All language subtitles for 66-5 (2023) - s01e04.fr

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Original subtitles

...

-Comment s'appelle votre client ? -Rudy Mondésir.

-45 kg de cocaïne en provenance de Colombie.

-Vous rencontrez Max et le policier infiltré

avant que l'enquête démarre ?

-Max dit quoi ? -Il est pas dans la procédure.

-M. Bauer, je vous annonce ma décision

de vous placer en détention.

-D'où viennent ces textos ? -D'un portable prépayé.

-N'importe qui a pu les écrire, y compris la plaignante.

-Les Boutaleb pensent que tu veux les niquer.

*-Je veux savoir ce qu'il a fait avec la coke.

-Je veux une confrontation avec Pasquale.

-Tu peux pas faire n'importe quoi.

-Tu vas me balancer dans le canal ?

"Different Pulses", Asaf Avidan

-Roxane.

Roxane, je sais que t'es là. Ouvre.

Qu'est-ce qui t'a pris de te sauver en pleine audience ?

C'est le boulot du substitut de demander une peine de prison.

Ca veut pas dire que tu vas y aller.

Ce que je dis au juge compte aussi.

A quoi ça sert d'avoir un avocat sinon ?

-Vous avez dit quoi ? -La vérité.

T'as dérapé par amour pour un dealer.

...

Tu vas le payer toute ta vie. On va pas en rajouter.

-Si je vais en prison, mes parents me pardonneront ?

-Tu as mieux à faire que d'aller en prison.

Bats-toi. Et protège-toi.

Tu vas y arriver.

Allez, viens. La vie continue.

...

Brouhaha

...

-Bonjour, messieurs. Comment ça va ?

-Ca va.

-Vous avez mangé, ce matin ? -Non, j'ai pas faim.

-Il y a un distributeur. -Non, c'est bon.

-OK. Vous êtes prêt ?

-Oui. -Ca va bien se passer.

...

Y a un problème ? -Non.

-Vous êtes sûr ? -Oui, putain !

-OK. On y va.

Ne le regardez pas. Adressez-vous à la juge.

Si besoin, vous pouvez me faire un signe.

Allez, on y va.

-M. Mondésir, vous avez été interpelé le 1er juin dernier

sur le parking du Bricorama d'Aubervilliers,

en possession de 45 kg de cocaïne,

répartis dans 2 valises débarquées du vol Bogota-Paris.

Au cours des mois précédents,

votre surveillance par la police

a établi que vous avez rencontré à 10 reprises

M. Pasquale Peirea,

dans le grill Toros sur la commune...

M. Mondésir, vous êtes avec nous ?

Sur la commune d'Aubervilliers.

Le 23 avril, dans ce même restaurant,

vous remettez

à M. Peirea, en échange de ses services,

une enveloppe contenant 5 000 euros.

M. Peirea a confirmé avoir reçu cette somme.

Pourtant, et c'est l'objet de la confrontation aujourd'hui,

il déclare ne vous avoir jamais vendu le moindre contact

et vous avoir simplement arnaqué.

Que répondez-vous à ça, M. Mondésir ?

-Euh...

En fait, j'ai menti.

C'est lui qui dit la vérité. Tout ce qu'il dit, c'est vrai.

-Vous pouvez élaborer ?

Quand on change de version, j'aime bien avoir les détails.

-C'est comme il a dit, il m'a carotté.

Il m'a dit qu'il avait des contacts en Colombie.

Il m'a demandé une avance.

Du coup, j'ai payé.

Au final, je me suis fait baiser.

-C'est ce que j'ai dit. -Je ne vous ai pas parlé.

-Je peux m'entretenir deux minutes avec mon client ?

-Après la confrontation.

Après avoir payé M. Peirea,

vous vous êtes revus à plusieurs reprises.

A quel moment avez-vous compris être baisé, selon vos mots ?

-Je sais pas.

Il me disait à chaque fois que c'était une question de temps.

-Quelle a été votre réaction quand vous avez compris ?

5 000 euros,

c'est une somme. -Je sais pas.

Bref, voilà, quoi.

-Je sais pas ce que ça veut dire.

