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Le 26 mai dernier, François Perrin arrivait à Orly.
Il portait deux chaussures de couleurs différentes.
Ainsi commençait l 'aventure du grand blond avec une chaussure noire.
Cet homme, choisi par hasard dans la foule, allait devenir le héros d 'une
affaire d 'espionnage.
Le colonel Toulouse, chef d 'un service secret, le lançait dans les jambes de
son adjoint, le colonel Milan.
Trop arriviste à son goût.
Toulouse faisait passer le Grand Blanc pour un redoutable espion international.
Son plan était simple, observer à la loupe n 'importe quel innocent devient
insolite, suspect.
Le Grand Blanc allait déjouer involontairement les pièges les plus
Milan et de son équipe.
Christine, une des meilleures spécialistes du colonel Milan, n
lui.
Elle finissait mĂŞme par en tomber amoureuse.
L 'innocence du grand blond entraînait le colonel Milan à sa perte.
Ainsi, le colonel Toulouse se débarrassait -il de son adjoint par trop
ambitieux.
Maurice Lefebvre, l 'ami intime du grand blond, fut le témoin volontaire de ce
carnage, et sa raison en fut gravement ébranlée.
Tandis que le grand blond, toujours candide, filait vers Rio, enlevant
Christine, juste récompense de cette incroyable histoire.
Trois mois plus tard...
Une lettre.
Une lettre du Grand Blanc, mon capitaine.
Ah ! Maurice Lefebvre.
Mon cher Maurice, ne parle de cette lettre Ă personne. Tu nous mettrais en
danger, tous les deux.
Je voudrais d 'abord te rassurer, tu es parfaitement sain d 'esprit.
Mon petit Maurice, nous avons été mêlés, toi et moi, à une affaire d
'espionnage, tout Ă fait par hasard et par des gens sans scrupules.
Ils se sont servis de nous pour régler leur compte et ils nous ont manipulés.
Je ne peux pas t 'en dire plus dans cette lettre.
Je te raconterai un jour de vive voix toute cette incroyable histoire.
Capitaine Cambrai.
Il vous a donné cette lettre ? Je suis chargé d 'une enquête sur la mort du
colonel Milan.
Vous avez intercepté mon courrier ? Je sais maintenant ce que je voulais
Le colonel Toulouse s 'est débarrassé de son adjoint Milan en se servant du
grand blond.
Viens, Maurice.
Cette lettre ne constitue pas une preuve. Mais si vous acceptez de
Nous pouvons coincer le colonel Toulouse, monsieur Lefebvre. Monsieur
vous entendez ? Nous avons besoin de votre témoignage. Non, non, non, je ne
coincer personne.
Mais il veut venir dingue avec cette histoire. Alors maintenant, il faut me
laisser tranquille, vous comprenez ? Tranquille, tranquille. Oui.
Bonjour, monsieur.
Gardez votre manteau, mon petit Perrache, nous sortons.
Nous allons présenter nos devoirs à notre nouveau ministre. Il vient de l
'agriculture. Il a 45 ans, une femme imbaisable.
Et quatre enfants, ce qui tendrait Ă prouver qu 'il est capable du pire.
Il a aussi une passion pour les poissons japonais.
Il mange très peu.
Deux ou trois pincées par semaine.
Oui, Ă l 'agriculture, j 'avais un bureau plus pratique.
Du moins haut et plus large.
VoilĂ le dossier, monsieur le ministre.
Si c 'est dans l 'intérêt de votre enquête, je suis prêt à jouer le jeu,
capitaine.
Mais j 'aimerais bien comprendre.
Je suis navré, monsieur le ministre, mais je ne m 'expliquerai plus tard
'aurai les preuves formelles. C 'est une affaire trop grave.
Il aime bien faire des phrases.
Il est content de lui et glissant comme une savonnette.
Il a une maîtresse de 22 ans.
du qui nous avons placé des micros depuis deux jours.
Il l 'appelle mon petit voyou et elle l 'appelle mon grand bouc.
Le grand bouc.
Colonel. Présente mes devoirs, monsieur le ministre.
Je suis ravi de travailler avec vous.
Je vous remercie, monsieur le ministre.
Je vous connais de réputation, colonel.
Capitaine Cambret.
Capitaine Perrache.
Eh bien, messieurs.
Nous allons faire une grande équipe.
Et vous allez voir que je ne viens pas de temps.
À peine installé, j 'ai déjà quelque chose à vous soumettre.
Votre adjoint Ă Milan avait, semble -t -il, une petite manie.
Il faisait des dossiers sur tout le monde.
Celui -ci m 'a paru intéressant.
Ce pauvre colonel Milan.
C 'était un homme remarquable.
Oui.
François Perrin, dit le grand blond, avec une chaussure noire.
