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Original subtitles

UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX

CETTE ƒUVRE EST UNE FICTION, TOUTE RESSEMBLANCE

AVEC DES PERSONNAGES ET FAITS RÉELS NE SAURAIT ÊTRE QUE FORTUITE.

ÉPISODE 1

INTERVENTIONS D'URGENCE

BLOC OPÉRATOIRE RÉSERVÉ AU PERSONNEL

Ils arrivent.

Dr Ye,

- le bloc 1 de Rosette C est prĂȘt. - Qui opĂšre ?

Le Dr Joo et le Dr Oh de la neurochirurgie.

SERVICE DES URGENCES

Ils sont lĂ .

Heure du décÚs...

Directeur adjoint.

Quelle heure est-il ?

23h48.

Heure du décÚs : 23h47.

CHU SANGKOOK

CENTRE DE TRANSPLANTATION D'ORGANES

CONSENTEMENT DON D'ORGANE

LISTE D'ATTENTE POUR CORNÉE

NOM DU PATIENT : PARK JI-AE

DONNEUR D'ORGANES ET DE TISSUS

PATHOLOGIE : KÉRATOCÔNE

Navré de vous déranger chez vous, mais...

le directeur de l'hÎpital est décédé. Oui.

À l'instant. Dans un accident. Oui.

Tous les autres arrivent.

Vous devriez venir aussi, Dr Seo.

Oui.

DEMANDE D'AUTORISATION DE PRÉLÈVEMENT D'ORGANE PRÉ-AUTOPSIE

Il faut que j'aille

obtenir l'accord du procureur pour le prélÚvement d'organe.

Qui est le responsable ?

- Et sa famille ? - Elle consent.

- Je signerai aprùs l'autopsie. - Ça n'affectera pas l'autopsie.

- On prélÚvera juste les cornées. - Il n'y a pas d'ophtalmo.

Le Dr Seo est en route.

Je crois que...

c'est le souhait du directeur Lee.

Si on attend, on perdra les cornées.

DEMANDE D'AUTORISATION DE PRÉLÈVEMENT D'ORGANE PRÉ-AUTOPSIE

Merci. Je reviens dans un instant.

- Au revoir. - D'accord.

- Eh, attends. - Quoi ?

- Un instant. - Quoi ?

Qu'y a-t-il ?

J'en veux bien.

Bas les pattes.

Tiens.

C'est ce que... Tu l'as vraiment fait.

DONNEUR

J'aimerais que tu le fasses pour moi le moment venu.

Demande plutÎt à l'équipe de greffe d'organe.

Le moment venu.

Personne d'autre ne doit voir mon ventre.

Que feras-tu pour moi si j'accepte ?

Allons. Je serai déjà mort. Que pourrai-je bien faire pour toi ?

Qu'importe donc Ă  un mort si quelqu'un voit son ventre ?

- EspĂšce de... - Sans blague.

Eh. Attends.

Non. Je refuse. ArrĂȘte de me le demander.

- Et pour 2 000 wons ? - Ne sois pas ridicule.

Salaud.

Mon PÚre, accorde à mon frÚre retourné au Ciel

la lumiÚre et la paix éternelles.

Et à ceux demeurés sur terre,

offre...

le réconfort et la force.

Il est tombé.

Tous ses os ont Ă©tĂ© Ă©crasĂ©s, mĂȘme sa hanche.

Quand je l'ai déplacé,

son dos s'est plié comme une feuille.

Jin-woo.

Ça suffit.

Désolé.

Tu en as parlé au directeur ?

Savait-il que tu étais au courant...

quand il est mort ?

Oui.

Fais en sorte...

que ça ne s'ébruite pas.

Ça a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© signalĂ©.

BientĂŽt, tout le monde le saura.

Fais quand mĂȘme quelque chose.

J'essaierai.

AprÚs ce qui lui est arrivé,

je doute qu'on s'y intéresse.

D'accord.

Ça va ?

Je ne sais pas.

CERTIFICAT DE DÉCÈS

NOM : LEE BO-HUN

PROFESSION : MÉDECIN

LIEU DU DÉCÈS : AUTRE

TYPE D'ACCIDENT : CIRCULATION, POISON CHUTE, INCENDIE, NOYADE, AUTRE

CAUSE : ACCIDENT, HOMICIDE, SUICIDE, INDÉTERMINÉ

HOMICIDE, SUICIDE

Ils arrivent. Une fillette de six ans a été poignardée cinq fois.

