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Original subtitles

WWW.MY-SUBS.CO

1 En matière de justice criminelle

le peuple est représenté par deux entités distinctes mais d'importance égale :

la police, qui enquête sur le crime

et le procureur général, qui poursuit les criminels.

Voilà leurs histoires.

Tu fais des arrestations 3 ou 4 heures avant la fin de ton service

puis, le type du 124 te relève de ton service.

Tu rentres tôt à la maison, et t'es payé à rien faire.

Là-bas.

- Elle essaie de le planter. - Non, elle lui met du parfum.

Et maintenant ? Il lui propose de monter ?

Une unité 2-7 disponible.

2-7, Davis.

Secteur Davis, au 22, 88e. Une agression, un homme à terre.

Il y a eu des coups de feu.

Inconnu au bataillon. Touché en plein cœur, de face.

On l'a volé ?

Ils ont oublié ceci dans sa veste.

- Gleason's Gym. C'est un fan de combats. - Tu travailles seul ?

Par ici.

- Un 32 automatique. - C'est pas le style d'un agresseur.

Remettez-le à l'endroit exact où vous l'avez trouvé.

- Ton beeper ne marche pas ? - Il n'était pas utile pour ce que je faisais.

Alors, Carillo, toujours à remuer les preuves sur les scènes de crime ?

Avant que vous ne les piétiniez toutes, pourrais-je avoir un dessin ?

Briscoe est ton nouveau binôme ?

- C'est temporaire. - C'est ce que tu espères.

Qui a pris l'appel ?

- Tu prends des notes ? Je ne me relis pas. - J'ai mon propre bloc.

- Vous êtes arrivés rapidement ? - Assez.

On était à l'angle de Broadway et Murray.

- À vous goinfrer de beignets ? - On était à un feu.

C'est dans votre périmètre.

Quand vous êtes passés, avez-vous vu quelque chose ?

Rien. La rue était calme.

Un instant.

Briscoe, qu'est-ce que vous foutez, notre problème, c'est pas les beignets.

S'il y a du sucre sur leurs uniformes, si !

Vingt personnes regardaient les ralentis...

J'étais occupé à servir le dernier verre.

- Vous avez entendu un coup de feu ? - Ouais, ça a fait un blanc.

Aussi, pour calmer tout le monde,

je suis sorti jeter un coup d'œil. Un gars était allongé par terre.

Autre chose ? Une voiture ?

La rue était vide. Le mec qui l'a eu avait déjà filé.

Et vos clients ? Quelqu'un le connaissait ?

Pendant que j'appelais les flics, c'était la débandade ici.

Pour autant que je sache, c'est juste un type qui traînait dans la rue.

Tu sais Logan, ça ne me fait rien qu'on t'ait jeté un sort.

Ah oui ?

Deux partenaires blessés. On dirait que tu as la guigne.

Mes ex-femmes sont ravies que je travaille avec toi.

Elles pensent à tort que j'ai une assurance en or.

N'oublie pas que c'est un boulot temporaire.

Dès que mon équipier sera sur pied, tes ex-femmes seront déçues.

Bien. J'aime les matchs courts.

Mais ne me demande pas de passer la porte en premier.

Il y a belle lurette que j'évite les risques.

La victime avait des tickets du Gleason's Gym.

Vous devriez venir samedi soir. Vous connaissez Kid Moran ?

- Ouais, le type mou de la mâchoire. - Il est bon maintenant. Doc l'entraîne.

- Kid a plein de fans. - C'est l'un d'eux ?

Je ne sais pas.

Quelqu'un lui a donné 4 places pour samedi soir.

On devrait demander à Doc. Il est physionomiste.

Doc, regarde.

C'est Tommy Duff. Celui qui ne parie pas sur les minorités.

Hormis offenser les défenseurs des droits civiques,

a-t-il offensé un bookmaker ?

Les jeux d'argent sont interdits. On ne sait rien.

Et Tommy n'a jamais misé plus de 20 $.

Savez-vous où il habitait ?

Il y a quelques années, il venait souvent avec sa femme.

sur les quais.

Tommy et moi étions séparés depuis 10 ans, sans avoir divorcé.

Vous connaissez l'Église.

Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

Il venait prendre son petit-déjeuner tous les 36 du mois.

Il portait ses habits du soir, pour me faire enrager.

- Pourquoi enrager ? - Tommy était un charmeur.

- Du genre ? - Du genre à faire les bars, courir les jupons.

- C'est sûrement ce qui l'a tué. - Moi, ça ne m'a pas tué.

Au moins, il a arrêté de boire, à cause de son ulcère,

mais il n'a jamais eu de respect pour le mariage.

Il est sûrement tombé sur un mari jaloux.

Quid de la femme jalouse. Où étiez-vous hier soir ?