32 ans, célibataire, enfance sans histoire, conservatoire de Paris,
militaire, attendez, ce n 'est pas ce qui nous intéresse.
Premier violon... Ah, et voilà ce qui est intéressant.
C 'est cette notation de la main mĂŞme du colonel Milan.
Le grand blond avec une chaussure noire est un homme du
colonel Toulouse.
Super agent, travaillant en solo, couverture exceptionnelle, violoniste,
froid, nerf d 'acier, redoutable.
Le grand blond avec une chaussure noire est sans doute ce que j 'ai rencontré de
plus dangereux en 30 ans de service de renseignement.
Si j 'ai bien compris, c 'est un de vos meilleurs éléments.
C 'est... Ce super agent, le Grand Blanc, c 'est quelqu 'un de tout Ă fait
exceptionnel. Oui, oui, c 'est un bon élément.
Amenez -le -moi.
Je vous demande pardon.
Le Grand Blanc... Amenez -le -moi, colonel.
J 'aimerais le voir.
Ce n 'est pas possible.
Pourquoi ? Eh bien, c 'est... parce qu 'il est en mission.
Où ça ? Dans les tropiques.
Mozart. Bach.
Brahms.
Mercredi. Pardon?
Il joue Ă Paris la semaine prochaine.
Le Grand Blanc.
Une excellente occasion de me le présenter.
Non?
Merde. Oui, vous pouvez pas rester au Brésil, ce gugusse. Vous avez été
monsieur le ministre.
Tous ces mystères me déconcertent un peu.
Voyez -vous, Ă l 'agriculture, les choses sont plus... Comment dire ?
oui, c 'est ça.
Plus franches.
Je veux un vrai dossier sur lui, Perrache.
Ses manies, ses passions, ses vices.
Compris ? Oui, monsieur.
Je ne voudrais pas non plus me mettre Ă dos ce colonel Toulouse.
C 'est un homme...
T 'inquiète un peu.
Je m 'en vais te le coincer, le grand bouc.
Ça a déclaration d 'impôt.
Il paie ses impĂ´ts, monsieur.
Pourquoi ? Ah, je ne sais pas, monsieur.
Décidément, il faut toujours qu 'il se distingue, cet ahuri.
Tu aurais peut -ĂŞtre pu lui dire... Quoi ? Que vous l 'avez choisi au hasard, Ă
ordi ? Que le grand blond était un civil ? N 'importe qui ? Un homme dans la
foule ? Un piège à cons ? Non, non, mon petit perrache.
Nous risquons notre place et vingt ans de prison.
N 'oubliez jamais qu 'il est mort et que l 'arme du crime, c 'est le grand plan.
Elle sera parée dans huit jours, l 'arme du crime.
Envoyez -moi Prince et Charmant.
Le ministre, je vous prie.
Pour le colonel Toulouse.
Oui.
Vous partez pour Rio demain matin.
Allons, allons, monsieur le ministre.
Pardonnez -moi de vous déranger, mais je viens d 'apprendre une bien mauvaise
nouvelle.
Le grand blanc est mort.
Oui, oui, monsieur le ministre.
Mort en mission. Mort en mission ?
Mon Dieu, je... Rapatrier le corps.
Rapatrier le corps ? Je vous demande pardon ? C
'est une très bonne idée.
Bien, monsieur le ministre, je vais faire le nécessaire.
La dernière de cette ahurie.
Il veut lui remettre la Légion d 'honneur. À qui ? Au Grand Blanc !
A titre posthume, il me demande de faire rapatrier le corps et de rédiger une
écologie.
Il veut un bel enterrement, une cérémonie émouvante pour le super
Il est complètement mégalomane, le grand Bouc.
Qu 'est -ce que vous foutez lĂ ? Vous devriez ĂŞtre partis, vous.
Au revoir.
François Perrin, tu n 'es pas mort pour rien.
On ne vous demande pas de juger, mais de taper ce coutu d 'écologie.
François Perrin, mort en mission sur une terre étrangère, héroïque soldat de l
'ombre, défenseur clandestin des libertés, la France tout entière et le
libre te doivent reconnaissance et admiration.
Ne croyez pas que c 'est un peu trop, ça.
Non, ce n 'est pas trop.
C 'est con, mais ce n 'est pas trop.
François Perrin, tu paraissais éternel.
Happy birthday to you,
François
Merci.
Tu n 'es pas mort pour rien.
La famille du grand blond, monsieur.
Ah, oui.
Merci, mon Dieu.
T 'es mieux sans moustache.
Nous n 'avions pas de vieille femme sous la main, monsieur.
Avec le voile, il n 'y a pas de problème. Bien.
J 'ai pensé que pour porter le cercueil, quelques compagnons d 'armes. Très
bien.
Les compagnons d 'armes !
Quoi ? Parfait.
Parfait. Et le prêtre ? Léon ! Oui ?
On va trouver mieux, monsieur.
