All language subtitles for La piscine (1969) Remastered [BluRay 02h03m44s]

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Original subtitles

LA PISCINE

Jean-Paul !

Gratte-moi le dos.

Personne ne le fait aussi bien.

- Reste là. J'y vais. - Laisse sonner.

- Je reviens. - N'y va pas.

- Laisse-moi ! - Non.

Tu trouves ça drôle ?

- Tu attends un appel ? - Non.

- C'est pour vous. - Qui est-ce ?

- Je ne sais pas. - Vous auriez dû demander. J'arrive.

J'en savais rien. Depuis quand tu es là ?

Tu es seul ?

Vous restez combien de temps ?

Venez nous voir. On a une super maison.

Bien. À tout à l'heure.

C'était qui ?

Je ne te pose jamais de questions.

Je te répondrais.

Devine qui c'était ?

Je m'en fous.

C'était Harry.

- Il est dans le coin ? - Oui.

Chaque fois que tu te caches, il te retrouve et t'appelle.

Il fait visiter la Côte à sa fille.

- Il a une fille ? - Apparemment.

Il me l'a jamais dit.

À moi non plus.

- Quel âge a-t-elle ? - Je ne sais pas.

La fille de Harry !

Ça doit être quelque chose.

- Bonjour ! - Bonjour, ma belle !

Embrasse-moi.

Ça va ? Tu es superbe !

Je vais bien. Et tu es pas mal non plus.

"Ce vieil Harry ne change pas", dit-on.

"Ni mieux ni moins bien : Il ne change pas."

- C'est ton dernier bolide ? - Oui.

Paris-Saint-Tropez : 7 heures 15 minutes, avant-hier.

- Elle te plaît ? - À qui ne plairait-elle pas ?

Bonjour.

Voici ma fille, Penelope.

Et voici Marianne, dont je t'ai beaucoup parlé.

Dis bonjour.

- Bonjour. - Bonjour.

Salut, Jean-Paul !

- Tu as l'air en forme. - Toi aussi.

Montre-lui la maison. J'apporte à boire.

- Tu ne vas pas le croire : Ma fille. - Quelle surprise !

- Bonjour, Penelope. - Bonjour.

Entrez.

Fred m'a dit que vous étiez ici.

Je ne savais pas. Vous êtes partis sans me prévenir.

- Tu étais au Canada. - Non.

- Tu nous as envoyé une lettre. - Alors j'y étais.

Quelle vue !

Et regarde par là.

C'est grand.

C'est une belle piscine.

- Ça te plaît ? - Oui.

- Tu es sûre ? - Oui.

Merci.

- Tu bois quoi ? - Du whisky.

D'accord.

Du jus d'orange ?

Je dois être à Milan le 17. D'ici là, on va flâner.

Pen ne connaît pas la Côte d'Azur. On va se promener.

Je te prends une cigarette.

Vous pourriez venir à Milan avec nous.

On est bien, ici.

Jean-Paul n'a qu'un mois de vacances.

Le pauvre !

C'est la maison de Mark et Lucian ?

Tu n'étais jamais venu ?

Ils sont où, cette année ? Iran ? Inde ?

- En Inde. - C'est tout à fait eux.

C'est sympa de nous laisser la maison.

C'est pas mal.

Vous pouvez rester quelques jours.

Ici ?

Bien sûr. Il y a plein de place.

- Tu en penses quoi ? - Comme tu veux. Ça m'est égal.

Non. C'est toi qui décides. Oui ou non ?

- Ça m'est égal. - Ça lui est égal.

- C'est réglé, alors. Vous restez. - D'accord.

Bon...

Tu viens te baigner ?

Bonne idée. Je vais me changer.

Prends la chambre du bas.

- Montre-lui. - D'accord.

- Tu vas te baigner ? - Non.

- Tu ne bois rien. - Je n'ai pas soif. Merci.

- Tu vis avec ta mère ? - Oui. À Lausanne.

- Tu vas au lycée ? - Oui.

- Je peux prendre une cigarette ? - Oui.

Merci.

Tu es bien la fille de ton père.

- Pourquoi ? - Pour rien.

Viens. Je vais te montrer la maison.

- Tu as quel âge ? - 18 ans.

Tu es heureuse ?

Ça ne se voit pas ?

Je suis toujours heureuse, avec toi.

Je n'ai besoin que de toi.

Pourquoi tu leur as proposé de rester, alors ?

Pour te faire plaisir. C'est ton ami. Plus que le mien.

On dit que Harry et toi...

Qui "on" ?

Tout le monde.

S'il te plaît...

Non.

Retourne-toi.

