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Original subtitles

... ...

...

... ...

J 'aurais voulu, croyez -moi, avoir votre talent.

Eh bien, mon ami, il faudrait prospérer ainsi.

Tout d 'abord, il n 'y a pas longtemps, ce fait vous arriverait sûrement.

Oui, allô, allô, oui. T 'as deux minutes ? Ouais, j 'arrive au boulot. Oui,

monsieur, monsieur. Oui, chachou, j 'arrive.

Allô ? Attends, attends, attends, attends. J 'arrive à l 'instant, là.

T 'as raison.

T 'as raison.

Oui, oui, ça me fait mieux.

Oui, beaucoup mieux. Et qu 'on crie, j 'adore. Ah non, non, non, non, tu peux

pas qu 'on crie, hein. Bon, et puis on avait mis salsa par rapport à Cuba, je

rappelle. Ok. Bon, hé, chachou, faut que je te laisse, je suis à la bourre. Et

puis on en parle ce soir.

Bisous, bisous.

3, 2, 1.

Équipe du progrès dit nouvelle équipe commerciale.

Pour la diriger, il me fallait quelqu 'un qui soit capable d 'allier l 'esprit

'équipe, les compétences.

Quelqu 'un qui soit capable de relever les défis que nous impose le monde

moderne. Non, portail chinois, bordel de merde !

Vous

savez très bien de qui je veux parler parce que son bruyant parcours parle de

lui -même.

Florence.

Florence Garine.

Qui l 'eut cru.

Je te vois encore arriver.

Merci en tout cas. Tu ne peux pas savoir comme j 'ai hâte.

Je vais réorganiser tout le service commercial.

Tout. Ce qu 'il faut maintenant, c 'est se concentrer sur le numérique.

Par contre, du coup, il va falloir réduire les équipes. Il y a des têtes

vont. Alors là, je t 'arrête tout de suite.

Ici, un dégraissage, ça ne passera jamais. Pourquoi ? Parce que les

sont solidaires. Je ne sais pas si tu as remarqué, mais on est quand même dans

une entreprise familiale.

Ce n 'est pas la pomme.

Excuse -moi, il faut que je parle à Rocheteau. Oui, bien sûr. A tout à l

Bonne soirée.

Ah, excuse -moi.

Monsieur Roustaud, est -ce que vous avez eu le temps de lire mon mémo sur la

domotique ? Vous savez, vous m 'aviez déjà demandé ça il y a un mois et je n

pas de nouvelles depuis.

Eh bien, figurez -vous que justement, vous êtes en haut de la pile.

Excusez -moi.

Merci parce qu 'on... Florence, Florence, Florence, tu peux venir ? Il y

Morin qui voudrait te parler.

Et surtout, ne vous inquiétez pas, on ne vous laissera jamais tomber.

Et t 'auras non plus fait comme ça ? Ben ouais.

Mais ils vont te proposer quelque chose ? Pour l 'instant, ils m 'ont rien dit.

Mais j 'imagine que ça va être le truc habituel.

Crépture conventionnelle, indemnité.

Il dit qu 'il avait réussi à avoir un gros chèque.

C 'est un mal pour un bien.

Non, mais on ne sait pas.

Écoute, je suis sûre, moi, que tu vas retrouver quelque chose. Et même

rapidement.

Je suis sûre. Avec l 'expérience que tu as.

T 'entends ? Oui.

Allez, aie confiance en toi un peu.

C 'est chou.

Aie confiance en toi.

T 'as raison.

Junior. Junior.

Ah oui, oui, oui, B2B, j 'ai une formation sur Word, Excel.

Et sinon, vous avez des skills en Payfit, Slack, Drive, Manydesk, Eader,

le Cloud. Donc, nous, on a vraiment une stratégie disruptive pour établir le

workflow.

Ah, Guigui, t 'as eu mon message ? Bah, écoute, j 'aurais été ravi de t 'aider,

mais tu sais pour moi, c 'est latif. C 'est golf, golf, golf. Oui, mais madame,

sur l 'annonce, il y avait bien écrit « senior ». Ah oui, donc l 'expérience

importe peu, finalement.

Je vous remercie.

Bonne journée. Au revoir, madame.

Vous m 'entendez mieux, Jean -Pierre ? Ah oui ? Ah oui, oui, oui. C 'est

vraiment impressionnant.

Je ne comprends plus rien.

Franchement, qui embauche qui à 59 ans ? Personne.

Un moment.

Un moment.

Un moment, tiens.

J 'ai plus l 'allure d 'un mec de 45 ans, non ? Tu ne crois pas ? Mais, vous

êtes qui en monsieur ? C 'est n

'importe quoi, il est fou ce mec ! Nicole.

Oui, qu 'est -ce qu 'il se passe ? C 'était vraiment pas malin de bétonner

autour de la résidence.

Vous auriez pas pu garder quelques arbres et puis un banc ici ? Parce que

vais vous dire ce qu 'il va se passer. Un jour, il va y avoir un accident.

Écoutez, envoyez peut -être un mail à la direction.

Je viens, ça varait.

Jean -Pierre Savardé.

Jean -Pierre.

Jean -Pierre Savardé. Jean -Pierre Savardé. Oui, oui, merci, merci. Jean

Savardé. C 'est lui, c 'est marrant de le voir.

On a de la chance, ton père est chez nous. C 'était quoi le nom de son jeu,

? Oh, papa, on a vrai que c 'est Jean, monsieur Granger.

Juste. Une question. C 'était ça. Une question.

Alors, mes voyous.

Salut, papa.

Bonjour, ma puce.

Du coup, t 'as amené les trois ? Oui, on est mercredi.

De toute façon, les crèches, j 'en peux plus. Est -ce qu 'ils se rendent compte

qu 'ils nous foutent dans les mains ? Au moins de petits trucs, ils nous les

renvoient. Pourquoi t 'en changes pas ? Non mais papa, tu sais combien de temps

on a mis pour trouver une place ? Un an, on a mis. Je te raconte même pas la

galère pour trouver une moumou.

Écoute, là, je suis entre deux boulots, donc faut en profiter.

Et là, elle est malade, là ? Ah ouais, elle est malade, là. Ah ouais.

Ouais, ça va, toi ?

Ça va, ça va, j 'ai des pistes.

T 'inquiète pas, je me bagarre.

Et ton papa, il est plein de ressources. Oui, je sais pas.

Les enfants, maman va partir. Merci encore, papa. C 'est génial,

Allez, on dit au revoir à maman.

Au revoir, maman.

Merci, papa, tu gères. Bien.

Bon, alors, Abel, Hugo, on va poser des règles, OK ? Papi, il a beaucoup de

travail, il est pas en vacances.

Laissez les lunettes de papy.

Donnez, non.

Hugo, Abel.

Non, non, non.

Non, Hugo.

J 'ai parlé avec l 'ARH ce matin. Je vais peut -être pouvoir prendre ma

encore plus anticipée et m 'arrêter genre dans deux ans et des brouettes.

Comme ça, si tu ne trouves pas de boulot, ça te fera moins longtemps à m

'attendre. T 'en penses quoi ? Oh non.

Elle a oublié son doudou, la petite. C 'est pas possible.

que je me fasse confiance.

Mais oui, fais -toi confiance. Oui.

Je vais monter une boîte.

Hein ? Je vais monter une boîte. Ma boîte. Non, mon frère Alain.

Quoi, mon frère Alain ? Ma type, tu sais, il y a des millions de gens qui

montent leur boîte.

Oui. Pourquoi pas moi ? Je ne suis pas plus con qu 'un autre. Non.

Je vais te faire une confidence.

J 'ai toujours rêvé d 'être à mon compte.

Ah bon ?

Parfois, j 'ai l 'impression qu 'il ne me connaît pas.

C 'est fou. Ça fait 30 ans que je vis avec quelqu 'un qui ne me connaît pas.

Mais si,

mais... Fais ce que tu veux.

Heureusement, je fais ce que je veux.

Donc, tu vas monter une boîte ? Oui.

De quoi ? De quoi, quoi ? Tu vas monter une boîte de quoi ? Une

boîte, quoi.

Une crèche ? Un business de garde d 'enfants. J 'ai regardé sur Internet.

C 'est un truc de fou.

L 'offre est dérisoire.

La demande, pléthorique. Et ma fille, tu verrais comment elle galère pour faire

garder ses gosses. Et c 'est pas la seule.

Jérôme, il y a un marché à prendre.

Tu rigoles ? Il y a un marché à prendre, je te dis. Non, mais écoute, Alain, je

sais pas si je suis la bonne personne.

Pourquoi tu t 'adresses pas à ton agence locale ? Jérôme, entre les conseils...

D 'un petit chef d 'agence et ce, d 'un ami qui bosse pour une boîte qui finance

le CAC 40, je veux dire, c 'est tout vu.

Montez une entreprise. Est -ce que tu te rends compte de ce que c 'est ? Jérôme,

1793.

Quoi ? 1793 ? C 'est le nombre de portails que j 'ai vendus ces cinq

années. Ce qui veut dire qu 'en termes de management, excuse -moi, mais je

que tu peux avoir confiance.

Non ? Alors, on fait quoi ? Bon, on peut peut -être tenter quelque chose.

C 'est vrai.

Mais je te préviens, il va falloir que tu bétonnes ton dossier. Parce que là,

y a des sacrés trous. On va les boucher. Double.

