All language subtitles for Je sais rien mais je dirai toutr

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Original subtitles

Quelqu'un siffle la mélodie de "Le Bon, la brute et le truand".

-10 000 mitrailleuses, 56/78T X4.

On vous les livre à La Paz.

Allo, Sadat ? 52 chars,

type TX53. *-C'est ça.

-Coloris ?

*-Quelque chose de joli, qui se marie bien avec.

-Vous préparez quelque chose ? *-Surprise.

-Ah, ben tant mieux. Tant mieux.

Une seconde, je vous prie. *-Oui, oui.

-Demandez-moi Moshe Dayan à Tel Aviv, en priorité.

Ne quittez pas, Anouar. *-Je suis là.

-Allo, Moshe ? *-Ça va ?

-Très bien. Et vous ?

*-Oh, vous savez....

-J'ai une commande de El Sadate pour 100 chars, type TX53.

Il prépare un truc.

*-Je dois vous commander des TX70.

-À votre place, oui.

lls sont bien plus puissants. * 150.

-150 ? “Oui.

-Une seconde, je vais voir.

-Anouar ? *C'est moi.

-Moshe Dayan vient de commander 200 chars type TX70.

ll doit préparer quelque chose.

Rire

À votre place, oui.

“Et les TX90 ? -Plus puissants.

*-300. -Attendez, je vais voir.

*-Dépêchez-vous.

-Moshe ? E/ Sadate vient de commander

400 chars type TX90...

*-J'en veux plus que lui.

-Bon. Alors, disons 500 chars.

*-Voilà, par exemple.

-Au revoir. *-C'est ça.

*-Monsieur Gastié-Leroy ? -Oui.

*-Pour les fusils que réclame Monaco ?

-Embargo.

*-Monsieur Gastié-Leroy. -Oui.

*-Vous déjeunez à midi chez vous.

-Mon manteau, vite.

-Qui c'est qui est très gentil ?

-Les gentils

-Qui c'est qui est très méchant ?

-Les méchants

-Qui a tous les premiers prix

-Les gentils

-Qui finissent au dernier rang

-Les méchants

-Qui fait des économies

-Les gentils

-Et qui gaspille son argent

-Les méchants

-Qui c'est qui vend des fusils ?

-Les gentils

-Qui sait qui se retrouve devant ?

-Les méchants

-C'est comme un Guignol Spectacle permanent

Et vive l'école Et vive le régiment

Tout le monde en rigole et tout le monde y croit

Pour qui t'as de l'antipathie ?

-Les gentils

-Pour qui t'as un gros penchant ?

-Les méchants

-C'est travail, famille, patrie

-Les gentils

-C'est la retraite à 20 ans

-Les méchants

Pa pa pa pa pa pa pa

-/ls font l'amour le samedi

-Les gentils

-lls font ça n'importe quand

-Les méchants

-/ls crèveront le cul béni

-Les gentils

lIs crèveront le cœur content

-Les méchants

-Les gentils méchants

-Monsieur Pierre ?

-Votre père vous attend. -Oh.....

-De Boissy ou De Poissy ? -Non. Dans l'autre sens.

-De Boissy ou De Poissy ? -Comme ça.

-Ah... -Tout de même, le voilà.

-Tu arrives à cette heure-ci ?

-Bonjour, papa. -Ça va.

-Oncle Paul.

-Bonjour, mon neveu.

-Oncle Jean.

-Mon petit Pierre.

-Parrain.

-Parrain. -Bonjour, toi.

-Dis bonjour au général De Glane et à sa fille Laurence.

-Content de vous voir.

-Général. Moi aussi. Mademoiselle.

-Tu as vu tes mains ?

-À 33 ans, tu trouves ça drôle ?

-Et que fait-il dans la vie, ce grand garçon ?

Il vend des armes ?

-Je suis éducateur social, mon général.

-Social, Dieu. Ce mot me fait peur.

-Je ramène les brebis perdues dans le droit chemin.

-Le droit chemin, c'est l'armée.

Nous sommes tous des éducateurs "socials".

-Sociaux, mon général.

Toussotements

-Madame. Mon général est servi.

-On s'incline, devant une dame. -Oui, mon général.

-On se met au garde-à-vous devant un général.

-Bien, monseigneur. -À genou, devant l'évêque.

-Couché, devant son maître.

-Une telle famille est un handicap pour un jeune homme,

moi, je vous le dis.

Musique générique

-Pierre !

Tu devrais montrer le parc à Mlle Laurence.

-Allez vous promener, les enfants.

Ça fera un joli couple.

-Cette petite a quelque chose...

-...d'érotique.

Tirs de fusils, mitraillettes

-Le mariage est un acte grave, austère.

Il suppose la fidélité absolue des partenaires.

L'éducation des enfants ne permet aucune fantaisie, faiblesse.

I ! faut imprimer dans ces petits êtres

la marque d'une saine discipline.

-Elle m'emmerde ! Mais elle m'emmerde !

-Aux Guides de France, nos jeux développaient en nous

les responsabilités de la mère et de l'épouse.

Et l'on doit reconnaître l'aspect primordial de l'austérité

dans les habitudes héréditaires que nous devons transmettre.

Pas un instant, mon père n'a cessé

de m'inculquer les principes et le zèle

des communautés militaires.

-Mais elle m'emmerde !

-Nous suivrons

le cycle de préparation des fiancés aux sacrements du mariage.

Oh, le petit poisson rouge !

Oh, le joli nénuphar !

Que c'est joli !

Oh...

-Plouf ! Elle hurle.

Tirs fusils, mitraillettes, explosions

-Vous allez voir, là...

-Coucou.

Exclamations de surprise

-On te présente une jeune fille, monsieur la jette à l'eau.

La fille d'un général de corps d'armée !

Épouse Laurence et tu auras ton corps d'armée. 200 000 hommes.

Ça représente des armes !

Tu as 33 ans et tu n'as jamais travaillé !

-Si... -Alors ! Alors !

-Je m'occupe de 3 petits gars.

Leur santé morale m'intéresse. Je veux les aider.

-Des voyous ! Qui sait ce qu'ils font, là ?

Quelques rapines.

-Saloperie de saloperie de saloperie !

Quelle saloperie !

-Ne crie pas.

-T'as dit quoi ?

-Ne crie pas. -Ah bon.

-5 heures qu'il est sur le coup. Il aurait déjà dû

lui piquer sa clé.

-Louisette.

Je t'aurai, toi.

-Je t'interdis de dire ça.

Ce sont des êtres d'une pureté, d'une innocence inimaginables.

-Je peux plus.

-Je te veux. Je te veux.

Je t'aurai, toi !

-Ca aurait été toi, il y a une heure qu'elle dormirait.

-Deux.

-Je me taille !

-Educateur social, c'est un métier ? C'est quoi, éducateur social ?

Qu'est-ce que c'est ?

De la merde !

-C'en est trop. Viens.

-One more time.

*-Baisse des valeurs françaises ce matin.

L'effritement des cours se confirme d'heure en heure.

C'était notre bulletin financier en direct de la Bourse de Paris.

-Pour la Suisse.

-Comme d'habitude, c'est un ordre, monsieur Gastié-Leroy.

-C'est la lutte finale

Groupons-nous et demain

L'Internationale

sera le genre. -Bonjour.

Monsieur a faim ?

-Laissez. Merci beaucoup.

