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Original subtitles

La mort d'Alta est une tragédie.

Elle avait... la vie devant elle.

Je n'oublierai jamais ses prestations filmiques.

Elle était tellement... libre

et vivante.

Quoi qu'il arrive,

nous garderons gravée l'image qu'elle véhiculait... de liberté.

Alta ?

Max ! Qu'est-ce que tu fous, bordel ?

J'ai envie de jouer. Je m'emmerde !

Te voilà prête.

Va chercher le parfum.

D'accord.

Tu sais qui l'a acheté ?

Camilla.

J'espère que ça ne te déclenchera pas d'allergies.

T'en fais pas : J'ai pris un comprimé.

Approche.

Voilà.

Maintenant, c'est parfait.

J'ai une surprise pour toi.

Pourquoi me le dis-tu ?

C'est dans la malle.

Etje dois te le dire : Ça fait partie du jeu.

Un revolver !

Il ne fallait pas !

Méfiance. Ça peut te faire un trou gros comme le poing.

Tu ne suis pas les règles.

Charge-le.

Surtout, n'oublie aucune chambre.

Ôte le cran de sûreté.

Et arme-le.

Pan ! Tu es mort.

Viens ici t'exercer.

Non. C'est dangereux.

Donne-moi-le.

Je vais t'apprendre.

Tu tirerais pour de vrai ?

Possible.

Par amour.

Non.

Tu aimes juste avoir le doigt sur la gâchette.

C'est ça, l'amour.

Est-ce que ça t'excite ?

Non.

Joli, non ?

Tu le sens ?

Non.

Je vois bien que ça ne t'excite pas.

Non. Rien. Je ne ressens rien.

Ah non ?

Raconte-moi tout.

Max... non.

Rien ?

Je t'aime.

Tu fais face à ta mort.

Mon amour ou ta mort.

À toi de décider.

Tu pourrais me tuer.

Ou je pourrais te tuer.

Je t'aime.

Ouvre les yeux.

Je veux que tu voies ça.

Il est humide.

T'en penses quoi ? Je vais le faire ou pas ?

Lmagine un peu.

Ça ressemblerait à un suicide.

Seuls toi et moi saurions.

Tu m'en crois pas capable.

Mais je t'aime.

Et aujourd'hui, j'ai l'inspiration.

Qu'en dis-tu ?

On passe à l'acte ?

La mort d'Alta est une tragédie.

Elle avait... la vie devant elle.

Je n'oublierai jamais ses prestations filmiques.

Elle était tellement... libre...

et vivante.

Quoi qu'il arrive,

nous garderons gravée...

l'image qu'elle véhiculait... de liberté.

À Wall Street, on suit avec attention le prix des matières premières.

Une attitude positive...

Et maintenant, voici les nouvelles locales.

Pour le chef de la police de Manhattan,

Mlle Alta Lee s'est suicidée.

Des problèmes de santé mentale pourraient expliquer la tragédie.

Alta Lee avait une image de sex-symbol et avait joué dans des films X.

Le monde du cinéma est toujours sous le choc

du probable suicide de l'actrice Alta Lee.

Les proches sont stupéfaits par la nouvelle du suicide.

Mlle Lee était célèbre pour ses rôles dans des films,

X pour la plupart.

Son corps a été découvert à Manhattan, chez le producteur Max Pavel.

Channel 8 News a recueilli une déclaration de Max Pavel,

dans son bureau de Wall Street. La voici.

La mort d'Alta est une tragédie.

Elle avait... la vie devant elle.

Je n'oublierai jamais ses prestations filmiques.

Quoi qu'il arrive,

nous garderons gravée l'image qu'elle véhiculait... de liberté.

La police a téléphoné ?

Non.

Elle va le faire.

Que dois-je leur dire ?

Avec qui étais-tu hier soir ?

J'étais seule.

Non. Tu étais avec moi.

Toute la nuit. Compris ?

Max, est-ce que je t'ai déjà déçu ?

Tu veux savoir ?

Non. Je sais déjà

ce qui s'est passé.

Ceci est le rapport d'autopsie

numéro 5225 G.

Une femme de race blanche, âgée de 24 ans.

Une balle est entrée par la bouche

pour sortir par la partie occipitale du crâne.

La course du projectile

est confirmée par des brûlures sur le palais

et par un petit trou à l'entrée et un plus gros à la sortie.

Le palais est perforé sur la gauche

de sa partie centrale.

Il y a peu de sang dans l'espace sous arachnoïdien,

ce qui indique que la mort a été instantanée.

Elle ne s'est pas ratée.

Je ne veux plus rien entendre sur cette garce.

On m'a toujours bassinée avec des "Alta, Alta !..."

Aujourd'hui, elle est morte. J'en suis ravie.

Qu'est-ce que tu en dis ?

J'ai une de ces migraines !

Je vais m'occuper de ça.

C'est tout simplement... divin.

C'est un vieux remède hongrois.

Qu'on réservait aux chevaux !

Sacré Oliver.

T'es un homme, un vrai.

