All language subtitles for 66-5 (2023) - s01e05.fr

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Original subtitles

-J'ai trouvé un baveux.

Maître Bauer. Elle vient de la cité.

-Comment s'appelle votre client ? -Rudy Mondésir.

-45 kg de cocaïne en provenance de Colombie.

-C'est quoi, cet argent que vous deviez ?

-J'ai perdu une voiture chargée.

-Perdu comment ? -Dans l'eau.

-Méfie-toi de ton avocate.

Elle cherche le vice de procédure.

-Je l'ai trouvé dans la voiture de mon mari.

Il contient tous les textos envoyés à Juliette Hosten.

*-Je veux savoir ce qu'il a fait avec la coke.

-Pas mal de têtes auraient besoin de tes services.

Prends. C'est pour toi.

-T'es au courant que Bilal et les Boutaleb, c'est pareil ?

Pourquoi tu bosses avec les Boutaleb ? Réponds-moi.

Rires

Propos inaudibles

"Sentenced", de Winston Mcanuff et The Bazbaz Orchestra

Il sniffe. ...

Il tousse.

-Merci.

...

Ils rient.

Ah ! Tiens.

Il soupire.

...

Sonnerie

-Putain.

-Il veut quoi, ton frère ?

-Laisse. Il veut juste faire chier.

Attends. Viens.

Vas-y, ramène-toi.

Allez.

Fais un effort. -J'essaye.

Ils rient.

...

Gémissement

-Tu sens, ça ?

-Oh, ouais, carrément.

-Non, tu sens la voiture ?

La voiture bouge. Regarde, putain !

-Sors, sors ! -Où est ma botte ?

Musique de suspense

Rudy ! -Putain, sors !

Sors, sors, sors !

-Ma botte. -On s'en bat les couilles.

Tu fous quoi ? Sors.

Putain, mais grouille. Sors !

...

-Lâche-moi, connard.

Tu peux pas faire attention ?

"Sentenced", de Winston Mcanuff et The Bazbaz Orchestra

-Hé, attends-moi !

...

Brouhaha

...

-Salut. T'as pas eu le contrôle judiciaire ?

-Non.

-Désolée, mais j'ai une proposition à te faire.

Je veux te demander qu'on s'aligne sur cette affaire.

-On en a déjà parlé. Nos clients ne sont pas dans le même camp.

-Ecoute, j'ai une piste sérieuse

pour obtenir l'annulation de la procédure.

Regarde.

Le fameux Max qui a présenté mon client au flic infiltré,

c'est un flic.

Un flic qui a vendu une affaire à mon client.

C'est une provocation à l'infraction.

On peut vraiment obtenir l'annulation.

-Comment tu sais que c'est un flic ?

-Je l'ai vu monter au volant d'une voiture.

Il avait le pare-soleil police. Je suis sûre que c'est lui.

-Sérieusement ? Ca suffit pas pour prouver quoi que ce soit.

La juge va te rire au nez. -Ca coûte rien d'essayer.

-C'est au 2e.

-C'est à l'abandon, mais ça a de la gueule.

-C'était le cabinet d'un avocat radié pour corruption.

Il a un peu trop fricoté avec les voyous.

Vos collègues n'en veulent pas. Ca porte la poisse.

Musique douce

...

-On peut signer tout de suite ?

-C'est plus que ce que vous comptiez mettre.

C'est 1 000 euros par mois sans les charges.

-Je peux vous payer une partie en cash ?

...

-Comment elle fait grave la meuf.

-Si t'avais pris mon avance, tu serais pas en galère.

-Je marche pas comme ça, je t'ai déjà expliqué.

Je suis pas en galère.

Y a plus.

-C'est un bonus. Tu lui as évité la cabane.

Poinas m'a raconté comment t'as géré.

-La voiture aussi, c'est en bonus ?

-Si t'en veux pas, je la reprends.

-Tu diras à Chérilus qu'il arrête de me foutre la pression.

Je suis pas son clebs.

-Il t'a mis la pression ?

-Je porterai plainte.

