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Musique douce
...
...
Musique mélancolique au piano
...
Soupir
- Tout est parfait. Je suis très heureux.
- J'espère bien.
- Vous êtes beaux. - Merci beaucoup.
- Respire.
- Merci.
Discussions mêlées
...
La porte se referme.
...
- Arrête.
- Tout va bien.
...
- T'as dit que t'arrêterais quand on se marierait.
- Mais on n'est pas encore mariés.
- Hé, c'est pas juste.
- OK. OK.
- Tu arrêtes.
Voilà.
Merci.
Rires
- Mais arrête.
Tu es une vraie jalouse.
- Non, Toussaint...
Je ne suis pas jalouse.
Je ne veux pas vivre mon futur
dans le mensonge
et l'amertume.
Je serai pas comme ma mère,
qui est toujours souriante quand sa vie a été une tristesse.
Voilà.
Déclic de l'appareil photo
Grincement
Acclamations
- Ovation pour M. le maire !
- Bien.
Veuillez vous lever.
Nous allons commencer par M. Toussaint Wasi.
M. Toussaint Wasi,
consentez-vous à prendre pour épouse
Mlle Aya Yohou ici présente ?
Si tel est votre souhait, dites : "Oui, je le consens."
- Oui, je le consens.
Acclamations
...
- Bien.
Mlle Aya Yohou,
consentez-vous à prendre pour époux M. Toussaint Wasi ici présent ?
Si tel est votre souhait,
dites : "Oui, je le consens."
Musique mélancolique
...
- Toussaint,
tu n'es pas heureux avec moi.
Je voudrais que tu trouves le bonheur
et que tu te sentes libre
de vivre la vie dont tu rêves,
au plus profond de toi.
Je dis non.
- Elle a dit non ?
- Attends... Aya a dit non ?
Brouhaha de la foule
...
- C'est l'émotion !
On se calme. On se calme.
On va laisser à la future mariée le temps de reprendre ses esprits.
Musique mélancolique
...
- Ça sent bon, chéri. - Merci.
...
- Bonsoir, ça va ?
Qu'est-ce qui te plairait ? Tout est frais.
- Oui, je le sais.
Bonsoir. - Bonsoir.
- Je viens de les faire.
- Non, c'est gentil, ça ira.
- Au revoir.
- Salut. - Salut.
Je te laisse regarder si quelque chose te plaît.
- D'accord.
Bonsoir, Zhou. - Salut. Ça fait longtemps. Ça va ?
- Oui, ça va.
- Tu prends comme d'habitude ? - Oui.
- Parfait.
- Tu fais les meilleurs du marché.
- Si tu le dis. Alors je te reverrai bientôt.
- Oui, je reviendrai. - Merci.
Parfait, bonne soirée. - Au revoir.
Bonsoir. - Bonsoir, Aya.
- Je vous ai pris ça au marché.
- Mes préférés. - Oui, je sais.
- Je te remercie. - Non, c'est rien.
Douyue !
- Oui, j'arrive tout de suite.
Salut. Je suis à toi dans une seconde.
- D'accord.
- Je vais regarder où en est mamie.
Mamie...
je regarde. Je voudrais pas que la permanente soit ratée.
Alors, tu veux que je fasse quelle couleur ?
- Transparent.
- Bonsoir, Aya.
- Salut, Tao.
- Salut, patronne. T'as du monde.
- Oui, à plus tard. - D'accord.
- Bonne soirée. - À plus tard.
- Je te demande pas si tu veux du thé.
- Pourquoi ? - Je sais ce que tu diras.
"Oh non, c'est quoi ? Tu oses prétendre que c'est du thé ?
"Il faut du temps pour faire un bon thé.
"La préparation du thé est un univers à part entière."
Rires
- Merci, Douyue.
C'est très beau. - Tu aimes ?
Musique douce
...
Musique afrobeat
...
- T'es venue acheter quelle marchandise ?
- Du tissu, des draps, des chemises...
et je cherche des mèches de cheveux et des bijoux.
- Tu sais où tu comptes acheter ça ?
- J'ai trouvé, mais je trouve que c'est trop cher.
- J'ai de bons plans. - Ici ? À Canton ?
Je prends ton téléphone. - OK.
- C'est gentil.
- Bonjour, Trésor. - Salut, beauté.
- Bonjour, Vivi.
- Bonjour.
- Tu as une place pour moi demain à 18 h ?
- Viens, je te ferai des retouches. - Merci beaucoup.
- Bisous. - Salut. À bientôt.
- Y a eu du monde ? - Non.
C'est calme. Deux commandes depuis ce matin.
- Je verrai ça tout à l'heure.
- Salut, Wen.
- Salut.
- Je pose les cartons ? Tu les descendras ?
D'accord, je le fais. Comme d'habitude.
- Allez, file !
Salut, Aya. - Salut, Wen. Comment ça va ?
- L'eau est prête, elle est bouillante.
