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Limites de la ville État de l'Alaska
Marcy, appelle M. Barnell.
Dis-lui que je viens encore de trouver sa femme.
Je la ramène.
Besoin d'aide ?
Oh oui ! Tu veux bien pousser un peu ?
- Bien oui. - Génial ! Merci.
À trois, O.K. ? - O.K.
Et un... deux... trois !
Excellent ! Merci.
En tout cas, c'est pas parce qu'elle est rapide
qu'elle est légère, hein ? - Ah oui, c'est sûr.
C'est toi qui viens d'emménager
dans l'ancienne maison des Stevens ?
Non. Je m'appelle Ted.
C'est quoi, au juste ? Une Polaris ?
Ah oui.
Et combien ça vaut ?
Beaucoup plus que ce que je peux payer normalement.
C'est quoi, ça ?
C'est une caméra vidéo.
"Dis-moi, ce truc-là, c'est lourd ?
"- Oui. - Tu l'as monté là tout seul ?
"- Han-han. - Et t'as pas eu mal au dos ?"
Oh non.
Il l'a eu complètement !
- Le pauvre idiot, il a rien vu. - Bien joué !
- Il est fort ! - C'était vraiment cool.
J'avais l'impression de regarder COPS.
Il était plutôt en forme
pour un gars qui a une hernie discale.
Écoute, je veux pas avoir l'air de me plaindre,
mais il me semble que tu devais m'emmener sur ce coup-là.
- Je te trouvais pas. - Je sais que t'es au courant,
mais plus vite ils sauront que je peux
me débrouiller tout seul, plus vite ils te transféreront
plus au Sud. - J'entends ça depuis exactement
13 mois et 6 jours, Cam. A la longue,
ça devient un peu agaçant.
Indemnités, ici Waters...
Oh ! Oui, d'accord.
C'est un gros poisson, dites donc !
Un autre qui s'en est pas sorti.
Oui.
C'est une belle prise.
C'est... une sauterelle
qui débarque un jour dans un bar.
Le barman lui dit: "On a un cocktail qui porte votre nom."
La sauterelle répond...
Oh ! Paul Barnell, voici Ted Waters.
- Monsieur Waters. - Enchanté.
Moi aussi.
Ted, M. Barnell est ici
pour discuter de la police d'assurance-vie de son frère.
- Raymond, c'est bien ça ? - Oui.
Comme je l'expliquais à M. Branch,
ça fait maintenant cinq ans qu'il a disparu
et je crois que... qu'il est temps de passer à autre chose.
Par "passer à autre chose", vous voulez dire...
- Je veux dire... - Il veut dire qu'on lui verse
l'argent de la police de son frère.
Vous savez,
après tout ce temps, je n'ai pas l'impression
qu'il soit encore vivant. Et mon père a toujours voulu
qu'on prenne bien soin l'un de l'autre
si quelque chose nous arrivait. Et comme...
je manque un peu d'argent... - Oui.
je comprends, monsieur Barnell. Mais l'ennui, c'est que...
lorsque le corps est manquant, selon les lois ici, en Alaska,
une personne doit être portée disparue depuis sept ans
avant qu'elle puisse
être déclarée morte légalement. Et tout ça,
c'est bien sûr si on ne tient pas compte
du fait qu'ensuite, les parties ont droit à une période
qui peut aller jusqu'à une année complète pour...
pour déposer une requête d'intervention.
Alors même si on ne peut encore statuer
sur la situation de votre frère,
on ne peut réellement pas faire grand-chose pour vous.
Mais nous sommes extrêmement désolés
que vous ayez perdu votre frère.
Absolument, oui.
Et là, qu'est-ce qui est arrivé ?
Elle a commencé à le manger dans l'autobus.
Tu te rends compte ? Du steak de saumon !
C'était complètement dégueulasse !
Elle m'a fait honte.
Ça puait le poisson !
Il y en avait partout autour d'elle !
Le gars à côté de nous arrêtait pas de nous engueuler.
LE GRAND BLANC
Je ne veux plus jamais prendre l'autobus avec elle.
Bon, on y va. Amenez-moi ça par ici tout de suite
parce que j'ai pas envie de passer la journée
à me faire chier. O.K., plus vite !
Ça sent mauvais, ça pue là-dedans !
O.K.
Attention...
Un... deux... trois !
C'est bon.
On reviendra le chercher plus tard.
"Vous avez choisi votre épitaphe ?"
- Euh... Paul Barnell à l'appareil. - Oui, c'est encore John Hogg,
du service des comptes en souffrance de votre compagnie d'électricité.
- Qu'est-ce que vous dites ? - Je suis désolé, j'ai fait tout
ce que j'ai pu, mais franchement, c'était inévitable.
Ah, merde !
- Je vous demande pardon ? - Non, mais monsieur...
J'ai ici la liste de tous les paiements...
- Allô ? - Allô ?
Oui... J'ai payé ma facture il y a une semaine.
J'ai vu ma secrétaire faire le chèque.
Vous savez où ce paiement pourrait être ?
J'en ai aucune idée.
Je suis un homme très patient,
mais on ne peut plus vous faire crédit.
Pourtant, ma cote est très bonne.
- Non, monsieur. - Pourquoi vous dites ça ?
J'ai votre dossier de crédit devant moi.
Monsieur Barnell ?
Oh !
Monsieur Barnell ?
Monsieur Barnell... Monsieur Barnell...
Monsieur Barnell !
O.K., O. K...
"Hé, les enfants, qui veut de la truite ?"
Jodie, non. C'est pas pour un chien.
O.K.
Chérie, je suis là !
Il y a du courrier ?
Les Copines Voyantes...
Ah, comment ça va aujourd'hui, monsieur Williams ?
Oui, il n'y a que des voyantes diplômées ici...
Salut, Tiffany.
"Je travaille. Chut."
J'ai la sensation que vous avez envie de parler.
Alors, quoi de neuf ?
La télécommande de votre téléviseur ?
D'accord. Là, vous allez prendre quelques instants
pour faire le vide dans votre esprit.
Je crois qu'il n'est plus bon, ce ragoût.
Hé, tu parlais pas avec un client ?
Il se concentre.
Comment se passe la lecture des feuilles de thé aujourd'hui ?
J'ai décidé de t'ignorer, toi,
ainsi que ton ignorance
en ce qui concerne mon travail.
Et ça se passe très bien, je te remercie.
Monsieur Williams ? Eh bien, je vois...
des coussins de canapé.
Vous avez un canapé ?
Génial ! Contente de vous avoir aidé.
O.K. Avant que tu dises
quoi que ce soit qui pourrait nous empêcher
de faire l'amour à tout jamais... - Non, Tiffany.
Je vais te poser quelques questions.
Non, j'ai toujours les mauvaises réponses.
C'est pour ça qu'il faut persévérer.
Non, j'ai pas envie de faire ça.
Le test s'appelle: "L'amour est-il un sacrifice ?".
"Si on était sur un radeau ensemble
et qu'on avait pas suffisamment d'eau pour deux personnes...
J'ai pas envie de le faire.
C'est un test stupide, c'est rien.
Exactement. Tu veux me dire ce que c'est, ça ?
C'est juste pour rire.
Les Copines Voyantes...
Est-ce la première fois que vous appelez, madame ?
Les tests stupides sont de grands révélateurs
du potentiel de problèmes qu'une relation peut avoir.
Margaret, j'ai l'impression que vous êtes terriblement anxieuse.
Tu sais quoi ? Notre couple a un seul problème:
C'est que tu extorques 1,99$ la minute
à de pauvres gens dans mon salon.
Je ne les extorque pas.
Attends, tu ne viens pas juste de dire que c'était TON salon ?