Retourne-toi.

- Je t'aime. - Tu dis n'importe quoi.

À quoi penses-tu ?

C'est marrant.

Tu parles beaucoup des autres, mais jamais de Harry.

Parce qu'il n'y a rien à dire.

Un jour, tu devras me raconter.

Quoi ?

Il n'y a peut-être rien.

C'est peut-être toi qui as commencé cette conversation.

Exactement.

Une vraie poupée, hein ?

Elle est pas mal.

C'est bizarre de t'imaginer en père. Ça change tout.

Une erreur de jeunesse.

- Tu regrettes ? - Non !

Qui est la mère ?

Tu ne la connais pas. Elle est anglaise.

Elle ne te ressemble pas. Mais elle te vieillit.

N'exagère pas. Elle fait plus que son âge.

Il y a du monde, à Saint-Tropez ?

Je ne sais pas. On n'y va jamais. On se sent bien, ici.

Vous faites quoi, toute la journée ?

- C'est le grand amour ? - Oui. Ça t'étonne ?

Non.

- Bonjour ! - J'ai faim.

Voici le café.

- Il est tout frais et très chaud. - Merci, Émilie.

Exactement comme celui de ma grand-mère. C'est parfait.

C'est de la confiture maison ?

Non, monsieur. Pas la confiture.

Dommage.

Si vous voulez encore du café, il y en a dans la cuisine.

Merci.

Alors...

Elle est charmante.

- Tu viens, Pen ? - J'arrive.

Ça va refroidir.

Elle me rend fou.

- Tu ne manges pas ? - Non. Je n'ai pas faim.

Délicieux, ce café.

- Marianne dort encore ? - Sûrement.

C'est vrai qu'elle aime bien faire la grasse matinée.

- Elle travaille toujours ? - Pas en ce moment.

J'ai l'impression qu'elle se laisse aller.

Ça serait dommage.

Tu ne l'empêcherais pas de travailler ?

Son dernier article était excellent.

Quand elle se donne la peine, elle est géniale.

Je l'admire.

Je vais la réveiller. Ça te dérange ?

C'est pas mal.

- Ça sort quand ? - Très bientôt.

Ça te plaît ?

Oui. J'aime bien.

- Ça va marcher ? - J'espère bien.

- Il fait chaud, dehors ? - Torride.

On fait quoi ?

Ce que tu veux.

Demain, je vais faire une longue sieste.

Il fait trop chaud, dans les chambres.

Je peux essayer ton bolide ?

- Maintenant ? - Pourquoi pas ?

Carrosserie Ghia, V8, 4,7 litres,

4 arbres à cames en tête, 4 carburateurs double corps.

La totale !

- Et ça coûte combien ? - Cher.

- La musique, ça a l'air de marcher. - Oui.

Et toi ? Tu aimes ton nouveau boulot ?

Ça peut aller.

Tu fais quoi, dans cette agence de pub ?

- Tu trouves des idées ? - À peu près.

- Et tu es bien payé ? - Non.

Tu as laissé tomber l'écriture ?

Oui.

C'est une sage décision.

Parfois, j'ai juste envie de partir.

J'en ai marre.

Marre.

C'est tout à fait ton style.

Bonsoir. J'ai terminé. Je m'en vais.

- Bonne nuit. Merci. - Bonne nuit.

- Bonne nuit, monsieur. - Bonne nuit.

Tu n'en veux vraiment pas ?

- Juste une goutte. - Non.

- C'est celle que j'attendais ! - Salaud !

- Qui a gagné ? - Harry.

- Sûre ? - Il a touché en premier.

L'âge l'emporte sur la beauté !

Je suis en super forme !

Travaille ton battement de pieds : C'est ton point faible.

Toi, travaille ta respiration.

C'est la cigarette.

Ma montre.

Merci.

Vous n'en avez pas marre d'être enfermés ici ?

Vous venez à Saint-Tropez ?

- C'est un ermite. - Je le sais bien.

Bon. Moi, je vais faire un tour.

Si mes amis apprennent que je suis parti sans les voir...

- Vous venez ? - Non, merci. Une autre fois.

Comme vous voulez.

Je te prends une cigarette.

- À plus tard. - À plus tard.

Au revoir.

- Je rentrerai peut-être tard. - D'accord.

À plus, Pen !

- Pourquoi tu n'y es pas allée ? - Je n'avais pas envie.

Si tu veux sortir ce soir, demande-lui de t'emmener.

Je le dérangerais.

Je suis sûre qu'il ne va pas rentrer tout seul.

Il ne va pas oser, avec sa fille.

