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AU TIBET DE NOS JOURS
Qu’il ne vous touche pas.
Tartes aux poils.
Gâteaux aux poils, c’est la suite d’un bouquin.
Ça marche bien dans les kiosques. Un cul plein de gâteau.
Gros culs
Bienvenue au Journal Backman. Je suis Mel Backman.
Je suis en compagnie de Chandler Jarrell...
dont l’action est très utile à la société.
Chandler retrouve des enfants disparus. N’est-ce pas ?
– Oui, je retrouve des enfants. – C’est intéressant.
Vous connaissez l’émission « Les amoureux retrouvés » ?
– Avec Tony Franciosa. – Oui...
– Je cherche une fille... – Vous n’êtes pas nerveux ?
C’est normal. C’est ma cinquième émission et j’ai toujours le trac.
Quelqu’un n’a pas le trac ? Avez-vous le trac ?
Je recherche une certaine Cheryl Mosely.
Merveilleux. Voilà à quoi sert cette émission.
En arrivant ici...
j’ai dit que je ne voulais pas faire comme les autres.
Je veux que mes émissions aient une utilité sociale.
Je cherche Cheryl Mosely. Elle mesure 1m50...
Formidable.
Pour faire ce boulot, il existe une formation ?
– Il faut aimer les enfants. – Vous me conseillez cette voie ?
– Ça gagne bien ? – Elle a seize ans...
Ça n’a rien à voir, mais ce chapeau est superbe.
Vous l’avez trouvé où ?
– Elle a 16 ans et je la cherche... – Super. Et si vous la retrouviez ?
Quelle serait la première chose que vous lui diriez ?
– Elle s’appelle Cheryl Mosely... – Merci, Chandler.
Parlons un peu de tortues. Qu’avez-vous là ?
– Voici Teddy qui a 80 ans. – 80 ?
– Il est mignon, non ? – Teddy, je l’emmerde.
Je cherche une fille, Cheryl Mosely.
On l’a vue à North Hollywood en dernier.
Elle était en jupe.
Je vous en prie, appelez-moi au 468 84 92 si vous...
Fermez-la. Si vous savez quelque chose, appelez-moi.
Remettez la caméra sur moi ou ça va saigner.
Cheryl Mosely, Chandler Jarrell, 24 heures sur 24, 468 84 92.
Vous pouvez parler aux tortues. Excusez-moi.
Merci. C’était Chandler Jarrell.
Alors vous avez changé de sexe ?
Allez-y. Tranquillement. Marque-le.
Pourquoi t’es au fond du terrain ?
On y va. Allez, tire.
À fond !
À toi ! À toi !
Oui !
Ça va.
C’est bien.
Qu’est-ce qui t’arrive, Scrub ?
Scrub.
– Bonjour, M. Jarrell. – Salut.
Vous retrouvez des enfants.
Vous m’avez vu à la télé ?
Oui, j’aime les enfants.
Dépêche !
Fermez-la !
Un enfant a été enlevé.
Quand ?
Il y a 5 jours, au Tibet.
C’est pas trop mon secteur.
C’est un enfant particulier.
Il doit sauver le monde.
C’est un beau destin.
Chandler, le ballon !
Tenez !
Il y a 400 ans, l’oracle Neuchung a prédit que le Gompen Tarma...
« l’Enfant sacré » en tibétain...
serait emmené dans la « ville des anges »...
et sauvé par un homme qui n’est pas un ange.
Qui ?
Vous.
Mais bien sûr.
J’aurais aimé rester, mais je suis en plein match.
On dirait un gros joint.
Je ne plaisante pas.
Léchez-le et fumez-le.
On dirait que vous en avez déjà fumé un.
Arrêtez de fumer des parchemins.
On dirait un joint et ça pourrait attirer des rastas. Rangez-ça.
Excusez-moi, j’ai un match. C’était sympa.
Je sais que c’est difficile à accepter...
mais c’est votre destin.
Le vôtre, c’est d’aller consulter un psy.
Vraiment. Je peux aller jouer ? Vous allez partir ?
Excusez-moi. Pourtant vous êtes une jolie fille.
Espèce de droguée !
– C’est elle ? – Oui, c’est Cheryl Mosely.
– Elle a disparu quand ? – Il y a trois semaines.
– Des infos ? – 3 fois rien.