- Le nôtre. - Margaret, je sens
qu'une personne qui compte beaucoup pour vous,
peut-être même l'homme de votre vie,
se montre exaspérant. Alors vous allez bien
vous concentrer et je reviens dans un petit moment.
Je pensais qu'ils sentaient pas, les morts, quand ils étaient gelés.
Je comprends pas pourquoi il faut qu'on...
Parce que Dave veut qu'on lui confirme qu'on l'a tué.
Alors ça va donner à Dave la confirmation qu'il veut avoir.
C'est notre chance d'avoir une promotion, Gary.
Donc, on va faire ce qu'il nous demande.
Qu'est-ce qu'il va faire avec lui, le faire empailler ?
Comme s'il n'allait pas finir dans un dépotoir,
de toute façon. T'as demandé à Dave ce qu'il avait fait ?
Je ne sais pas, mais il disait
que s'il le refaisait encore une fois, il allait lui briser le cou.
Euh... comment tu t'es senti... je veux dire...
pas quand tu l'as fait, mais disons... maintenant ?
J'ai pas envie d'en parler.
O.K.
Jimbo... il n'est plus là.
Gary, arrête, t'es pas drôle, O.K. ?
C'est pas une blague, il est parti.
Je t'ai dit d'arrêter. Je te trouve pas drôle.
Peut-être que tu l'avais pas bien...
tué.
Hé, Jimbo ! Il y a un petit frigo ici.
- Ah, bonjour, monsieur Barnell. - Bonjour, Avis.
- Un café ? - Puisque tu insistes.
Elle est pas mal, hein ?
"Voler avec Waikiki, c'est un ticket pour le paradis !"
Est-ce que c'était aussi terrible en novembre dernier ?
S'il n'y avait pas la météo, de quoi est-ce qu'on parlerait ?
Ah oui.
- Attention ! - Oh !
Des messages ? - Juste un.
Encore le gars de la compagnie d'électricité.
J'ai dit que vous aviez envoyé le chèque il y a des semaines.
Y a des gens qui n'écoutent pas
quand on leur parle. - Qu'est-ce que t'as dit ?
Avis, il m'est arrivé un truc un peu bizarre
hier soir. Tu te rappelles de mon frère Raymond ?
Celui qui a été porté disparu ?
Hier soir, quelqu'un a frappé à ma porte et...
tiens-toi bien, j'ai ouvert et Raymond se tenait là devant moi.
Vous ne l'aviez pas fait déclarer...
Mort ? Non. Si, en fait, il n'était pas disparu
depuis assez longtemps pour ça.
Heureusement. C'est une chance. Dites-moi...
où était-il durant toutes ces années ?
Quelque part plus au sud, il ne supporte pas le froid.
C'est une bonne nouvelle.
Vous et Mme Barnell,
vous aurez de la compagnie pour quelque temps.
Comment va-t-elle ?
Mieux.
Un peu mieux, disons.
Vous devez me payer, madame Barnell.
Daniel, mon petit minet, suceur de queue.
Je vais chercher mon sac.
C'est 12 $ ; je vous ai manquée la dernière fois.
Branle-toi, branle-toi.
Allez, branle-toi. Branle-toi.
Branle-toi, branle-toi.
Salue ta salope de mère pour moi.
Comptez sur moi. Merci.
Il y a parfois des jours meilleurs que d'autres, mais...
c'est mieux.
Paul, pourquoi est-ce que le frigo du garage est enchaîné ?
- Pour les bêtes. - Les bêtes de sexe ?
Le repas est presque prêt.
J'ai envie de boire du vin. T'as envie de boire du vin ?
Tu sais quoi ? J'ai une idée complètement folle.
On va se commander à manger.
Va chier ! O.K.
Il faut que je te dise quelque chose:
Raymond est vivant.
"Allez, approche ! - Allez !
"Fais un petit sourire à la caméra !
"Certificat de naissance de Raymond Barnell."
"T'en as de la chance, espèce de foutu bâtard !
"Hé ! Ha ! Ha ! Ha !
"Allez !
"Tu veux dire quelque chose, mon petit Raymond ?
"Raymond est un peu jaloux. Juste un tout petit peu.
"Margaret, c'est vrai qu'elle en a de la chance.
"Voilà la merveilleuse Margaret qui brille sur le pont.
"C'est bon.
"C'est excellent, ça. Attends un peu.
"À l'abordage !" - "Mort accidentelle...
jusqu'à un million de dollars."
"Oh, voici le docteur. C'est l'heure de mon médicament.
"- Je suis terriblement désolé. - Ça fait rien.
"C'est pas grave, ne vous en faites pas.
"Je voudrais le deuxième sur l'autre jambe, s'il vous plaît.
"Bravo pour Margaret !
"Ah, ma princesse. - C'est bon."
- "Limite de crédit de 25000$ pré-approuvée."
Raymond...
Barnell.
Paul ?
Merci beaucoup d'avoir déneigé l'allée.
C'était une pensée très délicate.
- Je ne sais pas de quoi vous voulez parler, madame Wherry.
C'est vous qui êtes passé au chalet ce matin.
J'étais contente de voir que ce truc-là servait encore.
Oh, là, je comprends ! Non, non, c'est pas moi,
c'est Raymond que vous avez vu ce matin.
- Il est vivant ? ! - Oui.
Et même très vivant.
Oh, bon sang !
Qu'est-ce que je vais devoir faire pour que vous compreniez ?
Margaret, tu m'as fait tellement peur !
- Regarde Jodie. - Elle est toute petite.
- Oh oui, toute petite. - Petite et affamée.
- Toute petite et affamée. Oui, elle a faim !
- Allez, viens ici. - Bon chien !
À quelle heure Rudy's ferme ?
Vraiment désolé pour ça.
Merci, vieux.
Si ça peut vous réconforter,
il n'a pas été mangé alors qu'il était conscient.
Il est mort en tombant ?
Est-ce qu'il a dit où il habitait pendant son absence ?
En Floride. Il ne m'en a pas beaucoup parlé.
Ils nous a rapporté ce coquillage.
C'est tout ce qu'il nous reste de lui.
Ça faisait au moins cinq ans que je l'avais pas vu.
On pensait qu'il était...
- Mort, oui, je sais. - C'est ça.
Comment avez-vous...
On a reçu un coup de téléphone anonyme d'un Jamaïquain.
Il a dit qu'il croyait avoir vu un corps.
C'est grâce à ses papiers qu'on vous a retrouvé.
Comme à la télé, hein ?
Je veux le voir. - Monsieur Barnell,
il faut que vous sachiez qu'une attaque d'animal,
c'est pas très joli. - Ah, je sais, oui.
Vous savez, il reste pas grand-chose.
Oh, Seigneur... oh...
C'est bien votre frère, monsieur ?
Oui, c'est lui.
Ils lui ont bouffé les deux oreilles !
Mais quelle sorte d'animal peut faire une chose pareille ?
Normalement, c'est les ours qui font ça.
Mais avec ces pistes et le profil d'alimentation,
on dirait que c'est des loups.
C'est rare, mais ça arrive.
Hum... les effets personnels
de votre frère. Marcy...
Pourrais-tu... - Oui, pas de problème.
Allez, venez avec moi. - Merci.
Le légiste a trouvé
des morsures plus petites sur la cheville.
Les louveteaux, il y avait peut-être toute une meute.
Derek a trouvé ça.
Pas très brillant, ça, pour un randonneur.
C'est débile, ces bêtes-là, hein ?
Pour ça, oui. Débile, débile...
Attention, dites "sexe" !
Sexe !
Oh... merde !
Tu sais qu'il y a plusieurs endroits sur cette planète
où les gens font ça à l'extérieur ?
Et combien de compagnies d'assurances y a-t-il
aux États-Unis ? Environ un milliard.
C'est pas ça, le problème, Tiffany.
