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Je m 'en vais, mais arrêtez ! Si, je m 'en vais ! Non, non, non !
Mais enfin, qu 'est -ce que vous faites là ?
C 'est agaçant, ce bruit.
Puis ils font toujours sortir beaucoup trop longtemps à l 'avance. Pas donc,
Walter, tu râles tout le temps.
Mais toi, tu ferais mieux de faire attention. Tu sais ce qu 'a dit le
Les docteurs sont des cons.
Combien ? Le double de la dernière fois.
Le reste après, bien sûr.
Deuxième et dernier appel.
Voilà, c 'est lui.
Cet ennui ? Pas du tout.
Le client a toujours raison.
Je m 'attendais ici, Georges, je n 'en ai pas pour longtemps.
Bien, monsieur.
Vous ne l
'aimiez
pas ? Non.
Quand il est mort, des hommes de loi très compétents m 'ont expliqué avec
beaucoup de patience que votre frère, avec les chèques pour lesquels je disais
merci, avait tout racheté dans cette maison.
Tout.
Et moi avec.
Bien. De toute façon.
Je vais vous présenter la jeune fille.
Vous avez lu son dossier ? Quelle importance si vous dites que ça va. Ça
Comment s 'appelle -t -elle ? Julie.
Julie Balanger.
Du courage, Julie. Dépêchez -vous. Ils vont arriver d 'une minute à l 'autre.
Déjà ? Vous n 'êtes pas heureuse de partir ? Je ne sais plus.
J 'ai peur.
Je n 'ai pas envie de partir.
Allons, Julie.
Monsieur Mostry, Julie.
Bonjour, mademoiselle.
Bonjour, monsieur.
Je ferai ce que je pourrais, mais je ne sais pas si je saurais.
Vous serez très bien.
Ne cherchez pas des prétextes pour justifier votre peur. Il y a cinq ans
vous êtes dans cette maison, vous avez peur du dehors, et c 'est tout.
Ah non, vous n 'aurez rien à craindre du dehors, mademoiselle Ballanger, je vous
le promets.
Oh, vous pouvez m 'appeler Julie.
Bon, eh bien, puisque tout est réglé, que les présentations sont faites, je
faire descendre vos bagages.
Bon, merci, mademoiselle.
Julie, maintenant il faut partir.
Monsieur Mastry vous attend.
Je sais bien que je suis radicale.
Mais non, il faut être très courageuse.
Vous verrez, tout se passera très bien chez M.
Musgrave. Je ferai de mon mieux.
J 'en suis certain. Et si quelque chose ne va pas, téléphonez -moi.
Est -ce que nous ne sommes pas des amis ? Si. Alors vous me téléphonerez, n 'est
-ce pas ? Au revoir, docteur.
Vous voyez, on m 'aime bien.
C 'est peut -être pour ça que vous êtes resté là pendant si longtemps.
Oh, tenez, voulez -vous que je vous débarrasse ?
Non. Pas la peine.
Vous ne me demandez pas ce que c 'est ? Si je peux me permettre.
C 'est un roman.
C 'est mon roman.
J 'essaie d 'écrire ma vie à la clinique.
Je voudrais être écrivain.
C 'est très bien.
Vous ne me demandez pas comment ça s 'appelle ? Si je peux me permettre.
C 'est que, justement, je ne sais pas encore.
Vous m 'êtes très sympathique.
Vous aussi, monsieur.
Trouvez beaucoup de changements.
Mais vous n 'aviez pas le droit de sortir ? Oui, les deux dernières années,
Mais je n 'avais pas envie.
Une fois, je suis allée au bord de la Marne avec une amie.
Les tics nous ont embêtés, alors... C 'est beau.
Bonjour M. Matrim.
Bonjour Pogna. Je vous présente Mlle Balanger.
Désormais, elle habiterait ici avec nous.
Oui. Bonjour Mlle.
Allez, Georges.
À votre service, mademoiselle Julie.
Venez.
Vous connaissez Marcelin ? Oui.
Il était chez nous.
Il tue les chats. Il y a beau temps que je ne m 'occupe plus des chats,
mademoiselle Julie.
Et puis, il vaut mieux tuer des chats que des gens. Bon, ça suffit, Marcelin.
Faites pas attention à ce que dit Marcelin. De toute façon, c 'est un
Alors ici, séchez -vous ces étages et puis les deux autres au -dessous. C 'est
notre domaine privé.
Et tout le reste, les autres étages en bas, ce sont des bureaux.
Installez -vous tranquillement.
Pour le premier soir, nous dînerons ensemble.
À 9 heures.
À 9 heures.
Oh non ! Disons, il y a des trucs un peu salés là -dedans. Je vous prie de me le
rendre. Quoi ? Il n 'y a pas de mal.
Rendez -le -moi.
Vous n 'avez pas eu des problèmes quand vous étiez petite fille ? S 'il vous
plaît.
S 'il vous plaît.
Bon.
Maintenant, soyez gentil. Laissez -moi.
Je suis gentil, moi.
Non ? Ça vous plaît ?
Oui.
Je trouve ça beau.
Ah oui ? Eh bien, ça promet.
Enfin, chacun ses goûts.
Bon, ça, c 'est ma chambre, là.
On est voisins.
Ça, c 'est pratique.
Hein ? Si, un soir, vous avez besoin de quelque chose,
vous frappez.