Plus de panneau « à louer ».
Un camion rentre en marche arrière.
Les voisins entendent un bruit continu.
Hier soir à 22 h, le camion revient. Et le bruit s’arrête.
Un voisin sort pour récupérer son chien.
De l’autre côté de la clôture, il découvre le cadavre.
– Qui a loué ? – Elle. Par téléphone. Comptant.
Et le cas que je t’ai envoyé ?
Non.
Tu t’intéresses qu’aux gosses.
Oui.
Encore quelques photos.
Miss Tibet, dehors ! Arrêtez de me suivre, c’est non.
Vous avez commencé.
Pourquoi vous croyez que le gosse était là ?
C’est un sort qui doit emprisonner à la fois son âme et son corps.
Il doit être encerclé par les forces du mal.
L’écriture ne suffit pas. Il faut trouver plus puissant.
Sinon ?
L’enfant se projettera astralement.
Arrêtez un peu.
Alors, ceux qui ont tué Cheryl...
si je les retrouve... Ils auraient aussi enlevé...
l’Enfant sacré. – Exactement.
Bon.
Pourquoi tuer Cheryl ?
Je l’ignore.
Pourquoi du sang ?
Vous êtes sûr ?
– J’ai trouvé un bol de céréales... – Oui ?
...avec du sang au fond. Son sang à elle, je dirais.
Je ne sais pas. Je sais à qui on peut en parler.
On est à Los Angeles. Vous allez demander ?
Dans ce monde-ci, ou on doit se téléporter ?
Dans la galaxie...
M. Jarrell...
vous m’honorez.
Il est enchanté de rencontrer un grand homme comme vous.
Comment dit-on : « Merci » ?
Il faut parler à Kala.
M. Jarrell.
Vous pouvez lui parler. Elle vous entend.
Parlez-moi de l’Enfant sacré.
Toutes les mille générations naît un enfant parfait.
Un Enfant sacré.
Il vient nous sauver.
Nous sauver de ?
De nous-mêmes.
Il est la Source de Compassion.
S’il meurt, la compassion disparaît avec lui.
Alors, tout le monde va en enfer ?
Le monde sera un enfer !
On n’en est pas loin. Qui voudrait de cet enfant ?
Ceux qui veulent le Mal, plutôt que le Bien.
Vous pouvez préciser ?
On ignore qui l’a enlevé.
Savez-vous pourquoi ils veulent qu’il boive du sang ?
Rien en ce monde ne lui fera de mal.
Mais...
s’il était pollué...
par des substances impures...
il deviendrait vulnérable.
Alors, si eux...
S’il avale le sang, ils peuvent le tuer ?
Oui.
D’autres questions ?
Il se trouve que oui.
Vous êtes prise ce week-end ? Quelle silhouette !
Et elle joue des maracas ?
C’est ça, l’Élu ?
Oui.
Sacré spectacle. Vous l’avez trouvée où ?
À la bibliothèque secrète de Palkor Sin.
On l’a envoyée ici pour nous aider. Elle a plus de 300 ans.
– Comment elle a réussi ce tour-là ? – Un ancêtre violé par un dragon.
Ça se fait beaucoup par chez vous ?
J’y ai été un peu fort. Entrez donc un peu.
Non, merci.
– Qu’y a-t-il ? – Les esprits, les esprits...
Un esprit me dit...
que vous devriez entrer un moment...
et prendre un verre en attendant d’autres instructions.
Désolé. Entrez un moment. Je serai sage.
Bon.
J’ai essayé.
Il faut toujours donner aux femmes deux chances de dire non.
Ça fait deux fois.
Ça ne va pas du tout plaire aux esprits.
Vous savez que je suis l’Élu.
Tu vas manger.
Emmenez-moi vos jouets hors d’ici.
Hé, l’oiseau !
T’as pas vu un petit nain Hare Krishna flotter en l’air ?
Je rêve ?
Ça doit être Rod Serling.
– Oui ? – C’est vous qui cherchez Cheryl ?
– Oui. – Je connais ceux qu’ont fait le coup.
– Elle était avec qui ? – Vous êtes déjà allé à Pacoima ?
– Oui. Elle était avec qui ? – Une maison derrière l’autoroute.
C’est un repère de motards, les Dragons Jaunes.
