All language subtitles for Horses.Of.God.2012.ARABIC.ENSUBBED.720p.WEBRip.x264.AAC-[YTS.MX]

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Original subtitles

Tu dors ?

Pas encore, pourquoi ?

À ton avis... - Quoi ?

Elle pensera quoi, Ghislaine, quand elle saura que je suis mort en martyr ?

C'est-à-dire ?

Elle sera triste ? Heureuse ? Comment elle prendra ça ?

ll y en a plein au paradis.

Des Ghislaine par centaines, par milliers...

Marquez-les !

Couvrez le terrain, les gars !

Fouad ! Putain, les laissez pas tirer !

Faites gaffe !

Les gars, il est tout seul !

But ! - C'est pas but !

Si t'es pas un pédé, dis-le qu'elle est rentrée !

C'est but, je te dis !

C'est qui le pédé maintenant ?

Retouche à mon frère et je t'envoie à l'hosto, pigé ?

Dégage !

Courez, vous !

Le prochain qui s'approche, je lui coupe les tendons !

Magnez-vous !

Ils vont nous faire la peau !

Plus vite, les gars !

Allez, putain !

Foncez !

Allez vous faire enculer !

Frotte-toi bien les mains, petit con.

Qu'est-ce que tu regardes ?

C'est pas trop tôt !

Ça va, père ?

Salut, Saïd. - C'est quoi cette odeur ?

Vous êtes allés dans les ordures ?

Tu l'as encore emmené jouer dans cette saleté ? Sales mômes !

Najat, ferme-la !

Mêle-toi de tes oignons ! - Tu nous casses les oreilles !

Et toi, tu vas arrêter tes bêtises ?

C'est pas... - Arrête de mentir !

Allez, asseyez-vous.

Je me fais toujours engueuler à cause de toi.

Maman, y a quoi à diner ?

On est six femmes de ménage.

Je suis trop âgée. Le patron ne me veut plus que deux fois par semaine.

On a qu'à te trouver une autre usine.

Impossible, avec toutes ces jeunes qui cherchent.

ll fait quoi Karim, au Sahara ?

Ils disent rien aux infos.

ll se passe rien là-bas. Ton frère va bientôt revenir.

Je veux qu'il revienne maintenant. Pourquoi il revient pas ?

Mange et tais-toi. - À vos ordres, monsieur.

Oui, monsieur !

Tout de suite, monsieur !

Yachine !

Tu vas rien trouver de ce côté.

Si tu veux m'aider, regarde dans ce tas.

Nabil le pédé ! Le fils de Tamou, la pute !

C'est toi le pédé !

Barrez-vous, enculés !

Ta gueule, merdeux ! Tu te caches derrière ton mec.

Viens que je t'encule !

Dégagez, sales batârds !

Si je vous revois ici, je vous explose la tête !

Regarde Hamid, j'ai trouvé une pièce de moteur.

C'est bon, arrêtez.

Les camions ont été dépouillés avant d'arriver.

Viens ici, toi.

Arrête de le suivre partout comme un macaque.

Amène cette pièce à Ba' Moussa, qu'il te file 10 dirhams. Pigé ?

Te fais pas entuber.

Te fie pas à sa barbe, c'est un enfoiré.

T'inquiète. - Fais gaffe. Allez.

Eh l'empaffé, tu te fous de moi ?

Tu vas passer ta vie sur ce moteur ?

Qu'est ce que vous voulez ?

Mon frère Hamid en veut 10 dh.

Dites-moi d'abord... Qui baise l'autre ?

C'est quoi cette merde ?

Mon frère Hamid a dit : ''10 dh, sinon tu la rends.''

Qu'il aille se faire foutre, ton frère Hamid.

Dégage ou je te mets une raclée, p'tit con.

Et toi, passe le bonjour à ta mère.

Dis-lui que je lui garde une belle pièce.

Quoi ?

Mon frère Hamid veut 10 dh ou rien.

Ton frère Hamid ?

Casse-toi !

Je vais le dire à mon frère. - Je vous emmerde, toi et ton frère !

ll se prend pour qui ? Tarzan ?

Sales gosses !

Et vous, magnez-vous le cul !

Arrête de déconner, sois un homme.

T'inquiète, Real. Tu seras pas déçu.

Dégage.

Madani !

Un café.

Ba' Moussa m'a filé 2 dh au lieu de 10.

Et en plus il a gardé la pièce.

Demande à Nabil. - J'ai pas le temps.

J'ai fait ce que t'as dit, demande à Nabil.

C'est bon, j'ai pigé. - J'ai fait tout ce que tu m'as dit.

J'ai pigé, je te dis. Je suis occupé.

Rentre à la maison. J'ai une course à faire pour Real.

Je peux venir avec toi ?

Hamid !

C'est moi, le grand Lev Yachine !

Et celle-là ?

ll s'appelle Lev Yachine. C'est un Russe.

Tu sais ce que c'est un Russe ?

Je l'ai toujours sur moi.

Tu me l'as jamais montrée.

C'est le meilleur gardien de but de tous les temps.

Tu vas devenir comme lui. - Vous avez pas vu Fouad ?

Ghislaine, tu vas bien ?

Je cherche mon frère.

T'inquiète pas.

Ma copine va bientôt rentrer des États-Unis.

ll va te donner la pire raclée de ta vie.

Tu le supplieras d'arrêter.

Je vais aller voir.

Avance.

ll est pas là, allez-y.

Tiens-toi debout.

Merci, Yachine.

Ils perdent contre l'Arabie Saoudite.

Le Maroc a plus été humilié comme ça depuis sa débâcle en '79 contre l'Algérie.

Écoute.

Saïd, tais-toi.

Merci, mon Dieu. Où tu étais passé ?

Tu veux me rendre folle ? Tu veux me tuer ?

Pourquoi tu cries ? J'étais avec mes copains.

Tes copains, c'est des clochards et des criminels !

Tu passes tes journées avec eux ! Tu as vu l'heure qu'il est ?

Ton petit frère vient à peine de rentrer.

T'étais où ?

Tu sais que Younès, le fils de Khadija, s'est fait agresser hier ?

Je sais. - Pourquoi tu rentres si tard ?

Personne peut me toucher ici.

Et t'es qui, toi ?

Trop classe, les pompes ! - Elles te plaisent, maman ?

Et ça, ça te plait ?

Du parfum. Je suis heureuse de t'avoir, mon fils.

J'ai un homme à mes côtés.

Va manger.

Prends-ça pour nous acheter de la viande demain.

Je t'ai pas oubliée, maman.

Dieu te bénisse.

Tu penses encore à Ba' Moussa ?

Je suis con de l'avoir laissé se foutre de moi.

Ba' Moussa est trop grand pour toi.

Je peux les essayer ?

Elles aussi, elles sont trop grandes pour toi.