- Il n'y a personne. - Je t'ai avancé.
- T'as fait ça pour moi ? Merci.
- Le patron et Li-Ben sont en bas.
- Très bien, je descends.
- Bonjour. - SALUT, AYA.
- Regarde !
Ce sont les nouveaux modèles.
- Ils sont très beaux.
- Oui, magnifiques.
- Je savais qu'ils te plairaient.
- Oui.
- En plus de ces services, on a reçu différents thés.
- Oh.
Tiens, sens ce parfum.
- Allez, au boulot.
Courage !
Je vais à la plantation.
- Tu vas surtout te balader, oui.
- Hum...
Il a un parfum particulier.
- J'aime beaucoup ce parfum.
- Moi aussi.
- Tu peux ranger ce carton de Oolong s'il te plaît ?
- Oui, bien sûr.
...
Mmm, ça sent bon, dis donc.
- Mei est passée te chercher. - Merci.
Ils ont l'air bons, tes raviolis.
- La farce est faite de céleri, de carotte et de chou.
Tout ce que tu aimes.
- Délicieux.
- Oui, excellent.
- Je vous laisse, je vais voir Mei.
- À plus tard. - Au revoir.
C'était quoi, ces commandes ? - "Best Tea" est passé.
Ils veulent 50 paquets de thé au chrysanthème et 25 de Tie Guanyin.
- Tu leur as facturé ? - Non, pas encore.
- Tu me montreras la facture avant envoi.
- Très bien.
- Je pars tôt demain pour la plantation.
Je te laisse fermer.
- Bonne soirée. - À toi aussi.
- Salut, Korka.
- Je vous ai manqué ? - On peut dire ça.
On t'a pas vu, hier.
- J'étais crevé, je me suis pas réveillé.
Et vous, ça va ?
- On fait notre ronde.
On doit te laisser.
- Bonne ronde, les gars. - Salut.
- Aya, t'es belle aujourd'hui.
- Justement, je voulais te voir.
Occupe-toi de ce qui te regarde et arrête de fouiner.
T'as pas à faire ça, c'est ma vie.
- C'est bon, pas la peine de m'agresser.
- Petite sœur, tout va bien ? - Oui, t'en fais pas.
Je t'ai payée, hier ?
- Non, mais c'est pas grave. C'est cadeau pour toi.
- Merci infiniment. - C'est normal.
...
- La bleue.
- Celle-ci vous plaît ? - Oui.
- Je vous laisse la regarder. - Merci.
- Voilà. Elle vous plaît ?
- Je la trouve lourde. - Non, non, non.
Attendez. Vous voyez ?
Rires - OK.
Merci beaucoup. - Une, deux, trois.
Musique douce
...
- Attention, c'est très chaud. Prenez la tasse de cette façon.
...
Alors ?
- Le thé blanc est très bon, mais je préfère le thé jaune.
Il est plus surprenant et intéressant.
Oui. - Nous avons d'autres sortes de thé.
Y compris des plus classiques.
Tenez, c'est la liste de nos différents thés.
- Bien, merci. - De rien.
- Voici pour vous. - Merci.
* GPS en portugais
- Il dit qu'il s'est perdu dans les rues commerçantes.
Puisque vous êtes amis depuis longtemps, que vous faites affaire,
il souhaite que vous fassiez une ristourne.
C'est trop cher à l'unité.
- Combien de pièces il veut ?
Ils parlent en arabe.
...
- Il dit qu'il voudrait acheter mille pièces
de cette couleur et 700 de cette autre couleur.
(En arabe) - Et cite-lui
le Prophète, la paix soit sur Lui :
"Dieu accorde Sa miséricorde aux vendeurs et acheteurs conciliants."
- Je vais essayer
de lui expliquer autrement, sinon il ne comprendra pas
les mots du Prophète, la paix soit sur Lui.
Je vais traduire autrement.
Il dit qu'il lui reste du stock dans son pays, en Afrique
et qu'il ne peut pas en prendre plus. Comme dit le Prophète,
il faut être conciliant,
donc consentiriez-vous un rabais ? Ou il ne prendra pas 5 000 pièces.
Musique douce * GPS en portugais
...
(En arabe)
- Il veut prendre mille pièces de ce modèle.
- Mille pièces ?
...
- Il dit que votre prix lui convient.
- Affaire conclue.
Ce modèle est très à la mode. Une nouveauté.
- C'est une nouveauté, très à la mode.
- Non merci. Je me contenterai de ce modèle.
...
- T'as encore besoin de moi ?
- Tu sais quoi, Wen ? J'ai toujours besoin de toi.
Je te remercie.
Tu peux rentrer chez toi.
Passe une bonne soirée.
- Au revoir. - Au revoir.
Grincement métallique
...
Musique douce
...
- Excuse-moi d'arriver aussi tard.
- Non, c'est à moi de te présenter des excuses.