Ça, je vous remercie beaucoup, Georges. Je suis sûr qu 'on va très bien s
'entendre, vous et moi.
Georges ? Oui, voilà.
Où est -il ? Qui ça ? Ah oui, euh...
Vous voulez le voir maintenant ? Vous avez le temps ? Non, je veux le voir.
Bon alors, il est derrière la porte, là.
Comme dirait le président, je vous souhaite bien du plaisir.
Oh là !
Pour la première fois, l 'armée et la police ont laissé la foule se livrer aux
excès que toute foule en colère est portée à commettre.
A Beit She 'am, ce matin, les cadavres de quatre palestiniens ont été
défenestrés, lynchés et brûlés.
Thomas !
Vous l 'aimez bien, Thomas ?
Bonsoir,
Thomas.
On est tout comme là.
Votre Louise en apprenait pour pas avoir de bébé.
Et Louise ? Elle te regarde pas.
Celle qui s 'occupait de toi ? Celle que je remplace ? Où est -elle maintenant ?
Hein ? Elle est allée avec un nègre.
Elle avait peur qu 'on nous tue.
Quoi ? Je dis toujours quoi ? Je parle bien quand même.
Pourquoi tu as des taches sur la figure, comme ça ? C 'est filant.
Notre Louise, elle en avait pas.
Elle au moins n 'était pas folle.
Qui t 'a dit ça, Thomas ? Essaye de le dire, que t 'es pas une folle espèce de
menteuse. Est -ce que lui sait seulement ce que c 'est qu 'une folle ? Ouais, j
'en ai vu à la télé.
Et alors ? Tu trouves que je leur ressemble ? Hein ?
Tu vas aller dormir.
Tu as déjà mis ton pyjama, c 'est bien.
Je ne l 'ai pas mis, je l 'avais déjà.
Personne ne t 'a habillé aujourd 'hui ? Tu as mangé au moins ? Non, je n 'avais
pas faim.
Mon Dieu, Thomas, mais qui s 'occupe de toi ? C 'est Georges.
C 'est Louise avant qu 'elle s 'en aille.
Donc le Stéphane, en attendant qu 'on ne peut pas le mettre à maman, revient me
chercher.
Vous savez encore mal ? Non, maintenant ça va.
Faut pas en vouloir à Thomas, vous savez, c 'est un enfant difficile.
J 'aurais dû vous prévenir.
Il a l 'air malheureux.
Qu 'est -ce qui est arrivé à ses parents ? Son père est mort noyé il y a un an.
Et ma belle -sœur Marcella, qui était une jeune femme pleine de vie, très
et très gaie, ne l 'a pas supportée.
Elle s 'est mise à boire et puis elle a commencé à voyager n 'importe où, toute
seule. Elle n 'a même pas voulu revoir Thomas.
Ecoutez ce passage.
C 'est beau, non ?
Il y a trois semaines, à Nice,
elle est rentrée à son hôtel au petit jour, libre comme d 'habitude.
On a retrouvé son verre d 'alcool brisé sur le balcon et elle, 15 mètres plus
bas, sur le trottoir.
L 'enquête a conclu un accident.
C 'est affreux.
Mais Thomas croit toujours que ses parents vont revenir.
Vous ne lui avez rien dit ? Je n 'ai pas eu le courage de lui dire la vérité.
On lui a dit que ses parents étaient en voyage, qu 'ils allaient revenir.
Ce n 'est pas facile, vous savez.
Je comprends.
Enfin, maintenant, c 'est à l 'avenir qu 'il faut songer.
Thomas est très en retard pour son âge, alors vous allez lui apprendre à lire et
à écrire correctement, et puis surtout, à être heureux.
Je ferai de mon mieux.
Vous savez, je ne suis pas grand -chose.
Un petit grain de sable.
Mais rien ni personne n 'est inutile, Julie. Qui vous dit qu 'un grain de
n 'est pas aussi important qu 'une étoile ? Dites -moi, M.
Moustry, cette maison -là, c 'est quoi ? Ah, ça ?
C 'est plutôt moche, non ?
Un mostri avait acheté ça dans les années 20.
Il appelait ça pompeusement la thébaïde.
Je voudrais en faire un centre de repos et de recherche pour les grands
musiciens de ce temps.
On y jouera aussi des concerts l 'été.
C 'est une idée formidable.
Vous trouvez ? Ah oui.
Vous êtes vraiment la seule. Tout le monde me dit que c 'est une idée de fou.
Moi, je prétends que c 'est le chat du chachar qui avait raison.
Quoi ? Oui.
Le chat du chachar était assis sur une grosse branche et il souriait.
Alors de quel côté faut -il que je me rende, lui demande Alice.
De ce côté -ci, vous avez le Chapelier, et de ce côté -là, vous avez le Lièvre
de Mars.
Allez trouver celui que vous voulez, tous les deux sont fous.
Ah mais c 'est que je ne veux pas rencontrer de fous, proteste Alice.
Alors le chat lui répond, mais ça, vous ne pouvez pas l 'éviter.
Tout le monde est fou. Vous êtes folle, je suis fou.
Dans ce pays, c 'est un état normal.
Puis peu à peu, le chat du chachar devient invisible.
Et seul son sourire demeure suspendu quelque temps dans l 'air, après que
ait disparu.
