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J'ai horreur des surprises.
- Ah bon ? - Oui.
�a t'a plu quand j'ai eu une promotion.
�a n'�tait pas une surprise, mon g�nial mari la m�ritait.
Bien dit par ma g�niale femme.
Je croyais que tu n'aimais que mon corps.
Je t'aime pour ton corps.
Qu'est-ce qu'on fait ?
Surprise.
VENDUE
Je ne comprends pas. Qu'est-ce que c'est ?
- C'est une maison. - Oui.
Oui, je vois. Merci.
- C'est un chez-soi, un sanctuaire, un logis. - Ah bon ?
Ou, si tu veux, tu peux dire que c'est la n�tre.
La n�tre ?
On la paierait comment ?
Comment pouvons-nous emm�nager dans une telle maison ?
Oh, je ne sais pas.
Peut-�tre avec une cl�.
Oh, mon Dieu. Oh, mon Dieu, tu plaisantes ?
Le style classique.
Ann�es 1920, charpente en bois.
Trois chambres, salle de bains, toilettes.
Les anciens proprios nous ont laiss� une balan�oire.
Je crois que je suis un peu grande pour �a.
Il va falloir remplir ces chambres, pas vrai ?
Merci.
- Je t'aime. - Je t'aime aussi.
Entrons chez nous.
Maman ?
Maman ?
Quand est-ce que papa rentre ?
- Quoi, ch�rie ? - Quand est-ce que papa rentre ?
Aujourd'hui, ch�rie. C'�tait juste une nuit.
Pourquoi il ne nous a pas emmen�es ?
C'�tait pour le travail, on ne pouvait pas venir.
On ne dit plus : "Bonjour, maman.
- "Je t'aime." - Bonjour, maman.
- Maman, tu dois t'habiller. - Ch�rie, on a le temps.
- On va �tre en retard � l'�cole. - Oh, non.
On ne va pas �tre en retard � l'�cole.
On va se lever ou on va �tre en retard � l'�cole.
Bridgette, tu sais �peler tes mots ?
Oui, maman.
H�, n'oubliez pas vos d�jeuners.
Tu as le tien ? Voil�. Tu l'as ? Embrasse-moi. Au revoir.
- Viens, Megan. - J'arrive !
Ce n'est pas sale.
Salut, quoi de neuf ?
On est d�j� jeudi, c'est incroyable.
Tu m'�tonnes. Cette semaine est pass�e si vite.
J'aimerais tant que tu sois l�.
Je ne sais pas quelle robe choisir pour ce soir.
Et vous ? Vous avez pr�vu quoi ce week-end ?
Rien, � part s'envoler pour Acapulco.
Oui, c'est �a. Bon, je dois te laisser.
Je dois d�cider quoi faire de ma vie.
Vraiment ? Quel est son pr�nom ?
Son pr�nom ? C'est un pr�nom nul. C'est Harry.
Mais c'est peut-�tre le prince charmant.
Au revoir.
Vous avez un nouveau message.
Premier message.
Linda, je dois te dire quelque chose.
Je pensais ce que j'ai dit devant les filles, l'autre soir, et...
Je veux juste...
Je veux juste que tu le saches
et que tu t'en souviennes.
Mince. J'ai un appel. Attends.
C'est toi ?
Fin des messages.
Si vous laissez un message, je vous rappellerai d�s que possible.
Salut, c'est moi. J'ai re�u ton message.
Je ne sais pas quand tu l'as laiss�, mais rappelle-moi quand tu auras le mien.
D'accord ? Salut.
Mme Hanson ?
Oui ?
Linda Hanson ?
- Je suis le sh�rif Reilly. - Oui ?
Je suis d�sol� d'avoir � vous annoncer ceci.
- Votre mari, Jim... - Oui ?
... a eu un accident de voiture.
Il a �t� tu� sur le coup.
- Quand ? - Hier.
Non. Non, c'est impossible, je viens juste...
Je viens d'entendre sa voix sur le r�pondeur, alors...
Je suis d�sol�, madame.
Nous n'avons pas pu venir plus t�t.
L'autre chauffeur conduisait un camion. Un semi-remorque.
La mort a �t� instantan�e, c'est certain.
Le camion s'est mis en travers.
Il �tait sur l'autoroute, pr�s de la borne 220.
Le chauffeur du camion est mort, lui aussi.
Je suis d�sol� pour votre mari.
Y a-t-il quelque chose que je puisse faire ?
Madame ? Mme Hanson ? Madame ?
Y a-t-il quelque chose que je puisse faire ?
Voulez-vous que j'appelle quelqu'un ?
Je vais vous laisser mes coordonn�es. D'accord ?
Si vous avez des questions, appelez-moi.
Qu'est-ce qui ne va pas, maman ?
Maman ?
Qu'est-ce qui ne va pas ?
�a concerne papa.
- Ah bon ? - Oui.
Il a eu un terrible accident.
Quel genre d'accident ?
Il rentre quand ?
Il va bien ?
Non, ch�rie.
Venez.
Je suis impressionn�e.
Vous avez fait tout �a toutes seules ?
Oui.
C'est vraiment incroyable.
Salut, c'est Annie.
Laissez un message apr�s le bip, et je promets de vous rappeler.
Salut, Annie. C'est moi.
Tu pourrais me rappeler d�s que tu recevras mon message ?
Merci.