Dis-lui.

Au fait,

au dernier étage, c'est mon cabinet.

Fais tourner l'adresse, j'ai besoin d'affaires.

-Tu t'installes ? C'est officiel ?

Tu te mets à ton compte ?

-A mon compte, oui.

-C'est grâce à l'affaire de Rudy ? Ca dit quoi ?

-Tu crois que je te vois pas venir ?

-Faut fêter ça. Je t'invite à dîner.

Je cuisine comme un chef. -Non.

Je fais pas dans le mélange des genres.

Ca t'a pas servi de leçon, il y a 15 ans ?

-Franchement ?

T'embrasser la 1re fois...

A choisir, je le referais.

-Pas moi. Je sais comment ça s'est terminé.

Les Boutaleb sont dans l'affaire de Rudy ?

-Si tu veux choisir tes clients, bosse pas ici.

Tu peux encore changer d'avis. Mais tu me rends les sous.

-Va te faire foutre.

Le portail s'ouvre.

Le portail se ferme.

Brouhaha léger

...

-Frérot, tu dates. -C'est toi qui dates.

Ca va ? -Bien, et toi ?

-Vous êtes rentrés. Et toi, tu dis rien ?

-Tu transpires.

T'as chaud ? -Non. Tranquille.

Ils rient.

Il est con, ton frère. Bien ?

Je vous mets un truc ? Café ?

-Oublie. Assieds-toi.

Tu connais l'avocate ?

Pourquoi tu m'as pas dit que c'était la meuf du canal ?

T'as oublié qu'elle t'a foutu dans la merde ?

-Ca change quoi ?

Elle fait son taf, faut la laisser.

-On comprend rien à ce que tu fous.

On a pas d'infos sur le dossier, ça va pas.

-Rudy voulait faire quoi avec la coke ?

-Je sais pas.

-Il voulait la vendre ?

-Je sais pas.

-Comment ça ?

Tu sers à quoi si tu sais pas ?

-Hé. Commence pas, Toufik.

Va me chercher un jus d'orange. -J'y vais.

-Bilal, le terrain, c'est ta responsabilité.

Il a bonne réputation, il brasse bien, mais ça pue.

C'est pas bon pour ma vente.

-La vente ? -Ouais.

Je vais vendre le terrain. T'auras ta part.

Chérilus aussi aura sa part.

Mais pour ça, il doit tourner sans histoires.

Tu te démerdes, tu me fais le ménage,

tu trouves pourquoi Rudy a fait venir la coke.

T'as compris ?

-C'est simple, l'acheteur veut être sûr

qu'il y a pas déjà une bite où il veut mettre la sienne.

Ils rient.

-Renseigne-toi.

Sinon on ira voir l'avocate.

Il renifle.

-Viens là, toi.

-Mais lâche-moi. -Ferme ta gueule.

Qui t'a sorti de la merde ? -Ferme ta gueule.

-Qui a été là pour vous ? C'est comme ça que tu me remercies ?

T'as dit quoi aux Boutaleb ?

-Rien. -T'as dit quoi aux Boutaleb ?

-J'ai dit que tu connaissais l'avocate.

J'ai dit que tu connaissais l'avocate.

Ca y est, frère.

Ils m'ont raconté que t'étais tombé à cause d'elle.

La première fois. Non ?

Tu joues à quoi ?

-Ils t'ont dit que j'avais mangé pour eux ?

T'as vu comment ils me traitent ?

-C'est normal, tu dis rien.

Même à moi, tu me parles pas. On fait comment, maintenant ?

Il se passe quoi avec l'avocate ?

-Il se passe rien. Il se passe rien, je te dis.

-Regarde-toi. Depuis qu'elle est là, tu dévisses.

Tu fais n'importe quoi.

-Ecoute-moi.

Tu l'approches encore une fois,

et je te crève l'oeil qu'il te reste.

-C'est comme ça ? -Ouais.

-Tu menaces ?

-Et je veux plus entendre parler de ton frère.

Musique de suspense

...

Tu voulais me voir ?

-La juge remue la merde.