Ma chérie... est-ce que tu as parlé à Max ?

C'est la cause de ma migraine.

Tu lui as parlé de mon rôle ?

Oh non... Sois pas casse-pieds, Oliver.

J'ai pas envie de parler de films.

J'y pensais juste.

Ne t'arrête pas de masser !

Continue de masser !

Quand je pense à ce qu'ils m'ont fait, ces deux-là...

Imagine un peu :

J'avais organisé un bal avec comme thème le printemps à Paris,

à l'hôtel le Plaza,

et mon mari avait rien trouvé de mieux que de valser

avec un sex-symbol venu du Bronx !

Quand j'y pense...

Cet homme me doit tout !

Sans moi, il continuerait de faire du porte-à-porte à Rochester !

Ça va... Je ne voulais pas te mettre dans cet état-là.

Lève un peu ton cul, Oliver.

Fais-moi un autre cocktail à la crème de menthe.

Je t'aime, papa.

Je t'aime aussi, ma puce.

Bonne nuit, maman.

Bonne nuit, chérie.

Et ton régime, Gus ?

Ça se passe pas mal.

Pour entrer à Yale, il y a un bilan de santé.

Il faut se déshabiller complètement.

Ça peut être gênant, quand on est trop gros.

Plein de gens autour de toi te regardent faire des tractions.

Mais le pire, ce sont les marches.

Tu montes et tu descends des marches

pendant 5 longues minutes.

Ça s'apparente à de la torture. Même quand tu tiens la forme.

Tu n'as pas envie d'avoir honte.

J'ai juste fait un écart.

J'ai étudié toute la nuit.

T'es pas heureux, à l'école.

Non.

Max, ça suffit !

Bachoter te mènera à rien.

Tu sais diriger des gens ? Ça, c'est vraiment utile.

Seul l'argent t'apprend ça.

Laisse ce garçon tranquille.

On discute d'homme à homme.

Pas vrai ?

Je ne viens plus souvent.

L'avocat de ta soeur y veille.

Sortez les violons !

Etje sais que ta soeur ne badine pas avec l'argent,

alors je vais t'aider.

Max ! S'il te plaît.

Je te fais un chèque de 5000 dollars.

Tu dois les dépenser.

Tu dois les dépenser.

Merci, oncle Max.

Je les économiserai, ou j'achèterai des titres.

Surtout pas. Tu vas tout dépenser illico.

Je ne comprends pas, oncle Max.

Achète une chose que tu trouves belle.

Belle ?

Encaisse le chèque et dépense tout.

Maintenant, pars. Ta soeur

désire me parler.

Sûrement pour me remercier.

D'accord. Merci, oncle Max.

Bonne nuit, Helene.

Bonne nuit.

C'est la chose la plus vile !

Tu touches vraiment le fond !

La loi t'autorise à débarquer ici une fois par semaine, mais sache ceci :

Si tu t'en prends à Gus,

je te trancherai la gorge !

Pourquoi ris-tu, bon sang ?!

- Tu me menaces ? - Et pas qu'un peu !

C'est la raison de mon sourire.

Fais attention. Tu le regretterais amèrement.

Je n'ai plus peur de toi.

Je t'ai quittée pour ça.

Sors d'ici ! Va faire un autre film porno !

Non, non ! On appelle ça "des films d'art".

Écoute, Andy : Le déjeuner, c'est mort. M-O-R-T !

Je te l'ai dit : On a mis sur pied un casting.

On va chasser la chatte !

J'ignore ce qu'elle recherche précisément.

Je sais juste que je déjeunerai de restes.

Toi aussi.

Au revoir.

Et Wendy Woodlik ?

C'est une truie.

Bon.

Et celle-là ?

Là, ici.

Elle est bonne actrice.

C'est une vraie truie, oui !

On a tous deux raison.

Dis-moi donc ce que tu recherches.

Quel genre ?

- Pour Max ? - Oui. Il en prépare un nouveau.

Vraiment ?

- Il fallait me le dire. - Il est tout sauf sentimental.

Tu ne l'es pas non plus.

J'ignorais que tu cherchais une nouvelle Alta...

une remplaçante. - Non. Alta était unique.

Et elle est six pieds sous terre !

Vous êtes Wendy Woodlik ?

À l'aise !

- Je cherche une actrice. - Présente !

Il y a des scènes de nu.

Peu m'importe, si c'est de bon goût.

Mais je refuse... les pénétrations.

Je refuse même de simuler une fellation.

Les deux femmes aiment le même homme.

Mais elles finissent par se retrouver ensemble.

Ça alors ! C'est l'histoire de ma vie.

Vous êtes expérimentée, c'est sûr.

Ouais. Hollywood, je connais la musique.

J'ai été sous contrat. La totale.

Mais attention ! J'ai pas pour autant des problèmes de santé.

Du sexe de bon goût.

Un plan cul, c'est un plan cul. C'est pas beau, ça ?

L'opération a été un succès total.

Voyons un peu. Vous êtes...

Julie Kent ? - Oui. C'est exact.

