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C 'est -à -dire que tu passes trois heures sur chaque phrase, t 'auras
fini.
Tu t 'en vas ? Ouais, temps de passer chez moi et de me mettre au boulot.
Tu sais que j 'en ai marre, je voudrais qu 'on prenne un appartement maintenant.
Avec un seul salaire ? Parce que moi j 'en veux un grand, cher.
Ouais, si t 'es pas embauché, au journal au moins t 'étais salarié.
Bah ouais.
Bon,
c 'est encore en construction, mais ça va être génial. Le type est assez
dragueur. Cela dit, ça peut valoir le coup pour toi, parce qu 'il est très
copain avec le PDG de l 'Institut. Ah, ben merci. Non, mais tu rigoles. Il est
dans le costume.
Bonsoir.
Bonsoir. Bonsoir.
Bonsoir.
Merci.
J 'ai tombé. Mon pantalon est déchiré. Désolée ma mère. C 'est chaud.
Je crois qu 'il n 'a pas payé le sac en choc.
Allez -vous couper mon nuque.
Je vais la manger. Ah non.
C 'est pour moi. C 'est tout ce que tu veux là -bas.
C 'est dur avec moi.
Désolée, je dois rentrer. Ah non, vous vous sentez... Non, je regrette. Je vais
promener à mes amis de rentrer avec eux. Mais je vous appelle, j 'ai votre carte
et on déjeune dans la semaine tranquillement. Je pensais peut -être
demander quelques conseils pour mon travail.
Avec moi, on ne déjeune pas, on dîne.
Oui, comme vous voulez.
Alors merci, au revoir.
Réveillez -vous.
Esther ! Esther ! Esther
!
Alors, où t 'étais ? Ça fait des heures que je te sers. Je suis désolée.
Je vais t 'expliquer. On y va ? Attends un second.
Je suis cherchée avec Henri, et on a regardé partout dans la chambre, on a
trouvé un truc bizarre, il y avait du sang sur le sol dans la salle de bain,
on a regardé partout, il y avait des personnes, on avait peur de tomber sur
cadavre. Alors ? Non, on a regardé partout.
Non.
Je me sens pas fatiguée. Vous voulez prendre un verre ? Pas longtemps, alors.
Un peu plus bas, c 'était l 'articulation et les ligaments qu 'il
Tétanos qui est en rail ? Je crois.
La fermière vous ferait un rappel.
Comment vous vous êtes fait ça ? Je suis tombée sur des éléments métalliques
dans un chantier à un outil, je pense.
Faut arrêter le chantier alors, parce que vous êtes pas douée.
Ça vient pas d 'être fait, ça a au moins 3 ou 4 heures. Pourquoi vous avez
traîné comme ça ? Euh...
Je ne me suis pas aperçue que j 'étais blessée, en fait.
J 'ai vu ça plusieurs heures après, et là, j 'étais au café, et je n 'ai pas
pensé que c 'était... Vous n 'êtes pas aperçue. Vous n 'avez pas eu mal ? Non.
Maintenant, oui, j 'ai mal, même au café, mais sur le coup, non.
Je n 'ai pas vu le sang, il faisait sombre.
Ce n 'est pas très normal.
Dans le domaine du traumatique, il serait que beaucoup de choses sont
mais quand même, avec une blessure comme ça, on sent quelque chose.
Je ne sais pas, là, je sens ma jambe normalement.
Je n 'ai pas dû faire attention.
Vous vous êtes distraite.
Vous êtes sûr que c 'est votre jambe ? Je rigole, je suis fatigué.
Bon, vous sentez ma main ? Oui.
Alors je vais vous faire un petit test.
Rond, pointu. Vous regardez pas, vous me dites.
Regardez pas.
Rond.
Pointu.
Pointu.
Je vous ai pas touché. C 'est bien, je vous ai anesthésié.
Vous allez sentir une petite piqûre, après vous sentirez rien.
Faudra peut -être prévoir une intervention pour combler la perte de
La cicatrisation suffira sans doute pas.
C 'est -à -dire ? Vous risquez de garder une peau pas très nette avec une
dénivellation. Comme ça, regardez.
Avec une grève de peau, ça ira, ces quelques jours d 'hospitalisation.
Je vais voir.
C 'est pas une nécessité médicale, hein.
Mais il vaut mieux, parce que sinon, ça va être moche.
Bah, si c 'est pas une nécessité médicale, pour l 'instant, je préfère
Écoutez, réfléchissez.
De toute façon, il faudra qu 'on se revoie pour surveiller la cicatrisation.
en reparlera à ce moment -là.
Voilà.
Coucou.
Pourquoi t 'es pas allée directement aux urgences en prévenant Sandrine ?
Toi, tu te blesses.
Tu vas boire un coca, tranquille.
Je sais pas, j 'étais choquée.
Eh !
J 'ai assez envie de sortir, moi. J 'ai bien bossé cette nuit. Tu voudrais pas
aller manger dehors ? Non, j 'ai pas envie.
Bon.
Je trouve quand même bizarre que t 'aies rien senti.
Le médecin a dit que tout fonctionnait normalement.
