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Marion, c 'est de la faute. Parle -moi.
J 'ai pas peur.
Allez, la fille.
Le courant n 'aime pas qu 'on le fasse attendre.
T 'as rien d 'autre à me refiler ? Avec toutes les catins de Brest ? Regarde
celle -là.
Regarde.
Je vais rien en tirer de ta camelote.
T 'en as quatre, là, quand même.
On pourra pas les vendre bien cher.
Hé, capitaine, c 'est ça qu 'il nous faut.
Ah non, les gars, celle -là, je peux pas vous la céder. Je risque de perdre ma
place, moi.
Allez, emmenez -la.
Combien tu déstimes le risque de perdre ta place ? Cinquante pièces.
Coupable de l 'assassinat de monsieur de Penwell, officier du roi Marion
Fouliken, est condamné à la mort par pendaison.
Ah, monsieur, Yann Le Carmeur est innocent.
J 'en ai la certitude, je connais le nom d 'assassin. Tout doux, madame.
Souffrez encore de patienter quelques instants. Ce que vous avez à me dire
mérite à l 'évident d 'être formulé à l 'intérieur.
Personne ne sait que nous sommes là, monsieur.
C 'est moi qui lui ai suggéré de venir vous voir.
Excellente idée. Laissez -nous. Merci. Pardon.
Eh bien oui, madame.
Jeanne de Kermer, innocent du meurtre de votre père ? Oui, monsieur.
Et l 'assassin n 'est autre que Hervé de Villeneuve, mon mari.
Je suis venue vous en apporter la preuve.
Voilà ce qu 'il cache dans sa chambre.
C 'est la statue qui a été vouée dans la tombe de mon grand -père, le soir même
de la mort de mon père.
Il en a fait le même pour la carte.
Il se couvert d 'un voyage en Nouvelle -France. Il monte une expédition pour
retrouver le trésor des Carmelèques.
Et je suis aussi venue l 'accuser d 'avoir tenté de m 'assassiner.
Ronversant.
Mais quel risque, madame, à venir ainsi me trouver.
Personne ne vous a suivi ? Non.
Je manque à tous mes devoirs.
Partagez ma collation, s 'il vous plaît.
Raphaël !
Ah, mon ami,
vous tombez bien. Je sais, vos conversations ont plus rasoir que mes
Laissez -nous, Bertrand.
Vous plaisanterez moins quand vous saurez que mon épouse a disparu.
Elle s 'est enfuie cette nuit avec le Tlaloc.
Elle peut surgir à tout moment dans le procès.
Il faut renforcer la surveillance des issues, lui interdire... Votre épouse
habite par eux, comme la précédente alors.
Mais dites -moi, mon cher Villeneuve, vous n 'êtes pas très soigneux, vous
perdez tout ce qu 'on vous donne.
Avez -vous regardé dans les douves, dans les oubliettes ? Et là, le Tlaloc !
Comprenez -vous ce que ça signifie ? À me pencher au -dessus de votre
incompétence, cher Villeneuve, j 'en éprouve du vertige.
Tout ce que vous entreprenez est dans l 'à -peu -près et le n 'importe quoi.
Vouloir tuer votre épouse, c 'était une lâcheté doublée d 'une bêtise.
Mais la rater, c 'était un crime.
Allons, quittez cette mine renfroignée, mon ami.
J 'ai rattrapé votre bévu.
Agnès est entre mes mains.
Et sa conduite ces derniers temps était à ce point décousue que nous n 'aurons
peu de mal à la faire passer pour folle.
J 'ai déjà préparé son arrêté d 'enfermement.
Il ne me manque plus que votre consentement d 'époux et la signature d
médecin complaisant.
Allons, reprenez un peu de sang, que diable ! Le procès nous attend.
J 'ai besoin que vous y fassiez bonne figure.
N 'est -ce pas, monsieur de la Pérusse ? Hélas, la comtesse de Kermélec,
durement éprouvée, n 'a pu se déplacer, mais elle a tenu à témoigner contre l
'assassin de son père.
Et elle a chargé son mari, le comte de Villeneuve, d 'emporter lecture devant
votre noble assemblée.
Quand je suis entré dans la chapelle, alerté par la lumière, je l 'ai vu.
Il n 'y avait personne d 'autre dans l 'église que Yann de Kermeur.
Il tenait son arme à la main et serrait le cadavre de mon père contre lui comme
pour lui faire avouer la cachette de son trésor.
Quand il m 'a vu, il n 'a pas cherché à se justifier mais à s 'enfuir et il s
'est battu contre mes gens quand il tentait de l 'arrêter.
Sa culpabilité ne fait aucun doute.
Et j 'implore la justice du roi de venger la mort de mon père et de châtier
assassin comme il le mérite.
Agnès de Kermelech.
Eh bien, messieurs, ces charges sont accablantes.
