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1 En matière de justice criminelle
le peuple est représenté par deux entités distinctes mais d'importance égale :
la police, qui enquête sur le crime
et le procureur général, qui poursuit les criminels.
Voilà leur histoire.
Combien de fois, Manuel ? Je ne veux pas y aller.
Le sujet est clos.
Ma mère s'occupera de Felice.
Manuel, il y fait chaud. C'est désagréable. Et je ne parle pas la langue.
Tu as adoré la première fois. Tu as trouvé ça romantique.
J'aime la glace au chocolat, mais pas tous les soirs.
Bon anniversaire, maman.
Bon anniversaire.
Incompréhensible. J'ai chanté, dansé, j'ai eu deux auditions pour Guys and Dolls.
Je n'ai pas eu le rôle.
Peut-être que tu n'as pas de talent.
Hé, c'est ma crème brûlée.
J'ai pas de talent ? T'es qui, toi ? Tom Cruise ?
Au secours ! Maman ! Non !
Non ! Au secours !
Maman ! Non ! Maman ! Papa !
Il est sorti des toilettes avec un imperméable.
Foncé. Bleu, peut-être.
Ou noir. Ou vert.
- À quoi ressemblait-il ? - Je n'ai pas vu son visage.
Très bien, ne rentrez pas chez vous.
Je vous l'ai dit, je n'ai rien pu voir. Je lisais le menu.
Nous n'avons rien vu non plus.
Nous ? Et vous, Mme Lawson ?
Il a dit nous. Ça s'est passé très vite.
Il est entré par la porte de derrière. Enfin, la cuisine.
Non, il est descendu du ciel sur un chariot d'argent.
Une pièce pleine de gens, un mec entre, il tire. Il y a un message ?
Ils sont morts. Ça peut vous arriver. Vous n'avez rien vu, rien entendu.
Natalie Ortega, 27 ans. A expiré avant sa carte de bibliothèque.
Manuel Ortega, 28 ans. État critique.
- Il va s'en tirer ? - Il a un trou dans la poitrine.
La mère, le père, la fille, ça fait trois.
La table est mise pour quatre.
Ils attendaient quelqu'un. Qui a eu la chance de manquer le dîner.
Cinq balles. M. Ortega a pris de l'avance sur ses neuf vies.
Il va pouvoir payer son crédit ?
L'hôpital dit que s'il passe la semaine, il nous aidera peut-être.
C'est bon, les mecs.
Un automatique, des Colombiens aisés. Vous voulez un dessin ?
Ortega n'a aucune condamnation pour drogue.
- À vrai dire, il n'a aucune condamnation. - Sa femme ?
Nada. N'attendez rien de la balistique.
Des balles molles, des 223, une bouillie au point d'impact.
Il faut être quelqu'un pour mériter une telle artillerie.
Je n'ai jamais vu Manuel Ortega ni sa femme dans le Bottin mondain.
Il reste quelqu'un de la famille Ortega ?
Un agent vient d'accompagner la gosse chez mamie.
Nous avons déménagé de Bogota.
C'était trop dangereux.
- Vous savez ce qu'on dit de nous. - C'est un préjugé regrettable.
Si vous suggérez
que mon fils était impliqué dans quelque chose d'illégal...
Ce n'est pas un simple accident, Mme Ortega.
Les trafiquants de drogue ne sont pas diplômés d'université, inspecteur.
Et leurs femmes
ne travaillent pas dans le social. C'était une erreur.
Devait-il y avoir une quatrième personne pour l'anniversaire de Natalie ?
Comment le saurais-je ?
Felice, mon cœur, tes parents attendaient-ils quelqu'un d'autre ?
Non.
Votre fils a un emploi, Mme Ortega ?
Il travaille dans le tourisme.
Ramon Buenoventura.
C'est une tragédie.
Au moins la petite n'a pas...
Manuel était un bon employé, un bon ami.
Un appartement sur la 5e Avenue. Il vendait beaucoup de billets.
Pendant six ans, j'ai fait partir des veuves à Miami pour Noël.
Maintenant, j'ai 76 employés.
Manuel pensait grand. Je réalise grand.
Il ne vendait pas des vacances, mais des expéditions.
Ce qui nous intéresse ce sont les expéditions entre Bogota et New York.
J'adorais la Colombie, tout comme Manuel.
Voilà 20 ans que notre pays agonise, détruit par le commerce de la drogue.
Cette destruction a généré bien du profit, mon ami.
La situation en Colombie embarrassait Manuel.
Il disait que
si ça pouvait changer quelque chose, il y retournerait faire de la politique.
Mais ça n'aurait rien changé.
Notre pays est mort.
Combien de saints se font exploser par une arme automatique ?
C'est un patriote déçu. Le meurtre est politique.
Agence de voyage, hein ? Ils la transportent comment la came ? Télépathie ?
Tu as remarqué comme la mère de Manuel agrippait cette gamine ?
- Comme pour la protéger. - De nous.
Il nous faut un mandat pour l'appartement de Manuel ?
