All language subtitles for 1973 - Hell Up in Harlem

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Original subtitles

COUR SUPREME, NEW YORK.

M. DiAngelo, faut qu'on parle. C'est important.

- Appelez le bureau du procureur. - Ça concerne Tommy Gibbs.

Laissez cette demoiselle. Quoi, Tommy Gibbs ?

Tout est prêt.

Ils vont le tuer au coin de la 57e rue et de la 5e avenue.

Pourquoi m'en parler ?

Pourquoi ne pas avertir Gibbs lui-même ?

Je suis dans le coup. Impossible.

- Quoi, vous avez changé d'avis ? - Ils ont menacé de tuer mes gosses !

Qui ?

Vous n'allez pas me croire. Des officiers de police.

La police va tuer Gibbs de sang froid et vous voulez que j'arrête ça ?

Que dois-je faire ? Arrêter l'ensemble des officiers de New York ?

Il existe des livres de compte avec les noms de fonctionnaires corrompus.

Tommy pense qu'ils sont toujours dans son coffre.

J'ai copié la clé avec de la cire, et je l'ai donnée aux flics.

C'est eux qui les ont maintenant !

C'est la seule chose que Tommy avait contre eux.

Montez dans la voiture, je vous prie.

Vous êtes toutes les mêmes, les salopes noires. Des idiotes !

Autant dire que Gibbs est déjà mort. C'est fait.

Des personnes haut placées s'en sont occupé.

Je vous en prie, ne le tuez pas !

Tuez-moi ! Faites ce que vous voulez, mais ne tuez pas Tommy !

L'Irlandais...

Tu ne crois pas qu'il est temps ?

Laisse-moi dans la rue avant Tiffany.

Tuez-moi !

CASSE

DANS

LA

VILLE

Sur le trottoir ! Voilà 500 dollars !

Montez sur le trottoir !

Il est coincé dans les embouteillages.

Ils n'arriveront jamais à Broadway.

Grillez-moi ce feu !

Accélérez !

Bon Dieu ! Ils sont armés !

N'arrêtez pas !

Il va tirer !

On l'a touché, mais il s'est enfui.

Il saigne comme un cochon. Il est dans la ville.

Il faut un canon pour tuer les nègres, bon sang.

On n'a rien à craindre tant qu'on a les livres de compte,

Allô ?

C'est Tommy.

Je suis blessé. J'ai besoin de ton aide.

Tu m'as déjà laissé tombé. Ne recommence pas.

Retrouve-moi où on habitait avant.

D'accord.

Mon fils, tu m'as appelé, me voilà.

Je suis venu t'aider.

Mon Dieu, que t'ont-ils fait ?

Cache-moi, ils me recherchent.

C'est la première fois que je vois un homme blessé par balle.

Je ne m'attendais pas à ça de mon fils. Je vais t'aider.

Je te ramènerai à tes amis en toute sécurité.

Les flics ! Ils essaient de me tuer.

Pose un pied devant et appuie-toi sur moi.

Allons au parc où tu jouais quand tu étais gosse, on se reposera.

Tu es gravement blessé. Il faut t'emmener à l'hôpital.

Mais ils doivent tous les surveiller, papa.

Assieds-toi ici, mon fils.

Faut qu'on aille à l'hôpital.

Faut cacher les livres de compte là où personne les trouvera.

Je peux les cacher ici, dans le parc.

Où je t'amenais quand tu étais petit.

La cachette, tu te souviens ? L'endroit secret qu'on avait ?

Je te tiens. Assieds-toi.

Tiens...

Il y a un numéro sur ce bout de papier.

C'est le numéro de copains qui pourraient peut-être m'aider,

Fais-les venir ici,

Tu as une demi-heure avant de passer ce coup de fil.

Papa, assure-toi de parler à DiAngelo lui-même !

Mentionne les mots "livres de compte".

URGENCES

Désolé de me pointer comme ça, mais...

J'ai pensé que vous ne feriez pas de visite à domicile.

Bon...

Allez-y, commencez.

Ne m'endormez pas, docteur.

Bon sang !

Vous êtes quoi, vétérinaire ?

Pas d'appels, j'ai dit.

Il dit qu'il s'agit de livres de compte.

Attends dehors.

Passe-le moi et vois d'où vient l'appel.

M. DiAngelo à l'appareil.

M. DiAngelo ? On a les livres de compte.

A moins que Tommy Gibbs ne sorte de l'hôpital en toute sécurité,

on enverra des copies à tous vos supérieurs.

