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♪♪♪ Oh, vieux, là!
La charité, mon bon monsieur.
Oh, dis donc, mais t'es plus riche
que moi, toi!
Tiens, t'as tout ce que je possède.
Oh, ben alors, garde-le.
Qu'est-ce que tu veux que j
'en fasse, moi?
Oh, et puis, ça m'amuse, moi, d
'entrer dans Paris.
Les poches exactement vides.
Ce sont les fruits, par là.
Un petit salé aussi.
Et une frite.
Oui.
C'est bon, ce que vous mangez là?
Un peu dur, mais pour le prix.
Oui, j'ai vu.
Cinq francs.
C'est pas cher.
On voit que vous avez de l'argent,
vous.
Du moment que vous en êtes sûre.
C'est pas gai, de déjeuner comme ça,
toute seule, hein?
Mais ça vaut mieux que de ne pas
déjeuner du tout.
Très juste.
J'avais rendez-vous avec un camarade.
Seulement, comme il n'arrivait pas, j'ai
commencé en pensant que ça le ferait venir.
Et il n'est pas venu?
Non.
Et ça m'ennuie bien.
C'est votre amoureux?
Oh, non, j'ai pas d'amoureux.
Alors, c'est un bon ami que vous
aimez bien?
Non.
Il est ennuyeux et bête.
Seulement, il aurait payé l'addition.
Vous n'avez pas déjeuné, vous non plus?
Non, pas encore.
Parce que vous pourriez peut-être prendre la
place du copain qui n'est pas venu.
Si c'est pour que je paye l
'addition, vous dites ça, c'est une très
mauvaise idée.
Oui, je comprends.
Eh bien, me voilà bien, moi.
Quoi?
Fouché aussi?
C'est des choses qui arrivent.
Après ça, qu'est-ce que ça sera,
mademoiselle?
Une bonne surprise pour vous, mon ami.
Qu'est-ce qu'il lui prend, celui
-là?
Doucement, dites donc.
Un mot de pluie et je me mets
à table.
Alors, mademoiselle?
Eh bien, j'aurais bien aimé un morceau
de gruyère en supplément.
Un gruyère?
Non, non.
Laissez, laissez.
On va tâcher de se débrouiller.
Moujique, ne tire pas comme ça.
Je suis ennuyée.
C'est pas moi.
Qu'est-ce que c'est?
C'est pas à vous, ce chien-là.
Mais dis, c'est...
c'est Moujique.
Où l'avez-vous trouvé?
Par là, il avait l'air perdu.
J'ai vu son adresse sur le collier,
alors je l'ai...
Eh bien, je vous remercie, mon ami.
Mais comment?
Alphonse l'avait donc laissé échapper.
Ah, faut croire.
Voilà.
Eh bien, bonjour, monsieur.
Enchanté de vous avoir fait plaisir.
Mais attendez, mon bon ami.
Attendez, ne partez pas comme ça.
Oh non, je vous en prie, monsieur.
C'est la moindre des choses.
Allez, allez, allez.
Oh, écoutez, monsieur.
Enfin, puisque vous y tenez.
Mais, monsieur, j'ai pas de monnaie, moi.
Mais je ne vous en demande pas.
Ah, tant mieux.
Eh bien, voilà.
Merci, monsieur.
Allez.
Et à la prochaine fois.
Comment, à la prochaine fois?
Garçon, deux oeufs sur le plat et un
biftec aux pommes.
Vous avez de l'argent?
Hum, hum.
Oh, vous n'avez pas volé, au moins.
Oh, soyez tranquille.
C'est pas dans mes principes.
Je ne prends jamais, moi.
On me donne.
Mais c'est un voleur, monsieur le baron.
Tenez, tenez.
Voilà le bout de lait, ce qu'il
a coupé.
Vous mentez.
Il est impossible que ce garçon ait fait
une chose pareille.
Il avait une trop bonne figure.
Garçon, l'addition.
Voilà.
Cinq enfants.
C'est que j'ai pas de monnaie.
Ah, ben, moi non plus.
Faites-la.
Oui, monsieur.
Alors, c'est vrai, vous n'étiez jamais
venu à Paris?
Non, jamais.