J'étais avec Monseigneur Ryan,

à discuter avec sa Sainteté au sujet de ma mère.

Vous le trouverez au diocèse.

Et les projets professionnels de Tommy ?

Il ne m'en parlait pas.

Il a pourtant dû vous donner une pension.

C'était quand il voulait. Je devais toujours lui réclamer l'argent.

Où le trouviez-vous ?

Il avait un bureau dans un vieil immeuble près du foyers des Norvégiens.

De 43 à 45, il y avait plein de belles femmes ici.

Elles travaillaient en usine pour faire des viseurs.

- Depuis la guerre... - Tommy recevait beaucoup ?

Il vendait de l'alcool et des cigarettes dans les bars alentour.

- Qui le fournissait ? - Des gars avec des camionnettes.

J'aidais parfois, en échange d'un peu de fric.

- Ce sont les bars qu'il approvisionnait ? - Ouais, dans toute la ville.

Regarde ça, P.J. Smyth,

où Tommy Duff n'était qu'un type qui traînait dans la rue.

Mettez-vous à ma place. On dit qu'un client a été tué.

On y pense. Les gens ont peur de venir ici.

Écoutez.

Ce sont des preuves pour moi. Je passe un coup de fil, et c'est fini.

Je ne sais pas où Tommy trouvait l'alcool. Pourquoi lui demander ?

Pas s'il faisait un bon prix. Il venait avec qui ?

Il venait le jeudi, seul. Il prenait un verre.

Je lui offrais des verres. Je lui faisais plaisir.

Son plaisir était important ?

- Bonne volonté, respect. - Respect.

- Je vais passer ce coup de fil. - Quoi ?

Du respect pour un alcoolo qui crèche dans un trou à rat ?

On dit qu'il était lié au Milieu.

Il récoltait le fric pour Jimmy Scanlon.

Le Jimmy Scanlon qui s'est mis dans la poche

la moitié du conseil municipal.

Mis en examen pour racket. Jamais condamné.

Une chance d'Irlandais, Kevin ?

Si vous voulez tout embarquer ici, emmenez-moi avec.

Je ne vous dirais plus un mot sur Jimmy Scanlon.

TRANSPORTS SCANLON 343, 11e AV. - VENDREDI 25 SEPTEMBRE

Je suppose que vous n'êtes pas ici pour emprunter une salle

pour le fonds des veuves de policiers.

Il s'agit de la mort d'un certain Tommy Duff.

Tommy Duff ?

J'en connais une douzaine. Dites-m'en plus.

Celui-ci a été tué la nuit dernière

près d'un bar appelé P.J., rue Murray.

Tué dans la rue ? Cela limite le champ des possibilités.

On dit qu'il portait des paquets pour vous.

Précisez ce que vous entendez par "paquets".

Je suis aussi un peu perplexe. Éclairez la lanterne de M. O'Hagan.

Dois-je expliquer le terme de "sbire" à Jimmy Scanlon ?

Chaque restaurant ou bar du Queens paie pour votre protection.

Si vous savez lire, regardez ce mur.

Ce sont des distinctions de chaque administration de cette ville.

Les seuls paquets portés sont pour les ventes de charité que je soutiens.

- Comme le Père Noël ? - Oui, comme le Père Noël.

Et Tommy Duff n'était pas un de mes elfes.

L'identification a été confirmée.

Thomas Xavier Duff. Né le 3 janvier 1935 à Boston.

Il a des antécédents.

Pourquoi tu fouilles là-dedans ? C'est le bureau de Phil.

Je n'utiliserai qu'un tiroir.

Quel intérêt ? Il revient dans le mois.

Le conseiller Levin m'a gueulé dessus pendant une demi-heure

à propos de ce que Jimmy Scanlon avait fait pour cette ville.

Est-ce que j'écoutais ça pour rien ?

Les antécédents de Duff. Ça sent la vendetta.

11 arrestations. Jeux d'argent, extorsion, agression.

Il manque juste l'adultère. Sa femme a dit qu'il jouait de la braguette.

Les Italiens et les Espagnols tuent par amour. Les Irlandais pour le fric.

Demain, tu pourrais revenir

avec autre chose que des injures raciales.

Prouve que Scanlon est impliqué, ou laisse-le tomber.

C'est quoi les nouvelles ? Est-ce que Phil va revenir ?

- C'est quoi ton problème ? - Aucun, je voulais juste...

Tu t'adaptes mal au changement.

Ça veut dire quoi ?

Je me souviens de l'arrivée de Phil.

Ce n'est pas toujours le coup de foudre avec toi.

Ça va. Je veux juste savoir combien de temps ça va durer.

Et moi, pendant combien de temps ma belle-mère vivra chez nous.

Je ne sais pas, mais j'apprends à aimer son rôti.

Tu pensais que les beignets étaient insignifiants ?

