Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
J 'ai vu une série Netflix, là.
Non, juste une scène. Ça se passe à un apéro, tu vois, dans une entreprise.
Et t 'as le mec le plus chum, vraiment chum de la boîte, qui parle à la fille
plus belle.
Trop belle. Tout le monde veut la pécho, personne n 'arrive.
Et le gars chum, il a un don de ouf.
Ouais, il a un don. Il écoute vraiment les gens, genre avec son cœur, tu vois.
Et la meuf, elle raconte sa life, franchement, personne n 'écoute.
Sauf le gars.
Le gars, il écoute tellement fort.
Sa chaise, elle commence à se lever, genre en lévitation.
Et la meuf, elle capte, tu vois, elle nous voit.
Elle capte, c 'est la première fois, tu vois, qu 'on écoute vraiment le papa
baiser ou son machin, tu vois.
Et le gars, il est trop... Enfin, c 'est trop cool, tu vois. Il écoute.
Ouais.
Vas -y.
OK, vas -y, vas -y, on se capte à l 'heure, de toute façon.
Vas -y, à tout le droit. À tout.
Excuse -moi ? C 'est pas toi, Julie ? Si ? Ça va ? Bon, je sais pas.
Non, je suis le pote de ton frère, Léon.
Il t 'a dit que je devais venir te chercher comme il pouvait pas, puis je
bossais sur un chantier à côté, puis j 'ai mon scooter garé pas loin, c 'est
parfait. Mais si tu veux prendre le métro, c 'est comme tu veux.
On y va ? Ça va, tu viens de loin ?
Ouais. Tu veux pas parler ? Non.
Tu te fais peur, non ? Non.
Je peux te poser des questions pour... Enfin, histoire de passer le temps, de
faire connaissance.
J 'aime pas trop parler.
Ah.
Mais là, t 'arrives pourtant à parler.
C 'est juste que j 'ai l 'impression d 'avoir rien à dire et déjà dire ça, c
'est...
Tu ne me connais pas, on ne se reverra peut -être jamais. Tu peux essayer de me
parler librement. Moi, je t 'écoute, je te jure.
Je te dis ça parce que les filles, elles m 'aiment bien. Elles sentent que je ne
suis pas un danger pour elles.
À une autre époque, j 'aurais pu être un eunuque.
Un homme de confiance.
Un homme qui ne peut pas te niquer.
Mais ton frère, il m 'appelle l 'homme tranquille. Il n 'a jamais fait le
foufou.
Il se fout de ma gueule sur les chantiers, mais moi, je m 'en fous.
Je sais que j 'ai une lumière à l 'intérieur.
Puis d 'ailleurs, tu peux m 'appeler Little Max Sunshine, c 'est mon nom de
rappeur.
Toi, t 'aimes bien parler.
Attends. Arrête -toi, arrête -toi.
Fais -moi confiance.
Passe -moi ta valise.
J 'essaie une expérience avec toi.
T 'inquiète, c 'est très rapide.
Je te propose d 'être attentive à ce qui se passe autour de toi.
Comme si chaque bruit autour là, la ville, t 'accompagne vers un état
Moi, je vais compter de 5 jusqu 'à 0, et au chiffre 0, ça va être le signal que
t 'es en état d 'hypnose.
Regarde -moi, respire.
Avec le 5, attentive à ma voix.
Avec le 4, connecté à ta respiration, toujours.
Avec le 3, c 'est comme si marche après marche, seconde après seconde, tu
plonges de plus en plus, de mieux en mieux.
Avec le 2...
Comme si deux parties de toi se rapprochent.
Comme si deux parties de toi se rapprochent pour se rencontrer. On parle
conscient et d 'inconscient. D 'une partie qui sait, qui rationalise, et d
autre qui agit à sa manière, avec sa propre intelligence.
Avec le 1, de plus en plus proche.
Comme quand on est au bord de quelque chose.
En entendant le 0, ça va être le signal.
Une connexion, une autre connexion, une forme d 'ouverture est possible avec
toute sa capacité à régénérer, reconstruire, reconstruire.
Je vais tomber là, je sais pas si... Quoi ? J 'entends pas ce que tu dis.
va se faire d 'un seul coup.
J 'entends pas ce que tu dis.
Putain, je ne comprends pas, en fait, là ! Pourquoi ça plutôt que ça ? Moi
plutôt que toi ? Moi, de quoi ? Je te... Je t 'énerve pas. C 'est pas moi qui
parle, là. Ça peut pas être ma voix ? C 'est vous ?
Vous, vous étiez dans un rêve. Mais non, de quel rêve ? Moi, j 'ai juste
travaillé, tu vois. J 'ai fait les petites choses comme si elles étaient
grandes, voilà.
Je suis qu 'une infirmière à peser, c 'est moi.
Ok, je vais essayer un truc. Je vais frapper dans les mains et quand je vais
frapper, tu vas sortir de l 'état d 'hypnose et revenir à ton état normal.
Même toi, tu m 'écoutes pas.
Non, tu m 'écoutes pas, là !
J 'ai juste le bout de dos.
Je vois toute la douleur que j 'ai jamais voulu voir.
Je sais pas, il y a... Il y a tout qui change.
Tu vois, il y a... Il y a moi, il y a le monde, et puis... Je sais pas, c 'est
comme... Je suis projetée dedans, je suis dans un accélérateur, et en même
temps... Et en même temps, je suis plus rien.
Je suis plus rien.
T 'es rien, là.
Désolé. Attends, là -haut ! Tu fais quoi ? Attends, attends, attends ! Attention
! Attends, attends, je m 'arrête pas ! Si t 'as pas le droit de me toucher, tu
peux pas me toucher ! Pardon, pardon, pardon.
Il y a que mon frère qui peut comprendre, OK ? Quand on était petits,
minute, ça a duré une heure.
Ramène -moi, mon frère. Je vais mourir, oui.
Lui, il est... Lui, il est comme ma maison. Toi, tu peux vraiment pas me
toucher, mais... Lui, il sait.
Je te touche pas, promis.
Respire, respire, respire, respire.
C 'est pas grave.
T 'as soif ? Vas -y, vite, vite, vite.
Viens, vite, vite, vite.
C 'est juste là, juste après le pont, là.
Je suis bien là.
Pas loin. Non, non, non. Je vais te ramener à ton frère.
Voilà, c 'est bon, ça va, ça va.
C 'est après, c 'est dans la rue, là -bas.
Ça va ? Et ça a toujours été comme ça, non ? Enfin, je
veux dire, peu importe la couleur.
Oui, si tu veux, mais là, je te parle pas de n 'importe quelle couleur.
Je te parle du noir le plus noir.
C 'est le noir absolu.
T 'imagines, c 'est un noir qui absorbe la lumière à quasi 100%.
Ça permet une remise à plat des reliefs, un renouveau des perspectives.
C 'est une révolution dans l 'histoire de l 'art.
Et non.
Il y a un artiste au plus côté de la planète qui vient privatiser son noir à
lui.
T 'imagines ? Anis Kapour.
Justement, il faut que ce soit quelqu 'un comme lui, non ? T 'imagines, le
est là. C 'est mon noir à moi. Je l 'ai acheté. Il n 'y a que moi qui ai le
droit d 'utiliser. Aucun autre artiste.
J 'ai les papiers.
C 'est mon noir à moi.
Mais ce noir, pour moi, c 'est la couleur ultime. C 'est vraiment... C
naissance de l 'univers.
Ça peut pas s 'acheter. C 'est impossible.
Mais tout le monde s 'en fout.
Regarde autour de nous. Tout le monde s 'en fout du noir. Demande à ton voisin.
Le noir égale rien.
Le noir, c 'est tout, justement.
Tout vient du noir.
Toi -même, quand t 'imagines des trucs, ça vient d 'où ? Ça vient d 'un noir.
La conscience vient du noir. Eh ben, achète -toi un noir et fais pas chier.
Non, mais non, mais qu 'est -ce que tu veux que je te dise ? Non, mais c 'est
pas la solution.
En plus, l 'histoire est plus complexe que ça, parce qu 'il y a un gars qui a
fait son noir quasi aussi noir que le Capour.
C 'est grâce à ça que j 'ai pu faire ma statue.
Et pourquoi j 'ai pu faire ? Parce que le gars, il a rendu son bar accessible à
tous. Mais attention ! Accessible à tous, sauf à... Annie
Capour. Les gens, ils parlent de quoi ? Les gens, ils parlent...
de Anish Kapoor et de son poto allégo surdimensionné qui font une guéguerre
médiatique sur le noir. Mais les gens, ils parlent pas du noir. Ils parlent de
deux connards qui se battent un noir.
Tu vois ce que je veux dire ? Non, mais meuf, t 'es de retour, là.
Les blanches.
La mère martyr du noir a repris des couleurs.
Quoi ? Comment ça ? Mais bien sûr qu 'on cherche l 'effacement du noir.