Et pourquoi pas un tour en bateau sur le canal ? Non, ça te dit rien non plus ?
Bah vas -y alors, toi, propose.
Qu 'est -ce que j 'ai ? Rien.
Rien, je sais pas, écoute, t 'as la moitié de la jambe arrachée, tu t 'en
pas compte, elle achète des fleurs, tu te retournes, tu te grattes, alors... Tu
te rends compte que c 'est bizarre, non, cette histoire ?
Non,
tu réponds pas.
Écoute... Si t 'as pas envie de sortir, tu me dis j 'ai pas envie de sortir,
mais tu me le dis, c 'est tout. Tu m 'as pas cherché 50 idées pour changer de
sujet à chaque fois. Enfin, je viens de te le dire, j 'avais pas envie de
sortir. Eh ben moi, j 'ai plus envie de parler de cet accident.
Tu voulais draguer, avant ? Non.
T 'es sûre ? Parce qu 'aller se promener la nuit sur un chantier pas éclairé,
moi je trouve ça un peu bizarre.
Faites -moi si j 'ai une proposition.
Une fille ? De travail.
C 'est quoi ?
affectés par un chasseur de tête parce qu 'ils veulent renouveler leur image.
Je les intéresse comme journalistes économiques.
Je travaillerai dans l 'équipe qui doit trouver une nouvelle stratégie de
communication.
C 'est génial.
Je ne suis pas sûr.
C 'est excitant, ça fait du fric, c 'est un nouveau job.
Ça risque aussi d 'être un boulot un peu pute, alors je ne suis pas sûr. Je te
montrerai le dossier si tu veux.
Tu vas avoir un costume.
Je fais ça, tu t 'en rends compte ou pas ? Non
Voilà, je l 'ai lu.
Il y a juste quelques questions que j 'ai notées en marge. Vous précisez un
pour le client.
D 'accord.
Mercredi soir, ça ira ? C 'est un peu court, mais je l 'aurai promis. Même
mercredi matin, si vous pouviez.
Oui, bien sûr.
Sinon, c 'est bien.
C 'est une bonne analyse.
Merci.
C 'est chiant, ce que je fais.
Un paquet de trucs, genre tâches administratives.
Ça me fout mal au crâne.
Moi, c 'est pas chiant du tout, mais c 'est fatigant, le délai court.
C 'est fier.
Tu peux venir ? Et merde.
Bon.
On prendra le café plus tard.
OK.
Tu viens prendre un café ? Euh, non, là, j 'ai un boulot monstrueux, ça marche
pas du tout, et si je m 'arrête, je suis foutue.
Ah.
Bah, t 'arrêtes pas, alors.
Écoute, si tu restes plantée à côté de moi comme ça, je vais pas y arriver.
Ça va.
Je veux pas te déranger, je veux juste aller prendre un café dehors pour
l 'air un peu.
Allez, on y va, et en rentrant, je te fais, moi, ton travail. Ça doit pas être
très compliqué, hein.
Je rigole.
J 'ai enfermé dans mon bureau depuis ce matin. Je ne suis pas descendue manger.
Mon bureau...
Si t 'es blessée, t 'as une armoire à pharmacie près de la photocopieuse.
Ah ! Je savais pas, je vais y aller.
Mais attends, comment tu t 'es entaillée ? Avec un truc en fer.
J 'ai compris, mais qu 'est -ce que tu faisais avec ce truc en fer ? Je m
'entaillais.
C 'était super fiscal, sans danger, j 'avais déjà une blessure, mais...
Enfin bref, on parlera une autre fois.
Mais pourquoi t 'as fait ça ? Je sais pas.
Je me demande d 'un coup si j 'ai pas employé à contresens cette expression
à l 'heure, le cas échéant, dans la première partie de ce que j 'ai rédigé
matin.
Toi, c 'est quoi ce que tu fais là ? C 'est une présentation pour le ministère.
Ah, mais cool !
Ça doit être particulier comme auditoire, il va falloir s 'adapter.
Daniel m 'a rendu mon rapport.
Faut que je développe mieux deux, trois points.
Pas que je sois tentée de reprendre tout, mais bon... Pour l 'ensemble, c
positif, ça va.
Je te laisse bosser.
Non, on va prendre un café, ça attendra.
Non, il faut que je... Il faut que j 'aille vérifier ce contre -sens, sinon
va me travailler, j 'ai un doute.
T 'en fais pas.
Attends, Vincent est là ce soir ? Ah non, il doit bosser.
Alors viens bien chez moi.
Je dois voir Thomas, mais tu peux dormir dans le salon.
J 'arrive ! Esther, réponds -moi. Pourquoi t 'es fermée ? Ouvre ! Ouvre
! Je suis désolée, j 'ai fermé mécaniquement.
Mais je t 'ai répondu.
Tiens. Merci.
C 'est pas possible, c 'est pas toi qui as fait ça.
Non. L 'essentiel, c 'est ce que je t 'ai dit, mon accident à la fête, là.
Mais regarde pas, vas -y, j 'arrive, je dois me désinfecter.
Arrête de me regarder.
Excuse -moi, tu veux pas me laisser 5 minutes ? J 'arrive.