Il n'est pas suspect, mais victime.
On fouille son appartement, on lui fait une fleur, non ?
J'aime ta façon de penser.
Donc, Manuel prend soin de maman, mais aussi de lui.
Une Porsche toute neuve.
- Ah, oui. J'en ai eu une. - Dans une autre vie.
Celle du voisin. Je l'ai empruntée.
Si mon vieux n'était pas arrivé à temps, j'aurais un casier judiciaire.
Son relevé de compte hebdomadaire.
Pas mal, un dépôt de 9 500 dollars et quelques.
Elle faisait des dons au Collège Mount Holyoke.
Il est membre du City Club.
- De braves citoyens. - Ouais.
Clients de l'agence de voyage, des noms, des téléphones.
Ils ont tous l'indicatif international 57,devant le numéro.
- Allers-retours toutes les deux semaines. - 57.
Un petit pays d'Amérique du Sud avec une côte au nord.
Ouais. À quelle fréquence tu vas voir ta famille, papa ours ?
On dirait un jouet.
Ils n'ont pas celui-là dans mon bac à sable.
SERVICE BALISTIQUE MERCREDI 8 AVRIL
Mises en accusation ? D'accord. Merci.
22 des clients de Manuel sont dans le collimateur des fédéraux. Tous des dealers.
Chouette, vous êtes en état d'arrestation.
Pas enregistré. Un Derringer 38. Canon trop court pour des rayures.
Autant chercher une aiguille dans une botte de foin.
Un 38, ça ne titille rien en toi ?
- Ça fait une paie que je ne suis pas titillé. - Voilà de quoi t'exciter.
Meurtre, il y a trois mois. Un 38, à bout portant. Un gros dealer, Félix Arias.
M. Arias rentrait de Colombie.
Deux balles dans le dos une heure après avoir quitté l'aéroport.
Arme personnelle, même calibre.
Notre client s'est peut-être fait M. Arias.
Improuvable au tribunal mais l'arme est inhabituelle.
Un 38 ? Enfin ! Manuel n'est pas le seul mec en ville à porter une arme.
C'est pas si tordu, Donny. Arias se fait descendre au pied de l'avion.
Qui savait qu'il venait ? Son agent de voyage.
Le cartel n'aime pas qu'on lave son linge sale en public.
Manuel bute Arias, ils envoient un message :
"Ne recommencez pas."
Attendez. Ça me dit quelque chose.
- Ouais, les dealers descendent les gens. - Non. J'ai vu une circulaire des stups.
Voilà. Elle date de six semaines.
Une source colombienne dit qu'un tueur du cartel se rend à New York.
Ils ignorent qui est la cible.
"Javier Laureano Gaitan, âgé de 24 ans."
On dirait Elvis jeune. Il a tué 50 personnes ?
Il a à peine l'âge de lacer ses chaussures.
On appelle les fédéraux ?
Seulement pour un tuyau. C'est un meurtre, c'est notre job.
Écoutez.
Si notre client à l'hôpital descend Arias
et qu'Elvis débarque de Bogota pour le venger, il ne manque pas quelque chose ?
- Manuel est toujours à l'hôpital. - Et Elvis n'a pas fini son boulot.
Si Manuel passe l'arme à gauche, Elvis reprend le prochain avion.
Si Manuel meurt, vous camouflez. Démerdez-vous.
Personne ne doit savoir. Mettez deux agents devant sa porte.
Il reste à dénicher Elvis avant que Manuel quitte l'hôpital.
Bon, Manuel descend un gros bonnet.
Personne n'en entend parler ? Même pas sa mère ?
Ma mère à 73 ans, elle sait combien je paye mes costumes.
Ta mère bosse dans le prêt-à-porter.
La mère de Manuel n'a pas de casier.
Vous voulez dire qu'elle ne sait pas ce qu'il fait dans la vie ?
Comment elle paye son grand appartement sur la cinquième ?
Mon fils est très généreux.
Il doit imprimer des billets. Son appartement, le vôtre...
Je parie que vous avez une maison à la mer.
Sag Harbor.
Mon fils aime son travail, il réussit très bien.
Il l'aime suffisamment pour se débarrasser d'un dealer du nom de Félix Arias ?
Si on montrait des photos à votre petite-fille.
Elle pourrait reconnaître celui qui a tiré.
Pas sans mon autorisation.
Vous connaissez les injonctions de témoigner ?
Si vous emmenez Felice, ils croiront qu'elle sait quelque chose.
- Tout à coup j'ai envie de voir un juge. - D'accord.
D'accord.
Félix Arias était très attiré par Natalie.
Ce n'était pas payé de retour. Elle a refusé de se soumettre.
Il a dit qu'il leur appartenait, mais pas sa femme.
Je lui ai dit : "Ne tue personne."
Au dîner d'anniversaire, qui était le quatrième ?
Le patron de Manuel à l'agence de voyage.
Je n'aime pas qu'on me rappelle mon âge, alors je ne vais pas aux anniversaires.
- Il paraît. - Écoutez, je suis un homme respectable.
