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LA REVANCHE DES GUEUX
La Déclaration des Droits, Liberté et Justice que nous connaissons a son origine dans la Magna Carta,
la grande charte par laquelle le peuple opprimé d'Angleterre s'est libéré de la tyrannie du Roi Jean.
En cette année 1215, le Roi Jean planifiait en secret de détruire quiconque s'opposait à son ambition.
Écuyer, apportez-moi les capuchons de lance.
Ces capuchons seront placés sur les lances pour émousser leurs pointes.
Ils semblent identiques. Mais, celui-ci, en métal solide,
va couvrir la lance du Comte de Huntington.
Mais un comme celui-ci...
coiffera la lance de Sir Baldric.
Malin. Très malin.
Je souhaiterais que la joute ait lieu ce soir plutôt que demain.
Voir Huntington avec une lance à travers les côtes...
est un plaisir trop longtemps retardé.
Sa Majesté le Roi !
Oh, Comte, dans le peu de temps depuis votre arrivée à notre cour,
vous n'avez pas rencontré notre royale pupille.
Non, sire. Mais j'ai vu la belle dame plusieurs fois en passant.
Lady Marianne, je vous présente son Excellence le Comte de Flandre.
- Votre Excellence. - Votre Excellence,
Lady Marianne de Beaudray.
Madame.
- Est-ce que tout est prêt ? - Tout, Votre Majesté.
Sir Baldric, champion de Flandre !
Robin de Huntington pour l'Angleterre !
Pour la dernière fois, je vous le dis: je n'aime pas l'odeur de tout ceci.
Pour la dernière fois, je te le dis, Petit Jean, tu imagines des choses.
Je n'imagine pas la haine que le roi Jean avait pour votre père.
Tu ressuscites de l'histoire ancienne.
L’époque de Robin Hood et de la forêt de Sherwood est révolue.
Mais les mauvais jours du roi Jean sont de retour.
Pourquoi, alors que nous ne rentrons des Croisades que depuis quatre jours...
le roi Jean vous demande-t-il d'accepter le défi de ce fanfaron flamand ?
Pour tester l'acier flamand par rapport à notre acier anglais. Quoi d'autre ?
Aurais-je pu refuser honorablement ?
Eh bien, je crois que non.
Votre père était aussi têtu quand son honneur était en jeu.
Sir Baldric, et vous, Robin de Huntington...
comprenez-vous que vous vous rencontrez en un combat amical régi par la chevalerie ?
- Oui , votre Majesté. - Protégez vos lances.
Vous pouvez continuer.
- Votre Majesté, je demande une faveur. - Que voulez-vous de nous ?
Votre permission de chercher la faveur d'une dame.
Son nom ?
Madame, accorderiez-vous votre faveur à un chevalier anglais ?
Quelle dame anglaise refuserait sa faveur à un chevalier anglais ?
Votre Sir Baldric se comporte comme un digne champion.
Je pourrais amener ici, parmi mes vassaux,
50 chevaliers, aussi bons, sinon meilleurs que Sir Baldric.
Pour le moment, concentrons-nous sur Sir Baldric.
- Tu ne me souhaites pas bonne chance ? - Bien sûr que si. Bonne chance, mon garçon.
S'il vous plaît, permettez-moi.
J'ai souvent souhaité essayer une lance flamande.
Voulez-vous échanger avec moi ?
Mais il semble que la vôtre ait perdu son capuchon.
Je peux difficilement profiter d'un avantage aussi injuste pour un si noble gentleman.
Si un chevalier flamand est inquiet à la pensée de l'acier anglais...
Je vais vous mettre une ventrée de votre acier anglais.
- Pardonnez-moi, il faudrait arrêter cela. - Je suis désolé, ma chère.
Mais il semble qu'aucun des concurrents ne souhaite que cela cesse.
Donc, vous avez 50 chevaliers aussi bons ou meilleurs que ça.
Une simple malchance, Votre Majesté. Dommage, mais...
Avez-vous vu Huntington vous tourner le dos après avoir tué le chevalier ?
Une insulte délibérée. J'ai aussi entendu comment le peuple l'a acclamé.
Serait-il présomptueux de demander pourquoi...
vous en voulez autant à ce jeune Comte de Huntington ?
Il semble plutôt agréable.
Sa Majesté ne peut pas oublier le premier Comte de Huntington,
Robin Hood, le père de ce parvenu.
Un traitre ! Un bandit,
que mon frère Richard a élevé au rang de noble.
Je l'aurais pendu. À cause de lui, j'ai été envoyé en exil.
Si cela vous plaît, pourquoi ne pas l'arrêter et le traiter comme bon vous semble ?
Comme vous avez pu le voir lors de la joute,
il occupe une place particulière, presque romantique, dans l'esprit du peuple,
et maintenant il revient comme un héros des Croisades,
il serait imprudent de l'arrêter sans motif.
Vous êtes le Roi et il est votre vassal. N'est-ce pas une raison suffisante ?
Vous connaissez peu la politique anglaise.
Après le règne démocratique de mon frère,
on se demande qui est Roi et qui est vassal.
Les barons sont les pires de tous.
Pour eux, un ordre royal est suivi ou ignoré, selon leur convenance.
Sa Majesté et moi-même avons l’intention de changer cet état de choses.
- Avec votre aide. - Oui, passons aux affaires.
J'ai des choses plus importantes que ce coquin de Sherwood.
