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QU'ARRIVERA-T-IL APRES ?
Quel barouf ! Il d�raille.
Andrew, tu menaces sans cesse de d�missionner.
L�, c'est pour de bon.
Me d�rangez pas, je discute avec un idiot.
Tu comptes travailler pour... ce Dallafield ?
Non,je quitte cette branche. J'en ai ma claque.
Pour �tre franc, mon gars,
rien ne m'aurait fait plus plaisir que de...
te lourder en beaut�. Mais tu t'es ridiculis� tout seul.
Plus personne n'osera t'approcher d�sormais.
Puis-je avoir le club de 5 ?
Tu es un g�nie.
Tant de flatterie, n'est-ce pas une preuve d'affection ?
A sens unique John.
�a n'a rien � voir. Je ne raffole pas de toi, non plus.
Et puis, je hais ce travail.
Je le trouve malhonn�te, superficiel et complaisant.
- De plus... - Arr�te ton char.
C'est stupide et pr�tentieux !
Toute soci�t� a la publicit� qu'elle m�rite.
A vrai dire... je t'appr�cie beaucoup.
Ces acc�s de folle sinc�rit�, c'est une bouff�e d'air frais.
J'ai beaucoup mis� sur toi.
Il va falloir remballer votre mise.
J'ai toujours voulu le troph�e supr�me, tu sais...
cette horrible bonne femme aux seins coniques.
Tu es le seul � pouvoir la remporter pour moi.
Adieu.
Tu laisseras ton bureau dans l'�tat o� tu l'as trouv�.
- Ciao. - Mais que vas-tu faire ?
-Trouver un travail honn�te. - Idiot ! �a n'existe pas !
Seigneur ! Encore rat� !
- �a va, � la galerie d'art ? - C'est tr�s gai...
si l'on aime la lumi�re et les cris. C'est ton cas ?
- Et ton petit-ami ? - C'est juste un ami.
Parmi tant d'autres. Merci.
- C'est quoi ? - Un bout de mon bureau.
- J'ai d�missionn�. - Andrew !
Pourquoi ? Que comptes-tu faire ?
-Travailler pour Nicholas. - Mais tu es fou !
- De quoi vas-tu vivre ? - Ce n'est pas pour l'argent.
Nicholas a l'une des revues litt�raires les plus respect�es...
- "Petites", oui !... - Du pays.
Et surtout, il est d'une grande int�grit�.
-Tu sors ce soir ? - Michael m'emm�ne d�ner.
- Et demain ? - James m'emm�ne d�ner.
Messieurs... c'est gr�ce � votre soutien que je dois ma renomm�e.
On me croit si adorable que l'on accourt
des quatre coins de la pi�ce pour utiliser mon lit.
Sans mentir, je t'aime fort, Louise.
Sans mentir, je t'aime fort, Andrew.
Anna va bient�t arriver.
La voil� ! Je t'abandonne. A la prochaine !
Quel plaisir, cette promenade dans le parc !
- Salut, p'tit diable ! - C'�tait tr�s amusant.
- Dis au revoir � ton Papa. - Au revoir, Papa !
Walter ! Voil�, c'est fini !
Vraiment ? Que fais-tu encore ici ?
- Je t'ai ramen� un d�bris. - Je vois.
Je me demandais combien de temps tu comptes rester
Ta bont� me touche,
mais je vais me rapprocher de mon nouveau travail.
Comment t'en sortiras-tu financi�rement ?
Prends une assiette !
Je n'ai pas encore vu d'argent. Il allait direct � la banque.
Parfois, quand j'�tais fier de ma r�ussite,
j'allais m'acheter des jouets : Des voitures, des v�tements...
-Vraiment ? - Mais ce n'est pas la r�ussite.
Un jour, tu as vu un boh�mien par la fen�tre de ton bureau,
et tu as d�cid� de le suivre ?
J'ai 32 ans. C'est maintenant ou jamais.
Alors, tu es un beatnik bien sap�.
A la fois, marginal et bien int�gr�.
Tu vas renoncer � tes joujoux ?
A la plupart. C'est fini...
- les tentations ! - Dixit le Diable.
- Josie, il faut qu'on parle. - On sort ?
- M�me pas pour d�ner ? - Non.
T'as pr�vu quoi ? On reste ici ?
- Je pige pas. - Josie...
On sort pas, on reste pas non plus. On fait quoi ?
Josie, c'est fini.
Ne pars pas. J'ai quelque chose � te montrer.
J'essaie de te parler. Josie ! Josie !
- J'entends rien ! - Alors, sors de l�.
Pas moyen ! Je suis � poil.
Josie ! J'ai l�ch� mon boulot.
Je quitte tout ce qui me rattache � ma vie d'avant...
- Je brise mes cha�nes. - Quoi ?
- Que se passe-t-il, George ? - Je t'ai menti.
Je n'ai jamais voulu t'�pouser.
J'avais pris l'habitude de venir pour...
- C'est fini. -Tu disais quoi ?
- Ferme les robinets. - D'accord.
-Tu es pr�t ? - Quoi ?
J'ai une surprise pour toi.
Non, Josie...
Dr�le de costume, non ?
T'aimes ?
Sois gentille, viens me dire adieu.
Je vais avoir une faim de loup. Te voil� pr�venu !
Salut, Nicholas. Je venais te rouler un patin.
Eh bien... Je prenais mon petit-d�jeuner.
Entre.
Carla, c'est Andrew !
Salut Andrew !Tu veux un caf� ?
Andrew, on a plein de choses � se dire !
- L'essentiel, c'est que... -Ton caf�... Noir ou au lait ?
Au lait.
Pourquoi avoir renonc� � ce fabuleux succ�s ?
Ce n'�tait pas si... fabuleux.
Tu as bien r�ussi quand m�me !
On est d�sol�s pour Louise et toi.Tu sais...
C'est pas grave. Bien s�r, je l'aime mais...
- Comment va Susannah ? -Tr�s bien.
J'ai toujours dit � Nicholas que tu finirais comme �a.
Il me r�pondait : "C'est sa fa�on d'�tre."
Mais finalement, tu as quitt� l'enfer de la pub.
A l'�poque, tu �tais bien plus mat�rialiste,
n'est-ce pas ?
Comment s'est vendu le dernier num�ro ?
Sur ce plan, on est stable...
Le souci aujourd'hui, c'est de trouver de bons pigistes, il...
- Plus de caf�, Andrew ? - Je suis en train de parler.
Montre-lui tes articles pour le magazine am�ricain.
Il pourrait te donner des conseils strat�giques.
Peut-�tre... Tu veux encore du caf� ?
Comme au bon vieux temps ! Nous sortions � peine de la fac.