Parlez dans un langage que je comprends.

-J'ai eu la rage. Voilà.

-Si M. Peirea ne vous a pas donné de contact,

à qui vous êtes-vous adressé ?

-Cette question ne concerne pas l'objet de la confrontation.

-Si vous nous avez convoqués aujourd'hui,

c'est pour confronter les déclarations des prévenus.

Ce que dit M. Mondésir confirme ce que dit mon client.

M. Peirea n'a pas participé à cette importation.

Je vais déposer une demande de mise en liberté.

Pour ce qui est de savoir comment la cocaïne est entrée,

ce n'est pas notre problème.

Musique douce

-J'aimerais parler à mon client.

...

Qu'est-ce qui vous a pris ?

Fallait m'en parler avant.

Vous êtes le seul à assumer pour 45 kg de cocaïne.

Vous risquez 10 ans.

-Vous me faites mal à la tête.

-Il vous a menacé, c'est ça ?

-On y va. -Hein ?

Il vous a menacé, Rudy ?

...

Mon client a été menacé, c'est évident.

-En tout cas, il est prêt à assumer seul.

C'est son choix. -Non, mais sérieusement.

Regardez-le trois secondes.

Vous l'imaginez monter un machin pareil ?

Sans complice, ça tient pas la route.

-Ce sont les aveux de votre client.

-Et ce Max qui est partout, on s'en lave les mains ?

On n'essaie même pas de l'identifier ?

Putain...

Sonnerie

Pardon.

...

Oui ?

*-Mon frère a été transféré au tribunal ?

-Oui, il a vu la juge. On en sort.

*-Il a dit quoi ? -Je peux rien vous dire.

Me tombez pas dessus toutes les 5 min.

*-On s'est pas mis d'accord là-dessus.

-Y a pas à se mettre d'accord ou non.

C'est comme ça que ça marche.

Ecoutez...

Je m'occupe de votre frère. D'accord ?

Ca avance, mais ça prend du temps.

Vous êtes toujours là ?

*-Oui.

-Il faut me régler les honoraires.

*-Venez quand vous voulez.

-Je suis pas un Uber, en fait.

Les avocats reçoivent. Pas l'inverse.

*-A votre cabinet, alors.

-Euh, non. A la maison du barreau, à Bobigny.

Sonnerie

Allô ? *-Roxane, c'est Paul.

*Désolé, j'ai pas pu te rappeler avant.

-Paul, j'ai été convoquée chez la juge.

Ils sont de lui, ces textos ?

*-Sam a affirmé à la juge qu'ils ne sont pas de lui.

*Juliette Hosten s'est contredite dans ses déclarations.

*Elle n'est pas crédible. -Comment ça ?

Elle s'est contredite comment ?

*-Sur les dates, les lieux, tout.

*Je peux pas t'en dire plus. Sois patiente.

*Dans ce genre d'affaire... -Je dois te laisser.

Tu fous quoi là ? -Chérilus m'envoie.

Il a eu un empêchement.

-OK. Attends-moi là. Je reviens te chercher.

J'arrive.

-Bonjour. -Bonjour.

-Bonjour. Auriez-vous une salle de libre

pour recevoir un client ?

-C'est réservé aux membres du barreau de Seine-Saint-Denis.

-C'est vraiment pas ma journée.

Je n'ai pas eu le temps de m'inscrire ici, encore.

On vous fait souvent le coup ?

-Oui. Surtout les avocats de Paris.

-Attendez, regardez.

Ma démission. Envoyée hier à mon cabinet.

Cabinet Bauer. C'est marqué là.

-Pourquoi pas dans ton cabinet parisien ?

-C'est plus pratique ici.

-Je sais pourquoi t'es là.

-Et tu sais quoi ?

-Ton mari.

T'as raison de t'en éloigner.

-T'es venu ici pour me parler de mon mari ?

-Il s'est passé quoi avec Rudy ?

-Je peux pas te raconter. -T'as besoin de comprendre.

Alors, lâche-toi.

-Rudy a changé de version sans prévenir.

Il a blanchi son complice.

C'est absurde. Je peux pas t'en dire plus.