A cause de l'avocate. Tu vois qui c'est ?

Cette affaire pue depuis le début.

J'aurais dû te coller une procédure quand on a repêché ta caisse.

A cette heure-ci, tu serais au ballon.

-T'avais qu'à mieux monter ta procédure.

Rudy, c'était le pigeon idéal.

Mais tu t'es foiré.

-Il paraît que les Boutaleb sont rentrés.

Ca leur ferait quoi d'apprendre que t'as passé un marché ?

-Tu veux quoi ?

-Un truc sur Rudy.

Qui l'enfonce.

Je peux pas passer pour un con.

Cette affaire doit aller au bout.

Brouhaha

...

-Maître Bauer,

votre cas est atypique.

Vous avez été collaboratrice en droit des affaires

au sein d'un cabinet parisien.

Vous voulez faire du pénal à Bobigny,

en solitaire, de surcroît.

Tout cela paraît hâtif.

-On a tous entendu parler de votre mari.

-Cela ne nous regarde pas, mais c'est notre rôle

de s'assurer que vous êtes là pour de bonnes raisons.

-Je comprends vos questionnements.

Je n'imaginais pas être ici il y a de ça quelques mois,

ici devant vous.

J'ai été désignée dans une affaire de stupéfiants,

il y a plusieurs semaines.

Ca a été un électrochoc.

Un retour aux sources.

J'ai compris que le pénal était ma vocation

et que je veux exercer ici.

-En venant de Paris, ça va vous faire drôle.

-J'ai grandi dans une cité à quelques arrêts de bus d'ici.

La vie des prévenus, je la connais,

c'est aussi la mienne.

C'est pour cette raison que je suis devenue avocate.

-Il va vous falloir plus qu'une affaire.

Et elle peut vous claquer entre les doigts.

-Il faut faire des permanences, les gardes à vue,

se taper les dossiers que personne ne veut.

Il faudra vous méfier aussi.

Vous allez passer du temps avec les voyous.

Mais bon,

puisque vous connaissez le 93,

je ne vois aucune raison de ne pas vous accueillir.

Bienvenue en Seine-Saint-Denis, consoeur.

-Merci.

Musique douce

...

-J'ai du travail, d'accord ?

Je te rappelle.

Bisous.

-Bonjour. Roxane Bauer, je suis de permanence

et c'est ma 1re fois. -Très bien.

C'est moi qui centralise les dossiers

que le parquet envoie.

Vous vous les répartissez avec votre confrère.

Les entretiens se font au dépôt et les audiences

ont lieu dans la 17e ou 18e chambre.

Vous avez des questions ?

-Mon confrère, c'est qui ? -C'est moi.

Cachez votre joie, consoeur.

Le plaisir de se revoir est partagé.

-Je m'attendais pas à vous voir ici.

Les affaires vont mal ?

-Vous êtes bien idiote de croire

que je fais ça pour l'argent.

C'est un engagement.

Les prévenus les plus pauvres méritent mieux

que des avocats débutants qui ne connaissent rien au métier.

Comment va votre mari ?

Vous êtes une star ici.

-Vraiment, me chauffez pas trop.

-J'ai reçu les dossiers.

On a une agression à l'arme blanche,

une exhibition et une violence conjugale.

-Je vous laisse la violence conjugale.

Ca vous va si bien.

-Si l'on procède par affinité, je vous laisse la masturbation.

Merci.

Brouhaha Musique douce

... ...

Roxane Bauer, votre avocat commis d'office.

-J'ai rien fait, je suis pas violente.

-Ca vous arrive souvent de frapper votre femme ?

Ils parlent arabe.

...

-Il dit que c'est la 1re fois.

...

Sa femme a jeté la cigarette qui n'était pas terminée.

-Bonjour, M. Cherki.

Roxane Bauer, votre avocat.

-C'est mort. Je suis pas défendu par une femme.

...

-Mais c'est où, putain ?

...

-Enfin, vous voilà. On y va.

-Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe ?

-Je vous ai envoyé une convocation au cabinet Bauer.