Là,

tu dois monter ce qu 'on appelle un business plan. D 'accord.

T 'as rien mis pour la com.

La com, c 'est primordial aujourd 'hui. Tout le monde fait de la com. Il faut

que ce soit innovant. Il faut que ça se démarque. Là, je t 'avoue, je suis

honnête. Pour tout ça, il va falloir que je bosse un peu parce que... Ce qui

fonctionne bien en ce moment, c 'est ce que c 'est. C 'est faire du celebrity

marketing.

Celebrity marketing. Sur les réseaux, les influenceurs, les youtubeurs.

Après, il y a toutes les immobilisations, le matériel, les

locaux. Là, si c 'est de la garde d 'enfants, il y a des normes hyper

Il te faudra impérativement un responsable logistique avec un CV de cas

côté du tien. Sinon, ça ne passera jamais. Mais là, je ne suis pas inquiet

que des responsables logistiques sur Rocheteau, j 'en ai croisé plein. Ça, ce

'est vraiment pas un problème.

Regarde, tu sais ce que j 'ai fait ? En partant de chez Rocheteau, j 'ai pris

tout l 'organigramme.

Avec les numéros de téléphone, j 'ai les contacts de tout le monde.

Je peux appeler dès maintenant ? Surtout pas.

Fais déjà tout ça.

Et après, on se reverra. Tu embrasses Mathilde pour moi ? Je te rends ça.

On reste en contact.

Jérôme !

Véronique, j 'entends la musique. T 'es là ? T 'es morin ?

Morin.

Je

rentre

?

Voilà, fais pas gaffe au désordre.

C 'est toi ou reste debout, comme tu veux. Je vais m 'asseoir.

Nicoletta.

C 'est marrant la vie.

Je passais dans le coin et je me suis dit, mais sinon ça fait un moment que t

'as pas vu Véronique.

Tu changes pas.

T 'as pas de raison.

Pour qui, pourquoi, dans quel but ?

T 'as l 'air reposée.

Il m 'entrait plus que ça, ça fait deux ans que je suis à l 'arrêt.

Ah oui, deux ans déjà, ça passe.

Écoute, tu sais... Non, tu sais pas, je suis plus chez Rocheteau.

Oh ! 28 ans, j 'avais fait le tour.

Alors du coup, je monte ma boîte.

Une boîte de quoi ? Là, je suis sur un très, très, très gros coup.

J 'ai des financiers qui me suivent. Alors évidemment, les malins, ils

des garanties.

Et notamment...

Un associé solide, dans la logistique.

Véronique, tu sais, il y a un adage qui dit tout seul on va plus vite, mais à

deux on va plus loin.

Alors je me suis posé la question, Alain, avec qui tu pourrais t 'associer

ouais, avec qui ? Avec toi Véro, t 'étais la meilleure. Je pensais à toi

suite et à notre belle complicité.

Parce que c 'est marrant, moi, je me rappelle pas du tout de cette belle

complicité. Oh, attends, 17 ans dans la même boîte, ça crée des liens, non ?

Oui, sûrement, sûrement. Tu veux un verre d 'eau, connard ? Euh, oui, je

bien. Je veux bien.

Apparemment, ça va mieux, ton traitement.

Coussi -coussa, hein ? Ouais.

Je contrôle pas encore tout.

Si, ça me revient, une fois.

Une fois, au self, j 'avais pas de plateau et tu m 'avais filé le tien.

Ça, tu vois, par exemple, je m 'en souvenais pas.

Bon, alors, qu 'est -ce qu 'on fait ? Oh là, attends, alors... Tu sais, moi, les

médecins, ils m 'ont dit que j 'étais encore très fragile avec les émotions,

'il fallait que je m 'éloigne de tout stress.

Tu sais, Véro, ce que t 'as vécu, ça t 'a foutu par terre et c 'est tout à fait

normal.

Moi aussi, si Mathilde... Comme Alexis était parti aussi brutalement. Est -ce

que t 'es complètement con ou quoi ? Je viens de te dire que les médecins me

disent qu 'il faut que je m 'éloigne des émotions. Pardon.

Pardon, pardon, pardon, pardon.

Pardon.

De toute façon, il faut que je réfléchisse.

C 'est ça que je dois faire. Il faut que je réfléchisse.

Emballée la véro à la terre.

Alors c 'est sûr, il va falloir un petit peu la... Mais tu sais, dès que je l

'ai vue, je me suis dit... C 'est pas dont elle a besoin.

Tu sais, c 'est un petit peu comme ces animaux -là, dans la jungle.

Faut qu 'ils courent minimum 100 km par jour, sinon, ils meurent étouffés dans

leur graisse.

Jérôme, c 'était une mienne, hein.

Et Jérôme, pareil.

Tu sais, les financiers, ils aiment bien avoir un coup d 'avance.

Et je vais te dire, c 'est plutôt rassurant d 'avoir quelqu 'un comme ça

nous accompagne, non ? Alors, tu vas vraiment le faire ? Bah oui.

Merde, j 'oubliais pas.

Tu sais, c 'est aussi pour nous que je fais tout ça.

Tu m 'aimeras encore si je passais mes journées sur le canapé ?

Oui ? Alain ? Véro ? Ça va

? Ah ouais, je vais me renseigner pour un local, là.

Ah, super.

Je viens de regarder ton dossier, là. T 'es un peu lâche sur les devis, hein.

Attends, Véro.

Ça veut dire que tu marches avec nous ? Bah oui, sinon je t 'appellerais pas.

Ah, Véro, c 'est génial. C 'est formidable.

Je suis très, très content.

Et donc, on roule, là ? Attends, attends.

T 'es en voiture.

Attends, hein. Quitte pas, hein. Tu téléphones en voiture. Alors, tu t

tout de suite. Je déteste les gens qui téléphonent au volant. Attends, attends,

attends. Tu vas pas le croire.

Jean -Pierre Savarin ? J 'en étais sûre. Oui ? Ah, mais moi, je vous ai reconnus

tout de suite.

Vous me remettez pas ? Non.

On s 'est croisés l 'autre jour.

Ma mère est dans la même résidence que votre père, à Beau Soleil. Ah, ben

Ben, j 'y vais, justement.

Vous attendez le quart ? Ben, oui.

Eh ouais, c 'est super.

Vous ne voulez pas que je vous accompagne ? Non, non, mais je vous

Allez, venez ! Allez, monsieur Stavarin ! Allez,

venez, venez ! Voilà, voilà, montez, montez ! Madame, laissez Jean -Pierre

tranquille ! Je leur accompagne, s 'il vous plaît ! Madame, laissez monsieur

Stavarin tranquille ! Quelle connard ! Roulez, roulez, roulez !

Ça doit être pesant d 'être célèbre.

En plus, maintenant, les gens sont d 'un sangègue. Tout le temps, demander des

selfies, des selfies, des selfies.

Pardon, mais regardez là -haut. Ah oui, oui, oui.

Ça va, que tu parles ? Véro, je te rappelle.

Je te rappelle, Véro. Je te rappelle.

Et ces petites machines -là, on croit qu 'on a raccroché. Et en fait, on n 'a

pas raccroché.

Allez, un peu de musique.

Voilà.

Avec ma femme, on va prendre des cours de salsa.

Parce qu 'on a prévu un truc à la retraite, c 'est qu 'on va faire un

voyage à Cuba.

Très bien.

Il n 'y a pas de bouteilles d 'eau là, parce qu 'on utilise toujours des

bouteilles d 'eau.

Vous n 'êtes pas bégueule pour quelqu 'un de célèbre.

Prendre le car comme ça... Vous savez, moi j 'essaie de rester proche des gens.

Enfin proche, oui, proche des gens.

Excusez -moi, monsieur Savarin.

Vous voulez pas monter devant pour qu 'on discute ? Non, je suis bien.

D 'accord.

Et voilà, pause au lit. C 'est pour le manoir.

J 'ai jeté un oeil hier comme ça, rapidement.

Vite fait, là, pour... Et vraiment, je...

Je suis désolé de te la prendre aussi rapidement, papa, mais vraiment, il va

falloir qu 'on vende, et vite, parce qu 'il va falloir, en tout cas, tant qu 'il

y a les murs, parce que... Hein ? Non, mais t 'inquiète pas.

T 'as juste à me signer la procuration, et puis moi, je gère tout.

Je gère tout. Ça fait sept générations qu 'il y a ma famille.

Oui, mais sept, huit, cinquante, on s 'en fout, c 'est des chiffres, c 'est

ça qui va... On va pas...

Tu sais combien elle coûte, cette chambre -là, par mois ? C 'est juste une

question.

Ah, d 'accord.

Si tu penses sur ce ton, je peux très bien arrêter la discussion, mais là,

maintenant. D 'accord.

D 'accord.

Madame, mademoiselle, monsieur, bonsoir et bienvenue si vous nous retrouvez

seulement maintenant. C 'est la grande finale de juste une question.

Nous sommes arrivés au moment crucial où nos deux derniers candidats, Josette,

bonsoir Josette. Bonsoir Jean -Pierre.

Et Pascal, bonsoir Pascal.

Bonsoir Jean -Pierre. Il est fort.

Il est fort.

Tu vois ce mec -là, à l 'arrêt de car, je lui ai sauvé la vie, tellement il est

harcelé. Il prend le car, Jean -Pierre Savarin.

Ben oui, parce qu 'il est resté proche des gens.

Tu sais, il est simple, il est comme nous.