Ouais, quoi ?

Le gros flic plein de sucre a dit qu'ils étaient passés devant le bar à 2 h 15.

Son équipière dit que c'était à 1 h 45, avant la fermeture.

Il était peut-être 2 h 15.

Vous voulez dire qu'il était l'heure que lui a dit qu'il était.

Arrêtez de l'embrouiller. Vous pensez qu'on ment ?

Libik, dans votre dossier, il est dit que "menteur" est une vocation.

Vous feriez mieux de cracher le morceau.

Vous risquez le conseil de discipline, et votre carrière.

O.K. On l'a vu avant qu'il ne soit tué.

Il est sorti d'un bar. Il suivait une femme.

J'ai cru qu'il l'ennuyait, alors on a ralenti.

- Il voulait son numéro de téléphone. - Elle voulait qu'il parte.

Elle riait de ses blagues. C'était anodin.

Adams, riait-elle ?

Elle a souri, pour lui faire plaisir sûrement,

mais je pense qu'elle avait peur.

- Peur de lui ? - Je ne sais pas.

Peur de quelque chose.

Ce type a plein d'antécédents, mais aucune agression.

Elle a peur de quoi ? D'un couplet de Danny Boy ?

Et si elle savait que son mari jaloux la cherchait.

Elle part. Tommy la suit.

Le mari les trouve dans la rue, et bang.

Un coup dur pour les valeurs familiales.

Ils veulent rentrer, pourquoi pas. Mais quelqu'un l'a vue au bar avec Duff.

Peut-être un habitué qui sera là ce soir.

Oh oui. "Salut, l'un de vous était là quand le type a été buté ?"

Je doute que quelqu'un coopère.

- Salut, Nicky. - Salut, Lennie.

Briscoe, qu'est-ce se passe ? Pas d'addition ?

Ça va. Le type du resto est mon indic.

Et moi ? Je contemple mes raviolis pendant que tu te fais rincer ?

Il me croit corrompu. Alors, il me fait confiance, O.K. ?

Salue Phil de ma part.

Tous les internes sur place sont attendus au poste 5.

Papa Ours.

Alors, le planqué, t'as réussi à obtenir 10 heures de sommeil.

- Qu'est-ce que t'as apporté ? - Ce sont les cookies italiens

que tu veux toujours manger alors que tu ne peux pas.

Biscotti Amaretti.

Je pensais fêter ça. Le médecin dit que tu es tiré d'affaire.

Je garderai sûrement une faiblesse dans les jambes.

Quelques nerfs près de ma colonne sont endommagés.

Bon, un peu d'exercice et ça ira.

- Je me débrouillerai. - Ouais.

Je ne serai plus jamais dans la rue avec toi.

Ce que je veux dire,

c'est que malgré les soins...

en tant qu'équipier, je ne serais pas à 100 %.

Une minute, Phil. Chaque effort que tu fournis est suffisant.

Pas pour moi.

L'inspecteur en chef m'a proposé un poste administratif au 110.

Oh, qu'est-ce que je peux dire ? C'est...

C'est une belle augmentation.

Ce n'est pas la question. C'est...

- Elaine, comment vas-tu ? - Bien.

- Ça fait plaisir de te voir. - Il va mieux.

N'est-ce pas formidable ? Qu'ont-ils dit ? Deux, trois jours ?

- Il est de retour à la fin de la semaine. - J'ai parlé du 110 à Mikey.

Ce sera bien pour la famille.

Proche de Forest Hills. On pourra déjeuner ensemble.

C'est super, je suis...

Je suis heureux pour vous deux.

- Qu'est-ce que c'est que tout ça ? - J'ai pris les relevés de C.B. du bar.

Tu as des noms ?

Ouais. Quelques-uns.

- Tu vas leur envoyer des cartes de vœux ? - Je t'attendais.

Je veux bien chanter des télégrammes. Tu veux te taper la liste ?

Tommy Duff ne sera pas classé sans suite.

Tu peux attendre cinq minutes ?

Vas-y. Rentabilise ton assurance-vie.

D'accord.

BARNETT & BARNETT, COMPTABLES 299, PARK AVENUE

LUNDI 28 SEPTEMBRE

On s'occupe des plus grandes églises et fondations religieuses de la ville.

Mes employés n'apprécieraient pas que je fréquente les bars.

C'est généralement le cas.

Vous vous souvenez de lui ?

- Je ne crois pas. Non. - Vous savez, M. Ennis,

vous avez le défaut de la plupart des gens honnêtes. Vous mentez mal.

Mon travail. Cette société ne tolèrera pas d'indiscrétions.

Bien sûr. On peut être très discrets, au poste.

Bien sûr, ça va prendre toute la nuit.

Pourquoi ne pas lui montrer les clichés de nouveau ?

Je l'ai vu.