-J'y travaille plus.

-M. Mondésir est convoqué pour un transport.

-Attendez, je suis en permanence.

Je dois y retourner.

-Je ne peux pas annuler.

Tant pis, votre client sera seul.

Brouhaha

-Regarde ce qu'il m'a envoyé.

-Excusez-moi, on a pris du retard.

Maître Bauer, l'avocate de M. Mondésir.

Le capitaine Morand, de la brigade des stupéfiants.

-C'est une perquisition, c'est ça ?

-C'est ça.

-Vous allez être serrées.

Brouhaha

...

-Bérénice, vous notez ?

Nous allons procéder à la perquisition

d'un appartement à Noisy-le-Sec, au 31 rue Joliot Curie,

en présence de M. Rudy Mondésir

et de son conseil, maître Bauer.

Messieurs. -C'est par ici que ça se passe.

-Qu'est-ce qu'on fout ici ?

-N'échangez pas avec votre client, pour l'instant.

...

On toque.

-Rudy, je sais que t'es là. Ouvre.

-T'es avec qui ?

-Je suis solo. Ouvre la porte.

Qu'est-ce que t'as fait ?

Elle est où la caisse ? Hein ?

Elle est où, la caisse ? Réponds, ta race.

-Elle a coulé dans le lac de Créteil.

-Quoi ? -Elle a coulé. Désolé.

-Tu sais ce qu'il y avait dedans ?

200 000 euros.

Il devait les livrer ce soir.

On fait comment ? -Frérot...

Le frein à main a lâché.

-On fait comment ?

Fils de pute.

-C'est bon, arrête.

Laisse-le, il a compris.

Musique de suspense

Calme-toi.

Regarde-moi.

-Tu crois que j'ai fait exprès ?

-Non, je sais. T'inquiète.

Ca va ? -Désolé pour les 200 000 euros.

-Il t'a fait mal ?

Le regarde pas, regarde-moi. Ca va ?

Cri

Ecoute-moi bien.

La prochaine fois que je te vois, t'as 200 000 balles.

Sinon plus jamais je veux revoir ta gueule.

-Voilà.

Tout l'attirail du revendeur.

Vous pouvez m'appeler Mondésir ? -Bien sûr.

Par ici, s'il vous plaît.

-M. Mondésir,

reconnaissez-vous que ces balances, ces pochons en plastique

et ces gants chirurgicaux sont à vous ?

-Mon client souhaite garder le silence.

-On va envoyer tout ça au labo.

Embarquez tout. -Oui.

-Attendez, capitaine.

J'ai une question.

Comment ça se fait que ça tombe du ciel,

à ce stade de l'instruction ?

-L'information vient

d'un renseignement anonyme.

-Un renseignement anonyme ? Encore un.

Comme avec Max.

Ils sont super bien renseignés, vos indics.

A quoi vous jouez ? -Du calme, maître.

C'est un choc, mais votre client

vous prend pour une poire.

Il n'a pas seulement importé.

Il comptait vendre la cocaïne.

-Et vous, personne ne vous prend pour une poire ?

Brouhaha

...

Demain, je viens vous voir, vous allez m'expliquer.

Je prends un taxi.

...

Hé, tu fous quoi ?

-J'ai le droit de filmer la police.

-Je suis avocate, tu ranges ton truc.

-Les flics sont déjà venus hier.

-Qui est venu ? -J'en ai reconnu un.

Il est venu hier soir.

-Qu'est-ce que tu dis ?

T'es sûre de toi ? Lequel ?

-Vous me donnez quoi ?

-Tu veux quoi ?

Bon, vas-y. Y a quoi dans cette vidéo ?

-Je vais vous demander de régler.

-C'est elle qui paie.

-J'arrive.

Je vous dois combien ?

Klaxon Hé !

Hé !

Arrête-toi ! Hé !

Passe-moi ton portable.

Sinon j'envoie mes clients le récupérer.

-Dans ma poche.

-Laquelle ? -Ici.

-OK.

Respiration haletante

C'est quoi, ton code ? -1, 2, 3, 4.