Je veux même te dire, on cherche la disparition de tout ce qui sonne noir.
Car comme le disait la grande Simone Weil...
Dieu ne peut être présent dans la création que sous la forme de l
La forme de l 'absence.
Et donc il est clair que Dieu est noir.
Bah oui, Dieu est noir.
Dieu est noir.
Ça me paraît hérétique de penser l 'inverse.
Regarde, c 'est simple.
Sans le noir, il n 'y a plus de blanc. Il n 'y a plus rien.
Alors que sans le blanc, il y aura toujours du noir.
Le noir, c 'est tout. C 'est le Big Bang, c 'est le soleil de Calder.
En fait, je pense qu 'il faut repartir de la base. C 'est ça que je voulais te
dire tout à l 'heure.
La base pour les artistes, pour nous, pour n 'importe qui, c 'est quoi ? La
blanche.
Et la page blanche, on croit que c 'est le vide, le rien, mais en fait, non. C
'est déjà une création en soi.
C 'est la création de quelqu 'un, de quelqu 'une, de quelque part.
Et ce quelque part, il part obligatoirement d 'un pseudo rien.
Et le rien, c 'est quoi ? Le trou noir.
Voilà, c 'est tout.
Tu vois ce que je veux dire ? Tout est inclus dans le noir. Oui, inclus, je ne
sais pas.
Tout est absorbé. Oui, mais je pense qu 'à mon avis, on a moins de chance de
voir un jour la France se remettre en question sur l 'appropriation du noir
un caucasien comme Soulages que de voir un jour notre beau pays taper une
révolution sur l 'appropriation du bleu par Klein et de ce que ça représente vis
-à -vis du peuple schtroumpf.
Oh, mais tu fais de la dérision. Oh, mais pas du tout.
Moi, je te parle histoire de l 'art, je parle caravane.
Et là, tu me parles téléthonisme. Mais je te parle de réalité, moi. Je te parle
concret. Je sais pas, tu dis, je me sens chelou aujourd 'hui.
Comment ça ? Non, mais lui, c 'est un stage film. Eh, eh, tu sais, je sais que
'est une bande de chelou qui a cassé, là.
Non, mais par contre, je suis noire.
Je suis d 'une humeur noire. J 'ai les idées noires.
Je bois du noir.
Travailler au noir, je sais pas, moi.
Même Johnny, noir, c 'est noir.
Il n 'y a plus d 'espoir. Non, mais tu vois le truc ? La connotation négative
mot et comment c 'est rentré dans la tête des gens. Non, mais moi, je te
de l 'histoire de la couleur. Là, toi, tu me parles d 'une couleur de l
'histoire. Non,
parce que noir, c 'est le chétane.
Je ne sais pas, regarde le Moyen -Âge. Dans les iconographies du VIe siècle, on
appelle Satan le grand nègre. Ben ouais.
Mais toi, tu veux parler art.
Ben vas -y, dis -moi. Dans la famille des gens, il y a quoi le mot ? Attends,
es en train de me dire que là, il y a un élite, un télo, un confiné, un tramuro,
un parisien ?
Ça te fait chier ma vieille, mais c 'est comme ça.
Non mais pour le commun des mortels, il y a qui ? Il y a Morgan Freeman dans
Bruce Toupissant et c 'est tout.
Et les gens ne sont pas prêts, Blanche.
Ou on ne leur permet pas de l 'être.
On leur apprête des carrentiers pour qu 'ils aillent se bouffoir au musée devant
des statues volées.
Mais toi, tu veux remettre en question l 'histoire, la parole, le mot ? Non mais
par contre, il va falloir plonger dans le noir total.
On y va profond, hein.
Non mais sérieux, dans le noir, là.
Ouais.
Non mais là, il va falloir aller côtoyer ses parts d 'ombre, aller se perdre
dans son intime le plus noir dans lequel personne ne veut jamais aller. C 'est
ça que tu veux ? Parce que l 'histoire, c 'est comme une série qui a commencé
sans toi, où il y a tellement d 'épisodes à rattraper que t 'as même
de la regarder.
Descends ! Je sais pas, fais tout ! On va y retrouver, là -bas. C 'est quand
même plus sympa de descendre directement du sens que de péter encore.
Faut digérer.
Le noir, c 'est historiquement indigeste.
Mais toi, tu veux partir en croisade.
Moi, je préfère mettre ma force dans la création de nouveaux mythes que de
perdre mon temps à essayer de détruire les anciens.
Tu souris, quoi, non ? Non, mais méfie
-toi, meuf.
Avec ton sourire, tu rends mon discours noir. Ah, voilà, la boucle est bouclée.
Mais arrête de faire ça, là, c 'est la peste, ton truc, c 'est la peste noire.
Noire, oh ! On est même associés à la maladie virale, quoi, la b... La mort,
diable ! La linge une blanche, c 'est ça ? Parce que moi, la linge une blanche,
c 'est des directs avec elle.
C 'est un peu métaphysique ou personnel.
Toi, tu parles de délire.
Écoute, j 'ai mangé beaucoup de chips. C 'est comme ça que je te dis.
Arrête.
Moi, je sais pas.
J 'aimerais bien... Je trouve qu 'on vit une période où de ouf, tu vois. J
'aimerais bien avoir des relations plus... Plus à faire avec les gens
moi, tu vois.
Non,
je me rends compte que tu connais pas grand -chose de toi.
Arrête, mec.
C 'est combien d 'années qu 'on se connaît ? C 'est pas mal.
T 'es pas le genre de mec qui se confie beaucoup.
Puis ce que je te dis, j 'ai fait une journée de boulot, tout va bien, tu
Je sais pas, j 'aimerais bien entendre un truc que tu m 'as jamais dit. On va l
'entendre, ouais.
C 'est l 'heure, là ? On doit y être dans 40 minutes, peut -être.
Bon, vas -y.
Un truc que j 'ai jamais entendu.
Ok.
Laisse -moi 5 secondes.
Il m 'arrive de
rêver depuis quelque temps que je fais l 'amour d 'une manière un peu sale
avec ta mère.
Tu ne peux pas être sérieux, 12 secondes. C 'est une confession de mère,
Pas du tout, ça fait 15 ans. C 'est toi qui l 'as niquée avec ton père ? Il
paraît que dans la famille... Tu vas voir.
Je n 'ai pas envie de voir.
Vas -y, je suis fatigué de ma journée.
Bon.
Eh ben... J 'ai démissionné.
C 'est sûr, c 'est vrai.
J 'ai claqué madame, ça fait deux semaines.
Pourquoi tu m 'annonces ça comme... Je sais pas.
Pourquoi t 'as claqué madame ? T 'as vu la période où on est ? Qu 'est -ce que
tu fais ? Comment ça,
la période où on est ? Rien de rigolé.
T 'as appelé M. Bouvier.
J 'ai claqué madame, ouais.
Justement, c 'est la période.
C 'est pas du tout la période.
C 'est pas une question de temps.
Regarde où on est.
Regarde.
Là, on a 30 ans.
Hein ? Oui, oui.
Statistiquement, on est censé mourir en 2069.
Bon, on verra même pas le 22e siècle, mec.
Oh, je me fous.
OK,
je vais te le faire en nombre d 'étés. Tu sais combien ça fait d 'été, Anna, qu
'il nous reste la vie ? Toute la journée, j 'ai... 50 étés, mec.
Il nous reste 50 étés.
C 'était nostalgique, ça fait 50 grandes vacances et après, c 'est fini. Mais ça
marche aussi avec les petits vacances d 'hiver, ton grossesse, là, oui.
Tu vois les gamins dans la... Attends.
Tu vois les gamins dans la cour d 'école ?
Genre, c 'est la récréation. Il leur reste 10 minutes.
10 minutes.
50 été, 50 hiver, tu vois le truc.
10 minutes, tu fais quoi, toi ? Tu fais quoi ? T 'es quel type de gamin ? Dans
la cour ? Ouais.
Dans la cour, je joue au foot.
Exactement. Tu joues à la balle.
Tu tapes fort dans la balle, non ? Ah oui, je tape fort, je tape moins fort.
tape dans la balle. Quand je joue au foot, quand je suis crevé, je tape moins
fort.
Regarde, il y a deux types de gamins.
Celui qui tape fort dans la balle.
Et celui qui regarde sur le côté, les autres jouets, qui ne sait pas s 'il va
jouer au foot ou au ping -pong, tu vois le truc ? Le gamin, là, il flotte dans
la cour de récré, il craint des pieds avec son monté, regarde les autres
les zombies à la limite, tu vois ? Et puis ça sonne.
Il joue au foot et en même temps, j 'ai l 'invité, je ne comprends pas ton truc.
Toi, tu restes 10 minutes de vie.
10 minutes, toi, tu vas derrière le muret, tu t 'embrasses ta meuf, si t 'en
une, tu dis à tes potes que tu les aimes, tu te tapes dans la balle, quoi.