Père, tu sens pas une bonne odeur par ici ?

Hamid, n'exagère pas.

Tous ceux du premier rang viennent de la médina.

Du quartier où j'ai grandi.

Et ce basané ?

C'est le garde du corps d'un cheikh aux Émirats.

Qu'est-ce qu'il fout là ? - C'est le cousin du marié.

Si ça se trouve, il a un flingue sous sa veste.

ll a passé cinq ans en Allemagne.

C'est là-bas qu'il a appris le métier.

ll est parti fauché et regarde-le.

Ton père t'appelle.

Alors Nabil, tu danses pas ?

Où est ta mère ? Elle devrait déjà être là.

Tout le monde l'attend.

J'en sais rien. - Va la chercher.

Et toi, arrête de le suivre comme un singe.

C'est bon. Laisse-le partir avec son pote.

Vas-y.

Et ramenez-nous notre Tamou.

Enculé de flic.

Tu crois qu'il l'emmène au mariage ?

Où tu veux qu'il l'emmène ?

Un jour, j'aurai sa peau.

Regarde le garde du corps, comment il bouge son cul.

Le cheikh pour qui il bosse doit aimer ça.

Qu'est ce qu'il avait le commissaire ? - Pitbull, on s'en tape.

Les gars, j'ai trouvé ça.

On va la boire chez moi ? Ma mère est occupée.

T'entends ? On va faire la fête sur le lit de Tamou.

Allez-y, moi je suis bien ici.

On y va. Quel gland, celui-là.

Bouge pas, toi !

C'est bon, lève-toi.

Félicitations aux mariés !

Au revoir et à bientôt !

Notre roi Hassan II est mort aujourd'hui à I'hôpital Ibnou Sina de Rabat.

Dieu ait son âme !

Je reviens.

N'ouvrez à personne !

Et maintenant, Ie discours de notre nouveau Roi, Mohamed VI.

Hamid !

Hamid ! Viens là.

Où est ton frère ? - Qu'est ce qui se passe ?

Tu me demandes ce qui se passe ?

Où est ton frère ? - ll a un match.

Va le chercher et rentrez à la maison !

Couvrez bien le terrain !

Marquez-le !

Fouad, le laisse pas tirer !

Yachine !

Nabil !

Nabil, fais gaffe !

Hé, doucement !

Tu te calmes !

C'est quoi ton problème, fils de pute ?

Barrez-vous !

Dégagez !

Magnez-vous !

ll a failli me péter l'oeil, ce chien !

Attendez-moi ! - Khalil, tu fais chier.

Les gars, vous savez que le roi est m... - On sait !

Magnez-vous !

Yachine, ton café.

Merci, Madani.

Une nouvelle carte postale ? - Arrivée ce matin d'Italie.

Tu sais qui l'a envoyée ? - Qui ?

Adnane et Omar, de Milan. Tu te souviens d'eux ?

Ils sont arrivés jusqu'en Italie ? - Oui.

Pourquoi tu me racontes ça ?

T'as entendu ? Adnane et Omar sont en Italie.

Où ils ont trouvé le blé ?

Ils ont dû buter quelqu'un.

Si j'avais signé avec un club, j'aurais la belle vie.

Tu te souviens d'Azeddine ? S'il avait arrêté de boire, ce serait la star du Raja.

Pour toi, c'est pas trop tard. - Tu délires.

Pas trop tard, mon cul.

T'as quelque chose à fumer ? - Que dalle.

T'as jamais rien.

Viens, on se casse.

Allez !

Les fils de putes, en Italie !

Et le café ? - Demain.

C'est ça, prends-moi pour un con !

Fouad !

ll est pas là. - Tu vas bien, Ghislaine ?

Ça va. - ll est où ?

Je sais pas. - On te voit plus.

Je vais au centre pour apprendre la couture.

C'est bien. Et ta grand-mère ? - Elle va bien.

Ghislaine, viens m'aider !

Je dois y aller.

Fouad n'est pas là.

Viens, on se casse.

T'es pas con, tu savais que Fouad était pas là.

N'importe quoi.

Me prends pas pour un con.

Mi Lalla a sûrement un plan pour elle. Et pas avec un paumé comme moi.

Ses pompes brillaient comme un miroir.

Et il m'a filé un billet de 20 dh tout neuf.

S'ils étaient tous comme lui, je serais plus là

à me taper vos gueules de nazes.

C'est ton père le naze. - Sérieusement, les gars...

J'ai deux potes qui louent dans la médina.

Ils vivent comme des rois.

Lâche-nous avec ta médina.

T'es con.

C'est la vraie vie là-bas.

Tu trouves tout ce que tu veux dans la médina.

Même leur shit, il est top.

Tu veux du taf ? Le port est à deux pas.

Pas comme ces enculés qui construisent une usine à côté de chez nous

et ramènent des ouvriers d'ailleurs. Comme si on avait la lèpre !

Moi je bosse pas à l'usine.

Si tu veux gagner du fric, bosse avec ton frère.

ll veut pas. - ll fait bosser Amine et pas toi ?

ll dit que je dois vendre des oranges. - Des oranges !

Des oranges ?

ll se fout de ta gueule.

C'est du bon.

Tu m'en rajoutes un peu ?

Les flics !

Chopez celui qui se barre !

Rajoute. - C'est comme d'hab.

Les tarifs ont augmenté. - C'est tout ce que j'ai.

Avance !

Lâche-moi !

Magne-toi.

Allez, dégage !

Magne-toi, on est à la bourre.

J'ai mal à la tête, j'ai mal dormi.

Pourquoi ?

J'en ai marre de ce boulot.

Tu veux plus vendre d'oranges ? Tu veux devenir avocat ?

Je veux bosser avec toi. Pourquoi Amine et pas moi ?

ll a quoi de plus que moi ?

Réponds-moi.

Je t'ai déjà répondu. C'est pas pour toi.

Si ça foire un jour, faut pas qu'on plonge tous les deux.

Qui va s'occuper de la maison ?

Et notre mère ?

T'as pensé à elle ?

Va bosser, maintenant.

Tu veux toujours pas te ranger, Tamou ?

Quand j'ai faim, vous pensez à moi ? - Un jour on va te lapider.

C'est vous qui me faites bouffer ?

On te lapidera à mort. - Lâchez-moi !

On veut plus de toi ici. - C'est vous qui allez nourrir mon fils ?

Occupez-vous de vos affaires ! C'est mon gagne-pain !

Moi aussi, je crains Dieu.

C'est ça, pétasse, casse-toi !

Pas mal, Yachine !

Khalil, une tête !

Pourquoi vous speedez comme ça ? - Pitbull remballe ses affaires !

Maintenant ? - Ouais, maintenant !

Magne-toi, Nabil !

Pitbull, muté ! C'est bon pour nous, ça.