Je ne vous crois pas. Qui êtes-vous ?

La photocopie est une arme très utile, M. DiAngelo.

- Ne raccrochez pas ! - Au revoir.

Passe-moi le capitaine en poste à l'hôpital.

On a des ordres.

On vous donne une ambulance, et personne ne vous suivra.

On se charge de votre sécurité.

Vous m'écoutez, Gibbs ? Relâchez les otages !

Répondez !

Ecoutez, DiAngelo, je lui ai parlé. Il ne veut pas répondre.

Je sais que j'ai mes ordres, mais je ne vais pas...

Ce sont mes hommes. Je ne vais pas les faire hacher menu.

Je vous ai donné des ordres !

Si ces connards bougent un tant soit peu

ou se mettent à tirer, descendez-les !

URGENCES

Johnny...

Dis aux garçons de ne pas tirer en premier.

Ne tirez pas en premier...

Quoi qu'il arrive.

Restez calmes.

Ne tire pas, Zach !

On a fait un marché ! Ne tirez pas !

J'ai un accord avec les flics. Gâche pas tout.

Docteur...

J’espère que cette ambulance...

Mieux vaut pour vous qu'elle soit là !

On recule, Eloignez-vous de ces types,

Reculez, Ces hommes sont dangereux, Ne les approchez pas,

Empêchez les gens d'avancer, Restez où vous êtes,

Empêchez les gens d'avancer !

Tous les officiers, reculez,

Le procureur leur a donné un sauf-conduit,

Où m'emmenez-vous ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Je ne sais pas ce que vous me voulez.

Je n'ai rien fait de mal.

- M. Gibbs. - Oui, monsieur.

Je m'appelle DiAngelo, procureur de ce comté.

Votre fils avait en sa possession

des livres contenant les noms de gens très importants.

Et s'ils se retrouvent dans de mauvaises mains,

ça créera des problèmes à beaucoup de monde.

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

Vous ne me faites pas confiance ?

Non, ce n'est pas...

Réfléchissez une seconde.

Vraiment, je ne sais pas de quoi vous parlez.

J'essaie de vous aider.

Je comprends, mais je ne sais pas de quoi vous parlez.

Désolé.

Je peux rentrer chez moi ?

Je ne sais pas de quels livres vous parlez.

Je n'ai rien fait.

C'est la vérité ! J'ai rien fait !

Salopards !

Sale con de...

J'ai vu ces types vous prendre, alors je vous ai suivis.

Tommy va être fier de vous.

Je me suis occupé des deux.

Bienvenue au club, papa.

Je les ai tués.

J'ai été obligé.

Tout s'est passé si vite.

Bravo. Ça doit être de famille.

Je n'ai jamais frappé personne comme ça depuis mon enfance.

C'était si facile de les tuer.

Je suis couvert de leur sang.

On est deux meurtriers recherchés.

Père et fils.

Mais on va reprendre tout ça en mains.

Parce que j'ai des preuves contre eux.

Tu sais,

je vais te prendre comme associé dans mes affaires.

C'est ça. Un associé.

D'accord. Ça me fait plaisir.

Tu vas devoir le mériter.

Tu feras le boulot pendant que je récupère.

Je serai là quand vous aurez besoin de moi.

Mais d'abord,

on va se venger de tous ceux

qui étaient dans le coup devant Tiffany.

Faut faire vite.

Avant qu'ils ne se rendent compte que ton fils est de retour.

Contente-toi de me donner les noms et les adresses.

Si maman pouvait nous voir ensemble.

Elle serait heureuse.

J'ai un plan pour Helen,

Elle a collaboré avec des flics comme DiAngelo et a volé les livres,

alors elle doit payer, papa, Tu comprends ?

Trouve-la et prends la seule chose qu'elle aime vraiment,

Nous ne nous connaissons pas.

Je suis le père de Tommy.

Mettez-les dans la voiture.

Vous n'êtes pas capable d'élever des enfants.

J'ai dit : "Mettez-les dans la voiture !"

Attendez ! Qu'allez-vous faire d'eux ?

Les élever comme s'ils étaient mes enfants.

Vous ne les aimez pas.

Vous faites juste ça pour me blesser, pour vous venger.

Si, je les aime,

et je ferai en sorte qu'ils ne sachent pas ce que leur mère a fait à leur père.