Tu parles !

Arrête. Penelope doit nous voir.

C'est une grande fille.

- Non ! - Si !

Reviens !

Je vais t'attraper !

Non !

Arrête !

Tu préfères lequel ?

"Lequel" quoi ?

Quel morceau de pain tu préfères ?

Celui-ci. Pourquoi ?

Moi aussi. C'est bizarre. On a toujours une préférence.

Même entre deux objets sans intérêt.

Il fout quoi, Harry ?

Tu as froid ?

Un peu.

Je n'aime pas trop l'été.

Je préfère le printemps et l'automne.

Tu as faim ?

Non.

On va devoir manger, même sans lui. Il est presque 20 h.

Vous vous connaissez depuis quand ?

2 ans.

2 ans !

Presque 2 ans et demi.

Et mon père ?

5 ou 6 ans. Ou 7.

On s'est rencontrés chez lui. Tu te souviens ?

C'est vrai.

Vous étiez comme des frères.

On se voit moins souvent, maintenant.

On est arrivés !

Ne vous inquiétez pas. On a tout apporté.

Ryan ! Prends ça.

- Ce sont tes amis ? - De très bons amis.

Des fleurs !

- On fait quoi, maintenant ? - Venez !

La cuisine est ici !

La cuisine. C'est ici.

Sylvie, Mireille et Kouki.

- Salut, Pen ! - Salut.

Marianne !

Elle, c'est Mireille. Elle, c'est Sylvie.

- Et Kouki. - Bonsoir.

- Et ce jeune homme ? - Moi ?

Non, lui.

- Alain. - Bonsoir.

Viens m'aider.

Viens. On va danser.

Tu peux t'occuper de ça ?

Fais un petit effort.

C'est pas drôle d'ouvrir une bouteille quand tu bois pas.

En plus, en Suisse, d'un point de vue fiscal...

Malheureusement, à chaque fois qu'une femme s'intéresse à moi,

je tombe tout de suite amoureux.

Ça me paralyse.

C'est parce que je n'ai pas eu de jeunesse.

Je suis resté puceau jusqu'à 25 ans,

jusqu'à mon deuxième mariage.

C'est à cause de ça.

C'est vrai, ce que tu me racontes ?

Non. Malheureusement, ce n'est pas vrai.

J'adore la Suisse. Je...

Excuse-moi.

- Tu vas où ? - Je reviens.

Tu t'appelles comment ?

Pourquoi tu es partie ?

Ce type m'ennuyait, avec ces histoires d'argent.

- Tu as vu mon père et Marianne ? - Oui.

- Ça te dérange pas ? - Ça ne signifie rien.

Bon ?

Parfois, rien ne va bien. Presque rien.

Ça n'a aucune importance. Ce n'est rien.

J'ai peur. Je ne sais pas pourquoi.

Le ciel est si bleu qu'il est presque blanc.

Il va encore faire chaud, aujourd'hui.

Tiens.

Il est tard ?

Presque midi.

- Les autres sont déjà debout ? - Je n'ai vu personne.

Tu as des poches sous les yeux.

Tu n'as pas vu les tiens !

J'ai pas envie de me lever.

Parfois, il vaut mieux rester couché.

J'aimerais déjà être demain et ne pas vivre aujourd'hui.

Reste au lit. Tu veux que je ferme les rideaux ?

Vous étiez très proches, hier, avec Harry.

Harry est proche avec toutes les femmes.

Les femmes aiment ça, tu sais ?

Et sa fille ?

Quoi, "sa fille" ?

Rien.

- Tu en penses quoi ? - C'est toi qui demandes ça ?

Elle est bizarre.

Je fais ma valise et je m'en vais ?

Ne t'éloigne pas trop quand même.

Pen, mon ange.

Tu es la fille idéale.

Ta peau est douce.

Et tu sens bon.

- Tu as bien dormi ? - Pas trop, non.

C'est pas grave.

Tu as toute la vie, pour dormir.

Un jour, tu te marieras.

- Tu en veux ? - Pas maintenant. Merci.

Tu lis quoi ?

- C'est bien ? - Je crois que je l'ai déjà lu.

- Tu ne t'ennuies pas, au moins ? - Non, je ne m'ennuie pas.

Tu sais à quoi j'ai pensé ?

Après Milan, ça te dirait, un petit tour à Venise ?

- Tu en penses quoi ? - Venise ?

Oui.

Bonjour.

- Salut. - Bonjour.

- C'est ta tasse ? - Oui. Vas-y.

- Tu en veux encore ? - Une goutte. Merci.

Tu as toujours du mal à te réveiller ?