Oui ? Comment ? Eh bien, faites le nécessaire.
Et vite, surtout.
Il n 'est pas mort.
Quoi ? Il l 'a raté.
Charmant est à l 'hôpital. Il a reçu un bouchon de champagne dans l 'œil.
On le verra tout Ă l 'heure. Il faudrait mieux qu 'il commet.
Ben, dis donc, c 'est pas un commodo pour des apatards, hein ?
Elle est mignonne, hein ? Oh, c 'est ma femme.
Vous êtes mariés, vous ? Non,
mais on... Pas encore, mais enfin, on va le faire parce qu 'on... Elle adore les
enfants. Et moi aussi, on voudrait des enfants.
C 'est mignon, les enfants.
Moi, j 'adore ça.
Vous avez des enfants, vous ? Et puis, je suis petit, moi, je vis avec des
enfants. On a toujours des enfants qui grouillent. On a des cousins, des
cousines. Alors, mon père, il adorait ça. Mon grand -père, il aimait ça déjà .
Mon père aussi.
Toute la famille adore les enfants. Chez nous, c 'est incul.
Les enfants, alors, on les anniversaire dans les 25, 30, je sais plus.
Et moi, c 'est ce qu 'on fait avec ma femme, elle est comme ça.
Elle a l 'air comme ça d 'être légère, mais...
Qu 'est -ce qu 'il y a dans le cercueil ? Du sable, monsieur.
Pas assez, Perrache.
Pas assez.
... ... ...
Sous -titrage FR ?
Un gosse m 'a enterré. Aide -moi à sortir.
Tu chatouilles.
Tu chatouilles.
Je t 'ai eu.
On l 'a eu.
Aucun problème, monsieur.
Tout est réglé.
Non !
Le monde libre, la France tout entière, te
doivent reconnaissance et admiration.
François Perrin, non, François Perrin, tu n 'es pas mort pour rien.
Ton corps mutilé...
en terre ce matin.
Quoi ? Toulouse a fait assassiner votre ami, M. Lefebvre.
Oh, ne faites pas cette tête, mon petit pérasse.
Fais -moi un gavot, mercredi. Il n 'a sans doute pas souffert.
Et puis, c 'est une péripétie.
Colonel Toulouse ? Oui ? Le capitaine Cambrai désire vous voir.
Cambrai ? Petit capitaine, je suis le ministre.
Dites -lui de prendre rendez -vous, je suis occupé.
C 'est très tonique, ces cimetières marins.
Gin. Gin.
Vous fĂŞtez la mort de votre meilleur agent, mon colonel ? Qui vous a dit d
'entrer ? J 'ai quelqu 'un à vous présenter.
Maurice Lefebvre, un ami de François Perrin.
Mon cher Maurice, c 'est une lettre du Grand Blanc.
Mon cher Maurice, de quel droit me les points civils dans ce bureau ?
Vous, c 'est dans des cercueils que vous les ramenez, mon colonel. Mon cher
Maurice... Nous vous écoutons, M. Lefebvre.
Mon cher Maurice... Mon cher Maurice...
Téléphone.
C 'est incompréhensible.
Vraiment incompréhensible.
Ne quittez pas.
Nous en étions restés, je crois, à mon cher Maurice.
Mon cher Maurice.
Mon cher Maurice... Mais de quoi m 'accusez -vous exactement, capitaine ? D
'avoir assassiné le Grand Blanc.
Ça vous amuse ?
Je vous accuse également d 'avoir fait tuer le colonel Milan en vous servant
du Grand Blanc.
Monsieur Lefèvre n 'a plus aucune raison de se taire, maintenant.
Mon cher Maurice, il va témoigner contre vous.
Ça fait deux mois que j 'attends ce moment.
Des hommes comme vous déshonorent l 'armée.
Vous dormirez ce soir en prison, colonel.
Je suis ravi que ça vous amuse.
Ne quittez pas, surtout.
Je vais terminer mon rapport.
À votre place, je m 'arrangerai pour éviter le déshonneur d 'un jugement.
Bonjour, Maurice.
Venez, le chef.
Belle sortie.
Je vois un dossier sur cette petite vipère.
Vous aimez la musique ? Le grand Blanc est bien vivant.
Il passe toujours mercredi prochain Ă Gavot.
Je vous laisse deux fauteuils d 'orchestre.
Vous ĂŞtes pas un peu malade de m 'emmener lĂ -dedans ? Vous me dites qu
mort, il est pas mort.
Ça va pas, non ? Je ne veux pas avoir d 'ennuis à cause de vous et de François
non plus. Alors maintenant, foutez -nous la paix.
J 'ai besoin de votre témoignage.
Accompagnez -moi chez le ministre.
Rien du tout ! C 'est la trouille, moi, figurez -vous.
Toulouse ment.