Aurez -vous l 'impertinence de nier encore l 'évidence ? Si vous ne pouvez
échapper à la sévérité du jugement des hommes, n 'est -il pas temps enfin d
'avouer vos crimes et de tenter quelque peu d 'atténuer...
Le jugement de Dieu.
Ne présagez pas de la justice de Dieu, monsieur le marquis.
Messieurs du tribunal, je ne me fais guère d 'illusions sur l 'issue de ce
procès.
Je sais qu 'à vos yeux, ma vie ne vaut rien et que vous serez ravis de vous
débarrasser d 'un homme de mon espèce.
Mais sachez que l 'intendant général a été prévenu et qu 'il saura tout de ce
procès.
Qu 'il s 'étonnera à l 'évidence...
des invraisemblances qui l 'émaillent et un doute en appelant un autre, il
viendra à vous soupçonner de quelques connivences et s 'intéressera de près à
vos affaires.
J 'espère pour vous qu 'aucune d 'entre elles ne souffre de critiques au regard
des exigences du roi, car il vous faudra alors craindre sa colère.
Nous ne craignons pas l 'intendant général.
Les charges contre vous sont accablantes et votre condamnation sera exempte de
tout reproche.
Moi, monsieur, si j 'étais l 'intendant général, je m 'étonnerais au plus haut
point que la principale accusatrice...
Agnès de Kermélec ait été blessée quelque peu avant ce procès, l
'y rendre en personne.
Je m 'étonnerais que l 'on puisse tout à la fois prétendre qu 'Agnès ait quelque
peu perdu la tête et prêter foi à une accusation que, soi -disant, elle aurait
faite.
Et surtout, je m 'étonnerais au plus haut point que la frégate de l 'accusé,
avant même qu 'il ne soit condamné,
Et alors même qu 'elle appartient toujours à Sa Majesté, je m 'étonnerais
dite frégate ait été déjà armée, et ce, par M.
de Villeneuve, ici présent, et par le marquis de la Moque -Cardu, procureur du
roi en personne.
Et ce, pour une course que, si j 'étais, M. les juges, l 'intendant général, je
soupçonnerais de n 'avoir d 'autre projet que d 'aller chercher ce fameux
de Kermélec.
Et je me demanderai alors à qui profite le crime.
L 'accusé dépasse les bornes. Il cherche manifestement à gagner du temps.
Vous avez entendu les témoins. Les charges sont amplement suffisantes et la
culpabilité de l 'épervier ne fait aucun doute. Il a tué le comte de Kermalech.
Aussi, je vous demande de vous décider immédiatement et de prononcer la
de mort.
Peut -être serait -il plus judicieux d 'attendre que l 'intendant général. Vous
avez entendu de quelle fielle cet homme est capable.
Attendrez -vous qu 'ils salissent chacun d 'entre vous devant l 'intendant
général ? Alors votez. J 'opprends sur moi d 'ordonner sa pendaison demain à l
'aube. Celui d 'entre vous qui refuserait de voter sa mort protégerait
assassin.
Alors que la justice du roi soit rendue,
Yann De Kermer est reconnu coupable et sera pendu demain matin.
Cet homme est le diable et ses juges sont des pleutres trop préoccupés de
petite combine pour oser prendre la moindre responsabilité.
Alors qu 'il est, la moitié d 'entre eux doit être en train d 'écrire à l
'intendant général en dénonçant les anomalies du procès pour lui se couvrir.
Mais vous et moi savons bien que l 'intendant général n 'a pas encore été
prévenu.
Et demain matin, nous nous réjouirons devant le cadavre pendu de l 'épervie.
Demain matin, si vous m 'en croyez, monsieur, nous devrons être bien loin d
demain matin.
Désolé de vous décevoir, mais l 'épervie se prendra sans nous.
Débrouillez -vous, la méduse doit être armée dès ce soir et prête à
Mais fuir aussi vite, n 'est -ce pas ?
N 'est -ce pas une énorme sottise ? N 'est -ce pas donner matière aux soupçons
contre nous au risque de perdre, vous, votre charge, moi, mon honneur ? Une
énorme sottise.
Se faire traiter de sot par un imbécile est, mon cher Villeneuve, d 'une suprême
volupté. Et quant à votre honneur, rassurez -vous, vous ne risquez pas de
perdre, vous n 'en avez jamais eu.
Mais si nous ramenons le trésor des Kermélèques et en offrons la meilleure
partie au roi, vous verrez comme nous rentrerons facilement en grâce.
Et pour Agnès ? Pour Agnès ?
Nous allons parer au plus prêté.
Il est où les perliers ? Hein ? Il est où les perliers de mes
deux, là ? Qui c 'est ? Qui c 'est un homme ? Je vais vous le tartirer, mon
autre héros.
Je vais lui arracher les yeux et en faire des gros loups.
Va cuver ton vin ailleurs, l 'ivrogne. Et ferme -la si tu veux pas des ennuis.