Plus que jamais.

Tu es crevé.

Je sais. Tu me l'as déjà souvent dit.

Je m'inquiète pour toi. C'est tout.

C'est pour quand, le mariage ? Je serai témoin, j'espère.

Quel mariage ?

Tu sais bien que tu vas l'épouser.

C'est un bon parti.

Elle est faite pour toi.

- C'est toi qui vas l'épouser. - Non.

Je me marie plus depuis longtemps. Maintenant, je m'occupe de ma fille.

Tu devrais l'épouser.

- Elle est tout à fait ton style. - Va te faire voir.

Tu es de mauvais poil, ce matin.

Oui. Je me suis levé du pied gauche.

Tu devrais faire comme moi, Jean-Paul.

Change d'objectif au lieu de te battre contre le système.

Je vais faire des courses avant que ça ferme.

- Tu veux que... - Harry ?

- Tu viens avec moi ? - Tout de suite.

Je veux monter dans ton bolide.

- Bonjour. - Bonjour.

Tu es belle, pour un lendemain de fête.

Je vais me changer.

- Tu as besoin de quelque chose ? - Non, merci.

Je vais me raser. À plus tard.

À plus tard.

Tu dois t'ennuyer à mourir.

C'est sympa de pas le montrer.

- C'est un instit qui a écrit ça. - Je sais. Merci.

Bon...

C'est une période difficile, pour plusieurs raisons.

Il comptait vraiment sur ce dernier livre.

Ça l'a démoralisé.

Et puis...

- Il n'a pas écrit, depuis ? - Non. Je ne crois pas.

On dit qu'on n'échoue qu'une fois.

Oui. Je sais.

Mais il va beaucoup mieux. Vraiment.

Il a complètement arrêté de boire.

Il a changé de vie. Il travaille.

- Ça lui plaît ? - Pas vraiment. Tu le connais.

Il veut ce qu'il ne peut pas avoir. Pour ça, il n'a pas changé.

Mais tu restes avec lui.

Je suis très heureuse, avec lui. Vraiment.

Il a encore besoin de moi.

Et je ne me suis jamais aussi bien entendue avec un homme.

Vraiment.

Et j'en ai marre de ma vie de célibataire, de mon boulot.

J'en ai marre de tout ça.

Il ne venait jamais me voir.

Ma mère disait qu'il était mort.

Moi, je l'ai crue.

Jusqu'à l'année dernière, tout allait bien.

Un jour, il est apparu.

Maintenant, je le vois tout le temps.

Il veut que je sorte avec lui. Il m'emmène partout.

Il adore que les gens pensent qu'on est ensemble.

Il dit : "Non ! C'est ma fille."

Mais il espère que personne ne le croira.

Il me donne des conseils.

Il fait tout à ma place. Il veut savoir tout ce que je fais.

La semaine dernière, il a décidé de m'emmener en Italie.

Je lui ai rien demandé.

Mais je pouvais pas refuser. J'avais pas d'excuse.

Il m'a dit qu'il en avait eu marre de Marianne.

Qu'il t'avait passé le relais,

mais qu'il pouvait la récupérer quand il voulait.

Il dit que tu n'as pas de talent.

Aucun.

Il ne t'aime pas.

Il n'aime personne.

Il veut que tout le monde l'adore.

- Allons-y. - Déjà ?

- Tu vas à Milan ? - Pas tout de suite.

- Passe chez moi avant de partir. - D'accord. Promis.

Très bien.

- Merci. Au revoir. - Au revoir.

Bonjour. Ils sont là ?

Ils sont partis il y a quelques minutes.

Je vous attendais, pour ne pas laisser la maison vide.

Merci.

- Je peux partir ? - Bien sûr.

- Bonne soirée. À demain. - Bonne soirée. Au revoir.

- Bonne soirée. - Bonne soirée.

- Ils ne sont pas là ? - Non.

- Tu as besoin d'aide ? - Oui. Je veux bien.

- On pourrait cuisiner chinois. - Parfait.

Tu fais cuire le riz ?

Comme d'habitude.

Tu ne devrais pas me faire ça. Tu n'as pas honte ?

Jamais.

Te voir apparaître comme ça, tout à coup...

Tu es splendide.

C'est dommage que...

Je vais te chercher à boire.

Merci.

Tu peux agrafer ma robe ?

Tu es fou ? Ils vont rentrer d'un instant à l'autre.

- Salut. - Vous étiez où ?

On allait dîner sans vous.

Je voulais me baigner dans la mer.

Il y avait du monde sur la route, au retour.

Passons à table. Asseyez-vous. Tout est prêt.