Je me suis fendu le derrière pour Liberty Capital
alors je veux pas m'en aller. Je veux avoir une promotion.
Je veux avoir une promotion
et sortir de cet assommant trou perdu !
O.K. - Et quand ça va se produire,
j'imagine que je vais devenir
un autre nom dans ton petit carnet d'adresses ?
Je peux pas croire que tu viens de dire ça.
Tu sais pourtant que t'es la chose... la chose la plus...
la plus importante de ma vie !
C'est vrai.
Tu veux répéter ce que tu viens de dire ?
T'as envie qu'on baise tout de suite, juste là ?
Tiffany, c'est une excellente idée.
Tu vas répondre ?
Les Copi... Pardon, allô ?
- C'est qui, ça ? - Oui...
Écoutez, est-ce que c'est une question de vie ou de mort ?
Passe-moi le téléphone.
Oui, allô ?
C'est pas vrai.
Ta maman ?
Une police d'assurance-vie d'un million vient de mourir.
Quoi, un samedi ? !
Que fais-tu de notre premier triathlon annuel pizza, sexe et golf ?
Si c'est ce que je pense, j'ai peut-être trouvé
une façon de nous sortir d'ici.
On n'a pas besoin de ça.
Est-ce que je peux te rappeler ? D'accord.
J'aimerais...
Ne rentre pas trop tard, d'accord ?
Je reviens très vite.
C'est lui, messieurs.
Raymond Barnell.
Et...
qu'est-ce qui lui est arrivé ?
Ce qui semble lui être arrivé.
Les loups l'ont bouffé. Peut-être bien un grizzly
qui faisait de l'insomnie, mais je n'ai trouvé aucune trace.
Seriez-vous surpris d'apprendre que son frère
a essayé d'encaisser sa police d'assurance
il y a deux semaines ? - Qu'essayez-vous de me dire ?
Que M. Barnell a bouffé les jambes de son frère ?
Vous ne trouvez pas ça un peu suspect
que son propre frère... - Monsieur Waters,
je ne connais pas grand-chose aux assurances.
Mais j'imagine que c'est votre travail de trouver un moyen
pour ne pas payer ces pauvres gens.
C'est une fin simple et claire.
Nous aimons que les fins soient simples et claires.
Salut, chef. On a une bonne et une mauvaise nouvelle.
Une bonne nouvelle: On l'a tué.
Une mauvaise nouvelle: Il a disparu.
Je veux des preuves, Jimbo.
Je vous donne une semaine. - C'était notre première fois.
Il y a personne de parfait la première fois, Dave.
Monsieur Branch, vous étiez là quand il est venu
et qu'il a essayé de se faire payer. Ça sent mauvais.
Waters, si la police dit que le gars a été...
A été mangé par des loups. T'aurais pas pu...
A été mangé par des loups,
alors on n'a pas le choix.
Vous avez vu M. Barnell aux informations, hier soir ?
La police nous a dit ce qui s'est passé.
Comment allez-vous, vous et votre femme ?
Ma femme est trop bouleversée pour être ici.
Paul, qui est là ?
Comme je le disais... elle est trop bouleversée.
Paul, la porte est coincée !
C'est dur parce que la question qu'on doit se poser...
Quel est le trou de cul
qui a brisé la putain de porte ? !
Vous voyez combien le stress est important.
Je dois y aller maintenant.
Il faut que je m'occupe des funérailles. Excusez-moi.
Salut !
On n'a pas besoin de mauvaise publicité.
Je ne veux pas que cette histoire nous cause le moindre problème.
Je pense que la direction désapprouvera
notre façon d'aborder les choses.
Ils verront les choses telles que moi je voudrai qu'ils les voient.
O.K.
Oui, monsieur. Vous pouvez considérer
que ce dossier est maintenant clos.
Merci, Cam. Merci beaucoup.
Merci de m'avoir... soutenu comme ça.
T'as de drôles de façons de chercher
à obtenir une promotion, mon vieux.
Bon, je vais travailler sur le dossier Johnson.
Tu veux t'occuper de la paperasse concernant Barnell ?
Où est-ce que tu t'en vas ? - Déjeuner.
- À 9 h 30 ? ! - Ouais !
Il y a sept commerces ici: Un magasin de cartes,
une agence de voyages, un salon de coiffure...
D'après toi, lequel aurait voulu nous le voler ?
La police dit que c'est grâce au portefeuille de Raymond
qu'ils vous ont retrouvé. - Oui, c'est exact.
Vous avez une idée de ce que votre frère faisait là-bas ?
Il faisait des promenades, des randonnées.
Il était en randonnée.
Quel sportif !
Je peux vous offrir un petit café peut-être ?
Non, je vous remercie.
Il aimait la randonnée ?
Excusez-moi, je ne vous suis pas.
Est-ce qu'il allait en randonnée
plus d'une fois par semaine ou bien à l'occasion seulement ?
Je peux vous demander pourquoi vous voulez savoir ça ?
Je veux éclaircir quelques petites choses,
c'est tout, monsieur Barnell.
Vous êtes au courant que la police a dit
que mon frère était décédé lors de l'attaque ?
Je me trompe ou vous couvrez ce genre de choses ?
Bien sûr, monsieur Barnell,
et ça devrait se régler dans les plus brefs délais.
Mais en attendant, pourriez-vous m'en dire
un peu plus à propos de votre frère, le randonneur ?
"Lois internationales sur l'extradition"
Salut !
Comment ça va, princesse ?
Qu'est-ce qui se passe ?
J'ai pris de l'Ativan.
Et j'ai appelé ma voyante.
- On en a pas les moyens... - Ne te fâche pas.
C'est juste que la semaine a été tellement...
- Je sais, je sais. - C'est vrai, il y a Raymond
qui s'est fait manger par des bêtes
puis on a failli se faire voler le frigo.
On a reçu une autre lettre des assurances aujourd'hui.
Chut, t'en fais pas.
Calme-toi.
Excuse-moi.
Espèce de bande d'enculés !
"Comme nous l'avons précédemment mentionné..."
Mais je suis malade, je suis vraiment malade !
Je sais.
"Le syndrome de la Tourette n'est pas facile
à diagnostiquer..." - Ils peuvent se faire mettre !
- "...aucun symptôme avant l'âge de 18 ans,
pas d'antécédents familiaux. Prière d'en référer..."
Se faire mettre ! Se faire mettre !
Je suis une vraie aventurière.
C'est comme ça que les choses étaient faites au début.
Margaret... Margaret !
Je suis le modèle même du plus-que-parfait général.
Margaret...
Je sais que tu n'aimes pas du tout qu'on parle de ça...
On ne sait jamais, peut-être que c'est pas ce qu'on croit.
Oui, peut-être que c'est pas ça.
Peut-être que c'est seulement du stress.
Tu te rappelles la croisière ?
Je te regardais...
T'étais épanouie.
T'étais tellement charmante, épanouie, gentille
et attentionnée.
Mais... Je n'en peux plus, excuse-moi. Je suis fatigué.
Tu comprends ? - Ils disent que ça peut pas
commencer tout d'un coup, mais ça peut, oui.
Parce que moi, ça a fait ça.
Oui, je sais. Je sais.
- Alors je vais me suicider ! - Non ! Tu dis n'importe quoi !
- Ils vont voir ! - Non, c'est insensé !
- Tu pourras refaire ta vie. - Non. Allez, viens maintenant.
Te marier avec une personne normale.
T'es la femme la plus normale que je connaisse.
- Je suis pas folle, Paul. - Je sais.
Il y a quelque chose qui ne va pas avec moi.
Je sais, ma chérie.
On va trouver les meilleurs spécialistes
qu'on peut trouver pour ça.
- C'est vrai ? - Oui.