Excusez -moi, je ne vous entendais plus taper à la machine.
Moi, je ne vous ai pas entendu frapper à la porte.
C 'est parce que je pensais que vous étiez endormi. J 'avais peur de vous
réveiller brutalement.
Il est tard, vous devriez dormir.
Dormir ? C 'est mon problème.
Une heure ou deux comme ça et puis je me réveille.
Vous ne pouvez pas prendre des trucs ? Des trucs ? J 'en prends tellement
longtemps. Ça ne me fait plus rien.
Je vous dérange.
Ah oui ? J 'allais tout défaire ma valise.
Allez -y, vous ne gênez pas pour moi.
Je suis simplement venu vous dire que... Ça y est, un type de l 'ascenseur, il
ne vous emmerdera plus.
Vous ne l 'avez pas fait renvoyer ? Non, on l 'a juste changé de service.
Ça, au moins, vous ne le verrez plus.
Dites -moi, Georges, dans le service, il y a beaucoup de gens comme lui ? Je
veux dire, comme moi.
Des gens qui étaient malades, quoi.
Malades ? C 'est tout ce dédain.
Pardon, je ne dis pas ça pour vous.
Si vous voulez, le recyclage des malades mentaux, c 'est le grand truc de M.
Moustry. Pas celui que vous connaissez.
Son frère, l 'autre, celui qui est mort.
Alors, dans le service, ils sortent presque tous de chez les agités.
Vous aussi.
Non, mais dites donc.
Je sors de prison, si ça vous intéresse.
Les femmes... Vous les jouez à compte ? Ce serait une
preuve de confiance.
Ben voilà... Ce que j 'aimais, c 'était les grands ensembles.
Ça recèle...
Créteil. Quand le mari était au boulot et que les gosses étaient à l 'école,
moi, je me pointais chez les ménagères avec une petite fiole de vitriol.
Et puis, je menaçais de les défigurer.
La vie, je les ai foutus à poil.
Si ça valait le coup, je les poussais jusqu 'aux plumeurs.
En 86, je me suis envahi.
C 'est affreux.
Non, attention, il n 'y en a pas une au procès qui a pu dire que je l 'avais
brutalisé. C 'est monstrueux.
Vous n 'allez pas croire ça.
Ce n 'était pas des vitrioles, c 'était de l 'eau.
Avec juste un peu de café pour la couleur.
C 'est marrant, c 'est bonne femme.
Quand je menaçais de verser un peu de vitrioles comme ça, pour leur montrer
comment ça brûlait, vous savez ce qu 'elles disaient toutes ? Elles disaient,
non, pas le tapis, pas le tapis.
Bon, je vais vous aider à aller faire votre petite valise.
Non, merci, Georges.
Je suis fatiguée, je vais me coucher.
Vous voulez pas que je vous fasse couler un bain ? Non, merci.
Laissez -moi maintenant.
Non, mais... Vous savez, mademoiselle
Julien, il faut pas mal me juger pour ce que je vous ai raconté.
Je suis plus du tout comme ça maintenant.
Mais non, j 'ai déjà oublié.
C 'est gentil.
Oui, on peut arriver à...
à quoi les arabes je les emmerde.
Non, ce qui importe, c 'est que l 'écume soit pleine et que l 'usine tourne.
Il est là.
Non, mon vieux, vous me répétez chaque fois la même chose. C 'est avec ce genre
d 'argument qu 'on va ruiner l 'industrie française.
Bonjour.
Bonjour, Thomas.
Ma décision est prise, je ne reviendrai pas là -dessus.
Bonjour, Julie.
Ben oui.
Les Américains aussi, je les emmerde.
Non, faites comme je vous dis.
Mes amitiés à votre femme, au revoir.
Excusez -moi, je vous ai fait venir un peu tôt, mais je dois être à l 'aéroport
dans moins d 'une heure.
Vous partez ? Pour quelques jours seulement.
Si vous avez besoin de me joindre, vous demanderez à ma secrétaire.
Et puis j 'ai laissé une enveloppe pour vous.
Alors, vous allez emmener Thomas en promenade ? Oui.
Nous allons au parc de Saint -Cloud.
Très bien. Georges va vous accompagner.
Georges ! Georges ! Vous allez emmener Mlle
Balanger et le petit au parc de Saint -Cloud.
Ah non, monsieur, je ne peux pas. Je dois aller voir ma grand -mère à
Mais Georges a une très jeune grand -mère d 'une vingtaine d 'années qui se
déplace très facilement.
Tantôt à Strasbourg, tantôt en Bretagne, maintenant, là que c 'est Limoges.
Je suis désolé pour votre grand -mère, mais vous les accompagnerez avec la
déesse. Vous savez, je peux très bien y aller toute seule avec Thomas. Je
prendrai un taxi.
Non, je serai plus tranquille si Georges vous accompagne.
Bon, allons -y, puis vous passerez les reprendre après.
Au revoir, toi.
Tu vas être sage avec Mademoiselle, hein ? Non, je ne serai pas sage.
D 'abord, je m 'en fiche de son jardin à la con.
Au revoir, Julie.
Au revoir, monsieur.
Alors prenez soin du petit et de vous.
Et revenez vite.
Revenez vite.
Moi, j 'ai faim.
Thomas, ne mets pas tes doigts là -dedans.