Tu prends la peine de faire tout ce trajet pour moi.
- Je sais que tu es passionnée.
- Oui, tu sais que j'aime...
tout ce qui a trait à l'univers du thé. Mais il me reste
beaucoup de chemin à faire.
J'ai toujours peur de renverser une tasse brûlante.
J'ai fait le choix de prendre celui-là pour ce soir.
- Un Oolong de montagne qui a été fumé au charbon de bois.
Il a un parfum particulier.
Je t'en dirai davantage quand on le sentira.
Nous avons trois théières qui conviennent pour exalter son arôme.
Ces trois théières sont bien. Choisis-en une.
- Celle-là.
Musique douce
...
- Bien, nous pouvons commencer.
- D'accord.
...
Merci.
Il est très intense.
- Sens-le encore une fois.
...
En Asie, on dit "goûter le thé" pour "boire le thé".
Goûter s'écrit avec trois caractères identiques.
Ce caractère veut dire "bouche".
Donc une tasse de thé se goûte en trois gorgées.
La première te suggère une ambiance.
Tout un environnement. La deuxième révèle le goût.
La troisième exalte ton âme.
C'est-à-dire, tes sentiments.
Li-Ben...
il adore être avec toi à la boutique.
- Moi aussi.
Je m'entends bien avec lui.
Tu as de la chance d'avoir un fils comme lui.
- Li-Ben va avoir 20 ans cette année.
- Pour moi, c'est le plus bel âge. Il est porteur d'espoir.
Il faudra le fêter comme il se doit.
Il m'arrive souvent de rêver...
d'ouvrir une boutique de thé dans le village d'où je viens.
Je voudrais faire découvrir aux gens l'art du thé.
Les thés qu'on boit chez nous n'ont aucune qualité. Ils ne valent rien.
Ils n'ont aucun goût. Ils n'apportent rien.
Et toi ?
Je peux savoir quel est ton plus grand rêve ?
- Entre chaque étape de la préparation,
il faut ménager un temps de respiration.
En te concentrant sur ta propre respiration.
Il n'y a que de cette façon que tu vivras chaque instant du thé.
...
- Je suis restée tard au téléphone.
- Très tard au téléphone.
Et à qui t'as tant de choses à dire, aussi tard le soir ?
Allez, ne fais pas de cachotteries.
- Ma grande sœur.
- Ta sœur ? Si tu le dis.
- Tu vas arrêter ? Mange et pose plus de question.
Mon patron a rapporté plein de nouveaux produits.
J'ai un tas de dégustations à faire.
- Des nouveaux produits ?
Pour toi ?
- Non, pas pour moi. Pour les clients.
Vibreur
- Décroche pas. Laisse sonner.
Il te rappellera, tu verras.
Bip
Ce qu'il faut faire avec les hommes, c'est les laisser languir.
- Et pourquoi je ferais ça ?
Depuis quand tu t'y connais en hommes ?
Rires
- Salut, tout le monde.
- Bonsoir. - Non, merci.
Merci, on ne veut rien.
- Des nouveaux ventilateurs. - Non merci, on n'en veut pas.
- J'ai fait quelque chose de mal ?
- Faut la prendre avec des pincettes.
Je te conseille de partir. Tu repasseras.
- D'accord. - C'est mieux.
- Je repasserai.
- En quoi il vous dérange ? - Mais, Aya...
C'est toutes les secondes. Ils nous laissent pas respirer.
- Mais respirer... Respirer où ?
- On a besoin de paix dans notre salon.
- Et ton salon, il est où ?
Ton salon est ici, chez lui, dans son pays.
Vivi...
si tu n'es pas heureuse ici, faut rentrer au pays.
Merci, Trésor.
- Tiens.
- Je vais aller me changer.
- Voilà.
- T'es un ange, Joshua.
- Waouh !
Dis donc, tu es splendide.
- Merci.
- Tu es magnifique.
- Ton homme sera aux anges.
- Merci, c'est gentil.
Mon homme, il est chinois.
- Bonsoir. - Bonsoir.
- M. Wang est déjà arrivé.
Veuillez me suivre. - Très bien.
Musique douce
...
Merci.
Tous les jours, je vois un homme dans l'immeuble d'en face.
Je le vois aller et venir entre sa cuisine et sa salle à manger.
Je le vois préparer les repas soigneusement.
Quand tout est terminé, sa femme s'installe.
Elle s'assoit et ils mangent ce qu'il a préparé.
- Il doit être de Shanghai.
Les hommes de Shanghai sont comme ça.
Je n'ai jamais dit à personne...
ce que je m'apprête à te raconter.
C'était il y a très longtemps
et c'était très loin d'ici. Ce n'était pas en Chine.
Avec mon épouse, Ying, on avait un petit restaurant.
Les affaires étaient florissantes.
Musique douce
...
Bris de verre
Tu pourrais pas faire attention ?
Même ça, tu le fais mal.