L'enfoiré, il va me manquer !

Muté ? Regardez comment je vais vous le muter, moi.

Fils de pute !

Lance, si t'as des couilles ! T'es une gonzesse ?

ll a pas les couilles ! - Si je le fais, t'enlèves ton froc ?

Vas-y, pour voir. - T'enlèves ton froc ?

Fais-le ou ferme-la ! - Regardez bien, bande de nazes.

Alors, j'ai des couilles ? - Ils vont te les rôtir si tu restes là !

Revenez, on les connait !

Montez !

Pitbull ! Pitbull !

C'est moi qui régale, les gars !

Tournée générale !

Lui ou un autre, c'est pareil.

Le problème c'est quand y aura plus de commissariat ici.

Et qu'ils vont nous laisser avec ces voyous.

Pitbull !

Adios !

ll va te faire la peau s'il te chope.

Répète ? - Tu lui a envoyé dans la gueule.

Dans la gueule, et alors ?

Et toi...

T'aurais fait dans ton froc, petit pisseux.

Quoi ?

Pissé dans mon froc ?

Je vais t'exploser, enculé !

Hamid, calme-toi !

C'est bon, Madani.

On s'amuse.

T'appelles ça s'amuser ?

Prends une gorgée.

À la santé de Pitbull !

Hamid, sors prendre l'air.

Madani, lâche-moi !

Vous devriez me dire merci !

De lui avoir éclaté la gueule !

Assieds-toi. - Lâche-moi !

Police ! Ouvrez !

Qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce qu'il a fait ?

ll n'a rien fait !

Lâchez-moi !

Lâchez mon fils, il n'a rien fait ! Mon fils !

Maman ! - Lâche-moi, toi !

ll a rien fait, mon fils !

Mon fils !

Hamid !

C'est pas le prix que tu faisais à mon frère.

Je peux pas te faire moins cher.

Pourquoi avec lui tu pouvais ? À ce prix, je m'en sors pas.

Je ne peux pas.

Tu veux pas, c'est pas pareil.

C'est comme ça. À prendre ou à laisser.

Décide-toi, mes clients attendent.

Tiens. Tu veux me ruiner.

C'est ma place.

Aziz m'a dit de me mettre là.

C'est ma place depuis toujours.

Me prends pas la tête, vois-ça avec Aziz.

Les affaires vont bien ? - On se plaint pas.

Gamin !

Pour qui tu bosses maintenant ?

Pour mon frère.

Lequel ? Le fou ou le soldat du Sahara ?

Ah oui, celui qui est en taule.

C'est ma place. - Si tu la veux, tu bosses pour moi.

Sinon je te garantis rien.

Je bosse pour personne. - Pour personne ?

Tu te prends pour un dur ? On va voir ça.

Qu'est-ce qui se passe ?

Réponds-moi. - Rien.

Dis-moi ce que tu as. - Je pense à ton frère.

Cette maison n'est plus la même depuis son départ.

J'ai peur pour lui, je n'ai aucune nouvelle.

Et je n'ai même pas de quoi lui rendre visite.

T'inquiète pas pour lui, il s'en sortira.

Comment tu peux en être sûr ?

Lui au moins, il ramenait de l'argent.

Moi aussi, bientôt, je pourrai t'aider.

Tu te marres, abruti ?

Père, ça va ?

Tu vois pas qu'il étouffe ? Amène-lui un verre d'eau.

Un verre d'eau ! - J'en peux plus !

Aziz rôde par ici. S'il te chope dans cet état, il te casse la gueule.

Qu'il aille se faire foutre, lui et ses oranges !

Viens bosser avec moi au chantier.

Paye-moi cette orange !

Moi, je paye qu'avec du cirage.

Si tu veux, je te cire le cul avec de la crème.

Essaye, pour voir !

On bouge ? - Je bouge nulle part.

C'est tout ?

Tu veux me rouler, connard ?

C'est tout ce que j'ai gagné, je te jure.

Espèce de mécréant, tu jures en plus ?

T'es qu'un bon à rien.

Tu fais fuir les clients.

Toujours drogué.

Je suis pas un drogué.

C'est moi qui suis con de t'avoir fait bosser ici.

Tire-toi.

Va te laver, tu pues !

Allez, bouge !

Qu'est-ce que t'as à me mater comme ça ?

Je veux plus bosser pour toi.

Répète voir ? - Mets-le toi au cul, ton boulot !

Fils de pute, je vais te buter !

Lâche-moi !

Je vais lui niquer sa mère à cet enculé !

Je vais t'apprendre à payer comme les autres !

Lâche-moi !

Viens, si t'es un homme !

Je vais te buter, connard !

Me touche pas !

Dégage de là.

Vas-y, tire. - Dis-lui de dégager.

Le match va commencer.

Un tir et je m'en vais. - Dégage !

Toi le black, la ramène pas !

Je bouge pas si tu tires pas.

Tire-toi, on t'a dit !

Tu sais à qui tu parles ?

À Lev Yachine !

Rien à foutre, même si t'es Maradona !

ll l'a frappé, le con !

Laissez-le !

Toujours à te battre. - Pas la peine.

Tête de mule !

Ils l'ont tabassé à trois.

C'est pas tes oignons.

C'est de pire en pire. On voit plus rien.

Je vais te trouver quelqu'un. Je fais ce que je peux.

Oui, c'est ça.

Arrête de crier, tu me déconcentres !

Toujours rien !

Tarek, tu m'entends ? C'est pire, comme ça !

Dans l'autre sens !

Y a plus rien !

Tu entends ?

Tarek ?

Au revoir. - Prends soin de toi.

Tiens, Nabil.

J'ai parlé avec Ba' Moussa.

Tu commences chez lui demain.

Fais attention à ce travail, c'est tout ce que tu as.

J'aime pas ce type. - Pense uniquement au travail.

Tu crois que je l'aime, moi ?

Que Dieu t'aide, ma fille. - Merci.

C'est toi, Tamou ? - Oui.

Regarde-moi, mon fils.

Tu ne m'oublieras pas ?

Ne m'oublie pas. Je suis ta mère.

Viens me voir de temps en temps.

Voilà l'adresse.

Je t'attendrai.

Tu viendras ?

Au revoir, mon amour. - Au revoir.

Prends soin de toi.

T'as de la chance, une maison pour toi tout seul.

Ta mère a bien bossé, la pauvre.

Khalil, lâche-moi. - T'énerve pas.

Je vous ai dit ce qui est arrivé à mon pote Adil de la médina ?

Son père était boulanger.

ll est parti en Espagne et s'est trouvé un vieux

qui lui a tout payé, même ses papiers.

Maintenant, ils vivent ensemble. - Tu pourrais le faire, toi ?

Tu m'as bien regardé ?