J 'espère que t 'as pas touché à mes casseroles.
C 'est moi le chef ce soir.
J 'ai décidé de te faire profiter de mes talents de cuisinière.
Ils sont assez médiocres, c 'est vrai, mais enfin bon, on sait jamais.
En tout cas, ça sent bon.
Tiens, j 'en ai fait livrer un pack de douze.
Tu sais, j 'ai l 'épicerie en bas de chez moi, je téléphone et ils montent, c
'est pratique.
Faudra quand même que je travaille ce soir.
Je dois rendre mon rapport mercredi, ça fait un peu juste.
D 'accord.
Tu sais, je sais pas trop quoi te dire pour ces blessures.
Bah je sais pas rien.
Ah non mais parce que ça m 'inquiète quand même.
En fait ça t 'a pris comme ça, ça va pas recommencer.
Non je vois pas pourquoi là, j 'ai pas réfléchi.
Non mais moi je dis ça parce que sinon tu peux voir un médecin et prendre un
médicament. Moi j 'en prends des fois quand je suis déprimée ou angoissée.
D 'ailleurs tu peux voir mon médecin.
Sauf qu 'avec ces blessures il risque de t 'envoyer à l 'hôpital psychiatrique.
Moi, je te connais, mais bon, pour un regard extérieur, ça paraît
Je sais pas, de toute façon, ce sera pas nécessaire.
Thomas vient pas ? Euh, non.
Il a annulé.
Mais bon, je m 'en fous, moi, tu sais, du moment où je passe pas la soirée
seule.
Ta présentation pour le ministère, t 'avances ? Bah... Comme ça.
J 'en ai tellement marre, tu sais.
J 'aimerais changer de poste. Depuis le temps, avoir plus de responsabilités.
Avec ce que je fais, vu les clients dont je m 'occupe déjà, je devrais passer
directrice d 'études. C 'est ça qui me plairait. Enfin, le salaire, surtout.
Enfin, tu verras. Quand tu seras chargée d 'études, moi, je me sens larbine.
J 'espère que je verrai. Je commence à douter.
D 'ailleurs, demain, c 'est la fête annuelle.
Je vais aller voir Maudier et lui demander si il compte m 'embaucher ou
À ta place, je ne ferai pas ça.
Tu peux aussi me griller.
Alors ? J 'ai embauché.
Je commencerai dans une dizaine de jours avec les bijoutiers, tu sais.
Mais félicitations.
Qui va diriger ça ? Moi.
Je ne suis pas embauchée comme chargée d 'études en fait, mais comme directrice
d 'études. Enfin, directrice d 'études juniors.
C 'est beaucoup pour ma connaissance du Moyen -Orient.
Eh ben.
C 'est formidable.
Pas beaucoup d 'expérience, mais... C 'est vrai que bien avec Chris Junior, ça
fait bien.
Ça t 'ennuie ? Non, c 'est moi qui t 'ai fait entrer ici.
Ça me fait un peu drôle, moi qui suis là depuis 5 ans.
Je suis contente pour toi.
Tu es capable d 'assumer tout ça en ce moment.
Oui, ça me demandera sûrement beaucoup de travail au début, mais ça ira.
Sûrement, je ne fais pas de soucis.
Je vais peut -être travailler pour toi, alors.
Merci.
Non, c 'est bon.
Laissez -t 'enlever. Tu ne sais pas ce que tu perds, ma vieille. Elle est hyper
bonne.
Écoute, je suis désolé.
C 'est stupide.
Désolée.
J 'étais paniquée, je n 'ai pas su quoi faire.
Elle est jalouse.
C 'était déjà un peu comme ça à la fac, mais là... Sauf que moi, je suis pas
responsable de ses échecs.
Enfin, moi, j 'ai plus envie de l 'avoir.
Sinon, j 'ai pensé, cet après -midi, puisque je vais avoir ce travail stable
que t 'as décidé d 'accepter pour la banque, pourquoi est -ce qu 'on achète
au lieu de louer ? En prenant un crédit, on fait des travaux, on se fait un
endroit qui nous plaît vraiment.
Comment tu peux m 'assurer que ça va pas recommencer ? T 'es incapable de me
donner une explication cohérente.
Ça s 'était jamais produit et je compte pas... Non, mais je m 'en fous de ce que
tu comptes faire ou pas. Tu l 'avais prévu, ça ?
Rien que toi, là. Vas -y, remontre -moi.
Non, j 'avais pas prévu, mais je ferai en sorte que ça se reproduise pas.
Si tu me crois pas, qu 'est -ce que tu veux que je te dise ? Tu doutes toujours
de tout.
J 'ai été embauchée, tu t 'en fous ? Non, non, non, je m 'en fous pas du
Je suis très content que t 'aies été embauchée, je vais me renseigner pour ce
prêt. Mais ça, comment je dois le prendre, là ? C 'est insupportable pour
voir ça.
Tu me dis rien, là. C 'est pas possible que t 'aies rien à dire.
Je t 'ai dit, j 'ai eu envie.
J 'ai pas réfléchi, je sais pas pourquoi, j 'ai fait une connerie, je la
pas. Enfin, mais d 'où ça t 'est venu, une idée pareille
Mais ça te plaît, ça ? Ça te plaît, ça ? Arrête, tu me fais peur.