Elle était avec eux. Elle n’y est plus.
Qui êtes-vous ? Allô ?
– C’est quoi ? – Rien.
Je me suis préparé à toutes les éventualités.
Vous allez attendre ici.
En cas de problème, vous partez. Vous faites quoi, alors ?
Je resterai là.
Vous restez, maintenant.
En cas de problème, vous prenez le volant et vous filez.
– Vous me suivez ? C’est compris ? – Oui.
Restez... Partez.
Je ne veux faire de mal à personne. Pas d’embrouille.
Pas d’embrouille.
Je suis désolé.
Je veux juste des chips.
Des chips. Une, c’est tout.
Tournez-ça, ça crame. Tournez-le.
Je veux juste des chips.
J’aimerais vous poser des questions.
– Ça devrait le calmer. – Ouais, ça devrait le calmer.
J’ai une pleine boîte de Tic Tac dans ma poche.
Servez-vous, je vous en prie.
Vous ici ?
Je vais t’exploser la cervelle.
Pourquoi êtes-vous entrée ? Je vous avais dit de rester dans la voiture.
Je ne veux pas vous faire la morale...
mais la prochaine fois, obéissez-moi.
C’est un truc de mecs. C’est pas la place d’une femme. Compris ?
Je ne veux pas qu’il vous arrive malheur.
– Laissez-moi m’en occuper. – D’accord.
Lâche-moi, connard.
Qu’est devenue la fille avec le tatouage ?
Quelle fille ?
– Je ne l’ai jamais vue. – OK.
Oh, Cheryl !
Elle... On l’a vendue.
Comment ça ? Vendue à qui ?
À Tommy Tong. Il a un restaurant sur Broadway.
On l’a échangée...
contre des clopes...
et du porc à la chinoise.
Pourquoi acheter quelqu’un ?
Il lui fallait une fille.
Pourquoi ?
Il a fait un pacte avec le diable.
Il lui fallait son sang.
Vous allez le tabasser, hein ?
Lui parlez pas de moi.
Pourquoi je ferais ça ?
Récapitulons.
Vous l’avez vendue ?
On l’a vendue.
Attendez-moi là.
Je cherche Tommy Tong.
Jouez pas les débiles. C’est le proprio, non ?
Je cherche Tommy Tong.
Vous comprenez pas ? Je vais traduire.
Amenez Tommy Tong ou je vous pète la gueule.
Vous comprenez ?
Cette fille est morte. On l’a vue avec Tong.
Prévenez M.Tong.
Sinon, ça va chier.
Karaté à la con !
Comment vous avez fait ? C’était quoi, cette pirouette ?
Vous l’avez tué.
Pas du tout.
– Que s’est-il passé ? – Je sais pas.
Il s’est coupé en se rasant. Et il s’est vidé de son sang.
C’est vrai, je...
Le mec savait peut-être que j’arrivais.
Il a peut-être pris peur et il s’est donné la mort.
Vous y croyez ?
Non.
Moi non plus.
Je dois vous dire : c’est peut-être surnaturel.
– C’est-à-dire ? – Des démons.
Le temps qu’il te retrouve, ce sera trop tard.
Tu as bien fait de tuer Tommy Tong.
Il était faible, il nous aurait trahi.
Merci, Seigneur.
Pourquoi l’enfant est-il encore en vie ?
Vous n’avez aucune raison de le craindre.
Il est encerclé par le mal en permanence.
Ne sous-estime ni les puissances du Bien...
ni la force de l’enfant.
Le temps presse. Il ne boira pas le sang.
Que dois-je faire ?
Déplace l’enfant avant que l’Élu n’approche.
– Et pour le tuer ? – Le poignard Ajanti.
Il n’est pas de ce monde et pourra tuer l’enfant.
– Il est si bien gardé. Comment... – Propose l’enfant en échange.
Ils accepteront tout pour le récupérer.
Utilise le poignard Ajanti.
Tu n’auras pas besoin d’autres maléfices.
Prends le poignard pour tuer l’enfant.
Quel plaisir de vous voir.
Éloignez un peu votre gorille.
APPLAUDISSEMENTS
Naturellement. Fu, retire-toi.
C’est ça, Fu, économise tes forces.
Attendez un peu...
Je suis en plein rêve.
Je rêve.
Pourquoi dites-vous ça ?