Vous vous en sortez tr�s bien, les filles.
Papa est encore meilleur pour les puzzles.
Il devait nous aider.
- Bonsoir, ch�rie. - Bonsoir.
Je crois qu'elles ont fini par s'endormir.
Je devrais les embrasser.
Non, ne fais pas �a. Elles viennent de s'endormir.
D'accord.
Je r�fl�chissais � tout ce dont nous devons nous occuper.
Demain, nous devrions nous occuper des fun�railles.
Ensuite, nous devrions v�rifier les termes de l'assurance.
Je ne suis pas pr�te pour �a, maman.
Personne n'est pr�t pour �a, ch�rie.
Mais tu seras surprise par la force dont tu vas faire preuve.
- � la mort de ton p�re... - Je pense toujours
au plat.
- Quel plat ? - Le grand qui est sur l'�tag�re du haut,
celui que ses parents nous ont donn�.
Je suis trop petite pour l'atteindre.
Jim... Jim l'attrape toujours pour moi.
Personne ne s'attend � ce que tu r�gles tout en quelques jours.
Je... Je suis assez fatigu�e.
- Je vais m'allonger dans le petit salon. - D'accord.
Je prendrai des draps dans le placard.
Je serai l� si tu as besoin de moi, ch�rie.
Maman ?
Maman ?
Jim ?
Quelque chose ne va pas ?
Je... Je ne sais pas.
Je viens de... Je viens de faire...
Je viens de faire le plus �trange...
Quoi ? Qu'y a-t-il ?
Bon. J'imagine que ce n'est rien. Ce n'est rien, ce n'est rien.
Maman, on est en retard. Au bout de trois fois, on a une colle.
Voil� le d�but de votre matin�e ?
On ne dit plus : "Bonjour, maman."
- Bonjour. - "Je t'aime."
Bonjour.
Bon. Je dois y aller. La r�union du lundi matin.
J'ai embrass� tout le monde. Bon, je dois filer.
Je dois former la nouvelle assistante de direction.
J'ai pr�par� leurs d�jeuners. Pr�ts pour l'�cole.
�a ne te d�range pas de les d�poser � l'�cole ?
Bon.
- Amusez-vous bien � l'�cole. - Au revoir, papa.
Au revoir, ch�rie.
- Tu sais �peler tes mots, Bridge ? - Oui.
N'oubliez pas vos d�jeuners.
- Allez, Megan, descends de la voiture. - J'arrive.
Vous n'avez aucun nouveau message.
Oh !
Oh, merde !
- C'�tait un sacr� coup de patin. - Oui, en fait... J'�tais totalement...
J'�tais compl�tement...
J'avais l'esprit ailleurs.
Faites un peu plus attention, d'accord ?
Oui.
Nous ne voulons pas d'accidents.
Je devrais l'appeler ?
J'ai envie de l'appeler, mais j'aurais l'air de...
C'est contraire aux r�gles. Il vaut mieux que j'attende.
Quoi ?
- On a discut�, hier ? - Oui. On discute tous les jours.
Non, est-ce que je t'ai laiss� un message ?
Je ne crois pas. Pourquoi ?
Attends un peu. C'est moi qui suis en pleine crise.
- Tu es s�re que �a va ? - Oui.
Tout se passe bien entre Jim et toi ?
Oui. Rien ne change.
Oh, mon Dieu !
Comment s'est pass�e votre journ�e ?
Pas mal.
- Un peu ennuyeuse. - Merci.
Oui, un peu ennuyeuse.
- Ennuyeuse ? - Oui.
Jim ?
Jim.
Jim.
Qu'est-ce que...
Du lithium ?
Je...
Merci d'�tre venus.
Voil� ton caf�.
- On ne sait jamais. - La voil�.
Bonjour, ch�rie.
- T'es-tu repos�e ? - Que se passe-t-il ?
Comment te sens-tu ?
Tu devrais monter t'habiller.
Tu veux monter t'habiller ?
- O� sont les filles ? - Elles vont bien, ch�rie.
Elles vont bien. Ne t'en fais pas pour elles.
Quelque chose cloche.
- Qu'y a-t-il ? - Tout va bien.
Tu veux retourner te coucher ? Ou...
Non, non, non, je n'ai pas besoin de dormir ou de me r�veiller non plus.
Tout va bien se passer.
- Non, maman, rien ne va ! - D'accord.
- Il y a quelque chose qui cloche. - D'accord.
Je suis...
Il n'est pas mort.
Bonjour, ch�rie.
Viens.
Bonjour.
Je suis d�sol�e de n'avoir pas �t� l� � votre r�veil.
Grand-m�re voulait que tu dormes.
Non, ch�rie. Tu peux toujours me r�veiller.
Que fait ta s�ur ?
- De la balan�oire. - Ah bon ?
- Je crois qu'elle est triste. - Oui.
Nous sommes tous un peu tristes pour le moment.
Bonjour, ch�rie.
Oh, mon Dieu !
Oh, mon Dieu, ch�rie !
Qu'est-il arriv� � ton visage ?
Parle-moi.
Comment t'es-tu coup�e ? Qui t'a fait �a ?
- Fait quoi ? - Ces coupures sur ton visage.
Il n'y a pas de coupures.
Comment �a, pas de coupures ?
Elle est parfaite, comme une jolie princesse.