Un enfant ! Qu'est-il arrivé ? Est-elle consciente ?

Je ne sais pas. Oui, elle le serait.

- Stoppez l'hémorragie, puis au scanner. - OK.

CAUSE DIRECTE DU DÉCÈS : CHUTE

Sais-tu

oĂč c'est arrivĂ© au directeur ?

DATE DE DÉCÈS

Pourquoi chez le directeur adjoint ?

Tu trouves pas ça étrange ?

Qu'y a-t-il ?

RCP pédiatrique. C'est la victime signalée tout à l'heure.

- Par ici. - D'accord.

- Je la croyais consciente. - Son cƓur s'est arrĂȘtĂ©.

Attention. Un, deux, trois.

- Vérifiez son pouls. - Elle n'en a pas.

Compression.

Je vérifie son rythme.

Asystole. Compression.

Préparez à intuber. Donnez de l'adrénaline. Poursuivez la RCP.

Le cÎté, l'abdomen, le bras et la jambe sont atteints.

- L'abdomen deux fois. - Son tuteur ?

Le voilĂ .

- Par ici. - Un autre patient.

D'accord.

Monsieur, restez éveillé.

- On le déplace. Deux, trois. - OK. Deux, trois.

Monsieur, vous m'entendez ?

Monsieur, vous savez oĂč vous ĂȘtes ?

- OĂč avez-vous mal ? - OxygĂ©nez-le, et faites-lui un CT-scan.

OK. Deux litres d'oxygĂšne.

- OK. - D'autres blessures ?

Non. Le pĂšre n'a qu'un coup de couteau.

Défibrillateur. Charge à 40 joules.

Dégagez.

Un, deux, trois !

- Docteur, je vous en prie ! - On va devoir attendre longtemps ?

Par pitié, aidez mon bébé.

- Il a si mal. - Aidez d'abord mon bébé.

Je vous recoudrai aprĂšs avoir vu votre scanner.

Excusez-moi.

OĂč sont les urgences ?

Descendez au rez-de-chaussée et sortez.

Vous les verrez.

- Merci. - Merci.

BUREAU DU DIRECTEUR DE L'HÔPITAL

BUREAU DU DIRECTEUR ADJOINT

La police...

est venue jusqu'ici.

Parce que la mort a été accidentelle.

Pas seulement pour ça.

Ils veulent probablement vous parler car l'ambulance est venue...

de chez vous.

Parce que ça s'est passé chez moi.

Que s'est-il passé ?

À votre avis ?

Vous répondez à une question par une autre.

Quand...

le directeur Lee est arrivé chez moi, il avait déjà bu.

Il n'arrivait toujours pas Ă  arrĂȘter de fumer.

Il a sorti ses cigarettes,

alors je lui ai demandé de ne pas fumer devant un ex-fumeur

et d'aller fumer sur le toit.

Puis j'ai entendu un bruit sourd,

et je suis monté.

Je ne pouvais imaginer qu'il ait pu tomber.

L'infarctus...

a finalement eu raison du directeur cette fois.

C'est vrai.

AllĂŽ, M. Gu.

J'arrive tout de suite.

M. Gu a dû revenir. Il me semblait qu'il était parti.

C'est bien normal qu'il revienne. Il vient seulement de devenir président.

Le directeur de l'hÎpital est décédé.

Attention Ă  l'impression que vous donnez.

Les gens parlent déjà.

De quoi ?

Quoi qu'il soit rĂ©ellement arrivĂ©, vous ĂȘtes seul tĂ©moin

de ses derniers instants.

LE CƒUR DE L'ENFANT POIGNARDÉ

S'EST ARRÊTÉ À 00H40 DANS L'AMBULANCE

Excusez-moi.

Nous sommes du commissariat de Hanseong.

Une enfant a été amenée avec son pÚre...

Le pĂšre est lĂ .

La petite est déjà morte. On aurait dû venir ici en premier.

Que s'est-il passé ?

Était-ce un vol ? A-t-elle Ă©tĂ© poignardĂ©e devant son pĂšre ?

Il a tenté de se suicider.

Un meurtre avec suicide.

Il a fait ça à sa propre fille ?

Il a frappé son enfant cinq fois,

mais il...

Admettez-le.

Docteur.

Comment va-t-il ?

Il ne finira pas comme sa fille.

Vous ĂȘtes passĂ©s ailleurs avant ?

Au bureau du directeur adjoint.