-Voilà.

-Quelle belle journée, aujourd'hui, monsieur.

Pardon.

-Antoine. -Oui, monsieur.

-"Monsieur", ça me gêne.

-Bien, monsieur.

-Antoine, asseyez-vous, prenez un café avec moi.

-Je peux ? -Avec plaisir.

-Merci, monsieur.

-Il faut vous dire, Antoine, que vous êtes un soldat.

Vous n'êtes pas un valet.

D'ailleurs, un valet, c'est un homme aussi.

Je veux dire, avant tout.

Pas avant ni après. C'est un homme.

Alors, un soldat, qui plus est.

Enfin, pas qui plus non plus. Moins.

-Je vous remercie. -Voilà, tenez. Une petite biscotte.

-Un peu de confiture.

-Ah, de confiture.

Vous me paraissez... -Là, pas plus.

-"Pas plus". Vous me paraissez si triste, parfois.

Quand ça va pas, vous devriez faire comme moi. Vous devriez chanter.

Il fredonne "L'Internationale".

-Vous voyez, ça remonte.

-Chantez encore. -Encore ?

-Alors tous les deux.

C'EST LA LUTTE FINALE GROUPONS-NOUS

et demain.

-C'est amusant.

-Excusez-moi. Je dois y aller.

-Antoine, une dernière fois. Pierre, pas monsieur.

-Je prie Pierre de m'excuser. Pardon.

-C'est la lutte finale...

-Pauvre garçon. Si j'ai pu lui donner un peu de.

Antoine fredonne "L'Internationale".

-Qu'est-ce que vous chantez ?

-Pardon ?

-Chantez un peu plus fort, pour voir.

-C'est la lutte finale...

-Deux mois de trou vous éclairciront la voix.

-Oh, monsieur...

-C'est plus de votre âge. C'est plus pour vous. Asseyez-vous.

C'est un ordre. Prenez ça et asseyez-vous.

C'est plus de votre âge, de vous baisser.

Ça fait mal aux reins. Attention. Hop !

La la la, la la la.

Vous voyez ?

-Marie, vous êtes fatiguée ? -C'est moi qui lui ai dit.

-Alors, vous irez fumer mes cigares ailleurs. Passez à la caisse.

-Mais...

-Bonjour, Paul. Alors, on ne salue pas ?

-Je suis ton frère.

-Mais je suis ton général.

-Il y a de nouveaux chars, à l'usine.

-Ah bon ?

-Monsieur a d'autres occupations.

-Allez.

-Après l'amour, tes yeux sont encore plus bleus,

ta peau plus douce et tes cheveux plus blonds.

Semblable à une fleur, tu t'épanouis,

et je respire l'odeur de ton âme.

-Tu m'as jamais parlé comme ça.

Finalement, t'es un grand romantique.

-Ta gueule. Je suis sur un coup.

-Mais...

*-Après l'amour, tes yeux sont encore plus bleus.

-Oh, le mufle ! Salaud ! Ordure !

-Oh, écrase, écrase...

*Tu t'épanouis...

On peut utiliser le play-back.

-Si vous aviez de l'argent, qu'achèteriez-vous en premier ?

-Un ministre.

-Lequel ? -Va savoir.

-Haut les mains !

Allez, haut les mains !

-MERDE, L'ÉDUCATEUR SOCIAL.

-Ne bougez pas, c'est un hold-up.

Les mains en l'air !

-Le personnel contre le mur.

Plus vite !

Les autres, face contre terre.

Fermez les yeux, vite !

Plus vite que ça, sinon ta da da da !

Paf ! Chlingue !

Tiens ! Tiens !

Ouh là.

Tiens ! Chlak ! Boum ! Bim !

Qu'est-ce que...

Chlingue !

Ben, les gars...

Ben, les petits gars.

Ben, les gars, allez...

Pouit.

C'est quoi ?

Qu'est-ce que c'est... Mais c'est moi !

-Mais c'est moi, ça. -Oui.

-Mais les petits gars...

Mais les gars ! Mais écoutez-moi au moins.

Je dirai à la police que les canapés viennent de Bobois et Roche, que...

-CAFTEUR !

-Moi ! C'est moi le cafteur !

Moi, cafteur !

Qu'est-ce qui... Ah, ben ça...

Alors ça... Cafteur, moi !

Musique jazz

*-Ne bougez pas, c'est un hold-up !

Les mains en l'air !

Le personnel contre le mur.

Vite !

Les autres, face contre terre !

Fermez les yeux, vite !

Plus vite que ça,

sinon ta da da da !

-Voleur ! Vous allez avoir...

*Rafale mitraillette

*-Paf ! Chlingue ! Tiens ! Tiens !

Ouh là ! Tiens !

Paf ! Chlak ! Tiens ! Tiens !

-Ouh, ben ça fait mal.

*-Chlak ! Boum ! Bim !

Chlak ! Bam !

Allez, hop !

C'est mes petits gars, ça.

*Tiens ! Tiens ! Ouh là !

Ben, les gars. Oh, les gars. Les gars...

*Les gars.

Ben, les petits gars. Les gars, allez...

Mais qu'est-ce que c'est...

Mais qu'est-ce que c'est...

Mais c'est moi !

*Mais c'est moi !

-MAIS C'EST VOUS !

-Tiens, c'est lui.

-Ah oui, ça, c'est lui.

-Les gars !

Les petits gars. -Tu vas nous suivre bien gentiment.

-Ta profession ! Ton nom !

-Ma profession... ? Écoutez, je ne vous tutoie pas, alors...

-Ta gueule !

-Justement, le respect de la personne humaine.

Dites-moi "votre gueule".

-Non, c'est ta gueule. -"Ta gueule".

Bon. Alors, c'est Dupont.

-Qui c'est, celui-là ?

Ton nom. -Je vais te le dire.

-Tu me tutoies !

-Comme vous.

-En voilà un qui va bien s'amuser. C'est moi qui vous le dis.

-À qui vous le dites. -À qui je...

Fouillez-le ! -Moi, chef ?

-Tu lui dis vous ? -C'est différent, on se connaît.

-Ici, vous vouvoyez les amis.

-Ça vous dérange ? Ça te dérange ?

-Sans blague.

Qu'est-ce qu'on fait ?

-Vous lui donnez vos papiers.

-Voilà, chef. -Merci.

-Non, toi, imbécile !

Lui, il te donne ses papiers.

-Tu lui dis vous, chef.

-Ah, si. C'est vrai. Vous lui dites vous.

-Tu me tutoies ? -Ben oui.

-Qui veux-tu que j'interroge, ici ?

-Ben, moi.

-Taisez-vous ! On ne vous demande rien !

Toi, tu le fouilles lui.

-Ah oui, d'accord, j'ai compris. D'accord, j'ai compris.

-C'est...

-D'accord, j'ai compris. On fait quoi, alors ?

-Fouillez-le !

-Chef, il bouffe sa carte d'identité !

-Attrapez-le !

-Attention ! Attention, il s'en va !

Attention ! Protestations

Attention. Ne vous faites pas mal.

-Tu vas me le donner, oui ! Tu vas me le donner !

-Discrets,

les gars.

Cris

-Ah non ! Ah non !

Vous me chatouillez !

Rire

-Un "s"...

Ah, ah, ah... Un "t", un "t".

Là, il y a un "t".

-U n "fn

-"Asté"...