-C'est quoi, le problème ?

T'as monté une asso des poucaves de France ?

-Il pouvait se contenter de se taire.

Il a dit ce qu'il fallait pour le dédouaner.

Ca l'enfonce complètement. -Qui est son complice ?

-Tu crois que je vais te le dire ?

-Il paraît que t'as besoin de cash ?

-Oui. Pour mes honoraires.

-Pour l'affaire de Rudy. Et les prochaines.

-Quelles prochaines ?

-T'es l'avocate qu'il nous faut.

Tu fais parisienne, mais t'es d'ici.

T'es pas cramée avec les voyous, et en plus, t'es une femme.

Ils cherchent tous des femmes.

-Tu me vends du rêve.

-Je te propose juste du boulot.

Ca t'intéresse pas ?

Je connais pas mal de gens.

Prends, c'est pour toi.

-Je prends que pour Rudy.

-Madame a des principes, c'est bien.

-Oui.

Pour le reste, on verra après.

Ce sera à la tête de tes clients, je suis sélective.

Dis-moi. Tu connais Rudy.

T'en penses quoi ? -Tu veux savoir quoi ?

T'as quelque chose.

-Réponds à ma question.

-C'est une tête brûlée.

Il fait toujours les choix qu'on n'attend pas.

Souvent les mauvais.

Ca répond à ta question ?

-Pas vraiment, non.

-Sois plus claire.

-Laisse tomber.

-Si t'as besoin, tu m'appelles ?

N'importe quoi, je suis là.

-Elle a dit quoi ?

-Patience, faut doser.

On se renifle. -Comment ça, faut doser ?

Faut la secouer. J'aurais dû y aller.

Elle m'aurait dit ce que Rudy a branlé.

Je crois pas qu'il ait trouvé le plan tout seul.

On lui a donné pour nous niquer. -Tu m'écoutes ?

-Vas-y, parle.

-Cette meuf, tu l'approches pas, tu lui parles pas. D'accord ?

Moi, cette meuf, je la connais.

Je sais comment la prendre.

On a un truc qui nous lie, qu'on a là.

-Vas-y casse-toi.

Vas-y, viens.

-Finis ton truc. Tu manges pas dans ma caisse.

Je rigole pas avec toi. Jette ta merde.

Musique douce

...

Brouhaha

...

-Bonjour.

Je vais prendre un kébab à emporter,

avec une sauce blanche et un Coca Zéro.

-Des couverts ? -Non, merci.

Excusez-moi, s'il vous plaît ?

S'il vous plaît ? -Oui ?

-Je cherche un homme qui s'appelle Max.

Il vient souvent ici, on m'a dit.

-Ca fait longtemps qu'il est pas venu.

-Ah.

Si jamais vous le revoyez,

vous pouvez me prévenir, s'il vous plaît ?

Je vous laisse mon numéro.

Je vous donnerai un petit truc en remerciement.

Tenez.

...

Il vient seul ?

-Je regarde pas, madame.

Je suis pas là pour ça, désolé.

-Madame la juge, vous partez déjà ?

-Oui, je commence tôt. Merci de m'avoir invitée.

Bonne soirée, merci.

-Rentrez bien, madame la juge. -A bientôt.

-A bientôt.

Gémissements

...

-Je peux te poser une question reloue ?

-J'ai enlevé mon alliance.

-J'ai vu ça.

Non, c'est l'affaire des 45 kg.

Tu me déposeras les originaux des photos de surveillance ?

J'ai que des tirages de mauvaise qualité.

-On n'a pas les fichiers. On fait de la place.

-Tu peux vérifier ?

-Pourquoi tu les veux ? -C'est l'avocate de Mondésir.

Elle est en boucle sur le fameux Max.

-En boucle ? -Les photos de lui sont floues.

Elle dit que c'est pas normal.

Elle est bien, cette avocate, Roxane Bauer.

Elle est nouvelle. Tu la connais ?

-Non.

-C'est sûrement une coïncidence,

mais si j'avais les originaux... -On les a floutés exprès.

Max est un indic.

Il nous a dit que Mondésir allait importer une grosse quantité.