T 'as qu 'à me faire des tartines. Bon, je vais te faire des tartines.
Tu vas les manger gentiment.
Et ensuite, nous irons au parc de Saint -Cloud.
Tu feras de la bicyclette. Tu verras, c 'est très amusant.
Je m 'en fiche.
D 'abord, je n 'en ferai pas de ta bicyclette. C 'est pour les bébés.
Thomas ! Attends, Pion.
Laisse -moi, Louise, laisse -moi.
Je sais tout seul.
Pas Louise, Julie.
Tu vois, je sais.
Je ne vais pas trop loin.
Vous n 'en faites pas pour lui, c 'est un petit dur.
J 'en fais quelque chose.
Allez, venez vous asseoir.
Mais venez, puisque je vous dis qu 'on fait la paix.
Hé, j 'ai abandonné ma grand -mère pour vous, mais... Franchement, je comprends
pas pourquoi je vous plais pas.
Je suis assez joli garçon, je suis plutôt sympathique.
Hé, je suis pas bête.
D 'après vous, qu 'est -ce qu 'il me manque pour... Peut -être un petit
de vitriol.
Alors là, vous n 'êtes pas gentille, Mlle Julie.
Oui, quand est -ce qu 'on mange ? Comment, déjà ? T 'avais dit que t
brioches. Elles sont dans la voiture, je vais les chercher.
Dépêche -toi, moi j 'ai faim.
Georges, oubliez ce que j 'ai dit.
C 'est pas grave, Mlle Julie.
J 'ai l 'habitude.
Vous ne pouvez pas emmener votre journal un peu plus loin ? Celui -là, j 'ai
déjà lu.
Pas un geste et pas un mot.
Faites ce que je vous dis et il ne vous arrivera rien, ni à vous, ni à l
'enfant.
Exactement ce que je dis.
Rien d 'autre.
Dites, j 'ai compris.
J 'ai compris.
Ok.
Prenez vos affaires.
Lavez -vous.
Appelez le petit.
Thomas ! Viens vite.
Tu veux repartir ? Tu m 'as oublié d 'arvenir et puis tu veux qu 'on s 'en
déjà ? Viens vite, je t 'en prie.
C 'est mon vélo.
Fais exactement ce qu 'on nous dit.
Et n 'aie pas peur.
Tu n 'as pas peur ? Il y a un bandit ?
Comme à la télé ? Non, pas comme à la télé.
Tu vois ce vase -là ? Imagine que c
'était ta tête.
Qu 'est -ce qui se passe, Mlle Julie ? Merde.
Toi, tu vas te mettre au volant. Elle, elle m 'en devant.
Elle ne dirait pas deux fois.
Si jamais il faut que je tire, ce sera dans la tête du gosse.
George, faites ce qu 'il vous dit.
Allez.
This way. Non.
Voilà.
Montez.
Ne vous retournez pas.
Thomas ? Ça va, Louis ?
Arrêtez de m 'appeler Georges, je ne suis pas votre larvin.
Ah non ? Direction la route du Sud, George.
Il faut couper tes billets.
D 'abord, les voleurs d 'enfants, ça se fait toujours attraper.
Shut up.
Détendez.
Je t 'avais bien dit que je voulais pas y aller à ton jardin à la conche.
Je m 'en fiche.
Oncle Stéphane, il nous retrouvera. Il est bien plus astucieux, lui.
Mais oui, il vous retrouvera.
Ça veut dire quoi, ça ? Rien de plus.
Il vous retrouvera.
Il vous retrouvera même vivant.
S 'il paie d 'abord.
Toi, la clé.
Elle te donne du tracas ? Allez, ça doit suffire.
T 'en fais pas.
Elle n 'aura pas de marque.
Ça va ? Oui, et toi ?
Ça fait
longtemps que je suis là, couchée.
Ça fait bien des bonnes minutes que vous êtes dans les pommes.
Tu vois, on aurait mieux fait de rester à la maison.
Vous pouvez me détacher, je ne vais pas m 'envoler.
Vous n 'y arriverez pas.
Venez. Qu 'est -ce que vous me voulez ? Asseyez -vous là.
C 'est ma machine.
Qu 'est -ce qu 'elle fait là ? On vous la rendra.
Qu 'est -ce que vous voulez en faire ? Non, rien.
C 'est vous qui allez en faire quelque chose.
Vous allez taper une lettre pour votre patron, monsieur Mostry.
Allez -y, on va vous dicter.
Remarquez, plus vite le patron sera prévenu, mieux ça vaudra.
Vous y êtes.
En haut de la page, à l 'attention de M.
Mosfrit.
Du bas, vous prenez tous les autres pour vos larbins.
Mais moi aussi, j 'ai le droit de profiter de l 'existence.
Tu n 'auras jamais su moi qui peut écrire ça.
Moi aussi, j 'ai le droit de profiter de l 'existence.
Très bien.
Très drôle.
Viens ici, quoi.
Qu 'est -ce que vous allez lui faire ? Oui ! Je lui crève un oeil et je lui
casse un doigt.
C 'est vous qui choisissez.
Non ! Je crois que vous voudrez.
Barre ça ! Je
veux
ma
part.
Je vendrai le gosse vivant si tu es raisonnable.
C 'est monstrueux.