Le grand blond n 'est pas un agent, c 'est un civil, un pauvre type, et je le
prouverai. Il est vivant, c 'est tout ce qui compte.
Oui, je disais, il faut le protéger maintenant.
Quoi ?
Mais non, je ne plaisante pas.
Il faut le protéger.
Veillez sur lui.
D 'accord, monsieur.
S 'il lui arrive quoi que ce soit, le moindre accident, le moindre bonbon, c
'est vous qui paierez l 'addition.
Oh, merde !
Ça y est, c 'est prêt.
Trois kilos de plastique. Dans dix secondes, ça va lui péter dans la
Dix.
Neuf.
Vite.
Sept.
Tiens.
Regarde, regarde, regarde lĂ -dedans.
Eh bien, soyez -moi, mademoiselle.
J 'ai fait un long voyage pour vous retrouver.
Colonel Toulouse.
Merde ! Oh,
merde ! Oui ?
Christine, je t 'ai vu.
Je ne rentrerai pas ce soir, François.
Mais arrĂŞte, c 'est idiot.
Mon amour.
François, on va te demander un certain service.
Mais Christine, qu 'est -ce que tu fais là ? Il faudra dire oui, François.
Tu comprends ? Il faudra absolument dire oui.
Je t 'aime, François.
C 'est fini, M. Perrin.
Ravi de vous rencontrer, M. Perrin.
Mais qui ? Nous nous connaissons, sans nous connaître.
Et j 'ai effectivement un petit service Ă vous demander.
Mais qu 'est -ce que c 'est ? Et je compte beaucoup sur votre bonne volonté,
monsieur Perrin.
La bonne volonté ? Un ministre vous a remis la Légion d 'honneur hier.
Ă€ moi ?
Ă€ titre militaire.
Je comprends que ça vous étonne.
Mais ce n 'est pas fini. À titre posthume aussi.
Qu 'est -ce que vous voulez ? Ce ministre qui est un parfait aérien vous
pour James Bond, M.
Perrin. Moi ? Ou plus précisément pour un mélange
de James Bond, de Matahari et de l 'Orchestre Rouge.
Je vais vous dire exactement ce qu 'il faudra faire pour ne pas le décevoir.
Vous attendez le grand blond, M. Lefebvre ? Foutez -nous l 'appel ! Ça
! Profitez -en, vous allez le perdre.
Comment ? Il y a moyen très simple de prouver que ce n 'est pas un super
J 'ai demandé au ministre de lui confier une mission extrêmement dangereuse. Il
a une chance sur mille de s 'en sortir.
Vous allez le faire tuer pour prouver que vous avez raison ? Le voilĂ !
qu 'il nous faut sur roue.
Et alors ? Une chance sur mille de s 'en sortir ?
Tiens, Maurice.
Bonjour, François.
C 'est Paulette.
Ça va, toi ? Cigarette.
Comment vas -tu, mon grand ? Bon, touché.
Bon. Bah, réponds. Tu en fais une tête.
Eh bien, Maurice.
T 'es en danger, François.
Moi, c 'était Roger.
C 'est Roger qui... Tu disais ? Ils vont t 'envoyer sur une mission très
dangereuse.
François, t 'es en danger.
Oh, pardon.
Mais qu 'est -ce qui se passe, François ? Mais rien du tout.
Pourquoi ? Bon, faut que je filme, moi, maintenant.
J 'ai un rendez -vous important.
Au revoir, toi.
Tu es très beau.
Ciao, mon grand.
Ciao. HĂ© ! C 'est le
matin.
Bon,
je vous laisse les enfants.
Un petit conseil, ne vous mêlez pas d 'affaires qui vous dépassent.
Ça, alors.
C 'est fou ce qu 'il a changé.
Il est beau.
Ça lui va bien, ce costume.
Il était dur.
Je finis par douter, moi.
Où est -elle ? Christine, où est -elle ? J 'ai joué le jeu, moi. Il faut me la
rendre maintenant.
François ? Christine.
On ne m 'a fait aucun mal, François.
Et nous allons bientĂ´t nous revoir.
Mais il faut que tu continues Ă faire ce qu 'on te demande.
Oui. Je t 'en prie, mon amour.
Je t 'aime.
Moi aussi.
Vous pouvez me la repasser encore ? François ? Oui ? Nous allons bientôt
revoir, mais il faut que tu continues Ă faire ce qu 'on te demande.
Je t 'en prie.
Je t 'aime.
Je pourrais pas encore la réentendre ? Un petit coup ? Non, ça suffit
maintenant.
Je t 'en reprends le coup très longtemps, de toute façon.
C 'est absurde, cette comédie.
Vous vous en tirez très bien, monsieur Perrin.
Mais qu 'est -ce que c 'est que cette histoire de mission ? Maurice m 'a parlé
'une mission dangereuse.
