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(Přepsáno pomocí TurboScribe.ai. Upgradovat na Neomezený pro odstranění této zprávy.) C'est toi,
Ernest ?
Ah oui, monsieur le directeur.
Je vous félicite, vous avez pris la bonne
route.
Moi, j'ai choisi la mauvaise, là où
ça conduit, la vertu.
Tu en es là.
Ah oui, je suis descendu pendant que vous
montiez.
Vous avez une probité atrophiée et un sens
moral élastique, alors évidemment, vous devez réussir.
Serez-vous compatissant, une fois dans votre vie
?
Mais oui, Ernest, je vais te donner 1000
francs.
Ah non, merci, non, je ne les ai
pas encore gagnés.
Engagez-moi plutôt comme ouvreur de portière.
Je voudrais, mon pauvre vieux, mais ce n
'est pas possible.
Pourquoi ?
Mais parce que tu ferais fuir tous les
spectateurs avec ta gueule.
Tu es en ma gueule, toi.
Mais oui, Ernest, tu m'injuries à tort,
mon pauvre vieux.
Il ne suffit pas d'être une canaille
pour arriver, sinon tout le monde serait riche.
Non, ce qu'il faut, c'est avoir
le sourire, mais tu ne l'as jamais
eu.
Alors, il faut que je crève de faim
?
Non, non, parce que malgré que tu sois
hargneux, bougon, désagréable, je connais un homme, un
seul, auquel tu seras toujours sympathique.
Qui ça ?
Moi, Ernest.
Quoi que tu fasses pour qu'on te
prenne en grippe, je ne peux pas oublier
que c'est toi qui m'as mis
le pied sur le premier échelon, et sur
les trois ou quatre suivants.
Et je pense à toi souvent.
C'était un vrai sans-blame, tu sais,
mais figure-toi que tu me manquais.
Ah, pas d'ironie, je te prie.
Oh, je n'en fais pas, je te
jure.
Sérieusement, je suis très heureux de cette rencontre,
et je compte te revoir souvent.
Oh, mais pas comme ça, hein.
Oh, non.
Non, non, moi, je veux revoir le, le,
le vilari du, du palace, rasé, mais qui
sera bien plus irrésistible encore le jour, le
jour où, enfin, tu consentiras à sourire.
À sourire.
Mais oui, Ernest, sourire.
Alors, viens me voir demain dans mon bureau,
hein.
On va arranger ça.
Et puis d'ici là, ben, répète, fais
des exercices, enfin quoi, travaille.
Travaille, fais des exercices.
De quoi?
De sourire, Ernest.
De sourire.
Soyons optimistes, hein.
Allez.
Tiens, viens voir là-bas.
Allez.
Fais comme moi.
Allez.
Allez, allez.
Là.
Là.
Là.
Hum.
Hum, hum.
Eh ben, ça commence.
Eh ben, tu vois quand ça plie quand.
Allez.
À demain.
À demain.
Scapin.
Machiavel.
Harlequin.
Il est incurable.
Non, mais pour devenir toute grâce et toute
séduction, bien sûr, il faut qu'il fasse
plus d'efforts qu'un autre.
Oh, ce soleil.
Mais est-ce que c'est bon d
'être en vacances?
On va faire un petit tour avant déjeuner?
Oui, avec joie.
Qu'est-ce que fait Bilary?
Je lui avais dit d'être ici avant
le midi.
Garçon, vous n'avez pas vu mon secrétaire?
Justement, le voilà, monsieur.
Ah, pareil.
Pardon, madame.
Pardon.
Pardon.
Pardon.
Merci, madame.
Pardon.
Pardon, monsieur.
Merci.
Pardon.
Pardon, garçon.
Bonjour, tout blanc de Gisèle.
Bonjour.
Bonjour, mon grand Victor.
Bonjour.
Excusez-moi, je suis un peu enterre, mais
je marche difficilement.
J'ai eu cette nuit une petite reprise
de ma sciatique.
Je souffre comme un dernier.
Allez.
Enfin, soyons optimistes.
Merci, garçon.
Vous devriez rester allongé un jour ou deux.
Pas du tout.
Aucune importance.
Tu as su des nouvelles de ton avocat?
Oui, j'ai perdu mon français avec mon
ex-femme.
Et oui, jusqu'à la fin de séjour,
je suis condamné à lui faire une rente
de 12 000 francs par mois.
Et tu ne m'en donnes que 10
000.
Je ne sais pas comment je vais faire.
Enfin, on arrangera ça, va.
On va faire un tour et on se
retrouve pour déjeuner.
Tu sais que depuis que tu as le
sourire comme ça, est-ce que tu as
une belle petite gueule?
Tu vois, voilà un homme heureux, comme je
te le disais.
Quoi donc?
Qui a du bonheur pour tout le monde.
Seulement, il ne faut pas le laisser passer.
Nous avons su le faire vivre.
Grâce à toi.
Attention.
Tiens, mon petit garçon.
Au revoir.
A tout à l'heure.
Il suffit de sourire pour gagner.
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