- Je m'occuperai de lui en temps voulu. - Je suis au service de Votre Majesté.
- Pour un prix, bien sûr. - Naturellement.
Eh bien, quel est votre prix ?
Avec la paix sur le continent et une armée à maintenir,
Votre Majesté est en mesure de faire une bonne affaire.
De prime abord, je dirais que je peux fournir les 5 000 soldats que Votre Majesté recherche,
pour la modique somme de 100 000.
En or, bien sûr. Et à payer d'avance.
100 000 ?!
En or ?
Vous pourriez aussi bien me demander la lune.
Comment voulez-vous que je fournisse une telle somme ?
Les revenus d'un roi sont généralement tirés du peuple par les impôts.
Les taxes ? Le peuple anglais a presque oublié le sens du mot.
Un autre résultat des principes démocratiques de feu le Roi Richard.
Je suis un soldat, pas un ministre des finances.
Mes troupes sont à vos ordres...
dès que vous êtes prêt à payer pour elles.
Des taxes.
Des taxes.
Je vais briser ces anglais obstinés avec des taxes.
Il est temps que je leur apprenne qui est le Roi d'Angleterre.
Ce n'est pas le moment de faire des bêtises.
Nous devrions filer à Nottingham, hors de portée du Roi.
Et être coupable de mauvaises manières ?
- Vous m'avez surpris, Milord. - Vraiment ?
Oui. Mais vous êtes un homme à surprises.
Me demander ma faveur avant la joute était une surprise,
car, depuis votre retour en Angleterre, nous nous sommes rencontrés à la Cour...
et vous ne m'avez pas dit un mot, jusqu'à aujourd'hui.
Vous attendiez-vous à ce que je fasse des avances à la pupille du Roi ?
Oh ? Je pensais que c'était parce que vous me trouviez sans intérêt.
Au contraire, je vous trouve un grand intérêt.
C'est pourquoi j'ai retardé mon retour à Nottingham...
assez longtemps pour vous rendre votre faveur.
Vous l'avez portée avec grand honneur. Je suis désolée que vous ayez été blessé.
Est-ce très douloureux ?
Une égratignure. Et je suppose que cela aussi a du vous surprendre.
Vous devez avoir trouvé très amusant que je demande votre faveur.
J'ai peur de ne pas vous comprendre, Milord.
Je vais être très clair.
Étant proche du Roi, vous saviez que j'avais été piégé dans la joute...
et qu'il était convenu d'avance que je meure,
non pas honorablement, mais des mains d'un meurtrier.
Je n'honorerai pas d'une réponse une pensée aussi infâme à mon égard.
Quand je vous ai vue la première fois, j'ai pensé que vous aviez le visage d'un ange.
Quel idiot j'étais !
- Voulez-vous vous retirer, Milord ? - Volontiers.
Et j'espère que nos chemins ne se croiseront plus.
Son air innocent m'a presque convaincu qu'elle ignorait le plan du Roi.
Ce n'est pas une raison pour rester ici et laisser le roi exécuter son plan.
Partons pour Nottingham.
Il ne peut pas nous faire ça !
Dix shillings pour un cheval !
Cinq shillings pour chaque vache. Deux pennies pour un cochon.
C'est plus que je ne gagne. Je ne peux pas payer.
Vous allez tous payer,
ou les arbres d’Angleterre porteront des fruits différents.
Un fruit qui pend des arbres avec des jambes qui s'agitent.
George Root - quatre shillings.
Will Harwich - cinq shillings.
James Alleigh - trois shillings.
- C'est du vol ! - Alors, c'est du vol, hein ?
- Ce que je voulais dire, c'était... - Qu'est-ce que tu voulais dire ?
Sois heureux de ne pas l'avoir reçu dans le ventre.
Si les autres ont peur de dire ce qu'ils pensent, pas moi.
Parle ! Allez, parle.
Parle.
Parle. Allez !
- Pourquoi le battre ? - Pour ne pas payer son dû à la Couronne.
On nous vole, Votre Seigneurie. Il appelle ça des taxes.
- Vous collectez sous quelle autorité ? - Demandez ça au Roi.
Le château de Nottingham, le village et la forêt de Sherwood sont exempts de taxes...
par un édit du roi Richard.
Les nouvelles voyagent lentement par ici.
L'Angleterre a un nouveau Roi. Il s'appelle Jean.
- Prenez vos hommes et partez. - Je vais vous arrêter pour rébellion.
- M'arrêter ? - Ouais.
- Tu as entendu ? - Je l'ai entendu.
Nous attendons.
Arrêtez-les.
Lâchez vos épées. Vous êtes en état d'arrestation.
Si Votre Majesté veut bien m'écouter, je peux vous convaincre de...
- Votre Majesté. - Entrez.
C'est une urgence extrême. Je vous prie de ne rien laisser interférer...
Pardon, Monseigneur.
Oui ?
Le fou a joué entre les mains de Votre Majesté.
Je n'aurais pas pu mieux faire.
Vous pouvez poursuivre votre requête.
Que disiez-vous quand nous avons été si agréablement interrompus ?
Je suis encore venu protester auprès de Votre Majesté...
au sujet des oppressions que vous faites subir à votre peuple.
Ces nouvelles taxes cherchent-elles à transformer des Anglais libres en esclaves ?
Occupez vous des affaires de votre église, Stephen Langton,
et laissez-moi gouverner le royaume.