-C'est laquelle ? -Celle-là.

Musique de suspense

...

"Run It Gun It", de VideoHelper

...

Brouhaha

...

-Jason ? -Ouais.

Tu restes là, deux secondes ?

Ca va ou quoi ?

-Tranquille. J'ai du boulot pour toi.

Ce soir, tu peux ? -Ouais, je le couche et c'est bon.

C'est quoi, le boulot ?

-Je veux que t'emmènes un mec sur le toit du bloc C.

Il est pas de la cité.

-Pourquoi sur le toit ? -T'occupe.

Tu l'accompagnes, c'est tout. Laisse-le faire ce qu'il a à faire.

-Vas-y.

On y va ?

-Je suis désolée, je pouvais pas m'échapper.

Les comparutions sont terminées ?

-On s'est débrouillés sans vous.

-Merci d'avoir assuré.

-Déserter sa première permanence,

c'est une honte.

Musique douce

...

-C'est là.

Qu'est-ce qu'il fout ?

Tu vas shooter un mec ou quoi ?

Tu calcules tous les clients qui viennent ?

Bilal a l'impression de se faire carotter ou quoi ?

Tu réponds pas, t'es muet ou quoi ?

Il m'envoie toute l'année dans des missions de merde.

Qu'est-ce que je fous ici ?

Il me prend vraiment pour son chien.

Interphone

...

Elle soupire.

-Oui ? *-Mme Bauer ?

*J'ai un paquet pour vous. -J'arrive, je descends.

*-Rox, c'est Mag. Tu viens dîner, mardi ?

*Maman va faire ta quiche préférée.

*Tu me manques. Je te vois jamais.

*Allez viens, dis oui.

Brouhaha

...

La porte s'ouvre.

-Je me casse le cul pour vous.

Je me bats pour vous et vous, vous faites quoi ?

Vous me cachez des informations capitales.

-Les flics avaient pas trouvé l'appart'.

J'allais pas vous en parler. -Et la confrontation ?

C'était quoi l'idée ? Je passe pour quoi ?

-Je suis désolé.

C'est pas contre vous.

J'avais pas envie de me faire défoncer.

Pasquale a des potes partout.

Vous avez pas une clope ? -Qui savait pour l'appartement ?

-Mon frère, ses potes, plein de gens.

C'est là que j'ai grandi.

Bref, vous avez une clope ?

Merci.

-La voiture qui a coulé,

elle était à qui ? -Bilal Areski.

Je l'ai prise pour emballer une meuf.

Il y avait du cash caché dans le tableau de bord.

Je le savais pas.

-Non, vous fumez pas ici.

Du cash qui venait d'où ?

-Du business de la cité.

C'est à cause de moi si Bilal a livré en retard.

Les Boutaleb aiment pas ça. C'est des psychopathes.

-Tu t'es cru où ?

Eteins-moi cette clope.

Maître, laissez pas faire ça. -Je suis pas sa nounou.

-Salut, maître.

-Rudy.

Comment Bilal a fait pour récupérer l'argent ?

-Il l'a pas récupéré.

Lui et mon reuf ont avancé les ronds.

C'est pour ça que j'ai fait venir la coke.

C'était pour les rembourser.

Brouhaha

...

-Putain, Jason.

Jason tousse.

Il est déjà 11h.

T'es pas allé en cours ? T'es rentré à quelle heure, hier ?

-J'ai pas cours.

-C'est ça, prends-moi pour une conne.

Jessica soupire.

Tu vas jamais avoir ton CAP.

Je croyais que c'est ce que tu voulais.

-T'inquiète, Mam, je gère. -Tu gères rien du tout.

-Mam, je gère.

-C'est quoi l'argent dans la cuisine ?

-C'est pour toi.

J'ai bossé hier.

-D'où ça sort ?

-J'ai réparé quelques scooters.

Comme je suis doué, les gens me paient.

J'ai pas besoin d'un CAP pour travailler dans un garage.

Il faut bien

que quelqu'un t'aide.

Quelqu'un qui paie les factures.

