All language subtitles for 2025.Le secret de Kheops (fr)

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Original subtitles

[des coups résonnent au loin]

[craquements, un mur s'effrite]

[thème mystérieux]

Et ça continue derrière.

Les traces des outils qui ont creusé ça.

Il y a quatre mille ans.

Oh...

[Christian] Donne-moi les outils.

"Khnoum Khoufou".

Farouk,

c'est Khéops.

Tu sais ce que ça veut dire ?

C'est une tête de réserve, une tête magique.

La chambre royale est peut-être juste là.

[Christian] "Trouvés en ces lieux et emportés en France.

"2 Thermidor an VII".

C'est quoi ?

- Qui a écrit ça ? - Un touriste.

- Qu'est-ce que tu racontes ? - Un touriste de 1799.

La campagne d'Égypte.

Ils collaient des graffitis partout à ce moment-là.

C'est quoi cet insecte ?

C'est une mouche ?

Tu n'as pas l'impression qu'on a déjà vu ça quelque part ?

De quoi, une salle vide ?

- On en a vu plein. - Non, je te parle de ça.

Ils ont muré.

Allez, yallah !

Christian, on n'a pas le bon matos.

J'attends ça depuis 30 ans et tu m'emmerdes avec le matos ?

- Vas-y. - C'est compliqué, là.

Je t'en prie, fais péter.

- Allez... - Ça sent pas la friture ?

Bon, allez, ça suffit, je vais le faire moi-même.

Passe-moi la masse.

[craquements]

Stop !

Non, ah !

- Christian, t'es chiant ! - Ça va, j'ai rien.

- Ça va, toi ? - Viens, dépêche.

[protestations en arabe]

[Chanson hard-rock : "Jailbreak", AC/DC]

♪ There was a friend of mine on murder... ♪

[Farouk] Je t'avais dit qu'on n'avait pas le bon matos.

♪ And the judge's gavel fell ♪

♪ Jury found him guilty ♪

♪ Gave him 16 years in Hell ♪

♪ He said : "I ain't spending my life there"... ♪

- Comment t'as été bon, Farouk. - Putain !

4 000 ans qu'on cherche le trésor et on est sur une piste unique !

- On va où ? - Au musée,

dépêche-toi.

♪ Gonna make a jailbreak And I'm looking towards the sky ♪

♪ I'm gonna make a jailbreak ♪

♪ Oh, how I wish that I could fly ♪

♪ All in the name of liberty ♪

♪ All in the name of liberty ♪

♪ Got to be free ♪

♪ Jailbreak... ♪

[brouhaha]

Allez, quoi, c'est pas vrai !

This way !

Les touristes, c'est vraiment la plaie d'Égypte.

Pr Robinson ?

Non, c'est pas moi. Désolé, bonne journée.

La voilà, t'inquiète, je vais lui expliquer.

[Faïza] Des fouilles clandestines ?

Bravo. Mais vous êtes malades !?

- Personne nous a reconnus ! - À part tout Le Caire !

Ça fait trois ans que je te demande de fouiller cette zone.

- Tu vas finir en taule. - On est sur du sérieux.

- Christian avait raison. - C'est ça.

Vous avez trouvé la tombe royale, peut-être ?

[Christian] Non, mais j'ai la preuve

que le trésor de Khéops a été déplacé.

Dans mon bureau.

Pour éviter les pillages.

Sethi Ier, Ramsès II, leurs trésors funéraires, on les a trouvés où ?

- Pour Khéops, c'est la même chose. - Je connais ta chanson par cœur.

[Christian] Tu ne veux pas m'écouter.

- Bon, tu as trouvé quoi ? - La tête de réserve de Khéops.

- La tête de réserve de Khéops ? - Oui.

Et la preuve que le trésor a été déplacé.

- J'avais compris. - Il a été déplacé deux fois.

D'abord, dans l'antiquité, et une seconde fois vers la France

pendant la campagne d'Égypte de Bonaparte.

- Vers la France. - Oui.

- [un téléphone sonne] - Tu es sûr de ça ?

Chut, la police.

Allô ?

[Faïza en arabe] Bonjour, monsieur le Commissaire.

Vous dites ?

Le professeur Robinson ?

[il coupe]

- Mais c'est la police, là ! - Ils rappelleront.

Regarde.

"Trouvés en ces lieux et rapportés en France."

"2 Thermidor an VII." Ça veut dire "juillet 1799".

Trouvé quoi

à côté de la tête de Khéops ? - [téléphone]

Trouvé quoi de fondamental et de majeur pour laisser un tel message ?

Je décroche.

Les Anglais ont laissé une inscription identique

sur la pierre de Rosette.

Faïza, les restitutions, tu t'épuises à demander

au monde entier tous les trésors qui vous appartiennent.

- [téléphone] - Je te donne ma parole.

Si le trésor de Khéops est en France,

je te le ramène en Égypte.

[en arabe] Oui, Commissaire...

Oui, c'est bizarre, nous avons été coupés...

Vous dites ?

Un témoin l'a reconnu ?

L'adresse de Robinson ?

3, rue El Tabia.

Au revoir, monsieur le Commissaire.

Merci.

Ne reviens pas les mains vides.

Et puis, tu quittes le Caire.

Je ne veux plus te voir ici.

On va te faire passer par Alexandrie, j'ai un pote qui...

[vacarme]

[Farouk] Tu fous quoi, là ? On n'a pas le temps !

- Le voilà. - Je risque gros.

Regarde.

La mouche ?

Non, pas la mouche, c'est la fourmi.

La marque de ?

- DVD ? - Dominique Vivant Denon, exact.

- [sirène de police] - Il est allé avec Bonaparte en Égypte.

Je suis sûr que c'est lui qui a écrit le message.

Il est remonté en France avec Bonaparte en 1799

alors que tous les autres savants sont restés en Égypte.

- Pourquoi pas lui ? - Oui, pourquoi ?

- [alarme] - Et quand il est remonté

en France... - Ton passeport !

Napoléon l'a nommé premier directeur du Louvre.

Une promotion que personne n'a comprise.

C'est peut-être pour le remercier,

tu m'entends ? - [sirènes de police]

D'avoir ramené un trésor.

C'est super tout ça, mais faut qu'on file, là.

Allez.

Oh, ça y est !

- J'ai compris. - Quoi ?

Je sais pourquoi j'étais sûr d'avoir déjà vu cette cachette.

Pourquoi ?

- Car je l'ai déjà vue. - Où ?

À Paris.

Regarde.

[Isis] Putain, c'est ça qui m'a...

Mais évidemment.

- Fallait venir il y a trois jours. - C'est qui ?

Les casse-couilles du Service d'archéologie.

La DRAC ?

Quoi, pour les trois merdes qu'on a trouvées ?

[grondement]

- Qu'est-ce qu'ils foutent en bas ? - Coupe !

Y a du monde en bas, là !

Je te dis quand on peut reprendre.

[homme] Vous en avez encore pour longtemps ?

C'est bien ce qu'on pensait.

Cette petite cuillère date du 3e siècle.

Et ce fragment de bol est de la même époque.

Un bol et une cuillère ? Super.

Manque plus que les Coco Pops.

Bon, écoutez.

C'est pas la découverte du siècle, si ?

- Ah, on a affaire à un spécialiste. - Plaisir.

On va demander l'arrêt du chantier.

- Si ça vous amuse. - Pardon ?

On a un chantier à terminer.

On va faire intervenir le préfet et ce sera plié.

Toujours pareil avec le métro.

Vous percez vos tunnels comme des taupes sous ecsta.

Vous devez vous sentir puissants avec vos gros engins ?

Ouais.

Et cons ?

- Bon, allez... - [il siffle]

Au boulot !

[sonnerie de reprise de chantier]

Fait chier.

Hé, Isis, ça va ?

- Non. - Ben quoi ?

- Mon père est à Paris. - Merde.

Oui, pff !

[percussions orientales]

Vous n'avez pas vérifié la provenance de ces statues ?

