All language subtitles for On.War.2008.720p.WEBRip.x264.AAC-[YTS.MX]

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Original subtitles

Et comme pendant tout le film, il se demande s 'il doit se taire ou parler, s

'il doit être humble ou arrogant, s 'il doit prendre soin de son physique ou

se laisser complètement aller, ou n 'aimer qu 'une femme ou en aimer cent.

Chaque jour, il est certain d 'une chose différente, donc il fait rien, il est

au milieu de tout, il est nulle part, il est rien.

Il a juste le sentiment d 'être jamais là où il doit être. Et il chale comme

peu à peu, il est en train de disparaître, il devient un fantôme.

Allô ? Il disparaît.

La piscine, je ne peux pas.

Parce que je ne sais pas nager, c 'est tout.

Oui, c 'est vrai.

Mais c 'est comme ça, j 'ai jamais appris, donc je sais pas.

Et puis j 'ai vraiment beaucoup de boulot, là.

Mais oui, je t 'embrasse.

Je t 'embrasse.

Qui est -il dans le film en fait ? Laurent Lucas.

Est -ce qu 'on peut

les déplacer ? Pardon ? Les déplacer ? Non,

non, pour l 'instant.

Combien ça coûte un cercueil ? Ah ben ça, ça dépend.

Lequel, par exemple ? Non, je ne sais pas.

Mais j 'aime bien le décor.

Tant mieux.

Il faut que j 'y aille, là, moi.

Je ferme. Ah, vous fermez.

Excusez -moi, il faut que j 'y aille, là. Je vais fermer, en fait.

Merci.

Excusez -moi.

Oui ? Est -ce qu 'il y aurait un moyen que je reste encore un peu ? Est -ce qu

'il y aurait un moyen que je ferme le magasin et que je vous ramène la clé

demain ?

J 'aimerais bien pouvoir réfléchir à comment faire les choses, rester seul un

moment, au calme.

Ce serait formidable.

Mais c 'est pour ne pas vous déranger, sinon je reviens demain.

Mais ça parle de quoi ? Le film, ça parle de quoi ? Je ne suis pas sûr

Vous tournez quoi exactement ici ? C 'est quelqu 'un qui pense beaucoup à la

mort.

Même s 'il est assez jeune, il a 35 -40 ans, il y pense beaucoup.

Donc il passe du temps dans des établissements de pompes funèbres, il

les cercueils, il revient régulièrement.

Il a un peu honte, il dit que c 'est pour son père, mais en fait c 'est pour

lui. Il revient régulièrement, il n 'achète rien.

Il pose des questions, il les regarde, il les touche.

Voilà, c 'est tout.

Oui, oui, c 'est moi.

Tu es déjà en train de dormir.

Je voulais te parler.

Je suis désolé de ne pas t 'avoir appelé avant, mais j 'ai du mal à faire les

choses en ce moment.

Tu me manques.

Je t 'aime.

Il y a quelqu 'un ? Il y a quelqu 'un ?

Allô ? Allô ?

Sous -titres par Jérémy Diaz

Ça va ?

Musique

C 'est parti !

Bonsoir. Je voulais savoir si Katia était disponible ce soir.

Et Sofia ? Oui, mais oui, c 'est pour maintenant.

Et c 'est possible en duo avec Igor ? Non, non, si Igor n 'est pas libre,

je préfère Sofia toute seule.

En liquide.

8 rue des lions saint -paul qu 'elle m 'appelle sur le portable en arrivée

Oui, je viens d 'appeler pour Sophia. Je voudrais annuler.

J 'ai un empêchement.

Merci.

Merci.

Tu veux entrer ? Je ne sais pas.

Non, non, pas vraiment.

Tu es sûr ? Pourquoi ? Vous avez les clés ? Non, mais si tu veux qu 'on

on va l 'ouvrir.

D 'accord.

Je veux bien.

J 'ai vécu un truc incroyable l 'autre nuit et du coup je suis complètement

perdu.

Je sais pas quoi faire.

Alors il faut revivre la chose.

Il faut y retourner.

Ah non, non, non. J 'ai passé toute une nuit là -dedans.

J 'ai absolument pas l 'intention de revivre ça.

En revanche, j 'aimerais bien retrouver l 'état dans lequel j 'étais.

Revenir à cet état, mais à l 'air libre.

Tu peux décrire ? Ouais.

Une fois que j 'ai compris que je pouvais respirer et qu 'il suffisait que

reste calme et que j 'attende, je me suis enfoncé dans quelque chose d

'absolument sublime.