On cherche une actrice.

Je vous remercie de m'avoir reçue.

- Avez-vous déjà joué dans des films ? - Non. Mais j'aimerais beaucoup.

C'est quoi, la Compagnie Classique de Mahopic ?

J'ai joué dans La Ceriseraie.

Je vois. Un grand classique.

J'étais nulle. Mais je ferais tout pour devenir actrice.

Ah oui ?

Je travaillerais 24 heures sur 24.

Et votre petit ami ?

Il ne dirait rien. Je n'en ai pas.

Eh bien, Julie, peut-être qu'on vous rappellera.

Allô, Max ?

Que fais-tu, la semaine prochaine ?

Non.

J'organise une petite surprise, pour toi.

Non, ne t'en fais pas. Ce sera une chose très belle.

Entendu, Max.

Au revoir.

M. Allan ? M. Pavel va prendre votre appel.

Quand même ! Quel homme occupé.

Bonjour, Max. Comment vas-tu ?

Plutôt bien. Et toi ?

J'ai réservé un court de squash à 17 h. Ça te dit ?

Je vais devoir refuser. J'ai du travail.

Désolé de t'embêter, mais...

c'est important.

T'es là ?

On dirait que t'es pas tout seul.

Non, non.

Tu as mon attention pleine et entière.

J'ai le contrat sous les yeux.

Dans ce cas, tu veux bien me le lire ?

Ils vont acheter 500000 actions,

et la société a également consenti à vendre

le bon 1 cent

au syndicataire,

ce qui donnera le droit d'acquérir 10000 des actions ordinaires.

Il va falloir que tu sois discret

et que tu fasses profil bas.

La COB pourrait y mettre son nez,

et on serait vraiment mal.

Ça demandera sûrement une année de travail.

Max,

c'est une affaire en or.

À ne surtout pas rater.

J'achèterai quelques actions aussi, même si je dois rester dans l'ombre.

En ce qui concerne les lois qui protègent le public,

on a des avocats sur le coup, dans tous les États.

C'est un plan de gogo, mais les investisseurs

vont se ruer dessus.

Ils mettront tout en oeuvre pour.

D'habitude,

je ne tiens pas ce discours,

mais c'est une opportunité extraordinaire qui s'offre à toi.

Encore une chose, Max :

La police m'a téléphoné.

Je sais ce que tu ressens, mais en tant qu'avocat...

Qu'ils viennent cet après-midi. Je me ferai un devoir de coopérer.

Et dis-leur

d'appeler Camilla Stone.

Tu la fréquentes toujours ?

Pas plus tard que mardi.

- Tu m'aides beaucoup. - Les amis sont là pour ça.

Sûr, pour le squash ?

Certain.

Bien. Alors, je jouerai seul.

M. Stone ?

Mlle Stone.

Asseyez-vous.

Merci.

J'ai une question à vous poser.

Je vous écoute, inspecteur.

C'est très personnel, mais j'ai besoin de savoir :

Pouvez-vous me dire où Max Pavel

était mardi soir dernier ?

Bien sûr.

Nous avons passé la soirée chez moi.

Votre relation est-elle intime ?

Si nous avons baisé ?

C'est pas vrai !

Max et moi sommes amants depuis trois ans.

La dernière fois que nous avons eu des rapports intimes,

c'était mardi soir.

Toute la nuit.

Je peux encore vous poser une question ?

Faites donc.

Une source nous indique que ce monsieur

avait aussi une relation intime avec la disparue.

- S'ils baisaient ensemble ? - Oui.

Max et Alta étaient amants depuis un an et demi.

Mais dites-moi, vous n'étiez pas jalouse ?

À vrai dire, si, j'étais très jalouse.

Mais pas d'elle, voyez-vous.

Eh, regarde ça.

Laisse. Il pige rien à ces choses-là.

Vise l'annonce : "Fille dans le vent,

"90 - 60 - 95,

"experte en culture française,

"disponible pour des soirées spéciales,

"avec des mâles virils et dominateurs." C'est tout toi !

- C'est ça. - Je le pense vraiment.

"Plaisirs exotiques garantis."

"Exotiques" ? Glauque !

C'est pas bon. C'est écrit : "Région Michigan uniquement".

Tu veux voir un truc ?

Les mecs des empreintes ont pris ça dans le placard de la suicidée.

Sniffe un coup.

Je suis amoureux.

T'as vu sa photo ?

Et le petit ami ? Est-ce que tu lui as téléphoné ?

Ouais. Il est réglo.

Il a une autre nana, sous le coude.

Tu la verrais... J'aimerais avoir aussi

une de ses culottes.

Eh ? Qu'est-ce que je fais de ça ?

Fous ça avec les affaires du Portoricain.

Le Portoricain ?

Alors, c'est ton nouvel appart ?

- Tu l'as décoré à merveille. - J'ai pas encore tout rapporté.

Il te plaît, le miroir ?

Où ça ?

Oui, ça me plaît. J'adore !

Tu bois un verre ?