Je me dois de prier pour que le Roi agisse plus sagement.
Gardez vos prières pour vos simagrées d'église. Sinon,
gardez-les pour les prisonniers qu'on nous amène.
Alors, voilà les traîtres.
Si résister à la tyrannie est un crime..., alors nous sommes des traîtres.
Vous êtes accusé de trahison envers la Couronne,
agression d'un officier du Roi et meurtre.
Que répondez-vous, Huntington ? Coupable ou non coupable ?
Si c'est une trahison d'être un homme libre...
et défendre ce qui est légal, alors je suis coupable.
Il se condamne lui-même.
Et même, Mgr l'Archevêque pourra témoigner qu'il n'a pas été torturé.
Ce que j'ai dit, je vais le crier des remparts de ce château,
et je referai ce que j'ai fait.
Dommage qu'un tel courage doive se terminer par la corde.
La corde n'a jamais pu étrangler la vérité.
Nous n'étranglons pas la vérité. Nous pendons juste un criminel.
Capitaine, mettez-le en cellule jusqu'à ce qu'une potence soit construite.
Il n'y a pas eu de potence dans un palais royal en Angleterre depuis 30 ans.
Feu mon frère Richard a tant choyé le peuple...
que celui-ci en a perdu sa peur du trône.
Mais je construirai une potence très haute, très solide...
pour avertir mes autres fidèles sujets qui pourraient partager ses vues.
Je doute qu'une potence puisse pendre toute l'Angleterre.
Je commencerai par vous.
Cela me récompensera en partie d'avoir été privé du plaisir...
que j'aurais éprouvé en pendant votre père.
Emmenez-les !
Réfléchissez bien à ce que vous faites, Jean d'Angleterre.
"La vengeance est à moi, dit le Seigneur. Je rétribuerai"
Il y a des moments, Mgr l'Archevêque,
où je sens comme une tendance à la trahison dans vos paroles et vos actes.
Veillez à ce que je ne vous envoie pas à la potence, Rome ou pas Rome.
- Où as-tu eu ça ? - Lady Marianne.
Que Dieu la bénisse.
Surveille la porte.
Qu'est-ce qui se passe ici ?
Nous avons eu un petit problème avec un rat.
Il m'a couru sur la figure.
Attends ici.
- Robin ! - Marianne !
Quand j'ai vu votre écharpe au bout de la corde, j'ai réalisé...
Il peut y avoir une alarme à tout moment.
Je sais.
Je dois vous ramener au palais et hors de danger.
- Je vais m'assurer que la voie est libre. - Jette ça dans le fossé.
Me ramener ici est une folie, Seigneur. Votre vie ne compte donc pas ?
Si, Milady, elle compte... maintenant plus que jamais.
Mais il y a plus important que ma vie...
en ce moment, c’est ma gratitude et mon sentiment de honte.
Les prisonniers se sont échappés !
Sonnez l'alarme !
La garde. Vite !
Une question.
Pourquoi le Comte de Flandre est-il ici et pourquoi est-il si proche du Roi ?
On parle de troupes flamandes pour le Roi.
Des troupes flamandes ? Sur le sol anglais ?
S'il vous plaît, Robin, partez. Faites-le pour moi.
À vos chevaux ! Battez la campagne !
Ne revenez pas sans eux.
Ouvrez la porte !
Votre Comte de Huntington semble être assez insaisissable.
- Là, on le voit, là on ne le voit pas. - Il y a des moments...
- Le décret attend votre signature. - Lisez-le.
"Moi, Jean, par la grâce de Dieu et mon Droit, Roi d'Angleterre, décrète...
qu'à compter de ce jour, Robin, Comte de Huntington, est hors-la-loi...
ses biens et terres sont confisqués au profit de la Couronne.
Une récompense de 1000 pièces d'or sera versée...
pour sa capture, mort ou vif.
En outre, personne ne doit donner à Robin abri ou aide...
sous peine de mort et de confiscation."
Nous verrons, Seigneur de Flandre, à quel point il est insaisissable.
Pour autant d'or, il y a des gens qui vendraient leur propre frère.
Un bon butin aujourd'hui, sergent.
Cela devrait plaire au Roi et aider à remplir son coffre.
Gardes ! Gardes !
Cherchez dans les bois. Cherchez partout.
Nuit et jour, ils continuent leur chasse.
Cela me déplait d'être ici dans une grotte,
de se cacher sous terre comme un couple de renards.
Oui, mais c'est mieux que de danser la gigue du bourreau au bout d'une corde.
Je sais combien les plans du Roi vous irritent, comme moi,
mais Jean a beaucoup à faire. Nous ne sommes que deux.
Il doit bien y avoir des hommes pour défendre le droit comme au temps de mon père.
Oh, il y a... les mêmes.
Les tempes un peu plus grises peut-être, mais des hommes.
Il y a Will l'Écarlate, Frère Tuck, Alan-A-Dale,
et d'autres Joyeux Compagnons.
- On peut les trouver ? - Peut-être.
Nous nous réunissions de temps en temps.
avant de partir aux Croisades, pour se remémorer de vieux souvenirs et...
... vider une chope ou deux.
Eh bien, trouvons-les.
Je pense qu'il est grand temps de rassembler une équipe...
et de nous mettre en chasse aussi.
À trois miles, il y a la niche du premier vieux cabot que nous cherchons.