Attendez.

Laissez-moi les embrasser. S'il vous plaît.

D'accord. Allez-y.

Bonsoir, M. DiAngelo.

Content de vous revoir.

- Papa, qu'est-ce qu'il y a ? - Juste un mauvais rêve.

J'ai rêvé que je tuais DiAngelo.

Devant une foule de gens. A l'opéra.

Le vieux va pas bien ?

Il est malade ? II a fait pipi au lit ?

Ferme-la. Tu parles quand je te le demande !

Fais des excuses à mon père !

Ça va, mon fils.

Non, ça va pas.

Montre du respect à mon père.

Fais des excuses !

Désolé.

Je veux pas lire sur tes lèvres. Je veux t'entendre !

Dis-le !

Désolé, si c'est ce que tu veux.

Ton ambition va te causer beaucoup de problèmes, Zach.

- Sors, maintenant. - Prends soin de ta blessure.

Promis.

Allonge-toi, papa. Repose-toi.

D'accord.

On s'occupera de DiAngelo quand le moment viendra.

Je vais t'entraîner demain.

Tu vas t'occuper de cet informateur qui m'a donné devant Tiffany.

Ils ont plus de 200 kilos d’héroïne qui arrivent de Singapour,

dans un bateau venant de Tokyo,

On va éliminer cette connexion japonaise,

Je sais que tu peux te charger de ces petits japonais, pas vrai, papa ?

On va leur faire notre propre petit Pearl Harbor,

On va ruiner les affaires du gang, assécher leurs sources de revenus,

Alors, ils n'auront pas d'argent pour les pots-de-vin,

et DiAngelo sera à nous,

Occupe-toi des affaires pour moi, je pars en voyage,

Je te ramènerai un souvenir, les chefs du gang

comme prisonniers de guerre,

Après, on échange nos prisonniers, c'est ça ?

Je veux dire, ils nous libèrent, nous blanchissent,

et on laisse les patrons vivre un peu plus longtemps,

Qui raconte des conneries comme quoi les Noirs savent pas nager ?

Comment tu trouves les domestiques, Palermo ?

Elles vont nettoyer leur bazar.

Ça démontre à point nommé

qu'on ne sait jamais vraiment qui nettoie nos affaires.

Assez de morts.

On va négocier.

On va régler ça.

Comment ?

La police me recherche, ainsi que mon père.

On peut régler ça. On achète des juges et des procureurs.

Les dames ont préparé quelque chose.

Allez le chercher, mesdames.

Messieurs, vous allez être mes invités jusqu'à mon acquittement.

Un peu comme

une garantie personnelle.

Voilà la vraie bouffe des Noirs du sud.

Regarde ça, haricots, feuilles de navet...

Andouillettes...

...feuilles de chou vert,

pieds de porc,

pain de maïs.

- Du cul de porc. - Et en dessert...

De la pastèque !

Bon appétit, messieurs.

BOURSE DE NEW YORK

Le grand jury ne va pas mettre en examen Tommy Gibbs et son père.

Certainement pas.

On va être tous les deux innocentés.

Victimes de racisme et de conspiration de la police.

DiAngelo va arranger ça, pas vrai ?

Tout peut s'arranger dans ce bon vieux pays.

Vous n'étiez pas obligé de faire ça. On aurait pu discuter.

C'est peut-être mon éducation. Je fais pas confiance aux gens.

Si vous m'aviez trouvé faible, vous m'auriez réglé mon compte.

J'aurais eu à tuer davantage d'hommes pour vous rappeler à l'ordre.

Si je n'obtiens pas ce que je veux,

c'est la guerre.

Une guerre nouvelle. Rien à voir avec ces conneries du passé

à courir après vos joueurs ou vos dealers.

Non, je m'attaquerai à vos

directeurs de banques, présidents de grandes sociétés.

On pensera qu'il s'agit d'un soulèvement racial. Pas vous.

Je vais vous dire ce que je vais faire, DiAngelo.

Je vais faire de vous un héros. Je vais vous laisser arrêter Tommy Gibbs.

THE NEW YORK BULLETIN GIBBS SE REND A DIANGELO

Le jury a prononcé un arrêt de non-lieu en faveur de Tommy Gibbs

et de son père, Thomas Gibbs, Sr,

On a ordonné une grande enquête sur une conspiration présumée de la police

visant à assassiner Gibbs, qui proclame être "le César noir"

des criminels de Harlem,

GIBBS INNOCENT NON-LIEU ORDONNE

Il travaille tard.