Si, Mme la ministre, mais tout le monde s'y serait trompé.

- Les certificats étaient... - Faux.

Bon, on a compris, là. Attendez, Mme la ministre.

J'aurais aimé vous parler du problème des restitutions.

Je croule sous les demandes, surtout de l'Égypte.

Écoutez, si on commence à tout rendre,

le Louvre va être complètement vide.

Mais je fais quoi ?

- Vous, rien. - Ah bon ?

Ce ne sera bientôt plus votre problème.

- C'est-à-dire ? - Avec cette affaire de trafic,

une tête va tomber, vous comprenez ?

[Christian] Guillaume !

Oh non.

- Bonjour, Guillaume. - Mais vous n'êtes plus au Caire ?

- Ben non. Bonjour. - Vous arrivez du Caire ?

- Oui. - On parlait de l'Égypte, justement.

Ah bon ?

Commandante Camille Consolati, OCBC.

Le trafic d'œuvres d'art, c'est ça ?

- Exactement. - Bien.

Voilà. Mon beau-père, Christian Robinson, égyptologue.

Intéressant, ça.

- Vous vivez au Caire ? - Oui.

Vous m'aviez caché ça.

- Non, je ne vous ai rien caché. - Faut qu'on discute.

En privé.

- C'est-à-dire que... - Excusez-moi.

- Bonne journée. - Excusez-moi.

- (Que faites-vous là ?) - (Tu ne me réponds jamais.)

- Vous connaissez ce Robinson ? - De réputation.

- Et ? - Rien, grande gueule.

Et un peu magouilleur.

[Guillaume] Vous tombez toujours mal,

mais spécialement aujourd'hui.

Silence radio pendant des mois et là, c'est l'invasion.

- Mon bureau est là, où allez-vous ? - Chez Vivant Denon.

- Pardon ? - Je connais le Louvre par cœur.

Pourquoi aller dans le bureau de Denon ?

J'ai pas le temps pour ça, Christian.

Donc, le trésor de Khéops serait caché en France.

- Ça t'en bouche un coin, hein ? - Non, ça me consterne.

C'est absurde, voyons.

[thème intrigant]

C'est fantastique.

Tout est resté exactement comme Vivant Denon l'a laissé,

en 1815.

On sent encore sa présence, c'est extraordinaire.

Christian, qu'est-ce qu'on fait là ?

Christian ?

Bingo à Monaco !

Bingo à Monaco ! Je savais que j'avais déjà vu cet endroit.

- C'est la même date, viens voir. - Quoi ?

Le trésor de Khéops, tel que Vivant Denon l'a dessiné

en 1799, au Caire, juste avant de le remporter en France.

Ce dessin est ici depuis 200 ans et personne ne l'a vu ?

Non, car il n'y a aucune référence à Khéops.

Quand Denon a dessiné ce trésor, on n'avait pas percé le mystère

des hiéroglyphes.

Il faut attendre 1822, Champollion,

pour qu'on y comprenne quelque chose.

Mais si tu regardes bien le sarcophage,

tu vois qu'il est en pierre.

Pas en bois, en pierre.

C'est de la calcite.

Calcite, Ancien Empire, c'est Khéops.

Oh, là, là !

Je peux compter sur toi pour m'aider ?

Pff ! Je pense pas que ce soit une bonne idée.

- Pourquoi ? - Même si je voulais, je pourrais pas.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - On va me virer,

voilà ce qu'il y a ! - Merde.

Et Isis me quitte.

Ah ouais ?

C'est con qu'on te vire à ce moment-là.

Putain...

Elle doit avoir un mec.

C'est extraordinaire.

["La Quête", de Jacques Brel à fort volume]

♪ ...étoile ! ♪

Pff !

[quelqu'un chantonne sous la douche]

[il chantonne "La Quête" avec un accent arabe]

Il t'a reconnu ?

- Je crois pas. - Mais non.

Je déconne. Oui, il m'a reconnu.

Putain.

[Christian] Les enfants, baissez sous le kochari !

Putain, c'est bon.

[Christian] Baissez sous le kochari !

- Je comprends rien à ce qu'il dit. - Je sais pas.

Son histoire sur le trésor de Khéops...

- Ça continue, ça ? - Il dit qu'il est caché à Paris.

Paris, maintenant.

Bon, ne crois pas un mot de ce qu'il raconte, d'accord ?

Chérie, tu es là ?

Ma grande petite fille. Ça me fait plaisir.

Oh, chérie.

Ah... Je vous avais dit de baisser le kochari.

Mais enfin, c'est pas possible !

- Qu'est-ce qui cuit, là ? - De l'eau pour les pâtes de Julien.

- Il va pas aimer ton kochari. - Mon kochari fait avec amour ?

Tu vas pas aimer ?

Il va goûter, il va pas en mourir.

Oh, le kochari est trop épicé ?

Alors, la mamounette lui a fait des coquillettes.

Des coquillettes avec du beurre pour le petit enfant très fragile

qui ne supporte pas les épices, l'Orient, l'aventure, le bonheur.

Je veux pas me mêler, mais tu le protèges trop.

Te mêle pas, c'est mieux.

Dis-moi, pourquoi tu m'as pas parlé de la rupture avec Guillaume ?

Je sais pas.

Mais on se parle jamais et on s'est pas vus depuis 4 ans.

- Oh, ça fait pas 4 ans. - Tu fais semblant, là ?

Je sais que tu es habitué à compter en millénaires,

que le temps n'existe pas, mais bon quand même.

C'est délicieux, tu aurais la gentillesse de goûter ?

Non, j'aime pas ça.

C'est nouveau, ça. Qu'est-ce qui te prend ?

J'aime pas.

Je trouve que ça pue.

Bonne ambiance.

- Je suis contente que ça te plaise. - Ça, c'est un accueil de qualité.

Dis, c'est gentil ces travaux,

mais tu aurais pu me demander mon avis avant d'annexer mon espace.

- Où je vais dormir ? -Tu avais disparu, désolée.

Et où je suis maintenant ?

Je suis là, d'accord ?

Bon, on arrête de se mettre en colère.

- Je suis ravi de voir ma grande fille. - C'est bien.

Bon, voilà ce qu'on va faire :

tu vas t'asseoir, tu fais rien du tout.

Je m'occupe de tout. Et surtout, il faut

que je te raconte, c'est extraordinaire.

Khéops...

- Ah... - Oui.

Police !

[policier] Lève-toi, lève-toi !

[policière] Y a du monde derrière ?

[policier] R.A.S. au fond !

Pff !

[policier] Tu veux toujours pas parler ?

On est chez qui ici ?

Embarquez-les.

Volées au Caire en 2011. Et cette Vénus vient de Palmyre.

- Chez ma mère. - Ils avaient mis en ligne

les images du pillage.

[thème intrigant]

- [un homme tombe à terre] - [cri étouffé]

[l'homme halète et tousse]

- C'est toi qui as balancé ? - Non.

Je sais que c'est toi qui as donné l'adresse aux flics !

Ah !

- Tu devais pas t'occuper de tout ? - Si, j'arrive.

Oh, mamie.

Oui. Ta mère avait ton âge quand...

Tu as quel âge, au fait ?

- 16 ans. - Ah oui.

- Donc ta maman était plus jeune. - À table !

Quand sa mère est morte, elle avait 12 ans.

- Dans l'accident de voiture ? - Oui.

Dis-moi, ta mère a un mec ?

Je sais pas.

Je crois pas, non.

Elle dit qu'il n'y a plus rien

avec papa, à part moi. Je comprends rien.

[Christian] Elle était faite pour l'aventure

et elle a choisi l'archéologie de bureau.

Julien, tes pâtes sont prêtes.

J'arrive.

Ne faites rien, je m'occupe de tout. J'en ai pour cinq minutes.

- Viens. - Vous m'entendez ? Ne faites rien !

Ah, merde.

Merde.

- [Christian entre] - Isis ?

[thème mélancolique]

"Isis Robinson, 3e B.