Oh, mon Dieu, viens ici. Viens ici. Fais-moi un c�lin.
�a va aller. �a va aller. Venez ici.
Tout va bien se passer. Tout va bien se passer.
Tout va bien se passer.
- Maman ? - Oui ?
C'�tait comment quand papa est mort ?
Je ne sais pas, ch�rie. Je n'�tais pas l�.
Alors, comment sais-tu qu'il est mort ?
�a va ?
Et si c'�tait une erreur ?
Comment �a : "une erreur" ?
On ne peut pas �tre en bonne sant� le lendemain de sa mort.
Ce n'est pas une erreur. Jim est...
- As-tu vu l'int�rieur du cercueil ? - Non, mais...
Il y a quelque chose qui cloche vraiment.
Linda ? Nous devons entrer dans l'�glise.
Non, emm�ne les enfants.
- Pourquoi ne viens-tu pas ? - Emm�ne-les.
Rentrez avec les enfants. Linda.
Linda ?
La voil�.
Bonjour, Mme Hanson.
Tout se d�roule comme pr�vu.
Vous devez ouvrir le cercueil.
Non, je ne crois pas que ce soit une bonne id�e.
Ouvrez le cercueil, bon Dieu !
Ouvrez-le ! Ouvrez-le !
- Ouvrez-le ! Ouvrez-le ! - Mme Hanson !
- Quoi ? - Je vous en prie, arr�tez.
- Ne me faites pas �a. - Je dois vous dire.
- Il y a un probl�me avec le corps. - Quoi ?
On n'a pas voulu vous dire comment il est mort.
- Comment est-il mort ? - Il y a eu un sectionnement.
- C'est-�-dire ? - Eh bien...
- Oh, mon Dieu ! - Non ! Non !
Poussez-vous ! Arr�tez ! L�chez-moi !
L�chez-moi ! L�chez-moi !
Non !
Non !
Non !
Jim laisse le souvenir d'un �tre aim�.
Ses amis appr�ciaient sa gentillesse,
son rire,
sa bienveillance,
sa serviabilit� et sa consid�ration pour ceux qui l'entouraient.
Mais c'�tait sa famille qui comptait le plus pour lui.
Ses "filles", comme il aimait les appeler.
Sa ravissante �pouse, Linda.
Ses filles ador�es, Megan et Bridgette.
Maman ?
Quoi ?
- Qui est-ce ? - C'est le meilleur hommage possible.
- Qui ? - Elle, cette femme.
Le reflet de son amour dans les c�urs
- des �tres aim�s rest�s ici. - Je ne sais pas, ch�rie.
- Mes chers amis... - Linda ?
- Tout va bien. Tout va bien. - ... prions.
Notre P�re, qui es aux cieux, que Ton nom soit sanctifi�.
Que Ton r�gne vienne, que Ta volont� soit faite sur la terre comme au ciel.
Attendez. Non, je vous en prie, attendez.
- Je suis d�sol�e. - Arr�tez.
- Comment connaissez-vous mon mari ? - Apr�s notre discussion...
- Nous avons discut� ? - Oui, hier, quand...
Hier, je...
- Vous ne vous en souvenez pas ? - Non.
C'est la premi�re fois que je vous vois !
- Je vais partir. - Parlez-moi.
Toutes mes condol�ances.
Qui �tes-vous ? Je vous en prie. Arr�tez...
Linda Hanson - LITHIUM Deux comprim�s par jour
"Lithium. Deux comprim�s par jour. Dernier renouvellement.
"Dr Norman Roth. Ne pas prendre avec de l'alcool.
"Somnolence et...
"Dr Norman Roth."
Dr Norman Roth.
Maman ?
Vous ne voulez pas voir grand-m�re et Annie en bas ?
Non.
Je suis s�re que �a serait sympa.
Qu'est-ce que tu cherches, maman ?
Maman a besoin de parler � quelqu'un.
Pourquoi tu ne nous parles pas ?
J'adore vous parler, mais je dois m'adresser � un adulte,
maman a besoin d'aide.
Allez, mes ch�ries, descendez, s'il vous pla�t.
Merci, ch�ries. Merci d'�tre si ob�issantes.
Bon. Les m�decins.
M�DECINS - PSYCHIATRES Dr Norman Roth
Dr Roth.
Vous �tes en ligne avec le cabinet du docteur Norman Roth.
Nous sommes ferm�s.
Le cabinet est ouvert du lundi au vendredi, de 9 h � 17 h 30.
En cas d'urgence, veuillez raccrocher et composer le 911.
Voulez-vous du th�, du caf� ?
Je peux vous pr�parer quelque chose ?
Nous devrions peut-�tre mettre les filles au lit.
- Oh, oui. - Ces deux derniers jours ont �t� longs.
C'est vrai.
Allez, les filles. Venez avec tante Annie.
On va se mettre en pyjama, d'accord ?
Ensuite, je vous raconterai une histoire.
D'accord ?
Brosse-toi les dents.
Entrez.
Bonsoir, Mme King.
Bonsoir, Annie.
Bonsoir, Linda.
Bonsoir.
Docteur Roth. Vous vous souvenez de moi ?
Non. En fait...
Annie.
- Venez, les filles, on monte. - Maman ? Que se passe-t-il ?
Dites bonne nuit � maman. On va se mettre en pyjama.
- Ch�rie, ne sois pas en col�re. - Non !