À cause de gens comme Fu avec sa tête de singe...
la grosse tête, le gros, et puis vous.
Vous n’existez pas, c’est un rêve.
J’ai peut-être une offre intéressante à vous faire.
C’est un peu tôt dans la saison pour accepter une proposition.
Merci.
Avez-vous déjà remarqué...
que des gens sans valeur obtiennent...
beaucoup dans la vie.
Et vous, malgré votre valeur, vous n’avez rien.
Ça ne m’a pas frappé, non. Je n’ai pas assez d’imagination.
Votre attitude me déplaît.
Jolie veste, le charme de la tradition. Ça vous va bien.
Et les bottes. La classe !
Je vous refais ma proposition.
Comme je rêve, je peux dire ce que je veux, sans m’attirer d’ennuis.
Alors, je vais vous dire, du fond du cœur...
que je vous emmerde.
Je vous emmerde !
Je vois que c’est inutile de vous parler, M. Jarrell.
Pourquoi vous ne prononcez pas le « J » dans mon nom ?
– C’est « Jarrell », avec un « J ». – Je sais.
Mes jambes sont bien mieux.
Faisons un échange : l’enfant contre le poignard Ajanti.
Ça vous fera un souvenir de cette soirée.
Ça vous rappellera votre passage ici.
On n’a pas mal dans les rêves.
Vous n’oublierez pas cette soirée.
Excusez-moi. Je reviens de suite.
Vous auriez pas du mercurochrome, pour pas que ça s’infecte ?
Transmettez à vos amis le bonjour de Sardo Numspa.
C’est une erreur !
– Kee ! – Chandler !
C’est du papier-toilette.
Vous êtes là ?
Normal, c’est mon rêve.
Je crois que le gamin est dans le coin.
– On devrait le chercher. – Oui.
Ensuite, on pourrait passer du...
...du temps ensemble.
Et laisser la nature...
suivre son cours ?
Alors, c’est Sardo Numspa.
– C’est quoi, ce couteau ? – Le maléfique poignard Ajanti.
Il est là pour tuer...
le second Enfant sacré...
« Celui qui est juste ».
Sa mort...
a été une grande perte.
Sardo en a besoin pour tuer l’enfant. Et vous, pour le sauver.
Vous devez obtenir le poignard et forcer Numspa à libérer l’enfant.
Il ne doit jamais prendre le poignard.
Sympa, ce plan. Et je fais comment ?
Nous échangerons le poignard contre l’enfant.
Si le moine à Karma Tang le veut bien.
Si le gosse est important, pourquoi il donnerait pas le poignard ?
Il est très compliqué.
Vous partez au Tibet avec Kee Nang chercher le poignard.
Je ne pars pas au Tibet à cause d’un rêve ridicule.
Seul l’Élu aura le poignard.
Vous irez ?
Écoutez, cette histoire d’Élu...
ça va un peu loin.
C’est pas ordinaire.
Je dis pas non, mais je dois réfléchir...
Le truc de l’Élu, ça va chercher loin.
– Pourriez-vous nous laisser ? – Oui, parlez-en.
C’est pas ordinaire. Faut en parler.
C’est pas ordinaire. Parlez-en.
C’est moi, l’Élu.
Pourquoi ?
Le Tibet...
Pourquoi je vais pas aux Bahamas ?
Non, c’est le Tibet.
C’est vraiment...
Kala, vous êtes pas normale. Vous êtes trop réservée.
Faut pas rester nue dans une cave...
à regarder sans cesse la télé.
Du yack.
Comment ?
Viande de yack. Bon pour le Yang.
Mon Yang va bien.
C’est quoi cette transmission de rêves ?
– Mi-rêve, mi-réalité. – Ma cicatrice est réelle ?
Tout à fait.
– Et « Numsy » ? – Numspa. Sardo Numspa.
– Oui. – Il est très réel.
Ce que vous disiez semblait réel.
C’était la partie rêve.
Je vérifiais.
Vous m’invitez à entrer ?
Je rêve, là ?
La dame doit demander deux fois ?
Non ! S’il vous plaît, deux fois !
S’il vous plaît, s’il vous plaît.
Merde ! Deux fois !
Je n’ai mis ni sucre ni lait dans ton café.
Va au Tibet.
Tu iras ?