Et puis ça, ça, mais t 'auras vécu au moins. Ok, ok, ok, je sais, je sais ton
truc. Donc moi j 'ai choisi, je tape ma balle, je choisis de foutre.
En fait, 10 minutes, c 'est pas 10 minutes, c 'est 40 tétés. Et 40 tétés à
avec un ballon crevé, c 'est juste, c 'est l 'enfer mec.
Juste, tu te... Eh, eh, pose trop de questions là, juste faut avancer, tu
ce que je veux dire ?
Quand je te parle, j 'ai l 'impression d 'être un con.
C 'est pas ça.
Tu me prends trop pour un con. Tu me confondras une porte.
T 'es complètement fermé.
C 'est comme ça.
Tu m 'auras appelé.
Je te confie un truc intime. T 'as toujours le mot pour plaisanter.
C 'est pas grave de parler avec toi.
Tu te souviens quand... Quoi ?
Tu te souviens quand on était au pléthorium ? Non, je ne te souviens pas.
te souviens ? Non.
Qui tu te souviens ? Cinquième.
Qui tu te souviens ? Arrête ! Je ne te souviens pas, je te dis. Qui tu te
souviens ? Quatrième ou cinquième, j 'ai pris. Avec Mme Larieux ? Exactement,
Mme Larieux.
Avec les moustaches.
Quel enfer.
Mec, on avait quoi ? 12 tiges.
J 'avais 12 ans, c 'est ça, d 'après ? C 'est à ce moment -là que j 'ai pris
conscience. 12 ans.
Putain.
Elle me disait... Ça fait un mois que j 'ai pas pensé que j 'allais mourir. 12
ans, mec.
Elle disait... David ! Regarde les étoiles, David ! C 'est... C 'est où que
se passe ? J 'ai juste... Regardé les étoiles... Supposées...
Juste, j 'ai pris... Un jet, mais juste... Yo, les gars, ça va ? Ça fait
d 'être là, non ? Avec ma pote, on se disait... Putain, pourquoi...
On ne s 'aiderait pas un peu plus entre nous, non ? Pourquoi on ne fait pas un
truc subversif, genre maintenant ? Par exemple, pourquoi on ne se toucherait
? Non, mais rien de sexuel.
Juste un câlin, tu vois.
Moi, je suis... Ouais.
Ouais ? Ouais.
Ah, t 'es un peu chaud ! Ouais, je pourrais, là, en vrai, je pourrais.
Je vais te faire un câlin, du coup.
Attendez, hé, on n 'est pas de la police, les gars.
On est juste la deuxième brigade du love. Baissez vos pantalons, les gars.
Hé, je te veux un câlin.
Tu veux ?
On va se serrer la main. Allez, un check.
Bon, les gars, on ne vous emmerde pas plus, mais kiffez la life.
OK ? Bonne soirée, ciao.
T 'as kiffé ? T 'as kiffé ? Mais je te connais, t 'as kiffé. Mais non, arrête,
'ai pas kiffé. T 'as pas kiffé ? Il était un peu chou, j 'avoue.
Moi, j 'ai kiffé.
J 'ai même été un tout petit peu excité, tu vois.
Pendant des semaines, j 'ai eu rien, tu vois, vraiment aucune excitation. Et là,
j 'ai eu un petit début de réaction.
Et ça va avec Asya en ce moment ? Oui, ça va, ça va.
Non, bon, en gros... Non, c 'est chaud. À un moment, en fait, je me suis rendu
compte que j 'avais plus aucun désir. Mais genre, plus rien, tu vois.
Mais même pas une érection le matin, même pas envie de me branler, tu vois.
Parce que bon, tu sais, tu me connais.
Non, je sais pas, en plus, on était enfermés tous les deux.
On avait un peu que ça à faire de... Week -end.
Ouais, de Ken.
On aurait pu Ken comme des ouf pendant... Au début, je me suis dit,
merde, ça y est, je l 'aime plus.
Mais en fait, non.
En fait, j 'ai capté un truc.
Et en fait, j 'ai capté que pour avoir du désir pour elle, j 'avais besoin qu
'elle vive sa vie, tu vois. Qu 'elle sorte, qu 'elle aille bosser, qu 'elle
ses copines, qu 'elle voit ses potes.
Que même elle se fasse draguer par des mecs. Alors, tu vois, c 'est un peu
saoulé un peu, tu vois.
Que même elle fantasme des trucs avec des mecs. Ouais.
Pour que le soir, quand je la retrouve, j 'ai flippé. J 'ai eu peur de la perdre
et j 'ai envie de la reconquérir.
C 'est nul, non ? Non, c 'est pas nul.
C 'est de la merde.
Mais si, attends, on dirait qu 'on est des animaux.
Je suis dans un truc de possession, de merde. On dirait un chien qui pisse pour
marquer son territoire.
À vous, c 'est de la merde, non ? Non, c 'est pas de la merde.
Je sais pas, vous en avez parlé tous les deux.
Ouais, ouais, mais en plus, elle aussi, tu vois, elle était dans un truc... Elle
aussi, elle était un peu moins... C 'est moins de trucs, quoi. Moins de magie.
Ah ouais ? T 'as perdu ton sex -appeal ? Bah ouais, tous les deux, quoi.
Du coup, en fait, on a réalisé un truc, c 'est que tous les deux, on avait
besoin de regarder les autres.
Mais vu qu 'on était enfermés, c 'était pas possible, là, tu vois.
Du coup, on a réfléchi à... à des façons pour filmer.
Et on veut... Bah, je sais pas quoi, t 'as fait... Bon, pour parler
vulgairement, on a fait du porno amateur.
What ? Ouais.
Et on l 'a mis sur Internet.
Tu te poudres ma gueule, Léo, arrête. Non, c 'est sûr. Vous avez pas fait ça,
les gars ? Ouais, ouais, mais t 'inquiète, on voit pas nos têtes.
Meuf, j 'ai des fans.
J 'ai fait fan de ma teub, tu vois.
Mais ouais ! Franchement, je pensais pas que t 'étais capable de faire un truc
comme ça, tu vois. Tu me dis que c 'est impossible.
En fait, t 'amènes un truc...
Une trêve.
Une vénère excitante.
Tu imagines Narcisse, tu te regardes dans l 'eau.
Tu le vois ? Maintenant, imagine -le en train de baiser avec sa meuf.
Il est baisé sur l 'eau.
Il te regarde et il y a l 'eau qui lui jette des likes, des commentaires sur
boucles de sa meuf, sur la taille de sa douche. Tu vois ? Tu
me juges.
Trop pas, Léo. Arrête, j 'ai vu. Non, non, non, je te jure, trop pas.
Jamais de ma vie, je te jure.
Toi, t 'as jamais de porno ? Si.
Genre, un peu, beaucoup ? Ouais, non, franchement. De temps en temps ? Ouais.
Une fois par semaine ? Arrête de rentrer dans les détails comme ça.
Ouais, je le regarde de temps en temps.
C 'est pour une clé en stage, c 'est tout. Mais personne peut savoir.
Tout le monde regarde. Elle, elle regarde.
Lui, il regarde, mais trop.
C 'est pour ça que je lui dis de se calmer.
Mais attends, mais avec Alceste, ça ne vous coûte pas l 'envie, genre le moment
où vous mettez la caméra en mode play, genre vous tapez des pauses pour voir ce
que vous faites et tout ? Mais en gros, non, c 'est simple. En fait, c 'est
comme un jeu qu 'on met en place au fur et à mesure.
Et du coup, tu as fait monter l 'excitation petit à petit.
Je vous imagine trop dans votre cuisine, avec le bouilloire dégueu derrière.
Non, c 'est ça, c 'est chérie, tu veux un thé, un petit thé ? Chérie, tu veux
petit cunni ? Attends, je prends la caméra, je règle, hop, chérie, ça tourne
hop, c 'est parti, tu vois.
C 'était hyper simple.
Mais en fait, moi, j 'avoue, je crois que c 'est ça que je kiffe dans le
C 'est quand je sens que c 'est des vrais gens qui baisent avec amour.
Comme dans la vraie vie, quoi.
Comme dans la vraie vie, ouais, genre.
C 'est vous qui invitez la caméra dans votre histoire, en fait.
Bah voilà, exactement. J 'ai besoin de sentir que ça peut être, ouais, genre,
genre wham, quoi.
Tu voudrais que je revois la vidéo ? Bah ouais, grave, si t 'as moyen, envoie
-la moi.
Pour de vrai ? Bah oui, pour de vrai.
Pourquoi tu me regardes comme ça ? Arrête, je te regarde rien du tout. Les
se connaissent, tu me regardes, tu fais ton regard là. Bah non, bah je sais pas.
Du coup, j 'ai envie de la voir, ma vidéo, maintenant.