- Je t'en prie, ne nous en veux pas. - Maman !
Attends. Annie. Annie, que fais-tu ? Annie !
Linda, votre famille s'inqui�te � votre sujet.
Votre famille se fait du souci pour vos filles et vous.
Que faites-vous ? Maman, que fais-tu ? Annie. Annie.
- Ch�rie, nous n'avions pas le choix. - Quoi ?
Dis-nous ce qui est arriv� au visage de Bridgette.
Maman, je ne sais pas ce qui lui est arriv�.
Voil� le probl�me.
Maman, je ne ferais jamais de mal � ma fille !
- C'est pour leur bien. - D�gagez !
Ch�rie, tout va bien. Bon Dieu ! Je n'ai pas fait �a. Ce n'est pas moi !
- Linda, arr�te ! - L�chez-moi !
Vous ne pouvez pas me faire �a ! Que faites-vous ?
- Ch�rie, tout va bien ! - Maman va bien !
Non, non, ch�rie ! Tout va bien !
Regardez ce que vous faites !
Arr�tez !
Non, tout va bien, ch�rie ! Maman est d�sol�e ! Maman est d�sol�e !
Arr�tez ! Arr�tez !
Maman ! Maman ! Arr�tez !
Je suis d�sol�e.
Monsieur ! Monsieur ! Monsieur !
Apparemment, c'est la premi�re fois qu'elle est intern�e.
Son mari est mort dans un accident de voiture mercredi.
Je le lui ai annonc� le jeudi.
Attendez.
Mercredi ?
C'est �trange.
Mardi, elle est pass�e � mon cabinet
en disant qu'il �tait mort ou qu'il allait mourir.
Elle a pr�dit sa mort avant l'accident ?
Oui.
�tes-vous s�r que c'�tait un accident ?
Bonjour, Linda.
Je vous en prie. Je veux juste retrouver mes filles.
Ne faites pas �a.
Laissez-moi rentrer chez moi.
- Ne faites pas �a. - Nous en discuterons demain.
Ne faites pas �a. Je vous en prie, ne faites pas �a.
S'il vous pla�t. Ne faites pas �a.
Tout va bien se passer.
Jim ?
Quoi ?
- Tu vas bien ? - Arr�te,
tu vas �tre tremp�e.
Laisse-moi juste un instant. Juste un instant.
Je sens ton c�ur battre, c'est tellement bon.
Attends. Attends.
Tout va bien se passer.
Allez.
- Tu me le promets ? - Je te le promets. Je te le promets.
Qu'y a-t-il, ch�rie ? Dis-moi ce qui se passe.
Je ne sais m�me pas comment l'expliquer.
- Je dois aller travailler. - Attends encore un peu.
Laisse-moi encore une minute.
Je dois... Je dois y aller. Je vais �tre en retard au travail.
Les filles ?
- Bonjour, maman. - Bonjour.
- Bonjour, maman. - Bonjour.
Coucou.
Salut.
Oh.
Tu es tellement belle. Tu le sais ?
C'est vrai. Tu es tellement belle. Vous l'�tes toutes les deux.
Oh.
Bon, mes ch�ries, �coutez-moi.
Je veux que vous fassiez tr�s attention aujourd'hui.
Ne jouez pas pendant la r�cr�ation. Ne courez pas.
- Madame, vous g�nez. - Promettez-le-moi.
- Madame. - D'accord ? Un instant.
- Promettez-le-moi. D'accord ? - Promis.
Bon, ch�rie. Tu dois me le promettre, toi aussi.
- D'accord. - C'est bien. Bon. Allez-y.
Soyez sages.
Madame, circulez. S'il vous pla�t.
Mme Lynne vient � 15 h. Apr�s, vous �tes libre jusqu'� 17 h.
Oui, c'est �a. Je...
- C'est bien. - D'accord.
- Qui est-ce ? - Mme Stevenson.
Mme Steven...
- Puis-je vous aider ? - Je suis Linda Hanson.
Bonjour, Linda. Je suis le docteur Roth.
Me connaissez-vous ?
Suis-je cens� vous conna�tre ?
� mon r�veil, il est mort. � mon r�veil, il est vivant.
Il se passe des choses inexplicables.
Des choses que j'ai faites.
Des gens me parlent. Des gens que je n'ai jamais rencontr�s.
- Des gens comme moi. - Oui.
- �a a l'air compliqu�. - � qui le dites-vous !
Et ce flacon de lithium ?
Je ne sais pas. Il est...
Je ne sais pas o�. J'ai d� l'�garer. Je ne sais pas.
Je n'arrive pas � l'expliquer, mais si on essayait...
Si on essayait de vous droguer ?
- Qui ferait �a, et pourquoi ? - Je l'ignore.
- Je ne vous ai rien prescrit. - Votre nom �tait sur le flacon.
- Pourquoi croyez-vous que je suis venue ? - Pour vous faire aider.
Apparemment, vous �tes confront�e � des incoh�rences.
Tous les matins, � mon r�veil, je m'aper�ois que mon mari est mort.
C'est un peu plus grave qu'une incoh�rence.
Comment vous sentez-vous
durant les p�riodes o� il est mort ?
Pardon ?
Quel genre d'�motions ressentez-vous ?
- Tristesse ? Rancune ? Soulagement ? - Qu'insinuez-vous ?