Je suis sûr que les choses vont s'arranger.
Je suis pas cinglé, je sens que ça va s'arranger. C'est vrai.
Mais tu dois me laisser m'occuper de tout. D'accord ?
Tu laisses tout ça entre mes mains...
et ça va bien se passer.
C'est une promesse.
Sac à merde.
Ça, c'est ma chérie.
Oui, bonjour. Ici Ted Waters. J'appelle de Liberty Capital.
Je me demandais si je pouvais avoir
le dossier de crédit complet de Raymond Barnell et de...
de Paul Barnell également...
Oui, je vais attendre.
T'as commencé le rapport mensuel ?
Est-ce que tu peux t'en occuper, Cam ?
Je travaille sur autre chose, en ce moment.
T'es encore sur l'affaire Barnell, si je comprends bien.
Je suis passé le voir à son travail.
- Et alors ? - Il y a un problème.
Je peux compter sur toi pour une petite semaine ?
Tu vas nous mettre tous les deux dans le pétrin.
À partir de maintenant, on pourra travailler ensemble
sur tous les dossiers.
Plus de Cam qui court chercher le café
pendant que Ted disparaît durant trois heures ?
Je vais essayer.
Et tu vas travailler sur tes aptitudes à communiquer ?
- D'accord. - C'est bon.
Alors, excuse-moi un petit moment,
je vais aller couvrir tes fesses.
O.K. Oui, je suis désolé...
Est-ce qu'ils sont tous à vous ?
C'est le plus grand sport du monde.
Je suis passée à l'arc à poulie il y a deux ans.
À cause de l'arthrite, c'est moins difficile.
Le thé, ça va ? - Ah oui.
Très bien. Je vous remercie.
Je me demandais si, par hasard, vous aviez eu l'occasion
de parler à Raymond à son retour par ici ?
Je l'ai vu qu'une seule fois.
Je lui ai pas parlé.
Je l'ai salué de la main.
Salué de la main ?
Il déneigeait mon allée de devant.
Raymond était un vrai monstre quand il était jeune.
Mais, comme on dit:
"Le temps vient à bout des coeurs les plus durs."
Il était du genre à aimer le plein air ou la randonnée...
Je croyais que c'était Paul, au tout début.
Avez-vous parlé
à la femme de Paul ?
Ça, c'est quelque chose. Pas que j'aime le commérage,
mais je crois... - Excusez-moi, avez-vous dit
avoir cru que Paul déneigeait votre allée ?
Il s'avère que M. Barnell est plein de dettes
et que sa compagnie est à deux doigts de la faillite totale.
Et c'est comme si son frère Raymond n'avait jamais existé.
Il n'a aucun relevé de crédit ni rien du tout depuis cinq ans.
La seule chose qu'il ait faite depuis sa réapparition,
c'est demander des nouvelles cartes d'identité et de crédit,
mais il ne s'en est jamais servi.
Ça ne veut rien dire.
- Ça veut dire beaucoup. - Je te dis que non.
- Je te dis que oui. - Je te dis que non.
Indemnités, Waters...
C'est personnel.
Je peux te le jurer.
Monsieur Barnell, les oreilles devaient vous bourdonner.
Justement, j'étais en train...
Oui, oui, bien sûr. Dans combien de temps ?
Comment Dieu, qui est un Dieu d'amour,
serait-il capable d'une telle chose ?
Quand une personne nous est enlevée à un si jeune âge,
c'est une question qu'on se pose souvent.
Va chier !
Quel épouvantable dessein cela peut-il servir ?
Mais tout comme l'apôtre Paul l'a écrit
dans sa lettre aux Éphésiens...
"Tout est pour le mieux quand les choses sont faites
selon la volonté de Dieu."
Baiseur de bonnes soeurs !
Raymond Barnell, de l'agence de voyages Barnell.
On aurait dû y penser plus tôt
et tout de suite vérifier les avis de décès dans le journal.
Monsieur Barnell, c'était pas si urgent !
On aurait pu faire ça plus tard.
Tout est terminé maintenant. Voici ma femme Margaret.
Ma chérie, tu devrais aller t'asseoir dans la voiture
pour te réchauffer.
D'accord ? - O.K., j'y vais, gros nez.
Elle a eu beaucoup de stress ces derniers temps.
Je vois que les médias sont là.
Ils ne laissent vraiment pas les gens en paix, on dirait.
Je les ai fait venir.
Ah bon, c'est vrai ?
Ils voulaient que je leur parle
de mon frère Raymond et j'ai pensé
que les funérailles seraient un moment approprié.
Vous allez leur parler de votre compagnie d'assurance
qui ne vous a pas payé ce qu'elle vous doit ?
J'ai été obligé de faire un emprunt pour payer ce cercueil.
Vous allez me faire pleurer, monsieur Barnell.
Laissez-moi en douter.
Ils m'ont demandé de leur apporter quelques photos de Raymond.
J'imagine que cette histoire va frapper fort.
Si on allait les voir ensemble pour que vous leur disiez
à quel point vous êtes bouleversé par cette tragédie...
C'est vous qui avez convoqué la presse, M. Barnell.
Monsieur Barnell, qu'en pensez-vous ?
C'est pour le journal télévisé, s'il vous plaît.
- Vos commentaires. - Monsieur Barnell...
C'était votre frère ?
- Oui, alors voilà... - Vos impressions.
Vous êtes satisfait de la cérémonie ?
Raymond nous a laissé ce coquillage.
C'est tout ce qu'il nous reste de lui.
D'après vous, il est tombé de la falaise ?
Salut, petit Bambi.
Mais où est ta maman ?
En train de se faire mettre par un beau mâle ?
Oui, c'est ça.
Ah oui, c'est ça.
Ne touchez pas à mes électroménagers !
O.K., on reste bien calme.
- Désolée. - Espèce de petite vache !
Tu vas avoir de gros problèmes !
D'accord. Alors aidez-moi.
On oublie ça. On oublie ça !
O.K., monsieur... - Dans la maison !
Alors, vous êtes grossiste en souvenirs ?
Pour le marché de la croisière principalement.
Les trucs habituels: Des animaux en peluche...
On a des huskies,
des orignaux, des bébés phoques,
des oursons, des...
Ils sont entrés par là ?
C'est ça, par cet immense trou dans le toit.
J'ai fait une liste
de tous les trucs qui manquent.
Ça fait combien ?
On a évalué à environ 200 000.
Plus la réparation du toit.
Envoyez-nous votre évaluation.
Vous aurez votre chèque d'ici vendredi.
Ted, on devrait peut-être commencer par jeter un oeil
à leur inventaire. - C'est un cas simple:
Des méchants passent par le toit et volent des trucs.
Alors réglons ça et passons à autre chose.
J'ai oublié de vous dire, on avait aussi des magnétoscopes
qu'on gardait pour une autre compagnie.
Ça va faire quelques milliers de plus.
Tu veux t'en occuper, Cam ?
Il est temps que tu prennes la responsabilité d'un dossier !
Si t'essaies de me violer,
je te jure devant Dieu que je vais te la mordre.
- Salut. - Qu'est-ce qui s'est passé ?
Tu veux pas le savoir.
Seigneur, on dirait que tu t'es fait frap...
Qu'est-ce qui va arriver maintenant ?
Vous allez me la fourrer à chacun des bouts ?
J'étais juste passé jeter un coup d'oeil.
Elle a commencé à me frapper
et à me crier après. - Ah, pitié...
C'est comme ça que tu règles nos problèmes ?
Je n'avais pas le choix. Ecoute-moi bien, d'accord ?
Oui, écoute... si le gras de baleine que t'as dans le cou
t'a pas bouché les oreilles.
Mais où... mais où est-ce qu'on va la cacher ?