Pourquoi ?

Je vois.

Excusez-moi.

Pourquoi n'a-t-il pas répondu ?

BUREAU DU PRÉSIDENT

Ils font juste des tests, alors ne t'emballe pas encore.

D'accord.

Jin-woo.

C'est peut-ĂȘtre vrai.

Ils ont pu boire ensemble.

- Quoi ? - Le directeur et le directeur adjoint.

Ils puaient tous les deux l'alcool.

Depuis quand buvaient-ils ensemble chez l'un ou l'autre ?

Et alors ?

Pourquoi crois-tu qu'il soit tombé ?

Je ne sais pas.

Je vois. Tu n'en sais rien.

LA PÉNURIE DE PÉDIATRES CAUSE UNE MORT

Alors, que sais-tu ?

Qu'est-ce qui te semble étrange ?

Tu as raison.

Chacun sait qu'ils ne s'entendaient pas.

Mais personne ne dira rien.

Car ça signifierait qu'on soupçonne le directeur adjoint de meurtre.

Je te mets en situation délicate ?

Ils se sont disputés.

Quelqu'un les a entendus.

Quand ?

Qui les a entendus ?

Hier soir. Peu avant 19 h.

Peu importe qui les a entendus.

BUREAU DU DIRECTEUR ADJOINT

BUREAU DU DIRECTEUR DE L'HÔPITAL

C'est quoi, ces conneries ? Tu essaies de me détruire ?

J'aurai ta peau pour ça !

Le témoin a voulu éviter s'éclipser

car le directeur adjoint semblait furieux.

"Des conneries..."

Vu le vocabulaire employé, le témoin a pensé

qu'il en voulait à une personne égale ou inférieure,

mais il était avec le directeur Lee.

Il parlait au directeur.

Puis l'accident s'est produit le soir mĂȘme. Chez l'homme qui disait vouloir sa peau,

et cet homme est le seul témoin.

Dans la vraie vie, ça n'arrive pas.

On ne tue pas un collĂšgue Ă  cause d'une dispute.

Personne ne fait ça. Ça n'arrive que dans les films.

N'est-ce pas, Jin-woo ?

Dois-je le dire... Ă  la police ?

Quoi ?

Dr Ye.

Le service de chirurgie ne veut pas

du patient ayant tenté de se suicider.

Parce que c'est un cas de suicide.

Le Dr Joo n'aurait pas refusé le patient,

mais il est au prélÚvement d'organe...

Comment ça ?

Pour le don de cornée de Lee.

Il n'est donc pas disponible.

Je suis navré.

Admettez-le en mon nom. J'arrive.

D'accord.

YEUX HUMAINS

5 avril 2018

DOA.

DOA : MORT À L'ARRIVÉE

Nous avons déjà eu deux cas cette nuit.

Une morte poignardée par un pÚre en qui elle avait confiance.

Un mort poignardé par les mots d'un subalterne

en qui il avait confiance.

Dr Ye, voici les tests du patient accidenté de la route.

Merci.

L'une n'a vécu que six brÚves années...

en ce monde.

Mais mĂȘme la vie d'une personne

ayant vécu dix fois plus me semble si courte.

Monsieur, avez-vous mal quelque part ?

Ça va.

Vous sentez oĂč je vous touche ?

Vous pouvez sortir.

Bonne nuit.

La nuit doit avoir été épuisante

pour les deux.

5 avril 2018

Le jour oĂč mes paroles vous ont blessĂ©.

Le tout dernier jour de votre vie.

- Bonjour. - Bonjour.

Tu arrives tĂŽt.

Je suis Ye Jin-woo.

On s'est vus hier.

Vous deviez ĂȘtre bien curieux, pour venir directement du travail.

Je dois remplir le certificat de décÚs, mais je ne sais rien.

Que s'est-il passé ?

Demandez au directeur adjoint. C'est lui le témoin, il en sait plus.

Et vous, vous préférez

répondre aux questions du commissaire ?

Quand avez-vous vu Lee en dernier ?

Hier aprĂšs-midi.

L'aprĂšs-midi...

Comme la somme était forfaitaire, on n'avait rien vu

mais ça vient d'ĂȘtre dĂ©couvert.

La prime de qualité a été déposée sur...

le compte du directeur Lee.

S'est-il passé quelque chose d'inhabituel lors de votre derniÚre rencontre ?

Il a déposé 360 millions de wons versés à l'hÎpital

sur son compte personnel.