- Wang Cai...
ce serait bien que tu arrêtes de me parler sur ce ton.
S'il te plaît. Pas devant les clients.
- Ils ne comprennent pas ce que je dis.
- Bien sûr que si.
Ils comprennent que tu me cries dessus.
Musique mélancolique
...
Sanglots
- C'est rien.
Arrête de pleurer.
Soupir
Si je savais prier, je prierais...
je prierais pour toi.
Je prierais pour que tu sois heureuse.
Et je prierais aussi pour mon propre bonheur.
Je pouvais ressentir comme des gouttes d'eau
s'écraser au fond de mon ventre.
Ça faisait un bruit sourd comme celui-là.
Comme un son qui résonnait à l'infini
et dont l'écho finissait par me rendre sourd.
Musique mélancolique
...
- Wang Cai,
souviens-toi de notre toute première rencontre.
Après avoir été présentés,
on s'est retrouvés seuls.
Une fois que tout le monde était parti.
Et là, tu m'as demandé timidement
si j'aimais le travail que je faisais,
si j'avais de bonnes relations avec mes collègues.
Je t'ai demandé exactement les mêmes choses.
Ensuite,
on a eu l'occasion de se revoir une fois
et tout est allé très vite.
Il a fallu que tu ailles au Cap-Vert pour ton travail.
J'étais...
comme un bagage que tu emportais avec toi
et que tu posais là où tu devais aller.
Et qui devait rester là.
Comme une valise que l'on range dans un coin.
Je ne suis pas en train de te le reprocher.
Li-Ben... c'est l'enfant que nous avons voulu tous les deux.
Wang Cai...
Je ne sais pas si je t'ai déjà aimé un jour.
Musique mélancolique
...
- Je la regardais...
et c'était comme si je voyais quelqu'un d'autre.
...
- Tu n'es victime de rien.
Va-t'en, je veux rester seule.
- Je n'ai jamais considéré être une victime.
D'ailleurs, je ne pense pas l'avoir dit.
Mais je respecte ta décision.
Musique douce
...
- Salut, patronne.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Tes affichages sont trop petits.
Regarde celui-là.
Il est grand, tu devrais le mettre devant.
Ça attirerait le regard. Et celui-là...
Tu vois ? Faut le faire plus grand.
- Tu embêtes encore Mei.
- Mais non, je l'embête pas.
Je lui donne des conseils.
- Tu serais pas amoureux sans oser le lui dire ?
- Moi ? Amoureux d'elle ?
J'ai trop à faire pour ça.
- Tu fais rien de tes journées et t'as trop à faire ?
- Hé, je suis pas comme toi qui tombes amoureuse d'une photo.
Tu dois faire attention !
- Fiche le camp.
Ronronnement du moteur
Hé ! Wang Li-Ben !
Musique douce
...
Cherche époux sérieux et convenable pour ma fille
...
- Alors, ça donne toujours rien ?
Tu devrais changer ma photo.
- Que je change la photo ?
Pourquoi ? Je l'aime beaucoup, cette photo.
La patience finit toujours par payer.
Ces derniers temps, ton père ne m'accompagne plus au parc.
Il trouve ça trop frustrant.
Quand il rentre à la maison,
il reste silencieux et ne vient pas parler avec moi.
- En fait, samedi dernier,
il est venu me voir dans la cuisine.
Il m'a demandé comment j'allais.
Si j'étais heureuse.
Et épanouie.
- Je me suis toujours dit...
que l'amour, c'était d'attendre le bonheur.
C'est sans doute idiot.
Tu es la preuve du bonheur de tes parents.
- Arrête !
Je te parle pas de notre famille,
et un enfant n'est pas toujours la preuve du bonheur de ses parents.
Des tas de couples font des enfants et sont malheureux.
- Kaikai, viens ici !
Allez.
T'as été bien sage ?
Allez, retourne voir ta maman.
Mme Huang, vous avez fait beaucoup de courses.
Tout ça doit être lourd. - Oui.
- Tao, tu viens deux fois par semaine ?
- Oui. Et de temps en temps, trois fois.
- Il paie à chaque fois. Très bon client.
- Ta coupe est très sexy. - Elle te plaît ?
- Moi, j'y vais. - D'accord.
- Au revoir. Au revoir, mamie !
Au revoir, Tao.
- À bientôt.
- Il a une fiancée.
- Mais non.
- Je te jure.
- Ça vous soulage ? - C'est bien.
- J'adore ta coiffure.
- Elle te plaît ?
- T'as encore changé.
- Maintenant, je suis célibataire, je peux changer autant que je veux.
- T'as raison.
- Au fait, ton mari ne devait pas te rejoindre ? C'est ce que tu disais.
Je suis impatiente de le connaître.
Je suis sûre que comme toi, c'est quelqu'un de bien.
Un homme qui laisse partir seule sa femme pendant autant de temps...
et qui depuis, attend qu'elle revienne...
on ne voit pas ça tous les jours.