C 'est toi qui me fais peur.
Vous m 'approuvez ? Non.
T 'aimes pas ton corps ? Si, il est bien, mais... Ça, c 'est récent,
quoi. C 'est à cause de cet accident.
L 'autre jour, c 'est ça ? Peut -être, je ne sais pas, Vincent, tu me poses des
questions ? Bon, ok, allez, c 'est fini.
De toute façon, je te connais, je ne vais pas me mettre à douter de toi. Tu
dis que ça ne se reproduira pas, ok, j 'ai compris.
Je suis désolé de m 'être énervé, Esther.
On va se faire beau, puis on va aller fêter ton embauche, tu veux ?
On passera à prendre des affaires chez moi, je vais m 'installer ici dès ce
soir, comme j 'ai plus besoin d 'aller bosser chez moi.
Puis même, de toute façon, je serai plus tranquille.
OK ?
Nous devons comprendre avec précision quelle est l 'image d 'IVAR hors d
'Europe, notamment dans les marchés où les référents du luxe sont très
différents. Notre objectif premier est de pouvoir communiquer aux responsables
locaux une base de données pour asseoir leur stratégie sur place de façon
indépendante. Nous devons connaître la place du luxe et notamment de l 'univers
joyé, les référents majeurs sur les marchés et leurs attributs d 'image et
sûr l 'image IVAR.
Nous voudrions aussi avoir un retour sur les études qui ont été effectuées en
Amérique du Nord, au Brésil, en Asie, au Moyen -Orient. On a un budget
conséquent pour ça.
L 'enjeu est fondamental pour notre marque, même si on sait qu 'on ne peut
faire des études dans tous les pays. Oui, de toute façon, je pense qu 'avec
pays, on doit pouvoir avoir une image assez précise de l 'ensemble.
Mais il faudrait faire un choix de zone culturelle en fonction des marchés les
plus importants pour vous.
Daniel nous a dit que vous aviez une certaine expérience du Moyen -Orient.
Oui. Enfin, je ne suis pas complètement spécialisée, mais j 'ai étudié le Moyen
-Orient, les déséquilibres économiques, et j 'ai passé du temps sur place.
Vous pourriez peut -être nous aiguiller.
J 'espère.
Nous allons travailler ensemble sur la proposition.
Esther s 'occupera plus particulièrement de cette partie.
Toi qui voulais travailler sur des études internationales, on peut dire que
es servi.
Tu as de la chance de travailler sur ce genre d 'exploratoire.
Comparé aux thèses de PAC et de produits... Bon, je te laisse préparer
projet. Tu peux prévoir plusieurs volets d 'études, étant donné tout ce qu 'ils
demandent. Ils ont l 'air d 'avoir de l 'argent pour le dossier. Ça peut te
permettre une étude lourde. D 'accord.
On dégagera tout ça dans la semaine. Ils t 'ont changé le fauteuil ? Oui, merci.
Tout est parfait.
Très bien.
T 'as toujours mon pantalon beige ? Oui, je l 'ai donné à nettoyer, ils n 'ont
pas pu retirer les tâches. Je te fais un chèque si tu veux te le racheter.
Non.
Enfin, si, après tout, je t 'ai payé 900 euros.
Non, je rigole.
90.
J 'ai pas le temps, là. Je te le fais tout à l 'heure, je te le dépose à l
'accueil.
Dans la chambre, vous l 'avez, Anda ? Et lui, il a dit quoi ? Mais elle fait
combien de mètres ? Faut que je te laisse, mon dîner vient d 'arriver.
Ah non, il n 'y a pas d 'heure.
Ciao.
Merci. Non, non, laisse, je m 'en occupe.
Ah, fais voir comment ça sent.
Là.
Laisse ça, je te dis, je m 'en occupe.
D 'ici quelques jours, il faudra laisser à l 'air, je pense, pour que ça sèche.
Oui, ben, je verrai.
Oh, mon cœur.
Ils ont mis ta petite tête sur une carte magnétique.
T 'as vu ? Oh, putain.
Tiens, dis, regarde dans mon sac, là.
Je suis passé à l 'agence et j 'ai pris des rendez -vous pour trois
appartements. Tu vas voir. T 'as les descriptifs dans mon sac.
Quel quartier ? Tu vas voir.
C 'est la pochette bleue.
Et demain, je ne rentrerai peut -être pas dîner parce qu 'on doit voir les
clients, ça peut se prolonger.
Qu 'est -ce que tu as sous la main ? Montre ta main.
J 'espère que mon choix vous conviendra. Je le trouve délicieux.
Et c 'est une année particulière.
Non, merci.
Vous n 'aimez pas le vin ? Vous voulez autre chose ? Non, je ne bois pas d
'alcool. Je prendrais juste de l 'eau.
C 'est pas de l 'alcool, ça.
C 'est un très bon vin.
C 'est dommage.
Vous ne boivez pas tous les jours.
Alors, dans ce cas, vous me tentez. Je vais bien essayer.
Vous allez voir.
Excellent.
Vraiment excellent.
