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Zulu
J'ai observé comment les infectés se nourrissent du sang
de leurs victimes pour se sustenter.
La maladie se propage chez les victimes
et le cycle continue.
Si on ne l'arrête pas,
je crains que ce mal ne prenne possession du monde entier.
Les locaux ont un nom pour cette maladie... Le vampirisme.
Journal médical du Dr Abraham Van Helsing, 1895
... 18 ans après la mort du Comte Dracula.
Bonjour !
S'il vous plaît. Je dois juste aller en ville.
S'il vous plaît ?
Enfoiré.
Bonjour !
Il y a quelqu'un ?
Hein ?
Non !
Non !
Abraham.
Bon retour.
Bonjour, Mina.
Regarde toute cette poussière.
Comment tu te sens ?
J'ai connu pire.
Assieds-toi.
Je te sers une boisson fraîche.
Rudy...
Viens mettre la table.
J'arrive.
Max.
- Oui ? - Je peux te parler ?
Tu me fais confiance, Max ?
Tu es mon père.
J'ai fait une découverte troublante.
J'étais peut-être fou de penser
qu'on pourrait se cacher pour toujours.
Je sais depuis longtemps...
que ça risquait d'arriver...
et qu'on devait être prêts.
Mais je vais avoir besoin de ton aide
et de ta coopération.
Bien sûr.
Tu es un bon garçon, Max.
Encore ?
Non, par pitié.
Satané travail.
Parfois, je ne sais pas si tout cela est pour nous...
ou pour sa maudite croisade.
Non.
Il ne faut pas douter de lui.
Il ne faut pas.
Laisse-moi !
Le diable arrive et je veux être prête pour lui.
Tu dis n'importe quoi.
Tu dois te reposer.
Tu as raison.
Bien sûr.
Je ne pensais pas que j'aurais des fils.
J'ai toujours voulu une fille.
Plus douce.
Plus difficile à protéger.
Tu les vois ?
Ils planifient la prochaine extension ferroviaire.
Après eux, d'autres viendront.
Tu te souviens d'Amsterdam, Max ?
Un peu.
Ou de Londres avant ça ?
Non.
Tu étais trop jeune, je pense.
Tant mieux.
C'était un endroit sale et répugnant.
Je suis sûr que tu as remarqué que ta mère agit...
bizarrement, ces derniers temps.
Il y a des années, ta mère et ses amis
m'ont appelé...
pour combattre...
une terrible menace qui les avait suivis à Londres.
Elle avait été attaquée par l'ennemi,
et son sang était infecté.
Cette expérience a changé ta mère.
Ces souvenirs qu'elle porte en elle
sont des cicatrices qui ne guériront jamais.
Nous sommes donc venus en Californie
pour fonder notre famille.
Et la Californie a été bonne envers nous.
Mais je crains que la même menace nous ait suivis
de l'Ancien Monde au Nouveau.
J'ai peur pour la santé de ta mère
et pour nos âmes.
Ces créatures ont un lien
avec l'esprit de ta mère.
Si elles sont proches, elles sont attirées par elle.
Tu dois m'aider à la protéger,
à veiller sur elle.
Il y a un an...
il n'y avait pas de chemin de fer
dans cette partie du pays.
Ni même une ville.
Le monde rapetisse...
il se referme sur nous.
Et tandis que le Nouveau Monde devient de plus en plus peuplé,
ils nous suivent.
Comme des rats...
sur un navire marchand.
Dr Van Helsing ?
Oui.
Il y a eu un accident.
Mon frère est blessé.
Il a été bloqué sous une machine lourde.
On a besoin de vous.
S'il vous plaît. On peut payer.
- Allez, allez. - Allongez-le.
Mon fils va vous aider. Je prends mon matériel.
Emmène-les à la grange.
Mettez la bâche sur la paille.
- OK, recule par ici. - Doucement.
OK.
Bien.
Elsie.
Ça va.
OK.
Comment s'appelle-t-il ?
Edward. Eddie.
Edward, vous m'entendez ?
Le poumon a été percé par une côte cassée.
Le pneumothorax sous tension a déjà commencé.
On doit soulager la pression.
Tenez-le fermement.
Ça va aller.
OK.
- Chut. - Elsie.
Oui, chut. Calme-toi.
Ça va aller.
Il faut maintenir le tube en place
pour que la pression ne s'accumule pas à nouveau.