Je crois qu'on a tenté de les récupérer discrÚtement

mais il semble qu'il les avait déjà déplacés.

ArrĂȘte tes conneries.

D'oĂč sors-tu ça ?

Personne ne savait Ă  l'hĂŽpital ?

De qui ça vient ?

Si tu n'as pas mieux Ă  faire, rembourse-nous !

Comment peut-il...

Quelque chose vous a semblé bizarre ?

Non.

Sur quoi a porté votre derniÚre conversation ?

Rien d'original. Le travail.

Qu'est-ce qui vous a pris ?

Combien de temps comptiez-vous le cacher ?

Qui... Qui a dit ça ?

Quel genre d'homme était-ce ?

C'était un type bien.

Nous avions tous du respect pour lui.

Nous n'avons rien trouvé de suspect, et tout correspond

à la déposition du témoin.

Il y avait un témoin ?

Le voisin d'à cÎté.

Le témoin a-t-il vu le directeur sortir seul sur le toit ?

Vraiment seul ?

Et sinon ?

Le témoin est sûr qu'il n'y avait qu'un homme.

- Je vois. - Il paraĂźt que son cƓur Ă©tait malade.

Et il buvait et fumait.

Il a dû tomber comme ça.

- J'imagine. - Pour le certificat de décÚs,

ne vous faut-il pas juste la cause et l'heure de la mort ?

Pourquoi ĂȘtes-vous venu ?

Parce que son ami est mort.

Il était comme son pÚre.

N'est-ce pas ?

Fiche-moi la paix.

Ne te mets pas en rogne.

Que s'est-il passé ?

Que s'est-il passé ?

Il a dit que le directeur avait déjà bu ailleurs

et était ivre en arrivant chez lui.

Tu es déjà saoul.

- De la soupe. - J'ai demandé pourquoi

il n'y avait personne d'autre si tard, et il a demandé combien de mÚres et d'enfants restaient au pays.

Bien.

- J'étais d'abord perplexe, - Santé !

mais j'ai pensé que son enfant étudiait à l'étranger.

C'est délicieux.

Va fumer sur le toit, tu veux bien ?

J'ai arrĂȘtĂ©, tu sais.

TrĂšs bien. Bon sang, quel casse-pieds.

Quand vas-tu arrĂȘter ?

Il a dit que c'était leur petit rituel.

Puis il a entendu quelque chose.

Monsieur le directeur ?

Quelqu'un est tombé !

Bo-hun !

Un témoin...

Le voisin était sur son toit à peu prÚs à ce moment,

et il a vu quelqu'un sortir seul sur le toit.

Peu aprĂšs, il a entendu un bruit sourd.

Ceux qui veulent faire du profit avec leurs patients

ne sont plus des médecins.

Comment peut-on se proclamer enseignant quand on ne songe

qu'à escroquer ses étudiants ?

Un étudiant, au moins, reconnaßt une fausse réponse de l'enseignant.

Mais qu'en est-il de nos opérations et de nos prescriptions ?

Elles sont un mystĂšre pour les gens normaux.

Il faut donc les prendre au sérieux.

C'est pourquoi nous devons ĂȘtre plus vigilants.

Comment peuvent-ils nous dire de suivre ces recommandations ?

MĂȘme la fondation universitaire a Ă©tĂ© acquise par une sociĂ©tĂ© privĂ©e.

C'est une erreur, un tort !

Je crois que la direction pense

que le programme de rémunération au mérite est lié à la productivité.

La productivité ?

Ils récompenseront ceux

qui administreront aux patients des traitements onéreux.

C'est ça, leur productivité ?

Si la vie d'un patient est en danger, chacun doit se précipiter.

Si un patient n'est pas soigné

par peur d'un événement affectant notre performance,

comment évaluer cette performance ?

Ceux qui se précipitent en premier vers les patients sont les infirmiers.

Comment quantifier leur performance ?

Que comptez-vous faire ?

Le président a pris cette mesure dÚs sa nomination.

Il ne reculera pas.

Nous verrons bien qui reculera.

Vous allez au bureau du président ?

Oui.

Le nouveau prĂ©sident semble ĂȘtre un vrai dur Ă  cuire.

- Je ne l'ai vu qu'une fois, mais... - Vous ne vous trompez pas.

Pourquoi voulez-vous l'affronter seul ?

Vous avez des centaines de soldats.

Si je les implique, ce sera la guerre.