Il paraît qu’il fait très froid au Tibet. J’aime pas le froid.
Si on passait plutôt le week-end sous la couette, toi et moi...
à regarder la télé, à transpirer et à sourire ?
– Tu n’iras pas. – On se les gèle au Tibet.
Où tu vas ?
Au Tibet.
C’est moi, l’Élu. On te donnera pas le poignard.
J’irai au Tibet.
Attends...
S’il fait vraiment froid, on revient. D’accord ?
On ne part pas à l’instant ?
Parce que, tu sais...
Un lit ! C’est un lit, ça ?
Katmandou est la porte du Tibet.
Il y a des taureaux partout. Et il fait froid.
Deux jours en montagne, et ce sera le paradis.
C’est pas ici , le mieux ?
J’ai froid et je ne m’amuse pas.
Mais je ferai de mon mieux pour trouver le gosse.
Bien sûr.
Je prépare le voyage.
Tu as une heure pour flâner.
Vers 16h30, mais je pourrais pas venir.
Salut.
Courage.
Que j’achète un collier ?
Bon, j’en prends un.
J’en prends un. Je peux prendre le bleu ?
Mais je sais pas le prix.
Un comme ça ?
Le bleu va avec mon manteau.
Un instant ! Vous m’avez pris 100 $.
Je vous dois un dollar. Vous voyez George Washington ?
Benjamin Franklin, c’est non.
Rendez... Vous vous êtes trompé.
Vous me rendez mon fric ?
C’est pas celui-là.
Tu me fends le cœur, raclure.
Et vous me comprenez.
Vous aussi. Et alors ?
Rendez-moi mes 100 $ et donnez-moi le bon collier.
Haleine de singe ! Mangeur de bave de tortue !
Chacun reprend ses billes.
Quoi, sac à merde ?
D’accord, gros malin.
Espèce de sournois !
Tu veux ton fric ?
Prends !
T’as pas vu un homme nu avec un billet de 100 $ ?
On a des yacks, des poneys, et des bateaux.
T’as pas vu un petit clodo avec 100 $ ?
On peut en trouver un. Viens.
Tu finiras par revenir. Et ça chauffera pour ton matricule.
Je te laisserai à Katmandou nu, blessé et sans le sou.
Petit salopard ! Il m’a piqué mon fric.
Si j’avais eu mes 100 $, on aurait un moteur.
Tais-toi et rame.
Je vais ramer, oui.
Je te botterai le cul avec ma rame, si je te retrouve.
Je te botterai le cul, jusqu’au sang.
On y sera bientôt.
J’espère que t’as un levier.
J’ai le cul collé à mon yack.
Salue.
Mon fric, c’est lui !
Nous venons demander le poignard sacré Ajanti.
Pourquoi ?
Pour l’Enfant sacré.
Il n’en a pas besoin.
Pour lui sauver la vie.
L’enfant vit...
pour nous, pas pour lui-même.
Je vous supplie humblement de nous donner le poignard.
Qu’il le demande, lui.
Je...veux le poignard.
Qu’il demande encore.
Je veux le poignard.
S’il vous plaît.
Seul un homme au cœur pur manie ce poignard.
Si c’est ton cas, il est à toi.
« Seul un homme au cœur pur manie ce poignard. »
Et seul un homme au cul petit descend cet escalier.
Et si c’est mon cas, il est à moi.
Merde !
Il y a un couloir.
Au bout...
se trouve le poignard sacré.
Si tu arrives à le récupérer...
il est à toi.
– Ça paraît faisable. – Encore une chose.
Tu ne devras pas renverser une goutte de cette eau.
C’est un jeu télé ?
Tu joues les assistantes ?
« Ne renverse pas une goutte ». C’est du délire.
Que ta pensée soit pure comme l’eau.
Elle a pas l’air très pure.
Toi non plus.
Un conseil :
reste sur la voie.
C’est noté.
Et dire que j’ai peur du noir.
Faudrait faire un peu le ménage ici.
C’est du gâteau. C’est du gâteau, d’accord ?
Allez...
Y’a pas de sol.
Attendez, j’y suis.
Vous me faites croire qu’il y a pas de sol...
pour voir si j’ai peur et si je rebrousse chemin.
Y’a un sol ! Je sais qu’il y a un sol.
Y’a pas de sol, ici.
Merde.