-Et un "r".

-Astéroy.

-"Saloi".... -""Soua"...

-J'ai un bout de bouche.

-J'ai un "g". -Gastéropode.

-Foutez-le en taule !

-N'oubliez pas ça !

-Allez, allez !

-Ily aun"i".

-Hé ! C'est moi que t'as mis au trou !

Pierre rit. Coups sur la porte de la cellule

-Par ici, monsieur Gastié-Leroy.

-Si vous voulez bien nous suivre. On a pris soin de votre fils.

-Veuillez excuser l'aspect vétuste de ces lieux.

Vous savez ce que c'est. Pas par là, c'est les cabinets.

-Papa.

-Dans la classe de ma fille, il y a 2 gauchistes :

Alain Andrieu et Josette Martin.

Je m'appelle Morel, monsieur. Pour mon avancement.

-Taru Marcel a dit que le ministre de l'Intérieur était un enfoiré.

-Mon brigadier de droite vire à gauche.

-Mon brigadier de gauche vire à droite.

Brouhaha, propos indistincts

-On se calme, on se calme.

-À l'intersyndicale de la police, le commissaire Poivert a émis

des doutes sur l'honnêteté du ministre de la Justice.

"P" comme police.

Poivert, le commissaire Poivert.

-Et ma demande de HLM. -Poivert.

-Attention, 1, 2.

-CE N'EST QU'UN AU REVOIR MES FRERES

CE N'EST QU'UN AU REVOIR

OUI

NOUS NOUS REVERRONS MES FRERES

-Grâce à ces cons, on est puissants.

-N'oubliez pas que c'est grâce à tous ces puissants

qu'on est des cons.

-Tu rates ta vie avec des blousons noirs.

C'est stupide !

Conduis-toi en homme. Épouse Laurence et entre à l'usine.

-Papa, si je m'occupe plus d'eux,

dans 2 ans, c'est des repris de justice.

-Les prisons sont faites pour ça.

Tu es un Gastié-Leroy.

Écho

Musique douce boîte à musique

Ils imitent des rafales de mitraillette.

On veut pas faire joujou

avec son papa et ses tontons ?

La jeunesse d'aujourd'hui. Moi, à son âge.

Telles des rafales de mitraillettes

Boîte à musique

Il hurle.

-Arrête de faire l'intéressant. Si tu te crois drôle.

On ne plaisante pas avec la mort. La vie n'a pas de prix.

-Les armes non plus.

-Suffit !

Tu me parles toujours de social ! On est tous pour le social.

Ou tu travailles au service social de l'usine,

ou je dénonce tes voyous, qui iront en prison.

-À 33 ans, on vit comme un homme,

on meurt comme un dieu.

Tu es un homme.

En tant que tel,

tu dois...

travailler.

Le travail, c'est la productivité.

La productivité, c'est l'argent.

L'argent, c'est la puissance.

La puissance, c'est la loi.

La loi, c'est

ton père.

-S'il réussit, je le fais nommer à Notre-Dame.

-Quel saint homme, ce Léon.

Regarde, il se repent !

-Relève-toi. C'est mauvais pour les genoux.

-Je peux pas, j'ai une vision.

Tu nourriras ceux qui ont faim et vêtiras ceux qui sont nus.

-N'importe quoi.

Lève-toi, tu vas salir ton pantalon.

Lève-toi, tu vas salir ton pantalon.

Ton pantalon !

Ton pantalon !

Lève-toi !

Et marche !

-Voici mon fils, de nouveau responsable du service social.

Machines en marche

-Entrez.

Bonjour. Entrez.

Entrez.

Je suis votre nouveau directeur social,

chargé de tous vos problèmes,

quels qu'ils soient,

familiaux, moraux, psychologiques,

d'argent.

N'hésitez pas à me les confier.

Ne voyez pas en moi un directeur, mais un confident,

un ami,

un camarade.

Un cama...

Combien je vous dois ?

Conversations indistinctes

-Au suivant.

-Comme notre Seigneur Jésus-Christ, je serai le premier.

-Un malin.

-J'ai encore fait une connerie, moi.

Elle est mignonne, tiens.

C'est excitant, une infirmière.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

-Monseigneur.

Pierre entend des hurlements.

-Ça alors !

C'est incroyable ! Regarde.

Quand je maigris, je maigris de partout. Ma poitrine morfle.

-Mieux vaut une petite poitrine avec un petit tour de taille

qu'un gros tour de taille et de gros seins.

-Ily a gros seins et gros seins. Tant que les deux sont pareils.

De tout petits, petits seins.

-Excusez-moi. -Je veux pas maigrir des seins.

-Ca, c'est l'idéal. -Ca, c'est l'idéal.

-Voilà. -Les miens penchent du côté

où ils vont tomber.

-Les miens, oui, mais pas les tiens.

-J'ai fait le test du crayon. -Et ?

-J'ai mis un crayon sous ma poitrine,

il n'est pas tombé. -Un petit

ou un gros ? -Un gros.

-Un petit. -On peut se tromper.

-Avec un petit,

le test peut être faux.

-Tu crois ? -Je l'ai lu.

-Hé... -Alors ma poitrine tombe pas.

-Ben, ça se verrait.

-Pas comme les miens. -Tes seins sont jolis, en poire.

-J'aurais préféré en pomme. -En poire, c'est bien.

-De belles pommes rondes.

-La pomme, c'est le péché originel. -Justement.

-Mesdemoiselles.

C'est normal ?

-C'est mon amie. -C'est pas grave.

-Ça ira ?

-Oui, oui...

-C'est l'éducateur social.

-Tu le connais ? -Ouais. Il s'occupe de Didier.

-C'est rien, c'est pas grave.

Ça va, c'est rien du tout.

C'est pas grave.

Quelle heure est-il ? -11 h 20.

Il crie.

C'est rien, c'est pas... grave.

-Voilà.

Vous voulez bien...” ? Poussez votre jambe. Mettez-la là.

Voilà. Je voudrais pas vous casser...

Cri de douleur -Oh, excusez-moi.

Voilà.

Tiens.

Là.

Voilà. C'est bien.

Et voilà.

Cri de douleur

-Thermomètre.

-Vous ne sentirez rien.

Vous allez vous endormir, le temps de compter jusqu'à 5.

1, 2, 3, 4, 5.

-Où est l'infirmière ?

-I, 2, 3, 4, 5.

-Elle a de jolis seins en poire.

-La totale.

-II faut dormir.

-Avec vous.

-Oh !

-II faut dormir maintenant. II faut faire dodo.

Fais dodo, Colas mon petit frère

Fais dodo, t'auras du lolo

Il ronfle.

-J'ai soif. -Et merde.

Il tousse fort.

-Mon vaste interne, il est trop musclé.

-Moi, j'en ai pas. Ça me fait les jambes incurvées.

-Au moins tu n'uses pas tes bas. -Oui, mais ils glissent.

-Bonjour.

Je passais par hasard.

Alors je me suis dit...

que...

Et alors, je voulais vous demander, Nicole,

pour les petits gars, surtout, qu'ils ne...

Pour l'instant, je suis bloqué.

Je suis bloqué par Leroy, mon.

Gastié, mon père.

Alors, je vais revenir.

Qu'est-ce qu'ils deviennent ?

-Ils sont à la campagne.

-Alors ça, parfait. Ils sont mieux là qu'au café.