Alors ? Je dois reconnaître que c 'est très bon.
Finalement, je crois que je me pâterai d 'eau. Oui.
Pour en revenir à nos affaires, j 'ai trouvé le groupe de ce soir très
intéressant. En dehors de tout ce qu 'on peut entendre de façon générique sur le
luxe, j 'ai repéré des images très spécifiques.
Ce n 'était pas facile à animer. Oui, vous en êtes très bien sorti.
Surtout avec la femme à votre gauche, n 'arrêtez pas de contredire les autres.
Merci.
S 'il vous plaît.
Il y a quelques années, on avait sorti une communication presse. On l 'avait
lancée partout dans le monde et il a fallu la retirer là -bas.
Il y avait un détail très perturbant pour le public japonais.
C 'est -à -dire ? Dans la gestuelle, la posture des personnages de la pub, il y
avait un geste de la main, une sorte d 'expression qui, pour nous, était très
élégante, mais pour le public japonais, elle était reçue de façon choquante. C
'était comme un geste de dédain, de refus pour l 'interlocuteur, donc pour
lecteur.
Ah oui, c 'est vraiment du détail.
Ah oui, c 'est fondamental.
Tout ça repose souvent sur des choses comme ça, très fines, liées au contexte
culturel. Donc il faut être très attentif.
Les signes qui nous échappent peuvent être très négatifs. Dans la Seconde
mondiale, on dit bien que le conflit avec le Japon vient d 'une erreur de
traduction.
Non mais c 'est vrai qu 'au Japon, on ne communique pas du tout de la même façon
qu 'ailleurs.
Dans le reste du monde, on a une stratégie plutôt homogène, mais le Japon
à part.
On a une équipe marketing sur place.
Le contexte est trop différent de l 'Europe ou des États -Unis.
Je ne savais pas que la différence avec le Japon était si grande en termes de
communication. Si. Il y a quelques années, on avait passé les mêmes pubs au
Japon qu 'ailleurs. Alors l 'été, c 'était catastrophique.
La différence culturelle est trop forte. Ça nuisait à notre image plutôt qu
'autre chose.
Surtout dès qu 'on apporte des univers critères. Les signes statutaires sont
vécus très différemment.
Au service marketing Japon, on ne tenait même pas compte des directives
marketing France. Elles étaient inapplicables chez nous. Ou alors, il
tellement les amender que ça ne servait à rien. Autant établir directement des
stratégies locales.
Parce que vous avez travaillé au Japon ? Oui, dix ans.
En fait, j 'ai fait un stage et je suis restée dans la maison après.
Mais c 'est vrai que c 'est dur d 'habiter aussi loin et j 'ai eu envie de
rapprocher de la France.
J 'ai travaillé deux ans en Allemagne au siège de Munich avant de trouver un
poste à Paris.
Qu 'est -ce qui vous attirait au Japon ? En fait, j 'avais fait une maîtrise d
'histoire sur le Japon ancien et une école de commerce.
Donc j 'avais fait du japonais et j 'étais fasciné par le pays. Enfin, pas
vraiment pour ce qu 'il est, mais plutôt pour ce qu 'il a été.
Ah ! C 'était un peu comme un rêve.
Vivre au Japon m 'a permis de voir deux visites que j 'avais étudiées à la fac.
Enfin, qu 'il en reste.
Et puis, quand on a étudié une langue, on a envie de la pratiquer.
Le fait de parler japonais devait déjà être une motivation.
C 'est sûr.
Moi aussi, j 'aimerais bien partir à l 'étranger dans quelques années.
Le groupe a des filiales dans beaucoup de pays d 'Europe.
Parfois, on peut s 'installer ailleurs. Vous seriez où ?
J 'aimerais bien Lisbonne. Ah bon ? Pourquoi ? J 'y vais en vacances depuis
plusieurs années, je me sens bien.
La qualité de vie est vraiment supérieure aux autres pays d 'Europe.
En plus, j 'ai des amis, la mentalité des gens me plaît.
C 'est pas loin de Paris, moins de trois heures d 'avion. C 'est vrai que c 'est
vite fait.
Je crois que c 'est un bon compromis, à la fois des paysans tout en étant d 'une
culture occidentale.
Je ne sais pas si je pourrais vivre dans une culture où je n 'ai aucune attache.
En tout cas, Lisbonne, ça me plaît. Pardon.
Comment allez -vous ? Mais je vous en prie, madame, prenez votre temps.
Pour moi, depuis l 'exposition universelle, il y a un ton nouveau à
ça me déplait.
Moi, ce que j 'aimais dans cette ville, c 'était le côté hors du temps, l
'authenticité.
Depuis l 'expo, entre le Pompasco de Gama, les aménagements qui ont été
la rénovation du barrio Alto, tout ça, je trouve que la ville a perdu tout son
charme. Non, mais non, pas du tout.
Toutes ces innovations sont très positives pour la ville, pour les gens,
commodité, et puis tout l 'esprit créatif de la ville s 'est épanoui.
Réalité, vous trouvez ? Bien sûr.
Tous ces endroits, je ne sais pas.
