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Maman, viens vite, chérie.
Ça va bien, c 'est pas triste.
Tu m 'appelles tout à l 'heure, hein, Boris ? Oui, je t 'appelle.
Ça va, docteur ? Oui.
T 'es chirurgien ou quoi ? Oui. T 'opères ? Oui.
Tu opères quoi ? La tête.
Tu veux qu 'on chante une petite chanson en attendant ton papa ? Oui.
On pourrait chanter.
Qu 'est -ce que tu aimes ? Euh... À la volette. À la volette ? D 'accord.
Mon petit oiseau a pris sa volée. Mon petit oiseau a
pris sa volée. A pris sa... À la volette.
A pris sa... À la volette. A pris sa volée.
Mon petit oiseau...
Veux -tu te soigner, mon petit oiseau ?
Ah bonsoir, vous allez bien ? Oui merci, c 'est pour vous et votre frère. Merci,
il ne fallait pas. C 'est pour tout ce que vous faites pour mon pied.
Excusez -moi.
Au revoir.
Allo ? Oui, Rémi avec son père.
Tu as vu la frêle ? Il est descendu aux urgences, il va s 'occuper d 'elle.
Très bien.
Oui, à plus. Ciao.
Merci beaucoup.
Oui, au revoir. Bonjour, Docteur Pizani.
Bonjour, ça va bien ? Ça va, les enfants ? Bonjour, Docteur. C 'est Thérèse, ça
va ? Ça va, quand même.
Oui, les enfants.
Au revoir, M. le Docteur.
Bonne soirée. Bonne soirée.
Bonne
soirée.
Sous -titrage ST'
501
Sous -titrage ST' 501
Concentre -toi bien. Voilà.
Doucement.
Voilà.
Envoie, envoie.
Comme ça.
Fouette -la un peu.
Fouette -la.
Fouette -la.
Encore six mois jusqu 'à là. Vas -y.
Monsieur Pizardi ? Oui ? Votre frère a oublié son courrier. Ah, bon ok. Merci
beaucoup. Bonne soirée.
Tais -toi, astro.
C 'est qui ? C 'est nous les docteurs.
Prouvez -le.
Appelle ta maman s 'il te plaît.
Prouvez -le.
Vous allez te le mettre les tarbans ? Je vois plus rien.
C 'est normal, j 'ai caché l 'œilleton.
Et c 'est là qu 'une petite chouette apparu.
Vas -y, tende bien ton bras, c 'est bon.
Dis
-moi
Alif, est -ce que tu as mangé ou bu quelque chose de spécial aujourd 'hui ?
pas du tout, je suis diabétique.
Ah ! Et tu as mesuré ton taux de glycémie ? Oui, il est à 1 ,10 g.
On va le remesurer. C 'est pas qu 'on ne fait pas confiance, mais il faut
absolument qu 'on soit sûr.
T 'as un carnet de traitement ? Oui.
Alors,
qu 'est -ce que ça donne ? C 'est bien un grand 10.
Ok. T 'as mangé quelque chose aujourd 'hui ?
Faut pas que tu sautes de repas, tu le sais ça.
T 'as des fourmillements dans les jambes, tu te sens engourdi ? Oui.
Bah écoute, moi je pense que tu fais une crise d 'hypoglycémie.
Alors, on va dire que pour toi c 'est une banane et quatre morceaux de cul.
Ça t 'arrête souvent de faire un malaise ? Non.
Je me suis sentie mal alors j 'ai demandé au concierge et c 'est lui qui m
conseillé de vous appeler.
Pourquoi vous êtes venu avec un chien ? C 'est Aspro, c 'est nos chiens.
Oui, t 'as le droit de l 'aspirine.
Et t 'es toute seule ? Ils sont où tes parents ? Ma mère travaille la nuit.
Elle va bientôt rentrer normalement.
Est -ce que tu peux me faire son numéro de téléphone, s 'il te plaît ?
Oui,
bonjour madame. Ici le docteur Boris Pizarnik à la Paris.
Votre fille vient de faire un malaise. On est avec elle. Pour l 'instant, tout
va bien. Mais ça serait bien que vous me rappeliez quand même. 06 62 98 83 40.
Je vous remercie.
Bon, écoute, tu vas rester allongé comme ça.
Et puis, s 'il y a le moindre problème, tu nous rappelles. T 'hésites pas. D
'accord ? Oui, au 06 -72 -98 -93 -40.
Ben, dis donc. Ma mère m 'a obligé à prendre tous les numéros importants. Le
sien, le 06 -07 -92 -97 -95.
Celui du 7 -015.
Celui des urgences données, qui est le 0 -78 -98 -97 -98. Ok, on a compris mes
numéros. Allez.
Mange ta banane tout de suite, s 'il te plaît.
Tirez la langue, mademoiselle.
Elle est trop longue, il va falloir la couper.
Allez, bonne nuit.
Elle a l
'air folle, cette petite.
Bon.
C 'est pas terrible, mais je crois qu 'on va s 'en sortir.
On est avec parce qu 'on pressionne.
Maurice ? Vous avez quelqu 'un dans votre vie ? Vous n 'allez pas
Annabelle ? Pourquoi vous refusez qu 'on soit amoureux de vous ? Je ne sais pas
quand on est amoureux de moi, mais il ne faut pas tout mélanger. Le travail, les
sentiments, c 'est pas... Ça fait trois ans qu 'on voit tous les jours. Je vous
connais très bien.
Vous êtes généreux, c 'est rare, vous savez.
Allô ?
Bonjour. Docteur Pizormi.
Ah, c 'est vous.
Bonjour, je me dis que tu rentres.
Je rentre.
Justement, voulez -vous vous appeler ? Entrez, je vous en prie.
Excusez -moi, je viens de me réveiller.
Vous voulez faire un café ? Ah non, merci, j 'ai pas de compte.
Je vous ai ramené votre chèque.
Pourquoi ? Je n 'ai pas mis assez ? Vous ne l 'avez pas fini.
C 'était moi.
Je fais toujours les choses prévues.
Vous êtes lequel des deux ? Vernique 1 ou Vernique 2 ? Vous savez qu 'il y a
grosse voix ou une timide ? Bruce P. Vernique.
D 'accord, c 'est la grosse voix.