L'oxygénation, l'air pur.

-Voilà le fils du patron.

-Pas chaud, les mecs.

Cigarette ?

Vous ?

Vous savez que je suis le responsable du service social.

Si vous avez un problème, n'importe quoi, vous me le dites.

je suis avec vous, camarades. -Ah oui, camarade, moi, j'en ai un.

Je gagne mille francs par mois. J'en voudrais 120.

-Ah... Ah oui.

Alors là... Alors là, c'est...

-Si tu veux te rendre utile,

lui, c'est un immigré portugais. Angolais.

Il trouve pas de travail. Il n'a pas de carte de séjour.

-Il n'a pas de carte de séjour,

parce qu'il n'a pas de travail. -Compris. J'en fais mon affaire.

Allez.

-Vous cherchez

du travail ? -Pas moi. Lui. Un Portugais.

-Portugais ? -Angolais.

-Pourquoi vous l'engueulez ?

-Il est portugais. -Logique. Bon. Carte de chômage.

-Il n'en a pas. -Pas de preuve de chômage ?

-Ben, il ne serait pas ici.

-Il serait où ? -Au travail.

-Bon. Carte de sécurité sociale.

-Il en faut une pour travailler ?

-II faut travailler pour en avoir une.

*-170 876.

-C'est pas pour cette année.

-Par quoi je commence ?

-Par attendre ici. C'est un guichet de renseignements.

-C'est pour un renseignement. -Prenez un numéro.

-Où ? -Faites la queue.

-Placez-vous devant votre Portugais. Vous gagnerez une place.

-J'aurais dû en prendre 10. J'aurais été devant.

Allez, viens.

-Faites la queue. -Mm ?

-Faites la queue.

-Aïe, aïe, aïe.

*-170 876.

-Décédé.

*-170 877.

170 878.

-Décédé.

*-Guichet 17, le 149.

-Chut ! C'est la planque, ici.

*-170 879.

-Maman, quand j'irai à l'école.

-Bientôt, mon chéri.

-Je veux y aller tout de suite.

-Il reste 4 ou 5 ans, je vais pas perdre mon tour.

Il me faut ta prime de naissance.

-Oh ben.

*-Le 149, guichet 18.

-Votre nom. -Je... bulgare. France.

-Oui, ça... Votre nom.

-Je... bulgare. France. Viens.

-Vous êtes bulgare, vous êtes venu en France. Il me faut votre nom.

Le nom. -La famille restée Bulgaria.

-J'espère bien. J'ai déjà assez avec vous. Donnez-moi votre nom.

-Le nom de famille. -Non, non. Famille, pas.

-Oui, non, famille, non.

Mais nom de famille. Vous comprenez ?

-Famille restée Bulg...

-Chèvre, il me rendra chèvre. Donnez-moi vos papiers d'identité.

C'est dégueulasse. Ils sont tous malades.

C'est le passeport que je veux.

-Ah, si, si. Passeport.

-Passeport, oui.

*-170 880.

-Il vient de Bulgarie pour me présenter cette pourriture.

Il y a un nom qui est écrit ici. C'est quoi ? C'est votre nom ?

-Oui. Staflikevitch. -Quoi ?

-Staflikevitch.

-Staflikevitch. Je.

-Mais c'est vraiment. Ça n'arrive qu'à moi.

Bon. Écrivez-moi votre nom lisiplement là-dessus.

*-170 881.

-Il met ses empreintes sur le formulaire.

C'est pas le poste de police. Je suis pas un flic.

-Staflikevitch. Staflikevitch.

-Me faites pas passer pour un flic, je vais vous faire coffrer.

Assez plaisanté. Donnez-moi votre certificat d'immatriculation

de travailleur étranger

et l'attestation d'arrivée en France, le formulaire D3,

validé par la préfecture et contresigné par la police.

Plus le récépissé de demande de permis de séjour provisoire,

avec une quittance de loyer du dernier terme

précédant l'établissement dans un autre lieu de séjour,

si vous avez déménagé.

Je veux les fiches de paye et 3 photos d'identité.

Et un timbre fiscal de 32,50 F.

Votre dossier suivra son cours,

sauf interdiction du ministère de l'Intérieur. Alors là...

-Sofia, famille restée...

-Il me rend chèvre, nom de Dieu !

Je me fous de votre famille. C'est pas elle qui m'importe.

-Monsieur, soyez aimable, c'est un étranger.

-De quoi vous vous mêlez ? Ça vous regarde ?

-Je suis français. Et quand je vois ça, j'ai honte.

-Si vous voulez ailleurs, partez.

-Permettez. Je suis chez moi, ici, en France,

et j'y reste. -Je reste aussi en France.

-Alors,

tenez-vous le pour dit.

Moi, je suis fier d'être français.

Vous seriez moins fier à sa place, à Bucarest, en Bulgarie.

Là, vous seriez moins fier.

-Non, Bucarest, Roumania.

-Ne compliquez pas... -Sofia, Bulgaria.

-Ne compliquez pas la situation. C'est assez difficile avec lui.

Si vous étiez à Sofia à sa place, et vous, à la mienne,

qu'est-ce que vous diriez ?

-Je ne dirais rien, car vous disiez Bucarest.

Sofia... II faudrait savoir. -Alors, c'est tout.

-Bon. Écoutez, monsieur. Restons-en là et revenons ici.

-C'est ça, revenons ici. Moi, m'occuper de vous. Plus facile.

Vous dire à moi non. Et moi lui dire quoi vous dire moi avant.

Vous vouloir quoi ?

-Moi vouloir nom à lui.

-Eh ben, vous dites. -Ben dites-le.

-Je vais le dire. -Allez-y.

-Je vais le dire. Vous dites à moi non à vous.

-Famille restée Bulgaria.

-Oui. Mais vous me l'avez déjà dit.

Vous déjà dire à moi.

Non, moi vouloir nom. Vouloir nom.

Le nom, le nom.

Par exemple, moi, mon nom, c'est Gastié-Leroy. C'est mon nom à moi.

-"C'est mon nom à moi”, c'est pas bulgare.

-Quoi donc ?

-"C'est mon nom à moi". -Votre nom, c'est pas bulgare.

-Mon nom à moi, ça vous regarde pas. Qu'est-ce que...

Ne posez pas de questions. C'est moi qui questionne.

D'autres ont tenté de me prendre pour un imbécile,

eh ben, ils m'ont tout de suite trouvé.

Faites bien attention.

-Lui imbécile trouvé facile.

-Moi content.

-Moi aussi, content. Très content.

Encore plus, si vous donner papiers moi. Pour les noms.

-Ah oui. -Les noms.

-Famille Sofia rester frère...

-Non. Vous avez une famille. On a tous une famille.

Lui, moi, vous. Vous avez une frère, un sœur.

Vous avez une père, un mère. Vous avez une famille.

La famille a un nom.

Moi, vous donner mon nom à moi. Et moi dire nom à lui. Le nom.

-Frère, sœur rester Sofia famille.

-Je sais que vous avez un frère, une sœur !

Je veux le nom de votre frère ! Ou de votre sœur ! Votre nom !

Ily en a qui travaillent, ici ! Ily en a qui attendent !

Alors donnez-moi votre nom ! Ça suffit !

-Oh !

Enfin, c'est un étranger. -Vous, la ferme !

Propos indistincts

-Non, Sofia.