Vous le protégez, c 'est ça ? Vous savez bien qu 'il ne ferait pas le poids.
Vous savez ce qu 'il a fait à la famille Ozan ? C 'est tordure.
Tordure ! Soir de ton trou, on est perdus ! Il n 'est plus rond qu 'une
qui va meuter tout bref.
Mettez -le au cachot le temps qu 'il dessoule.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Les soldats doivent venir chercher l 'épervier pour le mener jusqu 'à la
potente. Un dernier mot pour notre ami ? Et à son âme.
C 'est parce que t 'as dit que les médecins... Les médecins ? Ah ouais,
fois, je dis pas.
Vous avez un problème ? Oui, oui, vite.
C 'est à la salle de garde, les hommes, là. Salut.
Préparez du linge propre et une bouteille d 'or.
J 'ai vu des entrées de bateau au port, c 'est ton fils.
Il y a le Cameroun qui est arrivé ce matin. Tire ta gêne. Tire ta gêne.
Mon Dieu.
C 'est la peste, monsieur.
La peste.
Le squarnec.
Dépêchez, on a très peu de temps.
Il y en a un dont je n 'attendais pas de l 'aide, c 'est bien toi.
C 'est pas moi qui suis en assez, c 'est Louise, la pute aux âmes. Je m 'en fous
pas.
Pourquoi vous ne m 'avez rien dit ? Je voulais vous faire une surprise et puis
vous montrer que quand on me fait confiance... Ce médecin est un génie.
Vous auriez vu les soldats s 'enfuir la forteresse.
Ils ont eu la peur de leur vie.
Alors, face de singe, t 'as réussi à t 'échapper de la méduse ? Heureux de vous
voir vivant, capitaine.
C 'est Manfer. Il n 'a jamais voulu croire à votre mort. Il a profité des
manœuvres départ de la méduse pour m 'aider à m 'évader. Il voulait au cas où
que vous connaissiez la direction de la frégate.
J 'ai descendu le long de la chaîne de l 'encre.
Ils n 'y ont vu que du feu.
Et quelle direction ont -ils pris ? La Méduse va naviguer vers les Caraïbes.
Il y a autre chose que je dois vous dire, capitaine.
Alors que j 'étais accroché à ma chaîne, j 'ai vu une barque accostée par l
'arrière de la Méduse.
Il y avait à son bord le marquis de la mode Carbu, monsieur de Villeneuve et
deux autres mauvais drôles.
Ils ont hissé à bord le corps inanimé d 'une femme.
Une jeune femme brune, richement vêtue.
Agnès est à bord.
Monsieur, la Méduse a déjà un jour d 'avance sur nous.
Il nous faut partir immédiatement à sa poursuite.
Emmenez -moi, capitaine.
Vous me devez bien ça, nom de Dieu. C 'est moi qui vous ai sorti de cette
forteresse. Quand ils vont s 'apercevoir que l 'épidémie, c 'est du champ, que
croyez -vous qu 'ils vont me faire ? Je suis médecin, criant de nom. Je peux me
rendre utile.
Et puis, c 'est ma dernière chance.
Si je suis grillé, je suis livrogne, je suis galeur, je vais recommencer ma vie
ailleurs. Vous ne pouvez pas m 'en refuser ça, capitaine.
C 'est entendu, je promets.
à la condition express que tu ne boives pas une seule goutte d 'alcool pendant
tout ce voyage. C 'est bien compris ? Pas une goutte.
Je vous en fais le serment, capitaine.
Bienvenue à bord.
Vous
venez
acheter ce que vous faites si mal l 'autre jour ? Sortez, monsieur.
Et comme plus gentilhomme, frappez avant d 'entrer. Frappez, madame.
Mais sur qui ? Il n 'y a plus personne pour vous défendre.
Le dernier pend lamentablement au bout d 'une corde dans une cour de la
citadelle. Je vois que vous fanfaronnez plus à votre aise quand vous pensez aux
ennemis morts.
Vous êtes charmante, madame.
Le marquis a raison, il serait dommage de vous supprimer trop vite.
Savez -vous qu 'un si captif, privé de votre maison, de votre domestique, de
votre méprisante arrogance, vous êtes extrêmement désirable ?
La traversée va être si longue que, quitte à vous maintenir en vie, il me
soudain l 'envie de me rappeler que vous êtes ma femme.
Vous ne me toucherez plus, vous m 'entendez ? Plus jamais ! Vous êtes ma
prisonnière, Agnès.
Totalement à ma merci.
Réduite à mon bon vouloir.
Nous allons vivre ensemble des moments exaltants pendant cette traversée, à
commencer par celui -ci. Non, ne me touchez pas !
Vous m 'entendez ? J 'avais... C 'est si amoureux.
Encore ! Qu 'est -ce que c 'est que l 'amour conjugal, tout de même ? Ces
petites attentions entre époux, c 'est charmant. Je vous en conjure, monsieur,
ne me laissez pas avec ce fou.