Merci.
Il faut l'emmener à l'hôpital en ville maintenant.
Ce n'est qu'à quelques kilomètres d'ici.
Veillez à ce que le tube reste en place.
Merci.
J'ai cru le pire.
Je ne sers que le dessein de Dieu.
Son heure n'était pas venue.
Lave-toi les mains.
Tu n'auras plus d'appétit.
Qu'est-ce que tu prépares ?
Du boudin.
Une vieille recette de campagne.
Ça fait longtemps que je n'en ai pas fait.
Normalement, c'est du sang de porc.
Mais ça...
c'est l'élixir spécial de ton père.
Amélioré au fil du temps.
Pour guérir les maux, éviter les infections.
Comment est-elle entrée ?
Sors-la, Max.
Attention.
Elles transportent des maladies.
Éteins cette lampe.
Max ?
Tu crois aux créatures de père ?
Tu en as déjà vu ?
Tu penses qu'on est en danger ?
Peu importe ce que je pense.
Selon lui, elles ne peuvent entrer sans y être invitées.
Mais si elles sont déjà dedans ?
Comment ça ?
J'ai entendu quelque chose.
La nuit.
Des pleurs.
Des grattements.
Tu n'as pas entendu ?
Un peu comme un animal.
Et ne dis pas que c'est un coyote ou un renard.
Si tu ne te tais pas, je vais t'étouffer
avec ton oreiller.
Tu n'auras plus de souci à te faire.
Mme Van Helsing.
- Je suis Elsie. - Oui, bonjour.
Vous étiez avec le garçon blessé, hier.
Comment va-t-il ?
Mon frère. Il...
Il va se remettre.
Je voulais vous dire merci.
J'ai acheté ces biscuits en ville
Ils viennent de San Francisco.
Apparemment, ils sont très bons.
Merci.
Vous nous avez trouvés à temps, heureusement.
L'un des ouvriers en ville a dit qu'un médecin vivait ici.
Je vous suis redevable.
Mon frère...
est tout ce que j'ai.
Avoir une famille est une bénédiction.
Je suis d'accord.
- Merci. - Vous vivez avec les ouvriers ?
Dans ce camp ?
Oui.
Vous êtes très sûre de vous pour une jeune femme, hein ?
En quelque sorte...
Brute de décoffrage.
Désolée, c'était impoli de ma part.
Inutile de vous excuser.
Merci encore, et savourez les biscuits.
Faites attention.
Il y a des choses affamées la nuit.
D'accord.
Au revoir, Mme Van Helsing.
Des écoliers plus jeunes que toi trouvent ça simple.
Je ne comprends pas pourquoi tu n'y arrives pas.
Laisse-moi voir.
"Donnez les quatre méthodes pour résoudre une équation."
L'addition.
La soustraction.
La multiplication. La division.
Bien.
Quelle est la première étape
pour résoudre une équation algébrique en deux étapes ?
Celle-ci, par exemple.
Je dois...
Je dois isoler...
le...
Je vois bien que tu ne t'appliques pas.
Au moins, quand Rudolph me désobéit, c'est délibéré.
Mais tu me désobéis dans l'indifférence.
Et tu ne comprends pas pourquoi tu me déçois.
Abraham !
Je serai dans mon bureau.
Ne me dérangez pas.
Je vais chercher du lait pour nous réconforter.
Tu peux essayer de ne pas être aussi idiot tout le temps ?
Tu sais que ça l'énerve.
Ne me traite pas d'idiot.
Désolée qu'il soit si dur avec toi.
Mais tu ne dois pas oublier,
son seul but est de nous garder en sécurité.
Je le sais.
Je devrais être reconnaissante,
au moins, tu es costaud.
Mais...
j'espère que tu n'affronteras jamais notre ennemi.
Abraham et moi sommes les derniers
à l'avoir vraiment vu.
Les autres n'ont jamais vu son vrai visage.
Il m'a tenue si près.
Je pouvais sentir son...
souffle froid dans mon cou.
Si étrange d'avoir le souffle froid.
De longs membres blancs.
Des dents blanches.
Et une terrible bouche, fine et molle.
Il bougeait comme un fantôme.
Les autres ne l'ont jamais vu.
Moi si.
Je me souviens.
Ton père m'a sauvée.
Rudy.
J'ai entendu des voix dehors.
Tu les entends ?
Je n'entends rien.