L'avez-vous vu parler à quelqu'un ?

Une femme est arrivée seule,

bien faite. Ma femme est plutôt enrobée.

Je lui ai offert un verre, mais elle l'a repoussé avec un regard noir.

- Puis, il est arrivé. - Et quel type de regard l'a accueilli ?

Avant de partir, je les ai vus s'embrasser près des toilettes.

Bien sûr que j'y étais. Qu'ai-je fait ?

Ai-je dansé nue avec un abat-jour sur la tête ?

Je vous jure les gars, je ne me souviens vraiment pas.

Et de lui ?

- C'est Tommy. - Vous connaissez Tommy Duff ?

J'avais l'habitude de le voir au P.J.

- Êtes-vous partie avec lui jeudi soir ? - Est-ce que... Non.

Non, ce n'était pas moi. Ma conception du plaisir avec Tommy,

- s'arrête à la porte. - Et qui va plus loin ?

Sûrement quelqu'un de plus disponible.

À quoi ressemble-t-elle ?

Écoutez les gars, je n'ai pas fait attention.

Ouais, comme je n'ai pas remarqué

si le type dans la douche avec ma première femme était un vrai roux.

Elle était blonde.

Elle n'était pas terrible, mais superbement maquillée.

Du genre ?

Comme un mannequin ou une actrice.

Je l'ai suivie aux toilettes des dames.

Quand je lui ai dit que j'admirais son maquillage,

elle a claironné que c'était du Jacques Dessange.

- Qui ? - Jacques Dessange.

Ils maquillent au salon. J'épargne pour me l'offrir.

Chez Jacques Dessange, nous avons un concept global.

On repense les femmes avec des produits adaptés à leur peau.

Vous voulez dire qu'on ne trouve pas ces trucs dans un supermarché ?

Jamais.

Gardez-vous un registre des femmes que vous repensez ?

Oui, il est confidentiel. Je ne veux pas gêner nos clientes.

Suzanne, on est sur la même longueur d'onde, d'accord ?

Vous ne voulez pas qu'on appelle toutes vos clientes ?

Bien sûr que non.

Si vous ne nous donnez pas les infos, on devra les obtenir d'elles.

Voici ce qu'on garde de chaque cliente.

- Des photos. - De chacune, avant et après.

Le labo a appelé.

Ils ont trouvé du maquillage Jacques Dessange sur le visage de Duff.

- Où en est-on avec ça ? - C'est presque fini.

Personne n'a encore jailli.

Non, désolée les gars.

Les femmes échangent leur maquillage ? Elle l'a peut-être eu d'une amie.

Je ne crois pas. J'étais juste à côté d'elle.

Nous nous regardions dans le miroir. Son maquillage était parfait.

Je suis sûre qu'il a été fait par un professionnel.

Peut-être un professionnel de chez Jacques Dessange.

C'est elle.

Je suis l'inspecteur Logan, et voici l'inspecteur Briscoe.

- Pouvez-vous me donner votre nom ? - Mary Kostrinski.

Puis-je téléphoner à un avocat ?

33e CIRCONSCRIPTION MERCREDI 29 SEPTEMBRE

Qu'est-ce que c'est ? Un casting pour la Star Académie ?

Oui, et le vainqueur gagne un séjour de 25 ans en taule.

Vous essayez de nettoyer les bas-fonds du secteur ?

Pas une seule ne ressemble, de près ou de loin, à ma cliente.

C'est elle. Le numéro trois.

Vous avez entendu. Les deux agents l'ont identifiée.

Édifiant. De plus cela n'a aucune valeur.

Cela signifie que votre cliente intègre la scène du crime.

Mary Kostrinski sortait d'un bar, ce qui, depuis la prohibition, est légal.

Plusieurs témoins l'ont vue embrasser goulûment la victime.

Sûrement, un ou deux parmi 40 ou 50 poivrots.

Elle est veuve

depuis qu'une grue de chantier a tué son mari, John Kostrinski.

À présent, elle travaille dur. Elle va à l'église.

Ne l'accusez pas d'essayer de s'amuser.

Où je vous poursuis pour abus de pouvoir.

- Laisse-la partir. - Cet homme est un ange.

ESCALIER C

Pourquoi ne pas le prendre comme une faveur, Paul ?

Plutôt qu'un juge d'instruction,

vous pouvez écouter Nina Tottenburg.

- Où va-t-elle ? - Chez elle. Votre petit show est fini.

Pas assez de nerf.

Restez. Le labo vient de faire un compte-rendu épatant sur notre vedette.

Il y a une empreinte partielle du pouce de Mary Kostrinski sur le flingue.

Nous ne cherchons pas une issue, nous vous en offrons une.

Homicide involontaire et mise à l'épreuve ? Pourquoi pas une semaine au Club Med ?

Ben, laissons les blagues de côté.