Le magazine marchait, alors.
Allons au bureau. On discutera en marchant.
Pas de marche aujourd'hui, ch�ri. Andrew t'y conduira.
Carla a l'air... eh bien...
C'est vrai. Elle en a un peu marre, tu sais...
affronter de nouvelles �preuves... Je suis ravi de ton retour .
- Moi aussi. - On commet tous des erreurs.
J'ai �t� tent� de m'aventurer sur un terrain plus lucratif,
mais je me suis r�tract�.
Quelle est sa vitesse de pointe ?
On est limit� � 25 km/h en ville.
Elle a d� te co�ter cher.
A mon tour !
�a te fait quoi, ce retour au bercail ?
Bonjour Georgina.
Nous y sommes !
�a n'a pas beaucoup chang� depuis ton d�part.
A l'identique ! La vue s'est am�lior�e, en revanche.
J'ai pens� t'installer ici.
On te trouvera du mobilier, des affaires...
Ce sera... un joli petit bureau.
Et tr�s pratique, car tout pr�s de Georgina...
Elle est d'une aide pr�cieuse.
Voici M. Andrew Quint, qui nous a rejoints.
- Enchant�. - Bonjour.
M. Quint �tait l� avant vous. Plusieurs ann�es avant.
- Quand comptes-tu commencer ? - Quand tu voudras.
- Disons, demain. - Parfait
Concernant les parts de soci�t� que tu voulais...
quand pourrait-on avoir le ch�que ?
Je d�prime parfois.
- J'ai un nouvel emploi. -Tu n'as pas quitt� Jonathan ?
- Si. - �a ne te ressemble pas.
Il te r�cup�rera. Comme les autres.
- Que fais-tu maintenant ? - Un retour aux sources.
R�dacteur en chef adjoint pour une revue.
Comme c'est romanesque ! Comment va ta femme ?
Tr�s bien. Et ton mari.
Toi et ton harem...
- Je vous quitte, toutes ! - Ch�ri...
Tu nies tout ce qui pourrait entraver ton ego d�mesur�.
- Et tu m'aimes ? - Et je t'aime.
C'est ce que tu dis !
- Susannah, je dois vraiment... - Bien s�r. Louise aussi ?
- Je l'ai quitt�, non ? - Andrew...
Quitter la maison n'est pas la quitter, quand tu ne sais pas
- o� tu vas. - C'est un d�but.
Tes fianc�es sont les bienvenues ?
- J'en doute fort. - M�me pas moi ?
- Surtout pas toi. - J'aime ce "surtout".
J'ai r�v� de cet endroit, la nuit derni�re.
Des trains s'arr�taient pour accueillir des gens bien v�tus.
Nous aussi, nous regardions les trains passer,
mais nous restions l�, sans jamais embarquer.
N'est-ce pas triste ?
Cela signifie que notre relation ne va nulle part.
- On s'y refuse m�me. - S�rement.
Qu'allons-nous faire ? Partir ?
Accepteras-tu que je revienne ici ?
M�me si tu nous quittes toutes, tu ne seras jamais seul.
Tout s'obtient si facilement de nos jours.
- Bon...jour ! - Bonjour !
Il n'arrive jamais avant 10h30. Je vous pr�pare un caf� ?
- C'est dans vos fonctions ? - C'est parfois vital.
"Les aphrodisiaques expliqu�s aux moches".
Vous n'�tiez pas cens� voir �a.
Dites, il ne publie pas �a dans le magazine ?
C'est un travail alimentaire.
Ils aiment la culture � petites doses.
Beaucoup de gens l'ach�tent uniquement pour les articles.
J'aime ces photos.
Ces filles ont l'air si heureuses.
L'argent, sans doute. Fl�te !
Georgina !
Bonjour ! Et Andrew ?
- C'est un tr�s joli bureau. - A l'ancienne.
Que vais-je y faire ?
Ah oui ! J'aimerais que tu lises ces manuscrits.
Dis-moi si ces auteurs sont dignes d'�tre publi�s.
Tu te rappelles la marche � suivre ?
Georgina ! Vous �tes exquise, ce matin.
- O� est le grand manitou ? - Je vais voir s'il est l�.
Il est encore sorti ?
Que c'est mignon !
N'est-ce pas ? Pas touche !
C'est le sbire des imprimeurs.
Je ne veux pas le voir. D�barrassez-vous de lui.
- Je crains qu'il ne soit parti. - Je m'en doutais.
Pourtant, l'heure est venue de...
�a alors ! Andrew Quince !
Charles Maccabee ! Ton compagnon d'internat.
- Comment vas-tu ? - Mais que fais-tu l� ?
Je te croyais dans la fine �quipe de Jonathan Lute.
- C'est fini. Puis-je t'aider ? -Ton patron nous doit 300 �.
- Mon employeur va se f�cher. - On postera le ch�que ce soir.
Parole de scout ?
La r�union des anciens �l�ves a lieu apr�s-demain.
- On t'y verra ? - Eh bien...
Viens donc. En m�moire du bon vieux temps.
O� est Georgina ?
- Vous avez lu les manuscrits ? - Oui. Rien de fameux !
- Vous avez vu la date ? - Oui.
C'est quand il les a refus�s. Il y a deux ans.
Vous n'avez pas l'air d'appr�cier Nicholas.
- Il se laisse vivre. - Il �tait excellent � la fac.
La fac, c'est bien loin pour lui. Et vous ?
Pourquoi �tre revenu chez Nicholas ?
Pour fuir les chasseurs de t�te.
Je vois. "L'�mancipation au XX�me si�cle" !
Cette fille est tr�s fut�e, finalement !
Je ne m�fie des r�volt�s.
Ceux qui mentent pour rendre leur vie palpitante.
- Vous �tes mari� ? - S�par�.
- Des enfants ? - Un.
- Quel �ge ? - Le mien ou le sien ?
- Le v�tre. -Trente-deux.
Yeux : Verts.
J'avais vu.
Vous avez un look d'enfer. Et moi ?
Terrible, terrible, terrible ! Ta robe est terrible !
- C'est toi qui es terrible... - Elle te plait ?
- Un verre, �a va. Mais deux... - Bonjour les d�g�ts.
Selon Nicholas, vous avez deux ma�tresses.
- C'est fini. - Que leur est-il arriv� ?
Je les ai �vacu�es avec mon pass�.
Vous ne me croyez pas ?
Tout chercheur remonte � l'origine du probl�me.
Donc, vous irez � la r�union des anciens.
J'aimerais savoir ce qu'ils sont devenus.
Vous savez qui va � ce genre de r�union ?