Dis-moi ce qui se passe.
Rien.
Il va faire nuit.
Rentre.
Max.
Tu dors ?
- On n'est pas en sécurité ici. - Qu'y a-t-il ?
Écoute-moi. On est pas en sécurité ici.
- Ça va, tout va bien. - Non.
Tout va bien. Rentrons, d'accord ?
Rentrons.
Mère.
Mère !
Entre.
Pose ça là. Viens.
J'ai soif.
Abraham.
Max.
Mon chéri.
Approche.
Ne l'approche pas.
Pour le bien de ton âme et de la tienne.
Assieds-toi, j'ai besoin de toi.
Ta mère est victime d'une maladie maléfique.
Comment ça a pu arriver ?
J'ai déjà vu cela.
Une inflammation qui passe du sang au cerveau.
Si on réussit la transfusion, on pourra la ramener.
Elle ne sera plus la même.
Je pompe l'air pour créer un vide.
Insère l'aiguille dans ton bras.
La médecine et la guérison prennent du temps.
Il faut être patient.
Il est là.
Du calme, ma chérie.
Je le sens.
Je sens ses pensées me pénétrer.
Je vois son ombre.
Par la fenêtre.
Il est dehors.
Cette présence diabolique.
Ces dents horribles.
Ne le laisse pas me prendre.
Je veux rester ici.
- Je veux rester... - Du calme, ma chérie.
Je veux rester ici avec toi.
Comment nous a-t-il trouvés ?
Max, non. Pitié.
Non !
Max !
Ferme-les ! Ferme !
Sors.
Laisse-nous.
Rudy.
Tout va bien ?
Comment ça ?
Il n'y a que toi ?
Et le cheval.
Oui.
Bien.
Que se passe-t-il ?
Elle est malade ?
Il sait ce qu'il fait.
Ne reste pas ici trop longtemps.
Il va bientôt faire nuit.
Tu dois comprendre que ces démons...
peuvent traverser les océans.
Ils sont patients et fourbes.
Ils ne vieillissent pas.
Ils ne meurent jamais.
Elle dort ?
Oui.
Elle doit se reposer pour guérir.
Ne fais pas de bruit et ne la dérange pas.
Il revient quand ?
Je ne sais pas.
Quand il aura fini de travailler.
Dans quelques heures.
Ce n'est pas mauvais.
Pas aussi bon que son petit-déjeuner, mais...
pas mauvais.
Traînard !
Rudy, attends !
Merde.
On ne devrait pas être ici.
Tu sais qu'on a pas le droit de venir dans cette pièce.
Oups.
On va juste...
le jeter.
Non, il sait tout ce qu'il y a dans son bureau.
Il va le voir si ça disparaît.
Tu n'es pas curieux de savoir ce qu'il fait ici ?
Allez, viens.
Nettoyons ça et sortons d'ici.
Qu'est-ce que c'est ?
Mère.
À Amsterdam.
Avant ta naissance.
Éteins ça.
Non.
Il y a quelque chose derrière.
Tu crois qu'il y a quoi en bas ?
Ferme ça.
Tu as entendu ça ?
- C'était quoi ? - Tais-toi.
C'est l'une des créatures de père.
Qu'est-ce que tu... Non.
Je veux juste voir.
Qu'est-ce que tu fais ?
Pitié.
Aidez-moi !
Ne la laisse pas sortir.
Aidez-moi.
Pousse-toi.
Non !
Rudolph, arrête de pleurer, s'il te plaît.
C'est un miracle que votre mère dorme encore.
Elle a dit que vous étiez trop jeunes pour voir ça.
Je vous ai protégés de la vérité toutes ces années.
Mais maintenant...
Il semble que vous vous intéressez de près
à mon travail.
Très bien.
Venez avec moi.
Nous allons finir cette leçon.
S'il te plaît !
Je ne veux pas descendre.
- S'il te plaît. - Tout ira bien.
Plus jeune, j'ai tué 13 morts-vivants de ma main.
J'ai formé des gens à l'art de détruire les morts-vivants.
Y compris le premier mari de votre mère, le malheureux,
Jonathan Harker.
Par conséquent, je suis indirectement responsable
du massacre de douzaines d'êtres de leur sale engeance.
Je l'observais depuis plusieurs jours.
Elle était en train de changer.
D'abandonner son humanité
pour devenir quelque chose...
de souillé et impur.