-Quoi ? Je suis là pour vous expliquer ce qu'ils veulent.

-Au royaume des aveugles, les borgnes sont sourds.

Prenez-en de la graine.

-Je me suis trompé. Je m'excuse.

-C'est facile. On s'excuse tous. Moi aussi, je fais des erreurs.

Quand je fais une boulette, je me la mange.

-Manger.

-Faim. -Je suis pas là pour vous nourrir.

-Je vous demande juste de vous occuper d'eux.

-On ferme, il est 16 h.

-Quoi ? Il est 15 h 40.

-Le temps qu'on ferme, il sera 16 h.

-Mais c'est pas vrai, ça ! Merde ! C'est pas vrai !

On veut s'occuper des gens

et vous nous foutez des bâtons dans les roues.

Espèce de...

-Laissez-moi. Laissez-moi.

-Lâchez-moi !

Crissement de freins de voiture

-FAITES LA GUERRE, PAS L'AMOUR PAM PAM

FAITES LA GUERRE, PAS L'AMOUR PAM PAM

FAITES LA GUERRE, PAS L'AMOUR PAM PAM

-Par ici.

-Vous vous souvenez.

-Promoteur immobilier, ex-ministre, député.

Arrivages du matin.

Nous voulions le garder avec nous au chaud, mais il a refusé.

-Et moi ?

Cris indistincts

-Monsieur Gastié-Leroy.

-I ! fallait les battre pour les faire parler,

maintenant, il faut les battre pour les faire taire.

Quel métier. Monsieur Gastié-Leroy.

Chant militaire

-Tu es un imbécile, un raté.

Tout ce que entreprends, tu le rates. Tu es un marginal.

Tes petits gars, l'usine, c'est un échec.

-Alors, on ne salue plus ?

-Ah, ah. Vas-y.

-Arrêtez de l'embêter. -Mais... Mais...

-Tous les matins, "on ne salue plus" !

-Vous allez voir, Antoine. Mettez-vous ici. C'est facile.

Attention.

Premièrement.

Hop !

Deuxième essai.

Heil !

Troisième essai.

-Heil !

-Repos.

-Je... Mais. -Oui, dis, hé...

-Antoine !

-II recommence.

-Messieurs.

-Salam aleikoum.

-Salam aleikoum.

Salam aleikoum.

"Aleikoum" aussi.

Propos incompréhensibles

-Quoi ?

-Quoi ?

-Ah, bazooka défoliant. C'est très simple.

Alors ça, je vais vous expliquer.

Il est en 3 parties.

Il y a la base ici, le tuyau.

-Et le "a" ! la bazook-a !

Alors dans la base, on met cartouche.

-"Cartouche" ?

-Cartouche, c'est comme "ca"...

Comme canoë. Noë. Vous savez, la pluie, le déluge. Glouglou.

Vous enlevez Noë. Reste "ca".

Et touche, je touche. "Ca", "touche". Je retouche.

Ca. Touche. Retouche. Cartouche.

Je mets dans le bazooka. Bazooka sur l'épaule, très lourd.

Bazooka sur tréteaux. Planter tréteaux.

-"Planter" ? -Oui. Comme planter légumes.

Planter légumes.

Savez-vous planter des choux À la mode, à la mode

Planter tréteaux trop tôt.

Pas trop tôt, mais planter tréteaux très bien.

Parce que trop tôt, tréteaux part. Boum, la balle part trop tôt.

Cartouche dans la base, et paf !

Ah ! Bazooka !

Alors les arbres, paf ! Les feuilles. Les feuilles tombent.

Les feuilles tombent

L'arbre, mort, l'arbre.

Les gens, mauvais.

Il tousse fort.

J'étouffe !

J'étouffe !

Les bêtes, tagada, tagada !

Manger. Manger la poudre défoliant.

And coliques. Ouille, coliques, les bêtes. Ah !

Coliques, ah ! Coliques, ah !

Ravagées, plus rien ! Ravagées.

La base, pouf, paf, comme ça.

Les arbres, les bêtes, les gens, plus rien. Ravage.

Il n'y a plus rien. Ravagés. Donc...

Papa vous expliquera beaucoup mieux le bazooka défoliant.

Salamalec tous, salamalec, papa.

Messieurs, mesdames.

Il fredonne.

Propos incompréhensibles.

Klaxon

-Les rouges sont les pays en guerre,

les jaunes sont en instance de l'être

et les blancs, les salauds de pacifistes.

-La Suisse est en jaune.

Elle prépare la guerre ? -Un vieux rêve personnel.

Une bluette.

-Camarades,

je sais que vous travaillez en face, dans l'usine de papa.

Alors là, je m'élève et je crie halte.

Vous devez travailler, vous, les pauvres, c'est une chose.

Vous avez aussi le droit de vivre.

-Ce qu'il va se prendre...

Mais que vous prêtiez votre concours à tuer, alors là, je dis halte.

Je dis halte.

Moi aussi, si j'avais besoin de travailler, Dieu merci,

je travaillerais.

Mais pas à n'importe quel prix. On ne doit pas gagner son pain

en le mangeant sur le dos des cadavres.

C'est dégoûtant.

Vous permettez ? Pour faire connaissance.

Vous allez voir. Hop, hop, hop, hop.

Hop ! C'est raté.

Pardon.

Ça glisse bien. Il n'y a pas trop de monde.

Elle est bonne, cette eau gazeuse. Barmaid, une autre.

-Tu habites où, mon pote ?

-Au château de Lubéron.

Pourquoi ?

-Tu exagères. Ces types ont des femmes et des enfants.

Ils gagnent mille francs par mois.

Crois-tu qu'ils aient le choix ?

-Ah ben, alors là, je m'excuse. Je m'excuse, mais je redis halte.

Fabriquer des armes pour gagner des millions comme papa, oui,

mais alors, pour mille francs, c'est mesquin.

C'est petit.

-Quel con !

-Si votre caractère est aussi faible que vos muscles,

ça doit être formidable. J'aime les peureux.

Tant d'hommes veulent impressionner. Vous, rien ne vous démonte.

Léger gémissement

Allons dehors,

vous voulez ? -Mm.

-Vous vous faites tellement bien battre.

Avec vous, on doit se sentir dans une telle insécurité.

C'est merveilleux.

C'est si agréable, pour une femme,

de reposer sa tête sur une épaule luxée,

de sentir que l'être aimé

est aussi vulnérable

qu'une volée de moineaux le jour de l'ouverture de la chasse.

-Jamais on m'a dit des choses aussi gentilles.

C'est réconfortant pour un être physiquement faible,

d'entendre ça.

J'ai pris des roustes plus dures que celle d'aujourd'hui.

Parce que, ça, c'était un lâche. C'était un pauvre type.

Le jour où je tomberai sur un plus fort que moi,

ça va faire mal.

Quand on me cherche, on me trouve.

-Oh oui.

-Embrassez-moi.

Oh ! Ph, la vache ! Oh...

-Attention, les enfants. Une, deux.

Malbrough s'en va en guerre Mironton, mironton, mirontaine

Malbrough s'en va en guerre Ne sait quand reviendra

Ne sait quand reviendra

Ne sait quand reviendra

Il reviendra à Pâques Mironton, mironton, mirontaine

Il reviendra à Pâques

Ou à la Trinité

Ou à la Trinité

Ou à la Trinité

-Paul, Jean.

La distribution. Voilà.