"Journal intime". Pourquoi c'est là ?

[journaliste] Il est 6h. Saisie record hier à Paris.

Des centaines d'antiquités entreposées dans un hangar.

Depuis des mois,

la police est sur la piste d'objets volés qui sont apparus

dans le monde de l'art avec de faux certificats.

Des antiquités

vendues pour financer le terrorisme.

[policier] J'ai trouvé un truc sur Robinson.

Il faisait des fouilles clandestines en Égypte.

[thème à suspense]

Pourquoi vous me regardez comme ça ?

- Vous avez parlé à la police. - Moi ? Mais non.

Vous ne voulez plus travailler pour moi ?

Mais si, enfin. Qui vous a dit ça, Markus ?

Votre boutique, c'est grâce à moi.

Je sais. Je comprends pas.

Alors, ne soyez pas ingrate !

Mais je...

Faites-moi un joli certificat pour ce vase canope.

Au moins trois, quatre anciens propriétaires.

Crédibles.

[portable]

Ah, Isis, ça me fait plaisir.

- Ça va ? - Non, ça va pas du tout.

Ça fait dix fois que tu m'appelles de ta poche !

Tu te plains que je ne t'appelle jamais.

Bon, allez, salut.

En même temps, il n'a pas complètement tort.

[thème à suspense]

- Christian ? - Ah, Catoche.

Ça me fait plaisir.

Que fais-tu là ?

Tu viens jamais me voir au Caire, alors je viens ici.

- Je suis occupée, que veux-tu ? - C'est extraordinaire, ton adresse.

- Merci. - C'est du haut de gamme.

C'est une réussite énorme. Tu es merveilleuse.

- Arrête. Que veux-tu ? - Bon, voilà :

quand tu as fait ton exposition "Égyptomania",

il y a un certain Charles Marguerite qui était un intervenant.

- Et alors ? - Je dois le voir.

- Pourquoi ? - J'ai découvert

une tombe royale au Caire.

Il y avait une inscription

en français, datant du "2 Thermidor an VII".

Cette date laisse entendre

que Dominique Vivant Denon a découvert le trésor de Khéops

et l'a rapporté à Napoléon. Je n'en dors plus.

- [petit choc] - Ah, tu n'es pas seule ?

Euh... Ben non.

- Tu peux pas me présenter ? - Non, je peux pas.

Il est jaloux.

Il va pas me casser la gueule, il y a prescription.

- Bon, j'appelle Charles. - Promis ?

Oui, promis.

Charles Marguerite, c'est important.

- Tu me jures ? - Oui.

Ciao !

Il est intéressant, votre ami.

Le trésor de Khéops en France trouvé par Napoléon.

On dirait une blague.

Oui.

Mais ce serait incroyable.

Mon ami est un peu exalté,

c'est un doux rêveur.

Et un grand égyptologue. Je sais très bien qui est Robinson.

Vous allez l'aider.

Mais l'aider à quoi ?

C'est pas vrai !

C'est adorable je te revaudrai ça. Merci, Catoche.

Je te trouve dure avec ton père.

Il est hyper sympa.

- Ça fait ça, au début. - Un peu Indiana Jones.

Ah, carrément.

- Limite sexy. - Non, mais t'as un problème, toi.

C'est qui Catoche ?

C'est une ex de ton grand-père.

Catoche, je l'appelais "la pute".

Tout est arrangé, elle est géniale, Catoche.

Elle m'a organisé un rendez-vous

avec le spécialiste de Dominique Vivant Denon.

C'est extraordinaire. J'emmène Julien.

Ah non.

- Pourquoi ? - Parce qu'il va au lycée.

Il peut rater un jour.

- Non, il peut pas. - Mais l'aventure apprend le monde !

Y a pas que le lycée.

C'est "l'aventure au coin de la rue" comme dirait Cendrars.

- C'est l'école de la vie. - Je préfère l'école tout court.

- Ce que tu peux être rasoir. - Merci.

Petite, tu étais merveilleuse, vivante.

Au lycée, tu es devenue sérieuse et triste.

- Peut-être pas à cause du lycée. - Mais si.

Le lycée, c'est un entonnoir.

Tu vois des ados qui arrivent pleins de vie,

et ils font quoi au lycée ?

- Bon... - Ils sortent comptables !

Je me suis fait le nez au vent sur du sable, moi.

- Je vous raconterai. - Avec plaisir.

Tu sais ce qu'est le comble

pour un égyptologue ? - Non.

C'est d'avoir

un papy russe. - Julien, va bosser.

T'es pas obligé d'obéir. Tu as compris ? Un "papy russe".

J'ai compris. Et demain, tu me racontes pour le trésor.

Oui. Je la trouve très bonne.

- Un papy russe. - J'ai compris.

- Merci pour votre compréhension. - Mes condoléances.

[sonnerie de cours]

- J'ai pas compris, qui est mort ? - Tais-toi.

[thème oriental]

- Maman va être très vénère. - T'es pas obligé de tout lui dire.

Tu es un drôle de gosse.

Elle te parle de moi, parfois ?

- Ouais. - Qu'est-ce qu'elle te dit ?

Qu'avec toi, c'est n'importe quoi. Elle avait le seum.

- Ça veut dire... - Je sais, je parle un peu arabe.

Mais le seum, après la mort de sa mère ?

Pas forcément.

Quand elle venait en Égypte et que tu t'occupais pas d'elle.

Mais c'est quoi cette invention ? Je l'emmenais à tous les musées,

dans mes fouilles. - Justement.

Ah, Catoche.

Je te présente mon petit-fils.

- Bonjour. Catherine. - Julien.

Allez, on y va !

[Charles] Entrez, c'est par là.

Je vais vous montrer

les clés de Dominique.

Avec les yeux, jeune homme.

Le corps de l'empereur était encore tiède quand l'empreinte de ce masque

a été prise sur son lit de mort à Sainte-Hélène.

Encore tiède et enfin raide.

Napoléon était un piètre amant, contrairement à d'autres.

Oui, un Corse et militaire, de surcroît.

Sangliers, glands et compagnie.

- Oui. - Il appelait Joséphine

sa "grosse bête".

Même tactique en amour que sur les champs de bataille.

Pas assez de préliminaires, des attaques trop rapides.

Oui.

On a vu ce que ça a donné à Waterloo.

Alors que Denon était un amant exceptionnel.

Oui, un prince de l'érotisme.

Joséphine de Beauharnais elle-même aurait succombé.

Oui. Et donc, ces clés ?

Elles appartenaient toutes à Dominique.

- C'est qui ? - Denon.

Vivant Denon Dominique.

Oui, DVD.

Dominique Vivant Denon. Alors ?

"DVD" ?

Enfin, j'étais justement au cimetière du Père-Lachaise,

quand Catherine a téléphoné,

parce que nous sommes une petite association

qui entretenons fidèlement sa sépulture.

Oui, vous m'en avez déjà parlé.

Et donc, ces clés ?

Euh... alors...

Ces clés...

Eh bien...

Grand-papa...

qui a réuni cette collection, avait souvent parlé

d'un trésor.

Que Dominique aurait caché à Paris pour Napoléon.

Un trésor ?

- Vous ne m'en avez jamais parlé. - Un trésor

que l'empereur aurait cherché à utiliser

pour négocier un peu sa sortie de Sainte-Hélène.

Ah bon ?

Oui, et comment ? Eh bien, en soudoyant Poppleton.

- Poppleton ? - Oui.

- Poppleton ? - C'était

un géôlier anglais.

Et alors, la fille de Poppleton

aurait retrouvé dans une boîte à tabac

un message secret de Dominique pour Napoléon

évoquant probablement ce trésor.

- Je comprends rien. - C'est pas grave.

(Prends des photos discrétos.)

[Catherine] Et vous savez

ce qu'est devenu ce message ? - Non, la fille de Poppleton

a mystérieusement disparu en 17...

- En 1796. - En 1796 ?

C'est impossible, Charles.