Alors, le sublime, c 'est assez difficile à décrire, mais c 'est le seul

je trouve pour parler de ça.

Délicieux, extatique, je ne sais pas.

Je comprends.

J 'ai passé ma vie dans un cercle.

Je n 'ai pas passé ma vie dans un cercueil.

Bien.

On va marcher un peu.

Moi, je suis pas plus vieux que toi.

Mais je me suis amusé.

Je veux dire, vraiment amusé.

J 'ai rencontré des gens drôles, intelligents, profonds et légers.

Aujourd 'hui, il n 'y a plus

la grâce.

Tout est forcé.

Et si l 'on va jusqu 'à la fin, il faut s 'effacer, subir la solitude, la

mollesse, le défaitisme, renoncer.

Moi je ne veux pas renoncer, c 'est tout.

Je ne suis pas encore mort.

C 'est juste que l 'époque ne permet plus la joie.

Est -ce qu 'il y a encore des choses qui peuvent nous procurer du plaisir ?

Dans la société dans laquelle on est, il n 'y en a quasiment plus, alors que le

monde en a plein.

Sous -titrage ST' 501

Je me sens pas bien.

Dans quelques jours, tu seras peut -être lieutenant.

Tu vas porter le glaive, Pierre.

Tu m 'entends ? Tu vas porter le glaive.

C 'est pas le moment de se laisser.

Je sais.

Allez, va dehors, mon frère. Je te rejoins.

Peut -être que vous laissez un mot pour que je retombe.

Non. Non, vraiment pas.

On est loin, ma mère. Tu seras de retour dans quelques jours. Ça va.

Viens.

Et qu 'est -ce qui se passe maintenant ? Tu dois rester ici avec nous pendant 15

jours, ensuite tu rentreras chez toi.

Non mais là, maintenant... Maintenant ? Tu vas te reposer.

Quoi ? Là, je vais me reposer ? Quand on ne jouit pas, on se repose.

Viens, je vais te montrer de l 'ortoire.

Je voulais savoir comment ça marche.

C 'est payant ? Non, c 'est pas payant. C 'est gratifiant.

Alors tu viens ?

Qu 'est -ce que ça voulait dire, tu dois porter le glaive ? Parce que si c 'est

un ordre militaire, franchement, c 'est pas mon truc.

C 'est un ordre militaire.

Mais t 'as dit que c 'est bon de porter ce glaive -là.

Quand on y arrive, c 'est très bon.

Tu vois ? Voilà.

Souviens -toi, quand on jouait pas...

Bonjour. Bonjour.

Sous -titrage Société Radio -Canada Sous -titrage Société Radio -Canada

Tu vois ? C 'est parti tout seul.

à parler de joie, de sublime, de plaisir,

d 'extase.

Disons que j 'aimerais bien être hébété par la vie.

Ça rend sauvage.

Ça ne me dérange pas de devenir sauvage.

Sauvage, ça ne veut pas dire solitaire, ça veut dire sauvage.

Ils sont beaux.

Ils ont vraiment l 'air d 'être là.

Je suis toujours admiratif des gens qui, quand ils sont là, sont là.

Moi, très souvent, je n 'y suis pas.

Comment tu t 'appelles déjà ? Bertrand.

Bertrand.

Viens, Bertrand.

Approche -toi.

Approche -toi.

N 'aie pas peur.

Aujourd 'hui, les plaisirs, il faut les gagner comme on gagne une guerre.

Et tant qu 'il faut se battre comme un guerrier, je vais t 'aider.

Ici, tu n 'es que près de rien.

Tu vas penser, faire l 'amour, boire, jouer.

Tu vas gagner de cœur.

Tu vas être répété par la vie.

Tu vas l 'être.

Mais tu dois croire en moi.

Si tu ne crois plus, là tu t 'en vas.

Près de la rivière il y a un arbre que nous avons regardé jour après jour au

lever du soleil.

et amour.

Bertrand ? Oui ?

Tu as des yeux tristes ? Non, je ne suis pas triste, je ne veux pas, je refuse.

Je veux juste la paix, je veux que la société me lâche. Je ne veux plus

un papier, je ne veux plus aller à la banque, je ne veux plus aller à la

je ne peux plus, je ne peux plus.

Alors la joie, oui, je suis pour.

Je n 'ai pas l 'air, mais je suis pour.

Par exemple, je voudrais bien filmer la joie.