Je suis désolée pour cette nuit, je voulais vous rappeler, mais j 'ai pas...
n 'a aucune importance, mais par contre, ce qui est grave, c 'est que c 'est
votre fille qui a pas pu vous joindre.
Vous laissez souvent votre fille seule ? C 'est dangereux pour elle.
Avec son diabète, elle peut faire un coma.
Vous le savez ? Je sais, je suis imbattable sur le diabète.
Mais finalement, on maîtrise très bien les choses.
N 'exagérez pas la situation.
Vous rappelez les services sociaux pendant que vous y êtes ? Je vous
pas.
Au revoir.
Anna, ces deux derniers mois, on t 'a vu pour un gros rhume, un mal de ventre,
des crampes à l 'estomac, un problème de sommeil.
T 'as eu quatre bobos.
Toi, Pierre, on t 'a vu pour une diarrhée, des petits boutons sur la main
gauche, un mal de gorge, un petit bobo à l 'oreille, une fièvre. Tout est pour
tous cinq bobos.
Mais on joue pas la comédie, on n 'est pas des menteurs.
C 'est pas ce qu 'on dit, les enfants. On dit pas que vous jouez la comédie, on
dit juste qu 'il n 'y a aucune raison pour que vous soyez aussi souvent
Vous êtes tous les deux en parfaite santé.
J 'ai entendu ce que disaient les médecins, les enfants.
Regarde -moi.
Dis -moi pourquoi tu veux nous voir aussi souvent.
Et toi, Anna, pourquoi tu as besoin de nous comme ça ?
J
'ai acheté du thé.
Vous l 'avez trouvé ? Oui, Annabelle, merci.
Tiens, Judith Durance.
Elle est passée tout à l 'heure.
Elle avait pas l 'air très à l 'aise.
T 'as pas été un peu brutale avec elle ? Attends, pourquoi elle t 'a dit quelque
chose ? Alice a un diabète simple, enfin en tout cas bien maîtrisé.
Elle est belle cette femme.
On a convenu qu 'on allait s 'occuper de la petite.
Toi et moi ou juste toi ?
Ils sont pas un peu bizarres, ces médecins ? Moi, en tout cas, j 'aime
chien.
Maman, j 'ai pas été malade aujourd 'hui.
Bon ben, je vous laisse.
Vous mettez pas le bâtard, hein. J 'ai tout rangé. Non, vous inquiétez pas.
Merci, Annabelle. Bonne soirée.
Au revoir, Annabelle.
C 'est gentil, Annabelle.
J 'aime bien.
Tu as le travail dur, hein ? Pourquoi tu dis ça ? Parce que... Avec ton air, là.
J 'ai parlé avec la petite pharmacienne tout à l 'heure.
Tu l 'as invitée à dîner ? Non, j 'ai l 'impression que... Ton genre, non ?
Merde.
Quoi ? Je me suis pissé dessus, je suis désolé.
Ça t 'arrive souvent ? Oui, depuis une dizaine de jours.
J 'espère que t 'es pas en train de refaire une poussée, parce que ta
était bonne depuis six mois.
Passe demain, on va refaire des bilans.
D 'accord.
Hier soir, je suis tombé à la télévision sur une émission sur la sclérose en
plaques. Il y avait une femme malade sur le plateau, dans un état bien plus
grave que moi.
Elle paraissait me rendre d 'angoisse.
Je vais rentrer chez moi, je me sens trop sale.
Bonne soirée, les frères.
Bonsoir. Salut Charles.
Ça dépend si on cause beaucoup ou pas.
Toi, tu causes beaucoup.
Je n 'ai pas à te dire.
Tu vas voir la mère de Rémi, non ? Il m 'a demandé de passer la voir.
Ok.
A plus.
C 'est toi qui t 'occupe de l 'aspect ? Oui, que veux -tu que ce soit.
Bonsoir à tous.
Qui veut commencer ? Dimitri, tu veux prendre la parole ? Oui, je veux bien.
Bonsoir, je suis Dimitri, je suis alcoolique.
J 'ai pas de problème avec ma femme, d 'ailleurs j 'en ai pas.
Et j 'ai pas de problème avec mes enfants,
d 'ailleurs j 'en ai pas non plus.
J 'ai un problème, mais j 'ai pas vraiment lequel.
Est -ce que quelqu 'un peut m 'aider ?
Oui, Boris.
Ça donne quoi, la mère de Rémi ? Tu meurs ? Oh, merde.
Il opère cette nuit ? Ok, ciao.
En plus du reste, vous pratiquez aussi la cigarette ? Oui, je me détends comme
je peux.
Vous avez des soucis ? C 'est secret, ça.
Vous m 'accompagnez ?
Pourquoi pas.
Ça fait longtemps que vous voulez ?
C 'est un petit secret.
Tu ne veux pas rester dormir avec moi ? Comme tu veux, docteur solitaire.
Alice, tu sais que j 'ai pas le temps pour les blagues.
Mais ma chérie, faut pas parler comme ça.
Tu me fais mal au cœur.
Mais ma chérie, même en travaillant, t 'es toujours dans ma tête.
Merci à tous.
C 'est ça que vous cherchez ? Bonsoir.
Merci, docteur Pizarnik.
Est -ce que vous faites ici à cette heure ? Et vous, mademoiselle ? Je
chez moi, j 'ai fini ma nuit de travail.
C 'est pas très prudent, vous voulez pas que je vous raccompagne ? Sinon, je
vous offre le sourd, pour me faire pardonner pour l 'autre fois.
Pourquoi ? J 'étais de mauvaise humeur, ça m 'arrive parfois.
Moi, il est 6h.
J 'y dors à 4h30.
Un quart d 'heure, alors.
OK.
Si un bébé est tout rouge à la naissance, c 'est signe de quoi ? C 'est
'il a déjà honte de sa mère.
Non, ça veut dire qu 'il a un taux de globules rouges très élevé dans le sang.
'est très fréquent chez les nouveau -nés.
Bonne réponse, docteur Pizerni.
Vous aurez un rap de noms pour la peine.
Marie, c 'est une étudiante en médecine. Elle bosse comme une dingue et en plus
elle aide ses parents au restaurant.
Ils sont forts ces jeunes.
Ça fait longtemps que vous travaillez dans le quartier ? Ça fait depuis
toujours. J 'ai toujours travaillé là.