- On m'aurait menti ? - C'est pas ça.

Si c'est sa fille, c'est 1 800 quelque chose.

En tout cas,

je ne sais pas à quelle heure.

Je plaisante.

Ça n'offense personne après tout ce temps.

Et donc, ces clés, alors ? Ces clés ?

Grand-papa pensait que l'une d'elles ouvrait la cachette du trésor.

Mais quelle cachette, quel trésor ?

Moi, j'ai souvent pensé

au trésor des Templiers.

Ah non.

C'est le trésor du pharaon Khéops.

Pourriez-vous me dire

si vous reconnaissez un de ces objets ?

Prenez votre temps. C'est très important.

Ça ne me dit rien.

Mettez vos lunettes. Il n'y a pas de honte, non plus.

Non, ça ne me dit rien.

Vous vouliez voir

la collection égyptienne.

Avec plaisir.

Mais je ne pense pas que...

C'est quoi ça ?

C'est un pied de momie d'une jeune fille

à peine plus âgée que toi. - Stylé.

Oui, ben, attention.

Attention, on ne touche rien.

- [portable] - Merde.

Oh...

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.

Vous avez trouvé ?

- C'est merv... - [choc et bris de verre]

- Qu'est-ce qui se passe, Julien !? - Je le sentais !

- Désolé ! - Je déteste les jeunes !

- J'ai pas fait exprès ! - Je ne t'emmènerai plus.

- [portable] - Tu voulais que je fasse des photos.

Mais pas foutre tout ce bordel ! C'est une catas...

Pardon.

- Mais qu'est-ce qui se passe ? - [portable]

Tu veux pas me raconter ?

Vaut mieux que tu saches pas. Faut que j'y aille.

Je suis contente qu'on n'ait rien trouvé.

Va avec l'antiquaire, moi, je reste avec le papy.

[thème à suspense]

[Catherine] Lâchez-moi !

Ne me touchez pas, j'ai compris !

[crissement de pneus]

On a un problème, l'antiquaire s'est fait embarquer.

Qu'est-ce que tu fous ?

T'as juste fait une connerie, ça arrive aux meilleurs.

- Fais pas la gueule. - Mais je fais pas la gueule.

J'ai juste pas osé devant ton amie.

J'ai trouvé ça à côté du pied de la momie.

Quand tout est tombé, une boîte s'est ouverte.

Il y avait ça dedans.

C'est égyptien, non ? Il y a des hiéroglyphes.

Ben quoi ?

[Christian hurle de joie]

Qu'est-ce qui lui prend à lui ?

Et moi qui t'engueule comme un crétin.

Tu es un génie. Tu sais ce que c'est, ça ?

C'est le sceau de Khéops.

Alors, tu as trouvé cette clé dans ce coffret de cristal

au milieu des fleurs fanées ?

Oui, ça s'est ouvert quand tout est tombé.

- [portable] - Merde, maman.

Non, réponds pas.

- C'est une clé, ce truc ? - Oui.

C'est une clé à la capucine, une clé pour ouvrir les cachettes.

Mais si Dominique Vivant Denon

a laissé cette clé au milieu des roses de la Malmaison,

c'est qu'elle ouvrait quelque chose là-bas.

Le trésor de Khéops aurait-il été déposé

au retour d'Égypte ?

- [portable] - Je te dis de pas répondre.

C'est quoi la Malmaison ?

Le château près de Paris.

Le château de Joséphine de Beauharnais.

La première femme de Napoléon.

Rose de son vrai prénom, d'où les fleurs.

- Tu me suis ? - Hm...

Elle était amie avec Vivant Denon. C'est même grâce à elle

si Vivant Denon a accompagné Bonaparte en Égypte.

C'est qui Bonaparte ?

[Christian] Pardon ?

- Je déconne. - Tu m'as fait peur.

Attends, il y a un autre truc, là.

- Là. - Oui, tu as raison.

On dirait du grec ancien.

"Léthé".

- "Léthé"... - Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire "oubli", "secret".

Où tu vas ?

Le château de Joséphine existe encore ?

Oui, mais tu préfères pas rappeler ta maman ?

T'es ouf, elle va dire non. Dépêche.

[thème angoissant]

Markus, qu'est-ce que ça veut dire ?

Pourquoi vous ne répondez pas ?

Parce que j'étais...

- Et où étiez-vous ce matin ? - Mais avec Robinson !

Vous m'avez demandé de l'aider !

[réception de message]

Donnez-moi ça.

Il en est où avec le trésor ?

- Nulle part. - Décidément, vous mentez mal.

[Christian] Catoche.

J'ai avec moi une clé à la capucine avec dessus le sceau de Khéops.

Rappelle-moi vite.

Mais...

Mais non, j'étais avec lui.

Je comprends pas cette histoire de clé.

Rappelez-le.

- Maintenant ? - Oui.

Maintenant.

C'est le répondeur.

Je sais pas à quoi ça ressemble une clé capucine.

[Isis] Papa ? Julien ?

Je te rappelle.

Oh...

[Julien] La Malmaison, c'est à Rueil-Malmaison, non ?

[une porte claque]

Mais...

- Je dérange ? - Oh... Je t'ai dit

que je t'appelais si j'avais de leurs nouvelles.

Toi, ton fils fugue...

Le proviseur m'a présenté ses condoléances, figure-toi.

Change pas de sujet !

Je vais monter, tu sais !

Ton mec, je vais lui péter la gueule !

Hein !?

- Guillaume ! - C'est ma femme !

Guillaume !

[Guillaume] Je te préviens, j'ai fait du judo, enculé !

[Isis] Guillaume, ça va, oui !?

Il est où ?

Guillaume !

- C'était qui ce mec ? - Quel mec ?

- Le mec qui était là. - T'as vu un mec là-haut ?

Tu me la joues crise existentielle et moi, je te crois,

je dors chez mes parents depuis quinze jours.

- Mais en fait, t'as quelqu'un. - T'es pas bien, là.

- C'est ça, je suis pas bien. - Mais tu es fou.

Tu fais souffrir tout le monde !

Ton fils fugue pour appeler à l'aide. Ça te fait marrer ?

Mais c'est pas une fugue, c'est un coup de mon père.

- On est tous déjà morts vingt fois. - Ton père a bon dos !

Assieds-toi là, mon chéri.

- On ne va pas dans le château ? - On va voyager dans le temps.

- Sérieux ? - Oui, ferme les yeux, mon chéri.

- OK. - Voilà.

On est aujourd'hui le lundi 25 mars.

Eh bien, un lundi de 1814, il y a plus de 200 ans,

à 3h de l'après-midi comme aujourd'hui,

la couleur du ciel était la même, le bruit du vent était le même.

Le chant des oiseaux était le même.

La température de l'air sur la peau était exactement la même.

Maintenant ouvre les yeux, regarde le ciel.

Regarde le ciel.

C'est le même ciel qu'en 1814.

[souffle du vent, pépiements]

Regarde cette rose.

C'est exactement la même rose qu'en 1814.

Tu as senti le frisson du passé ?

- Vous vous foutez de moi !? - Maman ?

- Tu nous as retrouvés ? - Toi, prends ton sac, on y va.

S'il te plaît, chérie.

Papa, c'est mon fils, OK ?

Tu vas pas refaire les mêmes conneries avec lui.

- Ça va, y a pas mort d'homme. - Allez, on y va.

- C'est moi qui ai voulu venir ici. - Je m'en fous !

- Regarde ce qu'on a trouvé. - Bon, Julien, tu arrêtes.

Y a le sceau de Khéops dessus.

Avec papy, on pense que cette clé ouvre une cachette dans le château.

- C'est ça ? - D'accord.

Avec un gros trésor dedans. C'est papy qui t'a dit ça ?

C'est un peu ça.

Ben voyons...

Avoue que ce serait con d'être venus ici et de pas vérifier.

Non ?

Oui, "Léthé", et alors ?

Léthé, c'est le fleuve de l'oubli.