Mais je crois que ce n 'est pas possible, en tout cas pour moi.

À un moment, j 'ai voulu faire un film sur l 'histoire d 'un homme qui tombe

amoureux d 'une femme.

Ce type, qui est un grand mélancolique, aperçoit une fille splendide, d 'une

beauté particulière, avec un drôle du visage et un grand nez.

Et il vive une passion.

Un jour, le type est un peu ivre et...

plonge dans une piscine sans s 'apercevoir qu 'elle est vide.

Et son nez est complètement bousillé, il doit se le faire refaire.

Alors il se dit, tant qu 'à changer, autant avoir le nez que j 'aime le plus,

'est -à -dire celui de la fille.

Et il lui dit simplement, je t 'aime, et je trouve ça beau de faire ça, et c

'est tout.

On ne fait jamais rien de beau dans la vie, parce que faire quelque chose de

beau, c 'est faire quelque chose d 'étonnant.

Et faire quelque chose d 'étonnant, c 'est prendre un risque.

J 'ai envie de prendre des risques avec toi.

Et puis c 'est qu 'un nez, de toute façon.

Mais évidemment, sur lui, le nez ne fonctionne pas du tout.

C 'est monstrueux.

Il est très mal à l 'aise. Et surtout, de plus en plus obsédé par elle. Du

il lui propose d 'aller encore plus loin.

De se faire refaire le visage au complet, à son image à elle.

Parce que c 'est le visage qu 'il aime le plus au monde.

Il lui redit la même chose.

On ne fait jamais rien de beau parce que faire quelque chose de beau, c 'est

prendre un risque et ils y vont.

Et le type disparaît à l 'intérieur d 'elle.

Je crois que tu as bien fait de venir ici.

Je ne sais pas, peut -être, oui.

En fait, peut -être que mon seul vrai malheur, c 'est...

Que je sais pas chanter.

Un type comme Bob Dylan, il peut pas être complètement malheureux.

Tu es là, tu produis ce son, ce son immense qu 'est ta voix quand tu

Lui, il peut ressasser, parce qu 'il ressasse du sublime.

Il peut pas être malheureux.

Toi non plus.

Viens.

On va faire l 'amour.

Et tu vas jouir très bien.

Et très fort.

Écoute... Je crois que je vais continuer seul, finalement.

Ça va ? Ça va.

Tu sais, je ne sais pas, c 'est vraiment ma place.

Je ne m 'attendais pas à quelque chose comme ça.

Les exercices, la méditation, bon, d 'accord, mais c 'est juste, je crois que

ne comprends pas très bien.

Qu 'est -ce que tu as compris dans ton cercueil ? Rien.

Justement, rien.

On est ensemble pour autre chose.

Justement, je pense que je n 'ai jamais été communautaire.

De quoi tu me parles ? Je te parle de toi.

D 'accord, peut -être. Je vais essayer.

Et sinon, je ne sais pas où tu pourrais trouver un téléphone.

Pourquoi faire ? Pour téléphoner.

Quelqu 'un de proche qui est en train de mourir ? Un ami ? Non, je ne crois pas.

Écoute. Pendant les deux premières semaines, pas de téléphone.

Il faudrait que je donne un peu des nouvelles.

À qui ? À mon travail, à ma mère, à deux, trois amis qui ne s 'inquiètent

La disparition, l 'anonymat, c 'est nécessaire.

Pas de responsabilité, pas de faute, pas de culpabilité.

Je ne te demande pas d 'abandonner.

Juste oublier pendant 15 jours.

tu verras je crois que je vais aller me reposer non pas maintenant

Je suis accroquée sur le talon et cette fille s 'épanche sur moi.

Elle se met à sucer ma bite en crachant dessus jusqu 'à ce qu 'elle soit

couverte de salive.

Et puis je bascule sous mes genoux en gardant d 'une main les fesses d 'André

écartées et en lubrifiant ma bite de l 'autre.

J 'applique les glands de mon pénis contre son trou du cul.

J 'ai la cape par les hanches.

pour les maintenir en place, m 'enfonçant doucement.

Je me mets à les baiser vraiment fort, mon ventre venant claquer contre son

pendant que Sophie s 'accroche, pour me faire reculer, après chaque mouvement en

avant.

Et puis elle me met un doigt dans le cul, et c 'est délicieux.

Les mouvements de balancier que nous imprimons font que ma main se déplace d

'avant en arrière et je me mets à les chevaucher plus vite.