On a monté l'infiltration grâce à lui.

-Sérieux ?

J'ai jamais vu autant de précautions.

-Il nous amène de grosses affaires, on en prend soin.

-Il sort d'où ?

Tu le connais depuis longtemps ?

-Je peux pas te répondre.

-Oui, c'est pas l'endroit.

Dans mon bureau, tu seras obligé.

-Non plus.

T'as pas à savoir comment on monte nos affaires.

Ton avocate, elle cherche le vice de procédure.

Mais y en a pas.

Cette affaire, madame la juge,

elle est solide.

C'est du costaud.

On va chez toi ?

-Non, je suis crevée.

Je t'appelle. OK ?

-OK.

-Non, je viens de me lever.

Je prends mon petit café.

Attends, je te rappelle.

Je te rappelle.

-Ca va ? -Hum, hum.

Et toi ? -J'ai reçu un message

de Fouad. Je te le fais écouter.

*-C'est Fouad, je t'appelle depuis le placard.

*Je comprends pas, Yasmine me rappelle pas.

*Tu lui as donné le flacon ?

-Et ? Je comprends pas l'état.

-Cet enfant avec Fouad,

t'es sûre de vouloir le faire ?

-Pourquoi tu me demandes ?

-Ca va, Yasmine,

je vois bien que t'en as rien à foutre de lui.

T'as quelqu'un d'autre.

-Non. -Si.

Je le vois bien. T'étais avec qui, au téléphone ?

Yasmine rit doucement.

-J'ai rencontré quelqu'un.

-Ah.

C'est qui ?

-C'est quelqu'un.

La meuf que t'as croisée dans les escaliers.

-Quelle meuf ? -Celle en legging.

Quand on s'est disputées après. -T'as une meuf ?

Pourquoi tu m'as rien dit ? -Je sais pas.

-Une fille avec une fille, non. Mais un mec en taule, oui.

-Voilà. T'as tout compris.

-Pourquoi tu fais ça ?

-J'ai envie de garder ça secret.

Mon père s'est barré au Maroc avec une meuf jeune.

Ma mère a assez morflé.

Je veux la préserver.

-Et toi, dans tout ça ?

-Je veux pas d'histoires, c'est tout.

Et je butine où j'ai envie de butiner.

-Faire un gosse avec Fouad, ça va t'amener des histoires.

Je m'en fous.

Je veux que tu sois heureuse et que tu vives ta vie.

-Ici ? A la cité ?

Tu débarques ?

Vivre ma vie.

-Raconte. -De quoi ?

-Elle s'appelle comment ? Tu l'as rencontrée où ?

-Viens, on se met à l'intérieur.

Elle s'appelle Manal. C'est beau.

-C'est beau. -Je l'ai rencontré à l'hôpital.

Son fils avait l'appendicite. Regarde comme elle est belle.

-Elle est belle.

Trop belle.

-Elle est mariée. -Mais non ?

Tu te tapes une femme mariée ?

-Elle est mariée et fait la prière. -Non !

Elles rient.

-C'est chaud, je te jure. Mais on est amoureuses.

La dernière fois, elle attendait que je finisse mon service.

Je l'ai rejoint. Et là, c'était incroyable.

J'ai jamais ressenti ça.

J'ai rien dit de choquant.

-Putain.

Ils ont pas fouillé la bagnole de Sam.

-De quoi ?

Tu vas où ?

-Fouiller la voiture.

Musique de suspense

...

Putain.

...

*-Petite astuce si vous avez perdu votre code PIN.

Vibreur

*Je vais en faire trois faux, ici.

-Oui ? *-Allô, c'est Chérilus.

-Oui. Je peux pas parler.

*Vidéo

*...

*-Vous tapez 00-895-13-789...

-789.

-Putain, ça marche pas.

C'est plus simple de débloquer un iPhone.

-Pourquoi tu le donnes pas au juge ?

-Jamais avant de savoir ce qu'il y a dedans.

-Je connais une meuf qui débloque tous les téléphones.

Tu lui amènes.

-J'y vais. -T'y vas maintenant ?

-Ouais.