Un duel entre généraux dure moins longtemps.

Si le général échoue, c'est fini.

Personne ne soutient son programme.

N'entrez pas en conflit avec lui.

C'est à l'équipe médicale de le faire.

Il a été nommé par une grande société.

Il doit y avoir une raison.

Mais le directeur adjoint...

Directeur Lee, je viens avec vous.

Je vous accompagne pour lui donner notre opinion.

Pas notre opinion, notre ultimatum.

Oui, bien sûr.

HÔPITAL UNIVERSITAIRE SANGKOOK

Monsieur.

Vous n'étiez pas de service hier ? Pourquoi revenez-vous ?

Un de mes patients a été admis.

J'y allais seul, mais comme vous ĂȘtes lĂ ...

Vous n'allez pas à la réunion du service ?

Ça d'abord.

De quoi s'agit-il ?

À votre avis ?

Quelqu'un est mort.

Seul l'un d'eux est mort.

Inutile de laisser les deux fauteuils vides.

Alors ? Qui a reçu les yeux du directeur Lee ?

L'opération est en cours.

- Elle devrait ĂȘtre terminĂ©e. - Qui est le crĂ©tin qui m'a rappelĂ©

du centre de transplantation d'organes hier soir ?

Je pensais que c'était pour la veillée, mais à mon arrivée,

il m'a dit de prélever les cornées du directeur.

C'est quoi, ça ?

Que faisaient vos médecins ?

C'est vrai ?

Vous ĂȘtes tous passĂ©s au funĂ©rarium ?

Il n'a été ramené de l'autopsie que ce matin,

les funérailles seront donc bientÎt organisées.

- Et l'autopsie ? - On n'a pas encore le rapport.

Mais c'est bien un infarctus.

Il aurait dĂ» ralentir la boisson.

Son fils cadet s'est-il marié ?

Je ne crois pas.

- Irez-vous aux funérailles ? - Bien sûr. C'est demain, non ?

Je suis passé au ministÚre de la Santé et de l'Aide sociale

avant de venir ce matin, car ils m'avaient convoqué.

Dans les zones rurales isolées,

la situation des gens est difficile

car leurs hĂŽpitaux ne peuvent pourvoir Ă  leurs besoins.

Les femmes n'ont nulle part oĂč accoucher, et il n'y a pas assez de pĂ©diatres.

Le ministÚre vous a convoqué ce matin

pour parler de sujets si importants ?

Ils ont passé ça en boucle,

au cas oĂč on oublierait ce qu'ils rĂ©pĂštent ?

Ils veulent créer un réseau entre les hÎpitaux de ces zones isolées

et les prestataires publics de santé.

Notre hĂŽpital en fera partie.

Ils veulent qu'on ait un partenariat avec un hĂŽpital rural ?

Ils aimeraient que nous y envoyions certains de nos médecins.

Que voulez-vous dire ? OĂč ça ?

À l'hîpital de Naksan.

Dans quels services ?

Obstétrique et Gynécologie.

Pédiatrie.

Combien de médecins...

Urgences. Ces trois services.

Les trois ? Jusqu'Ă  quand ?

Qui restera ici ? Et combien ?

Comment pouvez-vous fermer des services cruciaux ?

On ne les ferme pas. C'est juste temporaire.

S'agit-il d'une nouvelle branche ou d'une fusion avec eux ?

Ils subventionneront la main-d'Ɠuvre.

Donc, ils nous disent :

"Prenez l'argent et laissez ici un minimum de médecins" ?

N'est-ce pas le rÎle des universités nationales ?

Ils nous refilent leur responsabilité ?

Nous sommes un hÎpital régional, choisis pour notre excellence.

Je ne savais pas que l'excellence était punie.

Devons-nous vraiment y aller ?

Et ici ?

Nous avons des patients ici aussi. Il y a de nombreux autres hĂŽpitaux.

LĂ -bas, des urgences ferment par manque de personnel.

Vous avez déjà accepté

de vous plier Ă  leur demande,

n'est-ce pas ?

Que pouvais-je faire ?

Comment aurais-je pu refuser ?

Si ça vous pose problĂšme, allez les voir vous-mĂȘmes. Bon courage.

Pourquoi ne pas avoir refusé ?

Le directeur Lee aurait refusé catégoriquement.

Vous avez bien dit ĂȘtre allĂ© au ministĂšre en chemin ?

Vous n'écoutiez pas ?

Vous ne pouvez pas en rester lĂ  !