Nabil, lui, il pourrait.

ll a la peau douce, à croquer.

C'est toi qui parles toujours de partir.

Ça vous dit rien de mettre les voiles ?

Là-bas, au moins, t'as des droits.

Même si tu bosses pas, t'es payé.

Si je voulais partir, je serais parti avec ma mère.

Ta mère ? Elle fait que changer de bidonville.

C'est le rouge à lèvres de Tamou ? - Sa maman chérie.

Déconne pas, pose-le.

Laisse-le, on rigole.

T'es bouché ou quoi ?

Vous faites chier !

Barrez-vous !

T'as vu, on dirait une gonzesse.

Tiens, le rouge de ta mère.

ll nous chasse de sa villa, l'enfoiré !

Tu passes tes journées à rien foutre !

Allez, casse-toi !

Noureddine ? Qu'est-ce qui se passe ?

Quel malade celui-là !

Ba' Moussa, qu'est-ce qu'il a, Noureddine ?

ll est parti. Va bosser !

ll reviendra plus ?

Pourquoi tu demandes ?

Mon ami Yachine pourrait prendre sa place. ll te plaira.

Son frère est toujours en taule ? - Oui.

ll en a pris pour combien ? - 2 ans.

ll est bon en mécanique ?

Non, mais c'est un bosseur, tu verras.

Tu peux le prendre à l'essai ? - C'est bon.

Le travail lui fait pas peur. - C'est bon, j'ai dit !

Tu le laisses bosser seul sur la mobylette ?

ll a vite appris. Tu verras, elle va démarrer.

Et s'il y arrive pas,

qu'est-ce que j'y gagne ? - C'est moi qui la réparerai.

Tu veux me rouler, petit malin.

Trop fort !

Laisse-nous faire un tour. - Allez-y.

Allez, roule !

Madani !

On va à l'école de broderie de Ghislaine.

Ghislaine ? Elle est toujours dans ta tête ?

Elle en est jamais sortie.

Pour mon pote j'irais au bout du monde !

Je viens voir une fille. - Personne n'entre.

Juste deux mots.

Si tu veux lui parler, attends 1 7 h.

C'est comme son frère, va pas t'imaginer des choses.

J'imagine rien. Frère ou pas, personne n'entre.

Tu te prends pour qui ? On dirait que tu gardes une banque.

On se casse.

Saloperie de gardien, quel vieux con !

ll se prend pour un flic.

Accélère !

Je la verrai, qu'il le veuille ou non.

Fouad, espèce de chien. T'as peur pour ta soeur ?

Fouad, ça va ? - Yachine, qu'est-ce que tu fous là ?

Une course pour Ba' Moussa.

Ghislaine, ça va ? - Ça va.

Quel genre de course ?

C'est vrai que vous apprenez la couture ?

Ba' Moussa t'envoie faire une course avec ces fringues ?

Ça te pose un problème ?

J'ai appris beaucoup de choses.

Elle a plein de clients, ils veulent bosser qu'avec elle.

C'est vrai, j'ai beaucoup de travail. - Ça fait plaisir.

Notre grand-mère veut lui trouver un mari. - Qu'est-ce que tu racontes ?

Ne le crois pas, il délire. - Tu plaisantes ?

J'en ai l'air ? ll faut quelqu'un pour nous sortir de ce taudis.

Pourquoi tu crois que je l'accompagne ?

Pour qu'aucun pouilleux ne souille son honneur.

Elle a raison.

Ne le crois pas, il dit n'importe quoi.

Au contraire, il veut ton bien. Et ta grand-mère aussi.

Salut. Avance, toi.

Salut.

Les Russes bombardent Grozny !

Tais-toi, Saïd !

Tu n'as pas ouvert le parfum que je t'ai amené.

Mère, tu n'as... - Je vais l'ouvrir.

D'après nos premières informations,

un commando armé aurait détourné un avion de ligne

vers une des deux tours jumelles de New York.

Un deuxième avion vient de percuter I'autre tour.

Ils les ont eus !

Plus de 3000 personnes travaillent dans cette tour.

Le soutien à Al Qaida est une obligation religieuse !

Fatwa du Cheikh Abou Oubaida le Marocain !

Deux hommes d'origine Sikh ont été tués hier

dans l'État de Californie, aux États-Unis.

D'après les enquêteurs, iI s'agirait de crimes racistes.

Les assassins pensaient que les victimes étaient musulmanes.

Yachine !

Ton frère est revenu !

ll est prés du café.

Vas-y !

Et le travail ? - Je le finirai plus tard.

Tu bouges pas d'ici.

Allez, c'est bon.

Tu as grandi.

Tu es devenu un homme.

Elle rentre quand ?

D'habitude, elle est là à cette heure-ci.

Tu es pressé ?

Tu sais quoi ? On a la parabole, maintenant.

On capte une tonne de chaines sans en comprendre aucune.

Tu veux regarder ? - ll t'a dit que ça l'intéressait pas.

Ce n'est pas grave.

Sors de chez moi.

Sortez tous ! - Calme-toi, père.

Qu'est-ce que vous me voulez ?

Non, monsieur.

D'accord, monsieur.

Tu es qui, toi ? Qu'est-ce que vous me voulez ?

C'est qui, celui-là ?

Mon fils...

Je te remercie, mon Dieu.

Tu m'as tant manqué, mon Hamid.

Mes félicitations ! - Merci, Najat.

Assieds-toi, mon fils.

Tu veux manger ?

Non merci. Tarek nous a fait du thé.

Tu sais que ton frère travaille chez ce débauché de Ba' Moussa ?

Tu lui as dit ? - Oui.

Je vais lui demander de te trouver du boulot

chez des amis à lui, des mécaniciens.

C'est ça, demande-lui.

C'est pas la peine.

Mes amis m'ont déjà trouvé un travail.

Tu as du travail ? - Oui, dans une droguerie.

Merci, mon Dieu.

Tu as maigri, tu ne mangeais pas en prison ?

Je vais te préparer un bon tajine.

Ton frère a acheté de la viande.

Une autre fois. Ce soir, je dine avec mes amis.

C'est qui, ces amis ?

Tu ne peux vraiment pas diner avec nous ?

Ils m'ont invité après la prière.

Comme tu voudras, mon fils.

Najat ne travaille plus.

Son mari l'a forcée à arrêter.

Pour qu'elle reste à la maison.

C'est ce qu'on raconte en tout cas.

Hamid, toi aussi tu traiteras ta femme comme ça ?

Réponds. Pourquoi tu dis rien ?

Mon fils...

Que Dieu t'illumine, mère.

J'ai quelque chose d'important à te dire.

Dis-moi.

Je vais emménager chez mon ami Noceir.

C'est pas un peu précipité ?

Je dois vraiment partir, mère.

ll fait quoi, ce Noceir ? - C'est un garçon sérieux et cultivé.