À ton appart ? - Non, c'est trop petit.
Et il faudrait la faire entrer et sortir sans qu'on nous voie.
Et ton appart à toi est pire qu'une porcherie.
C'est une très mauvaise idée.
Tu sais qu'ils ont un bain tourbillon ?
Avec plein de bulles ?
Ça nous ferait comme une petite escapade.
Ah, ma petite Maggie chérie ! T'es vraiment...
Mais qu'est-ce qui se passe ?
Merde ! Qu'est-ce que vous foutez chez nous ? !
M. Barnell, je pense que vous avez pris
quelque chose qui nous appartenait.
Je ne sais pas de quoi vous voulez parler.
Ah non ?
T'as entendu ça, Gary ?
Il ne sait pas de quoi on parle.
Je suppose qu'il ne sait rien
à propos du corps qui se trouvait
dans la benne à ordures à l'endroit oû il travaille...
Alors, combien est-ce que t'as eu ?
On... on payait une prime d'assurance-vie
pour mon frère et on pourrait toucher...
une indemnité de 100000$.
Tu sais quoi ? Les pires
sont ceux qui ont l'air de rien.
Très bien. Voici ce qu'on va faire.
On va rester ici avec la petite tulipe
et toi, tu vas aller chercher notre gars.
Vous allez rester ici, chez nous ?
Tu vas nous donner le corps et disons...
un petit 50 000$
pour les problèmes que tu nous as causés.
Tu nous joues dans le dos et ta femme,
tu la reçois en morceaux par la poste.
À commencer par les pieds.
Paul ?
Vous venez habiter ici ?
- Pour un petit bout de temps. - Elle va revenir à la raison.
Ça s'arrange toujours.
Merci, madame Wherry.
Bonne nuit !
Ah, Raymond... Ça t'aurait pas tué
de ranger un peu avant de t'en aller.
Police, ouvrez !
La police ? Il y a un problème ?
Salut, frérot ! Tu m'as manqué !
Page 16, Paul.
Tu sais ce que j'aime bien dans USA Today ?
En dehors des tableaux de statistiques
et des photos en couleurs ?
Ils ont des nouvelles provenant de tous les Etats du pays.
J'ai été bouffé par des saloperies d'animaux !
Mais tu sais quoi ? Eh bien, malgré ça,
je me sens vraiment en super forme !
Laisse-moi t'expliquer tout ce qui s'est passé, Raymond.
Alors... où t'as mis mon argent ?
Ton argent ?
Il n'y a pas encore d'argent. L'enquête n'est pas terminée.
Combien ça fait ?
Cinquante mille dollars.
J'en veux 25000.
Mais bien sûr.
On dirait que t'as perdu du poids.
Fini, les hydrates de carbone.
Je fais une sorte de...
virage santé.
Pourquoi t'es venu ici, grand frère ?
Ça se passe pas bien avec elle ?
Avec qui, Margaret ?
- Comment va-t-elle en ce moment ?
On a quelques problèmes.
Des enfants ?
T'as toujours pas réussi à marquer un but, hein ?
En fait... faut pas demander à un garçon
de faire un travail d'homme.
Comment ça se fait que tu parles comme ça ?
Je veux dire, tu jures à tout bout de champ.
C'est une maladie.
Ça s'appelle le syndrome de la Tourette.
Je peux pas contrôler ce que je dis. Vieux débile !
- C'est vrai ? - Félicitations !
Vous venez de kidnapper une personne handicapée.
J'ai vu à la télévision que les personnes qui ont ça
ne jurent pas habituellement.
Ils ont dû faire une erreur.
Je crois pas, non.
C'était un film de la semaine, basé sur une histoire vraie.
Ils sont pas plein de tics nerveux,
ceux qui ont le syndrome de la Tourette ?
O.K., je comprends. Il y a des épices quelque part ?
À côté de la cuisinière.
Et qu'est-ce que tu voulais dire par là ?
Rien du tout. Du cumin ?
Juste là !
Juste là ! Juste là ! Juste là ! Juste là ! Juste là !
Juste là ! Juste là ! Juste là !
Et je suis pas cinglée.
C'est une maladie physique.
Parfois, je peux me contrôler et d'autres fois...
Tu peux pas. Tu sais ce que je crois ?
Je crois que ce "syndrome" est une maladie
sur laquelle tu as lu quelque part
et tu t'es dit: Hé, c'est bon pour moi !
Connard ! Connard ! Connard !
Ça te permet de te défiler complètement de tes responsabilités,
de dire ce que tu veux... - Mangeur de merde !
...et de mettre ça sur le compte de la maladie.
Connard ! Bouffeur de queues !
Ce serait bien que je l'attrape, moi aussi.
"Désolé, votre honneur, c'est à cause d'une maladie
"si je commets des vols dans les épiceries.
Elle s'appelle: J'ai envie d'un sorbet gratuit."
T'as jamais volé une épicerie de ta vie,
mangeur de merde ! Fourreur de furet !
Et puis quel genre d'homme
ose menacer une femme avec un revolver ?
Je suis convaincu que tu fais semblant.
Tu devrais le savoir.
C'est pas ça que tu trouves excitant,
espèce de surcompensateur
plein de merde et de vomi puant ?
Tu fermes ta gueule tout de suite ou je fous ce revolver dedans !
Tu ne me fais pas peur. Rien de mauvais ne peut m'arriver,
sinon ma voyante me l'aurait dit.
Tu baisses ça tout de suite, espèce de merde.
Sinon je te préviens, je vais crier si fort
que tu vas devoir tirer sur moi.
Salut !
J'ai besoin d'un peu d'aide.
J'ai des biscuits.
Chéri ?
Est-ce que ça va ?
Attends, c'est le moment le plus important.
Attends, attends, attends !
Ça suffit maintenant.
- Je regardais... - Cette affaire est en train
de nous rendre fous, tous les deux, et particulièrement toi.
Ouais, je sais.
J'essaie seulement d'être compréhensive.
Tous les experts s'entendent pour dire que c'est
le plus grand reproche que les hommes font à leur copine.
J'ai aucun reproche à faire à ma co... à ma... à te faire.
Il avait un dossier criminel ?
Oui. Il a frappé un gars dans un bar.
Il lui a brisé la cavité osseuse de l'oeil.
- Hum. Chéri ? - Oui ?
Je crois que tu devrais le regarder encore.
O.K.
Tu sais, je pensais à quelque chose, Paulo.
Une fois qu'on l'aura reprise
aux gars qui l'ont kidnappée,
est-ce que tu crois que ta femme sera capable de fermer sa...
sa mignonne petite gueule ?
Ce serait bien la première fois.
Parce que tu sais, les gens cinglés parlent beaucoup.
- Oh non, elle est pas... - On m'a dit
que toutes les choses qu'on raconte à son thérapeute
peuvent être utilisées contre soi en cour.
On n'a pas les moyens de se payer un thérapeute.
Je sais, mais tu devrais quand même... y penser.
Penser à quoi ?
Ce que je veux dire, c'est que parfois,
un homme doit se résoudre à prendre
des décisions difficiles, du genre...
sacrifier une bête, si je puis dire.
Fais pas cet air-là, Paulo.
Je me payais un peu ta tête.
Sois pas aussi coincé !
C'est de l'humour de prison ?
Si tu le dis.
Monsieur Waters !
Au téléphone, vous avez dit qu'il y avait peut-être
une façon de s'entendre pour ma demande.
Monsieur Barnell, pourquoi habitez-vous ici ?
Parce que ma femme et moi...
on a quelques petits problèmes.
C'est compréhensible quand on sait
comment vous avez tué cet homme
et abandonné son corps dans la nature.
Comment ? Qui ça, Raymond ?
Non, non, non. C'est pas Raymond.
