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Zulu
...
...
Musique tcha tcha tcha.
-Oh, viens, viens, viens,..
..� Juan-les-Pins,..
..o� l'on a peint le soleil sur fond bleu.
A Juan-les-Pins..
..o� l'on a peint la m�me couleur que tes yeux.
Viens, rappelle-toi nos r�ves..
..de l'�t� dernier.
Viens, je prends sur tes l�vres..
..des baisers sal�s.
Viens, c'est notre seule chance,..
..apr�s les vacances, fini la romance.
Oh, viens, viens, viens, � Juan-les-Pins..
..o� l'on a peint le soleil sur fond bleu.
A Juan-les-Pins,..
O� l'on a peint la m�me couleur que tes yeux.
Viens, viens !
Viens � Juan-les-Pins.
Quand la nuit viendra toute illumin�e,..
..dans ce monde en joie, nous irons danser.
Quelques verres d'alcool viendront allumer..
..du feu dans tes yeux.
Oh, viens, viens, viens � Juan-les-Pins !
Oh, viens, viens, viens � Juan-les-Pins !
...
-�a suffit, maintenant !
Tu vas payer ce que tu dois !
-Laissez-moi jusqu'� ce soir.
-Tu dis �a � chaque fois, je suis pas l'Arm�e du Salut !
Tu connais personne, ici ? -Je vous rembourse ce soir.
C'est promis. -Sinon, tu couches dehors.
-Merci, monsieur. -C'est �a !
-Bonjour, excusez-moi de vous d�ranger,..
..j'appelle au sujet de l'annonce...
Oui...
OK !
Tr�s bien, merci, au revoir.
-Bonjour, vous voulez un sandwich ? -Euh...
-Regardez bien la partie.
Je paye la noire ! Qui a vu la noire ?
C'est la noire qui gagne.
Pour 200, je paye 400.
-L� !
-Allez-y !
Qui a vu la noire ? -L� !
-200, 400 ! C'est gagn�, c'est pay� ! La partie continue. Regardez !
La noire.
Qui a vu la noire ?
-L� !
-Faut trouvez la noire !
Perdu !
Je remontre la partie.
La noire, c'est gagn�.
-Je mets 200. -200, je paye 400... C'est perdu.
A vous.
�a continue.
La noire !
O� est la noire ?
-L�.
-Touche pas les cartes !
Rends �a !
-On touche pas les cartes !
Chope-le, putain !
-Chope-le, putain !
-Rends-lui la thune !
-ll l'a dans la poche.
-H�, les spirous !
-T'en m�les pas !
-Tu nous fais honte, Henri !
Laissez-le partir. -On est en affaires !
-Je discute pas avec lui. Combien il te doit ?
-1 500.... enfoir� ! -J'ai gagn�.
lls veulent pas me payer.
-ll est plus malhonn�te que toi ?
C'est pas possible. -Faites pas chier...
-Comment tu me parles ? J'ai pas bien entendu, l�.
Dis-lui de me parler correctement !
-Vous �nervez pas. -Cassez-vous !
-Toi, je te vois plus au Sentier !
-C'est �a, va faire dodo...
-Merci, monsieur. -Qu'est-ce que tu fous avec eux ?
-Rien, ils m'ont piqu� mon pognon.
J'ai pas de travail, je suis dans la merde.
-T'as plus de travail ?
Tu t'appelles Cosette ? -Non, Edouard.
-Moi, c'est Victor Benzakem.
Et j'ai jamais laiss� quelqu'un dans la merde.
Surtout s'il est de chez nous.
La perds plus, c'est p�cher.
-Comment �a ''de chez vous'' ?!
De chez vous...
-La vie de maman, j'ai perdu ma Maguen David.
-T'as perdu quoi ? -Mon �toile de David.
-Ta came, tu peux te la mettre...
Putain, tu me laisses parler ?
On avait dit quel jour ? Mardi.
Alors, tu te fous pas de ma gueule !
Thierry, non !
Mais quel tissu � fleurs ?
Je le prendrai pas, ton tissu.
Tu me prends pour un con, l� ?
Dis : ''je te prends pour un con''.
T'es con, qu'est-ce que tu fous ?
C'est de la chfafa !
De la merde !
-Je devais charger le camion...
-Mais pas avec �a ! Avec �a !
-Je suis d�sol�.
-Tu m'enl�ves �a et tu charges �a.
T'as une demi-heure.
-Maurice, il d�bute, enfin...
�a va ?
-�a va, ouais.
-T'inqui�te pas...
On est tous pass� par l�, m�me lui.
Comment tu t'appelles ? -Eddie.
-Dov.
-H�, petit !
Demain, 6 heures, sois pas en retard.
C'est bien, petit.
Pas trop fatigu� ? -�a va.
Grincement des rails du m�tro.
-Pourquoi tout est ferm�, l� ?
-C'est Shabbat.
-C'est quoi ?
-Shabbat.
On travaille pas le Shabbat.
-�a dure longtemps ?
-T'es pas d'ici, toi.
-Non.
C'est super...
C'est super, �a !
-Merci, Eddie.
Elle est pas belle, cette came ?
-Si... Tu m'en mets 1 0 pi�ces.
-Prends-en 30 ! -Et si je me plante ?
-Tu donnes pas sa chance au produit.
40 et on en parle plus. -Ecoute, tu m'en donnes 30.
-Zat itz your riel n�me ?
ltz your n�me sou�diche ? -My real what ?
-Vous allez o� ? -Je cherche quelqu'un.
-Qu'est-ce que tu fais l� ?
-Tu fais l'ouverture demain. -Merde !
-Who's that guy ? -Elle demande quoi ?
-Qui je suis. -Tu parles anglais ?!
-Un peu. -C'est quoi, d�j�, ton nom ?
-Edouard. -Liberty... Yvan.
-Bonsoir. -Nice to meet you.
-T'as d�n� ? -J'y vais, l�.
-Ouat you mangiar ?
-What do you want to eat ?
-Vegetables.
-Des l�gumes.
-Vegetables is good.
Elle est mignonne.
-Dis-lui..
..qu'elle a les yeux..
..qui sentent le cul.
Dis-lui. -Je peux pas traduire �a...
-Embellis, �a lui fera plaisir.
-What ?
-He says...
You are very cute.
-Thank you, he's too.
-Quoi ?
-Elle dit que toi aussi.
-Pardon... excusez-moi, pardon.
�a va ? -�a va ?
-T'es salaud, c'est moi qui l'ai chauff�e.
-Allez, avance.
-C'est une soir�e priv�e. -On est ensemble.
-C'est bon.
-Qu'est-ce qui y a ?
-Y a d'la biche ce soir, regarde !
-Je te la laisse.
Vas-y, prends-la. -J'ai compris.
-Viens, je vais te pr�senter.
�a va ? -�a va, Rafi ?
Rafi...
-Eddie.
-Rafi Stylmod.
-A cause du magasin.
-T'as qu'� passer � la boutique...
La v�rit�,..
..il fait de la peine.
-Ta copine vient pas ?
-Qui ? Non, c'est une amie � Yvan.
Moi, les Su�doises...
-Faut que je sorte maintenant.
-A c�t� de Maurice, c'est Benamou.
ll dit toujours : ''Assieds-toi, tu veux gagner de l'argent ?''
-Merci, t'es super, tu me sors de...
-Sers-moi un coup.
-Regarde les deux, l�-bas.
Attia et Benchemoul.
Les plus gros clients du magasin.
Si Benchemoul offre une Mercedes � sa femme,..
..Attia offre une Rolls � sa fille.
-Je suis classique, j'ai une Mercedes.
-Excusez-moi.
-Tu vas me sauver la vie.
Comment tu dis : ''c'est fini avec ma nana ?''
-He stops with his girlfriend.
-T'es un kid, toi !