Attends, je ne comprends pas du tout pourquoi il veut faire de la pub pour ta

boîte.

Parce que j 'ai un plan.

Et ça, c 'est le début de mon plan.

Mais c 'est une belle réponse ! C 'est un carré ! Bravo ! Ça va ? Tu as trouvé

facilement ? Tu te souviens de Mathilde ?

Oui, je crois qu 'on s 'était vus à un Noël de repos. J 'ai la bise, je crois.

Ah, peut -être.

Ça va mieux ? Ben... Non, ça va.

Bon,

ben on s 'y met.

Véro au café ? Ben... Oui, bon.

Chachou, ça t 'embête pas de t 'en occuper ? Oh, merci, c 'est un amour.

Qui connaît encore Jean -Pierre Savard ? Ah non, non, non, il porte haut. Je

peux te dire qu 'il n 'a rien derrière un svin.

Je te jure. Et puis, il fait encore ses publicités pour les appareils auditifs.

Ah oui, oui, vous allez adorer tout entendre.

Donc,

je l 'ai raccompagné chez son père.

Tu ne m 'as pas dit qu 'il était résident à Boussoleil, son père ? Si,

toujours un manoir au Taupinière.

Ta vedette habite au Taupinière ? Non, son père.

Donc, mon plan... Je ne comprends plus rien. Elle est à qui, cette maison ?

est à son père. Mais lui veut la vendre.

Je me demande combien ça peut coûter une maison autopilinaire. Je suis sûre que

ça doit valoir quelque chose. Même si moi, personnellement... Pardon.

Est -ce que tu peux te taire ? Parce que là, tu n 'arrêtes pas de le couper. Et

en plus, ce n 'est pas intéressant ce que tu dis.

Non. En fait, attends. D 'accord.

Merci. Non, mais ce que veut dire Véro... Ah oui, mais j 'ai très bien

Il était très clair, Véro. Donc, je voulais dire des choses intéressantes.

vais chercher le côté.

Elle nous embrouille, là. Non, non.

Donc ce que j 'ai fait, j 'ai sauté sur l 'occasion et ce que je lui ai

expliqué, c 'est qu 'il pouvait la vendre beaucoup plus cher et beaucoup

vite si on lui faisait un petit lifting.

À lui ? Non, au manoir.

Un petit lifting, une petite Renault.

Tu vois ? Donc comme ça, il peut se faire une grosse marge à la vente et du

coup, il ne peut plus rien nous refuser.

C 'est du win -win, non ? Il est bon ton plan, hein ?

Non, non, vraiment. Et là où t 'as raison, c 'est qu 'avec les vedettes,

pas... Jamais frontal.

Je suis obligé de faire le showbiz. Bah tu sais, j 'ai commencé à 18 ans, donc j

'ai développé des stratégies.

Café. Merci.

Tu prends du sucre, Véro ? Merci.

Non. D 'accord. On va le faire tant qu 'il est chaud. T 'as raison. Parce que s

'il y a une chance pour qu 'un type de ce calibre marche avec nous, faut pas la

laisser quitter.

C 'est ce que je dis.

C 'est ce que je dis.

Je l 'avais d 'abord connue comme Candide Candidate, puis comme la

insatiable de mes nuits.

Ah, mon bébé.

J 'avais peur qu 'elle se réveille.

Bonsoir, Jean -Pierre.

Oui.

Euh... On se connaît.

Oui, c 'est Lucie.

Le... Mais c 'était... Mais là, t 'es... Oh là là !

Tiens, tiens.

Ça tombe, non ? Ah ouais.

Tiens. Merci.

Excuse -moi pour tout à l 'heure.

C 'est avec l 'obscurité.

Je n 'ai pas reconnu. C 'était dans le noir.

Non mais t 'inquiète pas, ça fait en plus... longtemps.

Oui, oui, ça passe.

Comment tu as su que j 'étais ici ? C 'est ton concierge, à Paris.

D 'ailleurs, je ne sais pas ce que tu lui as fait, mais il était colère.

Ah, ben oui, c 'est ça.

Non, parce que moi, tu vois, j 'ai décidé de venir un peu ici, là, pour m

'oxygéner, pour me régénérer un peu, tu vois. J 'avais un peu besoin, parce qu

'après mon émission, j 'étais un peu, ben bon, un peu mal loin à expliquer.

Donc je suis venu ici pour écrire le livre, parce que j 'écris mon livre,

Tu veux boire quelque chose ? Ah oui, avec plaisir.

Très bien.

Quoi ? D 'accord.

Qu 'est -ce que tu veux ? J 'ai de l 'eau ? Oui.

De l 'eau, oui.

Merci.

Et ta mère, ça va bien ? Elle est morte il y a six mois.

Alors je me suis dit que c 'était le bon moment pour venir te voir.

Super. Ah bon ? Non.

C 'est pour ça que j 'ai décidé de quitter Bruxelles sur un coup de tête

Laila.

Laila, c 'est... Ta petite fille.

Elle est mignonne.

Elle est... Non mais tu vas voir, il est très simple,

très... Tu sais, c 'est le premier contact qui compte.

Le premier contact.

Dans 100 mètres, tournez à droite.

Dans 100 mètres, on prendra à droite. C 'est gentil, mais j 'ai entendu.

Oui, mais le temps du GPS, ce n 'est pas le temps de la vraie vie.

Il y a un décalage.

L 'arrivée à destination.

Faites encore l 'amour, moi, avec Mathilde.

Parce qu 'Alexis, lui, il prenait des pilules bleues, tu sais, pour faire mon

tilma.

Bricard et Mardon. Ce portail, c 'est un Bricard et Mardon. C 'est la Rolf des

portails, ça.

Regarde.

C 'est lui.

T 'as un programme ? T 'as quelque chose ? Je me dis que je trouverais bien un

boulot dans le coin.

Du boulot ? Tu veux dire du travail ? Oui.

Dans le coin ? Oui.

J 'ai besoin de changer d 'air, tu vois, d 'avoir un break, alors je me dis ici

ou ailleurs.

C 'est qui cette fille ? Elle est connue ? Ah oui, c 'est son mère de mort.

Euh, Lucie ? Euh...

Mais

c 'est sa femme ! Elle a quel âge ? Elle a 25 ans, quoi.

Ça, c 'est une choubise, ton père.

Il a bien 70 ans.

Oh oui, 70, t 'es gentil.

Pardon.

Je sais pas ce qui m 'a pris, j 'ai... Et voilà.

Bah tu vois, moi je pourrais pas. Me tourner dans les couches, je ne pourrais

pas. Des nuits sans sommeil, des nuits de gastro, des nuits de crise dentaire

tout ça.

T 'as des enfants ? Oh non !

Tu as compris pour le plan du car, là ? C 'est -à -dire que tu vas tout droit,

et c 'est au carrefour.

Là -bas.

Non, mais tout droit, 200 mètres.

Comment je vais lui dire que je ne suis pas son père ? Allez, viens, on y va, on

y va.

Jean -Pierre ! C 'est nous ! Qu 'est -ce qu 'il fout, là, lui ? Alain Morin ! Qu

'est -ce qu 'il fout, là ? Mais ce n 'est pas vrai, cette journée -là.

Jean -Pierre ! Jean -Pierre ! C 'est nous.

Je vois ça, oui.

Bonjour Jean -Pierre.

Bonjour.

Je vous présente Véronique, qui est mon associée.

C 'est elle qui sera chargée de la rénovation.

Là ? La rénovation.

Vous savez ce qu 'on s 'était dit hier lorsque je vous ai déposé rapport à

père, les travaux, la vente, tout ça.

Oh là là, pardon, mille excuses, mais je crois que ça ne va pas être possible,

surtout.

On a des problèmes, enfin un problème, surtout administratif.

Bon, je ne vais pas rentrer dans les détails, mais je ne pense pas que je

engager les travaux dans l 'immédiat.

Et vous ne pouviez pas le dire à mon considérant ? Ça ne se fait pas, ça,

le showbiz ? C 'est juste une question.

Oh là là, écoute -moi bien, toi.

Je suis un homme très occupé, figure -toi. Je ne pense pas que ce soit ni l

'heure, ni le lieu.

Pour parler du showbiz. Maintenant, si vous voulez prendre ce chemin -là, eh

bien, allons -y. Non, non, coque, non. Non, mais je demande, c 'est tout.

Vous devriez aussi tenir compte d 'une chose, c 'est que j 'y suis venu en

personne, hein, par pure courtoisie, par plaisir, n 'est -ce pas ? Voilà, de

façon à vous le dire de vive voix. Il a raison. Ce n 'est pas tout le monde qui

aurait fait ça. Oui, d 'accord. Ce n 'est pas tout le monde qui aurait fait

Mais si je peux me permettre, scusa, au téléphone aussi, elle est vive, la voix.

Excusez -moi, M.

Savard, j 'ai l 'impression qu 'on est parti du mauvais pied.

J 'ai repéré un petit bistrot pas loin. On pourrait peut -être... Non, merci, c

'est très gentil. Je vous invite pour me faire pardonner.

Cinq minutes, alors.

Alors, je dis

à Jean -Pierre, dis donc, Foucault.

Dis donc, c 'est ton dernier mot, Jean -Pierre ? Ce con, il me répond, et toi,

'est juste une question ? C 'est sympa, Foucault.

Jean -Pierre ? Alors écoutez -moi bien.