Absolument pas. Au début, je croyais que c'était lui.
Mais c'était ça, le problème.
Je n'aime pas particulièrement votre ton, monsieur.
- Ah oui, mon ton ? - Oui.
Monsieur Barnell, c'est en prison que vous irez.
Je m'en occupe personnellement. - Vous feriez mieux de partir.
Vous êtes un sale menteur ! Et un voleur aussi !
- Je vous en prie, j'ai eu une nuit... - Vous êtes un meurtrier !
Mais... qu'est-il arrivé à votre oeil ?
Éloignez-vous de lui
tout de suite !
Est-ce que ça va, Paul ?
Je vais très bien, Mme Wherry. Faut pas s'en faire.
Je peux lui faire la peau, si vous voulez.
Non, ça va aller.
Vous devriez partir. Elle pourra pas tenir la flèche
très longtemps.
J'ai du fil à pêche.
Si vous voulez, je peux vous recoudre le visage.
Ça va ?
Oui.
Très bien.
Je n'ai pas encore appelé la police,
mais je peux vous assurer que j'en avais bien envie.
Au fil des ans, j'ai appris à connaître
plusieurs maladies mentales
et...
une chose est sûre, c'est qu'il est troublé.
Waters. Ça tombe bien que tu sois là.
M. Barnell était justement en train de me parler
de votre dernière rencontre.
Oui, c'est ce que j'ai cru comprendre.
Et comme tu peux le voir,
M. Barnell a quelques récriminations à faire.
Vous ne croyez pas que j'ai fait ça ?
Ah, je vous en prie ! Je n'aurais jamais osé !
Ted, sa voisine a confirmé ses dires.
Monsieur Branch, j'ai quelque chose à vous montrer.
Et je crois que vous allez être très content de voir ça,
monsieur Barnell.
O.K., regardez.
Où est la tache de naissance ?
Dans le dossier criminel de votre frère,
on parle d'une tache de naissance mauve
sur le haut de la cuisse.
Mais sur ce corps, je n'en vois nulle part !
Par contre, on peut la voir ici, sur la photo. Regardez.
Alors, oû est la tache de naissance ?
Est-ce qu'elle a disparu ?
Est-ce qu'elle s'est tout à coup mise à pâlir, monsieur Barnell ?
J'attends.
Elle a effectivement pâli, monsieur.
C'est vrai ? Elle a pâli !
Mais comment cela peut-il être possible ?
Quand...
Quand Raymond... quand Raymond est revenu de la Floride,
il l'a fait enlever.
Une chirurgie au laser.
La même chose que pour un tatouage.
Je vois, oui.
Et là... adieu, la tache.
Non, non ! "Adieu, la tache" ?
Comment ça, "non" ? Comment pouvez-vous dire...
Il n'a pas de jambe !
Vous avez filmé le corps de mon frère à la morgue !
Et ça, hein ? C'est quoi, ça ? !
Vous avez volé des photos de ma famille !
Vous avez filmé le corps nu à moitié bouffé...
Ah, je vous en prie.
Quelle sorte de compagnie perverse est-ce que vous êtes ?
Tout ça, c'est insensé ! C'est insensé !
On a juste à faire exhumer le corps de son frère...
C'est pas à vous que je parle en ce moment !
On le fait exhumer et on vérifie
s'il a eu du laser ! On vérifie les dents ! Ha ! Ha ! Ha !
C'est bon, ça ! - C'est bon.
C'est bon ! - Oui, d'accord.
Monsieur Barnell, je suis vraiment désolé
qu'on en soit arrivé là.
Bien sûr, nous vous ferons porter un chèque
à la première heure demain matin.
Merci beaucoup.
Seigneur Dieu, merci, il ne nous poursuit pas.
À la première heure
demain matin, tu iras lui porter un chèque.
Et tu lui présenteras toutes tes excuses.
Monsieur Branch, je crois qu'on dirait bien...
Que tu as battu un client pour sauver de l'argent !
Maintenant, tu vas dire à Cam de venir ici.
Pendant que tu t'amusais à faire ta petite chasse au trésor,
ton subalterne a trouvé une façon pour qu'on ait pas
à payer pour le vol à l'entrepôt.
La direction va le promouvoir à un autre poste.
Je vais le chercher.
La direction s'est tellement entichée de lui
qu'ils m'ont demandé d'essayer de savoir
s'il aimerait être muté ailleurs.
Ici le médecin légiste. J'ai un ordre d'exhumation.
Allô ? Oui, je me demandais si vous pouviez me dire
qui était responsable du service de...
Oui, oui, bien sûr, j'attends.
Tiens bon, ma chérie. Tiens bon.
Écoute, espèce de petit crétin !
On mérite toujours ce qui nous arrive !
Je sais qui vous êtes. Moi, je suis qui ?
Gary ! Gary !
C'est à ton tour de te la farcir !
Si je sors de la salle de bains,
je jure que je lui mets une balle dans la tête !
Je sais qui vous êtes. Moi, je suis qui ?
Raymond...
Est-ce que je peux te parler une petite minute ?
Mesdemoiselles.
Mesdemoiselles...
Est-ce que ce sont des...
- Prostituées ? - Oui.
Au nom du ciel, j'espère que oui
parce que les témoins de Jéhovah te lèchent pas le suçon
peu importe combien tu les paies.
Comment les as-tu amenées ici ?
En fait, je n'ai eu qu'à sortir ma carte de plastique.
Là-dessus, il y a mon nom à moi. "Sortez-la au besoin."
Écoute, tu ne peux pas te servir de ça.
- Je peux pas ? - Non, non, non.
Réfléchis, d'accord ? Écoute...
tu te sers pas de ta tête en ce moment.
Mais qu'est-ce que tu racontes ?
C'est vrai.
Pour l'amour, c'est quoi, ça, sur le comptoir ?
Ça, c'est mon revolver !
Allô ?
Salut, monsieur Barnell. Ici Jimbo.
- Excuse-moi, j'entends pas. - C'est quoi, une petite fête ?
Non, il y a pas de petite fête. Je veux parler à ma femme.
- Mais c'est... - Tout de suite, tu entends ? !
- 30 secondes qui commencent... maintenant !
Il veut parler à sa femme. O.K., un instant.
- Vingt-cinq ! - T'as organisé une soirée ?
Oh, Margaret, non. Seigneur, est-ce que tout va bien ?
Plus que 15. As-tu notre mort ?
Paul, apporte des chips !
Est-ce que t'as notre mort ? !
Paul, il veut me fourrer sa carotte !
Il fout la merde dans ma cuisine ! Caca, caca, caca !
Elle est malade. Ne la touche pas.
J'ai jamais dit que je la toucherais. Dix secondes.
Alors, Paul, les chips, ça vient ? !
Je l'ai. Je vais vous l'apporter demain.
Je veux reparler à ma femme.
Allô ?
Je pense pas qu'il ait réussi à nous retrouver.
On est chez lui, taré d'imbécile !
Ah... t'as raison.
Bonjour ! Je peux vous aider ?
Bonjour ! Je peux vous aider ?
Monsieur Waters.
Monsieur Barnell. J'ai...
apporté avec moi votre chèque.
Oh, c'est vrai ?
Oui.
Je vous remercie beaucoup. J'apprécie vraiment.
Je vous en prie, asseyez-vous. Avis ?
Avez-vous eu un accident ?
Non. En fait, j'ai été battu.
Les... les enquêteurs ont dit
que c'était un acte de violence à l'aveuglette,
mais comment savoir ?
Je vais vous demander de signer juste ici
où il y a un "X".
J'aimerais... j'aimerais vous présenter mes excuses.
Non. Non, pas ça. Ce n'est pas nécessaire.
D'accord.
Oh, c'est un joli coquillage.
C'est un cadeau de mon frère Raymond.