-42 avenue Jean Jaurès.

Tu demandes Alya.

...

-Ca fait même pas deux ans. -Pardon.

Je cherche Alya.

-Attendez, je vais aller voir.

Je peux te le faire pour dans trois jours.

-Il a pas de parole.

A chaque fois, il fait ce coup. -Ouais ?

-Je viens de la part de Yasmine.

J'ai un téléphone à faire débloquer.

-Elle devient quoi ?

-C'est une urgence.

Tu peux m'aider ?

-20 eu ?

-30, si tu fais vite.

Brouhaha

...

Musique de suspense

...

C'est bon ?

-J'ai pas pu m'empêcher de lire. C'est chaud.

...

-Merci.

...

Brouhaha ...

... ...

-Roxane. T'es au courant ? Sam va sortir.

Roxane ?

Le juge a accepté sa demande de mise en liberté.

Roxane.

... ...

...

-Je l'ai trouvé dans la voiture de mon mari.

Il contient les textos envoyés à Juliette Hosten.

J'accepte d'être témoin.

-Si vous possédez le véhicule, nous allons le saisir.

Vous avez les clés ? -Putain...

-Merci, Mme Bauer. Vraiment.

Rodolphe ?

Prenez un sac pour le portable.

Et faites vérifier la voiture. -Très bien.

La porte se ferme.

-Cette grosse poucave mérite de se faire clouer la bouche.

-C'est tout ce qu'elle mérite.

-On va scotcher sa bouche, elle va rien comprendre.

Elle a rien à faire ici, qu'elle se casse.

Rires Je suis morte !

Pourquoi tu lui as pas tout cramé ?

...

-Honte sur elle.

-Je te jure, grosse poucave.

Elle fait genre elle entend pas.

...

Musique douce

...

-Tu veux pas que je te dépose ?

-Ca ira, je vais prendre le train.

-Tu veux vraiment aller dans cette pension ?

Allez, viens là.

Te mets pas en retard.

...

-Tu fais de la peine. T'as plus de voiture ?

-C'est pour le réchauffement climatique.

Je vais tout faire à pied.

-Apparemment, bientôt, y aura la mer ici.

On pourra se baigner.

-Aide-moi au lieu de dire des conneries.

-Tu m'as passé la plus lourde.

La galanterie, les mecs. Vous connaissez ?

-C'est la meuf bizarre, ça.

-Bonjour.

Merci d'être venue.

Ce que je vais vous dire doit rester entre nous.

Vous avez d'autres moyens de le savoir,

mais ça doit rester entre nous. Je me suis renseignée.

Max est un indic des stups.

-Sérieusement ?

-C'est pour ça que les photos sont floues.

Il a signalé l'affaire aux policiers.

Ils ne sont pas tenus de donner son identité.

Fin de l'histoire.

-C'est encore pire.

Un indic qui pousse au crime à la demande de la police,

ça s'appelle une provocation à l'infraction.

-On n'en sait rien. -Mais justement.

Il faut entendre l'indic.

-J'ai déjà travaillé avec l'équipe du capitaine Morand.

Je leur fais confiance.

On toque.

Oui ?

-Mme Lopez est arrivée. -Ah, oui.

-Donc on croit la police sur parole ?

-Que voulez-vous que je fasse ?

Je vais pas les torturer.

Sonnerie

Elle s'éclaircit la gorge.

-Ouais, Fouad ?

*-Ca fait trois jours que je t'appelle.

-T'as pas reçu mon texto ?

J'étais malade. *-Malade comment ?

Malade, genre ça a marché ?

*-Non, je l'ai pas fait.

*Je l'ai pas encore fait.

Je sais pas si je peux être la mère que t'attend.

*-Te mets pas la pression avec moi.

*Si t'es pas sûre, le fais pas.

Il me reste 4 ans à tirer.

Je t'ai toi, c'est un truc de malade.

*Bien sûr qu'un gosse, ce serait un truc de fou.

*Je pourrais faire 15 ans avec un gosse à la sortie.

C'est à toi de décider.

Je te suivrai quoi qu'il arrive.

Mais me laisse pas en galère, c'est de la torture.