Qu 'est -ce que ça veut dire ? Pas bête comme stratégie.
Oui, il est assez fin, ce petit capitaine. Convainc le ministre d
grand blond en mission.
Une mission dangereuse. La plus dangereuse possible.
Mortelle de préférence.
Le grand blond se fait descendre.
Et nous avons de nouveau des ennuis.
Qu 'est -ce que ça veut dire, le grand blond se fait descendre ? On retrouve
corps atrocement mutilé quelque part.
Mon corps ?
Quand Brest précipite chez cet abruti de ministre, on me traite tant d
'assassin.
Mais c 'est ce que vous faites.
L 'assassin est parfaitement mocheux. Alors, alors, alors.
N 'ayez pas peur, M. Perrin. Nous allons le contrer, ce petit capitaine.
Faites comme à Orly et tout se passera très bien.
Mais il va se douter de quelque chose. Il n 'est pas ahuri Ă ce point -lĂ ,
ministre.
Mais si, mais si. Je ne suis tout de même pas complètement ahuri, capitaine.
Mais non, mais non, monsieur le ministre.
Expliquez -vous, mon Dieu.
Bon, c 'est bien joli, votre enquĂŞte.
Enfin, il faut tout de même m 'éclairer un peu.
Je vous répète que je ne peux rien affirmer sans preuve. On me demande de
revenir le grand blond.
Je fais revenir le grand blond.
Et puis, on me dit que le grand blond est mort.
Alors, je fais revenir le cadavre. On l 'enterre. Et maintenant, on me dit que
le grand blond est ressuscité. Et on me demande de le mettre sur une mission.
Alors écoutez, excusez -moi, je suis un peu perdu.
J 'ai passé deux ans à l 'agriculture.
Eh bien, on n 'a pas dĂ» faire ce genre d 'embrouille. Monsieur le ministre, c
'est pour démasquer... Le colonel Toulouse ! Eh bien, qu 'il entre !
Bonjour, colonel.
Monsieur le ministre, je vous présente le grand blond.
Monsieur le ministre.
Enchanté de vous connaître, monsieur Perrin.
J 'ai beaucoup entendu parler de vous.
Et je suis heureux que Mozart et Brahms vous aient ramené à Paris.
J 'ai une mission assez délicate à vous confier.
Vous voulez confier une mission au Grand Blanc, M. le Ministre ? Oui.
Mes conseillers m 'ont signalé une affaire qui demande des qualités
exceptionnelles.
Vos conseillers ne savent pas qu 'un agent a besoin de se reposer, M. le
Ministre ? Comment ? M.
Perrin ne se prélase pas dans un bureau, lui.
Il vient de passer deux mois très éprouvant à Rio.
Une mission où il a risqué sa vie tous les jours.
Le héros est fatigué ? Il n 'y a plus de héros, monsieur le ministre.
Il n 'y a plus qu 'un homme vidé, brisé.
Un homme qui a besoin de recharger ses batteries.
Tendez votre bras, Perrin.
Hein ? Tendez le bras.
Celui -là ? Voyez dans quel état de mer est notre super
agent, monsieur le ministre.
Effectivement, il a l 'air... Dégainez Perrin.
Pardon ? Il a un revolver sur lui, il va le dégainer. Je vous laisse, juge.
Dégainez Perrin ! C 'est idiot.
Il y a deux mois, Perrin était le tireur d 'élite le plus rapide du service.
C 'est pas possible.
Il n 'est pas.
Perrin, portez -lui une ou deux prises, je vous prie.
Non mais ça va pas, non ?
Mais qu 'est -ce que tu fais ? Deux prises.
Monsieur le ministre, un débutant ne s 'y laisserait pas prendre.
Il est impensable d 'envoyer cet homme en mission.
Il a besoin de repos, c 'est évident.
Bien joué, monsieur.
Oui.
Le ministre est bon public, mon colonel.
Moi, pas.
Je ne vous lâcherai plus.
Faites -moi confiance.
Et je finirai bien.
va vous coincer.
C 'est vous qu 'il va coincer.
Je ne suis plus dans le coup, moi, maintenant.
Non, monsieur Perrin, vous êtes dans le bain, vous aussi. Il ne vous lâchera
effectivement plus.
Il sera toujours Ă vos trousses et il nous aura fatalement, Ă moins qu 'on le
décourage tout de suite.
Comment ça, le décourager ? Vous allez lui donner une leçon au petit capitaine.
Moi ? Le dossier Perrache.
Oui, bien sûr.
Gaston Cambrai est un prématuré. A sa naissance, il pesait à peine plus d 'un
kilo. C 'est bien ça.
Continuez.
Continuez.
C 'est dégueulasse.
Continuez.
Mais ça ne me regarde pas. Qu 'est -ce que ça veut dire tout ça ? Vous avez
de ne pas lire attentivement ce dossier, monsieur Perrin. C 'est notre arme.