Je suis membre de la Chambre de Commerce et du Bureau d'Éthique Commerciale.
D'accord, peut-être que Manuel m'a invité et que j'ai juste oublié.
Comment va votre mémoire aujourd'hui ? Mettez-la à l'épreuve.
Voilà pourquoi j'ai quitté la Colombie. À cause de ces méthodes policières.
Des méthodes ? Je vais compter jusqu'à trois.
Vous allez ouvrir ce coffre ou c'est moi qui le ferai.
Un, deux, trois.
Ramon Buenoventura, je vous arrête pour complicité de meurtre.
Vous avez le droit de garder le silence.
33e CIRCONSCRIPTION, INTERROGATOIRE VENDREDI 10 AVRIL
Des passeports colombiens trouvés dans votre coffre.
Des visas américains.
- Il n'a pas une tête de consul. - Allez, ce n'est qu'un petit délit fédéral.
On le mettra dans une petite cellule fédérale.
Je peux avoir celle avec le court de tennis ?
Les fédéraux disent qu'ils appartiennent à des escadrons de tueurs.
On y trouve un pseudo utilisé l'année dernière par devinez qui ?
Javier Gaitan.
Votre client est l'agent de voyage de Meurtre & Compagnie.
Vous avez pris un billet au mec qui a tué votre pote.
C'est un complot. Meurtre au second degré.
- Il n'a tué personne. - Expliquez la loi à votre client, Maître.
De quoi parlent-ils ?
On n'a pas besoin de vos complices pour vous coffrer.
Selon le procureur, les fédéraux nous suivent.
S'il balance Gaitan, il sera jugé pour homicide par imprudence.
Je n'ai fait que réserver les billets d'avion, c'est tout.
À quel nom ?
Esteban.
Paolo. Mais je ne savais vraiment pas qui c'était.
Où est Gaitan ?
Écoutez, j'aimais vraiment Manuel.
Mais il ne faut pas descendre leurs jefes.
Si tu veux mourir, tu te tires une balle dans la tête.
Dans quels hôtels réserviez-vous pour vos clients colombiens ?
L'hôtel Europa, sur Park Avenue.
Pour Elvis, pourquoi pas le meilleur ?
Si on avait été plus vite, on l'aurait eu.
Tu croyais qu'il nous attendrait en dînant ?
Il déguerpira dès que Manuel sera mort.
Si sa mère s'intéressait un peu à l'assassin, on aurait quelque chose.
Pas d'autres empreintes que celles de la femme de chambre.
- Deux appels locaux de la chambre. - Il est brouillon Elvis.
Désespéré. S'il merde son contrat, il y a le comité d'accueil à la maison.
Merci beaucoup.
Il a appelé Alvaro Graphics sur la 18e rue et six heures plus tard
Sandra Alvaro, 2120 Broadway.
On y va.
Gaitan ?
Il y a eu un concierge remplaçant. Il a dû réparer mon lave-linge.
Vous allez en faire de la lessive en prison avec ça, Sandra.
M. Gaitan vous a appelé mercredi après-midi.
J'ai le même numéro qu'un revendeur de billets de Teaneck.
Si vous oubliez de faire le 201, vous tombez sur mon bureau.
Il vous a appelé mercredi soir chez vous.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Un mandat pour fouiller chez elle, on trouve les slips de Gaitan.
Il ne m'a jamais dit ce qu'il faisait. Je ne l'aurais pas laissé venir si j'avais su.
Ça ne voudrait pas dire qu'elle a vu M. Gaitan ?
On le dirait bien. Merci beaucoup.
Sandra Alvaro, je vous arrête pour avoir hébergé un fugitif.
Vous avez le droit de garder le silence.
Vous ne saviez pas.
Vous croyiez qu'il était en ville pour un séminaire ?
Je l'ai connu enfant, il y a dix, douze ans, à Bogota.
Nos parents jouaient au tennis ensemble.
Je l'ai juste laissé dormir chez moi.
Allons, il avait un lit hors de prix à l'hôtel Europa.
Sandra, hébergement d'un fugitif,
complicité de meurtre, vous allez passer pas mal de temps loin de chez vous.
Si vous nous aidez, nous vous mettrons en cellule protégée.
Et nous dirons au procureur que vous avez coopéré.
- Je ne sais pas où il est allé. - Mais il va revenir ?
Il appelle toujours avant, quelques minutes avant de rentrer.
Il a dit qu'il rentrerait vers 4 h 30, cet après-midi.
Gaitan appelle, deux minutes après il est chez elle. À chaque fois.
Ça m'étonnerait qu'il ait loué un portable à l'aéroport.
Une cabine. On ne peut pas arrêter ce mec en pleine rue.
Broadway en plein après-midi ? S'il décide de se tirer
on aura des cadavres de la 75e jusqu'à Bowery.
Mike, appelle les télécoms.
Fait transférer la ligne d'Alvaro à la prison de Rikers.
Je veux six équipes commando. Quatre dans la cour, deux en face du bâtiment.
Cragen.