Mais ça veut dire aussi "secret".

"Secret" et "oubli".

On n'est pas loin, Isis.

Bon, on jette un œil, mais on part dans cinq minutes, c'est clair ?

Allez, on y va.

(Bravo, tu as été bon.) Comment tu nous as retrouvés ?

Ça fait 300 fois que tu m'appelles de ta poche !

[thème oriental]

- Je le fais uniquement pour Julien. - Bien sûr.

[alarme]

(Papa...)

[alarme]

[alarme]

Oh...

- [alarme] - Dis donc...

Arrête, arrête.

- Bonjour. - Bonjour.

(Tu arrêtes.)

(Non, non, non.)

(Non, non, non.)

(Mon Dieu...)

(Ah, putain.)

- Il est passé où le monsieur ? - Tout va bien , il est avec moi.

On travaille pour la DRAC, on vérifie l'humidité des lieux.

Personne m'a prévenue.

Je sais pas, renseignez-vous, c'est pas normal.

C'est très étonnant.

Y a rien.

Cette vaste bibliothèque

est l'œuvre de l'architecte Pierre Fontaine.

Un petit escalier dérobé,

un peu exigu est là-bas dans le coin.

Il permettait à Napoléon

de rejoindre ses appartements au premier étage.

C'est bien beau, mais vous oubliez de dire, chère madame,

que Napoléon a rétabli l'esclavage.

[gardien] On ferme !

Oui, il a rétabli l'esclavage.

[guide] On va rejoindre la sortie.

N'oubliez pas le guide.

On ferme, monsieur.

[thème à suspense]

- (On va être coincés, là.) - (Mais non.)

(On va être tranquilles, mon chéri.)

- Et les alarmes et les gardiens ? - Il n'y a pas de gardiens la nuit.

Et les alarmes sont si vétustes...

C'est fou qu'ils entretiennent aussi mal ces endroits.

Bref, ça fait deux mois qu'il n'y a plus d'alarme la nuit.

- Comment tu sais ? - J'ai demandé.

Elle a demandé.

On faisait une inspection, non ?

Puis toi, faut pas t'emmerder.

Pas de caméras ?

La nuit, personne ne regarde les caméras, mon chéri.

Mais qu'est-ce qu'ils foutent ?

- J'ai faim. - Moi aussi.

Il vous reste pas un sandwich ?

C'est comme ça : avec le Pr Robinson, on a faim.

Pas du tout, j'ai ce qui faut.

Tiens, mon chéri, vas-y.

"Raider" ? C'est quoi ?

Mais ça a au moins 30 ans, ça.

- Bon, si ça vous plaît pas... - [le Raider tombe]

Tu l'as pété.

C'est dégueulasse.

Même la bouffe est archéologique.

Pff !

Bon, ça fait largement cinq minutes.

Hé, dis donc, c'est le lit de Joséphine.

- Ah ? - Qu'est-ce qu'il y a ?

Ah.

- Alors ? - Non.

- C'est un grand placard. - Je vais voir.

[Isis] Tiens, c'est bizarre.

Quoi ?

- Viens voir. - Tu as trouvé un truc ?

Regarde.

Il y a deux fois la lettre "Alpha".

[Christian] Tu as raison.

En grec ancien, si tu ajoutes "Alpha" au début et à la fin du mot "Léthé",

ça devient "Alétheia".

Et le mot "Oubli"...

devient le mot "Révélation".

Waouh.

Mais ça s'ouvre.

Oh...

[thème à suspense]

- Donne-moi la clé. - Mais c'est toi qui l'as.

Oh !

Alétheia.

- Oh ! - Yallah !

Yallah !

- [Isis] Mais y a rien, ici. - [Julien] Ben non, y a rien.

Si.

Regardez les enfants, j'avais raison.

C'est quoi ?

La preuve que le trésor de Khéops a été placé ici,

dans cette pièce.

- Oui, enfin... - Mais si, enfin !

Regarde, c'est de la calcite.

Tous les sarcophages de la IVe dynastie étaient en calcite.

[elle crie]

Quoi ?

Mais qui c'est ?

[Julien] Putain, c'est quoi ça ?

C'est Khéops ?

- Arrête de dire des conneries. - Je déconne.

Joséphine ?

[Isis] Mais non, Joséphine est au cimetière depuis 1814.

La robe est moins ancienne.

Fin XIXe, je dirais.

Elle est momifiée.

Il y a un petit carnet.

Elle s'appelait Henriet Poppleton.

Son père était capitaine du 53e régiment.

Il était officier d'ordonnance à Longwood.

C'était un des gardiens de Napoléon à Sainte-Hélène.

Poppleton !

Le vieux collectionneur en a parlé.

Elle cherchait le trésor !

Regarde.

Dominique Vivant Denon.

Papa, regarde.

"Message envoyé par Dominique Vivant Denon à l'empereur en exil."

[thème intrigant]

C'est le message codé

de l'emplacement du trésor.

[Christian hurle de joie]

Mais c'est qui lui ?

- Où ? - Là.

Elle est morte enfermée ici, en décembre 1873.

Le château n'était plus habité.

Le mot "trésor" revient partout.

Ses derniers mots sont : "God save the Queen.

- "Napoléon, jobbernow." - Ça veut dire quoi ?

"Vive la reine, Napoléon connard."

[Christian] Alors, le trésor a été caché ici.

Certainement à la mort de Joséphine.

Après 1814.

J'ai jamais vu un trésor bouger autant.

Comment j'ai pu ne pas penser à ça ?

Mais ces hiéroglyphes, là.

Ils ont forcément été gravés plus tard.

Regardez, ça se voit

si on examine le métal.

C'est vrai.

Oui, forcément après 1820 !

Quel rapport ?

Mais c'est pour ça que le trésor n'est plus ici !

- Je comprends rien. - Moi non plus.

Bon, écoutez.

Le trésor a été caché dans cette pièce,

certainement au retour d'Égypte, on est tous d'accord avec ça.

Si, si. On est d'accord.

Un cadeau de l'empereur, encouragé par Dominique Vivant Denon

qui était le grand ami,

et presque sûrement l'amant de Joséphine de Beauharnais.

On le sait.

Les roses, la petite clé qu'on garde en souvenir,

bref, le trésor reste ici jusqu'en 1815 à mon avis.

1815, qu'est-ce qui se passe ?

C'est les Cent-Jours.

Napoléon remonte en France, les fameux cent jours de Napoléon.

En plus, Joséphine est morte.

Que fait Napoléon ?

Il fait un petit pèlerinage à la Malmaison,

séance émotion.

Snif, snif, pleure, bouleversé.

Et il confie à Vivant Denon la mission

de déplacer le trésor, peut-être au Louvre.

Admettons, et alors ?

Hélas, le retour de l'empereur est de courte durée.

1815, chute de l'empire.

[il hurle de joie]

Toujours en 1815, Vivant Denon est viré du Louvre.

Comme papa.

Hein, comment ça ?

[Christian au loin] Exactement.

Comment ça, "viré comme Vivant Denon" ?

Non, on verra ça plus tard.

De toute façon, il a de la ressource.

Il a des qualités, des défauts, mais il a de la force.

Donc Vivant Denon quitte son poste au Louvre.

Mais pas question de laisser le grisbi aux royalistes.

Que fait-il ?

Il planque le trésor ailleurs et il envoie un message codé

à Napoléon en exil pour lui en indiquer l'emplacement.

Il ne nous reste plus qu'à déchiffrer le message du carnet.

[Christian] Allez, quittons cet endroit déprimant, ce caveau.

- D'accord ? - [Isis] Et l'Anglaise ?

Oh ben, l'Anglaise, que veux-tu que je te dise ?

Elle a dû trouver le message des années plus tard.

L'envie d'aventure, problème de dot, va savoir.

C'est compliqué de se mettre dans sa tête.

Mais quand elle a cherché le trésor,

il n'était plus ici.

Comment elle est restée coincée là ?

Merde.