Tarek le connait peut-être. ll était gardien de but du bidonville Zriba.

Je le connais pas.

ll a mon âge. ll se souvient très bien de toi.

Je le connais pas, je te dis.

Qu'est-ce que tu as ? - Rien.

On peut se retrouver chez Nabil ce soir.

ll vit seul maintenant.

Fouad et Khalil seront là aussi.

Ça fait longtemps qu'on s'est pas tous réunis.

Je ne peux pas.

Pourquoi tu ne viendrais pas chez Noceir ?

Je peux t'indiquer, c'est facile à trouver.

Pour prier avec vous ?

Si je veux prier, je le fais seul.

Excuse-moi, je suis en retard au travail.

Ton frère est devenu bizarre. ll t'a parlé de la prison ?

Non. - Comment ça, non ?

Non ! T'es sourd ou quoi ?

Bienvenue, mon fils.

Pile à l'heure pour le diner. Merci, mon Dieu.

Je vous ai amené des fruits et légumes. - Merci, mon fils.

Demain, si Dieu le veut, je ramènerai de la viande.

Tu as faim ? Mange.

Merci, mère. J'ai déjà diné.

Père est sorti ? - Que Dieu lui vienne en aide.

Saïd, tu as écouté la cassette que je t'ai donnée ?

J'écoute que les infos. En arabe, en français et en anglais.

Tu veux que je te la rende ?

Écoute-la, tu vas aimer.

Tu sais d'où elle vient ?

De la Mecque.

Hamid, tu sais que Yachine veut faire comme toi ?

ll veut aller vivre chez son ami Nabil.

Quoi ? Rien à voir.

On en parle depuis longtemps. - Du calme.

Pas la peine de se disputer.

Vous ne voulez pas éteindre cette télé ?

Pourquoi tu éteins ? Tu rates jamais un épisode !

Suis ton feuilleton !

Ce n'est pas grave, mère.

Je ne faisais que passer.

Je dois rejoindre mes amis. - Reste un peu avec nous.

Je repasserai. Salue père pour moi.

Reste encore un peu.

Je ne peux pas les faire attendre. Je repasserai.

Au revoir, mon fils. Que Dieu te protège.

Pourquoi tu l'as fait partir ? - C'est ma faute ?

Depuis qu'il est revenu, il nous fuit.

ll est devenu raisonnable et tu n'acceptes pas qu'il ait changé.

Raisonnable ?

ll veut plus nous voir, c'est ça devenir raisonnable ?

On a presque fini.

Un faux contact à la bougie.

Presque fini ?

C'est pour ça que je suis venu.

Regardez-moi cette beauté.

Embrasse-moi.

T'es bourré ou quoi ? - Embrasse-moi, j'te dis !

Fous-lui la paix !

Casse-toi ! - Dégage !

Tu m'as poussé.

Tu te prends pour un dur ?

Alors quoi...

Tu t'y crois ?

Je vais te montrer c'est qui le dur ici !

Fils de pute !

Lâche-moi, espèce de chien !

Je vais m'occuper de ton p'tit cul, fils de pute.

Bouge pas d'ici, t'entends ?

Aide-moi.

Demain, vous irez au garage comme d'habitude.

Attendez qu'un client arrive puis ouvrez.

À la fin de la journée, fermez et partez.

Comme s'il ne s'était rien passé.

Compris ?

ll ne s'est rien passé.

Hamid. Ouvrez.

Je vous avais dit d'aller au garage.

Habillez-vous et suivez-moi. - Où ça ?

Habille-toi.

On va voir les frères qui t'ont sauvé.

Dépêchez-vous.

Entrez.

Vous vous sentez mieux ? - Oui. On peut partir ?

Où ça ? - Au garage, comme tu nous as dit.

Après.

C'est bien que vous soyez venus.

Moi, c'est Zaïd. Lui, c'est Noceir.

On s'est vus hier.

Mais ne pensons plus au passé.

Dieu pardonne les péchés des repentis.

Venez. Abou Zoubeir veut vous parler.

Hamid m'a parlé de ton surnom.

Mais je préfère ton vrai prénom, Tarek.

Je vous en prie.

lci, vous trouverez votre voie en pratiquant la prière.

La prière collective renforcera votre confiance en vous.

Moi aussi j'ai grandi dans ce quartier.

Comme vous, j'ai fait des erreurs de jeunesse. Et je l'ai payé cher.

Mais grâce à la prière

et avec le soutien de vos nouveaux frères,

vous apprendrez le courage.

Aujourd'hui, Hamid est fort.

Vous aussi pouvez devenir forts.

Votre frère Zaïd vous guidera, avec l'aide de Dieu.

Je repasserai payer le patron.

Qu'est-ce tu fous ? Viens, on se tire.

Hamid a dit de rester jusqu'au soir.

Je veux pas rester ici.

Nabil, grouille-toi !

Ta soupe dégueulasse m'a foutu la chiasse.

T'as toujours eu la chiasse. - Jamais avant de te connaitre.

Vous allez diner ?

C'est bien.

Je ne serai pas long.

On ne vous a pas vus à la mosquée.

Demain matin, si Dieu le veut, Hamid viendra vous chercher à 7 h.

J'ai des choses à vous montrer.

Soyez à l'heure. - Quelles choses ?

C'est toi, Khalil ? - Oui c'est moi.

Et toi, Fouad ? - Oui.

Quelles choses ?

Je vais vous apprendre à vous défendre.

Pour que plus personne ne vous embête. - Personne ne m'embête.

Et je dois bosser avec mon père. - Comme tu veux.

Mais si tu peux venir, tu ne le regretteras pas.

Fouad ? - Je viendrai.

Je vous laisse en paix.

Rendez-vous demain à 7 h.

Vous avez entendu ?

Couchez-vous tôt pour vous lever à l'aube.

ll veut qu'on se lève à l'aube. ll est dingue !

Moi j'y vais, en tout cas.

Moi aussi.

C'est ça, apprends à protéger ton p'tit cul.

Ta gueule ! - Arrête, Fouad !

Y'a pas que moi ici.

C'est quoi ce cirque ?

Qu'est-ce tu racontes ? - Arrête de te la jouer.

Tu te crois au cinéma ?

Dans les vraies bastons, ça marche pas ces conneries.

Tu veux continuer à cirer des pompes comme un esclave ?

Et toi, tu fais quoi ?

Restez.

Où vous allez comme ça ?

On doit retourner bosser. - Le programme a changé.

Vous allez rester avec nous.

On va prier et on déjeunera ensemble, avec la volonté de Dieu.

Moi, j'ai pas le temps. Fouad, on y va.

Fouad, tu es le bienvenu.

Tu décides quoi ?

Je reste.

Salut, les gars.

Je vous en prie.