Non. En fait, j'ai pas beaucoup de temps.

Qu'est-ce que tu veux, Dola ?

Je t'aurais pas appelée au bureau, si c'était pas important.

Accouche. La journée va être longue. On a tous des besoins.

Que veux-tu, toi ?

On est toujours amies, hein ?

Tout le monde est ami,

et New York est la capitale de l'amitié.

Dis-moi ce que tu veux.

Il me faut 7000 dollars.

Tu les veux en petites coupures ?

Je rigole pas.

Ils vont me tuer !

Dola, Dola...

C'était ton défaut d'actrice, d'être toujours mélodramatique.

Même Max l'a vu.

Écoute-moi : Tu m'es redevable.

Sans moi, t'aurais jamais rencontré Alta.

Alta a eu le vent en poupe,

et moi, j'ai dégringolé ! J'avais rien demandé.

Tout le monde s'en branle, de moi !

Tu n'aimes pas ton travail ?

Arrête ça.

Ils vont me tuer !

Je peux avoir l'argent dans 10 jours.

Juste la moitié ! Je pourrais les calmer, avec la moitié.

J'aurai quoi, en échange ?

Qu'est-ce que tu veux ?

Je dois te donner quoi ?

Je ne le sais pas encore.

Je vais y réfléchir. Je te le dirai... dans 10 jours.

T'auras ton argent dans 10 jours.

Tu dis la vérité ?

Dola ! Est-ce que je t'ai déjà déçue ?

Non.

En attendant, si t'as besoin d'argent liquide,

vends donc quelques-uns de ces meubles vulgaires.

- Mes clients les aiment. - Ça va de soi.

Je vais jouir !

Mon gros, gros...

très gros garçon...

Je vais jouir !

Ce que t'es doué !

Max... Je vais jouir !

Quoi ? Max qui ? Max Pavel ?

C'est mon oncle.

C'est lui qui t'envoie ?

Max... Je vais jouir !

Max Pavel est une ordure ! Dégage !

- Et mes vêtements ? - Va chier !

Casse-toi d'ici !

Ou on retrouvera des bouts de toi jusque dans Lexington !

J'ai une idée en tête.

Mais je dois d'abord apprendre à connaître

ta démarche, ta façon de parler, le fonctionnement de ton esprit.

C'est pour le film ?

Ça peut être pour plusieurs choses.

- Je connais du monde. - Extra !

On va travailler dur, et après, on verra.

Je ferai mon possible.

Ton enthousiasme me plaît.

Bon. Commençons.

- Il t'arrive d'improviser ? - Oui. En cours.

Merveilleux.

- Roderick ? - Qu'y a-t-il ?

- Tu veux bien venir ? - Oui. J'arrive...

Il prépare le déjeuner.

Roderick, je te présente Julie.

Julie, voici Roderick. Je ne pourrais pas travailler sans lui.

Bonjour, Roderick.

Bonjour, Julie.

- Fais vite : Je cuisine un soufflé. - Ce sera rapide.

Bien. Assieds-toi ici.

Julie, assieds-toi dans les coussins.

- Une excellente actrice. - Je n'en doute pas.

Et on va faire une petite improvisation.

- On a besoin de ton aide. - Tu l'as.

Bon. Julie,

tu es amoureuse de Roderick.

Et toi... Ne bouge pas.

Camilla ! Mon soufflé.

Roderick s'est engagé dans les Marines.

C'est votre dernière nuit ensemble, et tu veux coucher avec lui.

Allons, Camilla ! Les Marines...

Tu t'es engagé à aider.

Prête ?

C'est parti.

- Prêt ? - Oui.

Roderick...

Je tiens beaucoup à toi.

Comme tu as raison.

Je lis toujours

dans tes yeux

une immense compassion qui ne demande qu'à déborder.

Je... Demain, nous serons...

- Je ne suis pas à l'aise. - C'est net.

Assieds-toi plus près de lui, ça t'aidera sûrement.

- Camilla, s'il te plaît... - Tu m'as promis.

Roderick, c'est notre dernière nuit ensemble,

et nous sommes seuls.

Demain, tu pars,

pour rejoindre les Marines, et tu pourrais mourir.

Peut-être ne te reverrais-je plus ?

Une chance, pour toi.

Tu sais, c'est notre dernière soirée...

Tu sais, c'est notre dernière soirée...

Roderick, je t'aime !

Je pense qu'on devrait coucher ensemble.

Mes parents sont à l'étage.

Et puis, tu sais quoi ?

Je crois qu'ils approuveraient !

Roderick, je t'aime !

Super. Parfait.

Elle est fabuleuse. Mon soufflé !

La Côte d'Adam est un resto chic de New York.

Max.

Max chéri. Je vais aux toilettes pour dames.

50, ça suffira ?

Allons, Max. Tu pourrais faire un effort.

Voici 100.

50 pour les toilettes et 50 pour le taxi du retour.

Max, tu es... un vrai prince.

Bonjour, Max.

Je savais que c'était toi.

Pur hasard.