-Voil� le champagne ! -Monsieur Eddie !
Moi, je suis Serge Benamou. -Enchant�.
-Viens, assieds-toi... pousse-toi.
Je te pr�sente apr�s, on va parler un petit peu de boulot.
T'es de Perpignan ?
Tu veux gagner de l'argent ?
Tu connais Patrick Bruel ?
C'est un tr�s bon ami � moi, pas vrai, Dov ?
On est en train de faire un parfum, il s'appelle ''Patrick Bruel''.
Pour rentrer dans l'affaire, c'est 25 barres.
Dov m'a dit que tu voulais investir. -Non.
-Non... qu'est-ce que tu fais, toi ?
Putain, on fait du bizness !
-H�, toi !
ll est o�, Maurice ? -Je sais pas, monsieur.
-Montre-moi..
..vos nouveaut�s.
Vite !
-Celui-l�, c'est un top.
Celui-l�, il fait un carton.
ll bouge pas, il se froisse pas.
60 degr�s en machine, la couleur, elle dit pas un mot.
-Non, je suis pas convaincu.
Et �a, c'est quoi ?
-�a, l� ?
C'est pas � vendre. -Montre-moi, d�j�.
-C'est pas possible, il est d�j� vendu.
Pas les plastiques, M. Benchemoul !
Non, �a se fait pas ! -C'est pas terrible.
-�a part pour l'Allemagne, �a. -Ah ?
Qui a achet� ? -Monsieur Attia.
-Tout �a sans me pr�venir ?!
ll est o�, Maurice, il se cache ?
-On a une tr�s belle flanelle...
-Je veux ce tissu et rien d'autre.
ll a �t� servi avant moi.
-M. Benchemoul, �coutez...
-Je partirai pas sans.
-Merci. -A la prochaine !
-A 1 franc le m�tre, je prends pas.
-La vie de maman, on peut se faire des couilles en or.
-Des couilles en or avec Partouche ?!
ll me doit d�j� 1 2 b�tons.
-Arr�te, les affaires, c'est s�rieux.
-Je lui ai vendu son pas de porte.
Cet encul�, il a d�pos� le bilan ! -Qu'est-ce que t'as fait ?
J'suis all� voir son fr�re.
-Tu sais combien il facture le sandwich-merguez ?
-1 2 francs ?
-1 8 francs ! Du pain rassis avec une saucisse.
�a lui revient �... 40 centimes ?
1 7,60 F de b�n�fices par sandwich.
Tout �a au black. -Finis ton histoire.
-La taille du sandwich ! 2 bouch�es, tu te bouffes les doigts.
Bon... Je vais le voir...
Rue Richet !
Et l�, sur qui je tombe ?
Robert, avec une banane comme �a...
''Comment tu vas, Serge ? Je suis content de te voir !''
''Quel bon vent t'am�ne ?''
''Une tornade, encul� ! Comment tu vas me rembourser ?
Ce Tunisien de sa race me dit...
''Ecoute, Serge, tu es mon ami...''
ll me fait... ''Je te dois 1 20 000 francs.''
''Une frite, une saucisse et un Coca, �a fait 30 francs...''
''Viens d�jeuner ici pendant 1 0 ans.''
-ll est r�glo !
-Je vais pas me taper pour 1 2 patates de merguez !
-Calme-toi...
-Dis, Maurice a une nouvelle caisse et toi, t'as encore ta BM pourrie.
-ll s'est achet� la Z 3OO, l'encul�. -M�me un Concorde, je m'en tape.
-Ho !
-Qui c'est ?
-La fille..
..de ton patron.
Sandra Benzakem.
-Quel g�chis, �a me fait de la peine.
-Quel suceur !
-Elle est belle mais trop grosse. -ll est ouf !
-Tu peux pas te garer avec �a ! -Bourricot, va !
-Tu sais que Bench�moul, c'est un client � Maurice...
Alors, tu lui piques un client...
-ll a insist�...
-Je parle !
Donc, tu lui piques un client... Quand t'�tais au caf�...
Et tu vends le tissu pour la solderie !
-Mais je croyais...
-La solderie t'en donnais 6 500 ?
Qu'est-ce que je lis, l� ? 1 75 000 ?
-1 75 900... Je lui ai fait un prix.
-1 75 900, il lui a fait un prix !
-Maurice fait pareil.
-Je peux pas te garder dans l'entrep�t.
Tu respectes pas les r�gles ! -Je suis d�sol�.
-Par contre,..
..je t'engage comme vendeur.
-C'est bien, t'apprends vite. -Sans rancune ?
-Sans rancune.
-Fais attention, c'est pas un tendre.
Maintenant, on va chez Rafi. -Pourquoi ?
-Faut qu'on voit que t'es vendeur ! -Quoi ?
-Voil�... Enfilez �a, vous verrez...
-Ah non, je vais pas mettre �a. -Ah ben oui, �a va avec !
J'ai fait le m�me pour Patrick Bruel.
-Oh l� l� ! -Tr�s tr�s bien...
-�a fait trop de carreaux, l�.
-C'est les tendances de cette ann�e ! C'est comme �a...
-Oui, mais il est trop petit.
-C'est vrai, il est plus carr� que Bruel.
-Je veux bien bleu marine. -Karine, tu vas chercher un 54.
En bleu marine... Y en a derri�re.
-Attends, je vais aller avec toi.
-�a va ? -Tip top.
-C'est bizarre...
-Non, pas ici.
Arr�te...
-C'est comment votre nom, d�j� ? -Eddie Vuibert.
-Vuibert... c'est pas s�farade, �a ?
-Non. -Askh�naze, alors.
-Non plus. -Mais quoi ? Vous �tes pas juif ?
-Ah si, pardon... si, je suis juif.
-Askh�naze, donc.
-Voil�, j'avais pas compris.
-Vuibert, c'est Weber, c'est pareil.
C'est comme Bensard. -Oui, c'est pareil.
-Bensard, l'ophtalmo, vous savez ? -Non.
-ll s'est pris un nom de pathos. -De pathos ?
-De catho... pour faire bon Fran�ais. En r�alit�, il s'appelle Bensa.�d.
Karine ! �a vient, oui ? -C'est bon, je l'ai.
-Tu fais quoi, ce soir ? -Je sors avec Rafi.
-Alors vous �tes askh�naze...
Y en a plus beaucoup ici, les S�farades se sont install�s.
-Pardon... Voil�.
-Encore une cravate � carreaux...
Pas de pois ou...
Y a des pathos, dans le Sentier ?
-Tu rigoles ! Les pauvres tiendraient pas deux mois.
Y a un Arm�nien, mais on le prend pour un Juif.
-Ah oui ? -Oui, c'est pas marqu� sur son front.
-Evidemment...
On va o� ? -Chez ma m�re.
Tu vas pas faire Shabbat seul, non ? -Shabbat ? Ah non, oh l�, non...
-T'es chez toi, ici. D'accord ?
ll psalmodie en h�breu.
...
-Amen.
-Ecoutez, il est super !
ll est vraiment super, vraiment...
-Amen.
lls psalmodient.
...
ll l'invite � prier lui aussi.
-C'est vachement sympa chez vous.
Super...
...
-�a sent bon !
-Mmmmh !
Mmmmh ! -Mmmmh...
-Tais-toi, on n'a pas mang� le pain. -Ah, d'acc...
-MMMMH !
-Votre nom, c'est quoi ?
-Eddie Vuibert.
-C'est juif ?
-Vuibert, c'est Weber, c'est pareil.
C'est comme Bensa.�d, c'est askh�naze.
Vous connaissez Bensa.�d ?
Le dentiste... Vous connaissez pas ? En fait, son nom, c'est Bensard.
-Quel Bensa.�d ? -Vuibert, c'est juif, alors ?
-Oui, s'il le dit.