-Je suis désolée.

*-Je me suis fait du souci.

J'ai laissé un message à Roxane.

-Elle m'a dit.

*-J'ai entendu dire qu'elle défendait

le petit Mondésir.

Elle joue en Ligue des Champions.

-Pourquoi ?

*-Son grand frère est avec Bilal,

le Bilal de chez nous.

C'est les gars des Boutaleb.

-Les frères Boutaleb ?

*-Faut que tu lui dises. Faut pas bosser avec eux.

*-OK, je vais lui dire.

-Yasmine, attends.

*Je t'aime.

Je te jure. Je vais changer.

-On se rappelle ? Bisous.

Brouhaha Musique de suspense

... ...

-Brice ? T'as oublié tes frites.

-Merci.

... ...

Vibreur

...

-Allô ? *-Je te dérange encore ?

-Non, mais dis-moi vite. *-C'est pour un pote.

*Il a pas respecté son contrôle judiciaire.

*Il est déjà au dépôt. Dis-leur que t'es son avocate.

-Ca marche pas comme ça, y a des règles.

*-Tu gères ou pas ? Sinon je prends un autre avocat.

-Vas-y, dis-moi, c'est quoi son nom ?

Musique douce

...

Je viens voir mon client, Jimmy Poinas.

-J'ai une avocate pour Poinas.

...

-Je suis maître Bauer.

Bilal Areski m'a dit que vous aviez besoin de moi.

C'est le cas ?

Vous avez déjà un avocat ?

Je sais absolument rien de votre dossier.

Je sais que vous avez enfreint votre contrôle judiciaire.

On peut en discuter deux minutes

pour voir si je peux vous être utile ?

On vous a pas loupé. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

-Un combat de MMA, cet après-midi.

Je suis boxeur.

Les flics m'attendaient à la sortie de l'octogone.

Fils de pute.

Il crache.

-C'est pas légal, le MMA ?

-Si, mais je suis en contrôle judiciaire.

J'ai pas le droit de sortir du 93 sans autorisation.

J'habite à Sarcelles, le combat était à Gonesse.

-Dans le Val d'Oise.

-Juste à côté.

Je comprends pas pourquoi on me casse les couilles.

J'ai fait un courrier au juge pour le prévenir.

-Dans quel type d'affaire vous êtes mis en examen ?

-Je trafique des voitures.

Bilal vous a dit quoi ?

-Il m'a rien dit.

Quel genre de trafic ?

-Je fais des compartiments.

Des caches, si vous préférez.

-Des caches pour mettre quoi ?

Il baigne là-dedans, Bilal ?

-Bah...

Laissez tomber.

Vous pouvez me sortir de là ? -Je vais pas vous mentir.

Euh...

Y a très peu de chances

d'échapper à la détention.

Je dis pas ça pour vous faire peur,

mais préparez-vous à être incarcéré.

Vous avez gagné le combat ?

-J'ai pris un KO.

-Vous allez passer la nuit au dépôt.

Essayez de dormir un peu.

On se voit demain matin dans le bureau du juge.

Vous avez quelque chose à ajouter ?

-Non.

-Maître Bauer !

-Arrête de crier comme ça.

-Je t'attends.

-Qu'est-ce que tu veux ?

-En fait, tu travailles la nuit.

-C'est ta voiture ? -Non, c'est la tienne.

De la part de Bilal. -Comment ça, la mienne ?

-Il te la prête.

Il a une agence de loc', tu savais pas ?

Comme ça, t'es pas comme un SDF dehors.

Il sait que les flics ont pris ta caisse.

-Très bien. Merci.

-De rien.

-Allez. -Pourquoi tu fais ça ?

-Dis à Bilal que j'ai rien demandé.

La prochaine fois, qu'il se mêle de son cul.

-Elle rend ouf, c'est grave.

Aucun respect.

-Hé.

Je vais la prendre.

Tu fais quoi ? -Je cherche les clés.

-Dépêche-toi.

Je suis pressée.

Roxane soupire.

Vas-y, je suis pressée. Fait chier.

-Elles sont là.

Roxane rit.