Ne sois pas si pressé.

Ce genre de surprise, ça prend du temps.

Fais-moi confiance. Est-ce que je t'ai déjà déçu ?

À toi de servir.

C'est pas mal du tout !

Viens. Allons nager un peu.

2 ans que j'ai pas utilisé ça.

C'est pas gagné : Mes cheveux frisent pas.

Au pire, on achètera une perruque.

Pourquoi ?

Je te l'ai déjà dit : Certaines personnes y tiennent.

Que fait-on, maintenant ?

On se prend en photo ?

Non. Je n'ai pas envie de faire ça.

N'aie pas le trac.

Je l'ai un peu.

Va au fond de la pièce.

Reste ici. C'est bien.

Assieds-toi sur les coussins.

Un film, c'est beaucoup de pression. Il faut savoir la gérer.

Je veux apprendre.

Ne t'en fais pas. Ça viendra.

As-tu déjà posé ?

Pour un livre.

Arrête. Je ne suis pas maquillée, etje suis affreuse.

Julie, ne fais pas attention à l'appareil.

Je posais en étant...

une sorte de débutante.

Pendant les photos, j'avais une robe de bal,

et c'était dans un cimetière. J'étais ridicule.

- C'était à New York, Julie ? - Non. En Floride.

Tu as déjà été mannequin de mode ?

- Tu as posé nue ? - Non.

Allons ! Tu n'as jamais été filmée par un petit ami ?

- Non. Je suis timide. - Pas avec moi, n'est-ce pas ?

Non. Tant qu'il n'y a que nous deux.

Il y a du travail sur le corps, dans le film.

Je peux travailler ça.

Il ne s'agit pas de travailler, il s'agit de dépasser une limite.

Tu passeras ta vie à être interviewée,

à sourire...

Il va falloir que tu utilises plus que ton visage.

Ça plaît aux gens. Ils adoraient regarder Alta.

Je sais. Mais je ne sais que jouer la comédie.

Déshabille-toi. Pas de soutien-gorge ?

- Non. - Tant mieux. Je déteste ça.

Camilla, que comptes-tu faire de ces photos ?

- Tu n'as pas confiance. - Non...

- Laisse tomber. - Non...

- Où est mon putain de briquet ?! - À côté de toi.

On est rien que nous deux, entre filles.

Pas d'équipe technique, pas de pression.

Maintenant, c'est simple comme bonjour.

- Enlève tes vêtements. - Tous ?

- Pourquoi pas ? - D'accord.

Que dois-je faire ?

Ce que tu as envie de faire.

Je sais ce dontj'ai envie.

Une chose agréable ?

Oui. C'est un truc plutôt excitant.

Julie ! Est-ce que tu as peur d'être violée ?

Non. Je crois que c'est l'appareil qui me fait ça.

Va dans la chambre. Un truc te plaira.

Entendu.

Allonge-toi.

Détends-toi.

Garde la pose.

Ce tissu est doux au toucher.

Ça t'excite ?

Oui, en un sens. Le fait d'être ici, et le reste...

Dis-m'en plus.

Je crois pas. C'est personnel.

Rien de plus normal.

Tiens... Raconte-moi ton dernier rapport sexuel.

- Et c'est tout ? - Allez, raconte.

- Je ne veux pas te choquer. - Essaie de me choquer.

C'était il y a environ un mois.

1 mois ? Ça y est : Je suis choquée !

J'habitais avec Janie, une danseuse.

Et on avait invité deux garçons.

On a mangé de la cuisine indienne,

écouté des disques, fumé de l'herbe qu'ils avaient.

Janie est allée s'isoler avec son petit ami.

L'autre garçon et moi étions sur le canapé.

Enfin, juste un matelas par terre.

Je suis allée aux toilettes, et quand je suis revenue...

il était nu.

Il était allongé, il souriait et il fumait, tranquillement.

Il était excité : Il était en érection.

Je ressentais...

son énergie, et pas juste la sienne :

Aussi celles de Janie et de son petit ami.

Les sensations et les vibrations, c'était fulgurant.

Après, il s'est couché sur moi,

etje me suis collée à lui.

Ce que c'était torride...

On dégoulinait... Je n'avais pas la force de bouger.

Après, on a parlé de sexe.

Etje lui ai raconté commentje me caressais.

Il a voulu me voir faire.

Je crois que ça a vraiment été l'apogée.

Nous deux, allongés...

...en apesanteur, se masturbant.

Je ne sais pas trop.

C'était peut-être dû à l'herbe.

Mais tout a été tellement génial...

Je pense à lui,

parfois. Je crois qu'il est parti

vivre en Floride.

Je me demande si lui aussi

a trouvé cette nuit-là fantastique.

Qu'y a-t-il ?

Pendant un tournage, quand tu toucheras d'autres acteurs,

tu ne ressentiras rien du tout.

Comme à présent.

Je ne peux m'empêcher de me sentir insultée.

Ne sois pas si sérieuse.

Après tout, il ne s'agit que d'un film.

Mme Pavel ?