À présent, il est peut-être un peu galeux,
mais je doute qu'il ait perdu ses crocs ou son appétit.
Ah, c'étaient les jours, frères, avec Robin Hood.
Je me souviens d'une nuit...
après avoir bien rossé les hommes du prince Jean,
j'ai brisé une demi-douzaine de crânes avec mon gourdin...
au cours de cet agréable après-midi.
Dieu me pardonne de me rappeler une telle violence.
Frère Tuck, combien de fois vous ai-je demandé...
ne pas remplir la tête de vos frères...
avec ces récits honteux de votre passé ?
Je ne suis qu'un misérable pécheur, l'abbé.
Nous en avons convenu il y a longtemps.
Allez méditer pendant 30 jours avec du pain et de l'eau.
Du pain et de l'eau ?!
- Un signe dans les cieux. - Oui !
Et un signe que je n’espérais plus jamais revoir.
- Où allez-vous ? - Répondre au signe.
Mais je me souviendrai de dire les prières pour le salut de mon âme.
Pardonnez-moi.
Ça ne vous dérange pas, n'est-ce pas ?
Viens, petite fille...
Tu étais triste jusqu'à ce que je te voie...
C'était vrai qu'on le trouverait ici.
Oui, c'est Alan-A-Dale, c'est sûr.
- Je reconnaitrais cette voix n'importe où. - Il chante une chanson d'amour.
J'ai toujours dit que c'est péché de gaspiller une telle voix dans des choses d'ici-bas.
Oh, je ne pense pas qu'il la gaspille.
Et je le garderai fidèlement...
Je le garderai fidèlement...
Viens, petite fille...
Mes bras t'attendent, la nuit se fane.
Dans ta main,
Un rayon de lune qui s'éteint.
Sur tes lèvres,
La plus belle rose que j'ai connue.
Et ils doivent m'appartenir...
ils doivent m'appartenir.
Oh, Alan, c'est magnifique.
Ma chérie !
- Il y a quelque chose qui ne va pas ? - Non rien. Je...
- Je reviendrai. - Dans combien de temps ?
Si je le savais...
- Quelle agréable surprise. - Nous pensions que ça te plairait.
- Frère Tuck ! Tu es toujours aussi gras. - Plus gras.
Et toujours affamé.
Le gardien partit à la chasse...
Sous son manteau il portait un arc...
Pour tirer une jolie petite biche.
Dans la verte forêt...
- Robin Hood. - C'est moi.
- Frère Tuck. - Frères.
- Petit Jean. - Oui, Monsieur.
- Alan-A-Dale. - Maître.
Hé là-bas, ho là-bas, et tra lala...
Dans la verte forêt.
À mon hé là-bas, À un ho là-bas,
Hé là-bas, ho là-bas, et tra lala...
Dans la verte forêt.
- Bonjour, Will l'Écarlate. - Bonjour.
- À demain. - Je serai là.
- Pauvre Will l'Écarlate. - La dernière fois, il était au même endroit.
Regardons bien.
Ce ne peut pas être le même qui m'a suivi à travers bois,
apprenant les secrets sur la façon de lier les meilleurs pièges d’Angleterre.
- Ce n'est pas possible ! - C'est le même, Will.
Et je n'ai jamais oublié tes leçons. Elles m'ont souvent tiré d'affaire.
C'est un miracle que ces leçons ne vous aient pas mis en prison.
Toi, un braconnier.
Un gars qui vole la volaille des autres. Un criminel, pas moins.
Qui penserait qu'un propriétaire terrien s'embarrasse
d'une petite affaire comme 40 ou 50 poulets et canards ?
- Des canards ?
- Tu n'aurais pas un canard par ici ? - Non.
La chair a faim autant que l'esprit.
Je mangeais le dernier quand ils m'ont attrapé.
Glouton !
Monte derrière moi, Will. Je t'emmène.
"Sur ordre de Sa Majesté, il est décrété que Tom Cruikshank...
recevra 50 coups de fouet pour ses propos contre la Couronne...
et son refus de payer ses impôts."
Commencez !
Un.
Deux.
Trois.
Laissez-moi mes pigeons! Laissez-moi mes pigeons !
Laissez-moi avoir mes pigeons ! Je veux mes pigeons !
Ça ne vous suffit pas de nous voler tout ce que nous avons ?
Vous devez aussi prendre les animaux de mon fils ?
Est-ce une façon de parler ?
La prochaine fois, ayez de l'argent pour payer vos impôts.
Robin ! Robin !
Pouvons-nous prendre les pigeons aussi ? Juste là.
D'accord, les pigeons aussi.
Allez les hommes, allons-y !
Vous avez pris tout ce que nous possédons.
Tiens ta langue.
Vous allez pourrir en prison jusqu'à ce que vous trouviez l'argent pour payer vos impôts.
Bienvenue à Sherwood, les hommes.
Nous avons à manger et à boire quand vous en avez besoin.
Pas trop long et pas trop court.
Je sais je sais. Je vais te rendre vraiment joli.
Pourquoi cet air triste, Robin ? N'avons-nous pas encore rossé ces soldats ?
Les choses ne me satisfont pas.
Nous avons eu les voleurs de Jean une douzaine de fois,
et de plus en plus d'hommes braves s’engagent avec nous.
Nous privons le Roi de shillings, mais ailleurs, il vole de l'or.