-Son p�re peut ne pas �tre juif. ll est juif, votre p�re ?
-Mon p�re est mort.
-Ah, c'est malin ! Pauvre gar�on.
Lili et Dov aussi n'ont plus leur p�re.
Vous auriez d� inviter votre m�re.
-Elle est morte aussi. lls sont morts tous les deux.
-Ah w�l�, ah w�l�..
-Arr�te de faire des boulettes, c'est p�cher.
-Maman ! Arr�te de me resservir sans arr�t.
-Vous avez vu comment il me parle ?
ll a encore la chance d'avoir sa m�re, lui !
Tu voudrais �tre orphelin aussi ?
-lci, on est tr�s stricts.
Le Shabbat, on prend pas la voiture, on n'allume pas la t�l�vision...
On s'occupe de choses spirituelles.
-Oui, bien s�r...
Ecoutez, je suis d�sol�, mais...
Y a un malentendu... je suis pas...
-Vous n'�tes pas pratiquant.
On avait devin�.
-C'est pas grave.
-Mais laissez-le !
Avec les invit�s, c'est toujours le m�me cirque.
Vous connaissez l'histoire ? C'est une dame...
-Simon ! Arr�te !
C'est p�cher.
Sur la plage...
-Je me m�fie de ses blagues.
-Et elle crie ''Au secours ! Mon fils avocat se noie !''
-ll est gracieux !
-Lili ! Ton fils..
..a mis la t�l� !
-Simon ! Qu'est-ce que tu fais ?
-Qu'est-ce qu'on va faire ?
-On la laisse allum�e.
-Robert ! ! -Ben quoi ? C'est pas interdit.
Elle est d�j� allum�e.
-Pr�sente-moi.
-Allez, viens.
Comment vas-tu ?
Tiens, Sandra, �a va ?
C'est Eddie, il travaille au magasin.
-Bonjour. -Ah, mon p�re parle que de vous.
Faut que j'y aille.
J'�tais ravie de vous rencontrer. -Moi aussi.
-Dites � Maurice que j'ai pris un taxi.
-Pas de probl�me. -Merci.
-C'est une affaire en or !
Tu mets... -Les cl�s de ta caisse, vite !
-Y a que moi qui sais la conduire ! -Tu me sauves la vie !
-Fais super gaffe, elle est fragile. -Je te la ram�ne tout de suite.
-Passe par la porti�re passager !
-Attendez... je vous raccompagne ?
C'est sur mon chemin. -Vous savez o� j'habite ?
-Non.
-Je lui ai pas dit pour les freins... -Tu m'offres un verre ?
-Euh... ouais, prends ma coupe.
-Je vais pas prendre un verre plein. -M'emmerde pas, prends-en un vide.
Alarme. -Oh, merde !
-Tu voles souvent des voitures ? -Je comprends pas...
-Et celle-l� ?
-Ah oui, peut-�tre...
La porti�re grince.
Crouic !
Crouic ! -Je suis d�sol�...
Je dois passer par l�, la porti�re est bloqu�e.
Je suis d�sol�.
Klaxon.
-Bon, au revoir... merci quand m�me.
-Enfin ! Magne-toi, on se tire.
-On va o� ? -A tout de suite.
-Elle te pla�t, Muriel ?
-La brune, l� ? -Parce que Karine et moi, on se tire.
Pour Rafi, elle dort chez Muriel. -Quoi ?
-J'arrive.
-Qu'est-ce qu'ils foutent ? -Je sais pas.
-C'est toujours pareil, avec eux. J'en ai marre !
-Mon fr�re, tu vas me rendre service. -Quoi ?
-Les cl�s de la villa de Patrick... -Ah non, non, non...
D�j�, la derni�re fois, vous m'avez foutu le bordel !
-La v�rit�, on touche � rien ! -Arr�te, s'il l'apprend, il me tue !
-Tu rends pas service � un ami ?
La v�rit�, tu me d��ois, hein.
-Putain ! Tiens, va ! -Merci, je t'adore.
-Eh, attends ! -Quoi ?
-C'est qui, c'est Lili Dayan ? -Tu fermes ta gueule ?
-C'est Karine. -Karine Benchetrit ?!
Encul� ! Et Rafi ? -On s'en bat les couilles.
-Faut que j'y aille. -Je vais vous raccompagner.
-Non, reste avec tes amis, Muriel est pas bien, on va parler.
-Ah ouais ? Bon, je t'appelle demain.
-Non, moi, je t'appelle. -Bon, alors, bisou.
-Au revoir, mon coeur. -Au revoir.
Elle rappelle demain, y a pas le feu, on n'est pas � la cha�ne.
-C'est pas trop t�t !
-J'ai cru qu'il me l�cherait jamais ! Vas-y, d�marre, on est partis !
-Elle est bonne, hein.
-Ouaah !
-Qui c'est, ce Patrick Abitbol ? -Le cousin de Serge.
Classieuse, sa baraque, non ? -Superbe, superbe...
Je croyais qu'il �tait ruin�. -Non, il a plant� les banques.
ll a assez de bl� pour �tre rentier.
Alors, les filles ? -Tu te baignes ?
-Ouais.
-Allez, viens. -Wouuuh !
-Aaaah !
-Allez, viens, Eddie !
-Aaah !
...
-Eddie !
R�veille-toi ! -Quelle heure il est ?
-6 h.
Magne-toi, on t'attend dans la voiture.
-Oh, putain...
Tu veux pas te mettre avec elle ? -Non, tu rigoles.
Le mariage, c'est pas mon truc.
-Elle en pense quoi, elle ? -Y a pas de malaise.
C'est cool, pour elle.
D'un c�t�, le magasin, l'oseille, de l'autre, elle s'�clate...
-Sandra...
-T'as aucune chance.
Elle est dingue de Maurice.
Fais pas la gueule. T'oublies qui tu es ?
-Comment �a ?
-T'es un encul� de vendeur !
-Tiens, mon ami, �a, c'est pour toi.
J'ai fait un carton avec ton stretch. -Je le dis toujours...
Faut donner sa chance au produit. -Oui. Ecoute...
Si un jour...
Tu veux qu'on travaille ensemble, tu m'appelles...
-Si Dieu veut.
-On la fait, cette partie ?
-Ecoute, Victor, j'arrive, non ?
-Eddie !
Viens...
Viens, mon fils.
-C'est gentil de nous emmener, Elie.
-Eddie, madame... Vous partez o�, sans indiscr�tion ?
-A Miami, ma soeur y habite avec son mari.
Alors, vous �tes un gar�on s�rieux et travailleur ?
-Faut demander �a � votre mari...
-Vous avez une petite fianc�e ? -Maman...
-Quoi ? ll est mignon.
-Excusez-la.
-Elle croit..
..que je vous drague.
Faites ce que vous voulez, Elie.
Mais surtout, ne nous ramenez pas une goye.
-Bien s�r, madame.
-Arr�te-moi l�.
-Et Miami ?
-Moi, je pars pas, je vais � la fac.
-�a va ? �a fait longtemps... -Salut.
-Dov, faut que je te parle.
Viens ! -A tout � l'heure !
-On peut faire un malheur.
-On se fait pas d�j� assez de fric ? -Non.
-Tu veux avoir des responsabilit�s ? Profite, amuse-toi !
-Mais alors d'autres vont le faire !
-Tant mieux pour eux ! -On va �tre vendeurs pour la vie ?
ll faut qu'on monte plus haut ! -Je vois o� tu veux monter.
Si c'est pour Sandra, laisse tomber. -Mais non, aucun rapport.
-T'es un fou furieux. -Dov, �coute... Marche avec moi.
Klaxon.
-Oh, regarde... -Quoi ?
-C'est pas la caisse de Maurice ?
-Oui... -Viens, on va rire.
-�a va, on arrive, on est l�.