Agnès est ma femme, monsieur, vous n 'avez rien à faire ici.
Sortez, c 'est un conseil.
Eh bien, puisque nous en sommes, monsieur, à nous échanger des conseils,
souffrez aussi de recevoir le mien.
Touchez un seul cheveu de cette femme, et notre alliance est à l 'instant
rompue. Sans mon argent pour financer cette expédition, vous n 'êtes rien.
Et ne prenez pas la liberté de me menacer, car je me verrai dans l
de vous rappeler l 'existence de cette lettre qui vous accuse du crime du comte
de Kermelech et que son dépositaire, sans nouvelle de moi, a pour consigne de
remettre à la police.
Eh bien, choisissez -vous la guerre ? La guerre ? Cette femme...
Elle n 'en vaut pas la peine.
Ce comportement est ignoble.
Il recommencera, monsieur.
Et quand il se sera lassé de moi, il me tuera.
Mais en termes d 'ignominie, je me demande si vous ne le valez pas cent
J 'avais confiance en vous.
Je suis venue trouver votre protection et sauver la tête de Yann de Carmeur. Je
vous trouve bien cruel envers moi, madame. En vous transportant à bord de
bateau, je vous ai sauvé de votre mari.
Hervé de Villeneuve est dangereux et c 'est pour ça que nous devons nous
Ne voyez -vous pas que je joue double jeu ? Villeneuve va nous mener droit au
trésor qui vous appartient.
Il vous devrait dans mon intérêt, monsieur.
Pourquoi me garder prisonnière ? Libérez -moi sur l 'instant.
Laissez -moi gagner le pot. Vous montrez à l 'équipage ? Mais vous savez bien
que cela est impossible.
Ces pirates sont très superstitieux.
S 'ils apprenaient qu 'il y a une femme à bord, Dieu seul sait ce dont ils
seraient capables.
Ah si, vous comptez me garder ici pendant tout le voyage ? Et c 'est vous
allez m 'apporter de la nourriture et de quoi me changer ? Je vais arranger
cela. Je vais tâcher Agnès de vous rendre la vie la plus agréable possible.
Je suis vraiment
désolé. J 'aurais aimé me satisfaire, mais je ne peux pas.
Encourage.
Vous ne me prenez pas, monsieur.
On ne se moque pas de vous.
Mais c 'est que votre inexpérience est cocasse.
Une inexpérience ? Permettez -nous de nous présenter M.
Grindorge. M.
Lepic.
Rapier à Paris.
Vos confrères ont raison.
On voit au premier coup d 'œil que vous n 'avez guère la maîtrise des usages en
matière de transport maritime.
En effet.
Je dois avouer que je comprends absolument rien aux choses de la mer.
Sans vouloir vous vexer, ça se voit au premier coup d 'œil.
Voilà un homme, et je dis à M. Lepic.
Il n 'est peut -être même jamais monté sur un bateau. Vous comprenez ? Alors
monsieur, vous m 'épatez.
Je la vois donc sur mon visage.
Et vous -même ? Nous, nous partons, mon ami et moi -même, pour Pondichéry, ce
soir. Ce soir même. Les affaires, vous comprenez.
C 'est notre premier grand voyage.
Et nous avons suffisamment d 'expérience pour nous y être pris à l 'avance.
Eh bien, nous en a pris.
Comme vous l 'avez constaté, il n 'y a plus aucun bateau de disponible à Brest.
Il a fallu que nous fassions des pieds et des mains pour débusquer un
Et encore, la canaille nous a demandé une petite fortune.
Un convoyeur ? Le chef est gredin, oui, à l 'évidence.
Un trafiquant du Havre qui fait escale ce soir à Brest et repart aussitôt vers
'Afrique.
Nous n 'avions pas plus le choix que vous.
Et il a profité, le gredin.
Il nous a fait payer à l 'avance des lettres de change.
Pour vous dire, il a même exigé de l 'argent pour transporter notre esclave
nègre. J 'ai hâte de voir la tête qu 'il a.
Messieurs, je ne peux que trop vous remercier pour ce précieux conseil. C
normal. J 'apprends énormément avec vous et nous ne pouvons pas nous quitter
comme ça.
Puisque votre rendez -vous n 'a lieu que ce soir.
Oui.
Me feriez -vous l 'honneur d 'accepter une invitation à déjeuner ?
C 'est bien aimable à vous, monsieur.
Je me connaissais en plus à un endroit où on boit du bon cidre et où on mange
des bonnes crêpes à l 'andouille de Guinée.
Je suis votre homme. Vous avez de la chance, je ne connais que ça.
À l 'aventure. À l 'aventure. À l 'aventure.
Il est bon, le cidre ? Ah, j 'ai oublié.
Vous êtes les drapiers ? En personne, monsieur.
Je suis Corentin Guimard, capitaine de la Pommade.