Allez, mangez. Vous devez avoir faim.

Tu t'es aussi baignée ?

Oui.

- L'eau était bonne ? - Oui. Mais il y avait du vent.

- Tu aimes te baigner, en fait. - Dans la mer, oui.

Non ! C'est pas comme ça. Tu ne les tiens pas bien.

Tu tiens ici avec tes deux doigts.

Tu bouges légèrement l'index.

J'y arriverai jamais ! Je vais chercher le riz.

C'est toi qui l'as préparé ?

Je l'ai juste réchauffé. Je l'ai acheté tout prêt.

Oui. Mais il faut ajouter les épices.

Du poivre, du safran.

Sinon, c'est fade.

Fade.

C'est délicieux.

Le riz, il faut l'accompagner.

C'est rare de trouver du bon riz.

J'adore la cuisine chinoise.

Tout est coupé en petits morceaux. On ne jette rien.

C'est très sain.

La cuisine vietnamienne est meilleure.

La vraie, bien sûr.

Et les restaurants indonésiens à Amsterdam !

C'est un délice ! Vraiment.

Tu te souviens ?

Tu n'aimes pas ?

Je vais me coucher.

Bonne nuit.

- Bonne nuit. - Bonne nuit, Pen.

Elle a peut-être attrapé froid.

Non. Je ne crois pas.

La première baignade de la saison, ça épuise toujours.

Je vais voir si elle n'a besoin de rien. Je reviens.

Vous êtes allés vous baigner à Pampelonne ?

Plus bas.

- Il y avait du monde ? - À cette heure-là, non.

Il y a des moustiques, ce soir.

Ils sont attirés par la lumière.

Désolé, mais je vais devoir partir.

Tu vas où ?

J'ai promis à Fred de passer le voir avant de partir. J'y vais.

- Tu t'en vas d'ici ? - Oui.

- Quand ? - Demain matin.

- Tu aurais pu prévenir. - Je pensais t'en avoir parlé.

- Et Penelope ? - Elle vient avec moi, bien sûr.

Si sa mère apprenait qu'elle restait ici, elle me tuerait.

À plus tard.

Je veux me coucher tôt, ce soir.

On se voit demain matin.

Tu es libre, maintenant. Complètement libre.

- Pourquoi tu dis ça ? - Tu sais bien.

Ne te sens pas obligé de rester avec moi. Monte, si tu veux.

Non. Je suis bien, ici.

- C'est ma faute ? - Peut-être.

Tu es Poisson, ascendant Verseau.

Tu es né pour être aimé, et tu ne le sais pas.

Ça veut dire quoi ?

Rien.

Va la voir, si tu veux. Ne reste pas ici.

Demain, elle part.

Je pars aussi.

Demain. Ou après-demain.

Je n'ai pas envie de rester ici.

Tu rentres ?

Oui.

Et moi ?

Tu fais ce que tu veux.

C'est à cause d'elle ?

Désolé.

Ne t'inquiète pas pour moi. Ça va.

Je m'y attendais.

Ça fait un moment que tu cherches quelque chose.

La première qui est passée, tu l'as prise.

Ça t'excite, que ce soit la fille de Harry.

Tu ne sais pas de quoi tu parles.

Je ne sais pas ce que tu vas faire avec elle. Ça ne me regarde pas.

Je peux juste dire que...

À mon avis, tu fais une erreur.

Je monte. J'éteins le salon ?

Non, merci.

- Tu vas dormir en bas ? - Oui.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Merde !

Merde ! Merde !

Putain de portail à moitié fermé !

Où je vais faire réparer ça ?

En Italie.

N'importe quoi !

Tu as une cigarette ?

Là-bas.

- Tu es seul ? - Oui.

- Tout le monde dort ? - Depuis longtemps.

Si j'avais su, je t'aurais proposé de venir avec moi.

Tu pars toujours demain ?

Oui.

Tu t'es remis à boire ?

- Depuis quand ? - Ce soir.

C'est ton problème.

- Tu dois être content, non ? - Pourquoi ?

Qu'est-ce que ça peut me faire ?

Tu ne vas pas te coucher ?

Que veux-tu ?

Tu m'attendais ?

Tu as quelque chose à me dire ?

C'est bon. Vas-y, parle.

C'est à propos de Penelope ?

Sale type.

Tu peux dire au revoir à Penelope. Tu ne la reverras jamais.

Je l'emmène demain.

C'est terminé. Terminé.

Mais qu'est-ce que tu croyais ?

Que ça pouvait durer éternellement ?

Que j'allais tolérer tes caprices ?