-�a va pas, de vous garer comme �a ?
-Excusez-nous, on s'en va. -Y a que des thons, dans la bo�te.
-�a fait une heure qu'on attend, avec vos conneries ! ! !
-Calme-toi.
-NON ! -Faut se calmer, hein.
-C'est pas grave, on s'en va. -Oh ! T'entends ?
-Ah... -J'adore ce morceau, �a, c'est bon !
-lls se foutent de ma gueule, l�.
-Deux minutes, on revient.
-Attends, j'y crois pas !
Attends ! Encul�s ! P�d�s ! !
Ta caisse, je vais en faire une machine � coudre ! !
La batte ! -Georges...
-La batte ! !
-Non, je suis pas loin...
-C'est chaud, hein ?
Dis, y a un mec qui tourne autour de ta voiture...
-Je reviens. -D�p�che-toi, il a pas l'air net.
-Merci, les mecs.
-Putain ! Putain de ta m�re ! !
ll sonne.
-Oh, Eddie... -Bonjour.
-Bonjour... Ben, entre.
Je suis contente de te voir.
Je suis d�sol�e pour l'autre jour.
Ma m�re a appel� de Miami, elle t'adore.
-Dis-donc...
Je suis l�.
-Je vous laisse.
-Assieds-toi.
Elle est belle, hein ? Et du caract�re !
Comme sa m�re.
Tu vois, l'important dans la vie, c'est pas les affaires ni l'argent.
C'est la famille.
-Moi, je voulais vous proposer une affaire.
-Ben vas-y.
-J'y pense depuis quelques temps...
Je trouve �a dommage de travailler comme on le fait.
Vous dites toujours que la mode, �a dure plus 2 ans comme avant.
Faut aller vite, r�agir au quart de tour, d'accord...
Souvenez-vous le l�opard : le temps qu'on l'ait,..
..la mode a chang�e, on est pass� � l'�cossais.
On pouvait pas vendre le l�opard et on a rat� l'�cossais...
On peut pas continuer � travailler comme �a.
ll faut trouver un moyen de raccourcir le circuit.
Si on arrive � imprimer � la demande du client..
..chez nous,..
..on livre en 48 h, c'est bon.
�a veut dire : plus de probl�me de stocks,..
..ni de d�lais, ni de livraison... et moins de probl�mes de tr�sorerie.
Dans ce syst�me, il va falloir..
..qu'on ach�te les machines.
C'est le probl�me... Faut investir.
-T'es jeune, t'as des id�es...
C'est bien.
Mais moi, depuis 40 ans que je trime, aucune banque ne me refuse un cr�dit.
-Je sais.
-Tu sais...
-Y a un malentendu...
-J'ai pas compris ! Je suis vieux ! !
Heureusement que t'es venu ! ! Qu'est-ce que je ferais sans toi ?! !
-Et alors ? -Ben rien, je suis parti.
-Mais t'es malade ! Personne parle au vieux comme �a.
Ecoute-moi... ll a des int�r�ts dans tout le Sentier.
Non, mais enfin... -Alors, Eddie ? T'as plaqu� ?
-Eh ben, t'as vu, �a va vite. Ouais, tu vas retrouver tes clients.
-T'as raison, j'aurais d� faire la m�me chose.
Si t'as besoin de quoi que ce soit, je suis l�.
-Merci...
T'as vu ?
Dov, on doit monter notre bo�te.
-Mais enfin, il faut du bl� pour �a.
Tu montes pas une bo�te du jour au lendemain.
Benzakem a des banques avec lui. -Me parle pas de Benzakem.
ll comprend plus rien au bizness. �a va...
-Salut.
-Comment vas-tu ? Tu tiendras pas une saison.
-Moi, laisser tomber ? Jamais.
Combien tu pourrais mettre ?
-Ah non, compte pas sur moi.
J'ai promis � ma m�re de lui acheter un appart sur la C�te.
-Je suis d�j� sur un plan, avec du liquide.
Apr�s, les banques vont suivre.
-S�rieux, je peux pas risquer �a.
-J'irai pas au del� de 200 000...
Si mon p�re le sait, il me tue ! -�a va, �a baigne !
-ll y a un os, un gros...
Le client saura d'o� vient la came.
Partouche a des dettes partout ! -Qui te parle du Sentier ?
-Guido Battisti ! Le Rital ?! C'est un client de Victor !
-Je suis plus chez Victor, moi.
ll marche avec nous. 30 000 pi�ces dans une semaine.
-Quoi ? Quoi ?
M�me les Turcs fabriquent pas aussi vite !
Tu peux pas t'arr�ter 2 secondes ?
-Venez, venez, par ici...
-Tirons-nous...
lls sont bizarres, ces mecs. -Venez, venez.
-Ce qu'il nous faudrait,..
..c'est que vous nous fassiez 30 000 pi�ces comme �a.
30 000 pi�ces comme �a, dans 3 jours.
Pareil, identique.
Propos en chinois.
-lls parlent pas fran�ais, arr�te.
-lls savent compter, �a me suffit.
�a va, 3 jours ?
Propos en chinois. -OK, OK !
-Alors, le tissu, je vous le livre aujourd'hui avec les motifs, OK ?
Et apr�s, vous commencez, OK ?
-OK, merci.
Merci !
-Arr�te, j'ai pas le temps.
-Quoi ?! Rafi ferme pas avant 8 heures.
Embrasse-moi.
Tu me fais bander !
-J'ai pas envie de rire...
-Ah l� l�, qu'est-ce que t'as, aujourd'hui ?!
-Je vais quitter Rafi. -Pourquoi ? T'es folle.
-Je suis enceinte. -Enceinte ?
-Enceinte !
-Mais non, t'es pas enceinte.
C'est quoi, ces conneries, l� ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu crois que c'est de moi ?
-J'en suis s�re. -Comment tu peux �tre s�re ?
Tu te rappelles, quand mon diaphragme...
-J'en ai rien � foutre, de ton...
Fallait le dire, j'aurais fait gaffe !
-�a arrive, j'ai pas fait expr�s !
-Tu peux pas me faire �a, Karine, t'as pas le droit...
Je te l'avais dit... Allez, viens.
-Me touche pas, tu me d�go�tes. -Comment �a ? Allez, viens.
Putain de merde...
-J'ai rendez-vous avec Ren� Les-Yeux-bleus.
Je viens de la part de Maurice Aflalo...
J'ai une grosse commande qui va �tre pay�e en liquide.
Je vous rembourse dans une semaine.
Des garanties ?
-Tu es un ami de Maurice ? �a me suffit.
Marco, donne du th� � mon ami...
-Non �a va, je vous remercie... -S�r ?
Vas-y, recompte...
Une semaine.
-Dov !
On va se faire des couilles en or.
Dov !
H� ! Dov !
C'est pas si terrible.
-Un b�b�, �a se d�cide, merde !
Pourquoi elle me fait �a � moi ?
-Mais elle va pas le garder. -c'est une folle.
De toute fa�on, elle me met dans la merde.
Elle veut m�me aller voir ma m�re...
-Arr�te de paniquer, elle joue sa partie, c'est normal.
Arriv�e en provenance de Tel-Aviv...
-Qu'est-ce qu'on lui pr�pare, ce soir ?
-Celle avec les gros seins. -Vous d�lirez ? C'est un trav.
Oui, il a une glotte ! -Arr�te tes conneries, le v'l� !
ll est l� ! ll est l� ! Patriiick !
-Yalla !
-PATRlCK !
-Regarde comme il est beau, il a pas chang� !
-Je r�ve, tu commences � avoir du duvet !
La v�rit�, c'est bon de vous voir !
ll faut que je vous pr�sente...
Effi, here is my friends : Serge, Rafi et Yvan !
Effi, ma fianc�e... -Bonjour !