Jean -Pierre, c 'est l 'un des rares vrais amis que j 'ai eu dans ce métier.

Énorme. Avec Bruker.

C 'est un peu l 'ami de tout le monde, Bruker.

Oui, mais dans mon cas, c 'est vrai.

Ça fait longtemps qu 'on vous a pas vu. Vous êtes sur une nouvelle émission ?

Je fais un break.

J 'écris un livre.

C 'est marrant parce que sur Internet, ils disent que vous êtes fait virer.

Mais sur Internet, vous pouvez faire dire ce que vous voulez sur Internet.

C 'est pour ça que j 'ai abandonné tout ça. Moi, j 'ai quitté ce tralala.

Parce que, c 'est quoi le mentor ? C 'est celui qui passe les plats.

Regardez -moi.

Même quand j 'ai eu mon...

Mon set d 'or, là.

Ah, parce que vous avez eu un set d 'or ? Deux.

87, 92.

Ça, c 'est encore mieux. Mais, au fond, c 'est quoi un set d 'or ? Ben oui,

justement, j 'allais vous demander c 'est quoi.

Eh ben voilà, vous me posez exactement la même question que moi.

C 'est exactement, et c 'est le pourquoi je veux faire ce livre.

Pour bien montrer ce qu 'il y a derrière le masque. L 'homme.

Ah, l 'homme, le vrai Jean -Pierre Savarin. C 'est dingue.

C 'est dingue.

Alors, bon, moi, je vais prendre un petit dessert.

Un petit dessert. Un grand vitral. Excusez -moi, Jean -Pierre, mais avec

on vous doit la vérité. Si on est là, c 'est parce qu 'en fait, on voudrait vous

faire une proposition.

Une offre ferme.

En fait, on monte une boîte.

Attendez, attendez, attendez.

Vous ne voulez pas me dire que tout le manège autour de ma maison, le

du bus et tout ça, c 'est... Mais à coup de pas.

Ah non.

Non, non, mais c 'était pour vous approcher, Jean -Pierre. Ah non, non.

C 'est incroyable.

Vous m 'avez vu, là.

Avec votre air, je ne ressemble à rien.

Oh, j 'adore.

J 'aime les gens qui ont les couilles.

Pardon. Bon,

alors c 'est quoi ? Alors voilà, avec Véronique, on monte un

business de garde d 'enfants.

Voilà.

Alors évidemment, ça ne vous prendrait pas trop de temps.

Ce dont on a besoin par rapport à vous, c 'est un petit peu de temps pour faire

du celebrity marketing.

C 'est un peu comme ce que vous faites pour les appareils auditifs.

C 'est -à -dire que vous serez en quelque sorte l 'image de la société.

Genre, avec Savard, vos enfants sont bien.

On n 'a pas encore le...

Mais vous serez rémunéré. Il n 'y a pas de... C 'est pas du bénévolat.

C 'est vraiment du business.

Pour l 'instant, on est encore sur la levée de fonds. Mais on part sur un

global de 400 cas.

Avec les immobilisations.

Ça veut dire 1000.

Un quart du deal, ça vous irait ? Ça fait 100 000 euros.

Le problème, c 'est que si j 'en empêche, il va m 'en vouloir à mort. Et

laisse faire, je ne sais pas où ça va partir, son machin.

C 'est un rêveur, Alain. Il ne se rend pas compte.

Hier, il a fait venir une ancienne collègue à lui pour l 'entrer dans son

Une ? Tu as bien dit une ? Oui.

Ton mari, il te dit qu 'il va s 'associer avec une femme et toi, ça ne

rien. Non, ça ne me fait rien.

Je suis sûre de lui, Josie.

Je suis totalement sûre d 'Alain. D 'accord ? Ne dis jamais Fontaine.

Oui, mais je ne dis pas Fontaine.

Je connais mes classiques. Oui, mais moi, je te parle de mon inquiétude pour

Alain. C 'est pour toi que tu devrais t 'inquiéter, ma chérie.

Une.

Josie, arrête.

Putain, mais Leïla, elle en a rien à foutre de ta femme tentante, hein ? Ah,

'es rentré ? Je te rappelle plus tard, connard. Ah ben oui.

Ah ouais, mais c 'est mes rendez -vous, mon déjeuner d 'affaires. Mes associés

ne voulaient plus me lâcher.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ici ? J 'ai fait de la

déco.

Je me suis permis, j 'ai ouvert quelques mâles.

Tu aimes ? Bien, moi.

J 'ai un entretien d 'embauche demain dans une boutique, un truc éphémère.

Éphémère ? Formidable.

Oui, c 'est chouette, sauf que du coup, je ne peux pas y aller avec la petite.

Ça t 'ennuierait juste de la garder, c 'est une heure ou deux, et comme ça, ça

vous permettrait de faire connaissance ? Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe.

C 'est -à -dire que là, demain, j 'ai un emploi du temps de planning, mais

alors, t 'es dingue.

Et je ne pourrais pas, je crois, franchement, pardon, mais je... C

Ok. Je vais me débrouiller. C 'est bon. Ok.

Écoute, je peux peut -être me débrouiller quand même.

C 'est vrai ? Oui, oui, je crois que j 'ai un créneau l 'après -midi.

C 'est le matin ? Le matin aussi.

Attention, pas sur la route, hein ! Pas sur la route, hein, doucement ! Désolé,

j 'avais promis à ma fille, comme c 'est les vacances.

Calmez -vous ! Les enfants, là, ça suffit maintenant ! Vous écoutez votre

-père ou pas ? Pardon, j 'ai peut -être été un peu...

Non, mais au moins, ils sont calmés. Voilà, donnez -moi vos doigts, chacun.

voilà Jean -Pierre.

Jean -Pierre ! Ah oui, pardon, j 'ai des problèmes pour me garer, pardon.

Ça va ? Ah bah oui, soufflez.

Je vois que vous aussi.

Hein ? Ah bah oui, oui, je suis un peu de garde aujourd 'hui.

Parce que sa mère passe un entretien d 'embauche, alors c 'est pour ça.

Elle a quel âge ? Qui ? Bah, votre bébé, là.

Ah, six mois, un an.

Vous savez, c 'est très difficile à cet âge -là.

Ma bébé, elle est pressée qu 'on ouvre. Allez, on y va.

C 'est bien, vous êtes sages.

Regarde -moi ça.

Voilà, c 'est là où on fera toutes nos réunions. C 'est all inclusive.

Tu prends ce que tu veux, tu payes à la journée, et puis t 'es tranquille après.

Ça vous plaît, Jean -Pierre ? Ça me rappelle les studios.

Excuse -moi, on peut se mettre là ? Doucement, les enfants, doucement.

Tenez, voilà.

Excusez -moi.

Je suis en col, là. Non, mais c 'est pour mes petits -enfants, ne vous

pas. On s 'en occupe. Allez, les kids, je ne veux plus vous entendre.

Nous aussi, on monte une boîte.

Ah ouais ? Une boîte de quoi ? Pour les seniors, c 'est ça ? Non,

c 'est une boîte de garde d 'enfants.

Et ? Pour garder les enfants.

Non, mais le concept, c 'est quoi ? Alors, pour l 'instant, là, on est sur

levée de fonds.

Et on a la chance d 'avoir une grosse célébrité marketing pour soutenir le

projet. Qui ? Monsieur Jean -Pierre Savard.

Non, mais la célébrité.

Vous êtes probablement trop jeune, mais j 'ai présenté pendant 20 ans juste une

question.

Mais oui, ma grand -mère, elle vous regardait toutes les après -midi.

Elle va vous la saluer.

Malheureusement, elle est morte. Mais elle va vous kiffer.

Papy, on peut y aller faire pipi ? Oui, oui, bien sûr, les enfants. Mais bien

sûr, attention.

Allez, voilà, doucement, doucement. Vous faites attention.

Excusez -moi, monsieur. Oui ? Vous avez une application ou pas ? Parce que nous,

on développe des applications.

Bah oui, en même temps, une appli de garderie, c 'est genre Uber ou Doctolib.

peut carrément marcher.

C 'est vrai.

Véro ? Yes.

Yes, we can. We do.

Bah oui, parce qu 'il y a plein de parents solos qui galèrent. Donc,

faire garder son enfant en un clic, c 'est quand même vachement pratique.

Voilà, c 'est une très bonne idée.

Ce n 'est pas une très bonne idée, c 'est l 'idée.

C 'est l 'idée de base.

Voilà.

Papy ! Non, non, non ! Je ne comprends pas.

C 'est connu quand même, j 'ai juste une question.

On avait un taux de pénétration de dingue.

J 'ai moins de 25 ans.

Ça va ? C 'est trop lourd de le reprendre.

C 'est très recommandé le contact avec les bébés.

Ça régénère.

C 'est thérapeutique.

Jean -Pierre, je peux vous poser une question ? Oui, juste une.

Vous faites toujours l 'amour avec votre femme, vous ? Elle est mignonne.

Et voilà, ça y est. On est patron et associé. C 'est dingue, hein ?

Aujourd 'hui, on monte une société pour 200 euros, ce qui fait à peu près 67

euros chaque. Je peux te faire un virement ? Oui.

Pas mieux.

Évidemment, Jean -Pierre, je compte sur vous pour activer les réseaux. Mais bien

sûr.

Foucault ? Rucaire, peut -être ? Oui, oui. S 'il vous plaît.

S 'il vous plaît, il y a vos enfants fermés dans les toilettes.