Le mort-vivant qui s'est nourri d'elle
a dû continuer son voyage profane,
car je n'ai trouvé aucune trace de lui,
à part l'empreinte de ses crocs.
Je veux remonter.
Vous devez apprendre à vous défendre
contre la maladie profane et la mort non naturelle.
Tu dois...
frapper ici.
Jusqu'à la garde.
Ils ne meurent jamais facilement.
Mais n'arrête pas tant que tu ne l'as pas transpercée
et qu'elle ne lutte plus.
Non ! Max !
Bien.
Bien.
Jusqu'à la garde.
Voilà.
Offenser la maison de l'esprit humain
même après que son hôte est parti...
n'est pas chose facile.
Où étaient ses crocs ?
Ils...
Ils disparaissent quand le démon meurt.
Et à présent...
on retire la tête.
Rudolph, viens.
Je ne veux pas.
- Je ne veux pas savoir. - Je vais le faire.
Non.
C'est important qu'il apprenne.
Rudolph.
Rudolph, arrête tes bêtises.
Je vais t'aider. Son cou est fin.
Ça ne prendra pas longtemps. Arrête.
Aïe !
- Viens ! - Arrête !
Arrête !
Lâche-le !
Va mettre de la glace sur ton visage
Nettoie. Et rejoins-moi sur le porche.
Je n'avais jamais levé la main sur toi.
Ta mère m'a rendu doux.
Regarde ce que tu m'as fait faire.
Je pourrais partir.
Je pourrais prendre le cheval et m'en aller.
Disparaître.
Où irais-tu ?
Pars, alors.
La famille s'en sortira bien sans toi.
Ça suffit.
Il va bientôt faire nuit.
Ça va prendre du temps.
Ça deviendra moins difficile avec le temps.
Je suis fier de toi, fils.
Où étiez-vous ?
Viens voir ta mère.
Elle a l'air si malade.
Comme cette chose à la cave.
On ne doit pas perdre espoir, fils.
Votre mère est la femme la plus forte que je connaisse.
Elle va se remettre.
Abraham.
J'ai rêvé...
de la nuit où il est venu dans ma chambre.
Tu te souviens ?
Je n'oublierai jamais.
Je pensais que tu m'avais sauvée.
Mais en réalité, je tombais...
plus profond dans le puits où tu m'as attirée.
Laissez-moi tranquille.
Attends, Rudy.
Écoute.
Je suis désolé.
Je t'ai dit qu'il y avait quelque chose dans la maison.
Je te l'ai dit.
Et tu ne m'as pas cru.
Je ne t'écoute plus.
Tu n'en sais pas plus que moi.
Allez-y.
Où un corps peut se déplacer de pièce en pièce,
ils passent d'ombre en ombre.
Il faut s'examiner soi-même
après un contact avec l'infecté.
Sang épais.
En bonne santé. Bien.
Il y a des années,
mon propre père...
a défini la foi comme ce qui nous permet
de croire dans les choses que nous savons fausses.
Votre foi...
n'est pas infondée.
Max, viens ici.
Viens t'asseoir.
Oui.
Ce bleu a bien guéri. Bien.
Tu as grandi, Max.
C'est comme si...
je n'avais pas vu ça arriver.
Et j'en suis désolé.
Bonjour !
Tu es le fils du médecin.
Je m'appelle Max.
Elsie.
Tu vis ici seul avec ta famille ?
Oui.
Il n'y a que nous.
On aime bien ça.
Et vous ?
Mon frère a été embauché
pour arpenter le chemin de fer pour une nouvelle voie.
Je suis juste douée avec du papier et un crayon.
Vous êtes une artiste.
Peut-être. Si je continue à travailler.
Je dessine des cartes.
Un jour, ils utiliseront mon art pour construire des choses.
Ce serait bien de faire partie d'une construction.
Qu'y a-t-il ?
Ma mère est malade.
Je suis désolée.
C'est différent.
Et elle ne guérit pas.
Je me demande...
si le traitement de mon père n'aggrave pas son état.
Parfois, j'ai l'impression de devenir fou.
Je suis désolé.
Je ne veux pas vous assommer avec nos problèmes.
Je comprends...
Il faut garder espoir.
Oh mon Dieu.
Mon Dieu.
Que cette femme...
reçoive la bénédiction du Seigneur.
Que le Seigneur vous bénisse et veille sur vous.