Et d'où êtes-vous, donc?
De Rome-Orantin.
J'en arrive, seulement j'ai fait un
petit détour.
Je suis passé par l'Afrique du Sud
et j'y suis resté 25 ans.
C'est une drôle d'idée.
Non, elle n'est pas de moi.
Quand j'avais 7 ans, mon père a
hérité d'un élevage d'éléphants au Congo.
Alors, il m'y a emmené.
Je l'ai aidé et, mon Dieu, les
affaires marchaient très bien.
Quand la crise est arrivée, l'ivoire ne
valait plus rien du tout.
Une défense de 1,50 m se vendait
le prix d'une dent à pivot.
En quelques mois, mes éléphants m'ont mis
complètement sur la paille.
Si bien qu'un beau jour, mon Dieu,
je les ai embrassés.
Ce n'était pas de leur faute à
ces pauvres bêtes.
Et puis, j'ai pu réaliser de quoi
gagner le Havre.
En débarquant, il me restait tout juste 120
francs, même pas de quoi prendre le train
en troisième pour Paris.
Alors, je l'ai pris jusqu'à Mantes.
J'ai fait le reste à pied et
me voilà.
Qu'est-ce que vous comptez faire à
Paris?
Je ne sais pas encore.
Mais j'ai toujours eu envie de m
'y installer.
Il me semble que j'y trouverai l
'emploi de mes aptitudes.
Vous savez, il n'y a pas beaucoup
d'éléphants par ici.
On peut tout de même gagner de l
'argent avec d'autres bêtes, non?
Dites-donc, à propos, vous ne connaîtrez pas
un petit hôtel bon marché dans le centre?
Ah si, je connais le mien, rue Colincourt,
pas loin du palace où je travaille.
À quoi?
Je suis girl.
Girl?
Danseuse anglaise.
Vous n'avez pas d'accent.
Dame, je suis née boulevard Rochechouart.
Au pire, je n'ai pas besoin d
'accent, je ne dis rien dans la revue.
Quelle revue?
Du palace.
On voit que vous arrivez de chez les
maigres.
Je suis dans les ensembles, nous sommes 40
anglaises.
Toutes nées boulevard Rochechouart?
Ah non, il y en a qui sont
nées dans d'autres rues, même en province.
Oui, nous paraissons vifres au cours du spectacle
et nous touchons douze francs.
Comment voulez-vous que je mentire avec ça?
Pauvre gosse, là.
La monnaie.
Ah.
Merci, mon vieux.
Allez.
Merci, monsieur.
Alors, on y va?
Oui.
Dites-moi, vous me direz ce que je
vous dois, hein?
Ah, mais oui, mais oui.
On se reverra, puisqu'on doit habiter dans
le même hôtel, alors.
C'est là.
Bonjour, madame Jules.
Je vous amène un client qui voudrait une
chambre.
Le 32, au cinquième, à dix francs, ça
va?
Ah, au cinquième, parfait.
Il doit y avoir une vue superbe.
On voit tout Paris, jusqu'au Mont Valérien.
Remplissez votre fiche.
Je vais vous chercher votre clé.
Merci.
Il faut que je remplisse la fiche, là?
Ben oui, vos noms, prénoms, domicile habituel, dernière
résidence.
Il faut que j'écrive tout ça?
Oui, ça vous ennuie?
Un peu.
Pourquoi?
Parce que je vais vous dire, quand j
'ai quitté Romorantin, j'avais pas tout à
fait terminé mes études.
Oh, je sais lire.
Essuyez vos pieds.
Angliche, spokan.
Salle à manger.
Mais pour ce qui est de l'écriture...
Oui, je comprends.
Allez, passez-moi votre fiche édité.
C'est ça, c'est gentil.
Alors, Victor Larnois.
Victor Larnois.
C'est ça.
Romorantin.
Le Marne.
Et vous signez?
Victor Larnois.
Victor Larnois.
Merci, vous êtes gentil, vous savez, mademoiselle.
Voilà votre clé.
Merci, madame.
32.
Parce que je lis aussi les chiffres.
Où sont vos bagages?
Ils me suivent, madame.
Oui.
Et votre argent, il vous suit aussi?