Vos enfants seront sûrement adorables.
Oui. Tu sais, si tous les hommes de chez toi sont comme lui,
je déménage dans ton pays.
Une fois là-bas, j'ouvrirai un grand salon de beauté
et qui sait...
je rencontrerai peut-être un homme bien, moi aussi.
Je vais te dire une chose...
les hommes qui vivent ici ne pensent qu'à leur boulot.
Aucun d'eux ne s'intéresse à l'amour.
- Chez nous, c'est pareil.
Douyue...
Je t'ai... je t'ai raconté des histoires.
Je ne suis pas mariée.
La veille du jour de notre cérémonie de mariage,
il m'a trompée.
Musique douce
...
- Tu sais, les hommes...
pensent souvent à leur ex au moment
de prendre des décisions importantes.
On n'y peut rien.
Ils sont comme ça.
- T'as vu les infos ? On parle des Africains de Chocolate City.
Je trouve ça triste.
- J'ai pas suivi. J'étais à la plantation toute la journée.
J'en ai entendu parler. La vendeuse de la bijouterie m'a dit.
La bijouterie a été obligée de fermer à cause des événements.
- Tiens, regarde ces images.
Tu trouves pas que c'est exagéré, injuste et indigne ?
Pour moi, ça va au-delà d'une bijouterie fermée.
- Oui, c'est injuste. Sirènes de police
...
- Lequel d'entre vous est Trésor ?
- C'est moi. Pourquoi ?
- C'est Aya qui m'envoie me faire coiffer.
- Tao, je t'en prie, assieds-toi.
- Oui, merci.
- Alors... Qu'est-ce qu'on fait ? Quelle coupe tu voudrais ?
C'est déjà très court, tu sais ?
- Je vais chez le coiffeur deux à trois fois par semaine.
- Trois fois par semaine ? Mais pourquoi ?
- Quand j'étais gamin, je rêvais d'avoir une bicyclette.
Toute sa vie, mon père a été ouvrier. Il travaillait à l'usine.
Quand il rentrait le soir, j'allais vers lui
et je lui demandais toujours la même chose.
"Papa, il est où mon vélo ? Où est-ce qu'il est ?"
Mon père me prenait dans ses bras et il me disait...
"Tao, mon grand, papa te l'achètera bientôt."
Et là, j'étais tout content.
Je savais qu'il y avait qu'à ces moments-là...
que mon père me prenait dans ses bras
et qu'il me caressait la tête.
Elle chantonne.
...
Aujourd'hui, on va étudier la méthode de la tasse couvercle fermé.
Il faut travailler la gestuelle de la main.
Une fois que tu as versé l'eau bouillante,
tu peux bouger le couvercle trois fois
et délicatement...
tu le reposes.
De façon à laisser un espace.
Ensuite, avec cette main-là,
et surtout cette phalange...
tu bloques le couvercle.
C'est ça.
Attends, il faut que ce soit plus droit.
C'est ça.
Musique douce
...
- J'ai peur de me brûler.
- Oui, c'est le risque. Il faut faire attention.
- Ça fait mal quand on se brûle.
- C'est pour cette raison que chacun de nos gestes
doit être fait avec précision,
ce doit être au millimètre près.
...
- Fais attention.
...
- Oui.
...
Ne te crispe pas.
- Quel parfum...
- Alors, tu aimes ?
- Il est délicieux.
J'aime beaucoup.
- Wen... - Mme Zhang ?
Vous venez voir Li-Ben ? Il vient de sortir.
- Et Wang Cai ? - Dans la réserve. Je l'appelle.
Sonnette
- Tu es Aya ?
- Oui.
- Je suis Zhang Ying, la maman de Li-Ben.
- Je sais.
- Ravie de te rencontrer.
- Moi aussi.
Euh... je retourne travailler.
- Oui. - Au revoir.
- Qu'est-ce qui t'amène ? - On dîne chez ma mère.
- Ah...
T'as qu'à la saluer pour moi.
- Ah, maman, t'es là.
- Où t'étais ?
- J'étais dans le coin.
Alors, on y va ?
- On te laisse.
- Au revoir. - Bye.
- La prochaine fois qu'elle vient, sonne deux fois pour me prévenir.
- Qu'est-ce que tu bois ? - Un jus d'orange.
- Keva, je prends la même chose. - OK.
- Je t'ai vu discuter Zhang Ying.
- Zhang Ying...
J'aurais bien voulu... discuter plus longtemps.
Tout à l'heure, on s'est à peine entrevues.
Mais c'était bien de la rencontrer.
- Aya,
tu es une belle personne. Quelqu'un de bien.
- Merci.
Musique douce
...
- À cette saison, les feuilles ont presque toutes été récoltées.
...
- Fais voir.
Attends.
- Oh...
...
- Tu as vu ?
...