Nous traitons d'un problème de première importance.

- Et la mort d'un homme ? - Une femme a le droit de se défendre.

D'un gars qui raconte de mauvaises blagues dans un bar ?

- Ils sont sortis en riant. - Il a essayé de me violer.

Les clients ont dit que vous aviez l'air copains.

Je suis sure que Mike Tyson était courtois dans le hall de l'hôtel.

Pourquoi êtes-vous sortie du bar avec lui ?

Je ne suis pas sortie avec lui. Je voulais m'éloigner de lui.

Tommy était drôle au début.

Mais après 7 ou 8 verres, je me suis excusée.

Quand je suis sortie dans la rue, il m'a suivie. Il ne voulait pas me lâcher.

- Alors vous l'avez tué ? - Après qu'il m'ait violentée, oui.

Il n'y a pas de trace de lutte. Duff ne portait pas d'arme.

Regardez-le, regardez-la.

Elle a raisonnablement cru qu'il allait l'attaquer.

Cela suffit aux yeux de la loi.

Donnez-nous une mise à l'épreuve,

Ou je vous promets une migraine que vous n'êtes pas prêts d'oublier !

"Il a dit, elle a dit." Mais lui, il n'est plus dans le coin.

Je peux me baser sur les faits.

C'est à la défense de justifier son acte,

et ils n'ont que sa parole.

Quand Lanie Stieglitz plaidera devant le jury,

Kostrinski va passer pour Simone de Beauvoir.

Il ne s'agit pas de politique, mais de crédibilité.

Une veuve pieuse, un coureur de jupons patenté,

qui a trop bu, et affligé d'un passé criminel. Je ne veux pas parier.

- Tu veux que j'abandonne ? - Ils ont donné un Oscar à Thelma & Louise.

Sans rien de plus, j'abandonnerais.

Mais il y a plus.

Selon le rapport du légiste, Duff était sobre. Il avait un ulcère.

Il ne buvait que des sodas ces derniers mois.

- Alors elle a menti ? - Ce critère est subjectif.

Elle l'a vu boire. Elle a cru qu'il était ivre.

On n'a pas trouvé de résidu de poudre sur les vêtements de Duff.

Et elle a dit qu'il la tenait quand elle a tiré.

Le labo dit qu'elle devait se trouver à un mètre de lui au moment du tir.

Un mètre. Avez-vous quelque chose contre elle ?

Oui, si c'est une fan de la gâchette et une menteuse.

- On a un expert qui dit qu'elle ne l'est pas. - Et nous, un qui dit qu'elle l'est.

PROCUREUR GÉNÉRAL SALLE DE CONFÉRENCE

MARDI 13 OCTOBRE

- Je sais à quoi m'en tenir avec les hommes. - Avez-vous déjà été agressée ?

J'ai eu des relations sexuelles contre ma volonté. Pas vous ?

On vous a vue embrasser Tommy Duff.

Il m'a embrassée. Pas moi.

Je me suis dit : "Qu'est-ce que je fais là à mon âge ?"

Ce que j'ai pensé de lui ne lui aurait pas inspiré ce baiser.

- C'est pour ça que vous avez quitté le bar ? - Oui.

- N'en avais-je pas le droit ? - Bien sûr.

Et il vous a suivie ?

Je n'étais pas inquiète au début. J'ai cru pouvoir m'en débarrasser.

Auriez-vous pu faire quelque chose qui l'ait encouragé ?

Parce que je l'ai laissé m'embrasser, il avait le droit de...

Non, absolument pas.

Dehors, il m'a attrapée par le poignet.

Il allait m'avoir,

et il a pensé que je ne pouvais pas l'arrêter.

Pensiez-vous que lui tirer dessus était la seule option ?

Je ne suis pas sortie ce soir-là pour tuer quelqu'un.

Mais quoi qu'il arrive,

une femme doit savoir que si elle survit, qu'elle n'est pas violée,

elle a fait ce qu'il fallait.

Elle a peut-être vécu des agressions dans le passé,

mais dans son discours, il n'y a aucun signe d'une pathologie cachée.

Et son hostilité avouée envers les hommes, n'est-ce pas anormal ?

C'est lié à son expérience.

De même que tuer Tommy Duff ?

Elizabeth, elle l'a dit elle-même : Il ne l'a pas touchée, il n'était pas armé.

Il pesait 100 kg, et elle 50. Son poids était son arme.

Elle l'a tué parce qu'elle a eu un pressentiment,

à cause de ce qu'il aurait pu faire ?

Combien de temps aurait-elle dû attendre pour se défendre ?

Jusqu'à ce qu'il l'attrape, la coince dans une ruelle et la pénètre ?

Jusqu'à ce que quelque chose justifie la légitime défense.

Croyez-moi, ce qu'elle dit touche plus de femmes

que ce que votre ego est prêt à accepter.