Messieurs.

Je voulais vous dire que j'apprécie

que ces inculpations soient réglées.

Cependant, ce n'est plus moi qui vais vous donner vos instructions.

C'est M. Gibbs, Sr.

Je pense que vous le connaissez.

Oui, on se connaît.

On s'est rencontrés au sommet.

M. Gibbs, je...

Je veux dire, tout ça c'était une grosse erreur.

Pas de problème, M. DiAngelo.

Je voudrais vous présenter

un autre membre très important de mon organisation.

Voici M. Zachariah, mon exécuteur.

Je suggère que vous l'appeliez Zach.

C'est un jeune homme très ambitieux.

Je vais vous suivre partout.

A l'aéroport, je serai votre billet.

Dans la rue, je serai votre ombre.

Bref, je vais vous coller.

Messieurs...

Après tout, messieurs, vous pouvez me faire confiance.

Je veux dire, tournons-nous vers le futur.

Ne nous attardons pas sur le passé. Oublions-le.

Nous ne voulons pas oublier le passé, M. DiAngelo.

C'est le passé. Oui, le passé.

Ayez l’œil.

Quand on aura éliminé son deal, DiAngelo n'aura plus

que son salaire de fonctionnaire,

Je veux entendre : "Formidable !"

Formidable !

Je veux entendre : "Alléluia !"

Alléluia !

Je veux entendre : "Amen !"

Amen !

Je veux que vous leviez la tête bien haut

que vous écartiez les mains et serriez les poings

de toutes vos forces.

Je veux que vous sortiez dans la rue et combattiez la came

et combattiez le crime et combattiez les meurtres.

Je veux que vous combattiez des gens comme Tommy Gibbs

et son père !

Bonjour, révérend.

Bonjour.

Je t'ai vu à la télé ce soir.

Ça doit t'exciter d'entendre ton nom.

Tu me causes bien des problèmes, Rufus.

Je suis heureux de savoir que je suis si efficace.

Tu ne donnais pas tant de leçons

quand tu faisais le maquereau pour moi.

C'était avant que je sois appelé.

N'essaie pas de me faire croire que tu crois en ces conneries de religion !

Je te connais trop bien.

Il y a de l'argent en jeu, et tu as toujours été malin.

Ça a commencé comme ça.

Mais j'ai découvert que je pouvais aider les gens.

Je vais vous faire virer de Harlem. Toi et ton père.

La police a essayé les coups de feu, alors tu vas essayer les prières, c'est ça ?

Je vais faire appel à tous les Noirs décents

qui ne veulent pas que tes pareils décident de leur vie.

Et les patrons blancs qui vendent de l'héroïne aux gosses ?

Tu vas me dire que c'est pas ton truc ?

La drogue ne m'intéresse pas, Rufus.

J'élimine les fournisseurs.

Je vire les dealers dés que je les trouve !

En les assassinant.

Qu'est-ce que tu crois qu'ils font à vendre cette merde aux gosses ?

Te mets pas contre moi.

Pas quand je fais un effort.

Je ne te crois pas.

S'il y a de l'argent chez les Noirs, tu le prends au sommet.

Ça veut dire qu'on ne se connaît plus, non ?

Ramenez-le où vous l'avez trouvé.

Tu es à l'aise dans mon fauteuil ?

Plutôt, oui.

Alors bouge ton cul de là.

Dégage !

Cette gonzesse était encore en bas.

Pourquoi tu me laisses pas la tuer ?

Je pensais que tu serais partie,

que tu referais ta vie.

J'ai pas pu.

Que veux-tu ?

Je veux parler à Tommy. C'est mon droit.

Peu importe ce qui lui est arrivé, on devrait régler ça ensemble maintenant.

Je veux le voir.

Tu me regardes comme si tu m'avais jamais vue.

On s'aimait, avant.

Tu savais que je voulais pas me mêler des affaires.

Tu m'y as obligée.

J'étais pas assez forte pour tout ça.

Elle m'a quitté pour mon meilleur ami.

Elle a eu deux enfants de lui, puis l'a fait tuer.

Comme elle a fait pour moi.

Dégage !

Tu veux faire quoi ? Me tuer ?

Bonne idée.

Peut-être que je t'obligerai à me tuer.

Ça sera la seule manière de te débarrasser de moi.

Je refuse de continuer à m'enfuir.