Mais je me fous qu 'il ait pissé au liège jusqu 'à l 'âge de 12 ans. Je m
fous. Ce n 'est pas ce passage qui nous intéresse.
Il n 'a jamais vu une goutte de sang. Il a fait toute sa carrière dans les
bureaux. Il tente bien de se rapprocher de l 'action en Afrique.
Il entre dans le renseignement, volontaire pour les interrogatoires,
cours d 'une séance, il s 'effondre en larmes. Il a une crise d 'honneur. Il
hospitalisé deux mois et il retourne dans les bureaux.
Et alors ? Cambrai se voudrait impitoyable et glacé, mais au mauvais
héros craque. Il appelle sa maman à son secours. Et vous pouvez compter sur
nous, M.
Perrin.
On va lui faire pisser le sang.
On va vous la rendre, mais en détail.
Une oreille d 'abord, puis l 'autre, puis un doigt, puis deux, puis trois.
On va vous la rendre, mais petit Ă petit.
Salaud ! Terrain ! C 'est cambré ! Ouvrez !
J 'aimerais avoir une petite conversation avec vous, M. Perrin.
J 'ai beaucoup apprécié votre numéro chez le ministre.
Le colonel Toulouse est un dresseur remarquable.
À propos, on m 'a dit que les dresseurs avaient deux façons de travailler, en
douceur ou en férocité.
Quelle est sa manière à lui ? Inutile de me répondre, M. Perrin.
Je connais bien les méthodes de votre maître.
C 'est ça. Son dossier.
Savez -vous quel genre d 'homme est le colonel Toulouse ? Ah, parce que vous
aussi, vous faites des dossiers ? Louis -Marie -Alphonse Toulouse est fils
unique. Ses parents rĂŞvaient d 'avoir une petite fille.
Mais je me fous de vos dossiers, moi. Je vous dis que je m 'en fous.
C 'est vêtu de robes à festons et de petites culottes brodées que le futur
du contre -espionnage traverse une partie de son enfance.
Ses camarades de collège lui trouvent un surnom. Ils l 'appellent la poupée.
À 22 ans, il épouse la fille d 'un amiral. Un mois plus tard, elle demande
Vatican l 'annulation du parti.
C
'est
Maurice, François.
Je ne te dérange pas ? Si.
Vous y serez votre verre, capitaine, vous ne sauriez vous en servir.
C 'est très vilain d 'écouter au porte -pont colonel. C 'est pas le moment d
rire. Il faut que tu... Juste une question, François. Non, pas maintenant,
dis. Qui lui perd ? Assassin.
Non, monsieur, je vous en prie.
Attendez, s 'il vous plaît. Une question seulement.
Quoi ? T 'es un agent secret ou pas ?
Tu ne veux pas savoir, mais j 'en ai marre.
De quoi ? Maurice, va -t 'en.
Tu ne m 'as pas répondu.
Tu es un agent secret ou pas ?
Attention, ça brûle !
Je m 'en fous.
Ah bon ? Ils ont pas l 'air commodes, tu sais.
Je m 'en fous, je te dis. Allez, envoie -moi ici.
Qu 'est -ce qui t 'arrive ? Ça va, j 'ai ma réponse.
Comment ? T 'es un agent secret.
Ça fait chaud.
C 'est fou, j 'aurais jamais pu m 'imaginer ça.
Tu te baladais avec ton petit machin.
C 'est le printemps, la routine.
Ça ne t 'impressionne plus, ça.
C 'est ça. Au revoir, Maurice.
Monsieur,
par lĂ .
Au fond, Ă la cuisine.
Bon.
Je te laisse travailler.
Envoyez vos gorilles, c 'est pas utile. Vous voulez pas faire ça en bas.
Filez avant que je ne le fasse.
C 'est pendant moi, François ! Excusez -moi, j 'ai oublié mon bonnet.
C 'est ce que j 'ai vu.
Vous ne vous dérangez pas pour moi.
On dépose les choses, on ne sait pas.
J 'avais un bonnet en laine avec des raies rouges d 'un côté et des raies
de l 'autre.
Ça, c 'est quand même curieux.
Les affaires, on se les met.
Je suis petit con.
Dis -donc, on t
'emmène du travail à la maison, toi.
Je suis dans le renseignement depuis 20 ans, capitaine, et je n 'ai jamais eu de
crise d 'honneur, moi.
À très bientôt, monsieur Perrin.
On est mort.
Bon, maintenant on va pouvoir s 'occuper de ce monsieur.
Il y a du tout.
Je m 'en vais.
J 'ai besoin d 'air.
J 'ai tout ici.
Laissez -moi passer.
Je compte jusqu 'Ă trois.
Deux. Trois.
Quatre.
Oui, c
'est dur.
Bravo,
monsieur.