Ils sont en train de tout inonder. D 'accord, d 'accord. Bon, il va falloir

trouver un autre endroit pour les réunions.

OK ? À tout de suite.

Oui.

C 'est pas eux qui viennent ? Ah non, écoute, s 'il te plaît, c 'est même toi

qui as proposé, t 'as dit que c 'était plus pratique.

Mais voilà, j 'ai pas fini, hein ! Mathilde, le rendez -vous de demain à la

banque, il est primordial ! Ça peut tout l 'enlever ! Aujourd 'hui, c 'est l

'anniversaire de ta petite -fille, hein, et je suis sûre que ton Savarin, il

passe pas ses week -ends à faire des tableaux Excel ! Mais c 'est pas qu 'on

demande ! J 'ai réparti les tâches en fonction des compétences de chacun,

chachou ! Mathilde, on parle de Jean -Pierre Savarin, d 'accord ? Il me donne

son image.

Voilà, alors je suis désolé, hein, j 'ai pas eu le temps de les brocher.

Parce que dimanche, j 'étais en famille.

Non, mais c 'est bien. Ah oui, d 'accord.

C 'est bien.

On est sûr de ça, là ? Ah oui, ça, je peux vous dire qu 'on est sûr de ça.

Jean -Pierre, il ne faut pas vous inquiéter. Vous ferez signe, OK ? D

Allez,

messieurs et madame. Je ne sais pas plus, messieurs, je m 'en fous.

Je sais comme je m 'en fous.

Alors, je m 'en fous, mais alors... J 'entends.

Je voulais vous dire que quoi qu 'il se passe dans cette pièce...

Je suis fier de nous.

Et euh... Et je suis fier de nous.

Ok ? Allez ! Allez, allez, allez !

Qu

'est

-ce que tu veux d 'être là ? Écoute euh... C 'est pas mal.

C 'est pas mal du tout.

C 'est cohérent.

T 'as bien bossé.

T 'as l 'air surpris.

Non, je suis pas surpris, mais... C 'est vrai que l 'idée de l 'appli, c 'est

porteur. En cas de besoin de ta personne, t 'es dans la merde avec tes

Chicken God.

Tout à fait.

Tout est dit.

Donc, ce sera vous trois les gérants.

Effectivement. Tout à fait.

Moi, je serai daf.

Oui. J 'ai toujours aimé ce mot.

Daft ? Oui, Daft, c 'est drôle. Tu te souviens du Daft chez Rocheteau ?

? C 'est qu 'il avait voulu me sauter.

Heureusement qu 'Alexis l 'a pas su, il l 'aurait défoncé.

C 'est drôle que tu parles de Daft, parce que c 'est que ça a été ma

voiture. Ah oui, c 'est la première voiture en Europe automatique, la

Après, c 'est une grosse boîte liaise, la boîte de camion, là, qui l 'a repris.

Mais quand je sortais dans cette voiture, c 'était l 'immeute, la

Merci Jean -Pierre, merci beaucoup.

T 'as eu le temps de te pencher sur le budget combine ?

Oui, oui, justement, oui.

Et vous les connaissez vraiment ? Jérôme, pardon, on parle quand même de

-Pierre Savard, ami intime de Jean -Pierre Foucault. D 'ailleurs, on nous

appelle les deux Jean -Pierre. Mais Jean -Pierre connaît aussi Michel Drucker.

C 'est un frère.

C 'est un frère.

Juste deux sets d 'or.

Même toi qui as raison, c 'est quoi un set d 'or ? C 'est un set.

Avec de l 'or.

Oui.

Moi, ce que je vois, c 'est que l 'idée est porteuse.

Mais là, au vu du dossier, pour mettre toutes les chances de notre côté, ce

serait bien de baisser les coûts, je ne sais pas, disons 10, 12 %. Attends,

Jérôme.

Ça veut dire que tu pourrais nous suivre ? Attends, Alain. Ce n 'est pas fait.

Il faut que ça passe par des commissions.

Il y a des gens qui vont se réunir.

Je peux te poser une question ? Oui, bien sûr.

T 'as de la merde dans les yeux ou quoi ? C 'est de la bombe, ce projet. C 'est

un cadeau qui te fait... C 'est une façon de le dire.

Vous savez pas où il est passé ? Vous savez ce qu 'il a enduré ? Vous savez ce

que c 'est que d 'être noir en France ? Martiniquais, en plus.

Tout le temps comparé à Francky Vincent.

Danser, zouker, danser... Et nous, les femmes, vous savez ce qu 'on endure ?

Depuis la nuit, il est temps !

Vous voulez dire de la coupe ? Mâle blanc de merde ! Patriarcat de merde !

Excusez -moi, Jérôme est de notre côté.

Ah, pardon.

C 'est un nouveau téléphone ? Oui.

Parce que si on met une application plate, je peux dire qu 'avec ce type d

'outil, il sera hyper réactif.

Il faudrait qu 'on ait chacun le nôtre.

Jean -Pierre, ça va ? Jean -Pierre.

Jean -Pierre, ça va ? C 'est le champ, j 'ai un portable.

Je suis désolé, vraiment. Pas de problème, Jean -Pierre. C 'est pas mon

Je voulais vous présenter ma maman. Bonjour, Jean -Pierre.

Bonjour.

Merci de votre fidélité, merci.

Vous faites des mots fléchés.

Très bien, très très bien.

C 'est formidable.

On va pouvoir commencer.

Alors Jérôme nous a demandé de réduire le budget de 10 -12%. Premier levier, le

local. Si on élargit les recherches à des zones moins coûteuses, on peut

effectivement baisser le coût du local.

Deuxième levier, si on réduit les assistantes maternelles et que nous on

main à la pâte, je pense que ça peut être tout bénef. Moi j 'ai. Oui

J 'ai un levier à proposer.

Ça serait de réduire les frais de bouche.

C 'est -à -dire ? Par exemple, quand on va au resto, optez plutôt pour la

formule plutôt qu 'à la carte.

Oui,

il faut renier.

Il est où,

le dé ? Merde. Ah, tu claques.

Tu es fatiguée, Leïla. C 'est bon qu 'on puisse bosser, là, enfin.

Déjà que j 'ai déjourné, tu vois.

En fait, là, franchement... Est -ce que tu peux la coucher, Gérard ?

Je reviens.

Non, mais...

Pardon,

je t 'ai réveillé. Je me lève à 6h.

Je suis désolé, j 'ai une dernière visite d 'un local à 22h.

Tu vas en bas.

Alors ça, c 'est... Moi aussi, je bosse.

Pour nous, je fais ça.

Quand j 'étais petit, ma maman, elle me chantait une

chanson en espagnol.

Tu aimes et tu aimes et maigris.

pas la suite parce que je me dormais avant la fin de la chanson.

Je ne connais que ça de la chanson.

Rassure -toi de ta tête, là.

De nombreuses fois, je me suis cogné ici, je te raconte pas. Si, raconte

Alors, viens. J 'ai rien de toi.

T 'as carrévé sur Internet, on sait tout, maintenant, aujourd 'hui. J 'ai

sur Internet pourquoi mon père a jamais cherché à me revoir.

Même si maman m 'a dit, je sais que c 'est elle qui t 'a foutu dehors.

Je sais pas, t 'aurais quand même pu chercher à me contacter.

Et qui te dit que j 'ai pas cherché à te contacter ? Avant, j 'avais peur de te

décevoir.

Je voulais l 'absent, quoi.

J 'imagine que ta mère, elle a dû en dire deux ou trois sur moi, non ? Ce qui

revenait le plus, c 'était menteur.

Égocentrique.

Et ton goût pour les petites candidates de 25 ans ? Bien sûr.

Oui, ça va, ça va. J 'ai eu mon grand... Allez, et cul sec, hein.

OK ? Elle

est en colère.

On y retourne ?

Véronique, ton concours, je ne comprends pas. Je ne sais pas ce que vous

fabriquez avec mon mari, mais il va falloir que ça s 'arrête. Tu m 'arrives

comme un coup de poing sur la gueule Le tour de Marie, filet tout droit devant

Notre rencontre est un accident Par contre, tu me parlais.

J 'avais mes machins.

Oh, Mathilde, ça me fait plaisir de te voir. Oh, Mathilde, je

revis.

Tu sais que ça fait deux ans que je ne vais pas aller faire mes courses.

Il m 'avait dit, les médecins, ça va être long. Et là, tout ça grâce à Alain,

me change la vie, cette boîte. C 'est une renaissance, je te jure. Je t

'embrasse.

Merci, merci.

De rien.

Mathilde, merci. De rien.

Je suis tellement heureuse.

Tu lui diras ? De ? Parce que je t 'ai dit, parce que j 'ose pas, je voudrais

pas qu 'il y ait de confusion.

Bon, je retourne à... Hé, on a du boulot, hein ? Ah ouais ? Ah ouais, non,

souhaite -nous bonne chance.

C 'est dingue.

Voilà. Alors, je n 'ai pas menti.

Ça, c 'est rien. C 'est l 'humidité.

Ça remonte un petit peu.

Alors, idéalement placé, tout près de la gare. Des bus, là, à deux minutes. Et

tout ça, à un prix défiant de toute concurrence. Venez avec moi, vous allez

voir. Alors, ici, un petit coup de blanc.

Ou rose.

On peut descendre des murs.

Ici, du rose.

Réunion.

Et là, le climax.