Qu'est-ce que t'as fait ? Ouvre la porte !

- Qu'est-ce que t'as fait ? - Mais rien.

Oh, merde.

- Ils sont passés par là. - C'est beau ici.

Ça marche pas.

Voilà, on a la réponse à ta question.

La clé n'ouvre pas de l'intérieur. On est dans la merde.

Elle est rentrée comment, l'Anglaise ?

- Elle avait une clé ? - [Isis] Le château était vide.

- La porte devait être ouverte. - On s'en fout de l'Anglaise.

- [il lâche la clé] - Merde !

Oh, mais non !

- Je suis désolé. - C'est toujours comme ça

avec ton grand-père. - Non, c'est de sa faute.

C'est aussi beaucoup de la tienne !

- On va crever ici comme elle. - Ne dis pas ça.

À l'époque, le château était abandonné, là, on va nous entendre.

[il chante un blues] ♪ Un château... ♪

♪ abandonné... ♪

♪ Il ne sait plus, mais qui il est. ♪

♪ Cette nuit... ♪

♪ Cette nuit ♪

[il hurle] ♪ Abandonné... é... é... ♪

♪ Abandonné ! ♪

[coups sur la porte]

Qu'est-ce que t'as fait ?

Mais j'ai rien fait.

Mais qu'est-ce que c'est ?

Police !

Ah !

Ça va ?

[Christian] Y a quelqu'un ?

- [Julien] On est là ! - [Isis] On est enfermés !

[quelqu'un vient]

[homme menotté] Bande de fientes !

Pff !

Fais pas cette tête, sans lui, on y serait encore.

Évidemment,

vous n'avez rien trouvé.

- Évidemment. - Mais si.

Tais-toi. Allez, on y va.

- Merci d'être venu. - Ton mec était pas dispo ?

C'est ça.

Il a pas le permis ?

Ça va pas ?

[Julien] Non, je vais pas au lycée, je suis crevé.

[Isis] C'est ça l'aventure. Tu dormiras ce soir.

Allez, prends ton sac, tu vas être à la bourre.

- Je le trouve pas. - Ben, cherche-le.

Je dois aller bosser, à ce soir !

Mon père, un trafiquant ?

C'est ridicule, Vincent. Ils ont quoi contre lui ?

En Égypte, il aurait été impliqué dans une histoire

de fouilles clandestines.

De fouilles... Oh, dis donc.

Oh, là, là !

C'est pas son genre.

- Il est très à cheval sur les règles. - Il n'y a pas que ton père.

Ton mari est dans le radar de l'OCBC

dans le cadre d'une enquête

pour trafic d'antiquités. - Pour de vrai ?

- Ça te fait rire ? - Pas du tout.

Guillaume, par contre, c'est impossible.

Isis, rien ne t'échappe, là ?

Ton père en Égypte, ton mari au musée du Louvre,

il n'y a pas une lumière qui s'allume ?

Ils travailleraient ensemble sur un projet malfaisant ?

- Oui. - Non, impossible.

Puis toi, Isis,

tu te fais enfermer la nuit dans un château,

qu'est-ce qui va pas ? - Désolée.

Je ne le referai plus.

Je suis désolé, mais je n'ai pas le choix que de te...

- De... - De te...

De me ?

- De te mettre à pied. - Quoi ?

Mais non.

Si.

Non !

Si. On en reparlera quand l'enquête sera terminée.

Catoche, ça me fait plaisir que tu sois venue.

Je vais te préparer un petit karkadé.

Je peux pas rester.

Donne-moi le carnet, je t'appelle dès que j'ai traduit.

Mais tu es butée, je te dis que je ne me sépare pas du carnet.

- Mais... - Qu'est-ce qu'il y a ?

Lâchez-moi.

C'est qui lui ?

Markus Gasburger.

- Tu le connais ? - Oui, un Belge.

Fournisseur d'antiquités pour milliardaires.

- [une porte claque] - Allez !

Markus, vous m'aviez promis de ne pas lui faire de mal.

- Comment tu as pu me faire ça ? - J'ai pas eu le choix.

Je suis désolée. Donne le carnet.

- Quel carnet ? - Arrête !

Ils travaillent avec des terroristes !

- [gifle] - Ah !

Enfoiré !

Je connais votre trafic abject !

- Je sais qui vous êtes ! - Tant mieux.

Donc vous connaissez mes méthodes.

Qu'est-ce que vous voulez ?

- La même chose que vous. - La même chose que moi ?

- Le trésor de Khéops. - Le trésor de Khéops ?

- Vous allez répéter ce que je dis ? - C'est vous qui répétez.

[Markus] Asseyez-vous !

[thème inquiétant]

[cris]

- C'est quoi, ça ? Y a qui là-haut ? - Julien !

Appelle la police

et cache-toi !

J'adore jouer à cache-cache.

Putain de téléphone, il est où ?

- [Markus] Un. - [Christian] Julien !

Deux.

Trois.

Quatre.

Cinq.

[Julien verrouille une porte]

Six.

Sept.

Huit !

Neuf !

C'est le gars du Louvre.

Il manquait que lui.

J'y crois pas.

- Merde, il nous a vus ? - Attends.

Il est revenu, lui ?

T'attends ma femme !? Viens là !

[Markus essaye d'ouvrir la porte]

- Il t'arrive quoi, toi !? - Ah, la vache !

Allez, viens !

Ah !

Aaah !

C'est ma femme !

Papa !

Julien !

[Markus] Trouvé.

Donne-moi ce carnet.

Allez !

Donne.

Julien !

Bon, on y va, non ?

Non, c'est Gasburger qui m'intéresse.

Ça va ?

Qu'est-ce que vous lui avez fait ?

Julien !

- Non, tu restes là. - OK.

Vous êtes qui, vous !

Avancez.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? - L'autre fou s'est jeté sur moi.

- Il croit que je me tape sa femme. - Pourquoi vous m'emmenez ?

- Vous avez le carnet. - Oui, mais il faut le déchiffrer.

Vas-y, on va avec eux.

Il n'y a plus de glaçons, papa.

Merci, chéri.

Aïe.

Que s'est-il passé ?

Vous vous êtes battus ?

- Non, non... - Non, tout est de ma faute.

Tout est de ma faute.

Oh...

C'est pas vrai.

Le piano de maman, putain.

- Qu'est-ce que tu as fait ? - Maman, tu comprends pas.

On a été attaqués.

Ils ont volé le carnet.

- On m'a jeté par la fenêtre. - Quoi ?

- Mais ton mari l'a rattrapé. - En fait, c'est pas

ton amant ! - Stop !

- Vous avez appelé la police ? - On peut pas.

- Ils travaillent avec Daesh. - Daesh ?

Alors, c'est vrai cette histoire de trafic entre vous ?

- Quel trafic ? - C'est pour ça qu'on te vire ?

Mais il n'y a pas de trafic entre nous.

Mais enfin, tu t'es vu ?

La maison est en bordel, lui, il est pas au lycée,

on est quoi, un gang ?

Calme-toi, Isis.

Calme-toi, tu es fatiguée, on n'a pas dormi.

- Je te connais... - Non.

Tu es égoïste et maman est morte à cause de toi.

S'il te plaît.

Tu es toxique, tu me fais chier !

Dès que tu débarques, je ne suis plus en sécurité !

Alors, tu te casses de chez moi !

Et toi, tu lâches ça ! C'est déjà la catastrophe !

[Christian] C'est quand même un peu chez moi.

- Tu te casses de chez toi, alors ! - Mais maman...

Va avec ton père, toi.

[une femme] Guillaume !

J'ai retrouvé ton sac de couchage des scouts, il est dans ta chambre.

Merci, maman !

Pas de chahut, hein ? Ne vous couchez pas trop tard.

[un portable vibre]

C'est encore ton père.

Je m'en fous.

Moi non plus, mon père, je pouvais pas l'encadrer.

Mais il n'est plus là, et c'est plus pareil.

Je verrai quand il sera mort.