Je vous ferai un rapport, mais vous ne voudrez pas de moi à la barre.

- J'ai ma dose d'instincts primaires. - Elle n'était pas objective ?

Elle croit que Kostrinski a eu raison.

Elle est peut-être objective.

COUR SUPRÊME - TRIBUNAL 58,LUNDI 16 NOVEMBRE

Quand vous avez vu Mary Kostrinski et Thomas Duff sur le trottoir,

- quelle réaction avez-vous eue ? - On a ralenti.

On dirait que ça a désamorcé la situation.

Vous dites dans votre rapport que Mme Kostrinski souriait. Est-ce vrai ?

L'homme lui a dit quelque chose qui l'a fait sourire.

Qu'avez-vous fait ensuite ?

On a continué.

Mon équipier pensait que tout allait bien.

Agent Adams, leur comportement

- vous a-t-il semblé répréhensible ? - Non.

Merci.

Rétrospectivement, auriez-vous agi différemment ?

Oui, j'aurais dû m'arrêter pour vérifier.

Car le comportement de M. Duff vous semblait suspect ?

- Effectivement, oui. - Merci.

Mon équipière pensait qu'elle souriait, mais elle riait.

Si elle était en danger, je ne l'ai pas vu.

Dans votre premier rapport,

vous ne mentionnez même pas avoir vu Mme Kostrinski ou M. Duff devant le bar.

Pourquoi cet oubli ?

Vous voyez un couple se disputer, et l'un d'eux tombe raide,

on était censés s'arrêter pour poser des questions.

Pourquoi ne vous êtes-vous pas arrêtés ?

C'était l'heure de la pause.

Si Mme Kostrinski s'inquiétait pour sa sécurité,

elle aurait pu nous faire signe.

Avez-vous subi des conséquences,

pour avoir, en tant qu'officier de police, rédigé un faux rapport ?

J'ai été suspendu pendant 3 jours sans indemnités.

Bien, merci.

PRÉSIDENT ALLAN BONNER

Vous avez écrit un faux rapport car ne pas vous arrêter

aurait pu être perçu comme un manquement au devoir ?

Oui.

Votre devoir était d'arrêter l'agression de M. Duff sur ma cliente ?

Je n'ai pas remarqué d'agression.

Votre équipière, l'agent Adams, a déclaré

qu'elle était si troublée par ce qu'elle a vu

qu'elle pensait devoir intervenir.

C'est son point de vue. J'ai le mien.

Elle était assise à côté de vous. Vous avez dû voir la même chose.

Je sais quand un type tente sa chance.

Et pas votre équipière ?

Parce que c'est une femme ?

- Objection ! - Je retire.

Je lui ai fait un Manhattan, de la part de M. Duff.

Comment a-t-elle réagi ?

Elle a regardé Tommy, souri, lui a fait un petit signe,

et s'est assise près de lui.

Durant la soirée, se sont-ils entendus ?

- Comme des ados en chaleur. - Ils se tenaient par la main ?

La main et tout le reste.

Merci.

Combien d'autres clients aviez-vous cette nuit-là ?

40 à 50.

Toute votre attention n'était donc pas tournée

- sur ma cliente et M. Duff. - Non.

- Les avez-vous vus partir ensemble ? - Non.

Donc, elle aurait pu partir seule.

- Bien sûr. - D'après ce que vous en savez,

elle aurait très bien pu tenter de s'éloigner de M. Duff.

Quand une femme entre dans mon bar,

je ne pense pas qu'elle cherche à s'éloigner des hommes.

Ainsi chaque femme qui va dans un bar seule cherche ça ?

- Objection. - Je retire.

Avant que M. Duff n'arrive,

Mme Kostrinski a-t-elle accepté des verres

d'un autre homme ?

Elle est restée assise à mon bar avec le même Manhattan pendant 3 heures.

A-t-elle parlé à d'autres clients ?

Elle était trop occupée à les snober.

Elle ne me parlait que pour demander l'heure, chaque demi-heure.

Donc, parce qu'elle a parlé à M. Duff, et accepté son verre,

cela voulait dire qu'elle s'offrait à lui ?

- Qu'elle voulait qu'il la viole ? - Objection.

Je retire.

Elle demandait l'heure, donc elle attendait quelqu'un.

- Tommy Duff. - Je ne crois pas aux coïncidences.

Une maîtresse rejetée, une attirance fatale ?

On doit pouvoir les relier l'un à l'autre.

Demande à sa famille. Elle s'est peut-être confiée à sa sœur.

Merci.

Mme Stieglitz a désavoué le Dr Hauser.

Elizabeth viendra à la barre à sa place.

Stieglitz ne prend pas de risque, elle sait de quel côté est Olivet.