Et voici le prolonge, mon second.
N 'êtes -vous pas plus nombreux que prévu ? Je suis M. Lepic, voici M.
Grindorge, notre esclave indien, et M. Le Squarnec, médecin de son état qui s
'est ajouté la dernière minute.
Voilà qui change tout.
Et qui pourra remettre en cause notre accord.
D 'autant plus qu 'on m 'a appris qu 'une alerte à la peste flottait sur
Ce qui renchirerait à l 'évidence le risque de votre prise en charge.
Non, il faudrait le double de la somme contenue.
Nous en sommes conscients, capitaine. C 'est pourquoi mes amis et moi -même
avions anticipé votre réaction et préparé un petit supplément qui devrait
convaincre.
Montrez -moi la somme.
N 'y voyez pas vos penses, monsieur.
Mais il y a tant de gens manonnettes de partout au monde. Si vous le saviez,
même dans la draperie.
Allez, capitaine, un beau jet.
Ces gens me sont bien sympathiques.
Ce sont, me semble -t -il, des compagnons de voyage plein de
C 'est mon jour de montée.
J 'accepte.
Quant à la nourriture, ce sera à l 'ordinaire de l 'équipage.
Et une seule cabine pour tous, vous vous serrez.
Mais s 'il manque de place, nous nous arrangerons.
Adieu, Bray.
Il va dire qu 'il y a trois semaines, j 'entrais dans cette rade pleine d
'espérance.
Fier d 'être devenu corsaire et persuadé qu 'on m 'acquérirait les bras ouverts.
Que de désillusions.
J 'ai perdu la méduse et je cours encore après la femme que j 'étais venu
chercher.
À quoi tu penses, la merde ? Je pense à Marion.
J 'ai pas eu le temps de la connaître.
Les as -tu entendus, Tlaloc, mon ami ?
Ils m 'haïssent.
Ils s 'haïssent contre moi.
Ils complotent ! On ne semblait pas peut -être redoutables.
Je ne suis pas de force à lutter seul. Tu dois m 'aider.
Tu dois me souffler la marche à suivre.
En échange, je te fais la promesse de t 'offrir le rosa, mon sacrifice.
Voilà, mes compères, une fameuse taverne.
Le rhum y est bien bon, et la servante, pour Gironde, en vrai malheur.
Un peu d 'égard envers la demoiselle. Tu vas les faroucher.
Ça devine encore plus, celle -là.
Elle ne restera pas longtemps, croyez -moi.
C 'est ça ou les chevres de la cale.
Allez, petit, il se peut faire.
Tu sais bien que tu finiras par y passer.
Il n 'y a plus de jeunesse. Maintenant, c 'est rébellion et compagnie.
Il n 'y a plus de respect de l 'autorité.
Tu sais qu 'à ton âge, je ne me serais jamais permis de dire non à un ancien,
moi.
Allez, petit.
Arrête de faire ta mijaurée.
Bah ouais, taper le mousse, c 'est un petit peu comme manger de la dinde à
ou faire sauter des crêpes à la chandeleur.
Serait -il que tu serais con de tes traditions, petit ? Quel empressement à
former les plus jeunes au dur métier de marin.
Je vous félicite pour votre zèle.
Ce jeune homme est sous ma protection.
T 'as compris ? Allez !
Les chèvres, c 'est toujours pour les mêmes.
Si tu veux le réchapper, il va falloir que tu m 'obéisses. Si tu gardes un
secret.
Regarde, c 'est mon rhum.
Oh, rhum.
Unique objet de mon ressentiment.
Viens, l 'ami. Ce n 'est pas la peine de t 'énerver. Lève -la, ta bouteille.
Je n 'y crois pas.
Ce sagouin des carpettes a si jeté tout mon rhum.
Tu vas le recracher.
Calmez -vous.
Je suis médecin.
C 'était une histoire de manque.
Égalé de ma santé physique et mentale.
Médecin ?
Tu serais pas menteur, en plus d 'être voleur ? Je vais te tester.
De temps en temps, j 'ai des troubles de la vision.
Je vois tout en douce.
Et ça bouge dans tous les sens.
Alors là, j 'hésite pas une chemonde, il te faut un bon gros plat.
Une mesure d 'eau, dans cinq mesures de rhum. Et y 'en a plus.
Allez, si c 'est pour ma santé, on doit pouvoir trouver ta soeur jumelle.
Montons. On descend si loin qu 'on va finir sous la mer.
C 'est aux enfers que tu nous amènes.
Au paradis plutôt, mon ami.
Les cales des marchandises spéciales. Tu vas comprendre.
Oui, mais de tous les tragiques, ton capitaine.
La voilà.
Du cognac cuvée spéciale pour le gouverneur de Gorée.
Une bouteille en plus ou en moins n 'y verra que du fond.
Allez, approche d 'homme, c 'est moi qui réveille.