Je t'aimais bien, quand tu avais 17 ans.

Tu étais un dur.

La vie, c'était un jeu, pour toi. Un jeu différent chaque jour.

Une fois, tu as même essayé de te suicider.

C'était sérieux ? Pour rire ? On n'a jamais su.

Mais ça t'a réussi.

On te ménageait.

On te traitait comme un malade.

Personne ne pouvait te déranger, te contredire.

"Jean-Paul doit être traité avec douceur."

C'est Marianne qui disait ça.

Et maintenant...

Qu'est-elle devenue, Marianne ?

Tu y as pensé ?

Non. Bien sûr que non.

Tu t'en fous.

Tu veux tout, tout de suite.

Tu n'es qu'un gamin gâté.

Pauvre type !

Et en plus, tu touches à ma fille.

Tu es fier de toi ?

Pourquoi tu me dis tout ça ?

J'ai toujours été meilleur que toi. Et tu le sais !

Tu ne m'as jamais battu.

Alors tu te venges sur ma fille.

Elle a 18 ans.

C'est plus facile.

Tu es fier !

Oui. Il y a de quoi être fier.

Tu es jaloux ?

Aide-moi à sortir !

Aide-moi.

Arrête !

Ne fais pas ça !

J'ai froid.

Et j'ai trop bu.

Tu es devenu fou ? Arrête !

J'ai une crampe.

J'ai froid.

Aide-moi.

Non !

Arrête de faire le con !

Aide-moi.

Non ! Non !

Plus jamais je ne me baignerai ici.

Je vais la faire vider, demain.

Ça sera pire.

Toujours pas de nouvelles de ta mère ?

Non.

Mais tu lui as dit ?

Elle a dû le lire dans les journaux. Et elle s'en fout.

Excusez-moi.

Je ne l'imaginais pas vieux,

avec des rides, des cheveux blancs.

J'étais étonnée qu'il n'y ait pas plus de monde à l'enterrement.

Les gens sont partis. Ils sont en vacances.

Il y avait quelqu'un du studio, mais personne de sa famille.

Ça m'a fait bizarre,

quand le type du studio est parti avec la voiture.

Il en était tellement fier.

J'ai préparé un repas froid.

Je pensais que vous auriez peut-être faim, malgré tout.

Merci. C'est très gentil.

Je me demande si elle est vraiment triste.

Tu m'en veux ?

Pourquoi ?

Tout peut changer tellement vite.

Tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne peux pas rester.

Je pars demain.

Moi aussi. Le plus tôt sera le mieux.

Tu vas la ramener chez elle ?

Elle ne va pas rentrer toute seule.

J'aimerais partir ce soir, mais il est trop tard.

Bonjour, monsieur.

Désolé de vous déranger.

C'est pas grave.

Inspecteur Lévêque, de Marseille.

Monsieur Leroy ?

Je suis obligé de venir, pour l'enquête. Vous comprenez ?

Dès qu'il y a un accident...

Je sais que je vous dérange...

Inspecteur Lévêque, de Marseille.

Quelques formalités, pour le dossier.

- La police est déjà venue. - Oui. Je sais.

Regardez.

C'est le rapport. 11 pages.

Ils font un travail minutieux, mais ils oublient toujours un détail.

- Asseyez-vous, je vous en prie. - Merci.

- Vous déjeuniez ? - Ce n'est pas grave.

Ça ne va pas être long. J'ai besoin de quelques détails.

- Vous en voulez une ? - Non, merci. Je préfère...

Il s'agit bien sûr de la mort de M. Lannier.

Selon le médecin, il est mort noyé à 4 h du matin.

C'est ça.

C'était un bon nageur ?

Oui, c'était un très bon nageur.

Et...

Était-ce un homme qui... Comment dire ?

- C'est sa fille ? - Oui.

Inspecteur Lévêque, de Marseille.

Veuillez accepter mes condoléances.

J'ai quelques petites questions à leur poser. Vous pouvez rester.

Merci.

Merci.

Allait-il...

M. Lannier se baignait-il souvent la nuit ?

Ça lui arrivait.

C'est vous qui avez trouvé le corps ?

Oui.

Dans la piscine ?

- Où étaient ses vêtements ? - Au bord de la piscine.

Écoutez ça.

"Un pantalon bleu clair en gabardine

"et une chemise bleue en coton

"étaient pliés sur une petite table en aluminium."

C'est précis.

- C'est vrai ? - Oui.

- L'aviez-vous vu, la veille ? - Oui. Bien sûr.

- Vous aussi ? - Oui.

Quand M. Lannier est parti

pour aller à Saint-Tropez,

il portait un pantalon bleu ?