Ta mère est morte dans un accident de voiture ?

Oui.

Pourquoi ce serait de sa faute ?

Elle était si malheureuse.

Puis il évite tout le temps le sujet, il n'est pas tranquille.

Bon...

- On s'y met ? - Oui.

Alors...

Il faut le mettre dans le coin.

Attends, il y a un truc, là.

- Quoi ? - C'est quoi ?

Il y a un paquet de lettres, dis donc.

Elles sont adressées à ma mère.

"Ma chère Babette, je t'écris ces mots..."

C'est ton père.

Non, c'est pas son écriture.

Et il l'appelait jamais "Babette".

"Avec tout mon amour, Takeshi."

Takeshi, c'est japonais, c'est qui ?

Je sais pas.

[thème intrigant]

[Guillaume] Vous allez éteindre dans longtemps ?

Moi, si j'ai pas

mes huit heures de sommeil, je passe pas une bonne journée.

Putain.

C'est dingue.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

C'est quoi ça ?

- Oh... - C'est quoi ?

Isis ?

[Catherine] Je comprends rien.

[son portable sonne]

Isis ?

Pourquoi tu me l'as jamais dit ?

Tu venais de perdre ta maman.

Mais après ?

J'allais pas te dire qu'elle nous abandonnait pour rejoindre son amant.

Enfin, bon,

tu m'as collée en pension, tu aurais pu m'emmener en Égypte.

C'était pas la place

pour une petite fille.

Il était comment Takeshi ?

Oh, je suis pas bien placé pour en parler.

Genre ténébreux, qui dit pas un mot car il croit qu'il est profond.

Un énorme raseur.

Et il conduisait aussi mal sa bagnole que son orchestre.

- Tu en es où de ta chasse au trésor ? - Walou.

Regarde ce ruban. Il était dans le carnet de la Poppleton.

Je l'ai mis dans ma poche à la Malmaison.

Regarde.

C'est les mêmes lettres que dans le carnet.

Le message envoyé à l'empereur, c'était ça.

Une scytale, papa.

- Une scytale. - Oui.

Mais pour une scytale, il faut un support pour l'enrouler.

Essaie là.

C'est incroyable.

Tu es une fille de génie, ma chérie.

- Exceptionnelle. - Non, c'est pas ça.

- C'est pas le bon diamètre. - Bonjour, madame.

Excusez-moi de vous déranger, juste une seconde.

Je cherche un support pour la scytale.

Ça marche pas non plus.

DVD.

Quoi, DVD ?

Sa tombe, elle est ici.

Merci. Bonne journée.

À gauche !

J'y ai pas pensé.

[thème léger]

- J'arrive. - Je t'attends.

C'est rien, on y va.

"Emplacement

"dans N4, Louvre."

Ça marche !

Ah !

Aïe, merde.

"Emplacement N4, Louvre."

- Ça va, j'ai rien. - Oui.

- Emplacement N4, Louvre. - C'est cassé.

- On va appeler Guillaume ! - Ah, ça va mieux, alors.

Oui.

Alors : étrusques... Ah, égyptiennes.

Voilà.

Le registre des collections de 1815.

- Merci. - Vous cherchez quoi ?

N4, mon cher André.

- N4. - Ah, et pourquoi ?

N4, N4...

- [André] Ah, j'ai trouvé N4. - [Guillaume] Alors, voilà, N4...

Ben, on t'écoute.

Alors, N4, on a trouvé.

Il s'agit de la référence

d'un classement d'une momie. - D'une momie ?

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

- "Rapportée d'Égypte par DVD." - DVD ?

- Dominique Vivant Denon. - Ah, DVD...

- [éclats de rires] - D'accord, et où est cette momie ?

[André] Désolé, elle a été détruite.

- Comment ça ? - Elle a été mal conservée.

Elle s'est détériorée.

Le musée s'en est débarrassé en l'enterrant en 1828...

dans une fosse commune sous les jardins du Louvre.

Mais enfin,

elle y est peut-être encore.

Mais non, quand ils ont construit la pyramide, le centre commercial,

ils ont tout saccagé. - Merde !

- Merde ! - [le chien glapit]

[Julien] C'est mort ?

Pourquoi cette momie vous intéresse ?

Les délires de mon beau-père, Denon y aurait caché une carte au trésor.

Bref, fin de l'histoire. Mais merci.

De rien.

[thème à suspense]

[sonnerie]

[un portable sonne]

Allô ?

Oh, putain...

Mais qu'est-ce qu'elle fout ?

- Merde. - Putain, viens.

- Police ! - Ah !

- Venez. - Oh, merci !

Je vais tout vous raconter.

- Rentrez dans la voiture. - Oh, merci.

Putain de merde !

Mais quel taré ce Vivant Denon, putain !

Le mec rapporte le trésor de Khéops en France

et hop ! il se garde une petite momie au passage.

Et il fourre dedans les instructions pour retrouver le trésor !

C'est n'importe quoi !

C'est une idée débile, tu m'entends ?

Ce mec est débile.

- Papa, calme-toi. - Il nous emmerde.

C'est pas possible, pourquoi tout ce cirque ?

Pourquoi ne pas envoyer l'emplacement du trésor à Napoléon en exil ?

Parce qu'il a déplacé le trésor et qu'il pense que c'est plus simple.

Plus simple ?

C'est à se foutre une balle dans la tête, tu m'entends ?

J'avais de l'admiration pour ce mec, le raffinement, la collection,

c'est pas rien un mec pareil, mais être aussi torturé,

parce que c'est ça le mot...

[thème intrigant]

Isis !

-Elle va où ? - Je sais pas.

Papa, ta momie, elle est peut-être là !

Non, papa, par ici.

Viens, viens.

C'est "Les Misérables" de Victor Hugo.

Oui, voilà.

En 1830, certains corps des martyrs de la Révolution ont été enterrés

dans la fosse commune des jardins du Louvre.

Ça m'est revenu.

Oui, et alors ?

On les a exhumés en 1840 pour les mettre ici, derrière.

- Je comprends rien. - Écoute, s'il te plaît.

Quand on a déterré ces révolutionnaires,

on a pu emporter avec eux la momie ensevelie dans la même fosse.

Donc, l'indice

pour retrouver le trésor aurait été, par erreur,

déplacé, là, derrière ce mur ?

Peut-être.

C'est dingue.

[carillon]

[gardien] Veuillez regagner la sortie, on ferme.

Non...

Ça suffit les conneries. On fait à ma manière.

[thème intrigant]

- Allez. - Voilà, c'est ça.

Par cette porte.

- André ? - On y va.

- Attendez ! - Mais quoi ?

- Il y a André. - Pourquoi tu as emmené ce raseur ?

Il nous a aidés et c'est mon dernier soutien au musée.

- Ça nous fait un voyage. - On en fera d'autres.

Ah bon ?

- C'est quoi le plan ? - On va emprunter une...

- Il verra bien. - OK.

- On y va. - Allez, allez.

Allez, allez, allez.

[thème inquiétant]

- André. - Oui, oui.

Vous savez que "Paris", vient du latin "Para Isis" ?

"Pour Isis".

Notre-Dame a été bâtie sur un temple dédié à la déesse.

Ce n'est pas vrai, cher monsieur.

Pardon, mais cette hypothèse s'appuie sur la lecture

de l'inscription du pilier des Nautes

qui désignait un ex-voto des Parisii, peuple marchand celte et gaulois,

qui vivait sur l'île de la Cité. - Cette hypothèse est fausse.

Le sanctuaire était dédié à Jupiter, OK ?

Et le mot "Parisii" vient du terme celte "per iseu".

Il existait un culte d'Isis à Paris.

On n'est pas dans une sortie scolaire.

C'est pas une visite guidée, merde !

Oh...

Il a tort.

- "Per iseu", c'est ça la racine. - Je ne pense pas.

Super.

C'est la bonne clé.

Tu les as eus où tes passes ?

L'archéologie de bureau, ça a du bon, parfois.

- Pardon. - Allez-y.