-Rafi...
-Hi ! -A.�e, a.�e, a.�e !
-D'o� tu la sors ? -D'lsra�l, bien s�r !
Le coup de foudre, hein, ch�rie ? -Vos bagages...
-Elle parle pas fran�ais.
l tell them, l rencontre you in lsrael.
On va se marier... Montre-leur la bague, ch�rie.
Ze ring... Look !
Attention, c'est pas du toc ! -Ate medaber kzatt tzerfatit ?
-Arr�te, elle vient de Norv�ge ! -Elle est pas juive ?
-Bient�t, si Dieu veut. Hein, ch�rie ?
-What ? -Elle est amoureuse grave...
-Y a le Mur des Lamentations dedans ou quoi ?
-lls bossent comme des dieux, ces mecs !
-D�p�che-toi de les payer, je pr�f�re encore les Turcs.
Attends, y a pas de fermeture Eclair ?
Oh non, ils les ont oubli�es...
La fermeture Eclair ?
-T'as pas dit zip !
-Qu'est-ce qu'il dit, l� ? -La fermeture Eclair !
-Donner argent ! -ll me faut le zip, tu comprends �a ?
-Toi pas dit zip ! -Pas besoin de dire zip !
Sur un blouson, y en a toujours un !
-Toi pas dit zip !
-ll me faut le zip pour ce soir ! -Donne ce qu'il veut et on se casse.
-Je vais pas me laisser enculer, non ?!
-Tu fais chier Eddie, on se casse !
-A l'aide !
Argent !
-Magnez-vous, on est pas en avance.
Mais prudence sur la route... -Je vous appelle de Turin.
-Jamais j'aurais cru qu'ils les monteraient,..
..ces putains de fermetures Eclair !
Je suis s�r que c'est un top, ce chauffeur.
-Qu'est-ce que tu fais l�, viens !
Monte avec moi...
Tu connais Effi ? -Non.
-Effi, this is my friend, Dov.
-Enchant�.
-Honey, go to ze car, bring my cigars.
-Y a un truc qui m'�chappe, Patrick...
Comment t'arrives � bosser avec un anglais pareil ?
-Quand je parle anglais, c'est pour acheter, pas pour vendre.
Brouhaha.
-Qu'est-ce qu'il y a ? -Rien.
-Viens, on va boire un verre...
-Tu sais que je monte ma bo�te ?
-Oui... D'ailleurs, mon p�re d�col�re pas.
Je te souhaite bonne chance. -Merci.
�a va pas �tre facile mais je crois que �a en vaut la peine.
Je vais enfin te voir autrement... -�a change quoi ?
-Tout.
-T'en as parl� � Rafi ? -Je sais ce que j'ai � faire.
C'est ce que tu m'as dit l'autre jour, non ?
-Je voulais simplement que tu saches que...
Si t'as quoi que ce soit...
Je r�glerai tous les frais.
-C'est rembours� par la S�cu...
�a m'�tonne qu'un type dans ton genre sache pas �a !
-Karine, arr�te, arr�te...
C'est aussi difficile pour moi que pour toi.
-�a va, l�che-moi maintenant.
-R�ponds-moi, alors.
Qu'est-ce que tu comptes faire ? -Je te ferai pas chier.
Tu peux aller dormir tranquille chez ta m�re !
-Tu t'amuses bien, on dirait... -Laisse-moi, hein !
-Quoi ? -Tu sais tr�s bien.
-Parce que je parle avec Lili ? On se conna�t depuis 1 5 ans.
-Elle t'a propos� de faire un tour en voiture ?
Elle adore se faire sauter dans une bagnole !
-Mais c'est une religieuse, �coute. -Ah ouais, c'est une garantie ?
Oh, fais ce que tu veux ! -Mais attends !
Tu te donnes en spectacle et tu me fais la morale ?!
-Merde !
-Tu plaisantes ou quoi ? J'ai pas ! -Benny ! Benny !
-Ecoute, c'est s�rieux ! 30 000 ou ils me foutent dehors !
C'est pas pour moi, c'est pour mes parents !
lls comptent sur moi ! -Je peux pas, Serge.
Je viens de refaire le restaurant. Demande � Patrick...
Alors, qu'est-ce que tu me casses les couilles, Serge ?!
-Ah, thank you, honey !
Tu en veux ? Sers-toi...
Tu te rends compte ?
ll a fallu que j'aille en lsra�l pour ramener une pathos !
Elle va se convertir, hein, ch�rie ? -Parle lentement...
l don't understand... Dabadabadoubada...
-J'ai d�j� contact� un rabbin.
Seulement �a prend des ann�es.
Je me marie tout de suite ou j'attends qu'elle se convertisse ?
-Pourquoi, c'est si important ?
Enfin, je sais pas mais...
Mais si tu l'aimes telle qu'elle est, pourquoi la changer ?
-Tu as raison.
C'est sur la Terre promise que je l'ai trouv�e, non ?
C'est un signe �a, non ?
-Je sais pas...
Peut-�tre, oui...
Musique arabe.
...
-30 000 balles, c'est rien pour lui.
Des pois chiches dans le couscous ! -Lui parle pas d'argent d'abord.
Flatte-le... -Tu as raison, de la souplesse...
Patrick ! Champion du monde !
-Mets-le en confiance, t'auras tout ce que tu voudras.
Par contre,..
..si tu le contraries, c'est fichu.
-C'est maintenant ou jamais ! -Oh non, non !
Je ne sais pas danser !
...
-La vie de tata, c'est de la danse. -La vie... de... tata ?
-Viens ! Venez !
-Bouge ! Bouge !
-Donne-moi une petite coupe, s'il te pla�t.
-Patrick ! Elle est vraiment top, ta f�te !
-Vraiment ? -Aux States, tu es le roi !
-Qui t'a dit �a ?
-T'es un exemple pour tous !
-C'est gentil.
-Patrick, j'ai quelque chose � te demander...
-Moi aussi.
J'ai besoin d'un conseil, d'un conseil d'ami.
Ecoute, Serge, j'ai 35 ans, j'ai bien r�ussi dans les affaires...
C�t� gonzesses...
-T'as niqu� les plus belles !
-Mais depuis que j'ai rencontr� Effi, je pense autrement.
-Ah, Effi, c'est une gracieuse.
-J'ai raison de l'�pouser ?
-C'est une blague ?!
-Pourquoi ?
-Tu vas pas �pouser une pathos !
-Tu vois, l�, Serge...
Tu m'as d��u.
Beaucoup d��u.
-Alors ?
-�a a pas march�, il m'en veut. -Redemande-lui la semaine prochaine.
-Mais il sera trop tard ! !
-T'affole pas...
-Toi ?! Qu'est-ce qui se passe ?
-On s'est fait baiser. -Quoi ?
On s'est fait tirer la came sur l'autoroute.
-Et le chauffeur ?
-ll bouffait, il a rien vu. -ll a port� plainte ou pas ?
-Heureusement que non. -Quoi ?!
-On a tout fait au black ! La came existe pas !
On l'a dans le cul !
-Qui ?
-�a peut �tre n'importe qui.
Un mec que Partouche a fait marron, les Chinois, les Gitans, les Ritals !
Laisse tomber.
-T'oublies quelqu'un.
-Qui t'a permis d'entrer ?
-Qui m'a vol� ma marchandise ?
-Qui te permet ?
-Je veux ma marchandise !
-Tu me piques mes clients.
-J'ai rien vol� du tout.
C'est le business.
-Le business ?!
T'aurais pu devenir quelqu'un � mes c�t�s...
Au lieu de �a, tu vas repartir une main devant, une main derri�re.
A poil.
Les cons qui veulent aller plus vite que la musique,..
..ils se cassent toujours la gueule.
Deauville, Courchevel, ta montre, tout �a, c'est du pipeau.