Imaginer des gens morts est un fantasme tr�s r�pandu.
Ce n'est pas un fantasme. Je me r�veille et il est mort.
Sauf aujourd'hui.
Y a-t-il des ant�c�dents de maladie mentale dans votre famille ?
Non.
Et vous ? Avez-vous d�j� v�cu des �pisodes psychotiques ?
Des pertes de m�moire ?
Des erreurs de jugement ?
Je ne veux pas qu'il meure. C'�tait un accident de voiture.
Imaginer cela n'est pas un crime.
Je n'imagine rien. Il est mort.
C'est assez �trange
- que la prescription ait �t� pour du lithium. - Pourquoi ?
Parce que c'est le meilleur rem�de que je puisse vous prescrire.
�a vous aidera � surmonter tout �a.
Pensez-vous pouvoir revenir demain ?
Regardez qui est l� !
- Salut, Bob. Jim est l� ? - Oui.
Pourquoi ne viens-tu plus nous voir ?
- Ch�rie ? - Il faut que je te parle.
Qu'y a-t-il ?
Que se passe-t-il ?
Je sais que mon comportement est �trange.
Il y a un gros probl�me.
- �a concerne les filles ? - Non. Elles vont bien, pour le moment.
Peut-on partir quelque part ? Juste nous ? Les filles et nous.
Linda, je ne peux pas. Je dois travailler.
- Je t'en prie ! J'ai besoin de toi. Peux-tu... - Je dois assister � une r�union.
Excuse-moi. Jim, nous t'attendons.
Je suis d�sol�e.
Qui �tes-vous ?
Je m'appelle Claire Francis. Vous devez �tre la femme de Jim.
Oui. Linda.
J'ai vu des photos de vous. Ravie de vous rencontrer.
Claire est la nouvelle assistante de direction.
Votre mari m'a beaucoup aid�e ces derniers temps.
La r�union commence.
Excusez-moi.
Nous parlerons de �a plus tard.
Qui a tu� Robin le Coq ?
"Moi", dit le moineau, "avec mon petit arc et un carreau."
Dr Norman Roth - Linda Hanson LITHIUM - Deux comprim�s par jour
Qui l'a vu mourir ?
Oh, mince ! Les filles !
- Vite ! Le linge est �tendu. Rentrez-le ! - Vite !
D�crochez le linge. Je vous retrouve dehors, d'accord ?
Bridgette, non ! Bridgette ! Bridgette, non !
Ch�rie ! Je suis l�. Je suis l�.
Megan, va chercher des serviettes, s'il te pla�t.
- Maman ! - Je suis l�. Je suis l�.
Voil�, ch�rie. Tout va bien. Tout va bien.
Tout va bien, ch�rie.
Elle saigne toujours, maman.
URGENCES
- � l'aide ! - Il nous faut un lit � roulettes !
Que s'est-il pass� ?
Elle a travers� une porte vitr�e.
- Est-elle allergique ? - � la cod�ine.
- � la cod�ine. - D'accord.
Dans la salle 14. Vous devez attendre ici.
- Puis-je l'accompagner ? - Non.
- Tout va bien se passer. - �a va aller, ch�rie !
- Elle va bien ? - Oui, ils viennent de l'emmener.
- Ils viennent de l'emmener. - �a va ?
- Que s'est-il pass� ? - Elle courait.
Je devais rentrer le linge et... Elle a travers� la porte vitr�e.
- Ch�ri. - �a va aller.
�a va aller.
Que fais-tu, maman ?
On va se passer de miroirs pendant quelques temps.
Jusqu'� ce que tu ailles mieux.
Bridgette va garder des cicatrices toute sa vie ?
- On ne parle pas de cicatrices. - D'accord.
Parce qu'en ce qui me concerne, il n'y a pas de cicatrices.
Et peu importe ce que les autres peuvent te dire.
C'est compris ?
Parce que tu es magnifique.
Comme une princesse ?
Oui. Comme une princesse.
Mes deux princesses.
Tu devais coller des autocollants sur la porte.
Je l'ai fait.
Je ne sais pas. Peut-�tre...
Peut-�tre que j'ai cru l'avoir fait.
Bon Dieu, Linda !
Quoi ? Tu veux me mettre �a sur le dos, maintenant ?
J'ai demand� � ta m�re de venir ici pendant mon absence.
Quoi ? Pourquoi ?
- Pour aider. - Je n'ai pas besoin d'aide.
- Elle s'occupera des enfants. - Pas besoin de �a.
Tu pourras te reposer un peu.
Tu pourras prendre du temps pour toi.
Pour quoi ? Du temps pour faire quoi ? Arr�te de faire comme si j'�tais folle.
De quoi parles-tu ? Je n'ai...
Tu ne vas pas m'enlever mes enfants. Je suis une bonne m�re.
Mon Dieu !
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept.
Dimanche. Lundi. Mardi. Mercredi.
Jeudi. Vendredi. Samedi.
Bon, jeudi, d�couverte de la mort de Jim.
D�couverte de la mort de Jim.
D�couverte de la mort de Jim
Lundi, Jim vit � nouveau.
� nouveau.
Les fun�railles ont... Les fun�railles ont lieu quand ?
Samedi.
Les fun�railles et quoi d'autre ? Quoi d'autre ?
Quoi d'autre ? Il y a...
Je trouve le lithium le samedi.
Mardi. Mardi.