Et vous, vous travaillez dans quoi ?
Bermade, je suis la reine des cocktails.
J 'ai même gagné des concours et tout.
Vous travaillez la nuit, non ? Oui.
C 'est pas trop dur ? Non, ça va, j 'ai l 'habitude.
J 'aime bien vivre à l 'envers.
La seule chose qui m 'embête là -dedans, c 'est Alice, parce que je n 'aime pas
la laisser toute seule.
Et elle, tu portes bien elle, c 'est sûr ? Ben oui.
Ça va bien pour elle.
Vous avez les larmes aux yeux et un tout petit peu de sauce fricante au coin des
lèvres. Faites attention, ça arrache.
Ça s 'appelle comment, l 'endroit où vous travaillez ? Monsieur G.
C 'est dans le quartier ? C 'est à côté, là.
Ça marche bien.
J 'ai plein de clients fidèles.
Non mais ça va, je ne suis pas une pute, si ça peut vous rassurer. Ça ne me gêne
pas, j 'aime bien les prostituées. Je les trouve courageuses.
J 'en avais une parmi mes patientes, une petite chinoise qui bossait à la porte
d 'Ivry.
Elle est complètement disparue de la circulation.
Mais vous pensez faire travailler longtemps ? Vous êtes en train de me
mes vieux jours, là ? Bon, arrêtez, ça me déprime trop.
Ça va, pour l 'instant, vous remerciez, je tiens le coup.
C 'est parce que vous avez l 'air fatigué. Je me dis peut -être que vous
aller vous reposer, non ? Oui.
Oui, vous avez raison.
En plus, j 'ai peur qu 'Alice se réveille.
Je ne vous ai pas vexé.
Pas du tout.
Mademoiselle, s 'il vous plaît, est -ce qu 'on peut avoir l 'addition ? L
'addition, c 'est pour moi.
Non, c 'est pour moi. C 'est pour mes pourboires.
Moi aussi, j 'ai des pourboires.
Il y a un cahier du quartier qui m 'a payé avec un boudin en or. Je n 'ai pas
envie de le revendre pour ne plus me faire débrouiller, mais en France, ça
aurait fait plaisir à ma comptable.
Merci beaucoup.
Encore une journée nouvelle.
Bonne journée, alors, docteur Pizerni.
J 'ai pris rendez -vous auprès de votre crétin parce que j 'ai reçu les
résultats du labo.
Ma fille n 'aime pas trop les médecins. Elle les a sur le dos depuis qu 'elle
est toute petite. J 'espère que vous comprendrez si elle est un peu
Au revoir. Au revoir.
Ok, comment tu vas ? Moi, plus ou moins, et vous ? Ça va.
Tu prends le teclopi, s 'il te plaît.
Bon, écoute, on est très contents de ta résultat. Ça fait six mois que t 'as pas
fait de crise d 'épilepsie, c 'est vraiment très très bien.
Non, mais j 'ai envie d 'arrêter le phédo -verbital.
Je peux à peine demander quand je le prends.
T 'as une petite amie ? Ça me regarde pas.
Mais il y avait une petite Marie dans ta vie quand t 'avais huit ans, il me
semble, non ? Tiens, regarde.
Elle est horrible.
C 'est vrai qu 'elle n 'est pas terrible, mais vous voyez déjà que ça
bien. Vous gardez tout sur moi ou quoi ? C 'est normal, on te suit.
C 'est pour ton bien.
Il faut que tu continues le phénomène orbital.
C 'est indispensable.
Non, mais vous ne pouvez pas savoir. Vous n 'avez pas de petites amies.
vous pouvez savoir ? Qu 'est -ce que tu en sais qu 'on n 'a pas de petites amies
? On sent que vous êtes frustré, que vous n 'avez pas de vie.
C 'est quoi pour toi avoir une vie ? Et pour vous ? C 'est simple.
C 'est trouver l 'amour, non ? Trouver l 'amour, c 'est ridicule.
Bon, on va aller parler à ta maman et on revient. Tu nous attends tranquillement
ici, d 'accord ? Bonjour madame.
Bonjour docteur.
Bonjour docteur. Bonjour.
Quoi ? T 'es inquiet pour qui ? Mais c 'est normal qu 'il puisse plus nous
piffrer. Faut pas tout prendre comme ça au pied de la lettre, écoute.
Docteur ? Docteur ? Oh.
Qu 'est -ce que vous faites ici tout seul ? J 'ai un petit bain.
Je viens de perdre un patient.
Je suis désolée.
Il est mort ? Non, il n 'est pas mort.
Il est une détresse.
Vous ne voulez pas vous asseoir ? Oui, je veux bien, merci.
Désolé, je n 'ai même pas le courage de vous inviter à manger.
Je suis tellement épuisé.
Je suis un congolais, si vous voulez.
Un congolais ? J 'adore.
C 'est hyper sucré, ça reste des heures dans le ventre. Je n 'ai pas mangé ça
depuis que je suis tout petit.
Vous ne l 'avez pas entamé ? Non, c 'est pour vous, allez -y.
C 'est duratif, c 'est un peu comme du béton, un peu comme vous.
Il y a un côté mûr de béton, je trouve.
C 'est rassurant.
Ça fait peur.
C 'est une maîtrise ? Une maîtrise, je ne sais pas.
Je connais pas bien.
Il est plus doux que vous, non ? En tout cas, merci pour le béton.
Ça fait plaisir.
Merci de vous occuper d 'Ali.
On va mieux depuis qu 'elle vous voit.
Vous êtes forts avec les enfants.
Quand on dit que c 'est moi, on veut pas d 'enfants.
Enfin, Dimitri veut pas d 'enfants, et moi, on veut pas d 'enfants.
C 'est marrant, moi, j 'ai toujours voulu avoir des enfants.
Même si Max Pugetti, c 'est le
père d 'Alif.
Pardon.
J 'ai foutu à la porte il y a des années, je ne l 'ai plus du tout.
C 'est comme ça.
Je peux vous demander une faveur ? Par rapport à Alif ?
J 'ai changé de visage dès que vous me mettez à parler de vous.
Comment ? Je ne l 'avais pas remarqué.
C 'est pareil.