- Ceux qui ont stagn�. - Et si j'y vais ?
- C'est de la folie. - Vous m'accompagnerez ?
Pourquoi tout le monde semble avoir 22 ans, sauf moi ?
Mes vingt derni�res ann�es ont fil�, ou quoi ?
Tous les adultes sont d�j� au lit.
Je dois r�cup�rer mon smoking � la maison.
Pourquoi n'as-tu pas pris tous tes v�tements en partant ?
Pas assez de place chez Walter !
- Comment va-t-il ? - Il doit en avoir marre de moi.
Je croyais que tu resterais chez Jonathan
assez longtemps pour t'assurer une s�curit� mat�rielle.
On n'a pas toujours ce qu'on veut.
- Il faut savoir ce qu'on veut. - Mais je sais ce que je veux !
-Vraiment ? - Je veux tout !
Notre couple �tait boiteux, non ?
-Vraiment ? - Enfin... pas toujours.
Comme tous les gens mari�s depuis un certain temps,
- tu as d� te lasser de moi. - Et vice versa.
Peut-�tre.
J'avais 19 ans quand je t'ai �pous�.
Les hommes peuvent reculer, pour combler un manque,
mais les femmes ne peuvent pas retrouver leurs vingt ans.
- Papa ! - Salut, p'tit diable. �a va ?
-Tr�s bien. - Moi aussi.
Viens, Lisa.
-Tu as de quoi manger ? - Je ferai quelques courses.
Walter !
Salut, les absents !
Et c'est parti !
Ne jamais exhumer le pass� !
C'est qui, cette beaut� ?
- Il vient exhiber sa nana. - Arr�tez. Je la connais bien.
- Vous �tes M.Watkins ? - Non, Hamperdon.
Pardonnez-moi. J'�tais ici en 1951.
Je ne suis que le serveur. Et je viens d'un autre lyc�e.
Il pouvait nous offrir un verre !
J'y vais, moi.
Pas mal, la robe ! Nous allions � la chapelle
- voir le nouveau vitrail. - Andrew !
On vous escorte.Venez.
- Serveur, puis-je ? - Non, je suis M. Bankman.
- Vous �tes Williamson, non ? - Qui ?
Je vous ai reconnu ! Servez-vous.
Si les termites se l�chaient la pince, tout s'�croulerait.
Quel plaisir de vous revoir. Williamson ?
Non : Bankman. C'est vous, Williamson.
J'�tais votre professeur de Latin.
Bankman, vous vous souvenez de Williamson ?
- Salut Andrew ! - Eldrich !
- C'est la bonne d'�cole ! - Mortel, hein ?
- Plus jamais �a ! - Non.
Eldrich ! Quel plaisir de vous voir !
- Comment allez-vous ? - Jamais � plat !
Par contre, vous si ! Vous devriez faire du sport.
Quint.
Quint ! Ce sport ne me dit rien.
Radcliffe ! Nous parlions d'un nouveau sport : Le Quint.
- Vous y avez jou�, Smith ? - Euh... Eldrich.
- Andrew Quint ? - Oui.
Votre patron vise toujours ma fen�tre avec ses balles de golf.
Hugh Delafield, de l'agence de pub.
Bonjour. Je ne travaille plus pour Jonathan.
On m'a dit que vous preniez quelques vacances.
Je comprends. Si vous partiez,
nous serions int�ress�s.
Merci beaucoup, mais pour l'instant...
Quand vous voulez.
- Georgina, que pensez-vous de... - Les deux glandeurs !
M. Le Directeur ! Un homme ici se fait passer pour Williamson.
Ah bon ?
Moi, j'ai discut� avec deux gars qui pr�tendaient �tre Eldrich !
S'agit-il d'une bande organis�e ?
Vous aimez toujours votre femme ?
Oui.
Alors, pourquoi l'avoir quitt�e ?
Je ne suis pas fait pour le mariage.
Pour quoi �tes-vous fait ?
Et nos c�urs s'emplissent de fiert�
quand nous apprenons la r�ussite de Leveter et Samson,
non...Thompson et Ford, oui.
William Thompson et Leveter...
Dis-moi. Tu te souviens d'Eldrich ?
Le freluquet ? Oui.
Apparemment, il se fait passer pour Williamson. Qu'en dis-tu ?
Pi�geons-le. On va s'amuser un peu.
Quint ? Quand �tiez-vous ici ?
Il y a 14 ans environ.
Vous avez bien chang�.
Vous �tes un gentleman, maintenant.
Quint ! C'est vous qu'ils ont jet� dans le lac ?
Oui.
Quel jeu stupide !
Il m'appelle "Monsieur". Je vais vous montrer un truc.
- Votre pupitre ? - Oui.
Maccabee est un naze.
Vous �tiez tr�s perspicace.
Que manigances-tu, Eldrich ?
- Et toute responsabilit�... - �a t'amuse ?
De te moquer impun�ment de tes camarades.
- De quoi tu parles ? - La r�putation de l'�cole.
On va pas recommencer �...
Tu continues bien � porter ces horribles chapeaux.
Je ne...
Rappelez-vous ce qu'on vous a inculqu� :
On est une �quipe. On pense collectif. On joue collectif.
Attrapez-le.
C'est beau ! Pourquoi vous ont-il jet� � l'eau ?
C'est la tradition. C'est cens� vous endurcir.
Apr�s m'�tre cach� l�, sous la jet�e,
je suis all� voir Maccabee pour int�grer sa bande.
Quand ils ont s�vi � nouveau, j'�tais de leur c�t�.
Mais cela n'a rien chang� :
Ils m'ont rebalanc� � la flotte et j'ai eu une pneumonie.
- Pauvre Andrew ! - �a fait un bail !
Enfin, nous vous remercions, mon �pouse et moi...
feu mon �pouse... pour ce magnifique cadeau.
Chantons en choeur l'hymne de l'�cole.
- Quel raffut ! - Ils traquent quelqu'un.
G�nial ! Allons en renfort ! Attrape !
C'est quoi, ce bruit ?
Une traque.
Cela ne nous concerne pas. Venez.
Mettez-vous � l'abri !
Andrew ! Pourquoi ?
On arrive.
Foutez le camp.
On est tout pr�s.
Dieu du Ciel, pourquoi ?
-Va-t-en, Quince ! - C'est pas Williamson ?
Rembarque tes zouaves. T'as pas chang�.
On faisait juste un peu de sport.
Tu n'aimes pas le sport ?
Non. Moi, d'abord !
- Elle fait la t�te ! - Elles sont toutes drogu�es.
Pour poser nues.Tu ne sais vraiment rien, Andrew.
- Remontre-la-moi. - �a te co�tera une autre pi�ce.