Quand ?
Mais, qu'est-ce...
Non, c'est bon, Joey. Merci.
Manuel Ortega est mort il y a dix minutes.
Deux journalistes sont déjà au courant.
- Si on ne le chope pas avant le journal... - On peut dire adiós à Elvis.
Il est mal élevé, il est en retard.
Ou il a senti le vent et aura changé d'idée.
C'est quoi son matos ?
Un 38, un 22 et un torse recouvert de Kevlar.
Ouais. Logan. Super. Merci.
Sandra vient de répondre.
Il arrive de la 78e.
Il surveille la rue. Il se méfie.
Il est sous l'arche.
Il entre dans la cour.
Il s'avance vers la fontaine. Pour l'instant, c'est bon.
Attends. Il parle au portier.
- Il regarde autour de lui. - Il fallait garder le vrai portier.
Il aurait pissé dans son froc.
- Elvis rentre. - Bingo !
C'est bon, on attend. Laisse-le rentrer.
Le voilà. Un,
deux,
trois.
Maintenant.
Mon nom est Paolo Esteban.
Je suis citoyen colombien. Je veux appeler mon avocat.
- Bien. - On y va.
ASSISTANT DU PROCUREUR BENJAMIN STONE LUNDI 13 AVRIL
Comment ça, vous ne pouvez pas l'inculper ?
Pour commencer, pas de témoin, pas d'arme du crime.
Prolongez la garde à vue.
Il avait un rasoir sur lui.
Achetez donc un rasoir, on vous coffrera.
Mais il y a la circulaire des stups.
Il dit que ce n'est pas lui.
On est seuls dans cette galère ? Il ne fallait pas le cueillir ?
Je veux des preuves pour l'inculper.
Vous pouvez le garder quoi ? 120 heures ?
Apparemment, il est recherché à Paris
et un mandat dans une autre juridiction nous donne le droit de le garder 30 jours.
Vous pouvez trouver l'arme du crime d'ici là ?
Un mois ? On peut lui coller l'assassinat de Kennedy.
Espérons. Gaitan conteste les 30 jours.
L'audience est pour demain.
Votre Honneur, une audience en prison est une insulte pour mon client.
En Colombie, votre client entre et sort des prisons comme d'un moulin.
Messieurs, s'il vous plaît, évitons de montrer les dents.
M. Stone ?
Mlle Alvaro, reconnaissez-vous cet homme ?
Paolo Esteban, je l'ai connu à Bogota.
Mlle Alvaro, vous avez identifié cet homme comme étant Javier Laureano Gaitan.
La police m'a menacée.
Contrainte policière. C'est scandaleux.
- Mme le juge, la circulaire des stups... - La photo de la circulaire est floue.
Il a un passeport, Mme le juge.
M. Gaitan a un casier en Colombie ? Des empreintes ?
Le gouvernement colombien essaie de les retrouver, Votre Honneur.
Je suis tentée de croire la Brigade des Stupéfiants.
Et le mandat français, M. Stone ?
Maître Manetti a un document de l'ambassade de France.
Il est contesté.
S'il n'est pas applicable ici, vous n'avez pas ces 30 jours.
J'aimerais beaucoup le retenir.
Mais il a les mêmes droits que les autres prévenus.
En vertu de l'article 180-80 du Code Pénal
l'accusation a quatre jours pour faire inculper,
ou il est libre.
Quatre jours ? Pourquoi ne pas jouer aux fléchettes ?
Il nous faut l'arme.
Des balles molles qui finissent en purée. Trouve quelque chose.
Regarde. Le schéma de la scène du crime.
Regarde la position des douilles.
Quoi ? Il aurait pu nettoyer ?
On a pensé qu'il allait de gauche à droite.
Les douilles tombent à droite, il sort derrière.
Et si c'était dans l'autre sens, il sort par devant ?
Tu nous apprends le mambo ou tu vas quelque part, là ?
Non, ce qui l'intéresse dans la circulaire des stups
c'est qu'elle nous dit que Gaitan est gaucher.
Exact. S'il est gaucher, son flingue n'éjecte pas à droite.
Il pourrait être blessé.
Si les douilles partent à gauche...
Un 223 automatique. Qui en fabrique ?
"Steyr Aug Commando, 223, autrichien.
"Extrêmement rapide, presque pas de recul. Éjecteur ajustable. Gauche ou droite."
Personne ne passe la douane avec ce genre de flingue.
Mondialisation, mais commerce de proximité.
Trouvons un revendeur de flingue véreux qui a vendu un Steyr Aug.
Cadeau de la Division d'Artillerie. Tous les armuriers.
Quatre d'entre eux ont eu des Steyr Aug.
- Appelez-les. - Qui est notre nouveau pote ?
Un mec de Dannemora qui s'appelle Tommy Bruno.
Je connais ce type. Je l'ai bousculé il y a deux ou trois ans.
Je me rappelle juste qu'il a une horrible moumoute.
Je serais incapable de le reconnaître.
Vous êtes de vieux clients.