Nous ne pouvons pas être partout en même temps, mon fils.
Il faut être partout ! Ou du moins faire croire au Roi que nous pouvons l'être.
Nous devons lui faire penser que nous sommes des milliers plutôt qu'une poignée.
Pas de répit, nuit et jour.
Nous devons frapper de tous côtés à travers toute l'Angleterre.
Et je dois essayer d'inciter les barons à faire cause commune contre le Roi,
car sans leur aide, nous échouerons sûrement.
Si on connaissait les plans de Jean, on pourrait lui rendre la tâche difficile.
Le Roi serait heureux de nommer l'un de nous à son conseil,
un emploi à court terme.
Très court !
Si nous avions seulement un ami à la cour.
À la cour, il n'y a que des amis du Roi Jean.
Nous avons un ami.
Oui, s’il y avait un moyen pour qu'elle nous informe.
Je pense qu'il y a un moyen.
- Très amusant, n'est-ce pas ? - Grossièrement, je suppose que oui.
Pourquoi restez-vous si ça vous ennuie ?
Je suis prêt à tout subterfuge pour une minute en votre compagnie,
afin de vous prouver ma dévotion.
- Pardon, Seigneur et Dame. - Regardez qui vous bousculez, balourd.
Des pigeons, Milady ? C'est pour une bonne cause.
- Que ferait une Lady avec des pigeons ? - Voudriez-vous...
- Bien sûr que non ! - Un poulet peut-être ?
Tendre. Dodu. Un mets délicat digne de la table de votre Seigneurie.
- Non, non ! - Mais ce n'est pas un poulet ordinaire.
Regardez ses yeux. L'un est bleu.
Et l'autre est marron.
Voyez-vous comme il est pur et blanc ?
Il n'a pas peur de vous, Milady.
Ne le lâchez pas, sinon il rentrera chez lui.
Tu es fou, mendiant. Hors de mon chemin !
- Ils sont adorables. J'aimerais les avoir. - Vraiment ?
- S'il vous plaît. - Même votre caprice est un ordre.
- Je ne suis pas un laquais. - Merci, Milady.
Je prierai pour vous. Dieu vous garde.
- Amen. - Hé, vous, prenez moi ça.
Hé ! Juste une minute. Juste... juste une minute.
Je... j'ai peur de ne plus être aussi jeune qu'avant.
Pourquoi ne retirez-vous pas vos jupes, vieille femme ?
Vieille femme ?!
- Le plus beau coup que j'aie vu. - On ne peut pas faire mieux.
- Ce n'était rien, rien du tout. - Oh, bravo!
- Ça c'est bon. - Celui-ci est rentré avec un message.
Bon garçon.
Les hommes, à vos chevaux!
- Bonjour. - Bonjour.
- Belle journée, n'est-ce pas ? - Absolument.
Tu vois ? Tu as failli perdre la tête devant un joli minois.
Joli ?
Elle est superbe.
Excusez-moi.
Le ciel me pardonne.
Le ciel me pardonne.
Le ciel me pardonne !
- Un autre est revenu, Robin. - Merci, mon garçon.
On y va.
Francis Trevor, pour la dernière fois, où as-tu caché tes économies ?
Je suis un homme pauvre. Je n'ai aucune économie.
Tu mens ! Balourds, vous avez tous de l'or caché.
- Je vous ai dit la vérité. Je le jure. - Tu le jures, hein ?
Donc tu ne crains pas une épreuve pour prouver ta bonne foi.
Tu feras neuf pas en tenant ce fer rouge.
Si demain tes mains sont guéries, tu seras jugé innocent.
- Sinon, tu seras pendu. - Non, non !
Si tu dis la vérité, tu n'as rien à craindre. Le ciel te protégera.
Vas-y !
Huntington frappe à une douzaine d’endroits sur des centaines de kilomètres de territoire.
Et toujours au bon moment. C'est comme s'il avait une seconde vue.
Seconde vue ou... autre chose, Votre Majesté.
Le comte de Huntington est peut-être chanceux, Sir Giles.
Beaucoup trop chanceux. On dirait que quelqu'un dans le château l'avertit.
N'essayez pas de raconter une histoire de bonne femme...
pour cacher le fait qu'il est trop intelligent pour vous.
Que faites-vous ? Rien !
Tout. Mais c'est un feu follet,
et il a fait une forteresse de la forêt de Sherwood.
Chaque arbre cache un espion ou un archer. On ne peut pas le surprendre.
Des excuses ! Toujours des excuses.
Avec les actions de ce bandit,
votre collecte d'impôt a été réduite à néant.
Et vous, tout ce que vous pensez, c'est à l'argent.
Qui êtes vous, les Flamands ? Une nation de prêteurs sur gages ?
L'argent est roi, Sire. Il engage également des combattants.
Vous aurez votre argent, soyez juste patient.
Le temps, Votre Majesté, est essentiel.
Particulièrement quand mes hommes pourraient servir ailleurs,
pendant que j'attends votre bon plaisir concernant leur emploi.
Je le sais. Mais pendant que les imbéciles qui me servent ne font rien,
ce diable de Huntington va prêcher la trahison.
Il est allé voir de nombreux barons, les exhortant à prendre les armes contre moi.
Cela rend les problèmes de Votre Majesté encore plus aigus.
Attendez.
Ce fou de Robin m'a donné une idée.
Peut-être que certains barons peuvent résoudre des problèmes.