C 'est normal que tu m 'aies dit que tu n 'étais pas bien. Non, mais ça va très
bien si tu n 'es pas bien.
Hé, hé, hé, hé, hé ! C 'est bon, docteur.
Un bébito ? Oui.
Bon, il y a bien des petits malaises.
Il ne nous raconte pas de craques, t 'es sûr ? On peut te faire confiance.
Tu ne fais pas la gentille pour faire plaisir à ta maman.
C 'est sûr ? Bon.
Va de ta maman alors.
Docteur, vous êtes marié ? Non, je ne suis pas marié.
Et votre frère ? Mon frère, il n 'est pas marié non plus.
Allez, rendors -toi, petite pipelette.
Judith, votre fille me fait tourner en bourrique, je crois.
Votre appartement est pas mal du tout, mais vous devriez surveiller la date de
péremption des sodas. Et surtout, il y a trop de sucre rapide à portée de main
pour Alice. Il ne faut pas la tenter.
Bien à vous, Boris.
Sous -titrage
ST'
501
C 'est ce que vous faites ici ? Vous avez vu Alice ? Oui, tout va bien, ne
inquiétez pas.
Votre fille est un petit charbon toute fragile, mais ça va aller.
Sous -titrage
Société
Radio -Canada
pitié, c 'est ça ? Si.
Oui, ma fille me fait pitié.
Mais je n 'ai pas trop le temps.
Oui, monsieur. Ça va ? Oui, ça va. Vous voulez rentrer chez vous ? Oui. Vous
voulez rentrer chez vous ? Oui. Vous voulez rentrer chez vous ? Oui.
Vous voulez rentrer chez vous ?
Bonsoir, je suis Dimitri, je suis alcoolique.
En fait, aujourd 'hui, c 'était une journée moyenne.
Parce que j 'ai un frère, donc il est très proche.
Vous êtes du mot ? Non, non, on est juste frère.
Et mon frère, aujourd 'hui, n 'allait pas très bien.
Donc, moi, quand il est dans cet état -là, ça m 'inquiète énormément.
Et voilà, donc je suis venu.
Stéphane, vous voulez dire quelque chose ? Ben oui, bonsoir, je suis Stéphane,
je suis alcoolique.
Dimitri, tu dis que ton frère n 'est pas bien, c 'est ça ? J 'ai envie de dire,
désolé, c 'est un peu brutal, mais c 'est vraiment pas grand -chose.
Moi, ma femme m 'a quitté, ça fait deux jours, je peux dire que c 'est dur.
C 'est même, je mors, quoi, voilà.
C 'est très très dur, donc c 'est sûr que moi j 'ai très envie de boire aussi.
Je peux te dire aussi que j 'ai, là, je suis en train de régler des histoires,
je vais devoir changer de logement, donc des histoires de paperasse pour trouver
un autre appartement, c 'est très compliqué aussi.
Tu rajoutes à ça des histoires de, bon, bref, ma soeur,
etc., qu 'elle a des problèmes avec sa fille, et puis...
Mon Dieu, c 'est bien ma chance.
J 'ai deux docteurs, un alcoolique, l 'autre un sportif raté.
Oui, bon.
Écoute, à la réunion, il y avait un de mes patients, il m 'a reconnu, donc je
sais pas quoi faire parce que Boris dort, donc... Oublie Boris, oublie ta
famille, oublie tes amis.
C 'est à toi de sentir la chose.
Mais oui ! Tu vas trouver quelque chose, c 'est sûr. Allez !
C 'est bizarre de vous voir tout seul, sans Maurice et les deux petits.
C 'est -à -dire que je me suis convoqué par le chef de la mafia pour me faire
tout suider.
Non, mais j 'ai pas de pistolet caché sous ma veste.
Avez -vous déjà eu la sensation que vous buviez trop d 'alcool ? Votre entourage
vous a -t -il déjà fait remarquer que vous buviez trop ? Avez -vous envie de
boire dès le matin ? Avez -vous déjà eu la sensation que vous deviez réduire
votre consommation de boissons alcoolisées ? Je vous épargnerai déjà le
protocole d 'introduction. Merci.
C 'est quoi votre boisson préférée ? Blandine, pure malt.
Avec du glaçon ?
Je sais que vous traversez une période difficile, mais en même temps, l
'alcoolisme, je sais ce que c 'est.
Et c 'est grave.
Alors voilà ce qu 'on va faire. Dans un premier temps, on va faire un bilan
hépatique pour voir votre dosage en gamma -gluté.
Et si le dosage de gamma -gluté est trop élevé, Je vous enverrai chez un
dédictologue à l 'hôpital Pompidou.
Bien.
C 'est pas avec vous que je vais tricher, n 'est -ce pas ? Moi non plus,
vais pas tricher avec vous.
Pourquoi vous buvez ? Je ne me présente pas à la hauteur.
À la hauteur de quoi ? Pourquoi il faudrait être à la hauteur ? Vous faites
choses comme vous pouvez, c 'est déjà ça.
Vous savez, moi je serai toujours alcoolique, je le sais.
Mais vous, vous pouvez vous en sortir.
Je le sens.
Merci.
Docteur ? Ah, bonsoir.
Bonsoir. Qu 'est -ce que vous faites ici ? J 'attendais que la pluie se calme,
mais là, ça a l 'air d 'aller.
Vous n 'êtes pas avec vos frères ce soir ? Vous savez, on n 'est pas collés tout
le temps, on n 'est pas les frères fièrement.
Vous aimez beaucoup votre frère, non ? Oui.
C 'est bien, vous avez de la chance.
Vous me rappelez mon frère, à moi.
Ah oui ? Vous aimez l 'alcool, non ? Elle ne vous regarde pas, madame
Durand.
Non, je peux, elle ne me regarde pas.
J 'ai tout de suite vu à vos yeux que vous aimiez l 'alcool.
C 'est pour éjecter de sang, déjà.
C 'est brumeux.
Brumeux ? Vous n 'allez pas me faire de la leçon, j 'espère ? Mon frère était
alcoolique. Je l 'aimais beaucoup.
Et puis ? Là, il est mort il y a une dizaine d 'années.
À la fin, il s 'enfilait tout ce qui passait.
Il venait me voir au bar et puis j 'étais obligée de faire appel au vigile
le sortir.