-Que fait ton papa ?

-Lieutenant.

-Voilà un joli TTX120. Pour toi.

-Tiens. Un missile solaire.

Enfin, une arme.

-Tiens. Un joli petit GL22.

-Merci, monsieur. -Voilà.

-Et toi, ma petite, que fait ton papa ?

-Général. -Tiens.

-Deux chars pour la petite fille.

Et maintenant,

n'oubliez pas de bien les montrer à vos papas.

Ce sont les répliques exactes de nos modèles courants,

livrables en deux mois.

Et ce grand garçon, que fait son papa ?

-Mon papa fait les armes, mon vieux.

-On dit monsieur.

-Oui, mon vieux monsieur.

-Ton papa fait des armes, comme moi, alors.

Et quel genre d'armes fabrique-t-il ?

Les machettes, les casse-tête, les sagaies, mon camarade.

-Pas mon camarade.

On dit mon vieux. Euh, monsieur.

Rire -Le vieux, il n'est pas content !

-Mon enfant, on ne tue plus personne avec ça de nos jours.

-Dans la tribu, on n'est plus que 8. Allez-y doux, monsami.

-On ne dit pas "monsami".

-Ah oui, papa. Merde... Qu'est-ce que...

-Monte dans ta chambre tout de suite.

Raciste.

-Quoi ? Moi, raciste ?

Moi, raciste ?

Alors que tu mêles ces enfants à ce trafic odieux ! Je.

Tiens, je m'en vais. C'est fini. Je m'en vais d'ici !

"Raciste".... Fasciste, oui !

Les enfants Gna gna gna gna gna

-Merde, merde, merde ! Merde !

Soupir

Ça, c'est mon père. Ça, c'est les petits gars.

Mon père m'emmerde, les petits gars m'emmerdent.

-Tiens.

Merde, merde, merde !

Mon père, les petits gars.

Mon père m'emmerde, les petits gars m'emmerdent.

Chak !

Paf !

Ha...

Paf !

-Ca, c'est Germaine, ça, c'est Gastié-Leroy.

Germaine m'emmerde,

Gastié-Leroy m'emmerde. Chlak, paf ! -Que dites-vous ?

-Gastié-Leroy m'emm...

Mes respects, monsieur.

-Cette fois... -Je le mérite.

Oui, monsieur.

-Ce sont eux.

-M. Gastié-Leroy est au couroi ? Est au courant ?

-Non. Surtout, je ne veux pas qu'il sache.

-Ah... Mais moi, je ne peux pas prendre sur moi.

-Je vous revaudrai ça.

-Ah non... Vous n'allez pas... Entre nous.

-Combien je mets ?

-Un chèque en blanc.

-C'est OK. Vous démarrez maintenant. -Oh non.

-Comment.... Comment. Vous savez ce qu'on a dit.

Les meubles, la stéréo, moi, j'appelle la police.

-Chic. -Quoi ?

-On va travailler.

-Parfait. Allez. À ce soir, hein !

Propos indistincts

-En se faisant porter par le chariot une fois à l'aller,

une fois au retour, on se repose 2 fois 7 s.

-Ce qui fait 14 s.

-Multipliées par le nombre d'allers et retours,

ça fait une heure de repos par jour.

-Cette heure, vous pouvez la décompter sur nos salaires :

une bonne économie,

vu le nombre d'ouvriers.

-Lèche-culs ! -C'est notre méthode

et notre avis. On ne force personne à faire comme nous.

Sirène

-À table, camarades. C'est la pause.

-On n'a pas fini. Restez avec nous, au lieu d'aller manger.

-Les cons !

-Votre nom.

-Morin.

Il siffle.

-Vous n'avez pas faim ?

-Si, mais les journées sont courtes. On veut avancer.

-Bien. Vos noms, mes amis.

-Pour madame, monsieur le directeur. Des fleurs de mon petit jardinet.

Plusieurs -Lèche-cul ! Lèche-cul !

-J'ai placé les petits gars à l'usine.

-Ils ne vont pas foutre la pagaille ?

-"La pagaille" ? Les petits gars ? Oh non.

J'irai voir.

-MERDE ! L'ÉDUCATEUR SOCIAL.

-Qu'est-ce que vous foutez là ? -C'est parce que j'ai.

-C'est pas le moment de traîner. Suivez-moi.

-Oui, monsieur.

-Pas si vite.

-Hop ! -Hop !

-Hop ! -Hop !

-Hop ! -Hop !

Hurlement -Ouh là !

Ouh.

-Hop ! -Hop !

-Hop ! -Hop !

-Hop ! Hurlement

Ouh là ! Ouh là là là !

-Hop ! -Hop !

-Hop ! -Hop !

-Hop ! Hurlement

Ouh ! Ouh là ! Ouh.

-Quoi, pépère ? Tu peux pas attraper une brique ?

-J'ai pas que ça à faire.

Ici, c'est facile. Mais là-bas. Venez voir.

J'ai pas que ça à faire.

Je dois tirer la corde pour monter le seau.

Ou je tire la corde et j'attrape la brique dans le ventre,

ou je lâche la corde pour attraper la brique,

et je reçois le seau sur le pied.

-Tu es vigoureux, pour ton âge.

-Ah oui.

-Tu manques d'imagination. C'est pas dur. Je te montre.

Tu tires ta corde. Comme ça.

Voilà. Hop. T'attrapes. Hop.

Voilà. Tu tires la corde. Voilà. Hop. Voilà.

Voilà. Tu tires la corde. Hop. Voilà.

Tu vois ? Bon. C'est pas difficile.

Michel Fugain : "Les Gentils, les méchants" (instrumental)

-Ils font quoi ?

Ils travaillent.

-C'est pas vrai, je rêve. -Ah ben, bravo ! Bravo, monsieur.

Nous, on bosse et monsieur s'amuse.

-Exploiteur !

-Quoi... Vous êtes des incapables !

-50 caisses de plus qu'hier.

-Ils ont fait 50 caisses de plus qu'hier.

-"5Q" !

Ils ont fait 50 caisses de plus qu'hier.

-"lls ont".

Ils ont fait 50 "clusses” de "paisses” qu'hier.

50 caisses de plus qu'hier...

-Ben alors, c'est possible.

-C'est "sopible". -C'est possible.

-C'est possible.

-Pourtant, on n'est pas plus vieux.

-50 caisses de plus pour tous.

-C'est antisyndical. À bas les cadences infernales !

-De petits Havane de mon jardinet, monsieur le directeur.

Plusieurs -Lèche-cul ! Lèche-cul !

-L'ÉDUCATEUR SOCIAL !

-Qu'est-ce que vous faites là ? -Je...

-C'est pas le moment de traîner. Suivez-moi.

Il chante.

-À chaque fois que tu prends de la peinture, tu perds un temps.

-Ah bon ? -Forcément.

-Tu dois compter jusqu'à 3, sinon t'es pas synchrone.

-Ah bon... -Ben forcément.

-Bien.

-Attention. -Oui, attention.

-I, 2, 3. -Voilà.

-T'as compris ? -Oui, oui.

-Si tu dis oui, c'est pareil, tu perds un temps.

-Ah bon ? -Forcément.

Dis oui et compte jusqu'à 3, sinon t'es pas synchrone.

-Ah ben oui. -Ben oui.

-Attention. -Oui. Attention.

-1,2et3.