C 'est très intéressant le décalage entre l 'atmosphère quotidienne de la
plus proche d 'une ville de province que d 'une capitale européenne, et le style
et l 'atmosphère quand on va dîner à l 'Alcantara.
Ou quand on va dans un endroit comme le Luxe, ou le Kremlin.
C 'est assez fabuleux. Ces endroits sont tellement plus innovants et mieux
fichus qu 'à Paris, souvent.
Je ne connais pas Lisbonne, moi. Si je comprends bien, vous me conseilleriez d
'y aller.
Ah oui, moi je trouve vraiment que c 'est une ville formidable.
Qui offre une vie quotidienne sans stress, agréable.
On peut sortir et s 'amuser comme dans n 'importe quelle grande ville.
Un peu comme à Rome, non ? Rome, c 'est plutôt l 'effet symétrique inverse. L
'absence de vie culturelle d 'une ville de province associée à la saturation des
nuisances des villes les plus urbanisées.
Vous exagérez. On ne peut pas dire ça. Vous n 'aimez pas Rome ? Pas beaucoup,
non.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
Je vous aurais peut -être un peu expéditif. C 'était une boutade, mais j
fait plusieurs séjours et je ne m 'y suis jamais senti bien.
C 'était peut -être vous ? Non, pas vraiment.
C 'est un peu comme je vous disais, les misantes, elles ont beaucoup plus d
'accès qu 'ailleurs.
Les voitures, les klaxons, les mobilettes, les embouteillages, les
que prennent les plus petits problèmes pratiques, c 'est usant.
Et puis ce vent, comment vous l 'appelez déjà ? Le chiroco. Ah oui, c 'est
exaspérant. Je ne sais pas, les gens ne m 'ont pas beaucoup inspiré. Par rapport
à d 'autres régions d 'Italie, je les ai trouvés moins cordiaux.
Rien que les femmes dans la rue sont d 'une vulgarité, leur allure, même leur
manière sont déplaisantes.
C 'est quand même une ville magnifique.
Oui, sans doute, par les monuments.
Les musées, je ne sais pas, les trois quarts, c 'est fermé à chaque fois.
Puis en termes de vie culturelle nocturne, c 'est très pauvre. Très peu
cinéma, un seul cinéma d 'arrêt d 'essai, pas tellement de barres ou de
discothèques, donc c 'est pas mon truc.
Mais j 'ai des amis qui se sont sentis désœuvrés, isolés là -bas.
La vie culturelle est moins riche qu 'à Paris, c 'est vrai, mais ça s 'améliore.
Ils ont ouvert deux ou trois multiplexes récemment.
C 'est tellement beau, se promener est déjà suffisant.
On a un directeur d 'études, justement, qui travaille maintenant à Rome.
Dans votre filiale ? Non, il a changé de notation, comme on dit.
Et puis notre filiale est à Milan, de toute façon.
Ce garçon, Chourier, est allé à Milan il y a deux ou trois ans.
Maintenant, il est à Rome, où il travaille dans un autre domaine. Il a
studio, tout en gardant son legement près de Milan, où il a ses attaches.
Enfin, bref, je ne sais pas ce qu 'il pense de Rome, mais il a préféré l
à la France.
Je ne crois pas qu 'il ait l 'intention de revenir à Paris.
Et vous, alors ? Vous n 'avez pas souhaité vous établir au Moyen -Orient ?
Alors pour résumer, si j 'ai bien compris, Rome est déplaisante, et
'est plus ce qu 'elle était.
Quelle ville aimez -vous donc ? Paris ? On est quand même dans la plus belle
ville du monde.
L 'architecture est très homogène, ça n 'a jamais été défiguré.
C 'est à la fois un cadre extraordinaire et un lieu de vie très agréable.
Et puis, pour ces endroits dont vous parlez, les clubs à la mode, remarquez,
ça ne m 'attire pas tellement, ce n 'est pas le même critère, je ne critique
pas, je comprends qu 'on aime ça.
Mais pour moi, ce genre d 'endroits ne vont jamais replacer les...
Le plaisir quotidien qu 'on a avec nos bistrots, notre hockey.
On nous accueille toujours si chaleureusement.
Non, pas toujours.
Ne généralisons pas.
Au Japon, vous devez être malheureux, parce que Tokyo n 'a forcément pas ça.
Ah oui, c 'est clair.
Justement, par rapport à ce qu 'on disait tout à l 'heure, quand vous
avec le Japon sur des études internationales avec des instituts de
japonais, comment ça se passe ? Les gens doivent avoir des méthodes très
différentes des vôtres, ça ne doit pas du tout être évident.
L 'évaluation est très forte.
On essaie de faire une globalité d 'études sur le concept du luxe.
On va voir comment les gens ressentent, que ce soit le luxe au niveau des
parfums, que ce soit le luxe au niveau des bijoux, enfin disons sur la
mais la futilité est chère si vous voulez.
On essaie de voir un petit peu comment le public a regardé ça.
Est -ce que vous vendriez des desserts ? Non, merci.
Vous voulez un café ? Moi ça va. Bon, peut -être vendrez l 'édition.
Monsieur, s 'il vous plaît.
C 'était une étude qui était au départ pensée pour confirmer
quelque chose.