Viens. �a suffit. Allez, viens.
�a lui apprendra !
Allons f�ter �a, les gars.
Venez. C'est ma tourn�e !
Elles se droguent. Contre leur gr�.
Il les y oblige.
- Il te drogue de force ? - Oui.Tout le temps
Je viens te sauver. Je t'aime, Sandra.
Si tu me permets, qui diable es-tu ?
Tu veux voir ma caravane ?
- Salut. - Que fais-tu ?
- Je range mes affaires. - Je t'ai vu jouer au cricket.
- Ah bon ? -Tu m'embrasses ?
D'accord.
Un probl�me ?
Maccabee !
Elles sont toutes drogu�es. Pour poser nues.
-Tu ne sais vraiment rien. - J'ai du mordant.
Je te d�pose quelque part ?
J'ignore o� vous habitez. Je vous ai donc ramen� ici.
- C'est votre chambre ? - Pour l'instant.
Pourquoi �a bouge ? C'est normal ?
C'est une p�niche.
J'ai cru qu'ils m'avaient d�finitivement ab�m�.
Ils ont bien essay� ! Du caf� ?
Non, merci. Deux aspirines, si vous avez.
- C'est bien un bateau. - Puisque je vous le dis.
Dites. C'est vous qui m'avez d�shabill� ?
Non, j'ai demand� � deux Chinois qui passaient.
C'est un coffre de bord ?
Toutes mes affaires.
Je les ai r�cup�r�es apr�s le divorce de mes parents.
Si un jour,
je me sens bien quelque part, je les d�ballerai.
Je ne coucherai pas avec vous.
- Jamais ? - Une question � la fois !
- Je dois d�tourner le regard ? - Non, pourquoi ?
Vous pr�tez souvent votre lit aux hommes de passage ?
- �a vous ennuie si j'�teins ? - Non.
Je suis fianc�e. En quelque sorte.
Vous l'aimez ?
- Vous avez assez chaud ? - Oui, merci.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Le probl�me est que
je ne supporte pas qu'il me touche.
Entre donc.
Andrew,je suis afflig� par ce que m'a dit ton ma�tre.
Tr�s afflig�.
Le sport ne t'int�resse pas, semble-t-il.
Tu trouves toutes les excuses pour passer au travers.
Le sport, c'est essentiel.
Les jeux d'�quipe nous apprennent � vivre ensemble.
A travailler et lutter ensemble.
A gagner. Assieds-toi.
Celui qui se fiche du sport, se fiche de la vie en soci�t�.
- Qu'en dis-tu ? - Foutaises ! Monsieur.
Tu es un sale garnement.
Sache que celui qui se fiche de la vie en soci�t�
se retrouve seul � la fin. Tout seul, Andrew.
Selon toi, qu'en pense Dieu ?
Selon toi, qu'en pense Dieu ?
Il se demande: "Cet homme aime-t-il son prochain ?
Ou n'aime-t-il que lui ?"
Dieu se posera la question.
N'aimes-tu que toi ?
Ou es-tu capable d'aimer autrui ?
Pose-toi la question, Andrew.
Georgina ?
Comment tu te sens, petit ?
L'int�grit� se paie au prix fort, aujourd'hui ?
Tu as jou� des poings, on dirait.
- Qui vous a dit o� j'�tais ? - Une jolie fille � ton bureau.
- Je t'ai amen� du raisin. - Elle aurait pu s'abstenir.
Que fiches-tu sur ce rafiot ?
A tant vouloir �tre ordinaire, tu vas devenir invisible.
Pour l'amour de Dieu !
Bien s�r, tu as bien fait
de quitter ta femme.
Les femmes s'�tonnent toujours que l'on sache ce qui se trame.
Elle voit d'autres hommes, non ? J'ai faim.
M�me si une femme dit nous aimer, �a ne l'emp�che pas
de penser aux cochonneries
qu'elle pourrait faire avec d'autres types.
Tu te doutes bien qu'un autre gars
tes toilettes en ce mo... D�sol�, je pensais tout haut.
Vous voulez mon poing dans la figure ?
Et toi, tu veux des c�r�ales ?
Pour beaucoup, tu as �t� idiot de partir.
Et pour beaucoup d'autres, d'�tre rest� si longtemps.
Des "autres", il y en aura toujours. Mieux vaut les �viter.
Il faut �tre affam� pour manger ce truc.
Ou avoir vu vos pubs. J'en ai fait une pour ce produit.
Ce n'est pas cens� faire de petits bruits rigolos ?
- C'est vraiment pas normal. - Qu'attendez-vous de moi ?
Il me faut les noms des participants
- au Festival de la pub. - Oubliez !
L'�quipe n'est plus la m�me sans toi.
- Je ne participerai pas. - Le sujet de ton choix !
Quel qu'il soit. O� vas-tu ?
- Faire mon travail honn�te. - Honn�te ?
Je ne m'attendais pas � vous voir. �a va ?
- Pas fort. O� est Nicholas ? -Toujours en pause d�jeuner.
Il devait voir des pigistes au parc.
Susannah Firmed a appel�
pour savoir si vous vouliez la voir ce soir.
- C'est une de vos fianc�es ? - Une de mes ex.
Que dis-tu ?
Il va falloir changer l'image du magazine.
Tu ne comprendras s�rement pas mais
les images, c'est du domaine de la pub. Pas de la culture.
Trouve d'autres pigistes.
On peut vendre un magazine comme n'importe quel produit.
Et si tu passais la journ�e � Cambridge, demain ?
A Cambridge. Pour voir Gerald Sater.
�a ne le botte plus d'�crire pour nous, on dirait.
Emm�ne Georgina. Elle ne croule pas sous le travail.
Je lui donne sa journ�e.
Tu le pr�viendras de notre arriv�e ?
On voit des choses effarantes par ici. En plein jour !
Vous venez souvent ici ? Vous avez l�ch� votre ex ?
Et vous, vous avez l�ch� la jet-set ?
Pour vous, c'est �a une vie simple ?
Regarder la machine tourner ?
C'est l'aboutissement de dix mille ans de progr�s.
Vous auriez d� vous trouver une �le d�serte.
Elles sont toutes radioactives.
- Vous resterez parmi nous ? - Bien s�r. Pourquoi ?
Quel id�aliste ! Vous avez r�alis� le r�ve de tous,
et voil� o� �a vous m�ne.
Cessez de m'agresser. Je suis vuln�rable.
En quoi est-ce mieux que de r�aliser une bonne publicit� ?
- Arr�tez. - Ils vous payaient assez.
Cessez de vouloir la m�me chose que ma femme.