Je ne sais pas si je déteste les alcooliques ou si je les comprends
maintenant.
Je peux vous poser une question débile ? Allez -y, il est tard, c 'est l 'heure
des questions débiles.
Ça existe souvent ces cas d 'urgence où un homme reste encastré dans sa femme ?
Oui.
C 'est dommage que Boris ne soit pas là, parce qu 'on nous pose souvent cette
question. Je ne sais pas pourquoi ça excite tellement les gens.
Enfin, je ne parle pas pour vous.
Oui, oui, ça existe. Ça s 'appelle le pénis captivum.
Mais c 'est très rare, vous savez.
Moi, personnellement, je ne l 'avais jamais vu. Je me suis toujours demandé
que le couple dit aux médecins dans ces cas -là. Un truc du genre, la clé est
coincée dans la serrure ? Oui, ou alors...
Docteur, je ne sais pas où il est rentré, mais je ne l 'ai pas vu sortir.
Je n 'aurais jamais osé poser cette question à Boris.
Bon, je dois y aller.
Au revoir, Docteur. On m 'appelle.
C 'est peut -être le premier cas de pénite captive room de ma vie.
La question aura peut -être arrivé à quelque chose, alors finalement... Au
revoir, Docteur.
Au revoir.
Boris ? J 'aime quelqu 'un.
C 'est qui la petite pharmacienne ? Je t 'ai vu l 'autre jour au café de la rue
de Tobias, qui avait qu 'elle.
Non, non.
La mienne n 'a rien à voir avec tous ces trucs de médecins. C 'est Judith.
Judith Durance.
Tu penses que c 'est un petit poc ? Je sais pas, j 'ai pas eu le temps de lui
parler.
Tu crois que j 'ai une chance avec elle ?
Maintenant, hein ?
C 'est marrant que ça monte jusqu 'ici alors qu 'on est haut.
Je crois qu 'Alice est dans une bonne période.
Elle a moins de crises, elle est moins fatiguée.
Vous lui convenez très bien, vous et votre frère. J 'en remercie beaucoup.
C 'est elle que vous devez féliciter, c 'est pas nous.
Elle se prend bien en charge.
Ça ne vous embête pas si je vous mets une cigarette ?
Je sais que ce n 'est pas très bien de voir un médecin, mais... Vous savez, moi
aussi, je suis fumeur occasionnel.
Mais pas plus de 5 par jour, parce que sinon, attention à vous.
Ça ne vous lâche jamais l 'esprit, votre métier ? Vous êtes fatiguant d 'y
penser tout le temps, non ? Ah non, pas du tout.
Elle nous a tenu la main, à Boris et à moi, et
elle nous a dit merci.
C 'est marrant, j 'ai jamais pu le raconter aux alcooliques anonymes.
Docteur Dimitri, j 'ai trouvé votre histoire très émouvante.
Pardon ? Judith, c 'est d 'où que j 'attendais ?
Pourquoi vous dites n 'importe quoi ?
J 'aurais jamais dû fumer.
Rien devant vous là.
Vous avez quelqu 'un dans votre vie ? Je suis désirée que ça vous regarde pas.
Pardon.
Pardon.
Judith.
Je vous attendrais.
Maman ? Tu fais pas de soucis.
Je vais vous expliquer ce qu 'il a votre papa. Il a une maladie qu 'on appelle l
'alcoolisme. Alors l 'alcoolisme, en fait, c 'est comme si, par exemple, dans
vos jouets, on vous avait mis une... Oui, capitaine Pissarny ? Boris ?
Docteur Valigny à l 'appareil.
Allô, Docteur Valigny ? Oui, bonjour.
Je vous en prie, il n 'y a pas de quoi.
Il va lui faire du bien de voir un vrai neurologue, parce que nous, avec le
temps, je crois qu 'il a vraiment fini par nous prendre pour des guignols.
Mais attention, je vous mets en garde qu 'il est un cas compliqué.
Il va vous faire tourner en bourrique.
Bon, tant mieux.
Je comprends, je comprends.
Excusez -moi, docteur Hélène, il faut que je vous laisse.
Bonne journée.
Maintenant, je viens tout de suite.
J 'arrive, j 'arrive.
Vous pouvez dire à Dimitri qu 'on revient dans une heure ?
Allez, elle dort.
Ça va.
Ça va mieux.
Elle est très fatiguée.
Judith, sa maladie va se compliquer.
Il va falloir tout repenser. Probablement changer son schéma
Envisager le port d 'une pompe sous -cutanée en permanence. Il va falloir qu
'elle se surveille elle -même plusieurs fois par jour. Qu 'elle adapte son
traitement en fonction des résultats.
Excusez -moi.
Je ne comprends pas.
Je ne comprends pas parce qu 'elle allait mieux ces derniers temps.
elle m 'a caché la vérité ? Je ne pense pas qu 'elle y s 'allait mieux.
Elle a tout fait pour vous le cacher le plus longtemps possible, mais là, elle n
'y arrivait plus.
C 'est de ma faute.
C 'est de ma faute parce que je suis toute seule.
Je ne comprends pas. Parce que moi, je ne reviendrai jamais.
C 'est pour ça.
Je crois que c 'était vous qui l 'aviez chattée.
Mais c 'est parce que c 'est pas moi qui l 'ai foutu à la porte, c 'est lui qui
a voulu partir.
Il m 'aimait pas tant que ça en fait.
Il m 'aimait moins que moi je l 'aimais.
Quand je lui ai dit que j 'attendais un enfant, il a eu peur, il s 'est tenté
pas près, il est parti.
Il m 'a quitté quand j 'étais ensemble de 4 mois.
J 'ai l 'impression qu 'avec Alice, ma vie c 'est n 'importe quoi.
Est -ce que vous pensez que si Alice revoyait son père, elle irait mieux ? Je
dis que je ne sais pas répondre aux grandes questions.
Ben oui, oui, forcément, elle irait mieux si elle pouvait voir son père.
Alors allons -y.
Je ne suis même pas sûre d 'avoir le bon numéro.
Ça fait tellement de temps que je ne lui ai pas parlé.
Répondez.
Elle n 'a pas changé de voix.
Max et Judith.
Je t 'appelle parce qu 'Alice est très malade.
Donc, ce n 'est pas son docteur.