- Je veux être prés de mes gosses. - C'est nos gosses à présent.

Si tu ne veux plus me voir, tu vas devoir me tuer.

Autant le faire maintenant.

Personne ne touchera à un cheveu de toi.

Pas une femme n'est plus en sécurité que toi ici.

Tu peux aller dans la rue, à n'importe quelle heure de la nuit

et rien ne t'arrivera.

Je ne veux pas la revoir, papa. Jamais, nulle part.

Je vais la garder à distance.

- C'est comme être au catéchisme. - Que fais-tu ici ?

Je passais. Qui est-elle ?

Sœur Jennifer.

Ah oui ?

Tu travailles en équipe maintenant ?

C'est ton meilleur tour ?

Inutile de me chercher.

Je pense que vous êtes un homme décent.

Il a toujours su tromper les femmes.

Révérend Rufus,

pourquoi lui ?

Nous avons les noms des hommes des gangs

qui exploitent la communauté noire depuis qu'on est gosses.

- Pourquoi ne pas les dénoncer ? - J'y penserai.

Non. Réponds-lui maintenant, Rufus.

Dis-lui que les Blancs te soutiennent financièrement.

Et qu'ils veulent tout savoir des Noirs qui exploitent les Noirs.

Tu as une émission à la télé,

tu vas leur dire ce qu'ils veulent entendre.

Merci, mademoiselle.

Tu as beaucoup à apprendre,

et je ne pense pas que tu trouveras tout dans la Bible.

Ça vous dit d'aller dîner demain soir ?

Non, merci.

Pourquoi pas ? Vous avez peur ?

Oui, un peu.

Mais pas autant que je suis amusée

par votre arrogance, M. Gibbs.

Vous semblez penser que vous pouvez tout manœuvrer

avec un sourire et une bonne répartie.

Ça vous ennuie ?

Non, mais ce n'est pas le cas.

Je pense que vous vous sentez très seul, M. Gibbs.

Triste.

Comme on dit, madame...

Vous me fichez le bourdon.

Enfin, je passais juste parce que

je voulais vous faire un don.

Désolé pour l'autre soir. Pas la peine d'être ennemis.

Ne le prenez pas !

5 000 dollars ?

Ça pourrait nourrir un bon nombre de familles.

On dirait que la dame n'est pas très obéissante, Rufus.

Chérie,

quand tu voudras voir quelqu'un d'autre que Jésus,

Rufus peut te donner mon numéro.

M, Gibbs, j'aimerais beaucoup vous voir,

Je crois que nous pouvons être amis,

LA BIBLE

TROIS ANS PLUS TARD

Dis merci à Tommy.

Tommy n'a rien à voir avec ça.

Allô, puis-je parler à DiAngelo ?

Oui, bonjour, Zach,

J'attendais ton appel.

- Tout va bien pour notre affaire ? - C'est fait.

Bien,

- Pas de témoins ? - Non.

Ravi de l'entendre.

Je suis sûr que toi et moi, on bossera

bien ensemble, petit.

D'accord, Gibbs. DiAngelo vous veut en ville.

Allons-y.

D'accord, DiAngelo, je suis occupé.

On enquête sur le meurtre d'une jeune femme du nom de...

Helen Bradley.

Pourquoi être si choqué ?

C'était une pute bon marché. Elle travaillait prés de la 47e rue.

Plus jolie que la moyenne, mais...

C'est difficile à voir sur les photos de la police.

Tenez.

Jetez-y un coup d’œil.

Peut-être que vous pouvez identifier le corps.

Vous voulez venir à la morgue avec moi ?

Qui l'a tuée ?

Beaucoup finissent comme ça.

Tuée par un client.

C'est mieux que la syphilis, non ?

Elle a été étranglée.

Du boulot de pro.

C'était une vieille amie à vous, non ?

Je la connaissais.

Elle a dû être belle à une époque.

Apparemment, elle avait deux gosses.

Heureusement

qu'ils ne sauront jamais rien de la carrière de maman.

A quelle heure elle a été tuée ?

Vous n'êtes pas mis en examen, bon sang.

C'est une affaire beaucoup plus délicate que ça.

Enfin, on est amis, non ?

Et, enfin, c'est vraiment difficile de...

De vous parler de votre père.

Qu'est-ce qu'une pute de plus ou de moins ?

Ça ne fait aucune différence.

Mais tout nous porte à croire que votre père est responsable.