D�sol�e. Alors, on voit Gerald Sater demain ?
- Que faites-vous ce soir ? - Mon repassage.
- Et le mien aussi ? - Demandez plut�t � Susannah.
Je vois.
- Allons d�ner. - J'ai d�j� d�n�.
Vous avez des tas d'amies, non ?
Elles cuisinent pour leur mari.
Vous sapez la libert� des gens
pour mieux vous insinuer dans leur vie.
Voyez �a.
Il leur reste encore dix mille ans pour l'am�liorer
Vous n'allez pas me laisser seul avec cet engin ?
Imaginez une �le d�serte, le chant des vagues
A demain. Que ferez-vous ce soir ?
Vous imaginez quoi ?
Que je vais rentrer, me verser un verre, grignoter un toast,
et regarder la t�l� proph�tiser dans le d�sert ?
- Oui. - Oui ?
Tu as l'air f�ch�. La vie "simple", c'est trop compliqu� ?
- Et tu insistes ! - Emm�ne-moi d�ner.
Mais tu es tout chose !
Tu ne peux pas te passer de mon corps.
Susannah, peux-tu nager au milieu de la piscine ?
Reste l�.
Salut Andrew. Merci d'�tre l�. Elle te r�clamait.
- C'�tait votre id�e ? - Elle te d�sire.
Un million de spectateurs se damneraient pour elle.
C'est ce que je veux. Et elle, te veut.
En plus, elle adore ce boulot.
C'est tr�s joli, ces n�nuphars.
Le monde a tant de charmes.
Parfois, quand il pleut,
je regarde par la fen�tre
et je vois ces filles tremp�es dans leurs impers.
C'est bon. On peut tourner.
- Elle t'attire encore ? - D�s que je la vois.
C'est �a le souci. Tout roule, tant que tu ne la vois pas.
Susannah, il faut que tu parles. Dis un truc gai.
N'importe quoi. Le commentaire te couvrira.
- Prise num�ro 1. - Action !
Connaissez-vous la triste histoire d'Andrew Quint
qui a tout largu�, mais n'a cess� de revenir...
- Dites-lui de la fermer. - J'y peux rien.
La triste d'histoire d'Andrew
qui s'est m�nag� une porte de sortie, au cas o�...
Vas-tu la fermer ?
Il a quitt� sa femme, mais la revoit toujours.
Il a bris� son couple, mais n'a pas divorc�...
Pauvre Quint. Il n'a jamais eu ce qu'il voulait.
Je vais te tuer !
Faites gaffe aux flamants roses !
Am�ne-lui du cognac. Il va nous clamser dans les bras.
Louise !
- M. Quint ! - Louise !
Je dois te parler.
Tu vas r�veiller la petite.
J'aimerais
qu'on parle s�rieusement du divorce.
Tu dors ?
Tu es tout froid !
J'ai saut� dans une piscine pour noyer Susannah.
- Elle m'a trait� d'ind�cis. - Elle a envie de toi.
-Tu as bu ? - Non, et toi ?
J'ai bu 2 gins.
Tu es sortie avec quelqu'un ce soir ?
Non,j'ai bu devant la t�l�.
-Tu n'as pas d�n� ? - Pourquoi es-tu si froid ?
Prenons une d�cision.
T'as envie ?
Oh oui. De quoi ?
Divorcer.
Pas ce soir !
Louise, tu vas finir par...
Tu sais ce dont j'ai envie ? D'�tre enceinte � nouveau.
-Tu n'as plus de nana ? - Je reste avec les amis.
Mieux vaut �tre mari� que br�ler en enfer.
On t'a livr� un truc.
- C'est � moi, �a ? - Il y a ton nom dessus.
- Qui a apport� �a ? - Eux.
Vous �tes Quint ? 51, Carmel Gardens ?
Cha�ne hi-fi... Poste de t�l�... Transistor.
- Vous salopez la moquette. - On met �a o� ?
- Qui envoie tout �a ? - Je sais. Jonathan Lute.
Harrod's.
- Salut ! - Salut.
- Un souci ? - Non, rien.
En route vers votre glorieux pass� !
Je n'ai jamais �t� � Cambridge.
Sur la droite.
Andrew Quint, c'est �a ?
Comme c'est gentil de venir jusqu'ici !
Voici Mlle Elben. Elle travaille pour...
Elle est divine ! Entrez.
Vous avez fait tout ce chemin pour moi. Quel honneur !
- Ils sont g�niaux ! - Ils vous plaisent ?
- Ils fonctionnent ? - Bien s�r.
Regardez-les, pendant que je discute avec M. Quint.
On se demandait avec Nicholas...
Celui-ci coince un peu. Il est glauque. Un suicide.
Nicholas redoute...
que vous ne veuillez plus �crire pour nous.
Pauvre Nicholas ! Puis-je vous offrir un cigare ?
- Non, merci. - Asseyez-vous.
Comme je dis toujours, il est stress� de nature
et en plus il a choisi un travail stressant !
Celui-ci est plut�t os�. Mais amusant !
- Il ne marche pas non plus. - Je vais vous montrer.
Il faut faire comme �a.
Il faut �tre ferme avec le manche.
- Mon Dieu ! - D�licieux, non ?
Vous aimez ce genre de choses ?
Votre revue n'a plus d'influence, ni de prestige.
Partez avant d'y laisser votre peau.
Il n'y a pas succ�s � la cl�. Quelle est l'offre de Nicholas ?
50 livres. Et je ne cherche pas le succ�s.
Mais la r�ussite.
Qu'elle est belle !
La concurrence me paie 60�. Vous ench�rissez ?
J'h�site. C'est d�j� plus que nous ne payons les autres.
Alors, la discussion est close. C'est non.
Va pour 70. Je vous commande 3 articles.
Dont un, au plus t�t.
J'�cris vite.
Vous avez vu ses scopitones ?
Ils sont d�go�tants.
- Qu'allons-nous faire ? - Je vous ram�ne.
- Qu'allons-nous faire ? - Je vous ram�ne.
Allez � la voiture. Je dois v�rifier quelque chose.
- Seigneur ! - Pourquoi me suivez-vous ?
D'apr�s vous ? Je suis d�tective priv�.
- Je m'appelle Galloway. - �a va ?
- Qui vous paie ? - Je ne peux pas le dire.
- C'est Jonathan Lute ? - Peut-�tre.
- On m'a d�nonc� ? - Pas de souci.
De retour � Londres, je lui en parlerai.
N'ennuyez pas ce monsieur.
Alors, qui d'autre ?
Ma femme ! Elle veut divorcer !
C'�tait qui ?
Un d�tective. Engag� par ma femme.
Je vois. Vous voulez divorcer ?