Oui. Pour la garde.

Là, c 'est la pièce maîtresse. On repose, je l 'éveille, on est bien.

? Chouette, hein ? Alors là, Alain, venez, là.

Je divise le prévisionnel par deux, quasiment.

Roche ! Bien ! Monsieur, monsieur, bonsoir.

Bas, bas, bas, bas. Oui.

Excuse -moi, tu m 'as fait peur.

Tiens. C 'est pour moi, ça ? Oui.

Mais... Tu fais quoi ? J 'enlève ma femme.

Allez.

Je te demande pardon, mon amour.

C 'était pas facile ces derniers temps, mais... On l 'a fait.

Ça y est.

La boîte.

Moins 18%. Je te promets que ça va aller maintenant.

Tu me fais confiance ? Oui, mais on va où ? Au bout du monde.

Ah d 'accord, le sale bout du monde, l 'Océanie.

Mais non, t 'es fou.

Désolé. Je ne comprends pas.

Le budget, moins de 18%. Ce n 'est pas une petite économie, quand même.

Je sais, mais ce n 'est pas à cause du budget. À cause de quoi ? C 'est parce

que vous vous embauchez vous -même.

Oui, mais c 'est normal. C 'est le temps qu 'on fasse un peu de trésor. Et

après, je peux dire qu 'on va l 'embaucher. Des assistantes maternelles,

nounous en veux -tu, en voilà.

Mais Alain, comment tu veux que des parents confient leurs enfants à trois

seniors ? qui n 'ont pas d 'expérience, qui n 'ont pas de diplôme. Attends

Géraud, tout le monde laisse ses enfants aux grands -parents, et les grands

-parents, ils n 'ont pas plus de diplôme ? Mais c 'est leur famille, ce sont

leurs petits -enfants.

Alors que vous, aucun d 'entre vous n 'est formé.

T 'as raison, c 'est ça la solution.

La formation, j 'avais pas pensé.

Il suffit juste de comprendre que les outils pédagogiques sont différents

l 'âge, ce qui paraît quand même un peu logique. La demande n 'étant pas la même

entre un enfant de 3 ans et un adolescent de 14 ans.

Celui de 14 ans va être beaucoup plus casse -couille.

Mais il y a une chance que celui de 3 ans vous fasse un petit petit dessus.

C 'est qui le chat, là ? Donc,

il faut bien prendre en compte le bien -être de l 'enfant et le développement

idéal. Pardon ? Oui ? C 'est quoi l 'idéal ? Est -ce que quelqu 'un peut

répondre ? C 'est quoi l 'idéal ? C 'est l 'indice de développement humain.

Est -ce que vous savez où est le taux le plus élevé d 'idéal ? Ça, je sais.

Je sais parce que j 'ai présenté un jeu.

C 'était juste une question et je pense me souvenir que c 'est Oslo, Norvège,

non ? C 'est la Norvège, je crois qu 'on peut l 'appeler.

J 'en suis bien, ça va.

J 'avais d 'autres vies, j 'avais des vies.

Ça va,

tout se passe bien ? Oui, oui, oui, c 'est super et c 'est...

J 'adore votre pédagogie, le côté ludique, comme ça... Elle tente pas

votre amie.

Vous savez, elle est pas très à l 'aise avec les hommes.

En tout cas, elle est très habile de ses mains.

Allez, Léo ! Ça

va ? Non.

Tiens.

Non, mais regarde l 'autre, là.

Ah Franck ! Il n 'arrête pas de me sourire.

Je lui fais de l 'effet.

Je ne suis pas le venu de Claire, ok ? Je ne veux pas faire de l 'effet.

Je suis là pour le boulot.

T 'as raison.

Je suis fidèle.

Je veux rester fidèle. Et c 'est valable pour toi aussi, Véro.

Véro.

Alors écoutez -moi bien.

C 'est pas parce que vous avez les cheveux qui se décoiffent

vent, une belle petite chemise blanche, et un jean qui vous va très bien que

vous avez une baisée.

Moi, je suis ici pour bosser.

Je le veux, c 'est pas faux.

Mais vous l 'aurez.

Alain, je veux pas être nitré, mais...

C 'est quoi son problème ? Elle est comme ça depuis que son mari est parti.

Le crabe ? Non, il n 'était pas malade.

Il s 'est barré avec sa secrétaire.

Un vrai coup de foudre. C 'était foudroyant. Le problème, c 'est qu 'elle

pas supporté. Un jour, elle a pété des plans. Elle est partie en HP, trois

Et elle a développé, comment ils appellent ça ? Une décomposition

psychopathologique. Ah ouais ? Oui.

Oui ? Madame Morin ? Oui ?

Ah bonjour, bonjour, je suis assez pressée.

Oui mais j 'en ai pas pour longtemps, j 'ai laissé des messages à votre mari,

mais j 'ai pas eu de réponse et comme ça j 'étais pressée. D 'accord.

Voilà, je voulais juste avoir votre feu vert pour faire un dernier virement de

votre livret A pour combler le découvert du compte courant.

Comment ça un dernier virement ? Attendez, il y en a eu d 'autres ?

! Vous avez la niaque pour des dents.

Parce que franchement, là, mon daron, il doit être sur mon canapé devant le fou.

La fidélité, la fidélité, enfin.

Non, mais franchement, Véronique, au XXIe siècle, ça n 'existe plus.

C 'était dépassé, là.

C 'était quoi, vos rêves ? Vous avez des rêves encore, aujourd 'hui ? De toute

façon, vu la planète toute pétée que vous nous avez laissée... On est tous un

petit peu responsables. Non, mais ça ne sert pas à grand -chose, quoi. Même le

papa... Ah non, mais dans 5 ans, les gens, ils ne font plus de gosses. C 'est

horrible. Essayez les réseaux sociaux, là.

Tu as des applis ? Il n 'y a que des dingues sur ces trucs -là.

J 'ai lu l 'histoire d 'une fille.

Elle avait rencontré quelqu 'un sur les réseaux.

Ils lui donnent rendez -vous un soir.

Elle va chez lui.

Très classe, très élégante.

Il avait mis des chandeliers. C 'était super beau.

Elle avait mis la table.

Elle aurait dû se méfier parce qu 'il n 'y avait qu 'une assiette.

Tu sais ce qu 'il a fait ? Il a bouffé.

Putain ! Laisse -moi finir l 'histoire.

Même si tu connais la chute.

Putain, les mecs, mais c 'est dingue, quoi ! Vous êtes chiants ! Attends,

Véronique, attends. C 'est pour ça que... Je suis toujours la vie de ma

retires ta main.

Allez les fraîchement diplômés, il faut y aller là ! Véro ! Mon nom est

Véronique ! Non mais attends ! Grèce de champagne en plus ! Et nous poursuivre !

Oh là là ! Monsieur, ça va ? Franchement, c 'est juste une photo, c

grand -mère. C 'est juste une photo pour ma grand -mère.

Merci.

Alors allez -y, allez -y. Véronique ! Mon père, une photo !

S 'il vous plaît, laissez -le.

S 'il vous plaît.

S 'il vous plaît. S 'il vous plaît.

S 'il vous plaît. S 'il vous plaît.

S 'il vous plaît. S 'il vous plaît. S 'il vous plaît. S 'il vous plaît. S 'il

vous plaît. S 'il vous plaît. S 'il vous plaît.

S 'il vous plaît.

S 'il vous plaît. S

'il vous plaît.

S 'il vous plaît. S 'il vous plaît.

Oh, merci Alain, merci.

Ça fait longtemps que je n 'ai pas caressé un volant, tu sais.

Parce que moi, on m 'a conduit toute ma vie.

Ça, c 'est le showbiz.

Showbiz, showbiz. Le showbiz, c 'est tout le panorama du showbiz.

Et là, je n 'ai plus de voiture. J 'habite dans le manoir de mon père

je me suis fait escroquer par mon ancien agent.

Sans compter ce que je vois au fisc.

Mon Dieu, ce que je dors.

En fait, j 'ai qu 'un seul set d 'or.

Le deuxième, c 'est de la rue qui me les arrive.

Parce que lui, il s 'en foutait les mains. C 'était un punk.

Mais pourquoi vous ne nous avez pas dit ça tout de suite ? Ah, mais pourquoi ?

Pourquoi ? Là, tu sais très bien comment ça se passe. On s 'emballe, on se

raconte et on dit des choses qu 'on ne devrait pas dire ou alors qu 'on n 'ose

pas dire. Et on ne dit pas ce qu 'on devrait. Enfin bon, voilà.

Tiens, ma fille.

Allez.

Allez, Jean -Pierre.

Non, mais ma fille.

Je devrais lui dire que je n 'ai pas son vrai père.

Ce n 'est pas le père de la petite. Non, mais non. J 'ai connu sa mère. Elle

était enceinte.

Sa mère, déjà qu 'elle était... Alors, voilà.

Elle n 'a pas dénié le dire.

Allez,

allez, allez, Jean -Pierre.

Mais tu ne crois pas qu 'elle est un peu petite pour comprendre ces choses -là

? Tu crois ? Je ne sais pas.

Il semble.

Enfin, moi, je crois que le mensonge...

Il n 'y a rien de pire dans une famille.

Tu as raison.

Tu as raison.

Seulement, il faut des couilles.

Ça fait longtemps que je ne sais plus où elle s 'en va.

Ça ne se perd pas comme ça.