Voilà, c 'est par là -bas.
L 'autre ami est là, dans la camionnette des pompiers.
Mais ça va, t 'as rien de cassé ? Non, j 'ai que ça.
C 'est quand même bien une belle chute.
Oui.
Tu sais, j 'ai raccompagné un client en banlieue vers 11h.
En fait, je me suis complètement paumée. Parce que t 'as des espèces de trucs de
circulation qui, un coup, tu vas là, un coup, tu vas là. Tu comprends rien.
Après, je me suis paumée. Et puis, d 'un coup, je vois le truc de la route.
C 'était une espèce de panneau. J 'ai complètement perdu le
contrôle. Je suis tombée.
Tu vois, mon pantalon s 'est déchiré. Et le crâne, ça va ? Ils vont te faire des
radios ? Non, j 'ai rien. J 'ai vu ça avec eux, je le sentirai.
Ils m 'ont dit que c 'était pas très bien passé hier.
J 'aimerais être au bureau alors.
Mais j 'irai à l 'hôpital si je sens quelque chose.
T 'as l 'air fatigué.
C 'est presque au même endroit.
Remarque, c 'est normal d 'appuyer sur le genou quand on tombe.
Mais c 'est beau.
T 'as dû rester longtemps couché sur le sol pour qu 'il y ait des creux comme
ça.
Ça va pas ? Si, j 'arrivais pas à dormir.
Je vais me lever aussi, alors. Pour les 10 minutes qui restent.
C 'est pas de chance, mais ça va cicatriser. Vous pensez à autre chose.
C 'est pas de chance, c 'est ma faute aussi, si j 'avais pas vu.
Tu pouvais pas savoir.
Puis tu croiras plus, c 'est tout. Comme ça, des problèmes, il n 'y en aura
plus. C 'est logique, non ? Ouais.
T 'es un peu déprimé parce que t 'as eu un choc, puis tu manques de sommeil,
mais ça sert à rien de ressasser.
T 'as fait une connerie, tu l 'as payée, ça se reproduira pas, voilà.
Faut penser à autre chose. À moi.
À ton travail.
Encore à moi.
J 'écris pas qu 'on doit revoir l 'appartement ce soir à 5h. Si ça marche,
peut déménager. et dès samedi prochain, ce serait bien quand même.
Non, j 'oublie pas.
Et pour ton dîner hier soir, ça peut sûrement s 'arranger, non ? Si.
Ah oui.
Je viendrai te chercher ce soir.
Puis après, l 'appartement passera à l 'agence de voyage.
Eric et Justine préfèrent l 'Italie, moi aussi, donc si toi, ça te va.
Tranquille, avec des radios, j 'aimerais pas qu 'il y ait quelque chose.
Non.
Bon, allez, je me touche.
Ce qu 'il faudra penser pour ce soir, c 'est apprendre à mettre.
Leurs plans sont pas forcément exacts.
Eh oui.
Entrez.
Bonjour.
Excuse -moi de vous déranger.
Je voulais m 'excuser pour hier, j 'ai pas été très bien au dîner. Non, en
effet.
Ce genre de dîner n 'est pas fait pour passer un bon moment, bien manger ou
boire. C 'est un dîner de travail où on attend que tu aies un comportement
professionnel. Hier, tu ne l 'as pas eu et ça, c 'est grave.
Je te connais depuis deux ans.
Je ne vais pas te juger sur un écart de conduite.
J 'ai été extrêmement embarrassé vis -à -vis d 'eux d 'abord et ensuite de voir
chez toi une immaturité que je n 'avais pas soupçonnée d 'abord.
Voilà.
Je n 'ai rien à ajouter.
Pour le reste, C 'est une étude bien menée.
Le bilan est donc positif.
Mais c 'est clair qu 'un second écart de ce genre compromettrait ta présence
parmi nous. Au moins au poste de responsabilité qui est le tien.
Je comprends. Ça ne se reproduira pas.
Jusqu 'à vendredi, parler au propriétaire, on a la priorité. C 'est
c 'est cool. Je pense qu 'on sera vite fixés de toute façon. Oui, je pense.
Vous voulez voir quoi, toi, avec l 'entrepreneur ? Eh bien, dans la
tuyaux d 'évacuation et puis les deux fenêtres dans la chambre, comme toi,
Avec cette voisine qui est sans doute un mur porteur. Oui. Attends, je dois
tirer de l 'argent.
En tout cas, si ça doit vraiment rester comme ça, ça me va pas du tout. Et c
'est très dommage parce qu 'il m 'a vraiment emballé, ça part.
Tout est parfait à part des détails. Il y a que ça qui soit vraiment un problème
si on peut pas trouver de compromis.
Maintenant, ce que je pense, c 'est que même si c 'est un mur porteur, il y a
forcément des solutions.
Tu m 'écoutes ? Qu 'est -ce que tu fous ? Rien de seconde.
Ce que je vous disais, c 'est qu 'il est sans doute pas porteur sur toute sa
longueur. On peut certainement faire une demi -cloison.
Enfin, casser ce côté compartimenté qui nous plaît pas.
Mais on ne pourra pas l 'abattre entièrement, ça c 'est clair.