- Quelle mouche l'a piqu�e ? -Vous l'avez quitt�e, non ?
Mais je ne la trompe plus avec Susannah ou Josie.
Je les confonds toutes les deux.
- C'est ridicule. - Andrew...
Voil� mon avis sur les femmes.
Elles sont irr�fl�chies et agissent � l'aveuglette.
- Un divorce ne se fait pas... - Je doute que �a m'int�resse.
Votre femme, tout votre amour pour elle,
vos fianc�es, vos peines de c�ur. �a m'agace.
Et vous me m�lez � �a !
D�sormais, un priv� prend des notes
d�s que je vous parle, o� que je vous suive.
M�me si on ne fait que prendre un sandwich.
Andrew, vous ne pensez donc qu'� vous ?
- Ecoutez... - Dieu du Ciel ! La ferme !
C'est l�gitime : Elles vous aiment,
sans savoir ce que vous leur r�servez
Salet�s d'homme mari�s !
Inutile de me ramener. D�posez-moi l�.
- Je vais vous expliquer. - Dans mon sac.
"G. Elben aime Andrew Quint." C'est vrai ?
Rendez-le-moi.
Je plaisantais.
Vous esp�riez que je couche avec vous ?
- Oui. - D'accord.
Pourquoi ?
�a vous intrigue qu'une fille se donne ?
- Pourquoi ? - Seigneur !
Des filles qui d�cident de coucher avec un inconnu,
il y en a des tas. En ce moment m�me.
Je coucherai avec vous, car �a peut �tre bien.
Je l'ai d�cid�.
- �a n'a rien d'extraordinaire. - Pour vous, si.
Je ne pense pas �tre dou�e au lit.
En bo�te ou au resto,je suis la compagne id�ale, mais...
Vous ne me croirez pas, mais je n'ai jamais...
�a m'effraie.
-T'es sao�le, ma parole ! - Non.
Elle sera d�sagr�able toute sa vie ?
Invitez-moi pour le week-end. D'autres l'ont fait.
- D'accord. - Quand ?
Le week-end prochain ?
Je ne suis pas dou�e pour �a.
Georgina, pourquoi moi ?
"G. Elben aime Andrew Quint." C'est vrai.
Carla ! A qui est cette voiture ?
A moi. Nicholas dit que c'est la sienne.
- Vous avez h�rit� ? - On peut dire �a.
Tu fais souvent un tour, l'apr�s-midi ?
Parfois.
Tu passais des apr�s-midi tr�s agr�ables, � la fac.
J'ai quitt� la fac il y a longtemps. Et toi aussi.
Je vois. On a tous vieilli, mais surtout moi.
- Nicholas t'a parl� ? - De quoi ?
Nicholas ! Andrew est ici.
Bonjour. Le voyage s'est bien pass� ?
- Oui, merci. - Entre, qu'on discute !
Je vais faire des courses.
- Alors, avec Sater ? - J'ai d� lui offrir plus.
Parfait.
- Qu'est-ce qui cloche ? -Tu sais, c'�tait pr�vu.
J'ai re�u des propositions, avant ton arriv�e.
Quand tu �tais � Cambridge, on m'a fait une offre.
- Et je l'ai accept�e. - Quelle offre ?
J'ai vendu mes parts. En fait, tout le magazine.
-Vendu ? - J'en ai parl� avec Carla.
- Avec elle ? - Je d�tenais 50% des parts !
-Tu as sign� un contrat ? - Eh oui. Carla pensait...
Qu'est-ce qu'elle a � voir l�-dedans ?
C'est pas facile.
Les femmes ont tant d'attentes, aujourd'hui.
Tu m'as envoy� � Cambridge pour �a ?
J'esp�rais ne pas en arriver l�.
-Ton argent, ne suffisait pas. -Tu l'as claqu� dans l'alcool !
Tu n'as pas le droit !
Qui a fichu le camp quand moi j'essuyais les controverses ?
Qui a eu un bon boulot ? Je suis rest�, moi !
A mon tour d'en profiter !
- Pour qui je bosse ? - Les �ditions Action House.
Ils louent l'appart du haut depuis un bail.
Ils sont d�j� sur place ? Je vais les voir !
Andrew ! Je suis d�sol�.
Je veux voir le...
Salut, petit ! On continuera plus tard.
Cette bo�te, c'est une filiale. Un grand nombre de firmes
est aux mains d'un petit nombre.
Puis-je t'offrir � boire ? Th� ? Caf� ?
Vous n'avez pas fait �a pour me r�cup�rer ?
Non, bien s�r ! On voulait l'immeuble. Pour le d�molir.
Mais qu'as-tu...
Gagner, c'est dans ma nature.
Je ne veux pas d�ranger.
Mais tu t'insinues dans tous mes r�ves.
Qu'adviendra-t-il du magazine ?
Mon ange, qui a besoin de ta revue ?
Aujourd'hui, la principale production humaine,
c'est le g�chis.
On l'�value � cent millions de tonnes.
On a d�velopp� une industrie rien que pour �a :
Des champs d'�pandage aux d�charges,
tout est cr�� pour le g�chis.
Les po�mes qu'on ne lit plus
et les tableaux qu'on n'admire plus
c'est un emballage pour le g�chis !
Dans deux si�cles,
il y aura 5 humains au m�tre carr�,
et tous seront assis sur une montagne de d�tritus.
A nous de veiller � ce qu'ils ne soient pas
- 100 au m�tre carr�. - Je ne serai plus l�.
Et pour l'instant ?
D'une certaine fa�on, tu travailles encore pour moi !
Sale...
Andrew ! Tu casses toujours tout.
Laissez �a. On part.
Un instant.
- Pauvre connasse ! -Tire-toi, enfoir� !
Et finalement, je bosse toujours pour lui.
- Et vous aussi. - Je peux partir. Et vous aussi.
Ne faites pas �a. M�me si �a me plairait.
- Qu'allez-vous faire ? - Etaler la v�rit� dans une pub.
- On verra s'il aura un prix. - C'est idiot.
Oui. Mais au moins, je serai libre.
- Combien de temps �a prendra ? - 5 jours.
Notre week-end est annul� ?
Repouss� d'une semaine.
Juste le temps de se faire du bl� et d'acheter les billets.
- On ne moisira pas ici. - Et la proc�dure de divorce ?
Pourquoi ne pas m'avoir parl� du d�tective ?
- C'�tait l'id�e de l'avocat. - Un avocat en plus ?
Je voulais un avis,
et il m'a dit que je serais bien conseill�e.
C'�tait plus facile d'en parler � un avocat qu'� moi ?