Il est au trou pour 5 à 15 ans, personne ne vérifiera.
Tous les vendeurs de la ville ont bossé avec lui.
Des devoirs. Enquête spéciale. Toute la vie de Tommy.
Apprenez-la avant d'appeler.
Je suis un pote de Tommy. J'ai l'air d'un flic ?
- J'ai besoin d'un bon automatique. - Ouais.
Je l'ai vu le mois dernier...
Un Sig Sauer, un Steyr Aug.
... avant qu'il parte au trou.
- Super, George est là ? - T'as quoi ?
- Oui. - Un semi ?
- Non merci. - Je patiente.
Écoute, je passerai le bonjour à Tommy pour toi.
Il y a dix ans, ils n'auraient pas respiré au téléphone.
- Ils sont plus bêtes. - Plus cupides.
George, ça va ?
Ouais, ça craint pour Tommy, hein ?
Un Steyr Aug ?
Ouais, il n'en traîne pas beaucoup. Combien ?
C'est salé, mais ça marche.
La nouvelle femme de Tommy ? Alice ? Non, j'étais ami avec Sonia.
La grosse ? C'est la première, Enid.
En liquide, pas de problème.
Le Theodore sur la 81e, ça me va.
C'est super.
Je t'y retrouve. Ouais. Salut.
Ce type a vendu deux Steyr Aug ce mois-ci.
Assurons-nous qu'on a un mec bien à la réception.
HÔTEL THEODORE - 524 EST81e RUE JEUDI 16 AVRIL
Tu veux quoi ? Que ça brille, que ça flashe ?
S'il ne se voit pas dedans, il se dira que quelque chose cloche.
Il arrive.
Gagliardi ? Lobrano. George Lobrano.
Tommy se sert tout le temps de cet hôtel.
Tommy va au Bingham, sur la 38e rue.
Tu connais Tommy. Ouais, le Bingham, un bel endroit, sympa, ouais.
T'as le fric, tout le fric ?
Montre-le-moi d'abord. Je veux le voir.
Sors-le. Fais voir.
4000 dollars. Pas un de moins. J'aime pas me faire baiser.
S'il en manque un, je serai très en colère.
- Tu m'as dit 3 500 dollars. - Je voulais dire 4 000 dollars.
J'ai peut-être dit 3 500, mais c'était 4 000.
Une merveille, en parfait état, numéro limé.
C'est cadeau, ça vaut 4 000 dollars.
Il est superbe, tout neuf.
C'est quoi le problème ?
Ça va pas ? Il devrait te plaire.
Tu l'aimes pas ? Il vaut plus cher.
T'as les 500 dollars, crache-les maintenant.
- C'est un bon achat. - C'est bon.
Tu veux une ristourne de 10 pour cent. Tiens, la voilà.
Attrapez-le !
Un officier blessé ! 524 Est 81e rue !
- Une ambulance. Vite ! - Phil ?
Trente ans, j'avais la baraka.
J'avais même jamais tiré.
- Je respire plus. Je respire plus. - Doucement, doucement.
Il y a une balle près de sa colonne.
Ils ne savent pas.
On ne voit pas à travers les murs, Mike.
Ce mec était défoncé, il se serait fait Phil pour un rien.
On a toujours le même problème. Lobrano.
La réponse est non.
Je ne dis pas qu'on va le laisser négocier,
mais s'il peut identifier Gaitan...
Si ce fils de pute avait tiré sur Stone, tu ne penserais même pas à négocier.
Mon pote risque de passer la fin de sa vie en fauteuil !
Vous voulez Lobrano ? Dommage.
- Elvis peut rentrer en Colombie. - Hé, Mike.
Rentre chez toi. Je vais attendre Elaine.
Rentre et repose-toi. D'accord ?
Un homme se fait un flic.
La presse va adorer si on négocie.
- Quel âge à Cerreta ? - La cinquantaine.
Cinquante. À cet âge-là, une grosse intervention, on récupère lentement.
Envoyez un mot à sa femme de notre part. Des fleurs à l'hôpital.
Je m'en occupe.
On ne négocie pas le revendeur, on n'a pas besoin de lui ?
Surtout si on ne va pas au procès.
20 personnes dans ce restaurant, pas d'identification.
Pour nous, c'est Gaitan, lui dit s'appeler Esteban. Sans empreintes,
il pourrait s'appeler Peter Pan.
Le Département d'État coince des dictateurs.
Il ne peut pas demander des empreintes ?
Des milliards de dollars, le cartel est un empire clandestin.
Là-bas, ils tuent des juges pour s'amuser.
Adam, il y a un truc ?
Le bureau du Ministre de la Justice a appelé.
Ils disent que Gaitan peut faire tomber du monde.
Il prend six mois, témoigne dans trois procès et s'en va.
Adam, c'est dingue. On le condamne, les fédéraux font pression
face à une peine de 25 ans, il te vend qui tu veux.
Les fédéraux veulent qu'on lui parle. Tu iras.
Mon client dit qu'il pourrait envisager une négociation
mais il ne veut pas aller en prison.