Que le Seigneur fasse briller son visage sur vous
et soit miséricordieux envers vous.
Que le Seigneur vous protège...
et vous apporte la paix.
Au nom du Père,
du Fils,
et du Saint-Esprit.
Amen.
Amen.
Amen.
C'était...
une belle femme.
Merci, mon père.
Oh.
Rudy !
Va-t'en.
Va-t'en !
Je ne suis pas désolé.
Tu n'es pas en colère ?
Ce n'était qu'une vieille guitare.
Rudy.
Je ne suis pas fâché.
Tu as dit que tu voulais partir.
Tu le pensais ?
Écoute, Rudy.
Les choses qu'il fait...
sont malsaines.
Et si on n'avait pas emménagé en Californie par choix ?
Peut-être que c'est nous
qui avons été chassés de Londres, d'Amsterdam.
Que ce n'était pas sa décision.
Mais un exil.
Et que notre famille est isolée à cause de lui.
Je ne peux pas rester ici.
Je ne veux pas être seul avec lui.
Je ne te laisserai pas.
Je te promets que je ne te laisserai pas.
Je ne te crois pas.
Bonjour !
C'est la maison Van Helsing ?
Oui.
Arthur Holmwood.
Je suis un vieil ami de vos parents.
La dernière fois que je t'ai vu,
tu étais un bébé sur les genoux de ta mère.
Elle t'aimait beaucoup, tu sais ?
Elle écrivait les plus belles choses à ton sujet.
Je prie pour son âme chaque jour.
Toutes mes condoléances.
Merci.
C'est une période difficile pour notre famille.
Je comprends.
Vous devriez revenir à Londres un jour.
Après tout, votre histoire a commencé là-bas.
Vous êtes toujours les bienvenus chez moi.
Est-ce Arthur Holmwood ?
Il vient enfin rendre visite à son vieil ami.
Bonjour, Abraham.
Tu as reçu ma lettre ?
Oui.
C'était très aimable.
Entre.
Tu as fait un long voyage.
C'est bon de te revoir après toutes ces années.
De même, Abraham.
Alors, tu vis à Sacramento, maintenant ?
Pour un temps.
Je descends vers San Diego.
Je voulais voir l'Amérique.
Comment la trouves-tu ?
Vaste et sauvage.
Mais il paraît que la Union Pacific
construit une nouvelle ligne par ici.
Le monde arrive à vos portes, Docteur.
Même si vous tentez d'y échapper.
Je suis désolé de vous présenter mes condoléances.
Mina était...
la meilleure d'entre nous.
Elle était comme une sur, tu sais.
Oui.
Tu as tant perdu dans ta vie, Abraham.
Trop pour un seul homme.
Mais Mina t'a donné deux fils forts.
Et je remercie Dieu pour cela.
Que veux-tu, Arthur ?
Je ne dors plus.
Et je cherche un remède.
Ou au moins un diagnostic.
Je veux...
Je veux savoir si je suis fou ou pas.
Et surtout, si je suis un pécheur.
Parle.
Tu étais comme un père pour moi.
Pour moi et les autres.
On t'aurait suivi en enfer si tu nous l'avais demandé.
Il ne faisait aucun doute
que notre tâche était sainte et vertueuse.
Mais j'ai grandi.
Je ne suis plus le garçon que tu as trouvé à l'époque.
Et je sais pourquoi tu es ici en Californie.
Oui, Abraham.
Je sais que tu continues ton travail.
Je suis venu te demander d'arrêter.
De mettre fin à tout cela.
De laisser les morts en paix.
Non.
Ce qu'on a vu était réel.
Ce que je vous ai montré était réel.
Le diable existe.
Mais Abraham...
Et si on avait fait une erreur ?
Non.
Aucune erreur.
J'aimerais pouvoir remonter le temps.
Revenir à cette époque.
J'étais prêt à passer ma vie avec Lucy comme épouse.
Elle aurait été Lady Godalming.
Et je l'aimais.
Et on l'a tuée.
J'ai saigné pour elle dans tes tubes et tes fioles.
J'étais prêt à donner chaque goutte si je le devais.
J'étais prêt à mourir pour elle.
Et je...
Je lui ai coupé la tête.
Tu n'as rien à me dire ?
Que veux-tu ?
On a fait ce qu'on devait faire.
Non.
Non, tu...