Il m'a rapporté ça de la Floride.
Maintenant, c'est tout ce que j'ai de lui comme souvenir.
Ça et un million de dollars.
Bon sang, ça fonctionne bien pour vous en ce moment.
Tout plein d'argent,
nouveau célibataire... - Je suis pas célibataire.
Alors vous partez dans un Club Med
vous payer une pute ou deux ? !
Je suis amoureux de ma femme, monsieur Waters.
Je l'aime beaucoup.
Est-ce qu'on pourrait parler franchement, vous et moi ?
Comment, dites-moi...
Comment avez-vous... - Avis !
Avis !
C'est au fond. - D'accord, je vous suis.
Une petite seconde. Merci.
Oh ! C'est là que tu étais passé !
Une excellente publicité !
Cette compagnie fait de superbes promotions.
Le voici, monsieur Barnell.
Pendant un instant, j'ai cru que quelqu'un l'avait volé.
C'est pas le meilleur voisinage.
Vous m'avez dit de signer à côté du "X"...
Avis, pourrais-tu appeler la compagnie d'électricité
et leur dire que je vais passer les voir dans un moment ?
Je vous remercie.
Il n'y a aucune raison d'être mal à l'aise.
Bien des gens trouvent que parler à une voyante
peut être vraiment thérapeutique.
Qu'est-ce qui vous obstrue l'esprit, Carlos ?
J'ai un problème.
Ma femme...
Croyez-vous qu'on a le droit de faire du mal à quelqu'un...
quand on sait que cette personne, elle,
elle est prête à faire beaucoup de mal à quelqu'un qu'on aime ?
Il ne faut pas enfreindre la loi
si vous pouvez faire autrement.
Euh... Êtes-vous sûr qu'elle veut vraiment lui faire du mal ?
Il a dit plusieurs choses.
Il a aussi dit qu'il blaguait. Mais...
il pourrait lui en faire.
O.K. Mais vous devez vous en assurer.
À quel point êtes-vous près de cette personne,
celle que vous essayez de protéger ?
Savez-vous ce que c'est que d'avoir...
l'impression que votre vie n'a plus d'importance...
si jamais...
Écoutez-moi bien, Carlos.
Votre femme a une chance absolument incroyable.
Être en relation, c'est pas facile. Vous devez...
continuer à faire tout ce que vous pouvez
pour que ça fonctionne, d'accord ?
Et n'oubliez pas, l'amour est un grand sacrifice.
Vous avez sûrement raison.
Alors il faut tenir le coup. Compris ?
Et rappelez-vous que cet appel n'a aucun autre but
que celui de vous divertir.
Mais rappelez-moi pour me dire comment se passent les choses.
- D'accord. - Au revoir.
O.K.
Monsieur Barnell,
voici les papiers d'autorisation.
Il y a celui-là...
C'est ça.
Et celui-là aussi.
- Allez, ma belle ! - Vas-y, c'est ça.
Alors Miami m'attend !
Est-ce que tu peux croire ça ? Un tout petit cas, et boum !
Tu deviens l'employé du mois !
Félicitations. Pourquoi tu es là ?
Pour te remercier.
Si tu m'avais pas donné la chance de faire ça...
Non, faut que t'oublies ça.
Moi, j'essaie, en tout cas.
Dis donc, tout le monde se demandait...
Qu'est-ce qui est arrivé à ton visage ?
Un accident de voiture.
- T'es en état de conduire ? - Absolument pas !
Ouais !
Jodie...
Tout est prêt pour l'échange de demain ?
On a rendez-vous au Summit Hill,
à l'endroit où les gars en motoneige se garent.
Excellent.
Est-ce que ça vous plaît ?
Ça a le goût d'un polype au rectum.
Écoute, comment pourrait-elle savoir ?
Oui, comment elle pourrait savoir ?
C'est vrai, comment elle pourrait savoir ?
J'aurais pu l'avoir. Tu le sais aussi bien que moi.
Pas vrai ?
Oh oui, c'est vrai, oui. Sauf que j'ai pensé qu'elle était...
je sais pas.
Tu comprends ? Parce que je sais pas.
- Non, je ne comprends pas. - O.K., pas grave.
Prêt pour un autre verre ?
Est-ce que Mme Kennedy a une robe toute noire ?
Voilà.
On a rendez-vous au glacier, demain, c'est ça ?
Première heure demain matin.
Oui, on va aller la chercher
et on va faire ce qui...
Hé. Tu te rappelles de cette fois,
à l'école, quand je t'ai fait sursauter
et que t'as eu tellement peur que t'as pissé partout sur toi ?
C'était très drôle, oui.
Je bois à la tienne !
O. K... le pisseux !
Tu te rappelles quand tout le monde t'appelait "le pisseux" ?
Tout le monde t'appelait "le pisseux" !
- C'est vrai. - Pisseux !
Quel beau souvenir !
Allez, approche ton verre.
Vas-y ! Vas-y !
O.K.
Je t'aime, frérot.
Moi aussi, mon vieux.
O.K.
C'est l'heure de mon bain ! Ouvre la porte !
Premier arrivé, premier servi !
C'est moi qui ai fait couler l'eau. Sors de là !
- Qui va à la chasse perd sa place ! - Sors de là !
Tu sais qu'elle a 12 fonctions différentes ?
Non, je sais pas, Gary.
Mais chaque fois que je veux prendre un bain,
il y a quelqu'un dans la baignoire.
Dis-moi, est-ce que ça te paraît normal ?
Bon sang !
J'ai lu que si ça changeait de couleur,
il fallait le faire examiner. - Peut-être mais pas par moi.
Allô ?
Merci, saloperie de merde. Tiffany est là ?
Non, mais elle va sûrement revenir dans quelques minutes.
Vous voulez la rappeler plus tard ?
Tu devrais le savoir, foutu crétin.
Tu vois pas qu'il y a un homme avec un revolver
dans la salle de bains ? - Merde, Ted !
Elle vient d'arriver. Attendez une seconde.
Madame Barnell ? !
- Oui, je vous écoute, Margaret. - Donne-moi le casque d'écoute !
C'est quoi, ton problème ?
Seigneur, par où je dois commencer ?
Pouvez-vous parler un peu plus fort ?
- Qu'est-ce qu'elle dit ? - Elle parle d'une mafia gay
qui veut l'emmener dans un stationnement pour la tuer.
Margaret, êtes-vous sûre qu'il y a de vraies personnes
dans votre salle de bains ?
Je suis cuite.
Saloperie de chien !
- Attention, Jodie ! - Aïe !
Comment tu trouves les bulles, maintenant ?
Tu veux encore faire coin-coin avec ton canard ?
Aïe ! Seigneur ! Mais arrête !
Aïe !
Ça fait vraiment mal ! - Super !
Pourquoi les fleurs parlent ?
T'es sûre que c'est là ?
Elle a spécifié que c'était ce foutu stationnement de merde,
près de l'autoroute oû les motoneigistes aiment aller.
Je vais t'appeler plus tard, d'accord ?
- Je vais être partie. - Qu'est-ce que t'as dit ?
Je sais bien qu'être en couple,
ça peut pas être toujours un jardin de roses,
mais je n'ai pas réellement de plaisir en ce moment
et je crois pas que t'en aies non plus.
Comment ça ? Je suis pas sûr de te comprendre.
Je pense que t'as besoin de vivre
ce que tu vis et présentement,
je suis pas dans l'état d'esprit pour supporter ça.
Ce qui veut dire ?
En fait, je crois que ce serait pas bon de continuer comme ça.
Les Copines Voyantes ?
Comment ça va aujourd'hui, monsieur Williams ?
Elle serait sûrement ravie de vous voir remarié...
Mais attendez, je vais me concentrer.