Oui, allô, c 'est le docteur Boris Pizarnik. Elle a parlé de votre fille,
diabète qui s 'est aggravé, là, ces derniers temps. Elle serait bien de vous
rappeler ici.
Je sais pas si vous êtes au courant, mais votre frère m 'a fait une
Je sais, oui.
On se reverra, Judith.
Vous savez, c 'est... C 'est pas de la pitié, c 'est... C 'est bien autre chose
que de la pitié.
Vous savez, j 'avais pas vraiment prévu d 'avoir quelqu 'un dans ma vie.
Moi, j 'avais pas prévu d 'avoir une femme.
Ça vous a touché.
Je l 'arrive.
Donc tu prends bien ton Clamoxyl pendant 7 jours, et tu n 'arrêtes pas en cours,
parce que ce n 'est pas bon.
Sinon ça ne marchera pas, mais ça va, ça rentre très vite.
Une semaine, tu seras sur pied. Merci docteur. Vous avez changé docteur ?
Moi ? Vous bourrez, vous avez l 'air heureux aujourd 'hui.
Excusez -le docteur.
Merci.
Prise de colchicine au long cours, nette diminution de la fréquence et de la
célérité des poussées d 'aphthose, troubles digestifs mineurs,
associant douleurs abdominales et diarrhées. Une coloscopie effectuée en
raison de l 'apparition de rectoragie retétée normale.
Il existe par ailleurs des poussées d 'arthralgie, sans arthrite, prédominant
niveau des genoux et des chevilles. A noter également l 'existence de liaisons
cutanées, dont la biopsie était compatible avec une pseudo -foliculite.
L 'ensemble de ces données ont fait porter le diagnostic de la maladie de
pour laquelle elle est suivie régulièrement par le professeur Dott.
Judith, je t 'aime.
Judith, je t 'aime.
Je t 'aime, Judith.
Docteur Piedranic, je viens de me tester et j 'ai un grave ventre 3.
Super, bravo.
Dites -moi, vous aimez ma mère ?
Annabelle, Boris vient de me laisser un message.
Il ne viendra pas aujourd 'hui. Il a un truc important à faire, apparemment.
Bon, il fera sans lui.
Pardon.
Docteur ? Bonjour, j 'ai pas le temps, j 'ai une urgence. Appelez au cabinet.
Merci, au revoir.
... ... ...
... ... ... ...
Et je voulais vous dire, je réussis le concours de médecine.
Je suis même bien placée, je suis 32e. Bravo, félicitations.
Vous envisagez quelle spécialité ? Fériatrie. C 'est pas facile ça.
Bon courage.
Merci. Bon courage.
Est
-ce
que tu aimes Judith ?
Depuis quand ? Depuis la première minute, sûrement.
Donc vous êtes ensemble ? Oui.
Espérons qu 'il y ait une seconde Judith sur cette terre.
Elle a une soeur cachée quelque part, tu crois ? Je sais pas.
Et au moment de sortir du métro, j 'ai poussé la porte et il y avait quelqu 'un
derrière moi.
La personne est passée, je lui ai tenu la porte, elle ne m 'a même pas dit
merci. J 'ai dit, vous avez l 'habitude qu 'on vous tienne la porte ? Enfin bon,
voilà.
Moi, je voulais vous dire que je vais arrêter de venir parce que je crois que
ne sert pas à grand -chose.
Voilà.
Je te connais ! Viens par ici !
Je
te connais, non ? Je t 'ai vu dans le cabinet des médecins.
Ouais, je crois. Tu es épileptique, non ? Ouais, toi t 'es diabétique. Ouais.
Qu 'est -ce que tu fais ici ? Euh, non, rien. J 'ai juste mon oncle, voilà.
Bon, ben vu que t 'es là, autant présenter notre spécialité, donc c 'est
beurre petit, tu dois sûrement connaître.
Comme parfum, nous avons durian, corsolle, carottes aussi, puis
mangue, framboise, noix de coco et tas d 'autres, quoi.
Je voudrais un smoothie mangue banane. Mais d 'abord, tirez la langue,
mademoiselle.
En plus, je l 'étais tombé, les docteurs Pizarnouille, là.
Ah bon, pourquoi ? Ah, parce qu 'ils m 'emmerdaient, voilà.
Tiens. Ils t 'emmerdaient ?
Moi, c 'est mon arbre.
Lequel tu trouves le plus beau, Boris ou Dimitri ? Je ne sais pas, quelle
question ? En général, je ne me pose pas ce genre de questions.
Ah, pardon.
Moi, ce que j 'aime bien chez Dimitri, c 'est la couleur de ses cheveux. Je
trouve que ça lui va bien.
Et chez Boris, c 'est sa grosse voix. Je trouve qu 'elle fait peur.
Lequel tu trouves le plus gentil ? Dimitri, il faut avouer qu 'il a la
Boris, il est chiant, par contre.
Il est dur et en plus, il aime donner des ordres, c 'est ça.
Tu trouves ? Ouais, ouais, je trouve.
Dimitri, j 'ai remarqué, il parlait beaucoup moins, en fait. Comme s 'il
un secret.
Ah bon ? Quel genre de secret ? Un secret de cœur.
C 'est n 'importe quoi, en plus.
C 'est impossible.
En plus, j 'ai vu ta mère il n 'y a pas très longtemps.
Je la trouve super belle avec ses cheveux rousses.
Et ton père ? Il est loin, très loin. Ah bon, pourtant il ne veut pas te voir ?
Oui, c 'est ça.
C 'est combien le smoothie ?
Il est là.
Vous m 'espionnez tous les deux, ça va pas, non ?
Qu 'est -ce que tu veux que je dise ? Ça va, tu me dis que... Mais
qu 'est -ce que vous
foutez là ? Mais ça va pas de venir ici ? C 'est pas de sa faute si vous aimez
la même femme.
Il peut pas parler lui -même ? Bon alors va lui dire que j 'ai besoin de Judith
plus que lui.
Il a besoin de Gilles plus que toi.
Tu l 'en fais, là ? Non, lui, dis pas ça. Dis -lui que j 'ai pas fait exprès.
Il l 'a pas fait exprès.
Il dit si que t 'as fait exprès.
Dans le fond, tu veux pas qu 'il ait sa vie à lui.