Qu 'est -ce que tu fous ? J 'arrive pas à me rappeler de mon code, ça m 'énerve.
Je le connais ton code, il n 'y a pas de quoi pleurer.
Je prends quoi, 200 ?
Faudra quand même leur répondre avant vendredi.
On est mercredi, ça va.
Tu sais, j 'ai repensé à ton boulot.
Je me suis dit que s 'ils forment une équipe pour eux, interne, au lieu de se
contenter d 'une boîte de consultants externes, c 'est peut -être qu 'ils
veulent intégrer des potes comme ça à leur effectif à long terme.
Alors après, je sais pas pourquoi, peut -être qu 'ils veulent se développer, je
sais pas.
C 'est vrai que c 'est bizarre vu qu 'ils ont déjà des services de
communication, de ressources humaines.
Mais il y a forcément une raison qui rend nécessaire cette équipe.
Non ? Ça te paraît idiot ? Je sais pas, Esther, je suis fatigué en fin de
journée.
Qu 'est -ce qu 'il y a ?
Rien.
Ben si, il y a quelque chose, Vincent.
Ah non, moi j 'ai rien, je t 'assure. Moi je pleure pas en pleine rue, je suis
un garçon sans problème, moi.
Tu dois vraiment être heureuse avec moi, non ? Pour qu 'un code de carte bleue
suffise à te faire pleurer. C 'est chouette, ça.
Sauf que moi, je me demande ce que je peux faire, tu vois ? Rien,
Je crois pas être fiant ni difficile, si.
Ou alors, tu n 'as pas de rapport avec moi.
Ça veut dire que tu as des préoccupations que je connais pas et que
connais pas.
Ben si, tu me connais.
Ben si, tu me connais.
Je veux toujours donner du sens à tout.
C 'est vrai que ça arrive d 'être nerveux, trop émotif, rien qu 'avec ta
tes dents.
Je sais pas.
Je vais me coucher, je suis fatigué. Tu devrais faire pareil, ça ira mieux
demain.
J 'arrive.
C 'est quoi le problème ?
Viens, va, va, va.
Bonjour. Je cherche du formol.
J 'en vends pas.
C 'est interdit.
Vous pouvez essayer de demander dans un laboratoire à côté, mais ils vous en
donneront pas.
À l 'hôpital, peut -être.
C 'est pour quoi ? C 'est pour conserver ça.
On m 'a ôté de la peau qui était abîmée. On m 'a donné le déchet. J 'aimerais le
conserver. Vous êtes une sentimentale.
C 'est la première fois que je vois ça.
Là, c 'est quoi comme liquide ? C 'est de l 'eau ? C 'est eux qui vous l 'ont
donné comme ça ? Ah non, j 'ai cassé l 'eau de flacon, mais oui, c 'est de l
'eau.
Ils se sont pas foulés.
Enfin bon... De toute façon, les choses se détériorent, dans le formol aussi.
Beaucoup d 'années, c 'est vrai, mais... Je vois rien qui... Non.
Normalement, la peau, ça se tanne.
Pour une peau humaine, c 'est pas une pratique courante, heureusement.
Ça doit être pareil. Qu 'est -ce qu 'ils vous ont dit de faire à l 'hôpital ? Je
sais pas, j 'ai pas pensé à demander.
Et donc, comment je fais si je veux la tanner ?
C 'est comment quand ces tannées paraissent souples, lisses ? Ah ben oui,
tout ce qui est en peau ou en cuir.
Les portefeuilles, les vêtements, c 'est tanné. Traité aussi, mais tanné.
Bon, alors c 'est toute une technique, mais si vous voulez le faire vous -même,
moi je peux vous conseiller la laine potassium.
Vous diluez ça dans de l 'eau, vous enduisez bien la peau, puis vous l
'aplatissez au rouleau.
Ça va la tanner.
Alors, elle ne sera pas traitée, colorée, tout ça, mais elle sera tannée,
ne bougera plus.
Mais il faut bien la presser.
Il ne faut pas qu 'elle soit trop fine non plus.
Permettez ?
Ça
va, mais... Qu 'est -ce qui a abîmé cette peau ? Elle me paraît très bien.
Non, elle ne l 'était pas.
Et donc, c 'est tout ce qu 'il y a à faire pour la tanner.
C 'est tout.
Vous avez besoin d 'autre chose ?
Oui, du fond de teint, de l 'aspirine ou du paracétamol.
Oui, c 'est moi.
Est -ce que tu pourrais me rappeler ? Je suis joignable sur mon portable.
Je suis désolée, je ne pense pas pouvoir rentrer ce soir, mais j 'aimerais bien
que tu me rappelles.
Voilà, je t 'embrasse.
A tout à l 'heure.
Oui, Esther.
Non, je suis désolée, j 'ai eu une série de problèmes qui m 'ont empêchée de
venir au bureau aujourd 'hui.
Vous pouvez transmettre mes excuses à Daniel et lui dire que je serai là
sans faute à 9h ? Non, c 'est pas la peine.
Ah non, c 'est un ami, il n 'était pas au courant.
Vous pouvez me passer Elodie ?
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