T 'as envie de la voir ? Bah ouais, t 'as envie de la voir. Pour de vrai. Bah
ouais.
C 'est pas de boire un mec que t 'as connu un petit moment, faire l 'amour
une autre meuf, c 'est un truc de ouf, quand même, genre.
J 'en touche pas en regardant la vidéo ou pas ? Toi ! T 'en étais sûre ! Mais
quoi ? Mais j 'ai le droit de savoir ! Quand on te donne ça, tu prends ça, toi
Bah ouais, je prends tout ! Putain, t 'es abusé ! Ça te regarde pas ? Mais si,
ça me regarde ! Non, ça te regarde pas, Léon ! Mais Zoé, ça me regarde ! Excuse
-moi si tu regardais une vidéo de moi avec Asia ! J 'ai le droit de savoir ce
que tu vas faire de ton côté ! Eh bah, je peux te dire que ça va être utile,
pote ! Bon, bah c 'était quoi ? Ok, sujet tabou, y 'a pas de problème ! Je
la discussion, je ferme la porte à clé !
On jette la clé dans les rails.
Arrête. Ok, bah moi je descends dans les rails. C 'est quoi ? Je descends dans
les rails pour prendre la clé et j 'ouvre la porte du débat. C 'est
Non, bah tu sais, tu veux qu 'on en parle ? Bon, on en parle.
Moi j 'avoue, je jouis quand je suis toute seule, quand je me sens hyper en
sécurité, je me touche et que je me rappelle quand j 'ai fait l 'amour avec
mec plutôt que quand je suis en train de faire l 'amour avec un mec.
C 'est ce que je veux, hein ? Ouais.
Sur le moment, j 'en rêve bien.
Je suis toute blanche, je regarde mon corps, je suis pas bien, je suis pas à l
'aise, tout ça, machin.
Non mais arrête d 'éprendre ça.
C 'était magnifique.
Ouais, j 'avoue. Non mais prends conscience de toi, arrête avec ça.
Non mais tu vois ce que je veux dire.
C 'est genre quand je suis toute seule, je suis bien, j 'avoue.
C 'est comme, je sais pas, comme genre la mémoire, les souvenirs, tout ça, c
'est un moment que je kiffe, je suis trop bien.
Et je sais que je suis en train de vivre un moment comme déjà un souvenir, comme
déjà un moment qui me touchera plus tard.
Ce sera plus tard.
C 'est récent.
Ah, je comprends, c 'est dans le futur.
C 'est dans le futur.
Dans le futur.
J 'ai oublié de lui donner une note. Tu donnes de 1 à 10.
10, tu donnes 10, carrément.
En fait, c 'est marrant parce qu 'elle a dit pareil.
Mais elle a même son 10, direct.
Tu la quittes trop, elle, si, en gros ? Mais du coup, si un soir, tu vois, je t
'invite à la maison, tu prépares un petit thé... Je sais pas trop de quoi,
vois, mais... Quoi ? Sérieux, tu vois pas ? La sexualité, c 'est gigantesque ?
Excuse -moi, t 'as pas vu la gare ? Pardon ? La gare.
Euh... Quelle gare ? La gare ? Gare du Nord.
Il doit être
8h30,
un truc comme ça.
C 'est 8h12.
C 'est bon.
C 'est beau.
C 'est beau.
Sourire et tout.
Champagne.
Champagne.
Ce matin, il était dans la cuisine, il y avait des flaques dans le salon et j
'avais mis des piles de livres. C 'est pour empêcher le vide d 'entrer, des
piles avec des visages dessus, des mots, des rires entiers à l 'intérieur.
T 'as dit quoi, là ? Rien.
Hop ! C 'est un congrès, en fait. Non, c 'est un... J 'ai rien dit, j 'ai dit
quoi ? Hein ? J 'ai même pas tout dit.
C 'est la garde, c 'est la République.
C 'est quoi ? Ouais.
Ouh ouh ouh ouh ouh ouh ouh ouh ouh ouh ouh ouh
ouh
Pourquoi t 'en fais encore ? C 'est pour faire rien
!
C 'est toi, moi j 'imagine que t 'es en même temps qu 'on se retrouve avec leurs
grands -parents.
Il est 8h15.
Au revoir.
Dans une chambre.
Non, je ne peux pas la manger.
Ça, ça va être quelque chose.
C 'est le côté de la flèche.
C 'est pas dans la flèche.
J 'ai fait des trucs sauvages ! Regarde.
Tu me parles que j 'ai grave fait plaisir, vraiment.
Donc d 'abord, petit... Oh, c 'est trop mignon ! Petit phare.
Ouais. C 'est trop cute. Trop mignon.
Vas -y.
Regarde, c 'est cocooning, c 'est assez cool, ça.
Petit blush et tout, waouh.
Bon, par contre,
maintenant... Par contre, juste, je te coupe, désolée, mais t 'as pris un
testeur. Oh non, je suis con.
T 'inquiète, c 'est pas grave.
C 'est quand même bien. Bon, maintenant, faut que je te montre un truc que j 'ai
pris qui est... I'm savage.
I'm savage.
Ok. Très sauvage.
C 'est quoi, vas -y ? Non, mais que tu vas voir, je te jure, tu vas péter un
cœur. T 'es prête ? Ouais.
Oh my god.
La nouvelle toothpaste.
40 balles. Tu as 40 balles. Oh, mais meuf, elle est incroyable. J 'étais
tellement fière de moi dans le magasin.
Genre, je pensais de ouf à toi.
Ok. Et ensuite, j 'ai pris un petit...
Mais même, elle est vraiment super belle. Et t 'as vu ça ? Je suis choquée.
sais même pas comment j 'ai fait pour la prendre, genre.
Oh, trop bien ! Et je sais que tu fais la collègue de cela. Ouais, tu sais, en
fait, tu sais, j 'ai celui de l 'année dernière et tout, tu vois.
En plus, après, moi, celui -là, il est mieux que celui de l 'année dernière. C
'est trop cool, parce que, en fait, celui de l 'année dernière, le truc qui
était relou, c 'est qu 'il était 40 pouces. Du coup, tu vois, je pouvais pas
trop... Ouais.
C 'est un peu... Bah, tu sais, en fait, je l 'ai pris parce que, tu sais, moi,
je mets pas de maquillage pour aller au collège. Ouais.
En fait, la dernière fois, j 'en ai mis.
En fait, en rentrant, genre, j 'avais des yeux
Du coup, je te comprends.
Genre, j 'ai pas trop d 'intérêt, tu vois.
Ouais, complètement.
En fait, tu penses que j 'ai réfléchi pendant que j 'étais dans le magasin ?
devrait grave confiter nos talents de voleuse pour les trucs qui nous
perdraient, tu vois.
Moi de quoi ? Je sais pas.
Meuf. Tu sais que j 'ai une idée, là. Tu sais que l 'idée a plusieurs dans ma
tête. Vas -y, dis -moi, dis -moi, dis -moi.
Maison du monde. Juste, genre, maison du monde, c 'est trop bien. Viens, viens,
on se met des paniers. Au poubelle. Au poubelle. Comme des viennes.
Mais oui, mais de ouf, on devrait... Je mets là, dans la palais... Vas -y, je t
'en mets.
Mais moi, je vais t 'en mettre en même temps, t 'inquiète. Ok, je vais ranger
tout ça.
J 'ai fait celle -ci ? Non, moi, je veux bien que tu mettes celle -ci. Moi, je
te mets laquelle ? Mais c 'est pareil, vas -y.
Moi, tu peux y aller, tu peux y aller, franchement. Oh, malgré tout, c 'est
beau. Mais franchement, nous, les emplois, moi, j 'ai envie d 'être en
festival, en mode je suis sauvage.
Moi, c 'est vraiment super beau, je suis choquée. De ouf, même moi.
Attends, mais on va pouvoir faire des bêtes de make -up avec ça.
Je l 'avoue.
Franchement, mes emplois.
C 'est comme quand j 'étais dans le magasin.
En vrai, j 'ai pas tant fait que ça.
En fait, le fait que tu sois pas là, c 'est beaucoup moins drôle.
Quand on est ensemble dans le magasin, on s 'éclate.
On est en mode... Je suis sauvage.
Je sais pas, c 'est drôle.
On est là en mode... J 'ai ton regard qui me soutient.
Alors que quand j 'étais toute seule...
Là, genre, c 'est hyper chelou parce que... Enfin, je sais pas, j 'ai pas
kiffé.
Tu penses qu 'il faut qu 'on arrête ? Meuf, vraiment ou pas ? Sérieux, genre ?
Bah, je sais pas, je te pose la question parce que je sais pas trop, en fait.
Attends, mais... Meuf, genre, le truc, c 'est qu 'en soi, il y a une part, t 'as
raison, parce que le truc, c 'est qu 'en soi, tu vois, moi, ma mère, si elle me
chope, c 'est pas du tout la même chose que ton père. Le truc, c 'est que si on
te fait choper à voler, tu vois ? Ouais.