N 'importe quoi.
Ça, c 'est pas une phrase.
Donnez -moi moins les frades.
Dis -lui que je ne prends bonheur plus que tout.
Il veut ton bonheur plus que tout.
Non, non, il va y.
On sait pas tout, mais j 'ai un dîner qui m 'attend, moi.
Putain, nom de Dieu, pourquoi vous aimez la même femme ? Charles.
Demande lui si j 'ai une chance avec Judith.
Bonsoir Judith.
Bonjour Dimitri. Je peux vous voir une seconde ? Tu t 'éloignes pas trop, mon
cœur ?
Judith,
est -ce que j 'ai une chance avec vous ? Dimitri, je ne vous aime pas.
Je suis désolée.
Mais... On peut rien y faire.
Et Boris, vous l 'aimez ? Bonsoir, Dimitri.
Oui, allô ?
Bonjour.
Bonjour. Qu 'est -ce qui se passe ? J 'ai trouvé un client qui l 'a mis sans
arrêt depuis trois heures. Chambre 319.
Ok.
C 'est déjà ?
Bonjour, monsieur.
Vous êtes deux médecins.
C 'est deux pour le prix d 'un ou le tarif double ? Ça, ça fait pas mal de
qu 'on nous l 'a fait.
Sauf que ce matin, le patron a dit que vous étiez les meilleurs médecins du
quartier.
Vous avez des brûlures d 'estomac ? Oui.
La nausée, de la fièvre ? La fièvre, 38 ,5.
Il y a quelqu 'un qui peut aller chercher des médicaments pour vous ?
suis seul, je n 'ai personne ici.
Bon, je vais vous en laisser quelques -uns, et puis je vais vous donner le nom
'une pharmacie.
Si vous ne pouvez pas bouger cet après -midi, vous pouvez les appeler de ma
part, ils vous livreront à l 'hôtel. Je les connais bien.
Vous me donnez votre nom, s 'il vous plaît.
Max Fugetti.
Il y a un problème.
Non, non, il n 'y a pas de problème. Il y a beaucoup de gastron en ce moment.
Pardon, on se permet ? Je vais vous faire une ordonnance. Alors, Fugetti,
comment ça s 'écrit ? F -U -S -E -T -I.
Max.
Je suis à Parme, en Italie.
Parmigiano. Vous êtes là pour longtemps ? Je ne sais pas encore.
Je suis là pour voir ma femme, ma fille.
Elle va être contente de vous voir, alors.
J 'aimerais leur faire un petit cadeau, où je peux trouver une jolie boutique.
Alors, vous avez une bijouterie en Italie, à côté.
J 'ai remarqué qu 'ils avaient des babioles pour les enfants et puis des
pour les femmes.
Et ils ont des perles grises qui sont assez ravissantes, je veux dire.
Voilà.
Votre ordonnance est ici.
Tiens.
Donne -moi un meilleur bras.
Vous avez quelque chose de gênant à me dire, je le sens.
Bah oui, le truc gênant, c 'est qu 'on va pas pouvoir vous garder.
Dans l 'état actuel, on peut pas.
On avait besoin de vous, mais là, c 'est plus possible.
Je comprends.
Je m 'en doutais de toute manière depuis le coup de fil de la comptable l 'autre
jour.
Boris, je peux vous voir seul ? Encore ? Faire partie ?
Vous inquiétez pas, je vais pas vous faire encore une déclaration.
Je suis désolé, Anna, mais si je vous ai fait de la peine... Oui, vous m 'avez
fait de la peine, et c 'est pas fini.
Je voulais juste vous poser une question.
Vous allez vous séparer, Dimitri et vous ? Ça, c 'est privé, je peux pas
vous dire.
C 'est à cause de la mère d 'Alice, ça ?
J 'ai tout de suite remarqué que vous la regardiez comme des fous tous les deux.
Cette Judith, elle est trop belle. Elle n 'est pas pour vous.
Merci, c 'est gentil.
Non, mais je veux dire, elle serait bien avec n 'importe qui d 'autre.
Avec l 'Italien, par exemple.
C 'est Alice qui m 'a parlé de son père.
Parce qu 'au cas où vous ne l 'auriez pas remarqué, je parle souvent avec vos
patients dans la salle d 'attente.
Vous êtes une commère, Annabelle. Et en plus, vous dites un peu n 'importe quoi.
Les femmes sont des personnes bizarres, docteur.
Bonjour, Judith.
Pourquoi vous n 'aimez que les gens malades ?
Je vous préviens, il faut le secouer en ce moment, il en a besoin.
D 'accord, je transmets.
Oui, vers 20h.
Allez, bonne soirée.
Boris,
j 'ai un rendez -vous pour toi.
Bonsoir, Ali.
Bonsoir.
T 'as passé une bonne journée ? Oui, ça va.
On buvait des loaves, tu te souviens ?
Une
fin.
Beaucoup.
Boris, voici Max, qui est revenu à Paris depuis quelques jours et qui a débarqué
sans prévenir.
Max, Boris, un ami de la famille.
Tata, on reprend ? Ouais.
Alice ? Oui ? J 'ai un cadeau pour toi. Je peux le mettre dans ma chambre, s 'il
te plaît ?
Moi, le père d 'Alice.
N 'oublie pas, Judith.
Maman ? Oui ? Faut continuer à
regarder.
Faut continuer à regarder.
Je sais pas, j 'arrive pas à y croire encore.
À croire, à croire. T 'es avec lui, t 'es avec moi.
Je peux pas te dire comme ça. C 'est tellement incroyable que Max soit là. Tu
rends pas compte ? C 'est le père d 'Alice. Et alors ?
Et alors quoi ? Je ne sais pas quoi penser, là.
Je ne sais pas quoi penser.
Est -ce que j 'ai le droit de ne pas être raisonnable une fois dans ma vie ?
-ce que j 'ai le droit de ne pas être raisonnable ? Est -ce que j 'ai le droit
de peut -être faire une grosse connerie ? Non, tu n 'as pas le droit.
Alors, ce sont vos intentions ? On ne peut pas demander à Judith, c 'est elle
qui décide dans cette affaire. Et bien considérez que Judith n 'est plus votre
femme et qu 'Alice n 'est pratiquement plus votre fille.
Oui, docteur.