Allez. Pardon, je suis désolé. Ne t 'inquiète pas, on est avec toi. On est

équipe. Jean -Pierre, on a un beau projet.

Oui, alors... Maintenant, il faut foncer. Allez, on fonce.

Oh, merde.

Au -delà, je suis confus. Mais t 'es con, surtout.

Je suis désolé, je t 'ai pas entendu ce matin. Il faut dire qu 'hier, on a fait

un peu la fête avec les copains du papa.

T 'as eu mon message ? On a tous été reçus.

Oui ? Franck.

Quoi, Franck ? Franck, du BAFA.

Je l 'ai appelé, on s 'est parlé.

C 'était magique.

Bon, je l 'ai invité à déjeuner.

C 'est super, Véro, ça.

Oui, oui, mais il faut que tu viennes faire le troisième.

Moi ? Ah non, non, non, je peux pas faire ça. Non, non, j 'ai pas le temps.

il faut que je boucle le dossier pour la banque et après, je fais ça. D 'accord,

j 'ai compris, tu sers à rien.

Chachou ! Ça t 'embête si on fait un petit crochet juste avant le cours ? Je

dois faire tigner des documents à Tavarin.

Allez, allez, c 'est maintenant, j 'en ai des couilles, des couilles, des

couilles.

Allez.

Je me suis entraîné, hein.

Pas beaucoup, mais un peu.

Bonjour. Bonjour.

Allô ? Lucie ? Oui ? Comment est -il ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? C 'est peut

-être moi de me dire.

Demain, bon, bonjour, quoi.

Tout va bien, alors. Tout à l 'heure, là, je me disais...

Ce serait bien que toi, Leïla et moi, on aille déjeuner dans un petit endroit

très sympa que je connais, un resto des paysans.

Voilà, c 'est là.

J 'aurais dû les enlever.

J 'ai faim.

Enjoy the meal.

Namasté.

Ça te plaît ? Oui, c 'est très beau. Moi, j 'adore l 'Indien. C 'est

gentil de nous avoir invités toutes les deux.

Tout le monde me disait que c 'était une connerie de

vouloir te retrouver.

Les gens disent beaucoup de conneries aussi.

Je ne regrette pas du tout.

Ça me fait plaisir.

Si ça te fait plaisir, il y a deux choses que je vais te dire.

La première, c 'est que tu sais l 'entretien que j 'ai passé pour le

Oui. Moi, je l 'ai eu.

Non ! Mais c 'est formidable.

Oui, c 'est chouette. Donc, je reste là, dans le coin.

Et la deuxième chose, c 'est que c 'est parce que j 'ai l 'impression qu 'on s

'est retrouvés, ou d 'ailleurs même qu 'on s 'est trouvés, du coup.

Mais... Je ressens l 'envie de t 'appeler papa.

Je crois que c 'est la première fois qu 'une femme cuisine pour moi.

Non. D 'habitude, c 'est moi qui cuisine.

C 'est si.

Moi, j 'adore cuisiner.

Vous aimez Garou ? Moi, j 'adore.

Il a été très important pour moi.

Il a accompagné toute ma vie.

Il me tient.

J 'ai envie de crier comme un nouveau -né, de hurler comme un animal

traqué, que l 'amour est violent, mais violent par -dedans.

L 'amour est violent,

que l 'amour est violent, violent par -dedans.

C 'est celui -ci dont je te parle.

Vas -y, je t 'écoute.

Excusez -moi, monsieur.

Juste une question.

Vous êtes bien, Jean -Pierre Savard ? C 'est vous ? Oui, c 'est moi.

Je suis fan, j 'ai suivi toutes vos émissions. Vous voyez, je suis en train

déjeuner, donc si vous pouvez continuer.

Ça m 'ennuierait qu 'on fasse un petit selfie.

Moi, je vais la prendre, la photo, ça me fait plaisir.

Merci,

je suis trop contente.

Souris, papa.

Voilà. Merci, merci.

C 'est très chic de votre part. Bon appétit.

Alors, qu 'est -ce que tu voulais me dire ? Ah oui, alors... En fait, j 'ai

secret à te dire.

Jean -Pierre ! Ah oui, sans donner le mot.

Ça, c 'est mon associé. Il vient me faire signer les documents.

Il n 'a pas une minute.

Bonjour, Jean -Pierre. Oui, bonjour. Bonjour, madame. Je vous l 'emprunte

vraiment deux petites minutes.

Voilà, c 'est des contrats. Tu pars à chaque page et puis tu signes à la fin.

Comme ça, pour le dernier rendez -vous à la banque, on est tranquille.

Elle est mignonne, votre petite.

Merci.

Vous avez des enfants ? Oui, oui, oui.

Je vais en profiter pour... Je vais vous présenter ma femme.

Avec plaisir.

Vous allez voir, elle est charmante.

Elle est gentille.

Elle est très, très gentille.

Mathilde ! Mathilde ! Viens, je vais te présenter Jean -Pierre et sa femme.

Qu 'est -ce qu 'il a dit, là ?

Oui, et si je peux me permettre de vous former un très beau couple. Il m 'a

beaucoup parlé de vous et de votre petite fille. Non mais attends. Ta femme

femme. Attendez. Je ne comprends pas.

Je ne sais pas ce qu 'elle fait.

Mathilde ! Mathilde, viens ! Il y a Madame Stavarin qui veut te rencontrer !

Mais tu ne vas pas croire. Mathilde ! Mathilde ! Mathilde ! C 'est ça ton

? Lucie.

Lucie, s 'il te plaît.

Lucie, s 'il te plaît, mais tu vas où ? Non mais attends, laisse -moi au

moins... Jean -Pierre, s 'il te plaît.

Tu as fabriqué.

Ce n 'est pas ma femme.

Ah bon ? Lucie ! Tu vas pas croire ça ? Arrête un peu, s 'il te plaît.

Ça va être super, ça, sur Insta. Mon père, Jean -Pierre Sabara, me fait

pour ta meuf parce qu 'il est vieux et albine. Mais c 'est un malentendu,

t 'as bien compris. Tu sais ce que c 'est, le malentendu ? T 'aurais pu

que t 'allais être mon père juste parce qu 'on avait le même sang. Lucie... Tu

me touches pas.

Véronique ? Oui, oui.

Ah, vous êtes là ? Oui, oui.

Ah, c 'est comme ça, ça fait un moment que... Enfin, je me... Tout va bien ?

Oui.

Oui ? Oui, ça va.

Mathilde, mais t 'étais où ? Qu 'est -ce qu 'il y a, Mathilde ? Je me suis fait

un sang d 'encre.

Mathilde, on peut parler quand même ? Tu

vois, quand t 'as eu ta grande idée, au début, j 'ai eu vraiment peur pour toi.

J 'ai bien vu, mais fallait pas... Laisse -moi parler.

Mais je me suis dit que c 'était égoïste de ma part de pas te laisser faire tant

de trucs. Parce que tu tombais tellement... Jusqu 'à ce que je m

t 'avais vidé nos comptes.

J 'ai pas vidé. Quel compte ? Le compte sur lequel on met toutes nos économies

depuis qu 'on est mariés.

Ah ça, mais ça ne fait rien du tout. C 'est juste le temps que la banque nous

finance, Jérôme débloque les fonds, et puis après je fais des virements et je

rends flou.

Oui, tu rends flou.

Je m 'en fous moi de l 'argent.

Ce qui compte, c 'est ce qui représente.

Cet argent, c 'est notre voyage.

À tous les deux.

Quand on sera libres.

Et à la place, tu montes une boîte, mais on va partir quand ? Dans 15 ans ? Et

tu montes une boîte pour te sentir utile et vivant, mais... C 'est pas moi qui

te rend vivant.

Je suis où, moi ? Tu sais,

je peux te trouver un poste. C 'est facile, je suis actionnaire majoritaire.

Et puis on va devoir embaucher, tu sais, donc...

Mais qu 'est -ce que j 'ai dit, Mathilde ? Je sais plus qui tu es, alors.

Je crois que c 'est mieux si on se voit pas pendant quelques temps.

Mathilde ! Tiens, Jérôme.

Dis -moi, c 'est quoi ce dossier morin, là, ces histoires de baffards ? Tu m

'expliques ? Comme il en fallait un diplôme, il a trouvé cette certification

pour pallier.

Je croyais que t 'en avais terminé avec ces guignols, moi.

Non, mais attends, j 'ai conscience que c 'est un dossier atypique, mais le

concept, il est bon.

Je connais Alain depuis longtemps.

Pour nous, franchement, c 'est pas grand -chose.

Et pour lui, putain, pour lui, ce serait...

J 'ai failli, hein ? Regarde

la larme, là.

Non, mais Jérôme, faut que tu te reprennes, là. D 'accord ? Allez, arrête

faire dans le social.

Et puis détends -toi, j 'aime y aller sur le coup.

C 'est dommage parce que c 'était une belle idée, cette histoire de crèche en

clic. Moi -même, j 'ai deux enfants en bas âge et je vous avoue que c 'est le

genre de garderie qui m 'aurait bien rendu service.

Moi, ça me fout dans la merde aussi.

Bon, écoutez, je ne sais pas quoi vous dire. Je suis désolée, monsieur Morin.

Monsieur Morin.

Je suis désolé, je veux voir Jérôme.