Mardi, il y a... Il y a...
Sauf aujourd'hui.
Le mardi, je rencontre le Dr. Roth,
et je suis... Oh !
Le samedi, je suis intern�e
par le docteur Roth.
Les coupures de Bridgette...
COUPURES DE BRIDGETTE ?
Bridgette ! Bridgette !
Maman.
Mardi.
Vendredi et dimanche, il ne se passe rien, et mercredi...
Vous avez un nouveau message.
- Quand ? - Hier.
Oh, mon Dieu.
Jim meurt
mercredi.
Mercredi - Jim meurt !
Que fais-tu ?
- Jim, ne pars pas, s'il te pla�t. - Je suis oblig�.
�a fait un an qu'on attend cet entretien.
Et puis, �a nous fera peut-�tre du bien.
�a fera une petite s�paration.
Elle risque de durer plus longtemps que tu ne le crois.
Et si quelque chose t'arrivait ?
Quelque chose pourrait m'arriver en rentrant du boulot.
- Je dois arr�ter de bosser ? - Je t'en supplie.
Je t'en supplie. N'y va pas. Tu as des enfants et une famille.
Quoi ? Tu crois que je l'ai oubli� ?
- Non... - Ce n'est pas le cas !
Je le sais. Je n'ai pas dit �a.
- Tant mieux. - �coute-moi.
- Tu dois m'�couter. - Non, arr�te.
- Non, �coute-moi. - Arr�te. Arr�te.
Rends-moi juste un service.
Si demain, on est mercredi, r�veille-moi avant de partir.
- Si demain, on est mercredi ? - �a a l'air dingue.
Contente-toi de me r�veiller, d'accord ?
Mince.
Promets-le-moi.
Je te le promets.
D'accord.
Le lit de la chambre d'amis est horrible.
Maman.
C'est vrai. Tu as dormi ici.
- Tu as oubli� que j'�tais ici ? - Non. Je m'en souviens.
Je m'en souviens. Aujourd'hui, on doit �tre vendredi.
Vendredi matin. Vendredi matin.
Bon. D'accord. Il me reste deux jours.
Voil� dimanche et voil� vendredi.
Comment en �tre s�re ? Merde !
- Tout va bien ? - Merde !
Claire. Claire Francis. Qui est Claire Francis ?
Qui est Claire ? Qui est Claire ? Qui est Claire Francis ?
- Nous avons discut� ? - Oui, hier. Vous ne vous en souvenez pas ?
Claire. Claire. Oui.
Maman, je dois partir.
Quoi ? Tu dois rester avec les filles. Tu as re�u le choc de ta vie, hier.
Tu m'�tonnes.
Y a-t-il quelque chose dont nous devrions parler ?
Quelque chose concernant mon mari ?
Qui vous l'a dit ?
Vous venez de le faire.
Il allait me tromper.
Quoi ?
Attends. Comment le sais-tu ? Comment l'as-tu d�couvert ?
Je lui ai parl�. Elle m'a tout dit.
- Quand ? - Aujourd'hui.
Oh, non, je suis d�sol�e.
- Es-tu toujours sous le choc ? - Non.
Non, plus depuis deux jours.
Tout �a, c'est une sale histoire.
L'accident, l'autre femme, c'est le bazar.
Je ne sais pas si c'est si mal que �a.
Tu sais, peut-�tre que �a devait arriver.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
M�me s'il n'avait encore rien fait.
Le mal que �a nous aurait fait, aux filles et � nous.
C'�tait peut-�tre suffisant qu'il en ait eu l'intention.
Tu entends ce que tu racontes ?
On �tait colocataires, Annie.
Des colocataires avec deux filles, et mon colocataire �tait un menteur.
Contrat d'assurance vie temporaire
En ce qui concerne votre emprunt et les �tudes de vos filles,
tout sera r�gl�.
Et l'annuit� que Jim vous a laiss�e
devrait vous permettre de vivre confortablement, alors...
Linda, je dois vous avouer que dans cette affaire, le timing...
Le timing ? Que voulez-vous dire ?
Jim est pass� me voir mercredi matin, avant son d�part.
- Mercredi ? - Oui.
Il avait l'air tr�s inquiet, comme s'il n'�tait plus s�r de ses choix.
Il n'a pas arr�t� de parler des filles et de vous, et il a dit que,
quoi qu'il arrive, il voulait faire en sorte que vous ne manquiez de rien.
Il a tripl� le montant de son assurance vie.
Enfin, ce n'est pas un probl�me.
La police confirme la th�se de l'accident.
Le dossier va �tre trait� par le bureau central,
et vous devriez recevoir un ch�que d'ici peu.
Jolie vue, n'est-ce pas ?
Oui, tr�s jolie.
Vous avez une famille ?
J'ai deux filles, mais...
Ce n'est pas grave.
Cela touche de nombreuses personnes.
Elles viennent ici, comme vous.
Elles voient les maisons au bord de ce superbe lac et se disent :
"Quel magnifique endroit pour recommencer � z�ro."
Je me suis install� ici apr�s mon divorce.
C'est vrai ?
Oui, c'est fantastique.
C'est comme une vie nouvelle.
Ce velours rose est tr�s joli.
J'aimerais vous en commander pour la salle d'exposition.
Mlle Dwight, je vais devoir vous rappeler. Merci.
Bonjour.