Tu m'as monté contre Lucy.
Tu as rempli mon esprit
de pensées au sujet du diable et des esprits.
Tu m'as dit qu'elle était déjà partie.
Tu m'as dit... d'être joyeux.
De l'envoyer au paradis de ma propre main.
La main qu'elle aimait le plus.
Cette chose n'était pas Lucy.
S'il te plaît, Abraham.
Réponds à ma question.
Suis-je un meurtrier ?
Espèce de stupide lord consanguin.
Tu viens chez moi pour me demander cela.
On débarrasse le monde d'un démon.
Le roi des démons lui-même.
Appelle-t-on cela un meurtre
quand on tue un loup qui attaque nos vaches ?
Tu ne dors pas parce que tu es faible.
Ton espèce est toujours faible.
Dorloté comme un enfant gâté.
Tu as besoin d'un homme qui travaille.
Un homme qui a déjà eu du sang chaud sur les mains
et qui t'apprend à te protéger toi-même.
Lucy était un monstre.
Et Mina ?
C'était un monstre aussi ?
Tu n'es pas le bienvenu chez moi.
Si tu ne dors plus, bois du vin
jusqu'à perdre connaissance.
Pitié, pense à tes fils.
C'est mon seul remède.
Qu'est-ce qu'il voulait dire ?
Ça n'a pas d'importance.
Cet homme est un idiot.
Je ne sais pas pourquoi personne ne me comprend.
Ma seule mission est de nous protéger.
T'empêcher de faire quoi ?
Viens.
Tiens.
Regarde.
Ils sont tous là.
Tu as tué tous ces gens.
Pas des gens. Pas des âmes.
Des morts qui erraient.
Comme s'ils avaient le droit d'être dans notre monde.
Max, tu as vu cette chose dans la cave.
Elle était malade et mourante.
Nous allons établir un périmètre.
Rien ni personne ne pourra le franchir.
Nous allons créer un environnement stérile.
Une pureté de l'esprit.
Et nous allons commencer par les hommes du chemin de fer.
Laissons le monde tomber aux mains des morts-vivants.
Ça ne nous affectera pas.
Nous sommes en sécurité ici.
Non.
Non, je ne vais nulle part avec toi.
Tu es fou.
Fou ?
Parce que j'essaie de protéger ma famille ?
Il n'y a rien là dehors !
Je ne suis pas stupide.
Et je vois ce qui se passe.
Ma mère est morte à cause de toi.
C'est toi qui l'as rendu malade.
Tu l'as éloignée de tout ce qui faisait sa vie.
Elle a fini seule à cause de toi.
On est seuls.
Ça me brise le cur, Max.
Que tu penses cela.
Mais...
bois au moins un verre avec ton père.
Reste, alors.
Rudolph, viens avec moi.
Et Max ? Où est Max ?
- Viens là. - Aïe ! Lâche-moi !
Arrête !
Au secours, Max ! Aide-moi !
Rudy.
Tu m'as fait peur.
Je ne voulais pas te faire peur.
Je vais juste pisser.
Henry ?
Henry ?
Ça va ?
C'est le moment.
Debout, fils.
Debout.
Abrège ses souffrances avant que ça ne commence.
Comme je te l'ai montré.
Frappe fort !
En plein cur.
Sois fort ! Sois courageux !
Fais-le ! C'est la volonté de Dieu.
Fais-le !
C'est la volonté de Dieu, fils !
Je suis désolé.
Max.
Je ne te laisserai plus blesser personne.
Alors tu me comprends enfin.
Tout va bien.
Vous êtes en sécurité, maintenant.
Tu l'as tué.
C'était un monstre.
Je vous l'ai dit. Vous êtes en sécurité.
Mon propre père...
avait une profonde ambivalence envers moi.
J'aurais aimé n'importe quelle attention.
Même la critique la plus dure.
Tout sauf son indifférence claire.
Mon grand-père était un paysan qui se croyait aristocrate.
Il n'avait...
aucune compétence.
Juste une énorme propension à l'égoïsme.
J'évoluais dans son monde comme une petite souris.
Quand je suis parti à l'école de médecine...
il a à peine remarqué mon absence.
Je sais que je suis parfois dur envers toi.
Mais sache que je vous aime, toi et ton frère.
Et que je ferai toujours ce qu'il y a de mieux pour nous.
Je demande seulement que...
tu places ta foi en moi.
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