C 'est tout ce que vous avez à dire pour votre défense ? Écoutez, vous êtes
médecin, vous êtes brutal, vous... Vous prenez les gens pour des cas qu 'il faut
régler.
Je n 'étais pas capable d 'aimer Alice et sa mère, je n 'étais pas capable de m
'occuper d 'elle.
Maintenant, je le peux.
Vous vous rendez compte du mal que vous leur faites ? C 'est le médecin qui
parle.
C 'est ça.
Mais à ton oeil.
Oui, bonsoir, j 'ai dit que c 'est la science à l 'appareil.
Non, c 'est une mauvaise blague, c 'est Dimitri.
Oui, non, non.
Non, je ne vous appelle pas pour vous faire une scène au téléphone, non. C
pas mon genre.
Non, je dis que je voulais savoir simplement, qu 'est -ce que vous comptez
avec mon frère ? D 'accord.
Bon, ben, je vais lui dire. Ce sera moins cruel si ça passe par moi.
On ne pourra pas dire qu 'on n 'a pas essayé, nous les deux frères, avec vous.
C 'est ça.
Oui.
Bonsoir, j 'ai dit.
Attention, t 'as déjà eu des piqûres ? T 'aimes bien ? Ça te fait peur ou quoi
? Tire la lampe mademoiselle.
Ferme les yeux.
Aïe.
Oh, t 'as presque rien senti.
Rien de tel que des piqûres contre les grosses larmes.
Au revoir. Au revoir.
Dimitri ? Ça va ? Ouais, ça va.
Je suis devant la mer.
C 'est beau.
C 'est un peu chiant, mais bon.
C 'est beau quand même. Enfin, c 'est la Méditerranée, quoi.
Et toi ? Je vais larguer le cabinet. C 'est vraiment trop cher pour moi.
Tu sais, j 'ai commencé à donner des consultations ici, d 'ailleurs.
C 'est déjà fait depuis longtemps.
Mais Paris, tu manques pas trop ? Non.
Ben oui, il y a pas mal de femmes parmi mes patientes. Tu sais, il n 'y a pas
que des vieilles mémés qui cherchent le soleil.
Ben attendez -le.
Bon, ben je te laisse.
Ah, attends, attends, attends. C 'est quoi ? Qui est guéri ? C 'est génial.
Ben tu vois, il a bien fait de changer
de médecin finalement.
Moi j 'y croyais pas, merde.
J 'aurais adoré être à Paris pour voir ça.
Bon, tu lui diras quand même qu 'il aurait pu m 'appeler ? Ouais, mais tu
les jeunes, ça serait moeureux de dire quelque chose.
Enfin, moi, j 'étais content pour lui.
Bon.
Bonne soirée.
A bientôt.
Salut.
Excuse -moi, je suis en retard.
Ça va ? Ça
va mieux qu 'hier ?
Boris, il y a une chose que je ne t 'ai pas dite tout à l 'heure.
Je ne sais pas pourquoi on a aimé la même femme.
Je ne sais pas pourquoi, malgré les 40 ans qu 'on a passé ensemble, on doit
maintenant se séparer.
Mais une chose est sûre.
Tu dois être heureux, Boris.
Tu dois être heureux.
Dimitri.
C 'est aussi.
Et vous ? Moi, je
suis avec Alice, elle a fait une crise.
Ça te rend mieux de vivre à Paris, alors ? Oui.
J 'étais à moi.
Oui ?
Excusez -moi.
Arrête, j 'ai peur.
Est -ce que tu peux me jurer que je vais pas mourir ? Sarah, t
'es un mâle français, né en 72.
T 'as une maladie qu 'on connaît bien.
Un état général satisfaisant.
T 'es comme tout le mâle de ton âge.
T 'as encore 40 ans et demi à vivre.
Et demi ? Est -ce qu 'un ? Plein toi.
Moi, il m 'en reste 35.
Allez, dors.
Ça fait dix ans que j 'attendais ça.
Tu m 'as fait trop de mal.
Alice, je reviens dans une heure, je vais chercher quelques affaires, d
? Oui, maman.
Fais vite, s 'il te plaît.
Merci beaucoup.
Merci.
Je suis revenue à Paris, c 'est parce qu 'à moi, c 'est fini.
Ouais, on était pas fait l 'un pour l 'autre, mais il avait compris bien avant
moi.
Mais si je suis revenue, c 'est pas seulement pour ça, Boris.
Je suis lente, tu sais.
Et là, j 'ai compris quelque chose.
T 'as pas bonne mine.
Tu devrais aller voir un médecin.
Pardon. Madame, il y a votre fille qui vous appelle.
Boris.
Je t 'aime.
J 'aime tes yeux, j 'aime tes mains, j 'aime ta bouche. Il y a votre fille qui
vous attend.
Viens avec moi voir Alice.
Bonsoir Alice.
Bonsoir docteur.
Tu vas bien ? Oui.
Qui t 'a soigné pendant tout ce temps ? Le docteur Réolivario.
Mon deuxième moyen.
Où est le pro ? Le pro il est mort.
Mais tu sais il était très très vieux.
Il a pas beaucoup souffert.
35 ans.
Bon reste 35 ans à vivre.
Si vous voulez, on peut les tenter ensemble.
30 -50, c 'est long.
Je trouve.
Oui.
Bonjour Annabelle, vous rêvez assez ? Je suis en train de me séparer.
Mais longtemps que je n 'ai pas vu dans le quartier.
Vous avez trouvé un nouveau job ? Oui, je travaille dans un autre cabinet
médical.
Avec deux médecins ? Non, ma patronne est une femme, une dentiste. Elle
travaille seule.
C 'est un peu moins fatigant.
Et vous ? Et vos enfants, ça va ? Oui, ça va bien.
C 'est marrant, je viens de parler à Dimitri. Ça va bien ?
C 'est loin d 'ici, maintenant.
Je pense pas.
Le bruit, il exerce toujours en quartier.
Trôle de père, tous les deux, hein, vous trouvez pas ? Ouais.
On s 'ennuyait pas tous ensemble.
Tout le monde, quelquefois, s 'ils sont heureux, maintenant.
Je vous laisse, M. Perret.
À une autre fois, peut -être.
Prenez soin de vous.
Au revoir, Annabelle.
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