- Sais-tu que tous les thés que l'on vend proviennent des mêmes théiers ?
En cette saison, on cueille le thé d'hiver. Juste trois feuilles.
Tiens, sens.
- Son parfum est intense.
- Cette odeur, c'est le parfum authentique du thé.
J'aime bien quand Mei te surnomme Black Tea.
- J'aime bien aussi.
- Les experts disent que le thé noir a un goût lumineux.
Qu'il est doux et lisse comme le jade.
Quand on le goûte, il reste longtemps en bouche.
Après l'avoir bu, il dégage un nouveau parfum dans la gorge.
Ce parfum qui se développe dans la gorge résonne dans les narines.
Je dirais...
que c'est ce que tu provoques en moi.
Musique douce
...
- Sûr, tu n'en veux pas ?
- Papa...
T'as confiance en moi ?
- Pourquoi cette question, tout à coup ?
Bien sûr, j'ai entièrement confiance en toi.
- Alors pourquoi tu me caches des choses ?
Je comprends pas pourquoi tu me dis rien sur votre relation.
Qu'Aya ne dise rien, c'est normal.
Mais toi, t'es mon père.
En fait, je sais jamais ce que tu penses vraiment.
Ça blesse maman.
Et ça me blesse aussi.
- Il y a certaines choses...
dont j'ai du mal à parler.
Ta mère est parfaitement au courant.
Ne pense pas que je veuille te cacher tout ça...
Ce que je veux avant tout, c'est te protéger.
- Tu veux tout le temps me protéger. Mais de quoi, au juste ?
Tout ça me fait peur.
Seule la vérité peut me protéger.
Grincement de la chaise qui recule
* Chant patriotique
...
- Ils construisent des centres commerciaux chez nous.
Chocolate City va finir par disparaître.
Et moi...
je vais rentrer au pays.
- Pourquoi tu dis ça ? T'es sûre que tu partiras ?
- J'en suis sûre et certaine. Que faire d'autre ?
Aya, ton histoire m'a beaucoup touchée.
T'es une femme... qui a énormément de courage.
Dès qu'il y a un problème, tu sais faire face.
J'adorerais être aussi courageuse.
- Touli...
Je ne suis pas comme ça. Tu te trompes. Je ne suis pas courageuse.
- Je te souhaite d'être heureuse. De connaître le bonheur et la joie.
- Je voudrais que tu me dises tout. Raconte-moi ton histoire.
- Tu veux connaître mon histoire ?
Je... j'ai pas d'histoire.
J'ai rien.
Musique mélancolique
...
C'est gentil. Merci pour ta compréhension.
Merci.
...
Chant traditionnel
...
Musique intrigante
...
Musique traditionnelle chinoise
...
- Wang Cai, j'ai discuté avec Touli.
Tu la connais bien ? C'est quoi, son histoire ?
- Touli était notre employée. Je l'ai embauchée cinq ans.
C'était une très bonne employée.
Il y avait un homme, Samuel, c'était un Africain,
il venait à Canton deux fois par an.
Pour faire des achats, mais pas grand-chose.
Pourtant, il venait régulièrement.
Chaque année, en janvier et en juin.
À chaque fois, il restait quelques jours.
À chacun de ses passages à Canton,
il s'arrêtait prendre Touli à la boutique
et il l'emmenait dîner.
Touli l'appelait Sami.
Le lendemain,
quand elle arrivait à la boutique pour travailler,
elle était de bonne humeur.
Mais dès qu'il avait quitté Canton,
Touli était systématiquement triste pendant une semaine.
Un jour, Touli a reçu un appel directement à la boutique.
C'était une femme à l'autre bout du fil.
Elles ont parlé longuement.
Cette femme a annoncé à Touli
que Samuel était mort.
Et aussi...
que Samuel était le père de Touli.
Touli n'était pas au courant.
Alors elle a raccroché et elle a quitté la boutique.
Elle n'est jamais revenue travailler chez nous.
Voilà, tu connais l'histoire de Touli.
...
C'est ma fille, Eva.
Elle a eu 20 ans cette année.
- Cai...
tu dois aller la retrouver.
- C'est compliqué pour moi.
Après toutes ces années,
retourner la voir comme ça...
et ensuite, devoir la quitter une nouvelle fois...
C'est pas si facile que ça.
- T'as pensé à nous ?
Si tu continues à ignorer l'existence de cet enfant,
est-ce que tu ne nous interdis pas la chance d'un avenir heureux ?
- Tu te souviens ce que tu m'as demandé,
tu voulais savoir quel était mon plus grand rêve ?
Eh bien, c'est de revoir ma fille.
...
- Xiao Yan,
tu sais quoi, en fait, je t'envie.
- Tu m'envies ? Et pour quoi, Korka ?
Je vois pas en quoi tu peux m'envier.
- Je t'envie parce que t'es danseuse.
Tu dois jamais abandonner la danse.
Quand t'es sur scène,
tout le monde te regarde, en silence.