En toi, ce n 'est pas très grave parce qu 'il va juste avoir la flemme de venir
te chercher. Tu me disais quand on avait volé dans cette boutique. Oui, c 'était
trop bien.
Du coup, c 'est trop cool parce que toi, ton père, il va juste avoir la flemme
de venir te chercher pour devoir payer le mascara.
Mais moi, ma mère, je suis un peu relou parce que de une, elle va m 'engueuler
vraiment et de deux, elle va me punir pendant super longtemps. Je ne vais pas
pouvoir sortir.
J 'avoue, c 'est hyper dommage. Surtout que des mascaras et du maquillage, on a
plein. De un, dans six mois, c 'est périmé.
Et de deux ou de trois, je sais plus.
Bah en fait, genre, on se motive même pas, on se sert pas à grand chose en
À la limite, tu vois, si on a faim... Mais voilà.
On pourrait poser dans des entreprises comme ça, tu veux dire. Ouais, voilà.
Genre dans un cas d 'extrême urgence. Mais en vrai, là, c 'est comment ça
devient trop risqué si on se fait choper par nos parents.
Ça,
tu ferais quoi si mon enfant, il vole ? Euh... Là ?
Moi, en vrai, mon enfant, moi, s 'il vole, en vrai, je ne lui dirai pas grand
-chose parce que, enfin, tant qu 'il me le dit et tant qu 'il ne s 'est pas
chopé, c 'est bon, en vrai, tu vois, il fait un peu ce qu 'il veut, en vrai.
C 'est comme la dernière fois, c 'est pas raconté, c 'est là qu 'on attend
jamais. Ah, ok, d 'accord, je ne savais pas. C 'est le cauchemar. En gros, c
'est un monoprix, j 'avais rien fait.
Et en fait, genre, même si j 'avais rien fait, j 'avais l 'impression d 'avoir
fait quelque chose, tu vois.
Et genre...
Je me reprochais quelque chose, il y avait la caissière, le gérant, le
qui me regardaient en mode, mais pourquoi tu fais ça ? Alors que moi, j
rien fait.
Et tu vois, limite, je faisais des stratégies pour rentrer et tout.
Excusez -moi, les filles, quand même. Vous auriez pas un petit petit ? Pardon
Vous avez pas un petit petit ? Non, non, non, désolé.
Pardon, meuf de moi, c 'est ma cara.
Mon mascara.
Si vous voulez, je peux vous vendre mon mascara.
Mais sérieusement ?
Mais Lilou, ça se fait pas. C 'est le principe du capitalisme. Tu manques
quelque chose à quelqu 'un qui ne t 'appartient même pas dans une bande
faiblesse. Ça se fait pas.
Non mais, madame, tenez, c 'est un cadeau.
Meuf ? Bah... Sérieusement, toi, d 'une, tu veux qu 'on vole, et en plus, tu
veux qu 'on soit la mère de Teresa ?
C 'est magnifique !
Je savais que le petit Richard faisait faire la lecture à ses fans.
C 'est cool d 'être une rockstar.
Maintenant, les filles, les fans, les filles, ça les faisait kiffer de le
Elles étaient contentes, mais... Moi, je suis ce genre de meuf.
J 'ai kiffé faire ce genre de truc.
Donc... En vrai...
Entre nous, c 'était bien.
Je prenais du plaisir à faire ce genre de slip.
Jusqu 'au moment où il y a eu une odeur de slip sale et
de slip dégueulasse.
Soit l 'odeur est là, soit elle est là quand l 'odeur part.
Ça pue par sens.
J 'ai un petit truc que j 'ai fait.
J
'ai
fait du make -up, donc.
Excusez -moi, mademoiselle. J 'ai du remettre.
Est -ce que vous auriez une cigarette, s 'il vous plaît ? Oui.
Merci beaucoup.
Et du feu ? Oui.
Voilà, tenez.
Merci.
Aujourd 'hui, j 'étais bien, j 'étais parfaite. Ma mère était très contente.
C 'est ma mère qui l 'a choisie.
Et au moment où il m 'a dit, voulez -vous prendre...
J
'ai dit, je ne veux pas passer
ma vie avec toi.
C 'est ça la vérité.
T 'es comme moi, je t 'ai qu 'appelé direct.
T 'as bien fait de les abandonner à tes parents.
Je sais
qu 'ils nous cherchent et qu 'ils sont
malheureux.
Ils sont perdus mais ils sont malheureux dans leurs rêves et du jour à...
Attendez.
Excusez -moi.
Merci.
Je te jure, il va falloir qu 'on parle sérieusement, c 'est un problème.
Allez,
ça va mieux.
vert très vert vert vert vert vert vert vert vert vert vert vert vert
C 'est trop
bien
de te croiser. C 'est un truc de ouf.
Je t 'ai vu du pont et je me suis dit que c 'est un signe. Il faut que j
la voir.
Et là, je vois que tu fais du top, c 'est juste nickel.
Ah bon, c 'est nickel ? Je
me
suis fait tirer ma carte bleue, en fait, hier. Je me suis fait raqueter par un
mec qui était en train de me faire un kebab.
Oui, oui, mais j 'ai récupéré ma carte bleue.
Le mec s 'est fait rattraper, donc en fait, il n 'y a pas de fou.
... ...
...
J 'arrive tout de suite.
En vrai, en soi, ce n 'est pas grave, mais je n 'ai pas gagné une partie de la
journée. Tu n 'as pas gagné une partie ? Tu imagines, j 'en ai fait 10, j 'en ai
perdu 8, et j 'ai fait 2 nuls. Une, je me suis fait avoir avec un coup du
berger. C 'est le truc.
C 'est pas bon pour ton classement, ça. Ça peut chuter les loups, mais... Bon,
allez, les gars, moi, je vais y aller.
Tu vas où ? Je rentre chez moi.
Non, mais reste un peu. Non, mais j 'ai plein de trucs à faire. Allez, s 'il te
plaît, une dernière partie. Non, mais j 'ai un repas et tout. Allez, non,
sérieux, juste tu finis ta bière et tu fais une dernière, une dernière après,
vois. Une dernière partie, oui. Tu me portes chiant, s 'il te plaît, regarde.
On joue Garmadon. C 'est qui ? Garmadon.
Bah oui.
Légende du Grand Nord.
Ouais, ouais, ouais.
Le gars avec les quatre bras, là.
C 'est ça, croqué par le grand dévoreur.
L 'armée de 12 000 dindons, c 'est lui. Exactement, tu vois, donc on est obligé
d 'accepter. En plus, ça commence fort, tu vois.
G5, ok.
Mais en fait, derrière Garmadon, derrière le pseudo, c 'est Magnus
C 'est qui le Magnus ? C 'est le champion du monde.
Mais tu me charries. Je te promets que c 'est le champion du monde.
Mais le champion du monde, il joue pas sans tout comme ça. Si, c 'est des
c 'est le jeu en ligne, tu peux jouer n 'importe qui. Et là, je joue Magnus
Carlsen.
Ok, attends, attends, attends, on va se concentrer. Faudrait pas que je me fasse
le matin en un coup, ce serait quand même beaucoup moins drôle.
Ok.
Putain.
Cavalier E5.
Cavalier E5. Pourquoi il fait cavalier E5 ? Cavalier E3.
C 'est pas si clair, ça.
Petite erreur de Magnus.
Pour en profiter, parce que c 'est rare. Mais t 'es quelle couleur, là ? Je suis
les noirs, là. Je suis en défense.
Mais j 'aime bien ma position, là.
Ok.
Putain, j 'étais en train de me faire latter tout à l 'heure, et là, je joue
champion du monde.
Cavalier E3.
J 'ai Dame A4. Je prends Dame E5.
Les dames A2.
Il me donne un pion là.
Oui, il me donne un pion. Ok.
T 'es en train de perdre ? Non, non, non, non. Au contraire, j 'aime bien ma
position là.
Mais il faut que je me méfie là. Parce que lui, pourquoi il fait ça ? Pourquoi
il veut jouer la finale ? Putain, c 'est là où il est trop fort. Il y a deux,
trois coups. Je ne sais pas si j 'aurais dû faire ça. Attends, attends, attends.
Là, il me redonne un pion.
Ok. Pion prend, pion prend.
Tour D8.
Cavalier F6.
Roi G2.
Ok. Mais attends, mais j 'ai moyen de le mater là ou pas ? Ouais.
Dame e6, dame a3, cavalier b3.
T 'es sérieux ? Tu sais que je peux le mater là ? Je peux faire échec ? Non,
non, mais il doit y avoir une couille quelque part là.
Dame e3, roi g2.
Pfff. Magnus Harden jouait avec le feu, mec.
Dame e3, roi e6. Je fais coulisser les rois.
Je l 'empêche là.