Elle-même.

M. Pavel souhaiterait vous parler.

J'ai parlé au juge.

Gus ne sera pas poursuivi, si on le soumet à des soins psychiatriques.

Sois maudit, Max.

Remercie-moi : J'ai arrosé le portier pour qu'il ne porte pas plainte.

C'est une sorte de jeu, pour toi, c'est ça ?

- Tu bousilles mon frère ! - Je l'aide,

à se trouver.

Laisse-lui une chance. Un jour, ce sera un bon garçon.

Va en enfer, Max !

Une vraie merde, hein ?

La fille m'a plu.

Cette fille-là plaisait à tout le monde.

Et les scènes d'amour étaient belles.

Les scènes d'amour sont à chier. Tout sonne faux !

Là-dedans, il n'y a qu'Alta de belle.

Pourquoi est-ce qu'elle s'est tuée ?

Personne ne le sait. C'est un mystère.

Vous étiez proches.

Qui a dit ça ?

Eh bien, tu parles d'elle tout le temps.

Si ça marche, je parlerai aussi de toi.

Mais on n'est pas proches.

Nous avons été heureuses, pendant un temps.

Es-tu jalouse ?

Non. Juste intéressée.

Ça te procure un petit frisson ?

Tout ça m'est inconnu.

Elle aimait l'huile de lilas.

Fini, tout ça.

Oublions Alta. Passons plutôt

à ce qui compte vraiment.

Je veux qu'on répète une scène.

Tu sais, celle avec le revolver.

On la jouera, dans le film.

Ou peut-être ici... entre nous.

Je ne comprends pas.

Contente-toi de faire ce que je te dis.

Je tâcherai.

Elle peut sembler dangereuse. Beaucoup auraient peur.

- Mais tu ne crains rien. - Je te fais confiance.

D'accord, Julie.

Tu es dans une grande pièce tout grise. Il y fait très sombre.

Il y a un grand tapis persan, au sol.

Tu es assise dans un canapé de cuir noir.

Dans cette direction, tu aperçois un homme.

Assis dans un fauteuil.

Il te demande de te lever,

de te déshabiller.

Tu obéis.

Lève-toi, Julie.

Ôte ton gilet.

Il te demandera de lui donner un flacon de parfum.

Donne-le-moi.

Je te demanderai de t'agenouiller devant lui.

Tu sais exactement ce qu'il va faire.

Regarde-moi.

Fleurs, sueur...

Tu as peur qu'il s'arrête. Mais il continue.

Tu dois prendre le revolver.

Il est soit dans une malle, soit sur une table.

Prends-le.

Introduis les six balles.

Ôte le cran de sûreté.

Arme-le.

Viens près de moi et allonge-toi.

Quoi qu'il arrive,

quoi qu'il demande,

tu ne ressens rien.

Tu es amoureuse.

Plus tu te soumets, et plus tu le montres.

Il voudra l'arme.

Il te rappellera...

qu'elle est chargée.

- Non ! Je t'en prie... - Cesse.

Que ressens-tu ?

Rien.

- Quoi donc ? - Rien.

- Plus fort. - Rien !

Il te dira qu'il t'aime.

Il fera glisser le revolver... partout.

Mais tu resteras muette.

C'est ça.

Reste immobile.

Et ensuite...

il te mettra le revolver dans la bouche,

pour que tu te goûtes.

Imagine-le à côté de toi.

- Il pourrait faire n'importe quoi. - Je peux pas !

Ce n'est pas un film, etje refuse !

Tu n'es bonne à rien.

Écoute-moi, je t'en prie : Je ne suis pas Alta !

Tu es ce que je te dis d'être. Dégage !

Tu me fais mal.

Prends tes affaires et va-t'en. Tu croyais à de vraies balles ?

Vas-y. Essaie donc de me tuer !

Je n'y crois pas !

Camilla.

Je ne savais pas... Je suis vraiment désolée.

C'est ridicule.

Ce n'est pas grave.

- Je ne suis pas obligée de partir ? - Non.

Nous sommes fatiguées.

Nous devrions nous détendre, prendre un bain, ou faire autre chose.

Je n'ai jamais dit que tu étais Alta.

- Ça fait du bien ? - C'est fantastique.

Je sais. C'est le lilas qui fait ça.

C'est très agréable.

- Pousse-toi. Fais-moi une place. - Il y en a pour deux ?

Tourne-toi. Je m'occupe de ton dos.

C'est génial. Qu'est-ce que c'est grand !

Tu as la peau douce.

Et elle a bon goût.

C'est bon.

Doucement.

Demain, tu rencontreras quelqu'un d'important.

- Tu feras ce que je te dirai. - Que devrai-je faire ?

Tu devras l'aguicher.

Tu auras ce que tu désires.

Max.

Un ou deux sucres ?

Deux.

Bizarre : Je ne m'en souviens jamais.

Voilà pour toi, Max.

Merci.

Exactement comme tu aimes.

Max a été impressionné par la Compagnie Classique de Mahopic.