Oui.

Et une chemise bleu clair ?

Je crois, oui.

Vous n'êtes pas sûre ?

Pas tout à fait.

Et vous ?

Je ne sais pas. Je n'ai pas fait attention. Je crois.

Ça n'a pas d'importance.

Vous avez dormi dans le salon, cette nuit-là, non ?

Oui. Il fait plus frais, en bas.

Je peux aller jeter un œil dans le salon ?

Quand M. Lannier a défoncé le portail avec sa voiture,

vous n'avez rien entendu ?

Rien du tout. Je prends des somnifères.

- On nous a déjà demandé tout ça. - Je sais.

Mais je n'ai pas le choix.

Je dois revérifier tout ce qui concerne sa mort.

Et vous n'êtes pas très coopératifs.

Par exemple...

On sait qu'il s'est noyé dans la piscine.

Mais comment ?

- En nageant. - Oui, en nageant.

Avec sa montre au poignet.

Vous vous baignez souvent avec votre montre ?

Ça m'arrive. Elle est étanche.

Celle de M. Lannier ne l'était pas.

C'était une montre de valeur. En or massif.

Il a dû oublier de l'enlever. Il avait bu, apparemment.

C'est vrai.

Il a été vu en train de boire. Et de danser.

Vous avez raison. Ça doit être ça.

Je vais vous laisser.

Mais je reviendrai.

Si vous pensez à quelque chose, même un détail,

tenez-moi au courant.

Quel genre de détail ?

Je ne sais pas. Tout ce qui vous reviendrait.

Vous restez ici, non ?

On part dès que possible.

Désolé, mais puis-je vous demander de rester ?

Pas longtemps.

Jusqu'à ce que l'affaire soit classée.

- Ça va durer longtemps ? - Quelques jours.

Évidemment, Mlle Lannier peut rentrer chez sa mère

dès qu'elle le souhaite.

Ça sera tout pour aujourd'hui.

- Veuillez m'excuser. - Au revoir.

Allô ?

Salut, Fred.

Oui, ça va.

Elle va bien.

Je ne sais pas encore. Ça dépend.

Oui, oui.

Non.

On reste ici.

D'accord. À plus.

C'était Fred.

Il va peut-être passer plus tard.

Encore lui !

- Bonjour, mademoiselle. - Bonjour.

- Vous n'êtes pas encore partie ? - Non.

- Votre mère vient vous chercher ? - Non. Jean-Paul va me ramener.

- M. Leroy ? - Oui.

Je suis désolé, mais nous devons parler en privé.

Veuillez nous excuser.

Bonjour, madame.

- C'est encore moi. - Bonjour.

Je peux vous voir seule ?

- Vous voulez entrer ? - Non. On sera mieux dehors.

Allons par là.

Depuis combien de temps êtes-vous avec M. Leroy ?

Un peu plus de 2 ans.

On m'a dit qu'il allait raccompagner Mlle Lannier chez elle.

C'est normal.

Avez-vous repensé à tout ça ?

- Non. - Moi, si.

J'ai repensé à la montre.

Et le rapport parle d'autre chose.

Les policiers ont remarqué que ses poches étaient vides.

Complètement vides.

Pas une feuille de tabac. Pas d'allumette, pas d'argent. Rien.

Et pas de trace de transpiration.

Tout était immaculé, comme si les vêtements étaient propres.

Et pourtant, M. Lannier avait beaucoup bu, ce soir-là.

Il avait dansé, aussi.

Imaginez...

qu'il ne soit pas tombé, mais qu'on l'ait poussé.

Quelqu'un aurait remplacé ses vêtements par des propres.

Le résultat serait le même.

Étiez-vous très proche de M. Lannier ?

Je le connaissais depuis longtemps.

Étiez-vous sa maîtresse ?

Oui. Mais c'était il y a 4 ans.

Cette relation était officielle ? M. Leroy était au courant ?

Il s'en doutait, mais...

- M. Lannier voulait vous récupérer ? - Pas vraiment.

Tout ça ne veut peut-être rien dire.

Bonjour, monsieur Leroy. Désolé de vous déranger.

Tout ça va bientôt être terminé ?

Je pense. J'espère.

- Vous avez du nouveau ? - Non. Rien.

On peut partir, alors ?

- Très bientôt, je pense. - Quand ?

Peut-être demain. Après-demain au plus tard.

Je vous préviendrai.

- Au revoir. - Au revoir.

Salut.

Tu ne parles plus ?

Pourquoi ?

Tu ne m'as pas dit un mot, depuis ce matin.