Nous sommes des fidèles et croyons en l'unicité d'Allah.

Nous rejetons les idoles et ne croyons qu'en Allah.

Nous ne sommes attachés ni à une terre, ni à une tribu,

ni même à ce quartier.

Notre loyauté va à Allah,

à son prophète et aux fidèles, où qu'ils se trouvent.

Les juifs, les croisés et les gouvernements apostats

tentent d'affaiblir la nation islamique.

Mais ils échoueront.

Car Allah a promis la victoire aux musulmans

et défaite et châtiment pour les mécréants.

La victoire ira à ceux qui suivront la voie des prophètes

et appliqueront les préceptes du prophète de l'lslam.

Reste avec moi.

Juste ton frère.

Tarek.

Prends place.

Faites une place pour notre frère.

Je me souviens bien de toi.

Tu jouais avec l'équipe des Étoiles.

Je l'ai dit à Hamid.

Moi aussi j'étais gardien de but. Ton style me plaisait bien.

Tu joues encore ?

Non.

Moi non plus.

Mais j'assiste parfois à des matchs.

Tu as toujours cette photo de Lev Yachine ?

Tu l'as gardée ?

Où tu l'as eue ? - Azeddine me l'avait donnée.

Quel Azeddine ? Touhami ?

C'était un ami de notre grand frère Karim.

C'était la star du quartier.

ll serait en équipe nationale s'il avait été discipliné.

Vous avez entendu, mes frères ?

La discipline est la clé de la réussite.

T'es pas sorti ?

J'ai rencontré ta mère. Elle était inquiète.

Je l'ai rassurée mais tu devrais aller la voir.

Et Hamid ?

Je l'ai pas vu.

Personne ne pose plus de questions. La police a arrêté ses recherches.

Tu savais que Ba' Moussa avait un frère ?

C'est lui qui s'occupe du garage. ll va tout vendre.

Zemama assure plus que lui. - L'arbitre déconne, y avait penalty.

Vas-y, Aboucharouane !

Tire, connard.

Tu trouves pas ça bizarre qu'ils t'appellent Tarek ?

Imagine qu'Hamid rapplique.

Et alors ? - Ça va pas lui plaire.

C'est pas ses affaires. - Et s'il le dit à Abou Zoubeir ?

Me casse pas la tête avec ça !

Voilà, t'es content ? - T'es fou ? Passe-moi ce joint.

Vous avez vu comment Zaïd a cassé la planche ?

D'un seul coup, et il a rien senti. Comme ça !

ll doit être ceinture noire.

Au moins ! Même Bruce Lee ferait pas le poids.

Noceir dit qu'il a appris en Belgique.

ll a été en Belgique ? - Putain, t'as niqué le joint.

Fume et tais-toi, tête de chou.

Vas-y !

Ça, c'est un tir !

ll t'a dit quoi Abou Zoubeir quand vous étiez seuls ?

ll parle trop bien.

Je sais ce que tu as fait.

Mais je ne suis pas là pour te juger.

Et puis, ce n'est pas ta faute.

Tu as vécu avec des débauchés et des libertins.

Ce sont eux les criminels, pas toi.

Cela se serait-il produit si tu avais grandi dans une ambiance saine,

avec des fidèles qui craignent la colère d'Allah ?

Je ne crois pas.

Mais aujourd'hui,

tu as la possibilité d'expier tes fautes

et de commencer une vie nouvelle,

comme si rien ne s'était passé.

Récite tes incantations.

Elles te seront utiles pour ton apprentissage.

Glorifie Allah.

Combien, les patates ? - 3 dirhams.

Mets-m'en 2 kilos.

Tu as vu Amine ? - Oui.

Depuis que Real est parti plus personne n'ose vendre du shit.

ll arrive même pas à nous regarder en face.

Que Dieu le guide.

On se voit plus tard. - Si Dieu le veut.

Je n'écoute que les infos, en arabe, français et anglais.

N'écoute plus ces bêtises. Elles te troublent l'esprit.

Viens avec moi à la mosquée, tu te sentiras mieux.

Et arrête de te raser.

Tu te prends pour une femme ?

Saïd, assieds-toi !

Calme-toi.

Ne lui en veux pas. C'est parce qu'il ne vous voit plus.

Je suis fière de toi, tu as pris la même voie que ton frère.

Ce n'est pas la voie de mon frère.

C'est celle des vrais musulmans qui ne craignent qu'Allah.

Tu as raison.

Mais pourquoi vous ne venez plus nous voir ?

Même plus pour le couscous du vendredi.

Nous Te remercions, Allah, pour cette nourriture.

Quel délice.

Qui a cuisiné ?

Notre frère Nabil.

Un vrai cuisinier.

Et un vrai homme.

J'ai décidé d'emménager chez Nabil et Tarek.

C'est bien.

La vie en groupe est très importante.

Nos frères doivent apprendre à vivre en communauté.

Le problème, c'est ma soeur et ma grand-mère.

Elles vont rester seules.

Ma grand-mère est malade. - Qu'Allah la guérisse.

Ne t'inquiète pas.

On a une soeur médecin.

Elle passera lui rendre visite.

Qu'Allah vous gratifie. - La solidarité est un devoir.

Pourquoi sommes-nous frères ?

Pour nous entraider.

Et aider nos familles en cas de besoin.

Abou Zoubeir a l'oeil sur vous.

ll sait que vous êtes en début d'apprentissage.

Et, grâce à Dieu, vous êtes sur le droit chemin.

Dépêche-toi.

Je fais mes ablutions et j'arrive.

Attends.

Seulement toi.

Tu t'approches trop d'Abou Zoubeir. - Quoi ?

Tous les frères l'ont remarqué. - C'est l'émir, c'est normal.

C'est notre émir à tous.

Dorénavant tu t'assieds et tu écoutes comme tout le monde.

Compris ?

C'est pas ma faute si Abou Zoubeir ne s'occupe pas de toi.

Excuse-moi, je dois me laver.

Arrêtez !

Saluez-vous.

Saluez-vous !

Allez vous rhabiller !

Nabil, Tarek et Fouad.

J'ai une bonne nouvelle pour vous.

Vous allez travailler avec nous.

J'ai parlé à Abou Zoubeir et il a donné son accord.

Ne te fâche pas et tu auras le paradis.

Les ennemis d'Allah ont déclaré la guerre à l'lslam

et aux musulmans.

Ils parlent de paix et de justice dans le monde.

La vérité est que les mécréants et leurs vassaux d'apostats

veulent duper la nation islamique, anéantir l'appel de l'lslam.

les rusent mais Allah triomphera car Sa ruse est imparable.

Nos frères et soeurs sont persécutés en Bosnie, en Palestine,

en Irak, en Tchétchénie,

au Cachemire, en Afghanistan... Nos enfants sont égorgés !