-J'ai pas dit mon dernier mot.
-Tant mieux...
-J'ai rien � perdre.
-La dame de carreau... 600, 800...
8 dames de carreau !
-T'es veinard, Eddie, t'as une rallonge de 24 heures.
-Voil� !
-Je peux pas faire plus, d�sol�.
-M�me 50 000, je peux pas.
En plus, ils veulent me coller un ABS.
-Quoi, un ABS ? -Abus de Biens Sociaux.
A cause du cabriolet de Karine. -�a va, j'ai compris.
-Eddie.
C'est quoi ?
-Ton p�re t'a rien dit ? -Non.
-Une saison pour que je me plante.
-Mon p�re t'a toujours estim�.
-�a lui a r�ussi, � Maurice.
Un jour, il dirigera la boutique.
Ton p�re le laissera t'�pouser.
-T'es con.
-Vous ne laissez aucune chance � des gens comme moi.
-Tu crois que �a a �t� facile ?
Quand mon p�re est arriv� en France, il savait ni lire ni �crire.
ll voulait conqu�rir le monde...
On lui a pas tendu la main. -On m'a tendu la main ?
Moi, je voulais �tre de ce monde.
Juste pour que tu me regardes.
Voil�, c'est tout.
Tu comprends �a ?
-Arr�te, merde !
-Qu'est-ce que tu fous l� ? -T'es con !
-Je t'ai cherch� partout ! -Je sais.
-Putain, putain...
-Tu m'as fait mal, tu m'as tu�.
C'est zen, chez toi.
-J'ai vendu tous mes meubles. -Les encul�s t'ont pas loup�.
-Je suis dans une merde grave.
Je dois une tonne d'oseille avant ce soir.
-Ben, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
Je commence par la bonne.
Pour le bl�, t'as un sursis..
..de 6 mois ou d'un an.
-C'est vrai ? -Ouais.
C'est �a, la mauvaise nouvelle...
Les 30 barres, tu me les dois.
-T'as pay� ?
-Ouais.
-Putain...
Tu vas aller au Paradis, toi.
-Je sais.
-Je te fais une reconnaissance de dettes.
-On va aller chez le notaire, aussi.
-Et l'appartement ?
-Elle y serait jamais all�e.
Elle attend que je me marie.
-Je peux te demander un dernier service ?
-Je t'�coute.
-Je peux voir Patrick Abitbol ?
-Te fais pas d'illusions.
ll t'a � la bonne mais il te fera pas de cadeau.
-J'ai pas le choix. -Tu seras vite fix�.
S'il allume un cigare, il est mordu.
-Con de sa race !
Con de sa race...
C'est plus court.
Combien de machines il faut ?
-Beaucoup... pour �tre cr�dible.
-Cet �cran, c'est le truc le plus perfectionn� au monde !
Son st�r�o, laser, Dolby et tout.
Et ces cons ont pas r�gl� l'antenne !
-On en parle un autre jour ? -Je r�fl�chis.
-Je vais sur le sauna.
-D'accord, ch�rie.
Elle vient de faire la couverture de ''Vital''.
C'est chiant.
Si le rabbin qui doit la convertir tombe dessus...
C'est soft, elle porte un string.
�a fait pas religieux, quoi...
On peut prendre de l'oseille.
Moi, de l'oseille, j'en ai.
J'ai 5 mecs � plein temps qui font fructifier mon bl�.
Un par continent.
Alors pourquoi j'irais bosser ?
-Je te propose mieux que l'oseille.
Tu vas dire � tes gosses que t'es rentier, au Panama ?
Mon id�e, c'est une bombe...
Tout le Sentier viendra chez nous.
�a veut dire le monde entier.
Je te propose d'�tre le roi du monde.
Tu vas finir ta vie en regardant les clips.
En barboteuse.
-Je veux 80 % des rentr�es. Normal, je prends tous les risques.
-Non, pas question.
C'est mon id�e, j'ai d�j� achet� tous les brevets.
C'est 50/50.
Plus la peau de Benzakem. -�a, c'est tes oignons.
-Alors ?
...
-Faut que je r�fl�chisse.
-Les stylistes, on les met en bas � c�t� de l'accueil.
L�, le service du personnel.
L'id�al aurait �t� une structure modulable.
-Modulable ? -J'�tais plus pour Aubervilliers.
lci, �a va �tre vite trop petit.
-C'est super.
-C'est pas mal. -Top classe, c'est tr�s beau.
J'adore. -On va d�rouiller.
-Y a des putes qui nous attendent.
-�a, c'est la salle des machines qui sera enti�rement automatis�e.
L�-bas, le poste de contr�le.
-Comment �a marche, ton truc ? -Comme les rotatives d'un journal.
-�a vient jusque-l�.
Hop... Le chemin le d�pose sur le chariot.
Et on vend �a en Extr�me-Orient.
-Patrick, je peux te parler ?
Excusez-moi, une histoire de famille.
-Tu me casses les pieds. -Excuse-moi de t'emmerder.
L'encul� qui devait me filer les �chantillons,..
..il me demande un bakchich : 3 000 balles.
Je suis d�sol�. -Je comprends.
-Sinon je me fais niquer. -Et moi, je me fais pas niquer ?
-Demain, t'auras un �chantillon.
-ll sera livr� demain matin, ciao !
-Eddie, t'as une minute l� ?
Je suis sur un coup qui va te plaire.
Regarde.
-Qui c'est ? -Vanier, le banquier de Benzakem.
ll vendrait sa m�re pour nous avoir comme client.
Et on va mettre Benzakem � genoux.
-On sait que votre maison travaille avec certains de nos concurrents.
-Vous pensez � M. Benzakem ?
-Par exemple.
Belle affaire, n'est-ce pas ?
-Oui... cela dit, ce n'est plus ce que c'�tait.
Votre affaire ne lui a pas fait que du bien.
Et m�me, sans notre soutien...
-C'est exactement..
..ce que notre entreprise attend de votre banque...
Qu'elle soit fid�le..
..dans les bons comme dans les mauvais jours.
-Mais certainement...
-A priori, nous pourrons faire affaire.
Tant que M. Benzakem aura votre soutien,..
..vous aurez..
..notre confiance.
Et pas un mot � M. Benzakem de ceci.
-Naturellement.
-Donc vous pouvez voir ma secr�taire.
-Au revoir. -A bient�t !
Benzakem nous mangeait dans la main.
Tu veux plus te venger, c'est �a ?
-J'ai pas oubli�.
-Assieds-toi. -�a va ?
-Pousse ton gros cul. -C'est vrai que t'as pris un peu.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Regarde-le, il a l'air bizarre.
-Non, on t'attendait, c'est tout.
-Tu savais que Sandra �tait plus avec Maurice ?
-C'est pas dr�le.
-En fait, elle s'est tir�e, oui.
-Alors, on dit plus bonjour ?
-Salut, Eddie !
-Salut, Sandra.
-Qu'est-ce qu'il a ?
-Comment il est g�n� !
-Je reviens, je crois savoir...
Eddie...
Je suis contente de te voir.
T'as meilleure mine.
-Merci... toi aussi.
Enfin... t'es resplendissante.
-Je voulais te remercier.
Pour mon p�re.
-De quoi tu parles ? -T'as eu un geste �l�gant.
-Je comprends pas.
-Mon p�re est pas au courant, c'est Yvan qui m'en a parl�.
-Je croyais que pour Vanier, �a devait rester entre nous.
-J'ai rien dit, la v�rit� !
-T'es un tra�tre mais je t'adore. -Mais...
-Regarde-les. -Toi, le gros cul !
-Sacr� Yvan !
-Je te remercie, c'�tait parfait.
-Tu veux pas qu'on prenne un verre ?
-J'ai pass� une soir�e merveilleuse.
Je crois que c'est mieux comme �a.