Je suis Dorothy Quinn.
Je sais.
�a y est ?
- Bonjour, ch�rie. - Bonjour, maman.
Salut, les filles.
- Un pour toi. - Super.
- Merci. - Et un pour toi.
- Merci, maman. - De rien.
Vous savez � quel point je vous aime ?
- Linda ? - Oui.
Je ne veux pas te f�cher.
Qu'y a-t-il, maman ?
Je sais que c'est tr�s difficile,
mais je pense vraiment que nous devons aller au fun�rarium.
- Je t'accompagnerai. - Oh, c'est fait.
- Quoi ? - Je me suis d�j� occup�e de tout.
Oh.
Quand penses-tu...
Les fun�railles auront lieu demain.
Tout est arrang�.
- Samedi ? - Samedi.
- Si t�t ? - Oui, si t�t.
Jim et Linda - Pour toujours
�a va, ch�rie ?
Maman ?
Si je laisse Jim mourir,
est-ce la m�me chose que le tuer ?
Ch�rie, Jim est mort.
Bonne nuit.
Avec des boutons en argent, argent, argent, de haut en bas, bas, bas.
Elle a demand� � sa grand-m�re, grand-m�re, grand-m�re
de lui donner 100 dollars, dollars, dollars,
pour aller voir les lapins, lapins, lapins
sauter par dessus la maison, maison, maison.
Ils ont saut� si haut, haut, haut, qu'ils ont atteint le ciel, ciel, ciel.
Les filles, vous pouvez faire un peu moins de bruit ?
On est dimanche.
Toute la journ�e.
Tu devrais emmener les filles en balade.
Vous devriez passer un peu de temps ensemble.
Allez vous amuser.
Oui. D'accord. C'est une bonne id�e.
Vous voulez que papa fasse des pancakes ?
Oui !
Bonjour, mon p�re.
Linda.
Je ne vous ai pas vue depuis longtemps.
J'ai peur, mon p�re.
Je veux un autre morceau de pain !
Allez, t�te verte ! Attrape-le !
1632, une petite colonie hollandaise au large des c�tes de la Caroline.
Une sage-femme hyst�rique d�clara avoir vu les d�g�ts caus�s
par un terrible ouragan qui ne s'�tait pas encore d�clar�.
- Qu'est-il arriv� ? - Elle a �t� pendue pour sorcellerie.
Deux jours plus tard,
la ville enti�re fut d�truite par un ouragan colossal.
C'est horrible.
Je passe directement au XXe si�cle.
Boston. 1918.
Au plus fort de l'�pid�mie de grippe,
un p�re raconta qu'il avait voyag� dans le futur
et qu'il avait vu les tombes de ses deux jeunes enfants.
Il devint fou et les abattit � coup de fusil pour leur �viter la contagion.
Oh, mon Dieu.
L'autopsie montra que les enfants n'avaient pas �t� infect�s.
Il se suicida une semaine plus tard.
Qui sont ces personnes ? Pourquoi cela est-il arriv� ?
Vous savez, l'Histoire est pleine de myst�res.
Personne ne sait pourquoi.
Certains pensaient qu'elles souffraient de ce que les anciens appelaient :
Blasphemare absens fides.
Les dangers de l'impi�t�.
L'impi�t� ?
Cela signifie que la nature d�teste la notion de vide, m�me spirituel.
Les gens qui ont perdu ce en quoi ils croyaient
sont des enveloppes vides,
plus susceptibles de voir leur vie contr�l�e
par des forces qui les d�passent.
C'est presque une mal�diction.
Ou un miracle.
Je ne crois pas aux miracles.
Chaque jour de notre vie peut �tre un miracle, Linda.
Ce n'est pas ce que je ressens.
C'est mon point de vue.
Mon p�re, il va arriver un malheur.
J'ai besoin de... J'ai besoin de votre aide. J'ai besoin de vos conseils, de foi.
La foi n'est que le fait de croire en quelque chose qui vous d�passe,
que vous ne pouvez pas ressentir, ou sentir, ou toucher,
comme l'espoir ou l'amour.
Je crois que j'ai perdu tout cela.
Vous devriez peut-�tre tenter de le retrouver.
Mais, s'il est trop tard...
Il n'est jamais trop tard pour comprendre ce qui est important dans la vie,
et se battre pour l'obtenir.
Je ne sais pas pour quoi me battre.
BORNE 220
Il �tait sur l'autoroute, pr�s de la borne 220.
Mme Hanson ?
Madame ?
Pourquoi cela est-il arriv� ?
L'Histoire est pleine de myst�res.
Bridgette ! Non, Bridgette !
Personne ne sait pourquoi.
Ouvrez-le ! Ouvrez-le ! Non !
Apparemment, vous �tes confront�e � des incoh�rences.
Non !
Les dangers de l'impi�t�.
Je m'appelle Claire Francis.
Votre mari m'a beaucoup aid�e ces derniers temps.
Jim.
Comment vous sentez-vous durant les p�riodes o� il est mort ?
Nous ne voulons pas d'accidents.
Si je laisse Jim mourir...
Il n'est jamais trop tard.
... est-ce la m�me chose que le tuer ?
Des incoh�rences.
La m�me chose que le tuer ?
- Vous vous �tes bien amus�s ? - Oui. Oui.
C'�tait super.
Tant mieux.
Je vais t'aider.