Jusqu'à quand accepterons-nous ces indignations ?

Jusqu'à quand ?

Allah est notre seul recours !

Allah est notre seul recours !

Tu vas bien, Ghislaine ? - Oui, grâce à Dieu.

Tu vas toujours à l'école de broderie ?

Non, je travaille à domicile.

Et je vends.

C'est bien.

Ghislaine, tu fais quoi ? Viens nous aider.

J'arrive.

Je vous ai vus prés de la mosquée. Vous vendiez des cassettes ?

Tu nous as vus ? Tu aurais dû venir.

Je ne voulais pas vous déranger. - Au contraire.

Ghislaine !

Quoi ?

Qu'Allah les récompense.

Depuis que grand-mère est malade, ils nous envoient à manger.

Vous savez qu'un cousin de Rabat a demandé la main de Ghislaine ?

C'est un frère lui aussi.

ll vend des ordinateurs

et il a son appartement.

Grâce à Dieu.

Combattons la corruption et la dépravation dans ce pays !

Fuyez ! Les policiers apostats !

Dieu est grand !

Ils vous ont frappés vous aussi ?

Non, ça va.

Dieu soit loué.

Qui craint Allah n'a pas peur des hommes.

Tu as raison.

Hier, vos frères ont corrigé un ivrogne,

un apostat qui insultait la majesté d'Allah.

Les policiers apostats ont arrêté quelques frères.

Mais nous sommes sur la bonne voie. Ce sont eux les dépravés.

Le pouvoir est au service des ennemis d'Allah.

Nous ne le laisserons pas nous interdire

d'encourager la vertu et de combattre le vice.

Et ceux qui ont été arrêtés ? - La plupart ont été relâchés.

Nous sommes plus forts qu'eux et ils le savent.

La mort ne nous fait pas peur.

Nous ne craignons qu'Allah le Tout-Puissant.

Ils savent que nous aimons la mort comme eux aiment la vie.

Ils sont terrorisés par notre mouvement

qui ne cesse de grandir.

Et vous, mes enfants, faites partie de cette vague.

Avec l'aide de Dieu, ils ne peuvent vous atteindre.

Regardez votre frère.

Même éprouvé, il préfère le cacher.

C'est l'apanage des grands guerriers, ceux qu'Allah porte en son estime.

C'est cet état d'esprit qui permet une meilleure préparation au martyre.

Vous avez ces qualités, et Dieu est avec vous.

Que veux-tu ? - Je veux parler à Nabil.

Pourquoi ? - Je dois te dire quelque chose.

Parle ! - À toi tout seul.

Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? - Elle veut te voir.

Dis-lui de quitter le quartier tout de suite. Tu as compris ?

Dis-lui que si je veux la voir, je saurai où la trouver.

ll est pas licite, quel que soit son contenu.

Tu as raison, il ne faut pas l'ouvrir.

Demandons à Zaïd. - Oui, demandons-lui.

Un jour, je l'ai entendu dire : ''L'argent de l'adultère est illicite''.

Que peut-il bien contenir ?

Peu importe. ll est pas halal, c'est tout.

C'est qui ?

Sachez, enfants de l'lslam,

que le complot impérialo-sioniste est en train de gagner notre pays

pour détruire les derniers vestiges de notre civilisation islamique.

Et pour combattre tout musulman

qui refuse d'abdiquer face à ce complot diabolique.

Voyez comment ils ont décimé l'État islamique en Afghanistan.

Vous suivez sûrement, à travers les médias, leurs préparatifs d'invasion

de Bagdad, en Mésopotamie, berceau du Califat islamique.

Quant à notre chère patrie, le Maroc,

les moudjahidines y sont persécutés,

torturés dans les prisons,

sans que personne ne réagisse.

Avons-nous à ce point perdu la foi ?

Où est donc passé notre amour pour l'lslam ?

N'est-il pas temps d'infliger une bonne leçon à ces traitres ?

Allah dit : ''Oh, vous croyants,

combattez les mécréants qui vous entourent

et qu'ils sentent en vous de la dureté''.

Et le Prophète, que le salut d'Allah soit sur Lui...

...dit : '' Si vous abandonnez le Djihad,

Allah vous plongera dans l'indignité jusqu'à ce que vous repreniez le combat ''.

Prenez garde, enfants de l'lslam,

de ne point devenir comme ceux-là

qui s'accrochent à la vie ici-bas et craignent de rejoindre l'au-delà en martyrs.

Alors volez, chevaux de Dieu, et les portes du paradis s'ouvriront à vous.

Qu'Allah nous accepte en martyrs

et nous ouvre les portes du paradis.

Amen. - Amen.

Je prie Allah de vous faire triompher

sans fléchir.

Cette nuit n'est pas une nuit comme les autres.

Je vous annonce une grande nouvelle.

Grâce à Allah, vous avez été choisis

parmi un grand nombre de nos frères

pour rendre sa fierté à la nation de l'lslam

et pour mourir en martyrs.

Vous êtes les espoirs de l'lslam sur cette terre.

Et, si Dieu le veut, les portes du paradis vous seront grandes ouvertes.

Je suis heureux pour vous.

Allah est grand !

Allah nous fera triompher !

Allah est grand !

Allah nous fera triompher !

Les chevaux de Dieu portent la vertu

jusqu'au jour de la résurrection.

Que le Salut d'Allah soit sur vous.

ll ne nous a pas dit comment cet homme s'appelait.

Vous avez vu comment Abou Zoubeir était devant lui ?

Moi aussi, ça m'a étonné.

C'est lui qui nous a choisis ?

Abou Zoubeir a dû lui parler de nous et il a obtenu son accord.

Tu peux sortir avec moi ?

Pourquoi ? - Je veux te parler.

Quoi ?

Tu vas y aller ?

Tu vas vraiment le faire ?

Tu as pensé à notre mère ?

Elle ne s'en remettra jamais.

Ils nous ont choisis.

Choisis ?

Tu n'as pas entendu Abou Zoubeir ?

On a été choisis pour le martyre.

Tu as peur ? - C'est pas le sujet.

Je te parle de notre mère. - Et moi, je te parle de martyre.

J'ai pas peur, moi.

Pas peur ?

Regarde comme tu trembles.

Si tu as peur, reste avec notre mère.

Moi, je ne crains qu'Allah.

T'as compris ?

Le 9 mai, si Dieu le veut,

dans quelques jours seulement,

vous deviendrez les héros de cette nation

et serez accueillis au paradis,

en compagnie des martyrs qui se sont sacrifiés pour notre nation.

En ce moment, ils se prélassent dans les délices des jardins d'Eden.

Mais pour atteindre cet honneur,

il faudra être sur vos gardes.

Dans les temps qui viennent, soyez vigilants

et respectez les mesures de sécurité.