- Qui lui a donc dit ? - Un résumé des conclusions d'Olivet

s'est faufilé dans les pièces à échanger avec Stieglitz.

À quoi joue-t-on, là ? À la marelle ?

Tu vas devoir parler au jury du viol d'Olivet.

Parce qu'alors, le "Dr" avant son nom

ne comptera pas plus que ses idées personnelles.

Adam, dans ce cas, je dois d'abord l'avertir.

Chaque conversation avec elle

pourra être vue comme une tentative d'influencer un témoin.

Je ne peux pas l'attaquer sans l'avertir.

C'est une collègue. Elle mérite des égards.

Tu lui parles, tu l'avertis,

et la Cour d'appel te renverra l'affaire dans la gueule.

Vous voulez jouer les bons Samaritains ? Attendez la fin de l'audience.

COUR SUPRÊME - TRIBUNAL 57,JEUDI 19 NOVEMBRE

Le procureur m'a demandé d'examiner Mme Kostrinski

afin de déterminer son état mental.

Et à quelle conclusion êtes-vous arrivée ?

Le sujet ne présente pas de trouble émotionnel ou d'humeur.

En termes profanes, s'il vous plaît.

Elle est rationnelle. Ses réactions sont normales et opportunes.

Même quand elle tue M. Duff ?

- Était-ce une réponse opportune ? - Je ne dirais pas ça.

Vous l'avez fait dans votre rapport.

"Le comportement de Mme Kostrinski

"était conforme à ses conditions émotionnelles."

De quelles conditions parlez-vous docteur ?

Elle m'a dit avoir été dans un état de peur extrême.

- L'avez-vous crue ? - Il n'est pas question de croire.

Vos mots, docteur :

"L'intensité avec laquelle elle décrivait sa peur

"était du même type que celle constatée sur les femmes

"qui ont été victimes de viol, ou de tentative de viol."

Cette intensité peut-elle être imitée ?

C'est possible.

Selon vous, est-ce que Mary Kostrinski

pensait qu'elle allait être violée ?

- Oui. - Merci.

Dr Olivet, des observations personnelles

peuvent-elles jouer un rôle dans votre évaluation psychologique ?

Oui.

En d'autres termes, il existe un élément subjectif dans l'évaluation.

En partie. Mais ma formation professionnelle...

N'est-il pas vrai que vous avez vous-même été violée ?

- Objection. Hors propos. - M. le Président, le Dr Olivet a déclaré

que son expérience personnelle pouvait influencer son opinion professionnelle.

Je l'autorise. Le témoin va répondre.

La réponse est oui.

Et vous souvenez-vous de vos émotions après le viol ?

- Oui. - Décrivez-les s'il vous plaît.

J'ai ressenti ce que la plupart ressentent : colère, rage.

- Des désirs de vengeance ? - Oui.

Ces émotions peuvent-elles avoir influencé votre évaluation

du comportement de Mme Kostrinski ?

- Peut-être. - Merci.

Merci, Dr Olivet.

L'audience reprendra demain matin.

J'ai parlé à la mère et la sœur de Kostrinski,

et elles refusent de dévoiler les secrets de famille.

Quelqu'un a pu l'apercevoir avec Duff. Essaie dans son immeuble.

Ses voisins.

Elle est adorable, une locataire parfaite, ponctuelle pour le loyer. Discrète.

A-t-elle des visites ?

Parfois sa sœur vient avec sa mère. C'est tout.

- Avez-vous déjà vu cet homme ? - Le harceleur ?

Il a eu ce qu'il méritait, n'est-ce pas ?

- Il lui rendait visite ? - Ni lui, ni un autre. C'est une vraie dame.

Je voulais qu'elle achète des parts dans l'immeuble,

elle l'a fait, juste après ça.

- Quel était le prix ? - 220 000 $. Nous nous finançons seuls.

Elle a mis 20 % et a hypothéqué pour le reste.

Un acompte de 40 000 $ ?

Elle avait 10 000 $ d'épargne, le reste lui a été donné, les gens l'aiment.

Un cadeau de 30 000 $ ? Quelqu'un l'aime vraiment beaucoup.

La copropriété demande une attestation du donneur,

pour prouver qu'il s'agit d'un cadeau.

Voici, signé par Sean McKarrick.

Elle a dit qu'il était un ami de la famille.

Sean McKarrick : assistant du vice-président des Transports Scanlon.

Il a le bureau à côté de Scanlon.

Ce sera facile de trouver d'où vient l'argent.

Kostrinski pourra dire que c'était un cadeau, et non pour tuer Duff.

Un cadeau de 30 000 $ ?

Ça ne marchera pas tant qu'on n'aura pas de mobile.

Duff le volait.

Il y avait à peine 2 000 $ sur ses comptes.

- Sa femme. - Ils ne vivaient pas ensemble.

Mais ils n'étaient pas divorcés.