Je ne vous crois pas.

Vous êtes un fils loyal.

J’espère que mes gosses seront comme ça avec moi.

Il l'a sans doute fait pour vous.

Les parents, c'est comme ça.

C'est tout ?

Je ne me mêlerai pas de cette affaire

par respect envers vous.

T'es au courant de tout. Qui a tué Helen ?

- Qui l'a tuée ? - Ton père.

C'est ton père qui a payé.

Je ne sais pas ce qui retient M. Gibbs, nous attendrons son arrivée pour dîner.

Tommy m'a demandé de l'épouser.

Qu'en penses-tu ?

Si tu veux mon avis, retourne prêcher.

Il était temps. Je suis affamé.

Papa, c'est vrai que Jennifer va être ma maman ?

Emmène-le en haut. Mets-le au lit.

- Je veux pas aller au lit. - Mais il n'a pas mangé.

Fais ce que je dis. Emmène-le en haut.

Viens, chéri. Embrasse ton grand-père.

Bonne nuit, grand-père.

Bonne nuit, petit.

Toi, va sauver des âmes.

- Bonne nuit, M. Gibbs. - Bonne nuit, révérend.

Ça m'a fait plaisir de te voir pour une seconde.

Helen n'a pas juste été tuée.

C'était un travail de pro.

- Pourquoi m'en parler ? - J'ai pensé que ça pouvait t'intéresser.

Cette femme n'était que problèmes. Tu devrais être reconnaissant.

Reconnaissant ?

Envers toi, papa ?

Tu penses que je suis impliqué dans sa mort ?

Je t'ai donné l'ordre strict de la laisser tranquille.

Tu sais que je ne fais rien contre toi.

Sale menteur !

C'est à ton père que tu parles.

Tu t'imagines que c'est toi qui donnes les ordres ici.

Je me débrouille bien avec le territoire que tu m'as confié.

T'as un problème ?

Oui.

J'ai un problème.

Un gros.

J'en ai assez de toi. J'en ai assez de cette ville !

Je n'ai pas passé un seul bon moment.

Tu sais ce que je vais faire, papa ?

Je vais tout te donner, je vais aller à Détroit

et Los Angeles m'occuper de mes autres affaires

et tout laisser entre tes mains !

De toute manière, ça devient trop cher ici de gérer un réseau.

Les pots-de-vin sont trop élevés.

J'apprécie ta confiance.

Je verrai combien de temps tu peux tenir

sans que je sois là à protéger ton cul noir.

Je ne me souviens pas t'avoir demandé quoi que ce soit depuis longtemps.

Après mon départ, un tas de gens vont essayer de te planter,

t'attends pas à ce que je revienne te tenir la main !

Tu vois pas ? Même morte, cette femme nous sépare !

T'avais pas le droit ! Quoi qu'elle...

Quoi que je dise, tu ne me croiras pas, hein ?

- Fais tes bagages. - Quoi ?

Fais les bagages des gosses, aussi. On part.

On va tout laisser au grand papa.

On va se marier à Los Angeles.

M. Gibbs...

Puis-je faire quelque chose pour vous aider ?

Non, chérie. C'est entre moi et mon fils.

GUERRE DES GANGS GIBBS ENVAHI

Salut, maman.

Désolé d'avoir été si long à arriver, mais j'ai été très occupé.

J'ai commencé une nouvelle vie.

Les meurtres, les femmes.

Beaucoup de femmes.

T'aurais honte, et j’espère que tu me pardonnes.

Tu me manques, et je t'aime.

Personne, personne ne parle à Tommy.

Ecoute, c'est Zach qui a tué Helen.

Il essaie de faire affaire avec DiAngelo.

Il se cache à la tombe de Grant.

Envoie les gars liquider ce traître !

On ne négocie pas sans moi dans cette ville.

Fils de pute !

C'est de ma part et de celle de DiAngelo.

Quelque chose te tracasse.

C'est ce que les journaux disent de toi ?

Comme je t'ai dit avant qu'on se marie, j'arrête le crime.

Et ton père à New York ? L'organisation ?

J'ai aucun contrôle sur ça. C'est juste des amis.

Je peux pas leur dire comment vivre.

Tu crois toujours qu'il n'y a rien de mal à tuer des gens

et à leur prendre ce qui leur appartient.

Pas s'ils l'avaient pris à quelqu'un d'autre.

Mais on a déjà discuté de ça.