Dame b3.
Je te promets que je le mate.
Je te promets que je vais mater le champion du monde.
Je te promets, je viens de mater le champion du monde. Je viens de gagner le
champion du monde. C 'est un truc de ouf.
Je viens de gagner Magnus Carlsen.
Putain, meuf.
Oh, le truc de ouf.
Oh, le truc de malade. Je viens de gagner le champion du monde d 'échecs.
Putain, c 'est ouf.
C 'est ouf.
Bien, ouais, je m 'oxyboxe.
C 'est cool, hein ? Putain, à demain, mec.
Adèle, frère. Putain, mais le truc de ouf, quoi ! Oh, le truc de malade !
organza irisé, sentiment trouble sur le canal, tu étais à trois mètres,
lueur qui se prélasse, pyramide de canette,
touffeur dans le jour pâle, j 'avais perdu la connaissance des interfaces.
Au -delà de nos barrières dans le cosmos, troupeau de signes organisés,
annonce.
J .H. sous -relate à J .F. Cali de cœur.
Belles émotions à partager.
A tout à l 'heure.
Il est là, il est là -bas, je peux le voir. Je peux le voir là, il est à 50
mètres, je te le jure, gros.
Mais évidemment, j 'hallucine totalement.
Normalement, pour moi, les mecs comme ça, ça se déplace en hélicoptère un peu.
Je ne sais pas si je vais y aller.
Je ne sais pas si je vais y aller.
Je n 'ose pas, je n 'ose pas.
Allez, vas -y, tu as raison. Tu as raison, on n 'a qu 'une vie.
Allez, c 'est parti, opération tonnerre.
Je comprends rien à ce truc.
Une petite photo, Edouard, c 'est possible ? Ah non, soyez gentil,
Non, non, non, non, je suis désolé. Non, franchement, on n 'a pas le temps.
Ouais, tu me disais. Oui, je te disais que maintenant, même seul chez moi...
Élise n 'a toujours pas rappelé. Non, même seul chez moi, je mets le masque.
Je préfère.
Et quand je me croise dans le miroir, tu vas trouver ça un peu dingue.
Mais je me trouve plus intéressant, plus authentique, plus beau même.
Parce que le masque, c 'est ça qui est extraordinaire.
Et qu 'il n 'exprime rien.
Ni tristesse, ni joie, ni rien du tout.
Je veux plus faire semblant.
Le monde change et je veux plus tricher, moi. Tu comprends ? Ah oui, parce que
nous, on triche, peut -être ? À bosser 12 heures par jour pour vendre des dates
? Écoute, Doudou, on va pas tourner autour du pot pendant qu 'un se plombe.
'as un truc à me dire, tu me le dis direct. Tu veux me lâcher, c 'est ça ?
puis tu me joues la petite crise mystique pour faire passer la pilule ?
! J 'aurais dû m 'en douter. Quand tu m 'as dit qu 'il faut qu 'on se voit, je
me suis dit ça.
C 'est signé d 'avance, ou bien on signe pour 10 ans, ou bien il me dégage.
C 'est qui, c 'est l 'autre petit trou du cul qui t 'a fait des propositions, c
'est ça ? Eh bien lui, alors là, je peux te dire, quand il encule les gens, il
ne le fait pas à visage découvert.
Pourquoi je lâche personne ? Je t 'explique que j 'ai eu une révélation,
me parles de tes contrats.
C 'est toujours pareil, le monde évolue, puis toi tu te cramponnes.
Je me cramponne.
Ce que j 'essaie de te dire, c 'est que je veux rester masqué, voilà.
La neutralité pour moi...
Une nouvelle liberté plus riche, c 'est un visage découvert.
Ce visage -là, je l 'ai tordu dans tous les sens. Je me rends compte que c 'est
comme le masque d 'une vie qui est tombée pour laisser place à une
plus grande.
Excellent ! Excellent ! Oh, vous êtes génial ! Bon, après, je ne suis pas sûr
'avoir tout bien compris, mais bon, moi, je vous le dis, vous me faites rire. Je
vais tout le temps, vous me faites trop marrer.
Je me permets, hein ?
Votre ami ne voulait pas trop, mais je me suis dit, un mec comme vous, c 'est
obligé, il est sympa.
Vous voyez, ça ne le dérange pas.
Il aime ça, même. Pour montrer à ma copine, quand je lui dis bien, elle n 'a
envie de faire.
Ok.
Vous allez bien.
Vous pouvez me faire le personnage du plombier, là, juste fait, là.
C 'est tellement débat quand vous le faites, là. Il y a deux sortes de
mademoiselle. Il y a le tuyau du haut et le tuyau du bas.
Vous connaissez bien.
Merci. Trop fort, en tout cas. Merci beaucoup. Vous êtes encore plus drôle en
vrai. C 'est ouf, vraiment.
Merci beaucoup.
Bon, tu veux arrêter la scène, c 'est ça ? Je sais pas.
C 'est trop frais, là. C 'est trop... Bon.
J 'ai bien une idée, tu me connais, mais... En parler à ce stade, ça me
réducteur. Je voudrais pas me contenter de cocher une case.
Non, écoute.
Bon. Le moyen que j 'ai trouvé pour rester connecté à ma première vie, celle
'avant tout ça, d 'avant les masques, bon, t 'avais compris.
Je te l 'annonce, mais ça me coûte de réduire comme ça des aspirations un peu
indéfinissables. Bon, vas -y, la couche.
La danse contemporaine.
La danse contemporaine.
Tu te fous de ma gueule.
Non, pas du tout. Ah ben, c 'est encore plus gras que je pensais.
Ok, t 'es pas réceptif.
En même temps, je m 'y attendais un peu.
Tu es un acteur, tu es un comique. La danse, c 'est un vrai métier. Il faut
commencer. J 'aime, t 'as des gamines des russes, elles commencent l
'entraînement à deux ans et demi.
Alors il fallait se décider plutôt, mon lapin.
Et puis je ne veux pas être désagréable, mais je t 'ai vu clasher une ou deux
fois sur des pistes de danse dans des boîtes de province.
Le verdict a été unanime, pitoyable.
Pardon, mais je n 'ai pas devant moi le début du début du quart d 'un danseur.
Ça n 'a rien à voir, tu es tellement pragmatique. Je ne veux pas seulement
danser.
Je veux ouvrir un débat chorégraphique.
Je veux être le véhicule d 'une révolution sans visage.
Bon, écoute, de toute façon, tu m 'as toujours limité dans mes aspirations.
Quoi ?
Moi, je t 'ai limité.
Alors là, t 'as la mémoire courte, mon petit pote. Tu oublies que j 'étais le
premier, et le seul d 'ailleurs, à te tendre la main, quand on était encore, à
essayer de faire rire trois potes et ta mère sur YouTube.
Justement, est -ce que tu t 'es demandé ne serait -ce qu 'une seule fois si c
'est ça que je voulais faire vraiment ? Mais j 'ai pas à me demander, je suis
pas ton psy, je suis ton producteur.
Moi, je dis oui, je dis non, je trouve l 'argent, je trouve les dates, je fais
tes costards et tes fruits secs, j 'ai assez de boulot comme ça, je crois. Je
suis désolé, le Édouard que t 'as connu, c 'est terminé.
Il s 'est comme effacé, je ne sais pas comment te dire autrement.
Mais il y a un nouvel Édouard qui est en train de naître.
Un Édouard plus vrai, plus audacieux.
La question qu 'il faut que tu te poses, c 'est est -ce que tu veux produire ce
nouvel Édouard ? Je rêve.
Ça va être drôle au moins, ta danse.
Je ne sais pas.
J 'imagine quelque chose de l 'ordre d 'une incantation chamanique.
Une réflexion chorégraphique sur l 'anonymat.
Non, je t 'en supplie.
Dis -moi que t 'es en train de répéter un nouveau sketch.
T 'as conscience de ce que tu me demandes, là ? Un acte de foi, François.
Non, non, non, pas un acte de foi. Non, t 'es en train tout simplement de jeter
à la poubelle dix ans de boulot. Je veux dire, tes personnages, les accents, les
mimiques, tout ça. Alors, au -delà du fait, parce qu 'il semble que ça t 'a
échappé, que c 'est ce qui nous fait tous bouffer, et toi plutôt mieux que
autres, depuis des années. Bon, je mets ça entre parenthèses. Mais est -ce que t
'as conscience que c 'est pour ça que les gens t 'aiment ?
Les gens, tous ces gens -là, ils t 'aiment parce que tu les fais rire.
Eh ben oui, cette tronche, c 'est ton capital.
C 'est notre capital à tous.
Et j 'irais même jusqu 'à dire que c 'est pour ça que les gens te tolèrent.
Parce que je veux pas être méchant, mais en dehors de ça, tu collectionnes pas
les qualités. T 'es plutôt le genre de mec encombrant.
J 'en sais quelque chose.