On aime les nouveaux talents.

J'espère que Camilla n'a pas exagéré.

Impossible. S'il y a une personne à qui je me fie en ce monde, c'est Camilla.

Julie illuminerait ton prochain film.

Splendide, certes,

mais un essai s'impose.

Ça va de soi.

Elle a un corps magnifique, et elle serait docile, sur un plateau.

- Tant mieux. - Je veux dire

qu'elle n'est pas timide.

Montre tes jambes à Max.

Oui. S'il vous plaît.

Julie est sportive : Ses muscles ont du tonus.

- Touche. - Vous permettez ?

Je vous en prie. Allez-y.

Elle est très svelte, n'est-ce pas ?

Et elle n'a pas de culotte.

Oui. Tu y es très sensible.

Julie, lève-toi. Je voudrais montrer à Max

quelque chose.

Dépêche-toi : Il attend.

Max, tu...

Tu n'as pas touché à mes petits gâteaux. Ils sont délicieux.

Je vais goûter à un cookie.

Je les ai achetés en personne.

- Julie sait suivre des directives ? - Observe.

Julie, va emprunter la rose de Max.

Puis-je ?

Sans elle, je me sens nu.

Max, elle te la rendra.

Bien.

Tu avais raison, à propos des cookies.

Délicieux.

Et tu peux en manger à volonté : Ils sont bio.

Sans conservateurs artificiels.

Tourne-toi, Julie.

Souviens-toi : Je t'avais promis une merveille.

À présent, tu vas voir comment elle obéit aux directives.

Je ne veux pas que tu cries. Il ne faudrait pas

que les gens accourent aux fenêtres, n'est-ce pas ?

Parfait.

La fleur, Julie.

Max, ceci va te plaire.

Julie y a pensé elle-même.

Et attends un peu de la voir à l'écran.

C'est troublant.

Max, est-ce que je t'ai déjà déçu ?

C'est Alta, hein ?

Non. C'est Julie, et bien elle.

Approche, Julie.

Je dois te dire une chose très importante.

Je vais te changer la vie.

Vous n'avez rien besoin de me dire...

...tant que je suis avec Camilla.

Venez toutes les deux.

Tu vas oublier ton passé.

Ne retourne pas à ton appartement, pas même pour déménager.

Laisse tout tel quel et viens avec nous.

À partir de maintenant, tout sera différent.

Mon frère est très sensible.

C'est un très bon garçon.

Si seulement vous pouviez

juste lui parler...

Pas le toucher, seulement lui parler...

J'ignore comment c'est arrivé,

mais il vous aime.

J'en suis sûre.

Rappelez-vous la 1 re fois que vous êtes tombée amoureuse !

Excusez-moi.

Allô ?

Allô, Dola ?

Attendez ! Ne raccrochez pas.

C'est moi.

Vous savez qui c'est.

Mme Pavel.

Il faut que vous écoutiez ça.

Quelqu'un veut vous parler.

Je vous demande seulement de me parler.

Je veux juste savoir comment c'est, avec Max.

Dites-le-moi. Que vous oblige-t-il à faire ?

Je vous en prie, dites-le-moi.

Je n'avais jamais été amoureux avant ça.

J'ai une prédiction à faire.

Nous allons être ensemble pendant très, très longtemps.

Rien que nous trois.

- Comme une petite famille. - Ça me plaît.

Prudence. Il y a des obligations, dans une famille.

Non, Camilla. C'est moi qui lui dis.

Je vais te montrer comment on traite la famille.

Je reviens dans un moment.

Je t'aime.

Est-ce que tu m'aimes ?

Bien sûr que je t'aime.

Comme tu aimais Alta ?

Non. Tu es une personne différente.

J'ai fait tout ce que tu as voulu !

Que faut-il de plus ?

Mes cheveux, ce bracelet, mes vêtements...

Alta était bien plus qu'une perruque et un bracelet.

Tu m'as transformée.

Je ne suis plus moi-même !

Je ne sais plus qui je suis !

Je ne le sais pas non plus. Mais en tout cas, tu n'es pas Alta.

Je suis Alta, etje t'aime comme elle t'aimait. Tu le sais !

Je t'aime !

Tu sais où il est allé ?

Il est allé chercher le revolver. Pourjouer une scène avec toi.

Mais tout va bien. Tu l'as répétée.

Tu es prête.

Comment ça ?

Je ne peux plus t'aider. Tu es seule et tu décides.

Je ne... Je ne comprends pas.

Quand Max reviendra, soit tu te soumets,

c'est ce qu'a fait Alta...

...ou tu peux t'en tirer mieux qu'elle. Ça dépend de toi.

De quoi est-ce que tu parles ?

Lui donner l'arme, c'est lui donner ta vie.

Il pourrait te la prendre. C'est ce qui est arrivé à Alta.

Au final, elle n'a servi qu'au bon plaisir de Max.

Il l'a tuée ici même.

Non. Ce n'est pas la vérité.

- Il lui a fait sauter le crâne. - Non...

Comment s'en serait-il sorti ?