J'ai prouvé que j'étais le meilleur, alors je n'en ai plus besoin.

Tu parles d'arrêter le racket

comme si moi je parlais d'arrêter d'avoir la foi.

Fils de pute ! Zach !

Eh, le vieux.

Je vois que tu as des infirmières.

On dirait que tu essaies de monter de nouvelles affaires.

D'abord Helen,

puis quelques-uns de nos gars.

Ensuite, ça sera moi. Puis peut-être Tommy.

Je l'ai déjà. Ce que tu vois autour de toi. C'est à moi.

- Tout. - Je vais reprendre ce qui est à moi.

Tu n'as pas beaucoup de temps. Tu sais que ton cœur ne va pas bien.

- La mort te guette. - Tu as besoin d'une leçon, fiston.

Fiston ? Tu vois un fiston ?

Et je vais le faire de mes mains.

Tu es sûr que c'est ce que tu veux ?

Pas d'armes, les gars.

Je vais battre ce petit de mes mains.

Le vieux va me botter le cul ?

Je veux que tout terminus ferroviaire, tout dépôt de bus,

et aéroport soit surveillé.

Dés que Gibbs est de retour, je veux le savoir.

Compris ? Bien.

Ne va pas à New York.

Ils veulent que tu rentres pour pouvoir te massacrer.

Réserve pour New York.

Tu n'y as plus d'organisation.

Zach a tout pris. Tu n'as plus rien.

Je suis parti de rien, et je peux reprendre ce qui est à moi.

Change les réservations pour Philadelphie.

Je vais aller à New York discrètement.

Il faut que j'aille à des enterrements.

DiAngelo, voilà. J'ai réussi.

Oui, si Gibbs ne veut pas te le reprendre.

Reprendre quoi ? J'ai pas peur.

Il fait que lire le Wall Street Journal et aller à la messe.

Comme on dit, un jeune homme ne devrait jamais arrêter,

à moins d'être prêt à mourir.

C'est un trouillard.

Je suis allé en Californie, chez lui, tiré quelques coups de feu,

et il a pas eu de couilles. Il a rien fait.

Il a même pas eu les couilles de me poursuivre, rien !

J'ai même tué son père,

Pas de couilles,

Gibbs "Sans couilles",

Ecoute bien,

Je suis le meilleur tueur professionnel,

J'ai un contrat sur tous les fils de pute qui travaillent pour DiAngelo ou Zach,

Je ferme la ville,

Je vais faire de New York une ville où il fait bon vivre,

BIENVENUE A CONEY ISLAND Attractions

La police recherche toujours le tueur qui, depuis 24 heures,

frappe les leaders du crime organisé de New York,

Une déclaration officielle des bureaux de James DiAngelo

concède qu'ils ne savent toujours rien de l’identité du tireur,

décrit comme étant un homme noir

d'environ 30 ans,

Il s'en prend à ce que nous avons mis des années à bâtir.

Pas de panique, on va se le faire.

Il n'y a qu'une chose que Gibbs aime par-dessus tout,

c'est sa famille.

Sa femme a rendu son âme au Seigneur Jésus Christ.

Elle s'est même enfuie avec leur bébé.

Il y a toujours l'autre enfant. Comment il s'appelle ?

Jason.

Il doit avoir environ huit ans...

Je pensais que je ferais n'importe quoi, mais tuer des gosses, c'est non.

C'est pourquoi je ne peux faire confiance à personne à part moi.

Sénateur Brown,

Je vous envoie un cadeau pour votre commission d'enquête,

Des livres avec les noms des politiciens

qui acceptent des pots-de-vin depuis les années cinquante,

N'essayez pas de me trouver

parce que j'aurai quitté le pays quand vous lirez ceci,

Je vous aide un peu en éliminant quelques gars moi-même,

Venez ! C'est Gibbs !

- Où est Zach ? - Je ne sais pas.

Où est Zach ?

Trans World Airlines.

L'aéroport.

PROCEDURES ANTl-DETOURNEMENT

TOUTE PERSONNE DOIT ETRE FOUILLEE

Trans World Airlines, vol numéro 27 à destination de Los Angeles,

embarquement sur le point de se terminer à la porte sept,

Dernier appel pour le vol TWA 27 à destination de Los Angeles,

Le prochain vol pour L.A., quelle porte ?

Porte sept.

Quand est le prochain vol pour Los Angeles ?

American Airlines, dans 5 minutes.