Je t'ai pas... je t'ai pas laissée faire partie de ma vie.
Et... et le résultat,
c'est que nos canaux de communication habituels ont été bloqués.
Et je crois que si tu venais avec moi, ça contribuerait
au développement de notre relation de couple.
Et ça nous permettrait de prendre conscience de...
du potentiel de notre... de notre interpersonnalisme.
Ce n'est pas le moment d'être sarcastique.
C'est pas du tout ce que je veux.
O.K. Pourquoi veux-tu que je t'accompagne ?
Parce que si tu viens pas avec moi...
alors... alors je vais devoir rester.
Et... et...
ça va me mettre en colère.
Et si jamais ça arrive,
je suis sûr qu'on va finir par se quitter à cause de ça.
Et même si ma vie va déjà mal en ce moment,
ça la rendrait un million de fois pire.
Monsieur Williams ?
Vous savez, elle est totalement en accord avec ça.
Écoutez, monsieur, vous allez devoir me rappeler.
Je dois donner un coup de main à mon amoureux.
Tu vois ? C'est ça, les symptômes de ton machin de la Tourette.
Et la plupart, tu les as même pas.
Et ?
Et tu fais semblant.
Les magazines, ça ne prouve rien du tout.
On pourrait se rendre là-bas dans la paix et l'harmonie ?
Les magazines, ça prouve absolument tout.
Ne me forcez pas à arrêter la voiture.
O.K., ça s'appelle le jeu "Ecoute-moi". Tu parles,
j'écoute et j'ai pas le droit de t'interrompre. Et on change.
Je peux te parler de n'importe quoi ?
C'est ça.
- Laisse tomber, compris ? - Tout ce que je dis,
c'est qu'elle agit comme ça
parce que tu prends toujours pour elle.
Espèce de trou de cul !
J'imagine que t'as notre ami ?
Bien sûr que oui. Allez-vous libérer ma femme ?
On veut voir notre gars, d'abord.
Comment savoir si c'est notre homme ?
Commence pas. Je l'aurais pris où, celui-là ?
- L'argent, tu l'as, au moins ? - Oui.
Comme un épisode bizarre de "La loi et l'ordre" ?
C'est bien ça ? - Oui.
- Si Barnell a tué son frère... - Sa femme est en danger.
O.K., c'est mon tour ?
Oui.
La santé d'une relation de couple...
On y est !
- Je peux la faire sortir ? - Non !
T'approche pas de la voiture.
Pourquoi elle a un bâillon ?
T'es pas au courant ?
Attends...
Ça va ?
C'est terminé, c'est fini maintenant.
Ils t'ont pas fait mal ? - Non.
T'as pas l'air en forme.
Ça va.
T'as bu trop de café, c'est ça ?
Tu t'es fait mal ?
Un peu. Je me suis brisé une dent.
Bon sang que t'es belle !
J'aime ton odeur... de moisi.
Comment va Jodie ?
Elle est morte.
Je rigolais.
Elle est bonne !
Pas mal, hein ?
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Je sais pas. Je crois que je vais...
Je vais aller lui parler là-bas.
Oui, c'est ça. Ça t'embête pas de rester ici ?
- Ça va. - O.K.
Attends. À quel moment je dois appeler la police ?
Ah oui...
Disons que s'il fait quelque chose d'un peu...
je vais... te faire un signe, d'accord ?
- C'est un très bon plan. - Ah oui ?
Des touristes.
Attends un peu, là. Ce serait...
- Quoi ? - Ce serait pas...
Excusez-moi ! Excusez-moi !
Vous... vous seriez pas...
Vous ne seriez pas Raymond Barnell ?
- Fous le camp ! - Vous savez,
je sais pas vraiment ce qui se passe ici, mais je me demandais
si vous pourriez pas passer à mon bureau quelques minutes
pour vérifier... - J'ai dit: Fous le camp !
Écoutez, je veux pas vous faire chier avec ça,
mais vous pouvez pas voler un million de dollars
et vous attendre à ce qu'on dise:
"Merci beaucoup, mon vieux !"
Combien ?
O.K., attendez un petit instant.
Votre frère...
et là, je vais peser mes mots,
a volé
un million de dollars à ma compagnie et...
J'en rêve depuis des années.
Oui.
Là, peut-être bien qu'on devrait...
Écoute, chérie, je veux que tu ailles jusqu'à la colline
là-bas, derrière moi. Est-ce que t'as compris ? O.K. ?
Mets ça sur tes épaules, d'accord ?
Je veux que tu sois bien au chaud.
- D'accord. - Vas-y. T'es sûr que ça va ?
Peu importe ce que tu vas entendre,
peu importe ce qui se passe,
t'arrêtes pas de marcher, d'accord ?
- D'accord. - Attends.
Si jamaisje suis en retard... - T'esjamais en retard.
...je veux que tu regardes dans mon manteau.
Jimbo...
Un million de dollars, Paul ? !
Est-ce que tu croyais vraiment pouvoir me tromper ? !
Encore une fois ? !
Quel million de dollars ?
Merde...
Ah non ! ! !
Pourquoi t'as fait ça ? Elle avait rien à voir là-dedans !
- Mais toi, oui. - Arrête !
Baisse ton arme, le fifi.
Toi d'abord, chef.
O.K.
T'as gagné, le dur à cuire.
- Gary ! - Désolé.
C'était... c'était un accident !
Qu'est-ce que tu veux, merde ? ! - C'était pas moi ! Gary !
- Pitié ! On veut pas mourir ! - Arrête !
Mais qu'est-ce qu'il fout ? - Je sais pas !
- Seigneur Jésus ! - Non !
Ah, Seigneur...
Mon Dieu ! ! !
Ah, Seigneur, non...
Merde, je peux pas respirer.
Tu peux te lever.
Allez.
Doucement.
Appuie-toi sur moi. - Merci.
- Je... je... - Laisse tomber.
Viens avec moi.
Ah... Non...
Il allait me tuer, Gary, il allait me tuer.
Regarde-moi, espèce de...
pisseux.
Arrête !
Où est-ce que vous allez comme ça ?
- Ted, laisse-le tranquille ! - Non, non, non et non !
Non ! On m'a... on m'a battu !
On m'a humilié !
J'ai reçu un coup de pied dans les couilles !
Vous avez entendu ? ! Un coup de pied aux couilles !
Alors je veux des réponses, maintenant !
D'accord.
Bien, allez-y.
J'entends encore un peu de cette oreille-là.
J'aime ma femme, monsieur Waters.
Et quand on aime une personne...
je veux dire, quand on aime vraiment une personne...
Ça suffit ! Saloperie de merde !
Si je veux une carte de souhaits ou entendre les paroles
d'une ballade de Foreigner,
je vais aller au centre commercial,
monsieur Barnell ! - Non, Margaret !
O.K. Ça s'appelle le jeu. Ecoute-moi.
Monsieur Barnell, peut-être bien que vous pourriez commencer ?
"Habeas corpus."
Hum... je voulais aider ma femme Margaret.
Et comme...
je n'avais plus d'argent, j'ai commencé...
j'ai commencé à penser à cette police d'assurance.
Je me disais: Je pourrais faire ça, ils vont payer, c'est sûr.
En plus, comme vous le savez, j'avais pas vu Raymond
depuis plusieurs années.
Je pensais qu'il devait être mort, depuis le temps.
Sauf que je savais pas que...
- Salut. - Salut.
Où est-ce que tu veux aller ? - Pas trop loin.
Mon rendez-vous de 15 h a été devancé.
O.K. Alors, c'est réglé ? Tu te sens bien maintenant ?
Oui.
Super ! Génial !
J'aime quand tu te sens bien.
Ah, Ted, t'aimes pas ce temps-là ?
J'essaie de m'y faire.
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