Ma respiration est emballée au point d 'avoir l 'impression que mon cœur va s

'arrêter. Je l 'entends gémir.

Doucement, doucement.

Ne jouis pas tout de suite.

Je suis lieutenant.

Vraiment ? Bravo.

Je n 'ai pas très bien compris

les expériences sur la...

Fragmentation de la lumière et la dissolution.

C 'est pas grave.

Tu vois, je m 'aperçois que finalement, je m 'aime bien, mais que j 'avais fait

le mauvais choix.

Là, mes rêves deviennent peuplés de présence émotive.

Fuck Freud.

Je suis lieutenant.

Regarde.

Voilà, c 'est ça.

Regarde les fissures au plafond, dessine comme un dinosaure.

Je veux que la maison tombe en ruines et qu 'on n 'a absolument pas d 'argent

pour la réparer.

On n 'a presque plus d 'argent pour rien tout de suite.

Tu veux de l 'argent ?

Pendant les trois jours qui suivirent, nous ne devions ni manger, ni parler, ni

dormir.

Je n 'ai ni mangé.

Au revoir.

pas très bien.

Je n 'y arriverai pas.

Oui, tu y arriveras.

Tu penses que tu es là parce que tu es un survivant.

Mais tu es un vivant.

Ce sont les autres les survivants.

Toi, le vivant.

Je veux que tu prennes de mes yeux.

de mes seins, de mon cœur, de mon ventre, de ma bouche.

Viens, ce soir, on va ouvrir la porte.

Sous -titrage FR ?

Je ne sais pas nager.

Voilà. Ça fait deux semaines.

Tu vas rentrer.

Oui.

Je sais.

Tu n 'es pas triste ? Je suis content.

Ça va. Je me sens bien.

J 'ai envie d 'entrer.

De faire des choses.

Tu as été très beau pendant ces deux semaines.

Tu as gagné des bâtards.

de casse -faite.

Qu 'est -ce que tu fais ? Je dessine un lapin.

Mais il n 'a pas de pattes ? Non, il n 'a pas de pattes.

Aujourd 'hui, j 'ai accepté qu 'il ne se passe rien de spécial et ce fut donc

une belle journée.

Ben voilà, je suis rentré à Paris, là, ce matin.

Je sais, je n 'ai pas donné de nouvelles, mais je ne pouvais pas.

Il ne fallait mieux pas que je téléphone, c 'était mieux, vraiment.

Je te jure que ça en valait la peine.

J 'ai vécu quelque chose de très beau.

Et j 'ai envie de le partager avec toi.

Je crois que j 'ai gagné une bataille, une grande bataille. J 'ai rencontré

quelqu 'un.

Une femme.

Merci.

Non, j 'ai pas couché avec elle.

Même si ça avait été le cas.

Quelle importance.

Mais c 'est pas le cas.

C 'est juste que j 'ai vu des choses très belles, très justes.

Excusez -moi.

Allô ? Oui, on est ouvert jusqu 'à 19h30.

Euh... Oui, mais pas avant cette heure.

Voilà.

Oui, c 'est rentable.

Je vous en prie. Au revoir.

Je ne saurais pas par où commencer pour te raconter les choses, mais je me

souviens d 'un moment, il y avait une jeune fille masquée qui nageait dans l

'eau.

Et après plusieurs jours sans manger, elle n 'avait pas dormi pendant des

Elle avait subi un voyage pendant lequel on lui avait ouvert les portes et je la

regardais s 'éloigner dans l 'eau.

Elle était pleine.

On avait vécu.

Et le soleil se levait.

Et on pouvait repartir au combat.

Mais on n 'a rien fait.

Et... C 'était délicieux.

Le soleil se levait.

Tu pouvais repartir au combat.

Mais tu n 'as rien fait. C 'était délicieux.

Oui.

Je pouvais repartir au combat et c 'était délicieux.

Je crois qu 'on devrait vivre ensemble.

Je ne te parle pas de vivre comme un couple normal, mais de vivre comme un

couple extraordinaire.

Un couple hors du commun, le plus beau qu 'on ait jamais vu.

Le plus beau que Jean -Jacques Choude et Ingrid Kaven.

Même si on fait un enfant, on ne ressemblera pas à ceux qui ont des

On ne ressemblera pas à ceux qui font des chemins à marché parce qu 'on aura

exigence et on ne remettra pas l 'existence plus tard.

On est des compagnons.

Voilà.

Tu es ma compagne et je suis ton compagnon.