- Vous n'y arriverez pas ! - Si !

Los Angeles, en première.

Le vol numéro 5 d'American Airlines à destination de Los Angeles,

embarquement immédiat porte sept,

Notre voyage durera quatre heures et cinq minutes,

Veuillez attacher vos ceintures et éteindre vos cigarettes

en préparation de l'atterrissage,

Que font-ils là-bas ?

C'est ma valise !

Bon Dieu ! Que se passe-t-il ?

Un agent de sécurité est demandé à la livraison des bagages.

- Il a un... - Dégagez !

- Appelez la police ! - Attention ! II est armé !

- Appelez la police ! - Ils montent la rampe !

- Attention à l'arme ! - Y a pas d'agent de sécurité par ici ?

Ils sont venus ici il y a une heure.

Ton ami DiAngelo. Ils ont tué Hap.

C'est trop tard ! Ils ont emmené ton fils !

Tu peux rien faire.

Pourquoi tu as laissé faire ça ?

Ils étaient armés. Je suis un homme de Dieu, contre la violence.

- Où DiAngelo l'a-t-il emmené ? - J'en sais rien.

Ils ont dit qu'ils t'appelleraient pour négocier avec toi.

Je vais le tuer, ce salopard !

C'est tout ce qui compte,

que Tommy Gibbs puisse se venger.

Je vais appeler la police.

Tu crois pas qu'ils se foutent de la vie de mon fils ?

Rufus, j'aime mon fils.

Je donnerai à DiAngelo tout ce qu'il veut.

C'est un enlèvement, un meurtre. Ils doivent nous aider.

Laisse-moi répondre.

Oui ?

Oui, DiAngelo.

Je suis le révérend Rufus Fairchild, je suis votre intermédiaire.

Que veut-il ?

Enoncez vos termes, DiAngelo.

Ils veulent ta vie.

J'avais compris.

Comment être sûrs que Jason va bien ?

On veut voir Jason d'abord.

D'accord.

Une heure.

Allô ?

Rien n'est garanti qu'ils rendront Jason, même après qu'ils t'auront eu.

Si je ne reviens pas, et qu'ils rendent Jason...

Dis à Jennifer de quitter la ville, de changer leurs noms.

De m'oublier.

Allez.

Où est mon fils ? Où est-il ?

Y a pas de nègres dans le quartier. Tu t'attends pas à le voir, si ?

- Il va bien ? - C'est DiAngelo qui l'a.

C'est le seul avec assez de tripes pour tuer un gosse.

- Que voulez-vous ? - Juste toi.

- Tu m'entends ? - Je t'entends.

On peut négocier.

- Je ne négocie pas. - Ils vont tuer ton fils ce soir.

C'est tout ce que je sais.

Repose en paix, mon frère.

Voilà un pêcheur qui ne pêchera plus. Je prends ça.

- Ça faisait longtemps. - Bienvenue, mon frère.

- Je pouvais pas les laisser te tuer. - Peut-être que tu aurais dû.

Ça t'aurait économisé un tas de prières.

- Il me reste à sauver ton âme. - C'est vrai.

Voyons s'il sait où est mon fils.

Mission de San Marco,

c'est tout DiAngelo de se planquer dans une église,

Tu vas te sentir chez toi, Rufus,

Ne bouge pas, Rufus.

Jason, ne bouge pas.

Laisse le gosse. Laisse-le partir.

C'est de ta faute. T'aurais dû rester à la retraite.

Il a fallu que tu reviennes avec toute ta famille.

Allez, jette ces armes, ou je tue le petit.

Je jure que je le ferai.

- Ma vie pour la sienne, DiAngelo. - D'accord, Tommy.

Ça marche.

Un échange honnête.

Tu sais ce que je vais te faire ?

Devine, DiAngelo.

Je vais t'envoyer au paradis des ritals !

Je vais te rendre célèbre, DiAngelo !

Tu seras le premier Blanc à être pendu par un nègre !

On s'en va, mon fils.

Juste toi et moi.

On va recommencer là où personne ne nous connaît,

et je vais t'aimer comme j'aimais mon papa.

TOMMY GIBBS ET SON FILS DISPARURENT CETTE NUIT-LA,

LA POLICE ET LES AUTORITES CONTINUENT A LES RECHERCHER -

MAIS A CE JOUR PERSONNE NE LES A REVUS.

"CASSE DANS LA VILLE"

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