Vous craignez que nos prisons soient plus sûres qu'en Colombie ?
Coucou, Ben, allô la terre ?
Il balance des dealers, qui va le protéger ? Vous ?
Le système carcéral ?
Homicide, de trois à neuf ans.
Pas de prison, c'est l'arrangement.
Alors nous irons au procès.
Tu n'es pas sérieux.
On pourrait le refiler aux fédéraux.
Tu es bien prudent.
Un jury a besoin de liens, Paul. Revolver, vengeance, billets d'avion.
Il y a doute raisonnable.
On n'a pas le choix. Utilisons le revendeur.
Son avocat dit qu'il n'a jamais vu Gaitan.
Lobrano a dit : "J'ai laissé l'arme dans la voiture,
"j'ai pris le fric." Qu'est-ce que ça vaut ?
Il n'y a pas d'identification. Tu le laisserais négocier ?
C'est mieux que rien.
Avant, je veux parler à Cerreta.
On n'est pas là pour te forcer la main, Phil.
Une petite visite, hein ?
Que vaut le témoignage de Lobrano ?
- Ça ne le condamnera pas. - Ça pourrait aider.
Elvis peut s'en tirer quoi que tu décides.
Tu n'es pas obligé, Phil.
Ils oublient la tentative de meurtre il écope d'agression avec arme.
Je peux marcher, je peux parler, je peux...
Tout ce qui est important.
Ce Lobrano, il va plonger de toute façon.
Négociez.
COUR SUPRÊME - TRIBUNAL 53 LUNDI 15 JUIN
Il a demandé un Steyr Aug, il a dit qu'il était gaucher.
Les armes illégales,
vous en vendez souvent à des inconnus ?
Ce Gaitan, il a sa réputation.
On dit qu'il s'est fait 50, peut-être 60 personnes.
Une objection, Maître Manetti ?
Aucune, Votre Honneur.
Il parle d'un dénommé Gaitan, pas de mon client.
M. Lobrano,
nous avons entendu que Manuel Ortega
avait été tué avec un 223 automatique.
Quel est le calibre du Steyr Aug ?
C'est un 223.
Combien d'armes avez-vous vendu dans votre vie ?
Je dirais 200 ou 300.
Combien de Steyr Aug ?
Une quinzaine, une vingtaine tout au plus.
Merci, pas d'autre question.
J'ai supplié mon fils de ne pas tuer ce Félix Arias.
Nous savions ce qui se passerait.
Comment le saviez-vous, Mme Ortega ?
Objection. Ce sont des spéculations.
Elle nous donne sa version des faits, Maître. Rejetée.
Mme Ortega ?
Je connais ces gens depuis toujours. Je les ai vus tuer.
Avez-vous déjà entendu parler d'un homme dénommé Javier Laureano Gaitan ?
J'ai entendu parler de lui.
L'avez-vous jamais entendu dénommé autrement ?
Ils l'appellent,
ils disent El Diablo.
Le Prince des Ténèbres.
Félix Arias, l'homme que votre fils a tué,
avait-il jamais parlé de Gaitan ?
Il avait dit à Manuel que s'il causait des problèmes,
le Prince viendrait.
Mais votre fils a tué Arias.
Manuel était jeune.
Et stupide.
Le témoin est à vous.
Mme Ortega,
vous avez dit que votre fils était délibérément lié
avec des membres du cartel colombien.
Regardez le prévenu.
Vous le reconnaissez ?
Je ne l'ai jamais vu auparavant.
Mais, s'il était ce Prince des Ténèbres, comme vous dites,
ne pourriez-vous pas l'identifier ?
Personne n'a vu Gaitan.
Mme Ortega, pouvez-vous affirmer que cet homme,
le prévenu, a tué votre fils ?
Non.
19 témoins de moralité colombiens.
Bientôt ils nous trouverons un docteur pour jurer qu'il est trop faible pour tirer.
Les témoins de moralité, je parie qu'ils sont respectables, élégants, anglais parfait.
Il a dépensé 500 000 $ pour sortir des prisons colombiennes.
Combien coûtent 19 témoins ?
Tu veux les débouter ?
L'adjoint du juge Callahan dit qu'il faudra révoquer.
Et sa petite amie ?
Son avocat dit qu'elle coopérera quand il pleuvra de la boue.
M. Gaitan nous envoie de la boue. Envoyons du ciment.
- L'hébergement, ça ne tient pas debout. - Elle l'a admis devant un policier.
Et il y a ce "pas de caution".
La Cour Suprême a aboli les droits civils pendant que je dormais ?
Elle pourrait s'enfuir, Sally.
Elle témoigne, cinq minutes plus tard, elle peut très bien se jeter sous le métro.
Elle veut vivre.
Bien. On abandonne les charges. Qu'elle parte.
Gardien ?
Il est pressé. Une conférence de presse.
Nous annonçons un nouveau témoin à charge pour étayer notre dossier.
Que pensera votre copain Gaitan quand vous sortirez de prison ?