C 'est vous, la dame, que je dois servir ? C 'est un bon début.
Je suis tombée lave et saletée. Je n 'ai jamais prisé la moitié du métier de
parent. Parce que vous croyez que ce rôle me plaît ? Je sais qui vous êtes.
C 'est Agnès de Carmel avec l 'épouse d 'Hervé de Villeneuve.
C 'est à cause de vous que l 'hypervie a été arrêtée.
Vous en êtes la seule responsable. Et vous voilà vous pavanant sur son bateau
compagnie de ses ennemis.
Je vous laisse.
Je me retiens prisonnière parce que j 'ai voulu les dénoncer.
Dis -moi s 'il y a une vieux.
Fin de faire croire pas à sa mort.
Il est que les pères vivent, s 'en sortent toujours.
Tu dois m 'aider.
Comment t 'appelles -tu ? Nicolas.
Tout le monde est sûr, Nicolas, que c 'est le ciel qui t 'envoie.
Et qu 'il y en aura tous les deux d 'être fiers de toi.
Nien ne voulait pas que j 'embarche sur la méduse.
Il voulait que je m 'occupe de ma famille.
Et aujourd 'hui, c 'est à cause de ses ennemis que je dois détenir.
T 'entends ? C 'était quoi cette voix ? Une sirène, mon ami. Tout simplement,
pas de quoi fouetter un chat.
Sais -tu ce qu 'est une sirène ? Ah, des jeunes filles d 'une immense
beauté.
Bustes de rêve et queues de poisson.
D 'après Homer, ce sont des divinités de la mer.
Les deux premiers siècles de leur vie, elles se promènent et découvrent les
océans. Mais après, elles souffrent de solitude et n 'ont plus qu 'un désir.
Aimer et être aimé des hommes.
Tu tombes bien parce que je suis seul en ce moment.
Ne te laisse pas séduire par l 'ensemble merveilleux.
Sinon, tu es un homme mort.
Elles te prennent dans leur sortilège, t 'entraînent au fond de l 'eau et te
noient.
Regarde -moi et écoute -moi.
Les sirènes, elles s 'approchent lentement, sournoisement,
crétillant la queue et la joie en éventail.
Et tu les vois bien, je les vois parfaitement.
Et puis tu sautes sacrément bien.
Oui, ce n 'est pas moi qui chante.
Bourgeois le crétin ! Ah oui ? Et qui alors ?
Les
sirènes ! Vite ! Assieds -toi ! Vous me donnez un bébé ! Vous les
entendez ? On dirait que ça vient de là.
J 'ai dit aussi.
C 'est Marion.
Tu délires, mon frère. C 'est Marion. C 'est impossible.
Marion.
Marion. Marion.
La plupart d 'entre nous sommes là depuis le Havre. Et ton amie est montée
bord à Brest. Elle s 'est mise à délirer presque aussitôt.
Que faites -vous là à Foncal ? Nous sommes une marchandise parmi d 'autres.
Ils nous emmènent dans les colonies pour nous vendre aux planteurs.
Je m 'appelle Adrienne Mercier. Dites la prima
donna. Je suis la première cantatrice française à avoir triomphé en Italie. Et
puis on m 'a trahi. On m 'a traité en courtisane.
On m 'a enfermée et on m 'a vendue.
Je te promets qu 'on va vous sortir de là.
Je peux rien faire pour vous dans les médias, mais tu dois me faire confiance.
Pour l 'instant, ni le capitaine ni le second ne doivent se douter qu 'on vous
trouvés. Ça tient pour toi.
Sini.
Quatre de moi.
Oui, il en reste plus de dix. Ils sont pas de l 'Irma.
Ce sont des contrebandiers, Yann.
C 'est les ordres de ce volant qui me plaît pas du tout.
Et confiance, mon ami.
Ah, mais c 'est notre ami Draki.
Quel bon vent vous amène, monsieur le pique.
Quelques pièces de tissu à nous proposer, peut -être.
Ou alors vous êtes -vous décidé à me vendre votre serviteur indien ? Je suis
venu prendre le commandement de ce bateau.
Il est très préférable que ça se fasse sans violence, par un simple
de votre part.
Et tu comptes nous encercler tout seul avec ton petit couteau ? C 'est une
ambition pour un modeste drapier.
Je ne suis pas drapier, je ne m 'appelle pas le pute.
Mon nom est Yann de Kerner.
Je suis connu sous le surnom de l 'éperdier.
Ah oui, le pirate condamné à mort.
Celui que la justice du roi recherche.
Celui aussi qui a perdu sa frégate et ses hommes, non ? Cet homme seul,
désormais, qui n 'est plus que l 'ombre de ce qu 'il a été.
Mais loin de nous faire peur, mon pauvre ami.
Tu nous fais pitié.
Vous ne vous trompez que sur un seul point, monsieur l 'insecte.