�a sent bon.
Vous �tes gentilles.
Bonne nuit.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Bonne nuit, ch�rie.
Venez m'embrasser.
Vous devriez faire un autre gros c�lin � papa.
- D'accord. - D'accord.
C'est en quel honneur ?
- Maman a dit de te faire d'autres c�lins. - Oui.
D'autres c�lins ? Que diriez-vous de c�lins et de bisous ?
Allez, au lit. Filez vous brosser les dents.
Les filles, dites � papa que vous l'aimez.
- Je t'aime, papa. - Moi aussi !
Merci, mesdemoiselles.
Tu ne leur dis pas ?
- Leur dire quoi ? - Que tu les aimes.
Tu les aimes, n'est-ce pas ?
Bien s�r.
Alors, dis-le-leur.
Vous savez que je vous aime ?
Hein ? Vous le savez ?
Je vous aime plus que tout au monde.
Et maman, aussi ?
Plus que tout ?
J'aime votre m�re.
Je l'aime �norm�ment.
Linda !
Qu'est-ce que tu fais dehors ?
Ch�rie, rentrons.
Comment en est-on arriv�s l�, Jim ?
Tu me manques !
Notre relation me manque !
On a toujours une relation. Diff�rente.
- Pourquoi est-elle diff�rente ? - Je ne sais pas.
- Comment tu nous imaginais ? - Comme on �tait avant !
Regarde-nous. On est mari�s. Une maison, un emprunt, deux gosses !
Pourquoi parler de �a maintenant ? On ne peut pas rentrer ?
Parce qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps !
Attention !
Je suis d�sol�e.
Je suis vraiment d�sol�e.
Quoi ?
Quoi ?
Ton visage a cette expression.
Quelle expression ?
On dirait que tu veux me dire quelque chose.
J'ai r�v� que tu allais mourir.
Ce n'�tait qu'un r�ve.
Tout va bien se passer.
All�.
Annie ! Annie, quel jour est-on ?
On est mercredi, on est mercredi. Qu'est-ce qui se passe ?
Merde !
Les filles ? Les filles ? Jim ?
Jim ?
Jim ?
Mince.
"J'ai emmen� les filles � l'�cole. Je rentrerai demain."
R�ponds au t�l�phone.
Bonjour, c'est Jim Hanson.
Je ne peux pas vous r�pondre, mais si vous laissez un message,
je vous rappellerai d�s que possible.
Merci d'avoir appel�.
Je devrais pouvoir m'en occuper tout de suite. Pas de probl�me.
Merci, Doug.
- Salut. - Je viens d'arriver. La chambre est superbe.
J'ai h�te que tu arrives.
Jim ? Quelque chose ne va pas ?
Oui.
D�sol�, je ne peux pas venir.
Je ne peux pas faire �a.
Quoi ? Passer l'entretien ?
Nous.
Jim.
Jim.
D�croche. D�croche, Jim. D�croche.
Bonjour, vous �tes chez les Hanson. Vous savez quoi faire.
�coute, Linda, je dois te dire quelque chose.
Je pensais ce que j'ai dit devant les filles, l'autre soir, et...
Je veux juste que tu le saches
et que tu t'en souviennes.
Mince. J'ai un appel. Attends.
Portable Linda
C'est toi ? Linda ?
- Jim ? - Je t'aime, ch�rie.
Je dois te dire quelque chose.
Je suis au courant pour elle. Je suis au courant pour Claire.
- Vraiment ? - Oui.
Je t'expliquerai, mais...
Ch�rie, �coute. Je croyais que c'�tait ce que je voulais, mais c'est faux.
Je...
Je veux que les choses aillent mieux entre nous.
� tout prix.
Je te vois. Je te vois. Je suis juste derri�re toi.
C'est vrai ?
Je me gare.
Merci. Merci.
Je te vois, ch�rie.
Oh, non !
- Jim, tu m'aimes ? Tu me fais confiance ? - Bien s�r.
Alors, fais demi-tour.
- Quoi ? Je ne comprends pas. - Fais demi-tour.
Jim.
Tu vas bien ?
Jim !
Jim. Ch�ri, tu vas bien ?
Jim.
Tu m'entends ? Tu vas bien ? Ch�ri, tu m'entends ?
Excuse-moi, j'ai fait tomber le t�l�phone.
Je t'aime.
Rentrons � la maison.
D'accord. Attends.
Elle a cal�.
Oh, non ! Oh, non !
Jim, sors de la voiture.
Jim, Jim, sors de la voiture.
Nom de Dieu.
Jim ! Jim ! Sors...
Merde !
Sors de la voiture.
Oh, mon Dieu !
Jim, sors de la voiture !
Jim !
Ch�ri !
Maman, ils sont l�.
Oh, ch�rie, j'ai d� m'endormir.
- Le camion des d�m�nageurs est l�. - Je sais. J'ai entendu.
Tu cicatrises bien.
Descendez. Je vous rejoins tout de suite.
- D'accord. - D'accord.
La foi n'est que le fait de croire en quelque chose qui vous d�passe,
comme l'espoir ou l'amour.
Il n'est jamais trop tard pour remarquer ce qui est important dans la vie,
et se battre pour l'obtenir.
Je ne sais pas pour quoi me battre.
Chaque jour de notre vie peut �tre un miracle.
Adaptation : Jean-Marie Rabeyrin
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