-Voilà, t'as compris. -Oui.

-C'est pas difficile.

-Oh ben non...

-Si tu dis non, c'est comme si tu prenais de la peinture.

Tu perds un temps. -Ah bon ?

-Forcément. Dis non, et compte jusqu'à 3, sinon t'es pas synchrone.

Bon. Passe de l'autre côté. Change.

Voilà.

Change pas de main, change de place !

Change de place, pas de main ! -Ah ben oui.

-Je te jure. Vraiment.

Il chantonne.

-On a fait 75 caisses de plus qu'hier.

-Ils ont fait 75 caisses de plus qu'hier.

-"75 caisses" !

-Ils ont fait 75 caisses de plus qu'hier.

Il bredouille.

-Ils ont fait 75 caisses de plus qu'hier.

-76 "quintes” ?

Mais alors. c'est "sopible".

C'est "sipoble". Enfin, ça se peut !

-Alors c'est "postrible". Ça "bosse"... C'est...

-Alors, c'est "brosse"... C'est "triple" ?

-Alors, c'est "trospible" ?

-On n'est pas plus doués que la normale.

-75 caisses pour tout le pont !

-C'EST ANTISYNDICAL ! À BAS LES CADENCES INFERNALES !

-QUI C'EST ?

-L'éducateur so...

Et merde.

J'arrive, j'arrive.

Conversations indistinctes

-Jeudi prochain, à 17 h, grève surprise.

-Jeudi prochain, à 17 h, grève surprise.

-Jeudi prochain, à 17 h, grève surprise.

-Jeudi prochain, à 17 h, grève surprise.

-Jeudi prochain, à 17 h, grève surprise.

Non, non. J'ai rien dit. J'ai rien dit.

-Il a dit quoi ?

-Qu'il n'a rien dit sur la grève surprise, jeudi prochain, à 17 h.

-Pourquoi ? Il y a une grève surprise jeudi prochain, à 17 h ?

-Je sais pas. Il a dit qu'il n'avait rien dit.

-Qui a dit qu'il n'a rien dit ?

-Qu'il y aurait une grève surprise jeudi prochain, à 17 h.

-Il y a une grève surprise jeudi prochain, à 17 h ?

Hé, les gars !

Jeudi prochain, il y a une grève surprise à 17 h ?

Tous -Chut...

-Silence. Il n'y a pas de grève surprise.

-À 17 h.

-Jeudi prochain.

-On va se les faire, ces mecs !

-D'aucuns m'ont dit, dont je tairai les noms,

mais je leur en suis reconnaissant,

qu'il se préparait pour demain, une grève à 16 h 30.

-17 h, monsieur le directeur.

17 h.

-D'aucuns m'ont dit, dont je tairai les noms, mais je les remercie...

Merci, Didier.

qu'il se préparait pour demain, une grève à 17 h, c'est ça ?

-C'est ça.

-Pourquoi une grève, je vous le demande ?

Nos intérêts ne sont-ils pas les mêmes ?

Quand l'usine

prospère, ne prospérez-vous pas vous-même ?

Ne sommes-nous pas prospères

en rêves, en illusions ? Ne formons-nous pas, surtout vous,

une chaîne de fraternité prolétaire ?

Non, vraiment, camarades, pourquoi une grève ?

Travaillons, prenons de la peine. Ça, c'est la vie.

-Les cadences

sont infernales !

-Il y a beaucoup d'accidents. Acclamations

Chuchoté. -Duchemin Antoine.

-C'est faux. C'est l'alcool qui provoque des accidents.

-Ouais. S'ils n'avaient pas de vin à la cantine,

il y aurait moins d'accidents.

Huées

-Vous allez voir

vos gueules à la sortie.

-Martin Félix.

Brouhaha, protestations

-Dégueulasses ! Enfoirés ! Fumiers !

-Jean Guarini, un leader syndical.

-Bravo. J'ignorais que tu les avais fait embaucher.

-C'est mes petits gars.

-Ils sont formidables.

-C'est mes petits gars.

-Je reconnais là en toi un vrai Gastié-Leroy.

-Monsieur le directeur... Oh, pardon.

Ily a eu de la "chaufe".

De la fauche.

-Ne nous dérangez pas pour ça. Nous avons toujours 2 % de fauche.

-Oui, mais cette fois-ci, c'est sérieux.

Ils ont augmenté les cadences, m'ont fait des cadeaux.

-C'est mes petits gars.

-Ils ont dénoncé une grève, ont refusé une augmentation.

-C'est mes petits gars.

-Et refusé les avantages que je leur proposais.

-C'est quoi, ça ? -Le hangar aux 500 chars.

-Où sont-ils ? -C'est mes petits gars, pap....

-Tes petits gars ont volé 499 chars ?

-Légers, les chars. Légers.

-Mais où qu'ils sont ?

-II est beau, mon char ! Hé, monsieur ! Venez voir.

-Je vous fais Un prix.

-Combien, le char ? -Mille francs. C'est pas cher.

-Bravo, les gars ! Voler 500 chars, bravo !

-499,

-Oh, je vous en prie, pas d'humour.

Alors qu'on vole 1 char, 2 chars, 3 chars, bon.

B chars, 10 chars, même...

Mais alors 500 !

Oh, dites donc. On va les brûler, les pulvériser.

C'est toujours ça qu'ils n'auront pas. Où ils sont ?

-On en a déjà vendu 250.

-Quoi ? À qui ?

-Un type qui avait un bandeau sur l'œil.

-Un Juif. Il nous a arnaqués.

-Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai une oreille qui siffle.

-Et l'argent ? -On a demandé du liquide.

-C'est quoi, ça ?

-Du liquide.

Il chantonne.

Exclamations de joie

-Mon fils ! Mon fils ! Dans mes bras ! Dans mes bras !

-Viens là, viens là. C'est la fortune !

Où sont les chars ? -On va te les rendre.

-Non, non, je n'en veux pas. Ils sont assurés contre le vol.

Je touche la prime d'assurance. Vends-les toi.

-Moi... ? -Ben oui.

-Mais à qui les vendre ?

-J'ai une liste secrète d'acheteurs. -Pourquoi secrète ?

-Pour l'opinion publique.

Ce sont des pays génocides. Qu'ils se massacrent entre eux.

-C'est pas notre problème.

-Si tu les vends, ily a 20 % pour moi de commission.

-"20 %"... -10 pour l'État.

-L'État ? -Pour qu'il ferme les yeux.

-L'État n'acceptera pas si peu.

-Je donne 5 %.

-Sur tes 20 % ? -Non ! Sur ma prime d'assurance.

-Il sera plus gourmand.

-Mais non. Sinon je demanderai 40 % au lieu de 20 sur l'immobilier.

-Que vient faire l'immobilier là-dedans ?

-J'exproprie les terrains à des fins militaires

et je les revends à des promoteurs privés.

-Les militaires acceptent ? -Ils touchent sur l'essence.

Et le droit de cuissage en Bretagne. -Alors ça, papa.

J'ai jamais vu plus fieffé salaud.

-Monsieur le directeur, les 2 policiers sont là.

-Qu'ils entrent.

-J'ai dû déclarer le vol pour l'assurance.

Tu ne sais rien. Tu ne dis rien.

Tu m'as compris ? Tu ne dis rien.

-Monsieur Gastié-Leroy, bonjour.

Dans ce genre d'affaire, il faut faire vite.