Vous voulez me mettre tout ça sur le dos ? Et en plus, c 'est une lettre de
folle. Et alors ? Vous sortez bien d 'un asile ? Mais qu 'est -ce que vous
voulez ? Pour qui travaillez -vous ? Pourquoi ? Parce que plus vite votre
aura peu, plus vite il enverra.
Et plus vite vous serez libre.
Vous ne comprenez pas ça ? Si.
Alors ? On sera libre.
Tous les trois.
Vous êtes Julie, moi je le dirai, moi qu 'on vous a forcés.
Qu 'est -ce que ça peut vous foutre, ce que vous écrivez ? Ce qui est important,
c 'est que M. Maastricht soit au courant plutôt possible qu 'il nous sorte de
là.
Allez.
Je rendrai le gosse vivant si tu es raisonnable.
Je rendrai le gosse vivant si tu es raisonnable.
Si tu es averti de plus, je m 'en fous du tout.
Je prendrai ton main avec une corde et je me prendrai aussi.
Mais je ne peux pas écrire ça.
Ah non ? Non ! Je vais
écrire, je vais écrire.
Je ne peux plus attendre.
Je préfère en finir tout de suite.
Oui.
Je vous aurais prévenu.
Julie.
Thomas, viens derrière moi.
Les mains en l 'air.
Détachez Georges.
Je vais le faire.
Non, lui.
Ou je vous tue.
D 'accord.
Et vous ne bougez pas.
Je sors d 'un asile.
Tenez, George.
Alors ? Qui commande maintenant ? Hein ?
Vous étiez avec eux ?
Allez.
Maintenant, ça suffit.
Mais alors, si vous êtes avec eux, pourquoi toute cette comédie ? Ben, elle
bien arrivée à vous convaincre de la taper, non, cette putain d 'être ? S 'il
a des fautes de frappe.
Ça compte, ça, ça se voit, ça.
Ils savent, eux, c 'est les spécialistes. Tais -toi, George.
Tu parles beaucoup trop.
Ah, puis j 'en ai marre, hein, qu 'on me parle comme ça.
On est associés, ici. Moi, je suis pas votre larbin, hein. On est associés, d
'accord. Mais la manière dont on doit conduire cette affaire ne concerne que
Thompson et moi.
C 'était bien convenu.
Quoi ? Je n 'ai pas dit le contraire, non ? Il n 'y a pas de quoi s 'énerver.
Bien.
Je m 'occupe de la lettre de M. Mostry.
Demain, quand tout sera réglé, rendez -vous pour aller la voir.
Faire leur bouffer, leur bain.
Hé, lui, il s 'occupe de la lettre à Mostry, et puis moi, je m 'occupe de
Laisse -la tranquille, toi, je ne veux pas que tu la touches.
Ta gueule, ta petite con.
George.
Après avoir servi le dîner, tu iras dormir dans l 'auto.
Quoi ? Tu rigoles, non ? Après tout, tu as de l 'habitude.
Tu es chauffeur, non ?
George,
j 'ai dit après avoir servi le dîner.
Qu 'est -ce que c 'est ? Des nouilles. J 'aime pas les nouilles, c 'est pour les
pauvres. T 'es aussi dégueulasse que ton oncle, t 'as qu 'à bouffer de la merde.
J 'en veux pas de tes nouilles. T 'es une con.
Je crois que tu sois tombé avant à aimer les nouilles.
Dis -nous tout de suite comme tu les aimes, les nouilles.
Oh, les nouilles. Les nouilles, alors bouffe.
Tiens.
Allez, bouffe.
Dormir dans la voiture.
J 'ai pas l 'air de recevoir d 'un pédé, moi.
De toute façon, je m 'en fous, ça sent renfermé dans sa baraque à la fronde.
Tu dors, Louise ? Non, non plus, j 'arrive pas.
Essaie.
Pense à quelque chose de joli.
À quoi ? Pense à des fleurs.
Pense à un grand jardin avec des fleurs et des abeilles.
Il y a des animaux dans ton jardin ? Oui, il y a des oiseaux, des tas d
'oiseaux.
Salut.
On n 'a pas de dos ici.
Que du whisky.
Vous n 'êtes pas si méchant que vous en avez l 'air, au fond.
Je vous ai bien regardé tout à l 'heure.
Vous avez l 'air de quelqu 'un de très solitaire.
Moi aussi, je suis seule.
Vous ne me croyez pas ? On ne ment jamais quand on dit qu 'on
est seul.
En dehors de sequestrer des gens, qu 'est -ce que vous faites dans la vie ?
êtes d 'où exactement ? Hein, qu 'est -ce que vous êtes ? Écoutez -moi bien.
n 'ai pas de nom, je n 'ai pas de prénom. Et je viens de nulle part. Et
vous allez retourner dormir.
Vous n 'osez pas me regarder.
Je vous fais peur.
Je ne vous plais pas ou c 'est parce que vous me croyez folle, vous aussi ? Si
vous me laissez partir...
Avec Thomas, je pourrais être très gentille.
Ah, quelle bête ! Vous allez nous garder ici jusqu 'à quand ? Jusqu 'à ce que M.
Mostrier paye ? Il y a forcément quelqu 'un qui va s 'apercevoir qu 'on est ici.
Il y a des gens qui se promènent.
Il peut passer quelqu 'un.
Tant pis pour lui.
Ils ont l 'air d 'être arrivés, maintenant.