N’oublie pas, reste sur la voie !
J’avais bien compris.
Espérons que la voie ne va pas bouger.
– Je devais pas rester sur la voie ? – Si.
Mais il faut savoir enfreindre les règles.
Combien ont survécu à cette épreuve ?
Personne !
Personne ?
Ça va chauffer pour votre matricule quand je serai sorti.
Qu’est-ce qui ne va pas ?
J’ai suivi les règles. Qu’est-ce qui ne va pas ?
Que ta pensée reste pure. Ne fais pas tomber une goutte d’eau.
Ne lâche pas l’eau.
Attends un peu...
L’eau... Le feu et l’eau...
Bon.
À l’animateur !
Je porte un toast !
J’ai le poignard, alors rallumez la lumière !
Oui, raclure ?
J’ai besoin d’un conseil.
Disons que c’est dans vos coutumes.
Mais faut pas abuser.
Je sais que vous êtes très vieux, très sage et...
et dégoûtant.
Vous essuyez ça sur vous ?
Je me demandais ce qu’un homme dit à une femme, chez vous...
pour qu’elle sache qu’il l’aime et qu’il veut l’épouser.
Même si tu prenais un raccourci vers la sagesse...
qui voudrait t’épouser ?
Un raccourci ?
D’abord, tu dois rester pur.
Comment ça ?
Tu sais bien.
Vous voulez dire, pas de...
Et sans raccourci ?
Ça prendrait 10 000 vies.
On n’a pas trop le temps, si ? Pas de femmes. Et puis ?
Pour toi ?
Fais confiance à quelqu’un qui ne t’inspire pas.
Fais une promesse à un...
quasi-inconnu.
Aime quelqu’un qui t’aime.
Comment savoir quand faire tout ça ?
C’est toi qui vois.
Ne dis à personne que je t’ai mis sur la voie.
Merci pour votre aide.
Il croit que je l’ai aidé !
Votre crotte de nez. Elle va geler !
Et grattez-vous.
Gardez mes 100 $. On sait pas ce qu’il pourrait y avoir sur le billet...
Gompa, je me suis compromise avec cet Américain.
Il est bête.
Mais courageux.
Il est irresponsable.
Mais généreux.
Il ne pense qu’à protéger ses sentiments.
Si tu touches son cœur...
il sera à tes pieds.
Il ne croit en rien.
Il fait quand même ce qui est juste.
C’est un imbécile négligent et irréfléchi.
Oui.
Je l’aime beaucoup. Comment faire autrement ?
Ces Américains magnifiques !
Ils ont tant de pouvoir et ne savent qu’en faire.
Que dois-je faire ?
Aide-le à sauver l’Enfant sacré.
Et écoute ton cœur.
Merci, Gompa.
De rien, ma fille.
Si tu veux l’épouser, tu as ma bénédiction.
Merci, mon père.
Je pourrai pas monter avec le poignard.
– Mais si. – Non. Je vais finir en taule.
Merci.
Ça marchera pas et je vais finir dans une cellule à Katmandou.
– Encore une vache ? – C’est normal, à Katmandou.
Je vais jamais monter avec le poignard dans ma chemise.
Fais confiance à ton destin.
Occupe-toi de ton destin à toi.
– Venez. – Je n’ai rien à déclarer.
– Mais obligé. – Je peux ouvrir mon sac ici.
Pour votre sécurité.
Mes sous-vêtements.
Propres. Et sales.
J’ai un avion à prendre.
Allez, dépêchons.
– C’est quoi ? – Rien.
Je veux rentrer en Amérique.
Je suis un citoyen.
Vous regardez quoi ?
Ça me fait plaisir de voir un compatriote.
– On ne bouge plus. – Vous êtes fou ?
Agent Jarrell de la Fondation Américaine des Objets Volés.
Tout va bien. Fondation des Objets Volés.
Freddie, disparais. Tu me rends malade.
On en parle dans l’avion. Pas de panique !
Chandler Jarrell, de la Fondation Américaine des Objets Volés.
Grâce à vous, on a arrêté...
cet homme, Freddie...
ce minable.
Je vous remercie, ainsi que le peuple du Népal.
Vous êtes formidable. Merci.
Vous êtes un sacré chef.
La ruse, la finesse, l’instinct.
Quel instinct ! On sent que cet homme vous a formé.