- Ça ne te ressemble pas, Ben. - C'est tout moi, Sally.
Un flic blessé pendant l'enquête, je veux une condamnation.
S'il vous plaît, ne me faites pas ça.
Je ne savais pas ce qu'il faisait.
Pas jusqu'ici.
On peut avoir une sténo dans cinq minutes pour prendre sa déposition.
- Vous auriez fait une conférence ? - Content de ne pas avoir dû décider.
Sally Goldman vient d'appeler.
Ne me dis pas que Mlle Alvaro est morte dans sa cellule.
Non, mais sa déposition l'est.
Elle a téléphoné deux fois. Des amis, je ne sais pas encore qui.
Elle dit qu'elle niera à la barre, qu'on l'a forcée à mentir dans sa déposition.
Si c'est une accusation, faites la ailleurs.
Je serais ravi de ne pas avoir à la faire du tout.
Si je m'arrange avec la loi, Ben, je le fais proprement.
Et si vous insinuez que j'ai suborné un témoin,
nous irons au Comité Disciplinaire,
mais vous serez sur la sellette. Rendez-vous au tribunal.
On dit de ses clients : Innocents tant qu'il y a de l'argent.
Peut-être qu'elle a flippé.
Peut-être qu'on l'a aidée.
Sally Goldman dit que les appels d'Alvaro...
Aucun doute, Gaitan l'a rattrapée.
Goldman dit ? C'est pas une preuve.
Dommage qu'on n'ait pas abandonné les charges.
Partie, indisponible, on peut utiliser sa déposition.
Maintenant, si on la laisse sortir et qu'elle quitte la ville...
Non. Mais faut-il qu'elle soit partie pour être indisponible ?
BUREAU DU JUGE MICHAEL CALLAHAN MARDI 23 JUIN
Tu veux faire quoi ?
Faire déclarer Alvaro indisponible comme témoin pour avoir été menacée.
Rikers est à 45 minutes de voiture. Indisponible ?
Et je veux que sa déposition sous serment soit enregistrée.
Ben, nous avons des lois.
Ça remonte au droit anglais. T'en as entendu parler ?
Le défendeur a le droit d'être confronté à l'accusateur.
Votre Honneur, l'été dernier, MP contre Geraci. Le témoin a été intimidé.
On a pu garder au procès un témoignage fait devant le jury d'accusation
même si le témoin n'était plus là physiquement.
Je m'en moque. C'est mal.
Je dois pouvoir contre-interroger le témoin.
Chris, garde tes effets de manches pour la cour.
Pour Geraci, ils avaient enregistré un appel.
Le témoin a dit "Je mentirai à la barre". Alvaro n'a pas dit ça.
Son avocate est certaine qu'on l'a intimidée.
Chris, c'est un parallèle avec Geraci.
- M. le juge, vous ne pouvez pas. - Si, je peux.
C'est pour ça qu'on m'a donné ma robe. Le témoin a été intimidé.
Le défendeur renonce au contre-interrogatoire.
Parfait, versez sa déposition au dossier et qu'elle contre-témoigne.
Contre elle-même ? C'est un procès, pas du cirque.
La Cour ordonne que la déposition de Mlle Alvaro soit versée au dossier.
Le jury saura qu'elle est indisponible.
Si tu n'aimes pas, Chris, il y a un remède. Un appel.
Maryann, étudiez la déposition.
Vous êtes Sandra Alvaro.
"Procureur Stone :
"'Vous a-t-il dit pourquoi il voulait rester chez vous ?'
"Alvaro :
"'Il a dit qu'il avait tué deux personnes. Qu'il devait se cracher.'"
Pardon, ce n'est pas cracher, mais "cacher".
"Qu'il devait se cacher.
"Procureur Stone : 'Vous a-t-il dit d'où il appelait ?'
"Alvaro : 'Il a dit de l'hôtel Europa.
"'Il y était sous le nom de Paolo Esteban.'
"Procureur Stone :
"'Pourquoi avez-vous tout d'abord nié savoir que M. Esteban est M. Gaitan ?'
"Alvaro : 'J'avais peur.
"'Javier tue des gens. J'avais peur qu'il me tue."'
- C'est tout, Votre Honneur. - Merci, Mlle Thompson.
Que le jury considère ceci comme n'importe quel témoignage,
n'y accordez ni plus ni moins d'importance qu'aux autres.
COUR SUPRÊME - TRIBUNAL 53 JEUDI 25 JUIN
Dans "le Ministère Public contre Javier Laureano Gaitan, alias Paolo Esteban",
au titre du premier chef d'accusation de meurtre au second degré
de Manuel Ortega, quel est le verdict du jury ?
Nous déclarons le défendeur coupable.
Au titre du second chef d'accusation de meurtre au second degré
de Natalie Ortega, quel est le verdict du jury ?
Coupable.
La sentence est remise à plus tard
mais je peux dire au défendeur qu'au vu du dossier,
vous irez en prison pour un long moment.
Et là-bas, faites-vous appeler Esteban, Gaitan
ou Nelson Rockefeller si ça vous chante.