Il suffit de dire les choses comme ça et ça ne fait pas couple. Tu n 'es pas ma

petite amie ou ma fiancée.

Tu es ma compagne.

Qu 'est -ce que tu veux

faire

?

C 'est pas grave du tout.

Mais si, c 'est grave.

C 'est très grave.

Encore pas, il y a beaucoup de... C 'est pas loin de...

Il y a quelqu 'un ? Tu as bien dormi ? Mais

qu 'est -ce que tu fous là ? Déranger un peu ? A elle ?

C 'est bon, il lutte pas.

15 jours sans nouvelles, j 'ai rien dit, d 'accord ? 15 jours, alors tu dis rien

non plus.

Tu as bien dormi ? Oh, bof.

J 'ai mis ton courrier sur la table.

Tu vas te remettre au travail maintenant.

Je ne sais pas pourquoi.

Tu n 'as pas un film à faire ? Pas tant que ça.

Comment c 'est pas tant que ça ? Je n 'ai pas à le faire.

D 'ailleurs, je ne vais pas le faire.

Tu n 'as pas déjà été payé ? Et alors ? Et alors ? Tu ne vas pas renoncer

? Oui, je renonce. C 'est ça.

Je renonce.

Tu renonces ? Je renonce.

On en fait des films, ça va ?

Tu vas rester

ici ? Franchement, je ne sais pas.

Tu peux me dire maintenant où tu étais ? J 'étais dans un endroit où

on est bien.

C 'est calme, il y a des gens bien, il y a des arbres, on mange, on parle,

on dort, on danse, il y a tout ce qu 'il faut.

Tu étais dans un asile, c 'est ça ? Non, c 'est pas un asile, les gens qui sont

là sont papous.

Et toi, tu aimes la campagne maintenant ? Ben oui, avant je détestais la

campagne, maintenant j 'aime bien la campagne, voilà, c 'est tout.

Tu vas rester à faire le ménage pendant longtemps. Oui, mais tu sais que ton

père, il t 'aurait fait enfermer s 'il avait su ça.

Fermer ton oeil ? Ah, ça oui, tu peux me croire.

Mon frère.

Bonjour, ma soeur.

Tu es revenu.

Bienvenue.

Viens.

Ça va ? Ça fait plaisir. Moi aussi.

Je sais.

Je suis content.

Tu vas bien te faire de revenir.

L 'heure, c 'est fini. C 'est la merde. Aujourd 'hui, c 'est certain.

Maintenant, il faut convaincre d 'autres gens.

D 'accord.

J 'ai de l 'argent pour vous.

On verra plus tard.

Le plus important, c 'est que tu sois là.

Moi, je vais devoir partir, quelques jours en ville.

On a des ennemis, tu vois.

Je ne veux plus que tu partes.

Mais je suis là, je ne veux plus partir.

Je suis prêt.

Qu 'est -ce qu 'on fait maintenant ? Il y a mille choses à faire.

D 'abord, va te reposer. Mais je n 'ai pas envie. J 'ai envie de faire des

choses. Je veux être actif.

C 'est la guerre.

C 'est la guerre.

Dans l 'injouissance, il y a aussi l 'injouissance de l 'horreur.

Tu as déjà fait tes films d 'horreur ? Non, pas vraiment.

J 'ai toujours eu envie.

Pourquoi tu ne l 'as pas fait ?

Sûrement la peur du ridicule.

Il n 'y a rien de ridicule, ni de morbide.

Regarde celui -là.

On est là.

Si on prend position un peu, ça nous force à faire front à l 'assaillant, à

exposer nos lignes.

Il faudrait arriver ici.

Et c 'est lui qui nous ferait front.

En une heure, on peut y arriver.

C 'est délicat.

Je ne veux pas faire la guerre.

C 'est pas moi, c 'est toi.

La guerre, c 'est entrer en contact.

C 'est un dialogue.

L 'étranger, c 'est un corps humain.

Tout est engagé.

NOOOOOOON

Mon seul vrai malheur, c 'est que je ne sais pas chanter.

...

Il est là.

T 'inquiéter, pour moi ? Un peu.

Ou pas.

Ça va ? Ça va très bien.

Sûr ? Oui, je te promets.

Tu veux qu 'on rentre ? Je te demande pas de rentrer.

Ça me dérange pas, ça me change.

Ils sont bien ici.

Je vais te montrer.

Je te présente Maria et ses

deux enfants.

Bonjour.

Anna ? Tu me trouves pathétique ?

Non.

Je t 'ai jamais vue comme ça, surtout.