Le vôtre, notamment.
Je pense donner un banquet en l'honneur de plusieurs d'entre eux.
Alfred, Chandos, Fitzwalter.
Pourquoi ces trois-là ?
Chandos possède les terres les plus riches du royaume.
Alfred a le plus de richesses.
Fitzwalter est le maître d'un château qui n'a jamais été pris d'assaut.
Tout ce que Votre Majesté aimerait avoir.
Dois-je prendre les dispositions pour un tel banquet, Sire ?
Je ne vois personne de mieux qualifié pour s'occuper de l'affaire.
Pardonnez-moi, Milady.
Cette habitude d'entrer dans ma chambre sans ma permission est agaçante.
Excusez-moi, mais je venais vous demander votre aide dans certaines affaires.
Dîtes-moi...
comment pensez-vous que des informations concernant les buts du roi...
ont fuité ?
Pourquoi me posez-vous une telle question, Sir Giles ?
Vous savez que la politique ou l'intrigue m'importent peu.
Jolis, n'est-ce pas ?
- Oui. - De charmants animaux.
Je crois qu'ils étaient au moins une douzaine lorsque Flandre vous les a offerts.
Je ne supportais pas de les voir enfermés. Je les ai libérés.
Mais vous avez gardé ces deux-là. Pour des raisons sentimentales ?
Je peux comprendre votre attachement pour eux.
Merci de m'avoir reçu, Milady.
Bonne journée, Seigneur Alfred. Et à vous, barons Fitzwalter et Chandos.
Vous avez un sacré culot d'être là...
alors que votre tête est mise à prix.
Pourtant, je ne suis pas aussi téméraire que vous, Messieurs,
me rendre aveuglément au banquet que le Roi a préparé pour vous...
sans savoir ce que cela cache. - Restez en dehors de notre chemin.
Si ce n'était pas pour votre père, nous vous conduirions au Roi.
Je vous en prie, mes Seigneurs, faites demi-tour.
Je ne sais pas ce qui vous attend mais je sais que Jean veut votre perte.
Il vous déteste tous.
Naturellement, Sa Majesté donne un banquet en l'honneur de ses ennemis.
Il vous donne un banquet, mais ce n'est pas pour l'honneur.
- Il ne sait pas ce que le mot signifie. - Pourquoi devrait-il nous détester ?
- Il convoite vos richesses et votre pouvoir. - Laissez la politique à vos aînés.
Allez-vous bouger ou allez-vous nous forcer à vous attaquer ?
Laissez-les passer. Nous n'obtiendrons aucune aide de leur part.
Il a le cerveau amolli par une maladie attrapée en Terre Sainte.
Nous n'oublierons jamais votre gentillesse en nous offrant ce grand honneur.
Vos sentiments me touchent profondément.
Votre coupe est vide. Page.
C'est vrai. C'est vrai !
Santé et longue vie à Votre Majesté.
À votre longue vie à tous.
Vous joignez-vous à moi pour porter un toast au Seigneur Alfred ?
Je bois à l'un des amis les plus précieux de Sa Majesté.
Merci, merci, merci.
À votre prospérité, Sir.
Vous êtes très gentil. Vous êtes vraiment très gentil.
Mais qu'est-ce qui vous amène en Angleterre, Milord ?
Oh, comme d'habitude. Je mêle plaisir et affaires.
Affaires ? Mais vous n'êtes ni marchand, ni commerçant.
Il n'y pas que les marchands et les commerçants qui peuvent voyager.
- À votre santé, Monsieur. - Merci.
Messieurs, Messieurs, j'ai quelque chose de plus intéressant pour vous.
J'ai ajouté trois beaux cerfs à mes trophées de chasse.
Voulez-vous les voir ?
- Voilà, Messieurs.
Il vous faudra du temps avant de revoir de telles beautés.
Nous savons tous que Votre Majesté est le plus grand chasseur d'Angleterre.
Aucun n'a un arc aussi puissant ou une flèche aussi meurtrière.
Ce chien d'Alfred.
Je ne supporte pas le contact de ses mains sales.
Tout est bien ?
- Oui. Tous morts. - Bien. Sortez-les d'ici.
Ce n’est pas à moi de vous conseiller sur vos projets,
mais tuer ces messieurs dans le palais royal...
Cela ne sera-t-il pas difficile à expliquer ?
Oui, mais pas pour Sa Majesté.
Ils seront emmenés dehors, secrètement, et trouvés dans la forêt de Sherwood.
Avec des flèches dans le dos, le genre utilisé par Robin de Huntington.
Nous dirons que ces loyaux barons ont tenté d’arrêter Robin...
et ont été assassinés dans une embuscade.
Il y a des moments, Giles, où vous frisez le génie.
Leurs domaines deviendront propriété de la Couronne,
ce qui nous fournira des fonds que nous pourrons bien utiliser.
Mes félicitations.
- Capitaine, vous connaissez vos ordres. - Parfaitement.
Prenez le passage secret sous le fossé.
- Assurez-vous de ne pas être observé. - Ne craignez rien, Milord.
Arrêtez. Ici, c'est aussi bien qu'ailleurs.
Vous deux, arrêtez quiconque vient dans cette direction.
Les autres, jetez cette charogne.
Milord. Milord.
Milord, nous pensions que vous étiez mort comme les autres et puis vous avez gémi.