Voilà.
C 'est pas la joie.
Ouais, le bout là -dedans, là. Oh ! Hé, vous êtes pas en vacances, là ?
T 'as qu 'à dormir.
Oui.
Pas loué de celui.
Alors ?
Qu 'est -ce que tu disais ? Ecoute, tu prends tout au tragique,
si on peut plus rigoler...
Les clés de l 'autre voiture.
On va aller chercher là -bas.
C 'est quoi comme voiture ? C 'est une Simca jaune, elle est derrière l
pas du vieux la voir.
Donne les papiers.
Ben dis donc, la confiance raille.
J 'espère qu 'elle n 'est pas volée.
Non, non, ça en règle.
On fait semblant de passer la bouche dedans.
J 'ai regardé comme il faisait hier soir.
Buvez ça.
On s 'en va.
On s 'en va ? Ça y est, tout est réglé.
Mais vous êtes sûr que M. Mostry a déjà reçu la lettre ? Je vous ai dit, tout
est réglé.
Tout est réglé ? Brasse ça, toi.
T 'as pas le blé ?
T 'as pas de sucre ?
Ressonnez, Louise.
Ressonnez.
Ok.
Réveille -toi.
Thomas, aide -moi.
Dis donc, c 'était pas convenu tout ça.
Qu 'est -ce que tu sais de ce qui était convenu ? Qu 'est -ce qu 'il prend, des
cinglés ou quoi ? Recule.
Encore.
Encore.
Encore ? Où veux -tu que j 'aille ? En bas.
Ne décolle pas ! Ne
décolle pas ! Tu n 'as pas le droit de faire ça. Sors -moi de là, mon Dieu !
Sors -moi de là !
Tu m 'as fait changer mon plan, George.
Mais quel plan ? Je devais devoir m 'occuper des gosses.
Non, attends ! Ne décolle pas, merde !
Sors -moi de là, l 'oreiller ! T
'es chouette, tu sais.
T 'es chouette ! Tu veux te dire...
Je ne te rends pas compte.
Regarde, on est sauvés. Il y a des maisons.
Attention.
On arrive.
La gouvernante du petit Thomas a envoyé à M. Stéphane Mostry... Oh, regarde,
Louis, on a la télé ! Julie Ballanger a effectué plusieurs séjours dans les
hôpitaux psychiatriques.
On la croyait guérie, mais son comportement actuel ressemble à celui d
dangereuse démonte.
Pourquoi elle dit que c 'est une dangereuse démonte ? Si vous avez la
information concernant ou le petit Thomas ou Julie Ballanger, informez le
rapidement possible la gendarmerie la plus proche.
Il y a des policiers partout.
Eh bien, on n 'a que leur dire qu 'on n 'est pas perdus aux policiers.
Trompez -vous, ce n 'est pas la police, c 'est la police. Je sais, je sais. On
va téléphoner à un monsieur qui va nous aider.
Mais pourquoi tu ne veux pas aller les voir, les gendarmes ? Parce que...
viens.
Le commissariat ? Mais donnez -moi le commissariat.
Madame, c 'est pour téléphoner. Voyez bien, madame, avec tout un pas de
d 'urgence.
Allô ?
Alors, attendez votre retour, s 'il vous plaît. Allô ? La préfecture ? Vous avez
le PC de la police routière.
Les gars sont réussis à s 'échapper.
Et George ? Il est mort.
Alors, on peut rattraper ça.
Il a dû se passer quelque chose. La ville est pleine de flics.
C 'est la nouvelle voiture ? Oui.
L 'ASM a pu être repérée, alors il vaut mieux changer.
En attendant, il faut la retrouver.
Vous l 'avez, mademoiselle ?
Cabine 2.
Allô ? Parlez ! Parlez, s 'il vous plaît ! Allô ? La Fondation Moustry ?
Je voudrais parler au docteur Rosenfeld, s 'il vous plaît.
Le docteur est absent. C 'est de la part de qui ? Il n 'est pas là.
Mais je voudrais lui parler, c 'est très urgent. C 'est Mlle Mercier ? Mlle
Mercier est en congé. C 'est de la part de qui ? C 'est de... Je suis une amie
du docteur Rosenfeld.
Une amie personnelle.
Vous ne pouvez pas me dire où il est, s 'il vous plaît ?
À la tébaille.
Terminé, cabine 2. Non, non, non. Je dois récupérer la ligne.
Mademoiselle, priorité, je dois récupérer la ligne.
Excusez, madame, reculez.
Reculez, madame. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Mais madame, ce n 'est pas le moment,
vous voyez ce qui se passe, non ? Ne discutez pas !
C 'est bien, avec vous, ça va vite au moins. On garde tout sur nous, vite.
le petit aussi ? Le petit aussi. Bon, je vous conduirai à la caisse.
Sûr qu 'on ne va pas nous reconnaître comme ça ? Attends.
Mets -le chaud.
Comme ça, non.
Je vais bien.
Voilà, 570, Daniel.
Monsieur ! Monsieur ! Vous allez dans le sud ? Oui.
Vous voulez que je vous emmène, c 'est ça ? Comment rentrer là ? Dans la
Dans la montée.
Ne pas qu 'on puisse les entendre parler.
Oui. Ils ont pris le route, c 'est clairement.
Donne -moi les clés.
Je vais conduire.