La cour est renvoyée.
S'il veut balancer des dealers, il pourra être libéré dans 25 ans.
S'il balance, le cartel aura sa peau en prison.
Dites-moi que sa mort ne vous réjouit pas.
Je suis membre de la cour. Même si je l'étais, je ne pourrais rien dire.
J'ai lu dans le journal qu'ils le laisseraient partir.
Il achète sa liberté en Colombie
et il fait pareil ici.
Il a fait rentrer une arme dans le tribunal. C'est de la préméditation.
Il était en deuil de son fils.
Le jury pleurera-t-il l'ordure que vous avez dépeint comme un monstre ?
Vous n'aurez pas le vent dans le dos.
Son fils est mort il y a deux ans. Si c'est considéré comme
de la détresse émotionnelle, il y a eu une nouvelle loi.
On laisse tomber le coût du procès et on en fait un homicide.
Le fils de Christobal, 19 ans.
La police dit que Gaitan lui a tiré trois balles dans la nuque.
- Frank Hoover a peut-être raison. - Génial.
Le système ne te plaît pas. Prends un flingue. On repeint le tribunal en rouge.
Beaucoup lui donneraient une médaille, pas une condamnation.
Frank Hoover peut plaider la détresse émotionnelle.
Je n'ai pas un cœur de pierre mais je ne suis plus.
C'est prémédité. C'est mal.
Je ne suis pas au point en catéchisme
mais faire justice soi-même est un péché mortel ou véniel ?
Tu tues l'homme qui a tué ton fils
pour un jury, peu importe si c'était prémédité.
Qu'il fasse de 4 à 12 ans.
D'accord, si vous vous chargez de la conférence de presse.
COUR SUPRÊME - TRIBUNAL 61 VENDREDI 3 JUILLET
Avec la permission de la cour, le défendeur plaide coupable
d'homicide involontaire.
M. Robinette ?
Le Ministère Public accepte, s'il est condamné à une peine de 4 à 12 ans.
M. Christobal.
Vous comprenez que vous plaidez coupable d'homicide sur Javier Gaitan ?
Oui, je comprends.
Expliquez à la Cour les circonstances de ce crime.
J'ai la photo qui était dans le journal
quand mon fils est mort dans la rue.
Parfois, le soir, je lui parle.
J'espère qu'il m'entend du ciel.
M. Christobal, s'il vous plaît,
je voulais parler de l'acte lui-même.
J'ai une arme.
Je l'ai chargée avant de venir au tribunal.
Je ne savais pas si je pouvais le tuer
mais je le voulais.
Ce que j'ai fait,
c'est mal.
La plaidoirie est entendue.
Votre Honneur, nous demandons que vous relâchiez M. Christobal
deux jours avant le jugement final
pour qu'il dise au revoir à sa famille et règle ses affaires.
M. Robinette ?
M. Christobal a avoué un homicide, Votre Honneur.
Et c'est un bien grand crime.
Mais vous connaissez l'adage, M. Robinette. Traite les autres...
Je baisse la caution à 100 000 dollars.
Votre client peut-il la payer, M. Hoover ?
- Oui, Votre Honneur. - Je lui donne ses deux jours.
Il abat un homme de sang-froid
et on le traite comme si c'était une faveur.
Ce n'est que deux jours. Qu'il signe ses papiers et dise au revoir à sa femme.
On a un problème.
Le revendeur, Lobrano. J'ai eu un coup de fil de son avocat.
Il dit que le numéro de père éploré de Christobal est bidon.
Il bosse pour l'organisation qui employait M. Gaitan.
Le meurtre de Gaitan, c'était pour le faire taire.
Kim, Cragen, s'il vous plaît.
Don, Ben Stone, couvrez tous les aéroports.
Tous les vols vers la Colombie. Non, vers l'Amérique du Sud.
C'est pas gratos.
Tant qu'on a pas Christobal, on a rien à offrir.
En théorie, quand vous le trouverez...
Si son témoignage est utile ? On peut recommander la conditionnelle.
Je ne savais pas jusqu'à ce que je le voie à la télé.
J'ai vendu deux ou trois trucs à Christobal.
Il travaille pour eux, tout comme Gaitan.
Gaitan a tué son fils.
Des rumeurs.
Le gosse était pote avec les fédéraux, ça peut être Gaitan, ou non.
La femme de Christobal a vidé leurs comptes avant l'audience.
40 mn après la plaidoirie, ils étaient dans l'avion.
Le cartel devait liquider Gaitan.
Ils avaient peur qu'il négocie.
Vous avez parfois l'impression qu'on tourne en rond ?
Oui.
C'est pas un accident ?
Merci.
Le revendeur était dans la cour de Rikers.
On l'a égorgé.
Buenoventura a été étranglé dans la cuisine de Dannemora.
Et la mère de Manuel Ortega est tombée par la fenêtre.
Et la petite ?
Son oncle est allé la chercher à l'école.
Elle n'a pas d'oncle.
Cette histoire relevait de la fiction.
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