Et je trouve ça très beau.
Moi aussi, avant, je voulais devenir danseur.
Mais personne n'a cru en moi, alors j'ai tout arrêté.
Surtout, ne fais jamais comme moi, d'accord ?
- Tu sais, c'est pas moi qui veux abandonner.
C'est mon corps qui veut plus danser.
Certains jours de désespoir, il m'arrive de lui parler.
Je lui demande pourquoi il ne veut plus.
J'espère qu'un jour, il retrouvera l'envie de danser.
Mais le plus souvent,
j'ai l'impression que mon corps n'est plus là.
T'imagines ce que ça peut faire ?
Elle fredonne.
...
- Bonsoir, Cai.
- Korka...
- Je te souhaite bon voyage.
- Qu'est-ce qui te fait penser que je voyage ?
- La valise.
Bonne affaire. Avant, elle était trop chère.
T'as profité des soldes.
T'as raison de faire ce voyage.
Musique douce
...
- J'ai raison de faire ce voyage.
...
- Pas mal, non ? - Super.
- À toi.
Allez, essaie encore. - Attends.
Tu sais ce que tu feras pour ton anniversaire ? Ça se fête, 20 ans.
Tu vas faire la fête avec tes copains ?
- Un soir en famille. Avec des copains l'autre soir.
- C'est super. Je suis sûre que tu seras gâté.
...
Musique mélancolique
...
- Inspiration de nos poètes
Princesse de nos sérénades
Par les nuits de pleine lune
Sous les fenêtres de mon aimée
Aux pleurs d'un violon
Le Cap-Vert sans musique de la morna est pour moi une terre
Sans soleil et sans amour
Une mariée sans bouquet
La victoire sans gloire
D'un peuple chrétien
Viens me dire ton nom
Si tu es fils de Capverdiens
Joignons nos voix
Et chantons nos mornas
Elle continue à chanter.
...
Musique douce
...
- Ça me fait bizarre.
Demain, je vais sur l'île de Santo Antão à Fontainhas.
Eva m'y attend.
- Wang Cai...
Je trouve dommage que tu reviennes ici
sans avoir dit à Ying la raison de ce voyage.
Elle était déjà au courant pour toi et Arhanja.
Elle sait aussi pour Eva.
- Parlons d'autre chose.
Que Dieu nous donne la santé.
Pour le reste...
il suffira de l'acheter.
- C'était la phrase préférée de ton meilleur ami.
J'ai toujours détesté l'entendre.
Avant qu'il ne parte s'installer au Mexique,
il dînait ici tous les soirs
et tous les soirs, il portait ce toast.
Wang Cai...
l'amour ne s'achète pas.
Chanson mélancolique
...
- Si je peux vous donner un conseil, descendez avec moi.
C'est un raccourci, ce sera plus rapide.
Il faut passer par là.
- Tu as l'air heureuse.
- Je suis toujours heureuse, figure-toi.
- Là, c'est différent des autres fois.
Je vois dans tes yeux que quelqu'un est amoureux de toi
et qu'il te rend heureuse.
Je vais te faire une confidence.
Je tombe facilement amoureuse.
Ça m'arrive tout le temps.
- T'en as de la chance.
- Oui, mais...
il arrive que ça fasse souffrir.
Tu sais, mon père, il restaure les tableaux.
Mais seulement des paysages.
Il voulait devenir médecin,
malheureusement, il a dû abandonner ses études.
Il a dû s'occuper de ses parents.
Il a donc commencé à travailler.
Mon père m'a souvent dit
qu'un restaurateur d'œuvres et un médecin font la même chose.
C'est lui qui a insisté pour que je m'appelle Wen,
ça veut dire nuage. Un nuage sinueux et beau.
- Le raccourci est par là.
- Je vous remercie, madame.
- De rien.
- Je vous remercie.
Musique douce
...
- Maman, dépêche-toi.
- T'es pressée, maintenant ? Ça fait si longtemps que t'attends.
Ne bouge pas, s'il te plaît.
Je dois la reprendre sur le côté.
...
- C'est parfait. Très bien.
...
- Eva !
Tintement de la porcelaine
Mon enfant...
ma très chère enfant...
- Papa.
Enfin, j'entends ta voix. T'imagines pas comme je suis contente.
Je savais qu'un jour, tu viendrais me trouver.
- Y a pas un jour sans que je pense à toi.
Eva...
si je suis revenu, c'est pour toi.
Musique douce
Grondement du tonnerre
...
Soupir
"Olandi" (Innoss'B)
...
- C'est un cadeau pour Li-Ben.
Tiens. Regarde.
Faut faire attention, c'est très fragile.
- Qu'est-ce que c'est ?
- C'est une amie artiste que j'aime beaucoup qui l'a fait.
C'est une de mes amies.
Ça ne s'ouvre pas.
Li-Ben doit lui confier ses souhaits
et tous ses rêves.