-Merci. -Tu rends ouf.

-Bonne soirée. -N'importe quoi.

Donner des bagnoles comme ça à elle.

-Tu montes ou tu prends le bus ?

-Bah je monte. Roxane rit.

-T'es là ?

Je croyais que tu bossais, ce soir.

-Non. Je fais 23h-5h.

-OK. Tiens.

C'est pour les courses, tout ça. Je te mets ça là.

Je suis éclatée.

Roxane soupire.

Ca va ?

Bosser 23h-5h...

Je te plains. -Tu foutais quoi ?

-Comment ça ?

-C'est français, comme question.

-Je bossais au tribunal.

-Avec qui ?

-Je suis allée voir un mec au dépôt qui a pas respecté

son contrôle judiciaire.

Il passe devant le juge demain.

Il est où, le flacon ?

-Je l'ai jeté.

-Comment ça, tu l'as jeté ? -Je l'ai jeté.

-J'ai vu ton mec se branler pour rien ?

-T'es pas traumatisée, ça va.

C'était mon flacon ou c'était ton flacon ?

Je vais pas l'utiliser.

-Ca fait plaisir, t'es de bonne humeur.

-Pourquoi tu mens tout le temps ?

-Quoi ?

-Pourquoi tu m'as pas dit que les Boutaleb étaient mêlés ?

-Ils sont pas dans mon affaire.

-Et Bilal ?

-Ecoute... OK.

Il a un lien de loin, mais...

-T'es conne ou quoi ?

T'es conne. Tout le monde a raison.

Les Boutaleb et Bilal, c'est la même personne.

C'est pareil.

Tu bosses pour des gens qui ont niqué la vie de Mag.

Et t'es là, tu me dis non ?

T'es devenue folle ?

Je te parle ! C'est quoi, ton problème ?

C'est quoi que tu comprends pas ?

Qu'est-ce que tu fais là ? Réponds.

Qu'est-ce que tu fais là ?

En face de chez ta mère, à pas aller lui parler.

Pourquoi t'es venue ici ?

-Tu fais quoi ?

-Pourquoi tu vas pas parler à ta mère ?

Pourquoi tu bosses avec les Boutaleb ?

Réponds-moi.

Vas-y, tu réponds, tu te bouges !

Musique douce

...

-Je me casse.

-T'as que ça à faire de te casser !

...

-Je peux venir dormir juste une nuit ?

-Pourquoi t'es pas chez toi ?

-Ca va pas, maman.

Ca va pas du tout.

Roxane pleure.

... ...

-Allez, viens.

...

-Viens là.

Viens.

...

Elles rient.

...

Pépiements

...

-C'est bien, ici.

-Qu'est-ce que vous voulez ?

-Pourquoi t'as peur ?

-T'inquiète, tout va bien. Continue ce que t'as à faire.

-C'est ta soeur ?

On va pas pouvoir continuer comme ça.

Ici, t'es pas à Paris.

On s'en fout de tes manières.

Si tu veux bosser avec nous, tu dois suivre nos règles.

Je te demande avec qui il bosse, comment il a ramené la came.

-Reculez, s'il vous plaît.

-Hé.

Regarde-moi bien, écoute.

Tu me dis ce qu'il y a dans le dossier.

J'ai payé. Tu fais ce que je te demande.

C'est compliqué ou quoi ?

Vas-y, je t'écoute.

-Rudy a fait venir la cocaïne avec un certain Pasquale Peirea.

-Continue.

-Le type qui a proposé la sortie à Roissy, c'est Max.

Il a pas été identifié.

Il était en contact avec un flic infiltré.

Voilà. Débrouillez-vous avec ça.

-C'est qui, ce Max ?

C'est quoi, cette affaire ?

-J'en sais pas plus que vous.

Je l'ai cherché, je l'ai pas trouvé.

Si vous êtes pas content, balancez-moi par-dessus bord.

-A partir de maintenant, quand je t'appelle, tu réponds.

-Ca va ? Tu t'en sors ?

Qu'est-ce que tu fais ? Mag marmonne.

Brouhaha

...

Vous allez bien ?