Je pense que vous n 'avez pas bien compris ce que je vous ai expliqué tout

'heure. C 'est moi qui ai repris votre dossier. Vous savez, j 'ai même essayé

le vendre à des banques plus jeunes qui vont sur des projets comme le vôtre,

mais ça ne passe pas. C 'est pas possible.

Avec Jérôme, on a bâti une relation de confiance.

C 'est ce que c 'est la confiance.

Et on a répondu, il me semble, à tout. Toutes vos demandes. Toutes. On a même

fait le baffin. Je comprends tout à fait votre frustration, mais c 'est comme

ça, on ne peut pas revenir en arrière. Ecoutez, mademoiselle, vous êtes bien

gentille. Je vous ai déjà dit madame, et maintenant je vais vous demander de

vous calmer, de sortir de l 'établissement, s 'il vous plaît. Je ne

'ici, vous allez chercher votre supérieur.

Je vais savoir, s 'il vous plaît, raisonner votre ami, parce que là, ce n

pas possible. Je n 'arrête pas de raisonner, c 'est vous qui l 'énervez.

Je peux vous dire quelque chose ? C 'est une honte ! C 'est une honte ! Bon,

écoutez, madame.

On est calme, on est calme. J 'appelle la sécurité.

Mais appelez -la, la sécurité.

J 'appelle la sécurité.

Non, madame, ne faites pas ça, je vous en supplie. Je vous en supplie. S 'il

vous plaît. J 'ai mis tout ce que j 'avais dans l 'hôpital.

S 'il vous plaît, restez là.

S 'il vous plaît, il y a des gens qui vous regardent.

Sinon... Je suis désolée, monsieur Morin.

Si t 'as besoin, je suis là.

Merci.

Merci à toi.

Jean -Pierre ? Mais il

est là, mon chien ! Quelle surprise ! C 'est gentil d 'être venu.

Je vais y aller.

Ça m 'a fait du bien, parce que je peux te dire...

Non, une connasse.

Ça, je ne sais pas comment dire le contraire.

En

fait,

elles sont retournées à Bruxelles, toutes les deux.

En fait, elle m 'en veut pour un truc que j 'ai pas fait, quoi.

Ah, ben, je vais pas leur courir après, hein. Non, c 'est toi qui me l 'as

appris, hein.

Non, non, moi, je leur dois rien.

Ah, dites -moi, c 'est normal, ça, le teint qu 'il a, là, il est un peu...

Votre papa est en train de partir.

Le médecin vous attend dans son bureau.

Prenez votre temps.

Il est de la chance de vous avoir.

Comme j 'ai un peu de temps en ce moment, je vais pouvoir venir te voir

souvent.

Il faut que j 'en profite parce que le temps, ça va repartir.

Ça va repartir.

Ça va repartir.

Allez.

Nicole ! Oui ? Il y a un monsieur noir qui est en train de tout casser dehors.

Comment t 'as tout cassé ? Oh, t 'es pas vraie, ça. Viens avec moi, Elisa. Viens

avec moi.

Tu m 'auras ? Laissez ce bâton, regardez -moi ! C 'est là, c 'est là ! Laissez

ce bâton ! Ok, ok, on recule.

Le portail s 'ouvre.

Regardez ! J 'en ai rien à foutre ! Lâche ! Lâche !

Appelle la police !

C 'est bon, tu t 'es calmé ? Attends, je t 'apporte des choses à faire.

Ben, Alain.

Ben alors, je peux pas te laisser seule cinq minutes, c 'est ça ?

Alors ? Merci Jean -Pierre, merci d 'être là. Qu 'est -ce qui t 'est arrivé

sais pas, je voulais juste aller promener ma mère dans le jardin.

C 'est celle qui t 'a mis dans un état pareil ? Ça et... Et puis tout le reste.

Qu 'est -ce que je vais faire maintenant ? Tu sais Alain,

bon, tout le reste, ça je peux rien faire.

C 'est clair.

Mais j 'ai un jardin, maintenant.

Je suis désolé.

Allez,

viens, on va prendre l 'écart.

Allez, allez, allez. Tu enlèves la tête, hein ? Ah ben oui, c 'est pas fini.

On tombe, on se relève.

Regarde -moi. Mon père est parti.

Lucie, elle est là aussi. Et j 'ai pas dit mon dernier mot.

Et tu sais que Guy Lux, c 'était pas ses vrais cheveux. Ah oui ? Non.

Et il jouait aux courses.

Eh ben, il est tombé dix fois.

Il s 'est relevé onze fois. Tu tombes, tu te relèves. Une fois de plus que tu

tombes. C 'est trône.

Pareil. Tous les gants sont tombés. Même Nicolas.

Tous.

Départ à destination de la Havane.

Embarquement immédiat. Oui, ma chérie.

Ouais, maman, c 'est moi. J 'ai une galère, là. Tu pourrais me rendre un

service, s 'il te plaît ? Oui.

Tu pourrais aller chercher les enfants ?

Je termine dans une heure, ça ira ? Ils sont où, là ? Avec papa.

Chez Savarin.

Ah, non, non, non, non. Non, non, je vais pas chez Savarin, moi. Non. Non,

maman, c 'est un service que je te demande.

Bon, après, je sais que c 'est pas mes affaires, mais tu crois pas qu 'il

temps que tu lui reparles ? Ça commence à faire long, là.

Écoute, je pensais qu 'il avait retenu la leçon.

Je sais pas ce qu 'il trafique avec ce type.

Bah, va voir, comme ça, tu sauras.

Mais ça fait plaisir de te voir. Mais qu 'est -ce qui se passe ici ? Rien.

Pourquoi ? On ne sait rien. Pourquoi ? J 'ai soucié mes petits -enfants. Bon,

suis -moi. Au revoir.

Salut les jeunes. Salut Véro.

Bonjour Véro. Salut Bobo. Bonjour madame. Comment vas -tu ? Très bien et

Ça fait très bien chez les enfants ? Oui, oui.

C 'est quoi cet endroit ? Ça pourrait s 'appeler le rêve d 'Alain.

C 'est un petit endroit tranquille où tout le monde peut venir pour

à s 'écouter, à mieux se comprendre.

On va où ? Calme Mathilde, calme.

Regarde.

Alors on fait du théâtre, de la musique.

On a même un jardin partagé.

Avec des très bons légumes.

Je sais que tout ça, il l 'a fait aussi pour toi.

Salut les gars.

Bah t 'étais où mon amour ? Je t 'ai cherché partout. Eh oh, tu te calmes.

Mais t 'as pris la confiance ou quoi toi ? J 'emmène Mathilde voir Alain.

Tiens, c 'est par là.

T 'attends.

Merci.

Jamais tu me parles comme ça toi.

Ouais, enlève le nœud. Hop là.

Alain ? Carole, t 'as pas prévenu ?

Deux.

Je viens chercher les enfants, elle a un empêchement.

Pour ma mariée, je te laisse.

Moi, rien. C 'est parce que Jean -Pierre m 'a proposé un jardin pour promener ma

mère. Alors, voilà. Et puis, du coup, on a parlé travaux.

Alors, moi, ce que j 'ai fait, j 'ai recontacté Véronique, qui elle -même a

recontacté deux, trois personnes pour nous aider.

Deux, trois personnes, tu te rends compte ? Oui, c 'est vrai qu 'on a eu un

super bouche à oreille. Alors, du coup, on a monté une association pour gérer le

lieu. Et puis là, ça marche, il y a du succès.

Jean -Pierre ! Oui, Jean -Pierre ! Oh !

Alors, je te présente Mathilde. Non ! Ici, c 'est ma femme.

Math ! Alors là, madame, vous ne pouvez pas savoir l 'honneur que...

Franchement, j 'ai... Allez, on s 'embrasse, tiens.

Ça alors, ça alors.

Vous savez, feu, mon père, paix à son âme.

Il disait toujours, derrière chaque petit homme se cache une grande nave.

Voilà.

Jean -Pierre.

Oui ? Votre taxi est arrivé.

Il va de chance.

Alors ça y est, c 'est le grand jour, tu vas enfin parler à Lucie.

Pas trop angoissé ? Un peu, quand même.

Enfin bon, il y a un monde dans la vie où il faut arrêter de se mentir. Il faut

regarder la vérité en face.

J 'estime que ma fille Lucie, elle a bien le droit de connaître la fin de l

'histoire.

Bon, je ne vais pas vous ennuyer avec ces histoires -là.

Je vous embrasse.

Ah oui.

Oui.

Il faut y aller, le taxi. J 'arrive ! Voilà, tenez.

Merci, merci.

Et merci beaucoup.

C 'est moi qui te remercie. Non, non. Ah, si.

Voilà.

Non, pardon.

Messieurs, dames, je vous salue tous.

Au revoir.

Attention, Jean -Pierre. Attention, Jean -Pierre.

Allez, on y va. C 'est pour

les grands. Allez, allez.

Allez, on va rester, on va rester, s 'il te plaît.

D 'accord, d 'accord.

Alain, il y a votre maman qui vous attend sur la gare.

Je vais la chercher.

Merci.

Je t 'accompagne.

D 'accord.

Tu sais, pour l 'argent pour Cuba, je vais trouver une solution.

Je sais pas encore comment, mais je te promets que je vais trouver.

J 'ai déconné.

Je vais me rattraper. Alain.

Tais -toi.

Ça va, maman ? C 'est bon, la merde.

Ouais, c 'est beau.

C 'est beau, la mer.

Alors ? Oui.

Eh, t 'es bien, ton plan.

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