Sans doute. Lui au moins, �tait dispos� � m'�couter.
C'est d'avec lui que tu divorces ?
Toi non plus, tu n'avais trop envie d'en parler, l'autre soir.
J'avais bu.
J'ai lib�r� le d�tective : Il a assez de choses sur toi.
- Bien.Tu es enceinte ? - Je ne sais pas encore.
�a aussi, �a complique les choses.
Et que fait-on pour la gosse ?
On va divorcer ou pas ? Parce que �a change souvent.
Avec qui tu sors d�ner ?
Pourquoi, d�s qu'on aborde le sujet, tu...
- Je m'en fous ! - Michael !
Je me suis souvent dit que la seule chose qui t'int�ressait
- c'�tait mon revenu fixe. - Comment oses-tu dire �a ?
Tu ne rentrais jamais.Toutes les nuits, tu avais du travail.
Nous voil� ! Pour un bon verre de lait bien frais !
- Salut ! - Salut, Papa !
- Chef! - Super !
- Qui est Georgina ? - Une employ�e.
Le d�tective dit qu'elle a l'air gentille.
Ouais, tr�s jolie !
-Tu es amoureux ? - Non, bien s�r.
- J'y suis tr�s attach�. - Un verre de lait bien frais ?
Non, merci.
Je doute que �a lui suffise, ton "attachement".
Elle veut s�rement de l'amour. Tu dois y mettre un terme.
Seigneur ! Ma femme me comprend.
C'�tait donc �a, notre probl�me !
-Tu veux divorcer ? - Non, et toi ?
Oh, M. Cornwall !
- Je fais vite. - Bonjour Andrew.
- �a va ? - J'emm�ne ta femme d�ner.
Vas-y.
J'aurais refus� si c'�tait ma femme.
Bien parl� ! �a pourrait prouver ta sup�riorit� sur moi.
- Oui, je sais : "chef !" - Bien tent� !
- Dites au revoir au Papa n� 1. - Au revoir, Papa n� 1.
Que faisais-tu ?
J'�crivais un m�mo pour annoncer mon retour.
Personne n'a jamais cru � ton d�part.
Je te pr�sente Lewis Force.
J'aimerais que tu le prennes sous ton aile.
Il est impatient de bosser avec les meilleurs.
Parfait. On discute du story-board ?
Non.Vous signez les ch�ques, c'est tout.
Tes d�sirs sont des ordres.
Tire-toi. J'ai � faire. Je veux pas te voir !
- Votre femme est sortie. - On attend.
- Peut-on savoir...? - Non.
- Peut-on savoir...? - Non.
Que cherche-t-on exactement ?
Engagez Susannah pour une journ�e. Lundi.
Comment �a se passe ?
Bien. Si on aime faire �a.
- Et toi ? - Je n'arr�te plus de peindre.
Une vie bien remplie !
-Tu as bient�t fini ? - Dans 5 jours.
Encore !
Oui.
D�sol�.
Tout prend plus de temps que pr�vu, non ?
On repousse encore notre week-end...
- Ma femme accepte le divorce. - Ah bon ?
- Laisse-moi t'expliquer... - Je d�teste les explications.
Surtout celles que je refuse d'entendre.
- Comment fais-tu alors ? - J'improvise.
Toi qui d�testes les impr�vus !
Tu cherches la dispute ?
Comme �a, tu pourras t'en aller en ayant bonne conscience.
Parce qu'on peut se disputer.
Non,je suis venu pour te voir.
Tu viens ici parce que tu n'as nulle part o� aller ?
Sans doute.
Arr�te ! Arr�te ! Je t'en prie ! Arr�te !
Toi, arr�te de me frapper avec les mains sales.
Regarde ce que j'ai fait au mur, par ta faute.
Ne le quitte pas des yeux.
Et si l'envie te prend de le frapper � nouveau,
parle-moi plut�t.
Tu ne peux pas toutes les avoir. Pas �ternellement.
Et c'est mauvais pour la sant� !
- Elle t'a dit ? - Quoi ?
Elle s'en va. En Am�rique, je crois.
-Tu dois en �tre la cause. - Elle ne m'a rien dit.
"Vous faites 157 kilos."
"Vous faites 183 kilos."
William doit partir pour quatre ans. Bien s�r, je le suis.
On en a longuement discut�.
Et je me suis dit : "Enfin du neuf !"
Apparemment, il h�te qu'on parte.
Il n'est pas le seul.
Quand revivra-t-on nos fabuleux apr�s-midi crapuleux ?
Continue. Je vais chercher la cam�ra.
- Salut Georgina. - Salut.
- Que faites-vous ? - J'attends Andrew.
Bon sang, Georgina.
L'Art n'a plus sa place en litt�rature.
Alors, vous l'avez achev� en le bradant.
Venez prendre un verre. J'ai besoin de parler.
Et Carla ?
Qui �a ?
Il ne viendra plus.
- C'est bien ? -Tu me cherchais ?
Oh, Jonathan Lute !
Quoi que tu pr�tendes,
tu es un dieu.
Georgina ? J'ai quelques petits soucis, ch�rie.
- Je ne viendrai pas ce soir. - Je vois.
C'est elle qui a voulu vendre. Pas moi.
Elle voulait s'offrir des trucs :
Voiture de sport, machine � laver...
A son �ge, on r�ve encore d'un coup� sport. Franck !
Non merci. Je ne veux plus d'alcool.
Vous savez Georgina,
je vous ai toujours appr�ci�e et trouv�e s�duisante.
- Ajeter ! - Il y a une autre bobine.
Voyons l�.
Vous savez,
ce que Lute m'a dit aujourd'hui ?
"D�sol�, mon cher. Mais on a �tudi� vos comptes et
la revue ne semble plus
tr�s viable."
Non. Je rentre maintenant.
Je vous ram�ne.
On dirait un gros chien. Tant mieux.
On doit retourner la sc�ne. Dis � l'�quipe de s'y mettre.
All� la Production ? Ici, Lewis Force.
O� est pass� mon fric ? Je devrais �tre Cr�sus,
mais une fois pay�s les dettes, la voiture, l'appartement,
il ne reste plus rien.
Laissez-moi conduire.
J'ai pris du cognac. �a caille au bord de mer.
- Qu'allez-vous faire ? - Partir.
- Il est mari�. - Je sais.
Bande de veinards !
- Vous allez o� ? - Je l'ignore.
Au soleil, pr�s de l'oc�an, j'esp�re.
Georgina ! Georgina !
Allez, on y va.
Au revoir.
Georgina !
Que fiches-tu ici ?
O� est-elle ?
Andrew, je...
Que t'est-il arriv� ?
Je... l'ai emmen�e prendre un verre. En route...