Alors, tiens.
Alors, qu 'est -ce que je fais maintenant ? Tu veux que je reparte en
Non, maintenant, écoute, je... Bon, on va pas s 'engueuler. Je vais m 'adresser
simplement maintenant à l 'Edouard d 'avant, alors.
De même bien d 'avant.
Je vais m 'adresser au petit Edouard, le petit garçon tout mignon, tout fragile.
Je vais lui poser cette petite question toute bête. Petit Edouard, est -ce que t
'as envie que dans ta vie, les gens t 'aiment ou que les gens te détestent ?
Parce que le danseur basqué, fais -moi confiance, ça, ils vont le détester. Ils
vont lui jeter des pierres.
Et j 'irai pas m 'interposer parce que je serai bien obligé d 'admettre que c
'est mérité. Alors arrête ton cirque sans souplique, tu m 'écris ce nouveau
spectacle, tu vas aller me faire cette tournée que j 'ai tellement galéré à
reporter, et puis après tu iras danser dans un ashram quand tu veux, avec des
plumes dans le cul si ça t 'amuse, mais en attendant, t 'es gentil, tu vas me
faire tes personnages, tu vas aller me jouer tes accents et tes mimiques, parce
que moi je veux pas mettre la clé sous la porte à cause d 'un pangolin, à cause
d 'un bout de tissu, d 'un morceau de slip avec des élastiques.
Parce que moi, en astronome, j 'ai des gosses à nourrir. C 'est quand même une
autre chanson, ça.
Oh ! Tu as vu dans quel état tu te mets ? Je te mets...
Voilà.
Allez, vas -y, on y va ! Oh, t 'es long !
T 'as payé ? Ah oui, j 'ai payé.
Sérieux, t 'es pas bien ici, sans déconner.
C 'est pas mieux qu 'Astrasbourg.
Installe -toi, je te dis.
Pourquoi pas ?
Tu me dis pourquoi pas, je te parle de belle ville et toi tu me dis pourquoi
pas, mais t 'es un ouf ou quoi mon gros ? Belle ville gros, belle ville.
Dans le Blast il y a tout qu 'est ville, ça va ? Dans le Blast il y a tout qu
'est ville, belle ville.
C 'est pas Strasbourg gros, Strasbourg elles sont les restas, il n 'y a que le
bois, il n 'y a rien d 'autre. À Strasbourg ? Et Arsène Wenger est
Strasbourgeois ? Arsène Wenger il est de Strasbourg. Il est de Strasbourg,
Arsène Wenger.
Il a tellement honte de Strasbourg qu 'il est parti à Arsenal, qu 'est -ce que
tu me dis ?
J 'ai jamais vu Arsène Wenger au FC Strasbourg.
Moi, je te parle d 'un mec sérieux. Attention, là, gars.
Edi Michel, tu connais Edi Michel ? Oui, je connais Edi Michel. Là, là.
Tu vois ? Au 35, là, c 'est là qu 'il est mort. C 'est là qu 'il est né. C
là qu 'il est mort, mon gars.
Pas mort, Edi Michel.
Mais je sais qu 'il n 'est pas mort.
Quand je te dis mort, c 'est d 'un point de vue spirituel. Quoi ? Parce que le
gars, il a grandi ici, là, au 35.
Il a grandi qu 'avec des frères musulmans.
Il s 'est converti.
Il s 'appelait Mehdi.
Je te jure, c 'est vrai.
Et du coup, à la mosquée pour chambrer, il l 'appelait Mehdi Michel. Qu 'est -ce
que tu me racontes ? Je te jure que c 'est vrai. Mehdi Michel.
Je te promets que c 'est vrai. Mais c 'est toi qui me chambres là. Qu 'est -ce
que tu me racontes ? Mais c 'est l 'histoire, gars.
C 'est les labels, ils n 'ont pas voulu. Ils ont voulu se la jouer sur ta tête.
Du coup, de Mehdi Michel, c 'est devenu Mehdi Michel.
Mais à la base, c 'est un mec surdictif, je te dis.
Tout le monde l 'appelle Mehdi quand il revient. Et Mehdi Michel, de base, il
était là dans Bellevue, il traînait avec des héros de ce genre. Mais obligé,
gros. Regarde
Des rebeux, des renois, des... Mais là, on s 'est retrouvés tout à l 'heure.
Rue Saint -Mort, tu crois que c 'est quoi ? Ça va, gars ? Ah, j 'ai oublié. J
'ai oublié la prochaine.
Rue Saint -Mort. Rue Saint -Mort, c 'est quoi ? C 'est un pub de renois.
Autant des mérovingiens, mon gars.
Les mérovingiens, ils sont arrivés ici.
Tout le monde les kiffait. Ils faisaient des teufs de ouf.
Les timales, ils n 'avaient jamais vu ça. Ils ont organisé le carnaval de
Belleville. Carnaval de Belleville, t 'as déjà entendu parler.
Une dinguerie.
Marco ça a coupé des calais à tous les coins de rue, enfin bon tu vois, ça
ramène la petite friandise exotique, tu vois ce que je veux dire, du coup ça
ramène l 'oseille, la blinde, il y a un mec, il a pas kiffé, c 'est un blanc, il
a pas kiffé, il est arrivé, bam, il a shooté le roi du carnaval, j 'ai tué, j
'ai tué un mort qui dit, j 'ai tué un mort, du coup ils ont érigé en teint le
roi du carnaval, tu vois ce que je veux dire, tu vois ce que je veux dire, reste
ici deux minutes j 'arrive, reste ici à ce que je te dis, c 'est ici que ça se
passe mon gars, va où ?
Il vient de mal.
Non ! Toi, viens ! Qu 'est -ce que vous, là ? C 'est hyper dangereux ! C
'est vert, là ! Attends -toi, toi ! Fais pas le foufou, là ! T 'es con ou quoi
? Que ? des mecs de ouf
ici, mon gars. Que des mecs de ouf. C 'est un bastion.
Arrête de me parler de tout ça.
Écoute ce que je te dis.
Tu sais d 'où ça vient, Belleville ? La commune de Belleville. Les communards.
La révolution française.
Tu vois ? Tu vois l 'histoire.
Tu sens l 'histoire.
En plus, t 'imagines quelque chose.
Mais... Tu respectes pas, là.
Tu respectes pas.
C 'est vrai. Ça sent la Zermi. C 'est ça que ça sent. Voilà, c 'est tout. Ça
sent la Zermi.
C 'est pour compte de Paname, ici. Tu vois ? C 'est ça que je veux dire. Mais
ils sont là.
Et nous, on est là.
Et on restera là. Et toi, tu vas venir ici. Et on sera là pour toi.
Strasbourg, je suis déjà là.
Strasbourg, on est là.
Paris, vous êtes là. Mais pas Paris ! Je te parle de Paris et toi, tu me parles
de Paris, gros.
Regarde autour de toi.
Ça, c 'est le cœur de Paname.
Ça, c 'est le cœur de Paname. C 'est pas Paris, ici.
C 'est pas Paris.
Attention, il y a du vilain. Rue des Vilains, tu connais ? Tiens, vas -y,
on va passer Rue des Vilains, tu vois.
En vue des vilains, c 'est là qu 'il y a eu les premiers raves de feuilles.
Tous les 20 ans, il y a un gros délire.
14 -18, c 'était les Polonais.
39 -40, c 'était les feuilles.
60, les Maghrébins.
80, les Asiatiques.
Que du vilain.
Mais ils nous mettent ici ensemble, pas de problème.
On est une famille, on est un gang.
C 'est ça, le gang de Belleville. Le gang des postiches, ça, j 'ai entendu
parler. Moi, j 'ai perdu deux reflets dans le gang des postiches. Le gang des
postiches. Ça va, les gars ? Ça fait plaisir.
Moi, j 'ai perdu les ressources de la gang des postiches. C 'est une gang des
postiches. C 'est la génération du temps.
Toi, t 'es la pose biche de tout.
Tu vins de toi.
C 'est la vérité.
Tu t 'enflammes. Respecte un peu.
T 'as raison.
T 'es content.
C 'est vrai.
Ils ont pas ces deux potes qui tournaient dans le film.
Le gang des postiches. Ah, c 'est ça le truc.
Ils ont pris des mecs du TK, sinon il n 'y avait pas moyen de tourner le truc,
tu vois. Ah, bien sûr. Les mecs, ils ont fait, qu 'est -ce que vous voulez faire
? Ah, mais nous, on fait des cascades, ma vie, c 'est une cascade, mon frère,
vie, c 'est une cascade dans ma vie, moi, pour tout, tout ce que tu veux, je
fais. Ok, les gars, bam, on a donné des flingues, mais on n 'a pas dit que
dedans, il fallait mettre des balles à blanc.
Des balles à blanc.
Tu vois, du coup, les deux gars, bam.