Non, madame, il est là, mon argent.
Vous désirez peut-être des arts.
C'est pas la peine.
Vous êtes amenée par mademoiselle Gisèle, ça suffit.
Ah, la bonheur, madame.
Tenez, voilà tout de même 20 francs.
Qu'on m'achète une brosse à dents.
Un savon, un peigne et le crème rasée.
Venez par ici.
Allons-y.
Voilà le 32.
Moi j'habite au 37.
Toute seule?
Bien sûr.
Bonsoir, monsieur Victor.
Bonsoir.
Merci bien pour le déjeuner.
Et puis bonne chance.
Merci, madame Gisèle.
Entrez.
Entrez.
Voilà, monsieur.
Merci.
Attends, là.
Gardez la monnaie.
400 francs.
Quatre petits billets de 100 francs.
Ça n'est pas le Pérou.
Ça n'est vraiment pas encombrant, 400 francs.
Mais c'est bien mieux que rien du
tout.
Il est petit, mon capital.
Je suis un crésus en espadrille.
Et malgré moi, un sentiment me dit que
cet argent fera sûrement des petits.
Je veux épater la capitale.
Je veux être une des 200 familles.
Il y a bien des riches, ma foi,
qui étaient sans un autrefois.
Je veux en faire autant moi.
Il y a du bonheur pour tout le
monde.
L'important, c'est de savoir le trouver.
Il y a du plaisir à la ronde.
Il suffit de sourire pour gagner.
Moi aussi, je ferai des affaires.
Oh, pardon, je veux pas me laisser faire.
Oh, mais non.
Il y a du bonheur pour tout le
monde.
Il suffit de sourire pour gagner.
Il y a du bonheur pour tout le
monde.
L'important, c'est de savoir le trouver.
Il y a du plaisir à la ronde.
Il suffit de sourire pour gagner.
Moi aussi, je ferai des affaires.
Oh, pardon, je veux pas me laisser faire.
Oh, mais non.
Il y a du bonheur pour tout le
monde.
Il suffit de sourire pour gagner.
Ah, bonjour, Mlle Gisèle.
Alors, vous allez vous promener ?
Ah, non, je vais travailler au palace.
La représentation commence dans une demi-heure.
Ah, je peux faire un bout de chemin
avec vous ?
Avec plaisir.
Vous savez, c'est à deux pas.
Ah, tant pis.
Merci.
Que c'est beau, hein ?
Il en arrive, du monde.
Qu'est-ce que c'est que ce
type en livret qui se prescrit contre toutes
les voitures ?
C'est Albert, le chasseur.
Il ouvre les portières avec les gens à
descendre.
Et chaque fois, on lui donne 20 sous.
Quelquefois, 40.
Ah, ben, c'est un bon métier, ça.
Et puis, pas difficile.
Oh, et ça rapporte.
Il gagne plus que moi, vous savez.
Au revoir, M.
Victor.
Ben, où allez-vous ?
À l'entrée des artistes.
La petite porte, là-bas.
Vous voyez ?
Oh, j'ai juste le temps.
Amusez-vous bien.
Merci.
Non, mais
de quoi te mêles-tu ?
Qu'est-ce qu'il y a de
chasseur, ici ?
J'ai besoin de personne.
Allez, fous-moi le con.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ben, c'est ce vannue-pied, là, qui
vient me voler mes clients.
Faites-le circuler, M.
l'agent.
Un bug, s'il vous plaît.
Vous venez de bagarrer ?
Non, c'est le chasseur qui vient de
me foutre un coup de poing en vache.
Il est un peu nerveux, là.
Ça fait rien.
J'aime tout le mien de mieux.
Être dans votre place qu'à la sienne.
Pourquoi vous me dites ça ?
Ah, ça, c'est bien fait, alors.
Et il l'essaie ?
Non, bien sûr.
Les maris sont toujours les derniers informés.
Moi, je le sais, par M.
Ledru.
Un de mes clients qui habite dans la
maison d'Albert, juste à l'étage en
dessous.
Mais pourquoi M.
Ledru vous a raconté ça ?
Parce qu'il m'aime bien, quoi, pour
me faire rigoler.
Tous les soirs, à 8 h, Albert s
'en va de chez lui pour venir au
palace.