Je peux te donner un peu d'argent.

J'en ai marre de te voir trimer.

-Si tu veux m'aider, occupe-toi de ton frère.

Et va te laver, tu candaves. -Ca va.

Ouais, ouais, ouais.

Ca dit quoi ?

Je me réveille, moi.

Je me lave, tout ça. Attends-moi, j'arrive.

On toque. -Entrez.

-Bonjour.

Roxane soupire.

Pardon. J'ai quelque chose à vous montrer.

Regardez.

Vous reconnaissez ?

-C'est quoi ?

-L'immeuble où on était hier.

-C'est le teaser. Attendez un peu.

Morand, sur les lieux, mais la veille de la perquisition.

Une perquisition sauvage,

bien illégale comme il faut.

Rien ne prouve

que Morand n'a pas tout placé.

Ou qu'il n'a pas subtilisé des preuves.

-Comment vous avez eu ça ?

-Une gamine de la cité. La vidéo est datée.

-Je peux pas verser la vidéo au dossier.

Il faudrait que je la fasse authentifier.

Et je vous parle pas de faire témoigner une mineure.

-Si je peux me permettre,

une vidéo, c'est concret.

Pas comme un pare-soleil

police.

-Farhat, l'avocat de Pasquale,

m'a dit que Max était un flic.

Il l'a vu monter dans une voiture avec un pare-soleil police.

Qu'est-ce que je lui dis ?

-Que sans preuve, ça vaut rien.

Vous avez posé des questions gênantes sur Max.

Ca a mis mal Morand qui veut charger mon client

pour que l'affaire passe en jugement, d'où la mexicaine.

-Ca va ?

-Comment il va, frérot ?

-Bien et toi, tranquille ?

Alors ?

-Mon acheteur est content du terrain.

Il a vu qu'on brassait. Du coup, il veut l'acheter.

-J'ai pas menti.

-Là, oui, Bilal.

-Tu veux voir la caisse ? -Montre-moi le bolide.

-Venez.

On toque.

-Madame le juge, quelle surprise.

Kenza, tu peux nous laisser ?

-Bien sûr.

-Si je te dis "mexicaine", tu penses à quoi ?

Fajitas ou Frida Kahlo ?

-De quoi tu parles ? -Fais pas semblant.

L'appartement de Mondésir.

T'es allé y faire un tour.

Il y a une vidéo. Quelqu'un t'a vu.

Morand soupire.

-C'est vrai.

Je voulais m'assurer que le renseignement était bon.

J'y suis passé,

j'ai vérifié que les clés marchaient.

J'ai vu ce qu'il y avait et je suis reparti.

-T'es débile ou quoi ?

-Tout le monde fait ça.

On fait pas déplacer les juges pour rien.

-Je m'en fous.

Toi, tu t'es fait gauler.

L'avocate de Mondésir a trouvé la vidéo.

A cause de ça, la perquisition s'effondre.

-Tu l'as versée au dossier ?

Elle soupire.

-Non, pas encore.

-Te sens pas obligée.

-T'as raison. On va faire autrement.

Je te laisse le choix.

Soit je file la vidéo au parquet,

et je les laisse décider des poursuites qu'ils engageront.

Soit je te dessaisis de l'enquête.

-Tu plaisantes ?

-Je suis bidonnée de rire.

-Ca fait des mois que je bosse sur cette enquête.

Tu peux pas me dessaisir comme ça.

-Ah bon ? Pourquoi ?

Musique de suspense

-Bah...

-Ah. Parce qu'on couche ensemble ?

-Pas seulement. Il y a des sentiments aussi.

-Avec toi, j'ai des orgasmes,

pas des sentiments.

Je tiens à mon instruction.

J'ai pas envie qu'elle me pète entre les doigts.

...

Vous êtes encore là ?

-Je voyais un truc avec Bérénice, mais on a terminé.

-J'ai dessaisi le groupe du capitaine Morand.

Une nouvelle équipe va les remplacer.

-Vous êtes froids, les gars.

-Putain. -Vous êtes froids.