Merci d 'avoir zingué comme des merdes devant tout le monde.
C 'est pas une scène dans la scène, ça, s 'il te plaît.
C 'est pas une folie, c 'est ça, belle ville.
C 'est cinéma en plein air, mon gars.
C 'est un cinéma en plein air. Dans le cinéma, ils se font choper.
Artistiquement parlant, c 'est là que ça se passe. Il n 'y a que des histoires
de bouffe comme ça.
Les deux blancs que tu vois là. Qu 'est -ce que tu me parles de shit ? D 'où tu
fumes du shit ? Depuis quand tu fumes du shit, toi ? Depuis quand tu fumes du
shit ? La famille, elle sait que tu fumes du shit.
Arrête de faire le foufou comme ça. Arrête d 'être... Concentre -toi sur ce
je te dis, là, plutôt que de me faire cramer devant tout le monde.
Tu me rends ouf.
Qu 'est -ce que je te disais ? Les artistes.
C 'est ici qu 'ils sont aussi.
Là où il y a misère, il y a artistes.
Là où il y a artistes, il y a la fête.
Là où il y a la fête, c 'est les guinguettes. Tu connais les guinguettes
Viens, on va passer, là.
Non ? Tu connais les guinguettes ? Les guinguettes, si, le truc, la balmusette,
tu sais.
Tu vois ? Après -guerre, là, tu sais, les beaux Français, là, qui faisaient
javas, je sais pas quoi, là. Tu vois le délire ? Les guinguettes ? Ouais, les
guinguettes. Mais ça, c 'est pareil, c 'est pas français, ça vient d 'ici. C
'est les Algériens, la libération de l 'Algérie.
Il y en a certains, ils ont dû faire les valises.
Qu 'est -ce qu 'ils ont fait ? Ils sont venus ici, à la commune des Vilains, tu
vois. Qu 'est -ce qu 'ils ont fait ? Ils ont fait comme les Renois, tu vois. Ils
ont fait des teufs de tarbasse amère.
En voyant ça, les gens, ils ont dit, dis donc, c 'est bingué.
Le bingué avec un coup dans le nez, c 'est devenu assez guingué.
Et les bobos blancos, là, du centre, ils ont repris ça et ils ont dit, ouais, c
'est à la guinguette. C 'est guinguette.
Voilà. Putain, c 'est où ? Tu vois le délire ? Vas -y, viens. Oh non, non.
Non, non, non, on a flemme, là, debout, quoi. C 'est la tête de ma mère, trace,
putain, il y a la bague. C 'est quoi, c 'est quoi, c 'est pour le plaisir de
faire un jogging, gros ? Mais je sais pas, frère, le petit tournailleux, tout
l 'heure, là, j 'ai pas... T 'as tué tout, ici ? Mais j 'ai envie de feu, là.
Mais dis, on a beau être un gang, une famille, c 'est ce que tu veux, machin.
Pourquoi il y a la bague qui trace comme ça ? Pourquoi tu traces quand il y a la
bague ? C 'est quoi ton délire, là ? Je sais pas, je sais pas.
J 'ai pas l 'habitude, là, putain.
Ça monte pas comme ça.
Attends ! Attends ! Attends ! Viens là ! Viens là ! Viens là ! Attends ! Attends
! Attends ! Attends ! Attends ! Attends !
Attends
!
On est à combien de mètres de hauteur ? Je sais pas.
Mais dis un truc.
C 'est pour rigoler, gros.
Qu 'est -ce que tu fais ? Sociabilise un peu.
Dis un truc.
1200 mètres.
1200 mètres.
Oh là là.
Franchement, tu peux mieux te fermer ta gueule en refaisant ça.
On est à 200 mètres déjà, c 'est énorme ! C 'est pas un truc de fou !
Est -ce que ça te dit que je te les tire ? Ok.
Alors, ferme les yeux.
Choisis en trois.
Ok.
Ok ! Déjà, tu as tiré
trois arcanes majeures. Et ça, ça n 'arrive quasiment jamais.
Donc ça veut dire que la période que tu vis en ce moment, c 'est un
bouleversement pour toi.
Ta première carte, c 'est la maison de Dieu.
Et ça veut dire qu 'il y a une situation dans ta vie qui ne te convient plus.
Et il faut que tu laisses cette situation s 'effondrer.
Et que tu ne retiennes surtout pas parce que c 'est plus fort que toi.
Ensuite, tu as la lune. Et la lune, c 'est la petite lumière que tu vois quand
tout est sombre.
Donc, c 'est ça qui va t 'aider. C 'est ça qu 'il faut que tu suives.
Tu vois, c 'est les messages que tu entends dans le silence.
Et ce qui est trop beau, c 'est que si tu arrives à écouter, tu arrives à la
carte de l 'impératrice qui est là.
Pour moi, c 'est la plus belle carte du jeu.
C 'est celle que je préfère parce que c 'est l 'abondance, le pouvoir féminin.
Je sens qu 'il y a une forte créatrice qui est en train de naître en toi.
Et juste, il faut que tu te souviennes que si tu te sens
perdue et si tu as l 'impression que ça va nulle part, à un moment,
C 'est normal.
Parfois, c 'est comme ça.
Ça va ? Ouais.
J 'espère que... que t 'es pas en train de me prédire qu 'il va m 'arriver un
truc horrible.
Non.
Vraiment pas du tout.
Je sais pas pourquoi, mais... J 'ai toujours tendance à foncer dans des
situations où je sais que ça m 'annule partout.
Oui, je comprends.
Mais...
Moi, ce n 'est pas du tout comme ça que je les tire.
L 'idée, c 'est que ça te donne un point de vue sur ce que tu vis et que ça
t 'aide, ça te guide.
Ce n 'est pas du tout prophétique.
Ça me touche que tu me tires des cartes.
Mais je sais pas, j 'ai l 'impression qu 'il y a... Je sais pas, il y a un
endroit en moi qui croit pas vraiment, tu vois.
Oui, je comprends, ouais.
Tu vois, ce tirage que tu dis, c 'est vrai, ça veut dire quoi, quoi, tu vois ?
Bah, ça, je peux pas trop y répondre pour
toi, mais...
Tu vois, par exemple, au XVIIIe siècle, en Sardaigne,
il y avait un vitre roi.
Et une nuit, ce vitre roi fait un rêve.
Il rêve qu 'il y ait un bateau qui accoste en Sardaigne.
Et les personnes qui sortent du bateau répandent la peste partout dans la
Et toute sa ville est complètement détruite.
Et c 'est l 'horreur totale.
Et le lendemain matin, il y a vraiment un bateau qui arrive en Sardaigne.
Et du coup, lui, il refuse que le bateau accote.
Et là, tout le monde le prend pour un malade.
Mais lui, il reste sur ses positions et il renvoie le bateau.
Et du coup, le bateau va à Marseille.
Et là, les personnes descendent.
Et toute la ville a la peste.
Tu pourrais sauver une île, par exemple.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Il y a un
truc qui est coincé, genre juste là.
Tu sens pas ? T 'as du mal à te laisser faire.
Vas -y, toi.
J 'allais dire que tu as peut -être raison. Peut -être que je suis un peu
bloquée dans mon corps.
Je te comprends.
J 'ai vu encore un autre truc qui était trop intéressant.
C 'est que dans 10 ans, on n 'arrivera plus à distinguer les étoiles.
Dans le ciel, des satellites en mouvement.
Et tu sais pourquoi on envoie toutes ces étoiles ? Des satellites dans le ciel ?
C 'est pour que partout sur la Terre, tout le monde soit relié à Internet.
Et on y sera même obligés.
Parce que si on refuse, on accepte qu 'on participe à un foutage de gueule
général et que tout ça n 'a aucun sens.
Je te comprends, tu vois.
Tu sens qu 'il y a un truc qui bloque, c 'est que c 'est trop bizarre tout ça.
Mais tu sais qu 'un siècle commence vraiment à partir des années 20.
Ah bon ? Tu vois, comme le XXe siècle, après la Première Guerre mondiale,
pendant les années folles.
Et là, ça va commencer maintenant.
C 'est ça que tu sens.
Je vais me prendre une bière.
Je t 'en prie.
Merci.
Merci.
Merci.
Je vous retrouve à mes côtés, esprit nouveau, cœur en été.
La lumière court sur nos pensées, caresse les murs et les reflets.
Et tout est en, tout est en volée, parfois
la nuit avance.
Attends le soir pour les...
Sous -titrage ST' 501
J 'ai vu la ville qu 'a fermé, l 'envie d 'attirer par l 'éternel, et ce pouvoir
qui nous consomme, peut révéler ce que nous sommes. Pourtant notre rêve à l
'école, avant nous l 'on trouvait tout seul, tandis l 'été ne conflit pas.
Et tout est temps, tout est en volée, parfois la
nuit s 'avance.
Attends -le -toi pour des...
Le ciel nous regarde.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.