Bon, on y va ?

Oui, je le sens pas du tout ce mec-là, mais pas du tout.

- Vas-y. - Oui, il est chelou.

[thème intrigant]

(T'es beau en aventurier.)

(Ah bon ?)

[Julien] On y est ?

La crypte des morts est juste derrière.

Regarde, regarde.

Mais oui.

Guillaume, à toi de jouer.

À toi de jouer, viens.

[Guillaume] Écartez-vous.

[Guillaume tape avec la masse]

Il y a combien de morts ici ?

Peut-être 500.

La crypte a été construite dans la canalisation d'une fontaine

qui devait représenter un éléphant.

C'est l'éléphant des "Misérables" de Victor Hugo.

- Le refuge de Gavroche. - Oui.

- C'est qui ? - C'est pas possible.

Je déconne.

Gavroche se réfugie dans la maquette grandeur nature de l'éléphant.

Et c'est la mort de Gavroche. Le plus beau moment que je connaisse.

Comment il disait, déjà ?

"Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire.

"Le nez dans le ruisseau, c'est la faute...

"Et cette petite grande âme venait de s'envoler."

[tremblements]

- [thème intrigant] - C'est quoi ?

Les fantômes.

C'est le métro qui passe.

Essayez de l'ouvrir.

- [ils forcent] - Levez.

[Christian] Tirez !

- C'est pas possible. - Un, deux, trois !

[Isis] Putain...

- La momie est là-dedans ? - Non.

Même abîmée, on la verrait, elle est très différente.

Bon, on referme.

Essayons celle-là.

Ouvrez-la, ouvrez celle-là.

Allez-y.

Un !

Deux !

[Christian] Voilà, levez, levez.

Il n'y a rien.

Celle-là.

Un, deux, trois !

[Guillaume] Attention !

Il n'y a rien non plus.

Attendez !

Quoi ?

Quoi ?

Elle est là.

Elle est là.

Voilà.

Il y a un truc ?

- Là, c'est ouvert. - Je sens quelque chose.

Waouh.

C'est une boîte ?

Attends, ouvre-la.

Oh, putain.

- C'est quoi ? - Une lettre

de Vivant Denon.

Regardez la signature.

- Regarde, papa. - Ça dit quoi ?

- C'est le plan qui mène au trésor. - Attends.

- C'est étrange. - Quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

- On dirait que c'est ici. - Ici ?

Ici, où ?

Ici, sous la Bastille.

Dans cette crypte ?

C'est impossible.

Quand Vivant Denon a caché toutes ses instructions,

la momie était encore au Louvre et tout ça n'existait pas.

Les canalisations de la fontaine étaient déjà là.

- Tu es sûre ? - Le projet a été supervisé

par Vivant Denon pour Napoléon. Il connaissait bien les lieux.

Alors, on doit être proches.

Un réseau souterrain

abandonné.

La cachette idéale.

Je vais voir là-bas.

[Isis] La canalisation continue par ici, venez.

À toi, Guillaume.

- Papa... - Attends, pousse-toi.

Poussez-vous tous.

On y va ?

- [coups de masse] - Allez.

[thème à suspense]

Regarde.

C'est par là, non ?

Venez, venez.

- Allez. - OK, OK.

Stylé.

Je croyais que c'était une légende les crocodiles dans les égouts.

- Moi aussi. - Sobek, le dieu crocodile.

Le dieu qui accompagne l'âme des pharaons.

- J'espère que c'est le seul. - Rassure-toi.

Nous, on rapporte le trésor en Égypte,

on ne risque absolument rien du tout.

Venez.

[déclic]

Yallah, papy russe.

Dire qu'on va devoir rendre ça à l'Égypte.

- Venez voir, venez voir. - Quoi ?

Quoi ?

Vous savez ce que c'est ?

Ce faucon en or ne représente pas

uniquement le dieu Horus,

mais l'essence divine de Khéops.

Lui aussi était un dieu sur Terre et ça, c'est l'image de son âme.

Chier, merde.

[André] Allô, Markus ?

Vous m'entendez ?

Markus, on l'a trouvé.

On l'a trouvé.

La carte, oui, et le trésor.

[choc, des pierres tombent]

Vous appelez qui, là ?

Tu me cherchais ?

[déclic]

Tu vois ça ?

[grondement]

- Allez, viens. - Vous m'emmenez où ?

Ta gueule !

Lâchez-moi ! Oh !

[le cri de Julien résonne]

C'est le métro, ça aussi ?

Éclaire-moi, s'il te plaît.

Éclaire-moi.

Oh !

Oui.

- Comment j'ai pu rater ça ? - Ça quoi ?

Que se passe-t-il ?

On est sur la zone de forage du nouveau métro.

- [choc, des pierres tombent] - Putain !

Qu'est-ce qu'il y a, Isis ?

[craquements]

Il est où, Julien ? Julien !

- Il est pas là, Julien ! - Julien !

Julien, tu es où !?

Il n'est pas là !

- Julien ! - Dépêche-toi, papa !

Son casque.

- Julien ! - Julien !

Christian, venez !

Regardez ça.

- Calme-toi. - C'est incroyable.

- [cris étouffés de Julien] - Calme-toi.

- Putain, lâchez-moi ! - Micky !

Emmène-le.

[chocs, craquements]

- Julien ! - Julien !

[la turbine s'arrête]

Ça s'est arrêté.

Julien !

- On n'aurait jamais dû l'emmener. - C'est moi le responsable.

- Toi, responsable ? C'est nouveau. - Julien !

- Regarde. - Julien !

Julien !

- André ! - Julien !

Non, non, attends.

[thème angoissant]

Allez, avance.

- Police ! - Baisse ton arme !

Viens par ici.

C'est qui ?

Markus Gasburger.

Pichard ?

Je vous avais dit

que c'était un traître.

- Où est mon fils ? - Quelle famille bizarre.

Traîner un enfant dans un endroit pareil.

J'en ai rien à foutre, où est mon petit-fils ?

Là-haut.

En sécurité.

- Boris, emmène-les. - Allez.

J'y vais.

- Ce trésor appartient à l'Égypte. - Dégagez.

Papa.

Que les profanateurs soient punis.

Et la malédiction divine s'attachera à leurs pas

et les poursuivra par-delà les mers et les monts.

Terrifiant.

[choc, le plafond s'effrite]

[craquements]

- C'est quoi, ça ? - Le métro.

- Oui, c'est le métro. - Venez, Markus.

Allez, faut pas rester là, Christian.

[thème angoissant]

Il faut marcher.

Venez, Markus, venez.

Venez.

[craquements]

[éboulement, cris]

Allez, allez.

[déflagration, cris]

[ils toussent]

- Chérie ? - Je suis là !

Papa ?

[Christian] Est-ce que ça va ?

[Isis] Oui, faut pas rester là.

[thème dramatique]

T'inquiète pas.

Maman !

- Maman ! - Julien !

Ça va.

Ça va ?

[journaliste] Flash spécial.

Après cet accident mortel sur le chantier du métro à Paris...

[voix de journalistes en différentes langues]

[thème oriental]

[journaliste, en arabe] C'est une très grande nouvelle.

Le trésor de Khéops,

qui avait été volé à l'époque de Napoléon,

ait enfin son retour en Égypte.

Un grand professeur français,

Christian Robinson, l'a découvert à Paris,

sous la Place de la Bastille, et l'a ramené en Égypte.

Notre trésor le plus cher se trouve à présent

dans notre musée.

Dépêchez-vous d'aller le voir.

C'était quoi ce truc sur les profanateurs ?

"La malédiction divine..."

"S'attachera à leurs pas

"et les poursuivra par-delà les mers et les monts."

C'est pas égyptien, ça.

Rascar Capac.

Mais enfin, Rascar Capac !

Hein ? Mais c'est quoi ?

Tintin, "Les Sept Boules de cristal".

Ah ben dis donc...

C'est qui Tintin ?

[thème mélancolique]

Oh...

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