Puis à 8 h 5, hop, le partenaire
de madame s'en ramène.
Puis jusqu'à minuit, ils empêchent frénétiquement M.
Ledru de dormir.
Alors, si Albert rentrait à l'improviste...
Ah, non, non, il n'y a pas
de danger qui bouge d'ici.
M.
Villary dit jamais d'avance à quelle heure
il arrive.
Qui c'est ça, M.
Villary ?
Ben, le directeur du palace, ou pire.
Pas commode, hein ?
Oh là là, si je ne trouvais pas
le chasseur à son poste...
Vous avez le téléphone ?
Oui, là, juste en face.
Attendez, je vais vous donner votre jeton.
Merci.
Allô ?
Oui ?
Ne quittez pas.
Albert !
Albert !
C'est Albert, c'est la part de
M.
Ledru.
Oui, alors, je suis à vous.
Allô ?
M.
Ledru ?
M.
Albert, je vous assure, ça n'est plus
possible.
Ils font trop de bruit.
Non, mais votre femme est son amant.
Quoi ?
Oh, écoutez, tous les soirs, au-dessus de
ma tête, je les entends se distraire, j
'y suis habitué.
Mais ce soir, leurs transports deviennent assourdissants.
Non, je vous préviens, M.
Albert, je vais me plaindre au propriétaire.
Oh, mais c'est épouvantable, M.
Ledru.
Alors, d'après vous, ma femme me trompe
?
Comment ?
Vous ne le saviez pas ?
Oh, alors là, là, je suis navré, M.
Albert.
Oh, j'ai l'impression d'avoir fait
une gaffe.
Oh, nom de Dieu.
Nom de Dieu.
Qu'est-ce qui se passe ?
Oh, une chose affreuse.
Lisez les journaux demain matin, Mme Girard.
En première page, il y aura un drame
de la jalousie.
M.
Albert, M.
Albert.
48 boulevards de Clichy.
Fou le camp ?
Ça va.
Je n'ai pas de monnaie, mon ami.
Eh bien, ça commence bien.
La quelle est ?
La quatrième à gauche.
Au mieux que les autres ?
Au mieux, pas trop pareil.
Bravo, la quatrième à gauche.
Pourquoi n'as-tu pas recommencé ?
Il y avait un bis.
Oui, mais il y a des gens qui
bavardent dans une loge.
Et ça m'a gagné.
Ah, ces vedettes.
Nom de Dieu, nom de Dieu, nom de
Dieu, nom de Dieu, nom de Dieu.
Ah, sale orge !
Que viens-tu faire ici ?
Et vous buvez mon rhum ?
Ça, je ne le tolérerai pas.
Rembosse-le.
Il arrive, il arrive.
Il m'a donné rendez-vous à 10
h.
Moi aussi.
Sans doute, on va bientôt répéter la nouvelle
revue.
Il est temps.
Qu'est-ce qu'on fait, ce soir
?
27 000.
C'est maigre.
27 000 ?
C'est magnifique, hein ?
Oui, mais il a des frais, le patron.
Oui, mais quand même, il doit être riche.
S'il était tout seul, oui, mais il
a deux associés qui ont les dents longues.
Pourquoi il s'y laisse manger ?
Parce qu'il est trop bon.
C'est curieux, ça.
M.
Villery, personne ne peut le sentir.
Et pourtant, c'est l'homme le plus
honnête du monde.
Vous croyez que c'est l'honnêteté qui
rend les gens sympathiques ?
Qu'est-ce que c'est, alors ?
Le sourire, madame.
Et même pas exemple.
Vous l'avez, vous, alors.
Je coquine, je sors, je fais ce que
je peux.
Tenez, le patron, là-bas.
Villery ?
Oui, dans cette belle voiture.
Allez-vous-en.
Je ne veux pas qu'il me voie
en train de causer avec vous.
Vous avez raison.
Il vaut mieux que je cause avec lui.
Par ici, madame.
Bonjour, madame.
Par ici, monsieur.
Attention, monsieur.
Bonjour, monsieur.
Ces messieurs-dames ont revenu leur place en
occasion.
Sinon, je pourrais m'en occuper.