Que s'est-il pass� ?
C'�tait horrible. Vraiment.
Elle est morte.
- Arr�te tes conneries. - Une voiture l'a heurt�e.
Morte ?
On ne voit rien dans ces carrefours.
J'ai rien vu venir. La voiture est en miettes.
Fous-le-camp.
Je ne sais pas quoi dire. Je suis confus.
Casse-toi.
- J'irai s�rement en prison. -Tant mieux !
Allez, Nicholas.
16�me FESTIVAL de la PUBLICITE
Bonsoir. Bonsoir.
David te montrera te place. Bonsoir.
Donne-lui des chocolats. Lewis !
Trouve-le. Andrew est forc�ment ici.
O� diable est votre mari ? Si je peux me permettre.
- Je ne l'ai pas vu. - Des informations ?
Je croyais qu'il travaillait avec vous.
Dit en ces termes... non !
En toute franchise, je pensais qu'il oeuvrait aux abattoirs.
Sir John et lady Nickelburker !
Mesdames et messieurs,
ce soir, le festival pr�sente les 24 nomin�s
pour le prix du Meilleur Film Publicitaire.
Tout d'abord, le film de la Lute Organisation,
produit par Jonathan Lute et r�alis� par Andrew Quint.
Je vais enfin voir � quoi vous jouiez.
Et moi, voir si vous �tes bon perdant.
D�couvrez la Super-8 d'Hamayasha.
Une cam�ra faite pour vous !
Facile � manier. Id�ale pour les vacances.
Immortalisez la beaut� de votre vie.
Immortalisez tous ceux que vous aimez.
Fous-le-camp, fils de pute ! Fous-le-camp !
Non, Andrew. Arr�te ! S'il te plait !
Immortalisez ces doux moments en famille.
Va-t-en. Et ne reviens pas !
Reste seul avec ta libert�, �go�ste !
Et ma libert� � moi, hein ?
Immortalisez tout, m�me les jours o� rien ne va.
Nous avons con�u la camera avec amour.
Pour immortaliser vos plus beaux souvenirs.
Dites chaque jour
� l'�lue de votre c�ur,
combien vous l'aimez. Et si c'est impossible,
dites-le � votre femme.
La cam�ra Hamayasha �ternise ceux que vous avez connus.
Immortalisez ces souvenirs d'enfance qui comptent tant.
Celui qui refuse le travail en �quipe
refuse la vie en soci�t�.
Qu'en penserait Dieu ?
Aujourd'hui, la principale production humaine,
c'est le g�chis.
O� que l'on regarde, l'Histoire est en marche.
Immortalisez ces moments d'insouciance enfantine.
Toutes les jolies choses
Les animaux et les roses
Les petits comme les grandioses
Gr�ce � Dieu, vivent en osmose
Votre unique possession : Le pr�sent !
Immortalisez-le gr�ce � notre cam�ra.
Elle vous met au rang des pros.
Filmez tout.
Avec des options exclusives : Pose automatique,
zoom puissant, commande �lectronique.
Vous n'avez qu'� l'allumer. Filmez tout.
Et vous ne pourrez plus rien oublier.
Ils vous aiment. Ils vous trouvent astucieux.
Merci, M. Lute. Par ici !
F�licitations, Jonathan.
Ce n'est pas ma victoire. Mais celle de toute l'industrie.
Vous �tes des coquines !
FELICITATIONS ATOUTE L'EQUIPE
Au moins, Jonathan s'amuse, lui.
O� est Andrew ?
Andrew ! Regarde. J'ai eu mon prix !
C'est peut-�tre un peu gros, mais
mettez-vous le, l� o� je pense.
Ne mords pas la main qui pourrait t'�trangler.
Andrew ch�ri ! C'�tait g�nial !
Tu n'as jamais vu William, mon mari.
- J'ai ador� votre... machin. - Merci.
Excusez-moi.
- On s'en va demain. - Ciao !
Tu veux partir ?
- Et toi ? - Michael !
J'allais inviter ta cavali�re � danser.
- On allait partir. - D�j� ? Non !
Je vous f�licite. Comme les autres !
C'est une erreur de leur part, M. Dallafield.
La femme d'Andrew Quint !
J'ai command� ce tableau
pour donner de la dignit�
- � mon image. - Mon Dieu !
Vous leur donnez l'argent et ils font un boulot sensass.
Elle est avec lui ou toi ?
Si je n'�tais pas impliqu�, je dirais qu'elle est seule.
Tr�s amusant !
Je pr�f�rerais que tu ne danses pas avec ma femme.
Tu as dit quelque chose ?
�a me d�plait que tu danses avec elle.
Vraiment ?
Tu permets ?
Apr�s avoir tu� l'autre, tu reviens chez toi ?
C'est �a, ta conception du sport.
Andrew ! Arr�te, idiot !
C'est exquis !
C'est l'un des 32 Vermeer recens�s
on en d�nombre
Essaie d'intervenir avant qu'il n'y ait un meurtre.
- Que fait-il ? - Le succ�s lui monte � la t�te.
Que ceux qui ne l'ont jamais vu souiller un bassin,
l�vent la main.
Ne pars pas. J'ai des baffes en stock.
- S�pare-les donc ! - Pourquoi ?
- Mon Dieu, un Pascin ! - Arr�te-les.
- Qui ach�te encore du Pascin ? - Envoie les feux d'artifice.
Pascin a un don pour... l'�rotisme.
La sensualit� a droit de cit�, non ?
Allez ! Debout !
�a, c'est du spectacle ! Tu as mal ?
- Un peu.Vous en doutiez ? - Tu as du sang partout.
On est quitte, maintenant.
- Je vous ai gagn� un prix ! - On n'a rien sans rien.
D'apr�s toi, comment j'ai fait avec le jury ?
Il avait s�lectionn� le film ! Il fallait que soit original.
Mais beaucoup croient que c'est Lewis qui a tout fait.
Tu es un grand gar�on, maintenant.
Tu t'en sortiras. Pour ta gouverne,
on ne laisse pas un chien mordre deux fois,
je te dis donc adieu pour de bon.
Appelez-moi. Et amenez vos clubs de golf.
Quoi que tu aies d�sir�, attrape !
Tu l'as gagn�.
- Comment �a va ? - Bien.
Je viens de balancer la r�compense.
Entre autres choses.
Tu as de quoi manger ?
Des �ufs,je crois.
- Que vas-tu faire ? - Aucune id�e.
Appeler Dallafield, s�rement.
C'est toute une exp�dition, de traverser la route.
Sous-titrage : Bach Films (c) 2007
Sous-titrage : Bach Films (c) 2007
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