Merci à vous pour votre aide.
Où peut-on trouver Robin de Huntington ?
Si vous vous méfiez de moi ou pensez que je lui veux du mal, trouvez-le.
Dites-lui qu'un des fous qui s'est rendu au banquet du Roi lui demande son aide.
Vas-y. Je reste avec sa Seigneurie.
J'étais de ceux qui se moquaient des avertissements de Robin de Huntington.
Chandos et Alfred doutaient aussi, et ils sont morts.
Et mon corps porte les traces de la traîtrise du Roi.
Nous avons déjoué le complot du Roi pour s'emparer des domaines des barons morts...
afin de payer les mercenaires de Flandre, mais il va toujours lever son argent,
car il est déterminé à écraser l'Angleterre sous le poids des troupes flamandes.
Quand ce jour arrivera, Jean sera alors votre maître et vous ses esclaves.
S'il vous permet de vivre, ce sera avec des épées étrangères sur la gorge.
Toi, Peter, toi, William, toi, Benedict,
vous, Comtes de Pembroke et de Salisbury,
Vous tous, nobles d'Angleterre, que dites-vous à un tel Roi ?
- Je renonce à mon allégeance. - Mort à lui !
- Oui, mort à Jean le meurtrier ! - Oui !
Non, non. Nous ne sommes pas des meurtriers.
En tant qu'archevêque de Cantorbery et votre ami,
Je ne peux pas tolérer parler d'effusion de sang contre le Roi.
Il n'est pas mon Roi. Est-ce que Jean s'arrête à une effusion de sang ?
Rendons-lui la monnaie de sa pièce.
L'Eglise peut-elle ramener Alfred et Chandos ? Vengeons-les.
Nous sommes ici dans un but plus élevé que la vengeance.
Ce que nous discutons ici pourrait durer pour toujours.
Nous devons assurer au-delà de Jean ou de tout Roi qui va suivre...
le droit que Dieu a accordé à tout homme à la vie, à la liberté et à la dignité.
C’est pour ça que nous sommes ici, pas pour planifier des effusions de sang.
Combien de temps devons-nous refuser la justice et payer le Roi pour cela ?
Unis par le Droit, nous pouvons exiger de Jean une charte...
qui établira, une fois pour toutes, une loi commune,
une loi pour gouverner les forts et les faibles avec une égale justice .
Énonçons les défauts que nous avons l’intention de corriger.
Tout homme est considéré innocent jusqu'à preuve du contraire.
Pas d'emprisonnement pour dette.
Tout homme doit disposer de ses biens par testament.
Les femmes ne doivent pas être forcées à se marier.
Oui, toutes ces choses et plus encore.
Mettez cela par écrit, et nous veillerons à ce que Jean le scelle.
Si telle est votre volonté, j'entreprendrai la tâche avec l'aide de Dieu.
Ce ne sera pas facile vis-à-vis du Roi, cela prendra du temps et de l'organisation.
Il faut empêcher le roi d'agir individuellement contre nous...
jusqu'à ce que nous puissions agir ensemble.
Et il reste peu de temps avant l'arrivée des Flamands.
Vos hommes peuvent-ils occuper les troupes du Roi pendant que les barons se préparent ?
Nous avons bien occupé Sa Majesté ces dernières semaines.
Une mouche est capable d'agacer un éléphant.
Pour l'Angleterre !
Pour l'Angleterre !
Ces barons osent conspirer contre moi, contre la Couronne.
Ils parlent même de me déposer, de me tuer.
La royauté a toujours été une affaire risquée.
Votre plan pour éliminer plusieurs de vos barons
et s'emparer de leurs domaines est raté.
Oui ! Et vous l'avez bâclé.
Comment pouvais-je prévoir que Fitzwalter survivrait ?
Ou qu'il encouragerait les autres barons à prendre position...
Vous m'avez dit qu'il était mort. Si mort qu'il est un chef de la rébellion.
Il semble certain maintenant que vous devez affronter vos barons.
Pas encore. Ils sont trop puissants.
Vous êtes dans une position très précaire.
Peut-être devriez-vous-vous accéder à leurs demandes.
Me soumettre ? Jamais !
La situation est loin d'être désespérée. Vous avez juste besoin des troupes flamandes,
et les barons seront bientôt remis à leur place.
Mais d'abord, il y a la petite question du paiement de mes troupes.
Vous savez que je n'ai pas cet argent.
À tous égards, j'ai aussi des problèmes.
Nourrir et entretenir mes hommes, c'est ruineux.
J'ai été plus que patient en acceptant les promesses de Votre Majesté,
alors que mes troupes auraient pu être utilisées au service d'autres pays...
où les dirigeants ne sont pas en faillite.
- C'est insultant, Flandre. - Pas d'héroïsme, s'il vous plaît.
Nous sommes des hommes de bon sens confrontés à des faits.
J'ai quelque chose que vous voulez acheter et que vous ne pouvez pas payer.
Mais il pourrait y avoir un autre mode de paiement.
Vous pourriez accepter les gages du Roi ?
Difficilement.
Mais j'accepterais la main de la pupille du Roi en mariage.
- Lady Marianne ? Vous êtes présomptueux. - Attendez. Laissez-le parler.
Il ne vous a pas échappé que la dame m'a attiré dès le début.
Un coup de foudre ?
J'admets que des considérations autres que sa beauté peuvent m'avoir influencé.