-Tiens, tu me donnes...
Un gin-fizz.
-Oh, Dov !
Tu sais..
..pour Karine et moi ?
-Tu l'as gard� ?
-Bien s�r, il est fou, celui-l� !
Enfin, Dov...
-�a va pas ?
-�a va, c'est rien. -Bois quelque chose.
Tony, Tony !
Un baccardi bien tass�.
-On va o� ? -A l'H�tel Royal de Deauville.
Donne-moi ta main.
-Au revoir !
-Regarde !
-J'ai du sable dans les chaussures.
-Attends.
-Sandra ?
C'est toi, ma ch�rie ? -Tu dors pas ?
-Assieds-toi.
-Je sais bien ce que tu vas me dire.
-Caf� ?
-Oui, s'il te pla�t.
Me regarde pas comme �a, j'ai plus 1 0 ans
-Je croyais que vous �tiez plus ensemble.
-J'�tais pas avec Maurice.
-Bien, bien !
Et alors, c'�tait...
-Papa, je suis fatigu�e.
Je vais aller me coucher. -Reste un moment.
On dirait que tu me fuis.
-T'exag�res toujours, c'est dans ta nature.
-Si c'�tait pas Maurice, c'�tait qui ?
Je te pose une question.
J'ai envie de savoir ce que tu fais, ce que tu deviens.
-Vous allez o� ? -Le patron.
-Vous aviez pas rendez-vous. -Non, o� se trouve son bureau ?
Tout te sourit, toi.
-Je me plains pas. -Profite.
-Monsieur Benzakem... -Laisse-moi parler.
Ma fille,..
..c'est pas un jouet ?
-Je joue plus.
-Voil� ce que je voulais entendre.
Si tu veux traiter avec Maurice... Sache qu'il travaille plus pour moi.
-Ah bon...
-ll a voulu lancer un mod�le..
..pour son compte... en Espagne.
Un mod�le que j'aime pas du tout.
-Si l'op�ration r�ussit, mon p�re retrouve la vue.
Je peux pas laisser passer �a.
Faut que je trouve ces 1 0 000 balles, cet encul� me demande un bakchich.
A qui on peut faire confiance ? -Je sais pas...o� est Effi ?
-Je te parle de ma m�re. -Va chercher Effi.
-H� !
Patrick te cherche partout.
Viens avec nous � la table.
-Toi aussi, tu me cherches. -Qu'est-ce que t'as ?
T'es folle ! -Tu as peur !
-J'ai pas peur.
R�les de plaisir.
...
-Maurice ?
-Eddie, je t'avais pas reconnu.
T'as chang�.
-Y a une embrouille avec Eddie.
-Quelle embrouille ? -A cause de Maurice.
Je t'expliquerai.
-Faut laisser sa chance au produit.
C'est pour �a que j'ai quitt� Benzakem.
Son affaire, elle est morte.
M�fie-toi de lui, c'est un encul�.
Quoi ? -T'as un truc, l�.
-Eddie, qui tu fracasses ?
Maurice ! -Arr�te, tu vas le tuer !
-Tiens, je paye toujours mes dettes.
-R�veille-toi.
R�veille-toi.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Faut partir.
-Aide-moi.
-Oh, c'est quoi, ce bordel ?
-�a va, �a va, tiens, tiens...
-Je peux te poser une question ?
-Vas-y.
-T'es vraiment juif ?
R�ponds.
-Evidemment que je suis juif.
M�me si j'�tais pas juif, �a changerait rien pour Sandra.
-Si t'avais pas �t� juif,..
..en face du rabbin, t'aurais aucune chance.
-Putain, le temps que vous avez mis !
-�a va ? -Et toi ?
Patrick �teint la musique.
-Qu'est-ce que tu fais ? -Fais chier.
-ll est amoureux d'Effi, voil� !
-Elle a pass� la nuit aux chiottes, hein, Serge ?
-Elle va vraiment devenir juive ?
-Et Nicole, avec qui t'�tais avant, elle est devenue juive pour rien ?
-Juif pour rien ? �a existe pas !
Nicole, c'�tait rien ! Effi, c'est une fille solide.
-Solide, hein, Serge ?
-C'est quoi, ces ''hein Serge'' ?
-Tu peux pas fermer ta gueule ? -Vous battez pas !
-Quel casse-couilles ! -Arr�tez !
-Vous me cachez quelque chose ? Yvan, qu'est-ce qui se passe ?
Tu insinues que Serge a niqu� Effi ? Hein, Serge ?
Tu l'as niqu�e ?
-Je te jure que non. Yvan, dis-lui !
-Je t'ai pos� la question � toi.
-J'ai rien fait.
J'ai rien fait !
-Je d�connais.
Je rigole ! Tu la vois, Effi, avec ta t�te ?
Arioul que tu es !
-Oh, putain !
-Arr�te, putain, tu m'emmerdes !
-Va lui dire. -L�che-moi.
-C'est grave, elle va bien finir par s'en rendre compte.
-Un mariage, c'est pas compliqu� ! -Mais c'est un mariage juif !
Bourricot !
lls rient.
-Sandra Rachel Tsiporah Benzakem...
Fille de Victor Ha.�m Moshe Benzakem...
Je pr�pare ton mariage avec joie.
Moi qui ai tant d'estime pour ton p�re,..
..si g�n�reux envers notre communaut�.
Vous avez vos extraits d'acte de naissance ?
-Oui, tenez. Mon p�re vous a parl� d'Edouard ?
-Mmh. Bon... Et vous ?
-Je suis d�sol� mais... J'ai oubli�. Je l'apporterai la prochaine fois.
-Pensez-y.
-Oui, mon p�re.
-Vous avez la ketoubbah de vos parents ?
-La ketoubbah ?
-L'acte de mariage.
-Je l'ai pas.
-La synagogue o� vos parents se sont mari�s me l'enverra.
-Ecoutez... je crois que mes parents..
..ne sont pas all�s � la synagogue.
Mon p�re �tait contre...
Et ma m�re voulait m�me pas que je sois circoncis.
Mais je le suis !
Je peux le prouver.
-Pas n�cessaire...
Excusez moi, mais si vous n'avez pas une preuve..
..de votre ascendance religieuse, il n'y aura pas de ketoubbah.
-C'est pas grave, on s'en passera.
Pas besoin de ketoubbah pour se marier, hein ?
-Tu plaisantes ? -Non.
Et je t'ai pas dit...
Je peux avoir Jean-Jacques Goldman.
Pour la f�te... Je connais son producteur.
�a va �tre super !
-Je rentre � la maison. -Ch�rie, attends !
Mon p�re ! Vous �tes en train de tout g�cher !
-Cessez de m'appeler ''mon p�re'' !
-Je peux vous voir seul ?
-Qu'est-ce que tu fais ? -Attends-moi une minute.
Je vois avec M. le rabbin.
-J'suis d�sol�e, vraiment d�sol�e. -Mon amour, excuse-moi.
Monsieur le rabbin...
Elle soupire.
-ll est difficile de diriger une communaut�... Soyez pas modeste !
J'ai vu les si�ges et la fuite sous le toit.
-Vous vouliez me parler d'une chose personnelle.
-Oui, voil�... Moi, j'aurais voulu une sorte de...
De confirmation de mon juda.�sme. -Pardon...
-Oui, je ne suis pas s�r du juda.�sme de mes parents.
Pas � leur niveau, mais les g�n�rations au-dessus.
-Vous voulez vous convertir ? -Quelle conversion ? Je suis Juif !
Je suis ashk�naze, demandez !
Je veux r�gler �a le plus rapidement possible.
N'en parlons pas � ma belle-famille, c'est entre nous.
Outre les r�parations du toit,..
..je tiens � vous remercier pour votre compr�hension...
-Non ! -Ben, M. le rabbin !