Attention !
On a fait beaucoup de kilomètres ? Oui, 80 environ.
Vous êtes si pressé que ça ? C 'est -à -dire qu 'on a raté notre train et
c 'est l 'école, je ne devrais pas rentrer trop tard ? L 'école ? Mais c
les vacances scolaires, non ? Mais il suit des cours privés, vous comprenez ?
Je vous arrête où exactement ? Je vous le
dirai, ne vous inquiétez pas.
Je ne m 'inquiète pas.
Je reconnais la musique.
Tu peux être plus fort, s 'il te plaît ? Nous
interrompons notre programme pour vous donner certaines
précisions sur l 'enlèvement du petit Thomas Mostry.
Héritier d 'une fortune évaluée à plusieurs dizaines de mythons lourds,
âgé de 7 ans, a disparu au cours d 'une promenade avec sa gouvernante.
Celle -ci a depuis fait parvenir à sa famille une lettre de menace
Il s 'agit, rappelons -le, d 'une jeune femme qui vient de sortir d 'un
établissement psychiatrique.
La ravisseuse est une jeune femme de taille moyenne, cheveux blond -roux,
bleus, teint clair, et l 'enfant, qui porte des cheveux courts, de couleur
châtain, serait vêtu d 'un blouson et d 'un pantalon de velours.
Bien entendu, le point sur cette dramatique affaire, notre journal de
Qu 'est -ce qui se passe ? Je viens de me rappeler que j 'avais oublié de
téléphoner à ma femme.
Regarde -lui.
Je suis sûre qu 'il n 'entraîne pas de nous.
Il n 'arrête pas de nous regarder.
C 'est vraiment dit !
Si elle est libre et si elle est innocente, je ne vois pas pourquoi elle
'est pas présentée à la police.
Ce n 'est pas si sain.
Vous vous souvenez certainement de l 'affaire Garnier -Vidal et environ une
quinzaine d 'années.
Oui, c 'était un magistrat.
Un président du tribunal de commerce qui a été assassiné par une gamine de 13
ans.
Julie Ballange.
De son arrestation, elle a conservé une peur des uniformes.
Une peur maladive.
Et même aujourd 'hui, alors qu 'elle est absolument guérie.
J 'insiste, totalement guérie.
Eh bien, je ne pense pas qu 'elle ira se présenter à la police.
Je crois plutôt qu 'elle viendra auprès de M.
Mostry, qui symbolise pour elle la sécurité.
Écoutez, M. Mostry, je vous tiendrai au courant des recherches. De votre côté,
si vous avez le moins de rappel. Oui, je vous avertirai. Merci, commissaire.
Fier de vous, docteur.
Par votre faute, j 'ai confié mon neveu à une folle, à une folle criminelle.
Julie Ballanger n 'est pas folle. Ah non ? Alors pourquoi a -t -elle tué un
homme à l 'âge de 13 ans ? Parce qu 'il l 'avait violée.
Je ne fais rien.
Je suis sûre que ce n 'est pas par là.
D 'abord, un chemin comme ça, ça ne mène nulle part.
Tu peux faire tomber tous les gendarmes. Je m 'en fous des gendarmes.
Oh, merde ! Est -ce que tu parles mal ? Pourquoi
tu éteins la musique ? Faut pas se faire remarquer.
On les gêne pas, les voisins.
Heureusement que t 'es là.
T 'as plein de goûts.
Je sais.
Je crois que je vois une maison.
Tu vois ? Je vois, là -bas.
C 'est différent.
C 'est là -haut.
C 'est plein de foin. On va pouvoir dormir.
Regarde,
c 'est tout doux.
C 'est comme une piquante chaude.
Je me suis piquée. Tu vois ? C 'est rien.
Il faut faire attention. Dans le foin, il y a tout.
Il y a de l 'herbe, des fleurs et aussi des jardons.
Et les vaches, quand elles mangent ça, ça ne les pique pas ? Si, quelques fois.
Mais à qui veux -tu qu 'elles se plaignent ? C 'est triste. Alors, quand
ont mal, elles ne peuvent le dire à personne.
Mais non.
On va enlever les chardons. Ah non, non.
Pas maintenant.
Maintenant, on va dormir.
Parce que demain matin, j 'aimerais bien qu 'on se lève très tôt.
Allez.
Ça sent bon.
Pauvre Thomas, tu dois avoir faim. Ça ne fait rien, va. On est bien, là.
L 'état suit ta figure quand je te dis que c 'était vrai.
C 'est pas vrai, tu sais.
On reste toujours à la même place.
Ah, ça, tu vois, je me suis jamais posé la question.
Et puis, t 'as des yeux très, très jolis.
C 'est vrai.
Tu me crois pas, alors ? Si je te crois, je te crois.
Si je te crois.
L 'autre Louis, il m 'a embrassé jamais.
Elle était toute grosse, ici et là.
Toi, c 'est juste comme il faut. C 'est pas bon.
Ta maman aussi, elle est pareille.
Non, vous dormez.
D 'accord.
Je parie que tu t 'endors avant moi.
C 'est bon, Thomas.
Vous voyez, c 'est pas si difficile que ça.
Il y a des années qu 'on leur dit de mettre une pancarte au chemin sans
Forcément, la nuit.
Les gens, ils connaissent pas. Ils couvrent les gens de la nationale.