Vous allez jouer à ça demain, toute la journée.
Au super agent et sans risque.
C 'est le petit capitaine qui va appeler sa mère.
On va pouvoir te mettre au travail.
Vous marchez sur cette bouche de chaleur et vous recevez une rafale de
mitraillettes. Hein ? Oh, Ă blanc, bien entendu.
Vous plongez sur le côté et puis vous dégainez.
Ensuite, vous tirez Ă travers la grille et puis vous vous relevez et vous vous
dirigez vers cette palissade.
Vous entrez en force dans le chantier.
En force ?
Je
ne pourrai jamais faire ça, moi. La planche sera truquée.
Vous entrez et là , vous êtes attaqué par un Chinois.
Un Chinois ? Un Chinois ? Oui, monsieur Perrin, demain matin Ă l 'aube.
Vous ĂŞtes bien matinal, dites -moi, monsieur Perrin.
Je vous croyais au repos ? L 'ennemi ne se repose pas, lui.
J 'ai récupéré.
Tiens donc ! Une autre mission, déjà ? Non, les suites de ma mission de rayon.
ArrĂŞtez cette mascarade, Perrin. Je suis lĂ pour vous aider. J 'ai lu la lettre
que vous avez écrite à Maurice.
Je n 'ai jamais écrit de lettre à Maurice.
Vous pourriez le répéter devant lui ? Lefebvre !
Il m 'a dit que t 'étais en danger, François.
Alors je suis venu.
C 'était pas prévu, ça.
Tant mieux, on commence. En avant pour le spectacle.
Parfait.
Tu n 'aurais pas dĂ» venir, Maurice.
Il veut pas croire que t 'es un espion, François.
Il dit qu 'on fait pression sur toi.
Dis -lui que c 'est pas vrai.
Mais enfin, François, t 'es un agent secret ou t 'es pas un agent secret ?
Tu
disais ? Moi ? Rien du tout.
Mais qu 'est -ce qu 'il a ? Le doigt, monsieur.
Fais quelque chose, nom de Dieu.
Vous m 'excuserez, mais j 'ai affaire.
Il le fait exprès ou quoi ? Non monsieur, il est toujours comme ça.
Bon, on continue.
Le chinois, le chinois, le chinois.
Go. Ok.
Ma montre ? Hein ? Ma montre ? Merde ! Pardon, monsieur.
Je m 'excuse.
Grand con.
Bon, ben, je rentre Ă la maison, moi.
Mais qu 'est -ce que ça veut dire, ça ? Je ne sais pas, mais je rentre à la
maison. La voiture.
La voiture.
Attention !
Une seconde, dis donc, toi.
Tu n 'aurais pas dĂ» venir, Maurice.
Tenez, capitaine, donnez -moi ça un instant.
L 'homme qui meurt dans ses bras. L 'homme qui meurt dans ses bras.
Go. Allez, Ă toi.
Avez -vous fait ça ? J 'ai mal, j 'ai mal !
Il
est mort.
Allez, venez maintenant, restons pas lĂ .
Qu 'est
-ce
que vous foutez, nom de Dieu ?
Tu es un homme.
Et c 'est pas fini.
La suite.
La séance de karaté. Il tourne à gauche et il a la séance de karaté dans la rue.
J 'ai oublié de vous dire, il y a un petit changement.
Comment ça ? J 'ai supprimé la séance de karaté.
Il tourne Ă gauche et il tombe sur les revolvers de Prince et Charmant. De
revolvers avec de vrais balles.
Ils vont te tuer ? Pourquoi ? Vous vouliez sûrement donner le leçon, petit
capitaine ? Pourquoi assassiner le grand blanc, en plus ? Quand vous avez obligé
ce pauvre Gugus à répéter la séance de karaté, vous saviez déjà qu 'il allait
mourir ? Il tourne Ă gauche. Prince et Charmant mettent un point final Ă cette
histoire et je vous interdis de me juger, compris ? Pourquoi il tourne Ă
? Vous lui avez bien dit que tourne Ă gauche.
Mais pourquoi il tourne à droite ? Mais il connaît pas sa droite, cet abruti ! J
'en ai bien l 'impression, monsieur.
Mais oui, va.
M.
Lassange, je vais vous expliquer. C 'est parce que c 'était prévu. Je devais
donner un coup comme ça.
Un flic laissé par, monsieur.
Il embarque le grand blanc.
Faites -le libérer le plus vite possible.
Et rendez -lui sa petite amie. Bien, monsieur.
Et finissons -en une bonne fois pour toutes.
Ce soir, pendant le concert, par exemple.
Capitaine ! Où il est, François ? Je sais pas, il est parti.
Alors, vous ĂŞtes convaincu, maintenant ? C 'est pas un agent secret, mon copain
? Je sais pas. Je sais plus.
Je sais plus.