Sûrement pas qu'elle soit une héritière de première grandeur,
et que sa dot comprendra certains des domaines les plus importants d'Angleterre.
Cela vaut dix fois plus que l'or que vous voulez.
Il y a des choses dans la vie qui n'ont pas de prix, Votre Majesté.
Dois-je comprendre que mon offre est refusée ?
Peut-être qu'elle a sa propre idée.
Êtes-vous ou n'êtes-vous pas le Roi d'Angleterre ?
- Qui est-ce ? - Le Roi.
Ouvrez la porte, ma chère.
- Votre Majesté. - J'ai de bonnes nouvelles pour vous.
- À cette heure-ci ? - Il n'y a pas d'heure pour les bonnes nouvelles.
Vous savez, Marianne, vous pensez m'avoir trompé...
depuis que le Comte de Flandre est arrivé à la cour.
Mais je ne suis pas aveugle.
J'ai vu combien vous aimez sa compagnie et combien il vous impressionne.
- Le Comte de Flandre ? - Oui.
Donc ce n’était pas une surprise quand il m’a demandé votre main ce soir.
Une union magnifique. Je vous félicite tous les deux.
- Mais je n'ai jamais pensé à... - Maintenant, ma chère,
ne soyez pas si timide avec moi.
Je sais que toute jeune fille de votre âge...
rêve de mariage avec l'homme de son choix.
Bien sûr, je suis triste de vous perdre,
mais enfin chaque tuteur, comme chaque père,
doit accepter l'inévitable.
- Vous m'avez promis à lui ? - Naturellement. Et avec plaisir.
Si vous plaisantez, Sire, alors je n'apprécie pas votre humour.
Et si vous êtes sérieux, alors je vous dis...
que je déciderai de l'homme de mon choix.
Flandre ! Je le méprise autant que je méprise Sir Giles,
avec sa langue fielleuse et son mauvais esprit.
Ou vous, avec vos mains tachées de sang.
Vous allez épouser Flandre.
Ah, la soupe ! Un des meilleurs aliments.
- Garde ton pied immobile. - Désolé, je suis un peu chatouilleux.
J'ai toujours cru que la soupe...
Oh, s'il te plait !
Robin, j'ai des nouvelles.
Marianne et Flandre ?
- Mariés dans trois jours. - Mais contre son gré.
J'ai entendu des rumeurs disant que Marianne avait défié le Roi Jean,
mais qu'il a juré de prendre des mesures pour la forcer à obéir,
et Flandre a envoyé des ordres à ses troupes...
et ils débarqueront en Angleterre dans quelques jours.
Et le Roi Jean lui a donné Marianne pour les payer.
Allez voir les barons. Dites-leur d'amener tous les hommes possibles.
Dites-leur que c'est la vie ou la mort de nos projets.
- Viens, Will. - J'arrive.
- Viens. - Oui, je mets mes bottes.
Pourquoi a-t-elle insisté pour se marier à l'abbaye de St Dunstan ?
C'est un voyage de trois heures.
La cérémonie aurait pu se dérouler dans la chapelle du palais.
Chaque fille rêve d'être mariée dans une cathédrale. Et elle a raison.
Ne serait-ce que parce que cela convient à notre rang élevé...
de se marier dans l'une des églises les plus importantes d'Angleterre.
Êtes-vous fatiguée, ma colombe ?
À quelle distance se trouve maintenant l'abbaye de St Dunstan ?
Seulement trois miles.
Seulement trois miles.
Ah, bien. Vous êtes impatiente.
Comme moi.
Le ciel me pardonne.
Le ciel me pardonne.
Par ici, Marianne.
- Garde les dames. - Avec plaisir.
Escortez Sa Majesté à Runnymede.
- Bienvenue. Nous vous remercions. - Aucun homme n'a plus de droit d'être ici.
Vous me donnez trop de crédit. Les termes ont-ils été lus au Roi ?
- Oui. - Je ne dis pas que je m'oppose...
aux propositions contenues dans votre document,
mais un tel changement de loi exige une étude longue et attentive.
Je vais emporter vos propositions au palais,
et quand j'aurai le temps de les parcourir à fond,
je vous informerai de ma volonté en la matière.
En attendant, je vous pardonne pour la manière dont vous m'avez amené ici.
Nous ne sommes pas ici pour un pardon, mais pour entendre votre réponse à nos demandes.
Demandes ?! Aucun homme, aucun pouvoir sur Terre ne peut exiger de moi.
Je règne de droit divin.
L'Église vous le dénie. Vous régnez par le consentement de vos sujets.
Imbéciles ! Dans quelques jours, les troupes de Flandre seront là.
Ils vont me sauver. J'aurai ma revanche.
Nous vous tiendrons en otage pour que les troupes flamandes ne débarquent jamais.
Un ordre de vous les renverra.
Vous osez parler de me retenir ? Je suis le Roi !
Vous continuerez à porter la couronne uniquement si vous scellez l'alliance.
Apposez mon sceau dessus.
Jurez sur votre épée que vous respecterez cette charte,
cette Magna Carta que vous venez de sceller.
Je le jure.
Milady fera un bel ajout à Nottingham.
Oui, c'est sûr.
J'ai toujours pensé que si un jeune...
Tout a été dit et tout a été fait.
FIN
Merci à Jeanjacques pour la trad auto
Adaptation: Mabsyw.Inc., 02/2020
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