Tu te fous de ma gueule, en plus ?

-C'est le tableau de bord.

-Vous y êtes pas, les frères.

-Vas-y, là.

Je trouve pas. -Montre-leur.

Attention.

Dégivrage, clignotant gauche, plafonnier.

-Et ? -Tu vas voir.

Jimmy ricane.

-Alors ?

-Ca s'ouvre que si t'as tout fermé avant.

Les portes, le coffre, les vitres.

-Les flics laissent tout ouvert quand ils fouillent.

-Les chiens peuvent pas sentir ? -Non.

C'est du zinc. On a fait un essai, les chiens ont rien trouvé.

-Carré ? -Carré.

-Bien joué, Bilal.

Pas de couille avant la vente.

-Les seules couilles que je vois, c'est les tiennes.

Ils rient.

Sonnerie de téléphone

-Qui a eu l'idée de tout fermer ?

-Ouais, Achache ?

Pourquoi ils ont été dessaisis ?

Elle a trouvé quoi, la baveuse ?

-Avec ce que j'ai fait, impossible qu'ils trouvent.

-OK. Je m'en occupe. A plus.

Hé, tu vas me rendre un service.

Débrouille-toi pour que l'avocate vienne à son cabinet, ce soir.

On a des questions à lui poser.

-Quelles questions ? -C'est pas ton problème.

Tu l'appelles et tu lui dis de venir.

-OK.

-Frérot ? -Ouais ?

-On y va.

Merci, Poinas.

-A la prochaine.

-C'est bien, Jimmy.

Brouhaha

...

-Coucou.

-Te voilà.

-Ca va ?

-T'as de la visite.

-Salut, Roxane.

-Que fais-tu là ?

Elle ferme la porte.

Je t'écoute.

-Pourquoi tu as donné le portable au juge ?

-Tu plaisantes ?

-Samuel couchait avec une autre, ça arrive.

Je comprends que tu lui en veuilles.

Mais l'enfoncer, c'est vraiment minable.

-Tu as lu les textos ?

-L'adultère mérite le divorce, pas la prison.

N'importe quel avocat aurait fait la part des choses.

Tu as jeté de l'huile sur le feu.

Maintenant qu'on sait qu'ils ont eu

des relations sexuelles,

le juge veut savoir si elles étaient consenties.

Ca compromet sa mise en liberté. Il t'en veut à mort.

Elle rit jaune.

-T'es venu pour me faire la morale ?

Il rit.

-Je te comprends pas.

Il souffle.

T'es rien sans lui.

Rien.

Tu dois t'en rendre compte en revenant ici.

-Sors de chez moi, Paul.

-Samuel demande le divorce.

Je t'ai laissé les papiers sur la table de la salle à manger.

-C'est lui qui demande le divorce ?

-Il est en détention à cause de toi.

A sa place, je ferais pareil.

La porte se ferme.

Musique douce

...

-Qu'est-ce que tu lui as dit pour qu'il parte comme ça ?

Pour une fois que tu nous présentes quelqu'un.

Même ton mari est jamais venu ici.

...

Roxane.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

...

-Tu bouges pas. Bouge un peu.

-T'es tendu avec toutes ces histoires.

Brouhaha

...

*-Allô ? -Ouais, Bilal.

*-Dis-moi. -Elle part de chez elle.

*-Elle fait quoi ? -Elle monte dans sa voiture.

*-OK.

-Vas-y, on se tient au jus.

Vas-y, les mecs, à tout à l'heure.

Musique de suspense

Fracas métallique

...

-Gros, c'est bon.

...

-Roxane.

-Qu'est-ce que tu fous là ?

-Je...

-Bon. Elle rit.

-Attends.

-Tu veux quoi ?

-Viens chez moi.

-T'as quel âge, sans déconner ?

-Y a quelqu'un qui t'attend ?

-Non.

...

-Viens.

...

-Bilal, qu'est-ce qu'elle fout ?

Elle est où, ta pute ?

Musique douce

...

Sous-titrage : DUBBING BROTHERS

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