Vous avez le même éclat dans l’œil.
Sans le savoir, vous avez été génial.
Le génie...
naît chez les ignorants...
Voici mon assistante, Kee Nang.
Un grand merci à tous. Merci à vous, gens du Népal.
Vous êtes des gens magnifiques, formidables.
Népal ! N-E-P-A-L !
Vive le Népal !
Non merci.
DOUANES
– Bienvenue. – Merci.
C’est votre problème, maintenant.
Merci. Beau travail pour le poignard.
Vous allez passer quelques jours chez un certain ami.
Quand va-t-on nous contacter ?
C’est lui. Jarrell. Arrêtez-le s’il ne me rend pas mon bien.
Bienvenue.
Et ce que vous m’apportez ?
Désolé, Numsy. Je mérite d’être puni.
J’ai dépossédé mon frère...
Numsy.
M. l’Agent, vous devez me coffrer.
J’ai honte de moi.
Il faut m’arrêter.
Il faut me purifier, me rouer de coups.
– Je dois pas rester libre. – Je vais lui parler.
Je suis un misérable. Je ne mérite pas de vivre comme tout le monde.
Ça va durer combien de temps ?
Soit on m’arrête, soit vous comprenez pour les preuves.
Si on m’arrête, on me met dans une cellule.
Ils reprendront le poignard...
qui sera la pièce à conviction principale.
Le poignard sera enfermé.
Moi, je serai enfermé.
Jusqu’au procès qui aura peut-être lieu dans un an.
Et si on m’arrête, allez savoir quand vous aurez le poignard.
Vous ne savez donc pas qui je suis ?
Si ! Vous êtes Sardo Numsy !
J’en ai rien à foutre de qui vous êtes.
Mais vous avez enlevé un gosse.
Je pourrais vous détruire d’un geste.
Ce ne serait pas souhaitable. Écoutez...
Rendez le gosse. Je vous rends le poignard.
Et personne ne sera détruit « d’un geste ».
Réfléchissez-y.
Mon frère me pardonne !
Kee, Dr Hong...
Mon frère Numsy me pardonne.
Cher frère !
Merci, merci ! Vous êtes merveilleux.
– Tu lui as dit quoi ? – Qu’à l’avenir, je serai moins poli.
– Tu es bien téméraire. – Je fais de mon mieux.
Tu viens te coucher ?
Non, je vais dormir ici.
Bonne nuit.
J’ai entendu un bruit.
Je n’aime pas ça. Ne traînons pas ici.
Cours !
Je n’ai pas passé la nuit avec toi pour te coincer.
J’ai passé la nuit avec toi parce que je t’aime.
– Elle n’a plus mal. – Vous pouvez la sauver.
L’Enfant sacré peut la ramener.
Tant que le soleil brille sur elle.
Finies les énigmes ! Elle est morte.
Vous êtes l’Élu.
Vous trouverez l’enfant.
Avant ce soir. Sardo ne peut le tuer qu’à la nuit.
On va te sortir de là.
Où est ton chef ?
Garde le petit. T’inquiète, je suis l’Élu.
Je fais vite.
Mon cher frère, Numsy !
Je vois que vous êtes occupé. Je repasserai.
Y’a pas les clés.
Allez !
– Tout va s’arranger. – Je sais.
La ceinture, petit.
T’as pris du valium, ou quoi ?
Ça doit arriver souvent dans ton pays. Je vais me chier dessus.
Béni !
Ne m’aide pas. Cours sans t’arrêter.
Attends !
– Tu pars longtemps ? – 2 semaines.
– Tu ramènes le gosse et tu rentres. – Oui.
Tant mieux !
Regarde ce que je t’ai acheté.
Mets-la et personne ne t’embêtera pendant que tu es là.
C’est bon ? C’est bon.
Tu veux pas rentrer avec une grosse... sur la tête.
C’est super, ça.
Et si tu faisais du spectacle ?
En duo. Je te lancerais une pierre...
et tu la ferais dévier.
On nous applaudirait.
Vous avez pas une émission qui recherche des nouveaux talents ?
Non, ils doivent plutôt rechercher à bouffer.
On passerait à ce genre d’émission. Le public te jetterait des pierres...
et tu les ferais dévier vers le présentateur.
Sous-titres: Anne Kosossey
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