Il nous reste encore d'excellents fauteuils.
Que madame Veuglien consentira à fermer ce magnifique
manteau.
Madame pourrait prendre froid.
Attention, monsieur, il y a une marche, là.
Par ici, je vous en prie.
Par ici.
Monsieur et madame ont eu bien raison de
venir.
L'Arbut du Palais, c'est le plus
beau spectacle de Paris.
Qu'est-ce que c'est que cet
homme-là ?
Albert n'est donc pas là ?
Non, je ne crois pas.
Je crois qu'il est en train de
faire une bolotte avec des camarades.
Regrette.
Et vous, qui êtes-vous ?
Moi, je suis ouvreur de portières, monsieur.
En ce moment, je suis sans place.
Je suis venu jusqu'ici car il m
'est impossible de passer une soirée sans ouvrir
des portières.
J'ai ça dans le sang, monsieur.
Se précipiter vers les gens, les faire entrer,
collaborer à la recette, mais c'est toute
ma vie, monsieur.
Il y a des gens qui sont chauves,
d'autres qui sont apoplectiques.
Moi, je suis ouvreur de portières.
C'est ma vie, monsieur, et c'est
une fonction si utile, si indispensable.
Un spectateur arrive, on ne lui ouvre pas
la portière.
Il se vexe, il dit à son chauffeur
d'aller ailleurs, et voilà un client de
perdu pour la maison.
Il est bien, ce garçon.
Ah oui, tel que vous me voyez, monsieur.
J'avais une voiture, n'est-ce pas
?
Eh bien, je l'ai vendue.
Je l'ai vendue pourquoi ?
Parce que quand je descendais, je ne pouvais
pas m'ouvrir la portière.
Par ici, monsieur, madame.
D'ailleurs, ma joie aura été courte.
Voici le chasseur.
Je lui rends sa place et ses fonctions.
Vos monnaies à trois.
Vos monnaies à trois, madame.
Ah, vous voilà, vous.
Il est souple, par-dessus le marché.
C'est pour noyer mon chagrin.
Mon petit patron, ma femme me trompe.
Quelle tenue, quelle route.
Ah, Brusa !
Patron.
Poquez-moi cet homme-là à la porte.
Nous, on ne le revoit plus au palace.
Ma...
ma femme...
Allez, allez, là.
Bien.
Quelle soirée, mon dieu.
Oh, ce pauvre garçon.
Monsieur, madame.
Non, restez-vous.
Puisque vous êtes sans place, prenez la sienne.
500 francs par mois, les pourvois pour vous.
Ça va ?
Bon, écoutez, je ne voudrais pas prohiber ce
pauvre Albert de sa situation.
Mêlez-vous d'un de ce qu'il
vous regarde.
Soit.
Il ne sera pas lié, je vous aurai
laissé dans l'embarras.
J'accepte.
Même taigne.
On lui mette la livrée d'Albert pour
la sortie.
Allez, suivez-moi.
Mais alors, on me planquait à la porte.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Tu m'as foutu un coup de poing
par derrière.
Je te rends ta politesse.
Non, pardon, pardon.
Laissez-moi, vous allez m'expliquer.
Le voilà tout de même.
Bonjour, madame Villaré.
Bonjour, madame.
Bonsoir, Brasco.
Bonsoir, Templier.
Bonsoir, Villaré.
Alors, combien fait-on ?
25 000.
Ah, on baisse.
C'est bien fait.
Ah, Valentin, je t'en prie.
Ah.
Messieurs, des mesures s'imposent.
J'admine desquelles.
Parlez tout de même, pour voir.
Parole.
Parole.
Parole.
Hé, maintenant que j'ai le costume, ça
va déjà bien mieux, hein ?
M.
Victor.
Oh.
Mais qu'est-ce que ça veut dire
?
Vous êtes chasseur, maintenant ?
Ben oui, le directeur a tellement assisté.
Alors, comme en ce moment, j'ai rien
de mieux à faire, j'ai rien de
mieux à faire.
Alors, on travaille dans la même maison ?
Ah, oui.
Ça me fait plaisir.
Ah, moi aussi.
Ah, ben.
Oh, attendez-moi une minute, j'ai encore
un client.