Maurice. Vous voyez ? Ils sont complètement entrés dans notre jeu.
Si le grand blond meurt, maintenant...
Ils seront les premiers à dire que c 'était un super agent.
Vous m 'avez bien compris, Perrache.
Ce soir, au concert, exécution.
Il a une double vie, François, c 'est évident.
Il y a trois mois, il y avait des achats de cadavres chez lui.
Il a oublié son revolver.
Je vais lui apporter. Ne jouez pas avec ça !
Je vous... Je vous avais dit de pas jouer avec ça, imbécile ! La balle.
Quoi, la balle ? Le pare -brise.
Quoi, le pare -brise ?
Qu 'est -ce que vous faites lĂ ? C 'est pas des vraies balles dans ton revolver,
François.
Ah.
Bon, il s 'écoute.
Viens.
Viens, je te dis.
Bonjour, François.
Déshabille -toi et couche -toi.
Hein ? Couche -toi à côté de ma femme, je te dis. Ne discute pas. Tu es en
danger de mort.
Hein ? En danger de mort.
Alors couche -toi sur Paulette, je te dis, et t 'expliqueras ce que tu dois
faire.
Le voilĂ .
François ? François ?
Il devrait être là , on l 'a libéré il y a plus d 'une heure.
François ?
Christine ! Bonsoir.
Je ne m 'attendais pas Ă te voir si tĂ´t.
Tu connais Paulette ? Mais si, je t 'ai parlé d 'elle, la femme de Maurice.
Bonjour, madame.
Christine, ne te fie pas aux apparences, surtout.
Non, Paulette est venue juste me dire bonjour et puis... Et puis voilĂ , quoi.
Tu vois, toi ? Qu 'est -ce que tu veux dire, ça ? Mais rien.
Ne prends pas cette heure tragique.
On a une heure Ă tuer.
Tu sais ce que c 'est ? J 'ai perdu ma bouche d 'oreille.
En tout cas, je suis content de te voir.
Je me faisais du souci.
Ma bouche d 'oreille.
C 'est vrai, c 'était inhumain.
J 'avais les nerfs en plat.
ArrĂŞte, Paulette.
Il m 'agace.
François, c 'est pas vrai.
Vas -y, dis -lui.
Mais si, dis -lui.
J 'ai retrouvé Paulette.
On s 'entendait bien tous les deux.
J 'aurais dû attendre qu 'on soit dans un meilleur moment pour t 'annoncer ça,
mais le sexuel, ça se commande pas.
C 'est tout ce que tu trouves à me dire ? Je préférais te dire ça quand on est
sales tous les deux.
Tu me comprends ? Je te comprends, oui.
Je te comprends très, très bien.
Christine ! Oh ! Oh lĂ
lĂ ! Les bonnes femmes ! Alors lĂ ,
mon petit vieux, vous m 'avez cueilli. Et je peux vous dire que ça n 'est pas
facile.
Mademoiselle.
Monsieur.
Il est lĂ -haut avec une femme. Je sais, la mienne.
Mouchez -vous et écoutez -moi bien.
Je sais que vous avez monté une comédie ce matin pour trouver le grand blanc,
mon colonel. Je vous avertis que s 'il lui arrive quoi que ce soit, Maurice
Lefebvre témoigne contre vous, j 'ai sa promesse formelle. Vous m 'avez compris
? Avec tes trains, c 'est charmant, vite.
Dépêchez vos bons yeux.
Oh, hé !
Il est
mort.
Je vais dire ma promesse, mon capitaine.
Je témoignerai contre le colonel Toulouse.
Mon colonel.
Écartez -vous.
Vous êtes perdu, mon colonel. Ne faites pas l 'imbécile.
Écartez -vous, je tire.
Ă€ Londres.
de 20 Ă 800 personnes.
C 'était aussi
de la comédie, colonel.
Il n 'y a pas que vos revolvers qui tirent Ă blanc.
Alors lĂ , barave !
Monsieur ! Monsieur ! Où allez -vous ? Un jour, vous m 'avez suggéré d 'éviter
le déshonneur d 'un jugement.
le concert va reprendre normalement. Pardon d 'avoir troublé votre soirée,
c 'était dans l 'intérêt de la justice.
Monsieur le ministre. Je voudrais remercier le chef et ses musiciens d
joué le jeu. Je voudrais remercier particulièrement le soliste François
Dieu merci, le petit capitaine.
croit -on encore aux nobles attitudes ? On file Ă Henri, mon petit !
Capitaine,
moi aussi je voudrais vous remercier. Au nom de tous les gens que vous
espionnez, que vous manipulez, que vous fichez et dont vous bouleversez la vie
avec la plus grande indifférence, je voudrais vous dire merci.
Eh ben... Oh, pardon.
Je crois que je vais demander Ă retourner Ă l 'agriculture.
Merci.
Sous -titrage FR ?
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