-Scandaleux ! J'ai jamais vu �a ! D�sol�, ce mariage est impossible !
-Pourquoi ?
-On en trouvera un autre, ma ch�rie, les rabbins, c'est pas ce qui manque.
On sonne � la porte.
-A cette heure-ci ?
On sonne � nouveau.
-Qui �a peut �tre ? On sonne encore, avec insistance.
-C'est peut-�tre ta m�re. -Mais non, elle a les cl�s.
Qui c'est ? On sonne toujours.
-Ho ! Dov ! -Karine ! Karine !
-Dov ! Mais, Dov ! ... -Karine !
-Qu'est-ce qui se passe ? -Tout est de ma faute !
-Je croyais que tu le ferais passer, le b�b� ! Je te jure, je deviens fou.
Fou !
-Tais-toi.
-�a va pas ?
-Dov, tu as bu ?
Maintenant, tu la l�ches, �a suffit ! -Arr�te de me faire chier !
C'est mon enfant.
C'est mon fils...
Et moi, j'ai voulu..
..qu'il meure.
-C'est une fille.
-C'est une petite fille ?
Une petite fille... Oh, dis-moi que tu me pardonnes.
-Dov, arr�te. Arr�te, s'il te pla�t. -Je t'aime.
Je t'aime !
Mon amour...
-C'est pas possible ! C'est une blague ?!
-Je vais chercher mes affaires... -Oui, d'accord. Non, attends, voil�.
Tiens, on prendra le reste plus tard.
-Mais vous me faites marcher, l� ? H� ! Ho, Dov !
C'est une blague ?
Ma ch�rie, dis quelque chose !
-Tu l'aurais su...
-Mais je t'aime !
-Ne rends pas les choses plus difficiles, s'il te pla�t.
Elle sanglote.
-C'est trop dur...
-Nous l'avons aim� comme notre fils et voil� comment on est remerci�.
-Dov...
Lui, au moins...
-Mais il va �pouser la petite Karine.
-Elle est juive, au moins, elle ! -Peut-�tre, mais elle a un b�b� !
-Elle lui a dit qu'il �tait le p�re et il l'a crue.
-Victor ?
-Vous commencez singuli�rement � m'�chauffer les oreilles.
Si c'est lui qu'elle veut �pouser, elle l'�pousera.
-ll est goy !
-�a arrive. T'aurais pr�f�r� qu'elle �pouse Maurice ?
Le fils Benayoun ?
Je l'ai pris au magasin, il a niqu� toute ma comptabilit�.
-Au moins, il est pas religieux.
-Qu'est-ce que je fais ? Je rappelle le traiteur ?
-Sans mariage, y a plus de traiteur.
ll sifflote.
-Aaaaah !
-Oh l� l� !
-Mon Dieu ! -Oh !
-Rafi ? Rel�ve-toi, esp�ce de con !
-Je veux mourir.
-Vous l'avez vu ? ll se jette sous MA voiture ! !
Me faire �a, � moi ! ! -Je veux mourir.
-Tais-toi !
T'es devenu ouf ou quoi ? -Laisse-moi crever, Patrick.
-Allez, monte !
Viens !
Allez, viens. -Ecrase-moi, Patrick.
-Y a pas d'amis. -Tu es un ami. Allez, monte !
�a va, �a va, j'ai rien.
-Je veux mourir !
-Un massage, �a va nous relaxer. -Oh oui !
-Putain, regarde qui est l�...
-Fais pas la conne. -Faut que je te parle.
-Fous-lui la paix, �a va comme �a ! Viens, ma ch�rie.
-Laisse tomber, elle sait pas ce qu'elle perd.
Merci, Georges.
-Fais comme moi. Je les calcule, les mecs ?
�a part, �a passe, je me prends pas la t�te.
-�a va s'arranger, regarde, Oha.�oun est pas juif...
-Qui ? -Charlie Tex-Gros.
-Le mari de Rachel, tu sais... -Attends...
D'o� il est pas juif, Oha.�oun ?
-Sa m�re est goye. -T'entends �a, Eddie ?
-H�, la v�rit� si je mens ! Et il va quand m�me � Courchevel...
-Pas besoin d'�tre juif pour �a.
-Charlie est pas circoncis. -Qui te l'a dit ?
-Myl�ne. -Elle a bais� avec Charlie ?
-M�me avec Yvan.
-Ben, t'es beau mais moi, je nique.
-Myl�ne la Bombe !
-Tr�s chaude. -Plus que Lili Dayan ?
-Non.
-Lili, c'est un allume-cigares. -Elle bouffe casher...
Mais elle fait de ces saloperies ! -Ah, la honte...
Eddie doit �tre content d'�tre goy.
Pas vrai, Eddie ?
-OK...
-Eddie, �a va pas ? -Qu'est-ce que tu as ?
-Tu vois pas qu'il souffre ?
-Arr�te, c'est lui qui a commenc�.
... -Tu sais pas fermer ta gueule.
-Tu mets pas de serviette. -Arr�te !
-Tu vas �tre tout nu !
-Je vais vous la faire bouffer !
-Monsieur, o� est-ce que vous allez ? C'est interdit !
-Aah ! -Oh !
-Eddie !
-J'ai un dernier mot � te dire. -Je veux plus te voir.
-J'aurais fait une connerie en t'�pousant.
-Messieurs, s'il vous pla�t ! C'est interdit ! Messieurs !
-C'est la police... -Aaah !
-Ecoute-moi !
-Tu te fais monter la t�te parce que je suis un pathos ?
-Pourquoi tu m'as menti, hein ?
-Si tu l'avais su, tu m'aurais �pous�, peut-�tre ?
Tu m'aurais pas regard�.
-C'est pas vrai. -Si.
Sinon, rien n'aurait �t� plus fort.
-Aaah ! -Arr�tez, elle va accoucher !
Calme-toi. -Merde, ma fille !
-Elle accouche...
-Viens dans les bras de tonton Serge, mon amour, viens...
Alors, mon bijou ?
Elle commence � pleurer, tiens. -Donne-la-moi...
-Prends-la.
-Dov s'occupe bien de nous, un amour. Je regrette pas, hein.
-Si c'est pas malheureux de les voir comme �a !
-Mais Dov a jamais �t� aussi heureux. -Quoi, mon fils ? C'est Eddie...
-Pourquoi..
..il va pas la chercher, ce hamar ?
-Qu'est-ce que tu fais ?!
Simon, mon Dieu !
-C'est pas grave.
-Allez, rends-moi ma fille. -Attends... Attends...
-Rends-la-moi. -Attends...
-Elle est mignonne, hein ? -Celle-l�, tu la touches pas, hein ?
-Pourquoi tu me dis �a, � moi ? -Je d�conne.
-Alors, o� est le tr�sor ?
-Viens voir...
-Robert...
Pourquoi moi ? Je l'ai d�j� faite. -Parce que je t'aime bien.
-Tu te fais prendre la t�te !
-Ne l'�coute pas.
lls r�citent la pri�re.
...
Musique orientale.
...
-Mazel tov.
...
-Mazel tov.
-J'ai...
J'ai pris du un an, comme �a, vous �tes tranquilles.
-Hmm... merci.
-Je peux la prendre un peu ?
-Euh, ouais...
-Attention, quand m�me...
Merci.
C'est dingue, comme elle te ressemble, hein ?
C'est ton portrait crach�.
Hein ?
-Eddie !
Tu te souviens de ce que tu m'avais dit au hammam ?
Que si on s'aimait, rien ne devrait �tre plus fort...
Tu te souviens ?
Rien n'est plus fort.
Cris et youyous.
...
-Mazel tov, mon fr�re ! -Je le savais !
...
-Je l'avais dit ! -Tu as mis le temps !
...
Sous-titrage FRANCE 2 T�l�texte.
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