-Très vite. -C'est ça.

Si vous le permettez, j'aimerais interroger votre fils.

-Hélas, le malheureux vient de subir une intervention chirurgicale.

Il a la mâchoire bloquée.

-Ah, c'est fâcheux.

Notez. J'aimerais savoir...

-"J'aimerais savoir...”" -Pas moi. Lui. Notez, lui.

J'aimerais savoir... II marmonne.

-Je comprends.

Ce que j'aurais voulu savoir...

-Ah oui, le nerf. Le nerf. Ah, ça, c'est effrayant.

Si le "vert" était à "nif"...

Le "nif" était à "nerf".

Si le "nif" était à "nerf".

-"Si le nif était à nerf." -Ne notez pas ça. Notez lui.

-Eh oui, allons. Bien sûr.

Non, je disais, si le "nir"...

-Ça va, vous. Ça va.

Vos gars travaillaient à l'usine.

II marmonne.

-Qu'en pensez-vous ? -Hein ?

J'ai pas écouté. -Il faut regarder. II mime.

-Je peux pas, je note.

Quoi, imbécile ?

-Ça y est, j'ai compris. J'ai tout compris. J'écroute.

-Je peux même vous donner des "éclipsations".

-C'est ça, aidez ces messieurs.

-Alors...

-Vous, ça va bien. Vous, ça va bien.

Le vol des chars,

II marmonne.

Ah, j'avais soif. Le vol...

-Ah... Mais vous parlez.

-Le champagne. Ça, les bulles.

Quand on est bloqué, il n'y a que les bulles.

-Répondez-moi, alors. Les champs. Les chars !

-Les chars.

Ho, je peux "larper".

Je "leux" "parper". Je peux.

Je peux "chamer” des parts, mais ça "m'effale”. Ça me.

-Ah, ben ça, quand les "mars" .... Les chars ont fait la malle.

Ça, c'est sûr.

Qui les a "pis" ?

Pris "l'écraserie"...

"Lipe" écrase qui ?

Est-ce que c'est les petits gars ?

Pierre et son père ensemble -Oh, les petits gars...

-C'est "plato" "dou".

-"Plato" trois. Ils étaient trois.

-Vous comprenez ? -Avant, c'était plus clair.

-Ben oui.

-De toute façon, vous voyez rien. C'est des as.

Ah, ça... Ça...

Ils ont le "pic" pour "chiquer"...

-Pour "piper”. -Pour "chiquer".

-Pour "piper” le "chic".

Rire -Pour piquer.

-Non, "chaquer”. "Chaquer".

Pour "biper”" des "sars". Des "chats".

Ils parlent en même temps.

-"Lissence" ! "Lissence" ! Je "mète" "l'enquêne*”, ici.

-"Lissence" ! Il veut "larper”.

-Bien parlé.

-Je pars, je peux plus travailler. -"Pampagne" ?

-"Avir" de "partant" ? -Une "aufre" "toi".

-Moi, oui.

-Pas cette fois-ci.

-Pas cette fois-ci.

Je les raccompagne jusqu'à la sortie, monsieur le directeur ?

Soupir -Bravo ! Tu es un vrai Gastié-Leroy.

À 15 h, je présente au ministre de nouvelles armes.

Viens avec tes petits gars. Nous ferons "nocaissance".

-Sonnaicance". -Oui.

Sitôt l'arrivée du ministre,

nous commençons le spectacle.

-Voici mes copains.

-AH.... -Louis.

-Très heureux, monsieur. -Enchanté.

-Didier.

Conversations indistinctes

-Vous êtes infirmière ?

-J'aurais voulu être danseuse !

-Ce jour est béni des dieux, puisque je vous rencontre.

-Ah... badinage.

Badinage.

-Vous jonglez bien, pour un métèque.

-Euh...

-Dieu n'existe pas. -Oh, oh !

-C'est aphrodisiaque, la moto.

-Alors on est colonel. -Oui.

Mais ce que j'aurais voulu, c'est être danseuse.

Klaxon

-Messieurs, vous allez voir maintenant une arme nouvelle,

une fusée à tête chercheuse.

Grosse comme une bille, elle est capable de détruire un hôpital.

Applaudissements

Inutile de vous préciser que cette arme est économique.

Je compte la lancer sur le marché d'exportation.

-Ca va bien se vendre.

Les pays sous-développés vont se l'arracher.

-Tuer pour pas cher avec la bombe DR.

-Quel est l'objectif ? -La villa de droite.

-Ils n'ont pas l'air contents.

-Ils se foutent des intérêts de la nation.

-Sûrement des cocos.

-Ça y est, c'est l'heure.

Prends la walkie-talkie, et tu diras feu quand Jean te le dira.

Et seulement lui.

-Je n'ai pas pris de soldats. Le secret.

Feu !

-Feu ! Il s'étouffe.

-Feu.

Vous me recevez ?

Ici Gastié-Leroy fils. Vous me recevez ?

Pierre, si vous préférez. Alors, je répète, feu.

*-Vous me recevez ? Vous me recevez ?

-Oui, je vous reçois 5 sur 5.

Je vous reçois 5 sur 5.

-5 sur 5. C'est bien.

*-Vous me recevez ?

-Je vous reçois.

-Il vous reçoit. -Fais pas le con.

-Pas vous, Georges.

-C'est dur, de parler ?

-C'est Pierre. Alors je dis feu.

-Feu ! -F... Feu.

-Je répète "feu".

*-Je vous reçois 4 sur 5. J'entends bien.

Je répète, j'entends bien.

-Ici Gastié-Leroy, andouille !

*-Père ou fils ?

-Feu ! Vous m'entendez ?

*-Je vous reçois 5 sur 5, andouille.

Cris

-Il y en a partout !

-On vous a reçu 5 sur 5.

-Top ! Tu entends, imbécile !

-Tu m'as dit d'écouter oncle Jean.

Ici, Gastié-Leroy fils.

*-OK, on vous reçoit.

Cris

-Mais c'est poilant, ton truc !

Ils le charrient.

-Allez jouer, allez jouer.

Petits cons.

Envoyez, envoyez.

Cris

-Dieu n'existe pas.

-Maintenant que vous le dites.

Chant lyrique

-Moi, quand je maigris, je maigris de partout.

-Et quand vous grossissez ?

-Arrêtez ! C'est affreux.

-Bravo, monsieur Gastié-Leroy ! Encore dans le mille.

-Merci. Vous permettez...

-Oh, maman, j'ai peur. A peur, a peur, a peur.

A peur...

-Ne pleurez pas, monsieur le ministre.

-C'est pas très précis, ton engin.

-"Pas précis”, mon engin. Vous voyez l'usine là-bas ?

Demi-tour complet ! Feu !

Explosion

Et voilà le travail. L'usine, boum.

Mon usine, boum !

Mon usine...

-Son usine. -Mon usine.

Rire -Son usine.

-Mon usine.

Rire -Son usine !

C'est. Et voilà le travail.

Son. Son usine...

Boum !

L'usine ! Y a plus !

Chlak !

Et v'lan, y a plus rien !

L'usine de papa, et chlak !

Y a plus rien ! Et v'lan !

Michel Fugain : "Les Gentils, les méchants"

Il a dit "feu" ! "Feu" ! Et plof !

Feu ! Paf ! V'lan !

Feu ! Paf ! V'lan !

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