Et que voulez-vous que je fasse ?

Il faut informer le personnel. Faites une annonce, s'il vous plaĂźt.

Recueillons l'opinion des différents services.

Il faut agir. Fixons une heure pour une assemblée générale.

Quoi qu'ils en disent,

c'est une expulsion pure et simple.

Comment peuvent-ils faire ça

sans nous consulter ?

Le gagnant le dit aux médecins, le perdant aux infirmiers.

Monsieur, ce n'est pas...

Qu'y a-t-il ?

Qu'est-ce que tu racontes ? URGENCES

C'est inacceptable.

Je soigne plus de 100 patients par jour.

MĂȘme quand des patients ivres m'ont frappĂ©e

et importunée, je me suis accrochée.

Les urgences, c'est le plus dur.

Je ne sens plus mes jambes,

et les patients sont furieux contre nous...

Et on nous fait ça ?

- Hein, docteur ? - Dites quelque chose.

On dit que des universités envoient des chefs de service en zone rurale,

mais ça...

Franchement,

j'ai l'impression qu'ils m'ont giflé et je me rends à l'évidence.

On est personnel hospitalier, on peut juste changer de service

ou démissionner.

On peut changer de boulot, mais quand mĂȘme...

On emmĂšne le patient aux urgences.

Il est arrivé lundi pour un cancer du foie.

- OK. - Et une hépatite C.

Il est parfois conscient, et il répond à la douleur.

- OK. Donnez-moi son dossier. - Bien.

Par ici.

- Un, deux, trois. - Un, deux, trois.

Tension : 100-60. Pouls : 100.

- Donnez-lui deux litres d'oxygĂšne. - D'accord.

Pouvez-vous ouvrir les yeux ?

Dites-moi si vous avez mal.

D'accord.

- Drainons le fluide abdominal. - OK.

- C'est entré ? - Oui.

Tu peux bosser ailleurs, non ?

Et lui, il peut ?

Et eux ?

Ils sont des centaines.

OĂč iront-ils ?

Un autre hĂŽpital les acceptera. Ils n'iront pas Ă  la rue, n'est-ce pas ?

Alors, qu'est-ce qui va nous arriver ?

Devons-nous tous terminer

notre formation ailleurs ?

Pourquoi les patients préfÚrent-ils les CHU ?

OK, il faut améliorer l'accÚs aux soins dans ces zones,

mais, un hĂŽpital universitaire sans urgences ?

Écoutez, ils ne s'en dĂ©barrassent pas.

Pourquoi voulait-on se former ici, selon vous ?

Pourquoi faire son internat ici, aux urgences ?

Et si on se mettait en grĂšve ?

Il faut le faire, c'est clair.

Et mĂȘme frapper plus fort !

Ils ont perdu la boule, là-haut ? Comment ont-ils pu faire ça ?

Tu n'es pas rentré depuis des jours.

C'est vrai.

Un, deux.

Il peut se débrouiller. Il n'a pas besoin de moi.

Je sais qu'il le peut.

Mais ça ne veut pas dire qu'il peut rester totalement seul.

Et si tu dois vraiment aller Ă  Gangwon-do et laisser Seon-woo seul ?

Et aprĂšs ?

On vivra nos vies, c'est tout.

Seon-woo.

Tu étais aux funérailles de Lee aujourd'hui ?

Oui.

Tu es venu Ă  l'hĂŽpital aujourd'hui ?

Tu aurais dĂ» me le dire.

À quoi bon ?

Pourquoi ?

Laisse tomber.

EspÚce de crétin.

J'ai vu No-eul.

Elle est venue au funérarium.

Je vois. C'est pour ça qu'elle a parlé de toi.

Ah bon ? Pour dire quoi ?

Laisse tomber.

Qu'a-t-elle dit ?

Eh !

Me suis-je trompé ?

Le directeur Lee n'aurait jamais fait ça.

Il n'aurait pas détourné des fonds publics.

C'est impossible.

Tu crois que si je ne t'avais rien dit,

le directeur Lee... ne serait pas...

mort ainsi ?

- Qu'est-ce qu'on a fait ? - Ce n'est pas toi. C'est moi. Pourquoi a-t-il fait un infarctus cette nuit-lĂ  ?

Tu ne t'es pas trompé.

Il m'a demandé...

qui me l'avait dit.

Ça a Ă©tĂ© sa premiĂšre rĂ©action quand je l'ai interrogĂ©.