Mon équipage m 'est resté fidèle et il m 'attendait ici, au Canary, pour m
'aider à prendre le contrôle de ce navire.
Mes hommes sont là, autour de moi.
Sacrée bande de gaillards.
Une heure d 'envie d 'en découdre avec vous.
Eh bien, va en enfer, les perdus !
Vous
avez une minute pour décider.
Vous sautez à l 'eau ou vous défendez ce bateau ?
Elle a été parfaite, les filles. Je suis fier de vous.
Elle ne traîne pas, nous avons déjà assez perdu de temps comme ça.
Et maintenant, capture les Caraïbes !
Je suis content que vous ayez accepté mon invitation, Agnès.
Vous êtes sublime.
Et je vous assure qu 'aucun homme ne pourrait rester insensible à votre
Je doute que vous m 'ayez invitée uniquement pour me parler de mon charme.
Pas uniquement, bien sûr.
Je vais vous proposer un pacte, Agnès. Une alliance précise contre Hervé de
Villeneuve.
Mais tout d 'abord, je voudrais être sûr que vous ayez compris quelle est votre
situation.
Votre père est mort, l 'épervier est mort.
Personne ne sait que vous êtes ici et plus personne ne s 'en préoccupe.
Vous n 'avez sur ce bateau pas d 'autre protection que mon amitié très forte
pour vous.
Une amitié totalement désempéressée ? Vous êtes une femme non seulement
adorable, Agnès, mais aussi redoutablement intelligente.
Pour espérer survivre, vous n 'avez pour l 'heure d 'autres qualités à faire
valoir que celle d 'être la descendante officielle.
De votre grand -père, donc du trésor de Kermelech.
Eh bien ? Eh bien, je vous protège, Hervé de Villeneuve, jusqu 'à notre
au Nouveau Monde.
Une fois le trésor trouvé, je le dénonce aux autorités et il sera promptement
jugé et pendu pour les crimes dont nous l 'accuserons, vous et moi.
Et le trésor de Kermelech vous reviendra de droit.
Et vous ? Moi ? Où est votre intérêt ? Eh bien, j 'irai très aussi.
Puisqu 'entre -temps, une fois devenue veuve, vous m 'aurez épousée.
Pardon.
Épousée, vous ? C 'est une plaisanterie.
Excusez -moi.
Mais pourquoi je vous prie ? Je nous trouve très assortis.
Monsieur ! Venez, il y a un problème.
C 'est le cinquième.
Il est encore plus mal en point que les autres.
On ignore de quel mal il souffre.
Oui.
J 'ai connu pareille situation en galère.
Dieu.
Serait -ce la présence de cette femme qui nous porterait malheur ? Comment ça
Une femme à bord ? Quelle femme ?
Quelle femme ? Qu 'est -ce que c 'est ? Partout, les diables, une femme à bord.
C 'est vrai, une femme, ça porte la poisse.
Que signifie ? Qui vous permet d 'entrer ? Désolé, monsieur, mais il y a des
codes en mer qu 'on doit respecter.
Les hommes sont en train de mourir.
Il nous faut nous débarrasser de cette femme, sinon... Me menacerais -tu,
? Oserais -tu menacer le marquis de la mode qui a perdu, le procureur du roi ?
Sais -tu combien de gredins de ton espèce j 'ai fait pendre cette année ?
suis moins peur de vous, monsieur, que de la mort.
Il en va de notre survie.
Alors, libre -nous cette femme ! Et vous autres ? Vous pensez aussi que cette
femme porte malheur et qu 'elle attire le mauvais oeil ? Oui, c 'est le mauvais
oeil. Eh bien, permettez -moi, messieurs, de vous prouver le contraire.
Désormais, c 'est être contre cette femme qui portera malheur.
Désolé, mais je n 'ai pas d 'autre choix.
Je vous présente Agnès de Kermelech.
Vous pensez que ce bateau était sous mes ordres ou sous ceux d 'Hervé de
Villeneuve ? Il n 'en est rien.
Ce navire a été affrété dans les intérêts d 'Agnès de Kermélec pour
le trésor de son grand -père qui lui appartient de droit.
Nous l 'aidons et en contrepartie, le butin sera partagé suivant les règles
prévalent en pareil cas.
La moitié pour elle, la moitié pour nous.
Vous avez la parole d 'un procureur du roi.
Ramassez cette canaille et retirez -vous.
Tu les as vus, Tlaloc, mon ami.
Cette garde et le marquis ont retourné l 'équipage.
Êtes -vous enfin convaincu, Agnès, des dangers qui vous menacent ? Vous n 'avez
pas d 'autre choix que votre adhésion à notre part.
Je vous suis fort reconnaissante, monsieur, pour tout ce que vous faites
moi. Mais cela ne vous donne aucun droit de forcer ma porte.
Je vous croyais galant, Tom.
Galant, certes, mais homme aussi.
Soit nous scellons ensemble cette alliance en intimité, soit je renonce à
défense. C 'est à prendre ou à laisser.