Ne sortez pas du quartier, évitez les discussions en public,

évitez de parler aux inconnus.

Vous pouvez rendre visite à vos proches,

mais sans vous attarder.

Ne vous en faites pas pour l'avenir de vos familles.

Vos frères s'occuperont d'elles.

Tu pourrais les retirer quand tes frères sont là.

Tu entends ?

Enlève ces écouteurs !

On doit partir.

Restez un peu, ça fait longtemps que je ne vous ai pas vus ensemble.

On doit y aller.

Attendez au moins que votre père rentre.

ll rentrera sûrement tard. Ou pas du tout.

J'allais oublier, si vous passez prés d'une pharmacie,

achetez-moi deux boites de médicaments.

Comme celle-ci.

Voici l'ordonnance.

Qu'est-ce que vous avez ?

D'accord, mère.

Ne me faites pas attendre, j'en ai besoin.

Qu'Allah te bénisse, mon fils.

Au revoir.

Que Dieu te garde.

Au revoir, mère. - Que Dieu te bénisse, mon fils.

Que Dieu vous préserve !

Prenez garde à vous.

Comment je saurai ?

D'accord.

Si Dieu le veut.

On attend les directives.

Zaïd.

L'opération a été reportée à une date prochaine.

Zaïd vous expliquera. Je dois partir.

À bientôt, si Dieu le veut.

L'opération doit avoir lieu dans les meilleures conditions.

Demain, on prend la route à l'aube.

Nous devons bien nous préparer pour le martyre.

Qu'Allah nous donne la force.

Nous te remercions, Allah, et à Toi nous retournons.

C'est la première fois que je vais en ville.

Elle est grande !

Dieu seul est grand.

Regardez !

Regardez ces villas.

Ces bonnes, ces chauffeurs, ce luxe qui vient d'Europe.

D'où leur viendrait cette richesse s'ils ne volaient pas le peuple ?

Ils exploitent ta sueur, la vôtre et la mienne.

Mais ils brûleront en enfer, avec toute leur fortune amassée ici-bas.

Et c'est à nous que les portes du paradis s'ouvriront.

SeIon Ie protocole royal, Sa Majesté Ie Roi Mohammed VI

a décidé de prénommer Ie futur prince héritier MouIay Hassan,

en hommage à son père, feu Ie Roi Hassan II.

Le Royaume s'apprête à célébrer cette naissance dans Ia joie.

Partout dans Ia capitale, des festivités importantes ont été organisées...

Vous avez vu ces arbres !

Quelle nature !

Venez voir, mes frères.

Hamid, viens m'aider.

Tu as abandonné famille et argent

et tu es parti faire Ie tour de Ia terre

Tes paroles et tes actes envers AIIah ont été sincères

Ton coeur ne s'attache pas à Ia vie, ne lui accorde aucune importance

Tu es comme Abu Dujana, héros charismatique des grandes batailles...

L'hiver, c'est couvert de neige ici.

Tout devient blanc.

On ne distingue plus la terre des cieux.

Allah est unique.

Ces splendeurs sur terre ne sont rien à côté de celles de l'au-delà

qui regorge de merveilles

que vous n'avez jamais vues

ni entendues.

Si Dieu le veut, l'opération aura lieu

le vendredi 16 mai.

Hamid, ça va ?

C'est rien.

J'ai juste bu un peu trop de café.

Qu'Allah nous accompagne.

Tu dors ?

Pas encore, pourquoi ?

À ton avis...

Quoi ?

Elle pensera quoi, Ghislaine, quand elle saura que je suis mort en martyr ?

C'est-à-dire ?

Elle sera triste ? Heureuse ? Comment elle prendra ça ?

ll y en a plein au paradis.

Des Ghislaine par centaines, par milliers...

Tarek !

C'est qui ? - C'est moi. Viens.

Vous faites quoi ? - Rien, dors.

Qu'est-ce qui te prend ? - Ne crie pas.

Dis-moi ce qui se passe.

Ne le fais pas.

Tarek, écoute-moi. Ne le fais pas.

Ne te fais pas exploser.

Qu'est-ce qui te prend ?

C'est du martyre qu'il s'agit,

on est à deux doigts du paradis.

On parlera de nous, on restera dans les mémoires.

Que veux-tu de plus ? - Je ne vais pas te laisser faire.

Tu sais où on va ?

On va se faire exploser.

Tu réalises ça ou pas ?

Tu peux partir si tu veux.

Mais tu as entendu ce qu'a dit l'émir.

Celui qui se rétracte après avoir appris les détails de l'opération

ne peut rester en vie.

Un problème ?

Non, ça va.

J'avais un malaise.

Ça va mieux maintenant.

Tarek, retourne à ta tente.

On va faire un tour ton frère et moi.

Prends.

Frappe.

Ne fléchis pas.

Et durcis ton coeur.

Attends.

Qu'Allah te récompense.

Nous comptons tous sur toi.

Abou Zoubeir le premier.

D'ailleurs, il t'a nommé chef de l'opération.

Je ne décevrai pas.

Je n'en doute pas.

Allez.

L'adresse de ma mère.

ll se peut qu'elle ait déménagé.

Elle aura toutes tes affaires, ne t'inquiète pas.

On y va.

Laissez vos sacs ici.

Après vous.

Tout droit.

Allez-y, mes frères.

Soyez les bienvenus.

Certains pensent que c'est une question d'entraînement.

Je dis à ceux-Ià de mettre cette conviction de côté .

iI faut bien plus pour réussir ce type d'actions.

Connaissance et harmonie

parmi les membres d'une ceIIuIe, qui doivent apprendre

à vivre ensemble et à se connaître.

Tu as une idée du lieu de l'opération ?

J'ai entendu qu'on allait se faire exploser

mais je ne sais pas où exactement.

Je crois que c'est un bar.

D'après toi, il n'y aura que des juifs et des chrétiens ?

À mon avis, il y aura aussi des musulmans.

On sera des martyrs si on tue des musulmans ?

Je ne sais pas trop.

Un musulman qui boit reste un musulman, non ?

Quel est le problème ?

Ceux qui boivent de l'alcool et s'allient aux juifs et aux chrétiens sont musulmans ?

Ce sont des apostats.

Et même si c'étaient des musulmans, ils nous servent à atteindre nos ennemis.

ll est donc licite de les tuer.

Rejoignez le groupe.

Réglez vos montres sur 10h52.

Rendez-vous au paradis.

Hamid, ça va ?

Vous êtes beaux gosses comme ça et il y a des taxis qui vous attendent.

Emmenez-nous avec vous, qu'on change d'air.

On a pas le droit de s'amuser, nous aussi ?

Je m'en souviendrai.

Si Dieu le veut.

Fouad.

Rejoignez-nous dans deux minutes.

Lâche-moi.

Oui, monsieur ?

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