Que lui as-tu demandé ?

S'il pensait pouvoir le cacher longtemps.

Et que personne ne le découvrirait.

Il aurait dĂ» me demander de quoi je parlais.

Il aurait dû me réprimander

pour mon intrusion dans son bureau et mon impolitesse envers lui.

Combien de temps comptiez-vous le cacher ?

Comment... Comment avez-vous...

Qui a dit ça ?

Ce n'est pas ce que vous croyez. Je n'étais pas le seul à vouloir cacher...

Jin-woo !

J'ai toujours eu foi en vous.

Et ensuite ?

À ton avis ?

Je suis parti furieux avant qu'il me déçoive encore plus.

Tu le lui as dit ?

Qu'il t'avait déçu ?

Je dois faire mon enquĂȘte.

Il n'aurait jamais fait ça.

Il l'a reconnu. Pourquoi enquĂȘter ?

Fais ton boulot au lieu de perdre ton temps.

Je fais mon boulot, t'inquiĂšte pas pour moi.

Je ferme la porte ?

Je le ferai !

Il y a du monde ?

Pas encore.

À propos de Naksan... Il y a des problùmes là-bas ?

Quel genre de problĂšmes ?

Des problĂšmes financiers ou de fonctionnement ?

C'est absurde ! Comment le saurais-je ?

Pourquoi est-ce absurde ?

Ils n'y enverraient pas trois de nos services

sans vous mettre dans la confidence.

Sinon, pourquoi convoquer l'actuel directeur

dĂšs la premiĂšre heure ?

Hier matin,

vous ĂȘtes venu directement Ă  l'hĂŽpital.

Vous ne vous ĂȘtes arrĂȘtĂ© nulle part

en chemin.

Pourquoi avez-vous menti ?

C'est quoi, ces conneries ?

Vous osez me soupçonner ?

Si vous continuez, je devrai parler Ă  la police.

Qu'est-ce que vous dites ?

Si je continue quoi ?

Vous direz Ă  la police que je suis venu directement Ă  l'hĂŽpital ?

Et que diront-ils ?

En quoi ça les intéresse ?

Quelqu'un est mort chez vous.

Vous vous étiez disputés.

Mais vous avez dit à la police que le directeur était allé chez vous

pour prendre un verre ce soir-lĂ .

Si la police l'apprend,

ça devrait les intéresser, non ?

- On ne s'est pas disputés. - Il y a un témoin.

C'est faux, je vous dis.

Ce n'était pas une dispute. Je lui ai...

juste donné une leçon.

Écoutez-moi bien, Ye Jin-woo.

La police ?

Allez-y.

Mais dans ce cas,

vous devrez aussi divulguer ce que le directeur trafiquait.

Je n'ai rien Ă  perdre.

Mais ce que vous essayez de faire brisera à coup sûr la réputation

du respectable directeur Lee.

Soyez-en conscient.

Je fais de mon mieux pour garder le silence

pour préserver l'honneur du défunt.

Ce qu'on ignore ne peut pas faire de mal.

Si son honneur vous importe tant,

comment avez-vous pu détruire, dÚs sa mort,

l'hÎpital qu'il protégeait à tout prix ?

EspĂšce de salaud. Venant de vous, c'est risible.

Vous ĂȘtes mal placĂ© pour me reprocher ça.

Votre service est toujours dans le rouge. Savez-vous qui vous couvrait ?

Les urgences acceptent tous les patients. Pour vous, ça s'arrĂȘte lĂ ,

mais les autres services font des pertes Ă  cause des patients que vous envoyez.

Vous considérez cela...

comme des pertes ?

Pourquoi dois-je m'abßmer le dos en opérant sans cesse

pour compenser votre déficit ?

Si votre service n'était pas crucial, on l'aurait vite supprimé.

Je sais que vous opérez beaucoup.

Et que vous ĂȘtes populaire.

Ça veut dire quoi ?

Pourquoi ? Est-ce mal de dire que le chef du service d'orthopédie

opĂšre souvent ?

EspĂšce de salaud.

OH.

Oui. Qu'y a-t-il ?

D'accord.

Quoi ?

Merci d'ĂȘtre venus malgrĂ© votre emploi du temps.

Vous connaissez la raison de notre présence ici, je serai donc bref.

Il nous faut d'abord trouver un moyen

de résoudre en douceur cette situation.

C'est peine perdue.

Ce qu'il faut faire, c'est livrer bataille.