Ils ne connaissent pas.
Je vais pas mal amener la voiture au garage, parce que dans les temps qu
est... Merci, je suis beaucoup trop pressée.
Merci.
Sous -titrage ST' 501
D 'accord, monsieur.
Allô ? Monsieur Maastricht ?
Allô, je voudrais parler au comité Remelin, s 'il vous plaît.
Comme nous vous l 'annoncions en tête de ce flash spécial, la trace du petit
Thomas Mostry vient d 'être repérée sur les indications d 'un agriculteur.
D 'importants barrages ont été mis en place sur les routes et nous vous
tiendrons au courant des développements éventuels de cette affaire au fur et à
mesure que les informations nous parviendront.
Si on tente de faire un barrage de police, on fait quoi ? Je ne sais pas.
Pourquoi on leur dit pour le gendarme que ce n 'est même pas vrai ce qu 'il
raconte à la radio ?
Parce que... Parce que quoi ? Parce que... J 'ai peur de la police.
Je déteste la police.
Pourquoi ? Oh, Thomas ! Parce que je suis un ancien bandit, voilà.
C 'est même pas vrai.
... ... ... ... ... ...
Où est -ce que tu as entendu dire ça ? À la radio.
À la voiture du monsieur.
Ça veut dire que mon papa et ma maman, ils ne reviendront jamais ?
Et pourquoi je t 'appelle toujours Louise
? Parce que tu le fais exprès, tiens.
Elle est toujours jolie.
Mais on a retrouvé votre voiture abandonnée dans un bois.
Quoi d 'autre ? Votre chauffeur.
Il est mort.
George ? Et Thomas ? L 'emploi est en bonne santé.
Les paysans l 'ont apprécié. J 'ai entendu ça comme vous à la radio.
Dites -moi, commissaire, avez -vous pensé à ce que je vous ai demandé ce
au téléphone ? Non, il n 'y a aucun problème, monsieur Mostry. Nous allons
poster des gendarmes autour de votre propriété. Votre sécurité sera assurée.
Très bien. Je vous remercie, commissaire. Monsieur Mostry.
Monsieur.
Le chanteur, il court vite, il nous aura attrapés.
Qu 'est
-ce
que tu vas faire ? Tu vas voir, grimpe.
Il faut absolument qu 'on batte un oncle tout de suite ou le docteur Rosenfeld.
Personne d 'autre.
Qu 'est -ce que t 'as ? Regarde.
C 'est des gendarmes. On a qu 'à redire aux gendarmes pour nous conduire droit
devant l 'oncle Stéphane.
Justement, je peux pas arriver entre deux gendarmes.
C 'est pas le monde, c 'est dégonflé, Julie.
Vous prenez pas un autre chemin ? Assumez -vous faire demi -tour.
Alors ?
C 'est pas grave.
Commissaire, ce sont vos hommes qui l 'ont tiré.
C 'est lui qui a voulu nous
tuer.
Vous êtes sûre qu 'il n 'était pas votre complice ? Vous êtes bien sûre de ne
pas avoir mendigancé toute cette affaire avec lui ? Pourquoi j 'aurais fait ça
? Monsieur Moustry, dites -le leur.
Docteur. Mais je vous crois, Julie.
Écoutez, mademoiselle, dans l 'état que fait des choses, je me vois dans l
'obligation de vous demander de me suivre.
Monsieur le commissaire, vous n 'allez tout de même pas l 'arrêter. Et ça,
docteur, ça dépendra de ses réponses. Ses réponses ? S 'il vous plaît. Mais j
'ai rien fait !
Mais j 'ai rien fait ! Mais on m 'a forcée ! Ne faites pas d 'histoire, s
vous plaît, mademoiselle. Venez avec moi, suivez -moi. Thomas ! Thomas ! Dis
-leur que c 'est pas vrai ! Viens, viens, viens ! Mais si, on te croit !
te dis que maintenant, il faut te reposer ! Elle m 'a sauvée ! Ça suffit !
est présente ! On ne peut pas ! On ne peut pas ! Elle est présente ! Elle est
présente ! Elle est présente ! On reste là ! Pourquoi on ne va pas...
Dans le bureau de l 'oncle Stéphane, dans sa cheminée.
Je suis désolé, monsieur Mostry, mais je crois que vous allez devoir me fournir
quelques explications.
Une explication ? Petit salaud, petit ordure.
Le portrait de son père, le même caractère, vaniteux, arrogant.
Dominateur, un petit salaud ! Fils d 'un grand salaud qui écrasait tout le monde
de son fric, de son arrogance, de sa charité hypocrite ! Ah non, vous, ne me
touchez pas ! Non, je suis Stéphane Mostry.
Vous vous rappelez, Julie ? Vous disiez que vous n 'étiez qu 'une goutte d 'eau,
un grain de sable perdu sur la plage. Ben voilà, le grain de sable...
à tout dérégler.
Je n 'irai pas en prison, vous savez, à Mostry, ça ne va pas en prison.
Je suis sûr que les examens des psychiatres vont démontrer que je suis
totalement irresponsable. N 'est -ce pas, docteur ? Encore un instant.
Rappelez -vous ce que disait le chat du chachère.
On ne peut pas éviter la fréquentation des fous pour la bonne raison que nous
sommes tous fous.
Bonne chance, Julie Ballinger.
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