Il y avait peut-être plus que l'église pour les en empêcher.

Vérifie les comptes de la femme.

270 000 $ ? Ce ne sont pas vos pourboires, Mme Duff.

Les gars apprécient un bon service.

Un gars qui trempait dans une vente louche, vous l'envoyiez à Tommy

qui l'éloignait de Jimmy Scanlon ?

Jimmy Scanlon ? Vous trouvez que ça ressemble à un palace ici ?

On pense que votre mari a été tué sur les ordres de Scanlon.

Je crois au Saint Esprit, mais je n'ai pas hâte de le rencontrer.

Je n'ai rien d'autre à dire.

J'espère que vous avez un fonds de retraite.

Si on prouve que cet argent est mal acquis, on vous le prendra.

Je suis veuve. Ce sont les économies de toute une vie.

J'ai des clients.

T'as trouvé quelque chose, mais c'est pas encore assez.

De l'argent et un mobile, il faut plus pour avoir Scanlon.

Kostrinski ne témoignera pas. Elle est intelligente et forte.

Assez pour embobiner Lanie Stieglitz.

Lanie n'est peut-être pas aussi crédule qu'on le croit.

Le féminisme est un bon moyen de défense pour une tueuse à gage.

Lanie y croit vraiment. Sinon, elle aurait laissé tomber l'affaire.

Aucun juge ne la laissera se désister. Pas si près des réquisitoires.

Lanie voudra bien faire les choses, elle ne se désistera pas.

Duff vole Scanlon. Scanlon règle 30 000 $ à Kostrinski.

Kostrinski tue Duff.

Pas besoin de doctorat en logique, Lanie. Ils t'utilisent.

J'appelle Kostrinski à la barre, et je gagne ce procès.

Vous l'appelez à la barre, et vous cautionnez un parjure.

- Peut-être que le principe en vaut la peine. - Et votre carrière ?

Je vous fais une faveur. J'aurais pu en parler devant le tribunal.

Mais alors vous perdiez l'occasion...

de me mettre au pied du mur.

Qu'allez-vous faire ?

Dans votre bureau. Dans une heure.

Homicide involontaire. Vous aurez entre 15 ans et perpétuité.

Oui, chez moi.

Vous n'avez pas lu les journaux ? Je suis en train de gagner cette affaire.

Seulement parce que le jury n'a pas entendu le nom de Jimmy Scanlon.

J'ai compris votre manège. Votre avocate aussi.

- Il bluffe. - Malheureusement, non.

Vous êtes mon avocate. Vous êtes censée me défendre.

Je ne peux, ni ne veux commettre une fraude devant le tribunal.

Ce n'est ni éthique, ni légal.

Je vais vous appeler à la barre demain.

Et je ne vais pas faire ma plaidoirie,

et le jury se demandera pourquoi.

Mme Kostrinski, vous êtes dans le pétrin.

Vous ne pouvez pas vous cacher, ni fuir, ni faire tout cesser.

- Mais vous le pouvez. - Si vous me donnez Jimmy Scanlon.

J'ai passé ces deux dernières heures à vous négocier 15 ans.

Si on va devant le tribunal, je vous en garantis 25.

C'est à vous de voir.

Avec quoi est-ce que Scanlon vous tient ?

John Kostrinski me blâmait toujours de tous les malheurs du monde.

Scanlon dirigeait les docks avec mon père.

Quand je lui ai raconté mon histoire, il a eu pitié de moi.

Votre mari est mort lors d'un accident de travail.

Vous savez, l'église et le divorce.

J'en ai assez vu, sauf la couleur du fric.

- Hé les gars, je suis occupé. - Il vous rappellera dans 25 ans.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Vos mains derrière le dos. - Pourquoi ?

Je vous arrête pour le meurtre de Thomas Duff.

- Appelez mes avocats. - Bien vu, ça vous servira.

- Dites à sa femme qu'elle peut dîner seule. - Il ne rentrera pas dormir non plus.

Les avocats de Scanlon auraient pu faire n'importe quoi,

- le juge ne l'aurait pas remis en liberté. - À peine rassurant pour Kostrinski.

Je veux l'éloigner jusqu'au procès.

Je te rejoins dans le bureau d'Adam.

Parfois, vous avez horriblement raison.

C'est mon défaut, ne jamais faire confiance,

et je suis désolé de ce qui est arrivé au tribunal.

On a lu le même manuel. Je savais que ça arriverait.

Elle a trompé beaucoup de gens.

Mais pas pour la même raison qu'elle m'a trompée.

Combien de fois vais-je buter là-dedans ?

Pourquoi ne ranges-tu pas ce bazar, dans ton tiroir par exemple ?

Phil pourrait vouloir ceci.

Avant que son nouveau service lui en achète une nouvelle...

Cette histoire relevait de la fiction.

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