Nous en sommes lĂ 

parce que la fondation de l'université a été vendue à une société.

Pourquoi mettre ça sur le tapis ?

Vous auriez dû protester à l'époque.

Ce sont les consignes du ministĂšre. Qu'y pouvons-nous ?

Les fonctionnaires ne sont bons

qu'à priver les médecins de ressources, assis derriÚre leurs bureaux.

Le problĂšme, ce n'est pas les fonctionnaires.

C'est notre direction.

Je le sais depuis le renvoi du président

et l'arrivée d'un nouveau.

Il paraĂźt qu'il dirigeait une entreprise de logistique.

Il connaĂźt peut-ĂȘtre les affaires,

mais pas le fonctionnement d'un hĂŽpital.

Il n'influence pas les décideurs,

ne connaĂźt rien aux hĂŽpitaux et n'a pas de relations au ministĂšre.

Je suis sûr qu'ils le savaient en haut lieu.

"Eh, le président de l'HÎpital Sangkook est un incapable.

Envoyons-les en zone rurale. C'est une cible facile."

Qu'en dit Naksan ?

Ils devraient nous dérouler le tapis rouge.

Ce n'est pas ce qu'on m'a dit.

Ils savent juste qu'on arrive.

À part ça, ils ne sont au courant de rien.

Naturellement, le Dr Joo en sait long

sur les hĂŽpitaux ruraux.

C'est hors de propos. Le Dr Lee a raison.

Il n'a mĂȘme pas fait d'Ă©tudes de mĂ©decine.

Il fallait s'opposer quand ils ont dit qu'ils enverraient un PDG expert.

Ils ont envoyé un PDG

parce qu'ils nous considÚrent comme un service de leur société.

Je vous le demande. Travaillons-nous dans une entreprise ?

Tout ça, c'est à cause du montant actuel des remboursements.

Qu'est-ce que ça vient faire là-dedans ?

Si ce montant était supérieur,

Naksan n'aurait pas eu de problĂšmes

et aurait gardé ses services de pédiatrie et de gynécologie-obstétrique.

Écoutez. Quoi que nous fassions,

le prĂ©sident ne haussera mĂȘme pas un sourcil.

Je vous le demande. Pensez-vous vraiment qu'une société à but lucratif

se passionnerait pour l'éducation

au point d'acquérir une université ?

C'est vrai. Ce n'est...

que le début.

Vous en voulez un ? Non, merci.

Ça vient de l'Ă©tranger.

On sait tous que les remboursements posent problĂšme,

mais c'est une question nationale.

Ce que nous...

Eh bien. Vous ĂȘtes venus en force.

Mais qui s'occupe des patients ?

Suffisamment de collĂšgues.

Je vois.

Poursuivez.

Vous ĂȘtes venus discuter de l'opĂ©ration ?

De quelle opération parlez-vous ?

Celle qui vise à guérir la Corée.

Il paraßt que nos médecins, qui ont juré d'ignorer

race, religion et statut social

et d'accomplir leurs devoirs envers les patients,

discutent pour savoir s'ils ont envie de soigner ceux qui vivent

dans les régions isolées du pays.

Je vous écoute.

Comment ont-ils eu ça ?

Le directeur défunt

aurait-il pu donner les documents Ă  quelqu'un ici ?

Je ferai tout, mĂȘme impliquer

le conseil d'administration,

mĂȘler les mĂ©dias ou d'autres organisations,

pour révéler que l'hÎpital est pour vous une source de profits.

Si la structure nuit à la rentabilité, il faut la changer.

"C'est ainsi" n'est pas une réponse.

Qui vous donne le droit de renvoyer et de disperser 15 000 personnes...

vers des hÎpitaux éloignés ?

Sans urgences, il n'y a plus de patients.

Vous n'aurez plus Ă  accepter

les patients sans-abri et insolvables.

Qu'a fait l'hĂŽpital

pour proposer de déplacer ses médecins ?

Comment ça va dans les autres services ?

Ils font déjà leurs calculs.

Certains veulent s'unir et s'opposer à la décision

et d'autres considÚrent que la situation est irrévocable.

Il est venu faire une déclaration, pas écouter.

Et si on finit par y aller ?

Faisons de notre mieux.

Le jeune président est trop ambitieux.

Vous ĂȘtes sĂ»r que vous et moi sommes les seuls ici

Ă  le savoir ?

Oui. Personne d'autre ne le sait.

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