Mais voudrais -je, monsieur, que cela me serait un question.
Soit ça bravait la colère du ciel.
Et entre nous, et pourquoi ?
Je suis enceinte de monsieur de Villeneuve.
Bonne nuit, monsieur.
Alors ? Quelques moments de lucidité, mais il n 'y a plus part du temps à lui
délire.
Marion, c 'est moi, Yann, l 'épervier.
Tu me reconnais ? Yann,
je ne peux pas.
Il ne faut pas les laisser.
C 'est moi. Moi qui suis mort, pas elle.
Je la connaissais.
Calme -toi.
Allonge -toi.
Raconte -moi, parler fera du bien.
Ils sont venus me réveiller.
Ils m 'ont dit ça serait bon.
La pauvre fille, je la connaissais.
Allez, bouillons.
Vous voilà regaillardis, rien qu 'à avoir la terre ferme, Marquis, j 'en
fort aise.
Avoir la façon dont vous avez retourné de la situation lorsque ces brutes
voulaient s 'en prendre à Agnès, il ne faisait pas bon vous affronter malade.
Le mal de mer n 'affecte point mon entendement.
Croyez bien, je ne suis pas dupe.
Vous êtes à n 'en pas douter à l 'origine de ce soulèvement.
Vous avez rompu notre pacte.
Allons, allons, Marquis.
Jouons au frangin.
Lequel de nous deux a cru un seul instant avoir un associé digne de
Nous savons très bien l 'un et l 'autre à qui nous avons affaire.
Mais laissons là ces vieilles querelles et unissons nos forces avant l 'ultime
effort. Nous touchons au but, Marquis. Puisque vous voulez signer la fin des
hostilités, montrez -moi cette carte où l 'amiral de Kermelech a porté les
coordonnées de l 'emplacement exact de l 'épave.
Mon cher associé, me prenez -vous pour un sot.
La connaissance des coordonnées exactes de l 'épave est mon seul atout
maintenant que l 'équipage de la Méduse vous est acquis.
D 'accord pour l 'arrêt des combats, pas pour ma condamnation à mort.
Peut -être n 'aurais -je pas dû faire pendre cet épervier, monsieur de la
perruche.
Du moins, était -ce un ennemi à ma mesure ? Maintenant, me voilà obligé à
ailler avec des faibles d 'esprit.
Je suis beau d 'or que je vais m 'ennuyer.
Vous conversez toute la journée avec un perroquet, et c 'est moi, monsieur, que
vous soupçonnez de faiblesse d 'esprit.
Vous êtes faible, Villeneuve. Je le confirme.
En deux phrases, je vous fais détaler du pont et fuir dans la cabine la queue
entre les jambes. Vous êtes faible, médiocre et besogneux.
Vous m 'échauffez, Marquis.
Décidément, nous n 'allons pas nous entendre.
Vos mocs seront beaux et très guisés et seront toujours moins blessants que la
lame de ce poignard. Et quand je vous aurai saigné comme un cochon, vous rirez
moins.
Vous ne me tuerez point, Villeneuve.
Et pour au moins deux raisons.
La première est que non seulement vous êtes faible, médiocre et besogneux, mais
qu 'en plus vous êtes un lâche. Et la deuxième...
et qu 'on ne tue pas quelqu 'un le jour où l 'on vient d 'apprendre que l 'on va
être payant.
Le bougre m 'a poussé à bout.
Je n 'ai pas pu résister.
Deux phrases, et il file dans la cabine.
Vous êtes un homme.
Vous êtes un enfant de moi.
Ma douce amie, je n 'ose croire à ce miracle.
Lâchez -moi, vous me faites mal.
Et relevez -vous, vous êtes ridicule.
Ridicule ? Oui, Agnès.
Ridicule comme un homme qui apprend qu 'il va être père.
C 'est un signe du ciel, comprenez -vous ? Vous n 'approchez plus.
Vous avez tenté de me tuer. Mais c 'est tellement loin, Agnès. C 'était jadis, c
'était ailleurs. C 'est maintenant qui importe.
Nous sommes dans un nouveau monde, Agnès.
C 'est un nouveau départ pour vous et moi.
Ici, je ferai de vous une reine et de mon fils un prince.
Un fils ? Mais qu 'est -ce qui vous fait croire que c 'est un fils ? C 'est un
garçon, n 'est -ce pas ? Et il se porte bien, au moins.
Vous vous ménagez, j 'espère.
Attention, Agnès.
Je ne vous pardonnerai pas de mettre en jeu la vie de mon fils.
Sortez, monsieur ! Sortez immédiatement ou je tire ! Tout doux, mon jeune ami.
Un coup de feu et c 'est vite parti.
Il y a dans cette cabine des choses infiniment précieuses.
Prenez grand soin de vous, Agnès.
Désormais, je veille sur vous.
Et sur lui.
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