-J'ai essayé de dormir.

Et vous, ça va ?

Roxane soupire.

J'ai dit quelque chose qu'il fallait pas ?

Roxane pleure.

-Pardon, excusez-moi.

Pardon, je suis désolée. Pardon.

Je suis désolée.

Roxane souffle.

Pardon. Ca va déjà mieux. Pardon.

-Oh, merde ! On toque.

Entrez. -Bonjour, monsieur le juge.

-Bonjour.

-Pardon, j'ai oublié de mettre ma robe.

-C'est bon, je déjeune.

-Merci, monsieur le juge.

Mon client vient de me désigner. C'est un peu précipité.

-Monsieur Poinas. Poinas.

Asseyez-vous.

J'ai vu plein des violations

de contrôle judiciaire idiotes,

mais celle-là, c'est la classe.

-Vous avez reçu mon courrier ?

-J'ai reçu votre courrier.

Tenez, maître. -Merci.

-Mais dans quel monde vivez-vous, M. Poinas ?

J'ai reçu votre courrier avant-hier.

Vous auriez dû me l'adresser il y a un mois.

Vous avez interdiction de quitter votre commune

sans autorisation le temps de votre contrôle judiciaire.

C'est quand même mieux que la prison.

C'est désopilant, maître.

Vous réalisez, M. Poinas,

le mépris que vous semblez accorder

aux décisions de justice ?

La prochaine fois, vous m'enverrez une carte postale ?

Bon, vous savez ce qu'il va se passer.

Je vais saisir le juge des libertés

pour révoquer votre contrôle judiciaire

et l'encourager à vous envoyer réfléchir

en prison. -Merci, monsieur le juge.

Je comprends votre réaction face à un tel mépris.

Je connais mal mon client,

mais j'ai été effarée devant l'ampleur de sa bourde.

Elle s'éclaircit la gorge.

C'est désopilant, oui.

Mais ça l'est

pour des gens sensés comme vous et moi.

Nous, on comprend. Soyons honnêtes, il ne comprend pas.

Il ne connaît pas les usages et les règles.

La boxe et le MMA, c'est tout ce qu'il a.

Financièrement, il est sous l'eau.

Il a appris qu'il pouvait être qualifié

pour une compétition près de chez lui,

c'est une opportunité qu'il ne peut pas rater.

Alors, il vous a envoyé une lettre.

Certes, à l'arrache. -Un modèle.

-Mais il a pris ça pour un bon de sortie.

Son ignorance de la loi est inexcusable,

mais on peut lui pardonner d'avoir choisi un métier

où on se fait taper dessus.

Comme je le disais,

mon client vous a envoyé un courrier.

Et je vous prie

de croire l'exploit que cela représente pour lui.

Dans son monde, c'est la preuve de sa bonne foi.

Et il avait jusqu'à présent respecté son contrôle judiciaire.

Il n'avait pas d'avocat,

il était isolé, sans soutien,

sans conseil.

Maintenant, je suis là. Voilà.

-Bon, M. Poinas.

Je vais vous laisser une dernière chance.

Une dernière chance.

Votre contrôle judiciaire continue.

Mais vous devrez le respecter à la lettre.

Et accrochez-vous à votre avocate, elle vous a évité la prison.

Vous avez bien compris ?

-Oui. -Oui, monsieur le juge.

-Oui, monsieur le juge. -Je veux pas vous revoir.

Parce que là, en détention illico.

OK ? -Oui.

Merci. Vous m'avez sauvé.

D'habitude, je perds toujours avec les juges.

Rire gêné

-Attendez, c'est pas terminé.

Votre affaire est en instruction, il y aura un procès.

-Oui, mais maintenant, je vous ai comme avocate.

-Je sais pas encore.

Mais si besoin, je vous conseillerai un confrère.

-Je veux que ce soit vous. Je vous trouve bien.

Rire gêné

Au revoir, maître Bauer. -Bonne chance, M. Poinas.

Brouhaha

...

Musique de suspense

...

Max...

...

Putain, c'est un flic.

...

Putain !

...

Générique de fin

...

Sous-titrage : DUBBING BROTHERS

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