Quoi ? En renard ? Non, comme ça.

Aïeutame. Ce sont mes enfants.

Je n 'arrive même pas à pleurer.

Je ne sais pas.

J 'ai choisi la guerre.

Non ? Oui.

J 'ai choisi la guerre.

Parce que je ne veux pas m 'écrouler.

C 'est tout.

Tu es une bonne guerrière, alors.

Il n 'y a pas de larmes.

Je ne sais pas.

Je ne veux pas perdre mes enfants.

C 'est mes enfants.

Au bout d 'un certain temps, ils partent.

Ça ne va pas passer.

Pourquoi tu te bandes les seins ?

Enlève ton bandage.

Tu n 'as jamais espéré que le ciel se déchire devant tes yeux ? Oui, souvent.

Mais le ciel n 'est jamais ouvert.

On va l 'ouvrir.

chérie.

Hum.

Hum.

J 'en ai mis un trop d 'eau.

Il ne veut que tu partes d 'ici.

Qu 'est -ce que tu fais avec cette carabine ? Rien.

C 'est au cas où.

Au cas où quoi ? Au cas où, je sais pas.

Il arrive quelque chose.

Tu sais, il va rien arriver, tu peux la poser.

Oui.

Ben oui, pose -la.

Tu peux la poser.

Alors, qu 'est -ce que tu fais ici ? Rien de spécial.

Je me repose.

Parce que t 'as pas l 'air très bien.

Je suis très bien.

Je suis en pleine forme.

Par exemple, hier soir, je me suis caressé l 'avant -bras très doucement

une demi -heure, une heure, je sais pas.

Si tu savais comme j 'étais bien.

C 'est ça que tu fais toute la journée ? Ça et d 'autres choses.

Des exercices, de la musique, de l 'existence pure.

Je me repose et on attend le retour du prophète.

Et le prophète, il est où ?

Je vais te ramener.

Je sais que tu as vendu ton appartement, mais tu vas venir habiter chez moi le

temps que tu te remettes.

Et tu vas commencer tranquillement à tourner ton fil.

Je m 'en vais.

C 'est parti !

...

Tu n 'as jamais espéré que le ciel te déchire devant tes yeux.

Plusieurs heures, j 'aperçus un premier animal.

Je veux vieillir.

Je vais tuer le colonel Kurt.

J 'ai regardé une escale courir au -dessus d 'un laser.

C 'est mon rêve.

C 'est mon rêve.

C 'est mon rêve.

C 'est mon rêve. C 'est mon rêve.

Tout me disait que Kurtz était devenu fou.

Je devais tuer le colonel Kurtz.

Il me donnerait les galons de commandant pour ça.

Et je n 'étais même plus dans leur putain d 'armée.

Tout le monde voulait que je le fasse.

Lui surtout.

Je sentais qu 'il était là -haut.

À attendre que je l 'arrête. Achat sa douleur.

Mais il voulait partir en soldat.

Debout.

Même la jungle le voulait mort.

Et c 'était d 'elle qu 'il prenait ses ordres.

Papa ?

Je venais de tuer un dieu.

J 'étais un dieu.

Tu penses maintenant que tu peux aller retourner dans ta vie, retrouver les

choses comme tu l 'avais laissé.

Mais ce n 'est pas vrai.

Maintenant, tu es en force.

Tu es à l 'abri du temps qui passe et de la douleur.

Tu es une force.

Mais personne ne le sait ailleurs qu 'ici.

Et ici, il ne se passe plus grand -chose.

Le royaume est en train de doucement s 'étendre.

Il ne regarde plus rien d 'autre que sa propre puissance.

Il n 'y a plus rien de concret.

Il n 'est pas mort, mais il lui faut renaître dans un monde qui sera nouveau.

Aussi nouveau que l 'amour d 'un frère et d 'une soeur.

Toi, tu as eu accès à ce que tu as toujours cherché.

Et maintenant, tu ne sais plus quoi en faire.

Tu ne chanteras jamais comme Bob Dylan.

Ce n 'est pas grave.

Tu es là.

Tu es enfin là.

She's got everything she needs She's an artist, she don't look bad

She's got everything she needs She's an artist,

she don't look bad She can take the dark out of

the night time And paint the daytime black You will

start outstanding

Sous -titrage MFP.

Sous -titrage ST' 501

She wears an Egyptian red ring.

It sparkles before she speaks.

She's a hypnotist collector.

You are a walking antique.

Sous -titrage ST' 501

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