- C'est magnifique.
Je n'ose plus le toucher. C'est très fragile.
Je suis certain que Li-Ben va beaucoup l'apprécier.
- Je l'espère.
- Merci.
Bip et vibreur
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Oh...
Ils ne devaient pourtant venir que demain.
Soupir
Euh...
Ce serait peut-être mieux que tu restes dans la chambre.
Zhang Ying serait à même de comprendre.
Mais ses parents seront là aussi.
Ils pourraient ne pas l'accepter.
Pardon.
Je suis désolé.
Sonnette
...
Soupir
Merci d'avoir apporté tout ça.
Tout est prêt, tout est là, sauf celui pour qui tout est organisé.
- Assieds-toi et laisse les femmes s'en occuper.
Comment vont les affaires ?
- C'est plutôt calme en ce moment.
C'est pas facile.
- On m'a dit que Li-Ben aime aller à la plantation.
- Oui, il commence à s'habituer peu à peu au travail.
- Allez, santé !
C'est une bonne chose qu'il travaille à la plantation.
Et ce serait encore mieux s'il évitait de fréquenter ce quartier.
- Li-Ben aime beaucoup ce quartier.
Et c'est lui qui choisit.
- Tu devrais écouter ton beau-père. Il a raison.
Ce serait mieux qu'il arrête d'y aller.
- Li-Ben vient d'avoir 20 ans...
- Oui. - Santé.
- On trinque ensemble. Assieds-toi. Voilà.
Merci.
- Je te sers ?
- Levons nos verres. Santé !
- Tiens, goûte ça. - Merci.
- Je vous ai interrompus. De quoi vous parliez ?
- De quoi on parlait ?
On parlait de ces Africains, ces affreux serpents vicieux.
Il faut les tenir à l'écart de notre société.
Ces gens-là, on ne peut pas leur faire confiance.
J'ai vu une exposition de photos sur eux.
Ils y sont comparés à des animaux.
Des gens l'ont critiquée, mais moi, j'ai rien trouvé de choquant.
- Grand-père...
Tu parles de ça ?
- Oui.
- Pour moi, c'est une honte.
Est-ce que tu connais des Africains ?
Même un seul ? T'en connais un ?
Alors de quoi tu parles ?
- Li-Ben...
- Hé, c'est nous qui créons les nouvelles routes de la soie.
Qui ouvrons un tas de nouvelles routes vers le monde.
- Il faut d'abord s'ouvrir aux autres.
Il n'y a qu'à cette condition que ces routes auront du sens.
Si ces routes ne permettent pas de rencontrer l'autre, de se connaître,
alors pour moi, elles n'ont aucun sens.
- Li-Ben...
...
- La dernière fois que j'ai porté un toast, c'était au Cap-Vert.
On était à Mindelo.
Ce soir-là...
comme tous les autres soirs, tu n'étais pas là.
J'ai voulu vivre pleinement ma solitude ailleurs que chez nous.
Je suis allée dans un bar.
J'ai pris un verre.
J'ai sympathisé avec une Française.
Elle voyageait seule.
Je me souviens qu'avant qu'elle s'en aille,
elle a porté un dernier toast et m'a dit
une phrase d'une grande beauté
qui m'habite depuis cet instant.
"Aux douces perspectives."
Je voulais donc lever mon verre avec vous,
aux douces perspectives.
Je t'ai jamais raconté cette soirée.
Papa, maman...
j'espère qu'un jour, vous verrez le monde d'une manière différente.
Vous me tirez vers le passé par vos réflexions,
Li-Ben a 20 ans et pourtant, vous n'avez pas évolué.
Vous laissez cette haine vous envahir sans arrêt.
J'ai l'impression que vous ne saurez jamais vivre en paix.
Tout ce que je veux vous dire,
c'est que je ne suis pas votre petite fille malheureuse.
Je ne suis pas une femme malheureuse.
Je vais très bien.
Chanson mélancolique
...
- Grand-père...
La musique s'est déclenchée dans la chambre.
C'est le Bluetooth.
Désormais...
toutes les choses sont connectées entre elles.
...
- Je suis un peu fatiguée.
Je vais vous laisser.
...
- Papa...
inutile de te dire ce que tu sais déjà.
La porte se referme.
...
Musique mélancolique
...
- Comment tu vas ?
- Et toi ?
C'est elle.
- Je sais. C'est Eva.
Les enfants naissent pour aider les parents à grandir.
Tu ne dois pas regretter le passé.
Ni t'inquiéter de l'avenir.
Vivre tout entier dans le présent,
c'est faire coexister le passé et l'avenir.
Je pardonne tout,
mais je n'oublie pas.
Musique douce
...
- Mademoiselle Aya Yohou,
consentez-vous à prendre pour époux M. Toussaint Wasi ici présent ?
Si tel est votre souhait,
dites : "Oui, je le consens."
...
Musique douce
...
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