Il n'y a rien à dire.

Depuis qu'il est mort, je ne pense qu'à lui.

- Pas toi ? - Non.

Je te regarde,

vivant, mangeant, marchant,

répondant au téléphone.

C'est comme si je te regardais pour la première fois.

Maintenant que l'enquête est terminée, quand pars-tu ?

Comment sais-tu qu'elle est terminée ?

- L'inspecteur ne t'a rien dit ? - Non.

Que t'a-t-il dit ?

Rien.

Mais tu sais...

Les vêtements de Harry...

Ceux qu'ils ont trouvés au bord de la piscine...

Il a dit

qu'Harry ne les avait pas portés, ce soir-là.

Comment le sait-il ?

Ils étaient trop propres.

Pas de transpiration. Rien.

Et sa chemise...

Elle n'était pas bleue, mais blanche.

J'en suis sûre. Je la revois avec précision.

Il a dit que quelqu'un...

avait peut-être poussé Harry...

et l'avait noyé.

Et ensuite avait remplacé ses vêtements.

Il a dit qu'il avait peut-être été assassiné.

Il dit que c'est toi qui l'as tué.

Tu ne comprends pas ?

Non.

Il est revenu pour ça.

Il fouine pour trouver des preuves.

Quel genre de preuves ?

Bien...

Peut-être un tas de vêtements froissés

cachés quelque part.

Tu les as trouvés ?

- Bonjour. - Bonjour.

On voulait passer voir comment vous alliez.

Bonjour.

- Que voulez-vous boire ? - Ce que tu as.

- Bière ? Coca ? - Une bière.

- Whisky. - Moi aussi.

Un Coca, s'il te plaît.

Vous avez lu l'article d'hier ?

Ils ont écrit "Lanier" avec un seul "n".

La photo n'est pas terrible.

Mais c'est lui.

- Que disent-ils ? - Rien de spécial.

Où est sa fille ?

Dehors. Ou peut-être dans sa chambre.

- Elle reste ici ? - Non. Elle rentre chez sa mère.

Et vos vacances ?

On rentre, bien sûr.

- Au revoir. - Bonne nuit.

Bonne nuit !

Tu les as trouvés ?

On était là-bas.

Il était ivre.

Il a essayé de me frapper. Il est tombé.

Tout seul.

Tout seul.

Ensuite... Je sais pas ce qui m'a pris.

J'ai pété les plombs.

Viens.

Ne reste pas dehors.

Raconte-moi.

C'est tout.

Je le laissais pas sortir de l'eau. C'est tout.

Tu aurais dû m'appeler.

Que va-t-on faire ?

Penelope doit partir.

Tu vas lui dire. Sois gentil. Elle t'écoutera.

Promets-lui que tu la reverras, plus tard.

C'est pas pour moi. C'est pour elle.

Pour elle. C'est tout.

Détends-toi.

Les vêtements de Harry,

où les as-tu mis ?

Je pensais que...

À la cave.

Sous le tas de bois.

Je ne le crois pas.

- Je voulais savoir... - Oui ?

Mon père,

il est mort comment ?

Il s'est noyé. C'est vrai.

C'était un accident.

- Au revoir, Pen. - Au revoir.

Je n'ai aucune raison de vous arrêter.

J'espère que vous savez ce que vous faites.

Pourquoi ?

J'ai fouillé dans le passé de M. Leroy.

N'a-t-il pas tenté de se suicider, il y a quelques années ?

Je ne le savais pas.

Avez-vous réfléchi à ce que je vous ai dit ?

Oui.

Vous n'avez rien trouvé ?

Absolument rien.

Vous savez bien sûr

qu'une enquête n'est jamais définitivement close.

Une affaire classée peut toujours être réouverte.

Si un jour, vous avez des regrets...

Non.

Ne dites pas ça. On ne sait jamais.

- Au revoir, inspecteur. - Au revoir, madame. Bon courage.

- Où sont tes affaires ? - Laisse tomber.

- Quoi ? - Laisse tomber.

Comment ça ?

Tu ne viens pas ?

Je prendrai le train plus tard. Laisse-moi.

Va-t'en. Laisse-moi.

Je fais quoi, avec ce qui reste ?

- Gardez tout, Émilie. - Merci, madame.

Dépêche-toi.

- C'est à cause de... - Je ne sais pas.

C'est...

J'ai l'impression de ne plus te connaître.

- Je ne peux plus. - Marianne !

- Viens avec moi. - Non.

La station de taxis, s'il vous plaît.

Je voudrais un taxi pour aller à...

Sous-titrage : Éclair Vidéo

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