Il s'en est sorti, carje lui ai donné un alibi.

Tu n'as fait que me mentir, depuis le début !

Je t'ai préparée... à choisir.

Réfléchis à ceci, Julie :

Et si aucun film n'était prévu, pour toi ?

Que ferais-tu, alors ?

Nous allons nous divertir !

Approchez-vous. Je suis heureux, ce soir.

Je t'aime.

Je vous aime toutes les deux.

- Elle est inquiète, je crois. - Qu'est-ce qu'elle a ?

Une petite crise de paranoïa.

Ne crains rien.

Tu es ici chez toi.

Elle semble fiévreuse.

Ne bouge pas, Julie.

Déshabille-la.

Prépare-la, pour le lit.

Elle a envie de s'enfuir.

Quelle idée ridicule.

Nous t'aimons, voyons !

Tout ce qui se passera ici,

tout ce qui se passera ce soir,

c'est dû à notre amour.

Elle a les habits d'Alta.

Quel dommage de les retirer.

- Le bracelet te plaît ? - Le bracelet d'esclave d'Alta ?

Non. Seulement une copie.

Elle résiste.

Dans ce cas... encourage-la.

J'en ai fait une petite traînée.

Ce qu'elle est sensible.

Il suffitjuste que je la touche.

Une parfaite femme soumise.

C'est pour ça qu'on l'aime. Elle devient ce qu'on désire.

Finis de la déshabiller.

Je la veux nue.

As-tu le parfum ?

Sur la table.

Julie, va chercher le parfum.

À présent, apporte-le à Camilla.

Elle se demande pourquoi elle obéit, mais elle est dressée.

Sache qu'elle a peur et qu'elle est humiliée,

mais elle reste fière.

Mets le parfum, Camilla.

Approche, Julie.

Agenouille-toi.

Agenouille-toi devant moi.

Il t'a dit de t'agenouiller !

Prends le revolver.

C'est celui qu'utilise la police. Il peut faire un très gros trou.

Prends-le, je t'ai dit.

- Sait-elle le charger ? - Oui.

Alors, fais-le.

Maladroite ! Ramasse-les.

Je vais le faire.

- Cran de sûreté ôté ? - Oui.

Puis arme-le.

- L'utiliserais-tu contre elle ? - Bien sûr.

J'ai une meilleure idée.

Qu'elle se suicide.

- Elle en meurt d'envie... - Très bien.

Prends le revolver.

Si tu appuies sur la gâchette, tu peux tuer.

Tu peux me tuer, ou alors moi, je peux te tuer.

- À toi de décider. - Non !

Ne me dis jamais non !

Prends le revolver.

Et tu vas te suicider avec.

Et lui va te regarder faire.

Pourquoi me hais-tu ? Je ne suis pas Alta.

Je ne te hais pas. On t'aime.

Je t'avais prévenue, Julie.

Il n'y a de plus beau geste d'amour.

Tu seras reconnaissante.

Tu peux le croire. Il a l'habitude.

Tu ne veux pas jouer ? Donne-moi l'arme.

Ou empêche-moi de continuer. Montre ton amour.

Va-t'en !

Donne-moi l'arme, Alta ! Prends une décision.

À toi de décider !

Donne le revolver, Alta !

Perdu, Max.

La police va arriver. Réfléchis à ce que tu vas dire.

- Non. C'est toi qui leur parleras. - Je serai partie.

Quoi ?

Je n'étais pas ici, cette nuit.

Je passais la nuit chez une vieille amie, très chère.

Et quelle nuit !

Camilla, qu'est-ce que tu racontes ?

Tu dois m'aider.

Raconte-leur comment Max a voulu t'utiliser. Ils comprendront.

Pourquoi est-ce que tu me fais ça ?

Je te l'ai dit : J'aimais Alta.

Tu n'es qu'une fille que j'ai utilisée contre Max.

Je t'ai entraînée dans ce but.

À présent, c'est terminé. Au revoir, Julie.

Camilla... Je t'en prie ! Ne fais pas ça.

Ne pars pas ! Tu ne peux pas me laisser seule.

Tu ne peux pas m'abandonner !

Rien de plus facile !

Et moi, alors ?

Toi ?

Tu as tué ton amant lors d'une dispute.

Mais quelle importance ? Ma bien-aimée

est morte.

Ne me parle pas d'Alta !

Je peux comprendre.

Elle savait aimer comme jamais tu ne le sauras.

Au revoir, Julie.

- Qui est-ce ? - C'est moi.

T'es venue avec ?

Alors ?

Tu as le fric ?

7000 dollars. Comme promis.

- Je pourrai jamais assez te remercier. - Au contraire.

Quand la police t'appellera.

La police ?

Ils te demanderont où j'étais hier soir.

J'étais avec toi.

Toute la nuit.

Et c'est tout ?

Ça signifie beaucoup, pour moi.

Entendu, chérie.

Tu seras fiable ?

Fais-moi confiance, Camilla.

Est-ce que je t'ai déjà déçue ?

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