.
Écoute...
Je voulais te dire que je suis désolée.
Je voulais te dire pardon.
Euh...
J'ai pas réussi à te parler comme je voulais, j'ai pas...
Je suis désolée, j'ai pas...
J'ai pas réussi.
Euh... voilà.
On aurait dû tout se dire.
J'ai pas réussi à te dire
ce que je voulais.
Enfin, bref.
Je te demande pardon.
Je...
J'avais trop peur de te perdre, j'avais trop peur de te...
Qu'on se perde.
Elle soupire.
Je vais...
Je vais pas réussir à garder cet enfant.
Je veux pas.
C'est comme ça.
Et...
Et j'espère vraiment que...
Que tu me pardonneras et je...
Je... Je t'aime.
Salut.
Elle soupire.
Elle renifle.
Elle soupire.
Il te reste du café ?
- Chaud. - Vas-y.
- Et voilà.
Musique douce
-Elle voulait un enfant
Moi, je n'en voulais pas
Mais il lui fut pourtant facile
Avec ses arguments
De te faire un papa
Cécile
Ma fille
Quand son ventre fut rond
En riant aux éclats
Elle me dit : "Allons, jubile
"Ce sera un garçon"
Et te voilà
Cécile
Ma fille
Et je sais que bientôt
Toi aussi, tu auras
Des idées et puis des idylles
Des mots doux sur tes hauts
Et des mains sur tes bas
Cécile
Ma fille
-MOI
-Je t'attendrai toute la nuit
T'entendrai rentrer sans bruit
-MAIS
AU MATIN
C'EST MOI QUI ROUGIRAI
DEVANT TES YEUX
PLUS CLAIRS QUE JAMAIS
CÉCILE
MA FILLE
La musique de la chanson continue.
Propos inaudibles
Aboiements
Rugissement de moteur
- Mais non !
Elle rit.
Petits cris
Musique douce
Pour l'envie que l'on a
De guider ses pas
Pour garder ses émois
Écouter son cœur qui bat
Pour savoir regarder
Un ciel étoilé
Tendre les mains
À son destin
Vouloir plus fort Encore demain
Partir un jour
Sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner
Ne pas regretter
Garder les instants qu'on a volés
Partir un jour
Sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner
Ne pas regretter
Penser à demain, recommencer
- Mets-le, Nath ! Elle rit.
-Pour l'amour que l'on donne
Mais qui s'abandonne
Amour que l'on pardonne
Pour un rêve qui nous étonne
Pour le goût retrouvé
De la liberté
Ouvrir les yeux
Sans se dire adieu
Penser à rien Rêver un peu
Partir un jour
Sans retour
Effacer
Notre amour
Sans se retourner
Ne pas regretter
Garder les instants qu'on a volés
Partir un jour
Sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner
Ne pas regretter
Penser à demain Recommencer
Partir un jour
Sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner
Ne pas regretter
Garder les instants qu'on a volés
Partir un jour
Sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner
Ne pas regretter
Penser à demain, recommencer
Partir un jour
Sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner
Ne pas regretter
Penser à demain, recommencer
Musique rythmée
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