M.
et Mme Désirataxi ?
Non, nous prenons l'autobus.
Oh, mais le cable va me tiendre, monsieur.
Sifflement.
Madame, je vous en prie.
Pardon.
Pardon, madame.
Merci, mon ami.
Mais il n'y a pas de quoi,
monsieur.
Deux ronds.
Il n'y a pas de quoi qu
'il profite.
Bonsoir, madame Gisèle.
Bonsoir, M.
Victor.
Dis donc, elle est bien, votre chambre ?
Ah, elle est pas mal.
Vous voulez entrer ?
Vous allez voir.
Oh, belle.
Elle est mieux que la mienne.
Vous voulez qu'on change ?
Mon déménagement sera vite fait.
Non, mais aussi, j'habite là-bas depuis
six mois, j'ai mes habitudes.
Je suis un peu maniaque.
Les vieilles filles.
Je devrais protester, seulement je sais pas faire
de compliments, moi.
Ça tombe bien, je n'aime pas qu
'on m'en fasse.
Vous êtes content de votre première soirée ?
Vous avez gagné beaucoup d'argent ?
90 francs 10 centimes.
Oh, c'est pas mal.
Et ça n'est qu'un commencement.
Depuis ce soir, figurez-vous, j'ai envie
de devenir quelque chose ou quelqu'un.
Ça ne m'étonnerait pas.
Ce que vous avez fait ce matin me
donne confiance en vous.
À moi aussi.
Je vais vous laisser à vos beaux rêves.
Bonsoir, M.
Victor.
Bonsoir, madame.
Où veux-tu que j'aille ?
À mon bureau ?
Je vais avec toi.
Pourquoi donc ?
Parce que l'atmosphère du palace décuple ton
acrimonie naturelle.
Ça, par exemple.
Il y a quelques jours, Templier m'a
remis devant toi le chiffre de la recette.
J'ai dit, on baisse.
Tu t'es écrié, c'est bien fait.
Pourquoi ?
Parce que tu exerces une profession qui m
'exaspère, Ernest.
Diriger un musical n'est pas une carrière
honorable.
Valentine, tais-toi.
Que tu sois revêché à Rieux, j'y
suis fait.
Mais tu contestes ma droiture, ça, je ne
le permettrai pas.
L'honnêteté, c'est mon idée fixe.
La vertu, c'est mon vice.
Quand on a de telles idées, on n
'exploite pas la lubricité publique.
Ça va bien.
Tu es de mauvaise humeur, je te quitte.
Mon chapeau.
Et puisque, malgré ton âge, tu as encore
ta mère, eh bien, va la voir.
Et dire que je ne la trompe pas,
c'est inimaginable, ça.
Ça pince.
Ça marche ?
Non, de ce temps-là, les gens ont
froid aux mains et ils ne donnent pas
de bois à boire.
Bonsoir, M.
Desiré, vous partez déjà ?
J'ai un peu de boue, j'ai
42 fièvres.
Je vais me fourrer dans le lit et
je reviendrai sur mon point de main.
Mais qui vendra vos programmes ?
Je n'en sais rien, un extra, je
vais téléphoner à mon édificaire.
Non, ne faites pas ça, dites-donc, vous
feriez choper votre place.
Moi, je vous les vendrai, vos programmes.
Mais qui, vous ?
Vous ne pouvez pas tout faire.
Bien sûr.
Alors, merci d'avance.
Il a l'air malade, ce tombe-là.
Tu verras, il en a pour quelques jours.
J'espère bien.
Adolphe, tiens-toi tranquille, tu vas me mettre
en salle.
L'entraide se vient de commencer.
Dis donc, je te verrai demain entre 5
et 7.
Je ne suis pas sûre, j'ai un
essayage.
Encore ?
Bon.
Ah, il faut que vous en ayez une,
patience.
Et moi, donc.
Je vous parle, M.
Broussard.
Je vous en prie.
Oh, c'est vous, Victor.
Alors, vous avez porté ma lettre ?
Oui, et je l'ai remise en main
propre.
Très bien, mon ami.
Voici pour vous.
Non, non, merci, Mme d'Orfeuil.
J'aimerais mieux...
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