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J'ai not� le num�ro de votre licence.
Au cas o� vous m'auriez arnaqu�.
Bartlemy. Bart...
Lequel ?
Je suis Doyle.
On vous attendait.
- On arrondit ses fins de mois ? - Stup�fiants.
- Dans les poissons ? - Eh oui !
Malheureusement, c'est le tuyau qu'on nous a donn�.
Excusez-moi. Inspecteurs Diron et Miletto.
- On va travailler ensemble. - Super.
Qu'est-ce qui se passe ?
- Pardon ? - Excusez-moi.
C'est un poisson d'avril.
Vous savez ? Nous sommes le 1er avril.
Ce tuyau �tait une mauvaise blague.
Le 1er avril, c'est la tradition d'�pingler un poisson dans le dos.
Sauf que d'habitude, il est en papier.
Cette fois, ils ne vous ont pas rat�s.
Suivez-moi, je vous prie.
"Doyle, James R."
"42 ans. Surnomm� Popeye."
Mignon.
Epinards.
Que faites-vous avec mon dossier dans ces chiottes ?
C'est encore un de vos poissons d'avril ?
Non. J'aime bien le lire ici.
60 kilos d'h�ro�ne. Grosse prise.
On a devant nous un authentique h�ros am�ricain !
O� vous �tes-vous procur� �a ?
On m'a demand� de vous aider.
Je n'ai pas demand� � ce que vous veniez.
Naturellement, je voulais savoir qui vous �tiez. Je me suis renseign�.
Apr�s cette fameuse prise,
la came a disparu.
J'ai lu dans les journaux qu'on l'avait vol�e dans vos locaux.
C'�tait vos amis ?
Mes amis sont toujours en poste.
Combien d'hommes avez-vous tu�s ?
�a suffit, putain !
C'est un interrogatoire ou quoi ?
On bosse ensemble ou je suis un suspect, bordel ?
Cinq.
Vous avez tu� cinq hommes.
�a me para�t beaucoup.
�a fait 14 ans que je suis flic � New York.
La came qui y circule a tu� bien plus de gens que moi.
Deux d'entre eux �taient des flics.
N'est-ce pas ?
Miletto, montre-lui son bureau.
Voici votre bureau.
Ici m�me.
C'est �a.
Juste � c�t� des chiottes, hein ?
J'ai un t�l�phone, un �couteur... G�nial !
Tr�s sympa.
C'est magnifique. Vraiment. � New York, je m'en sortirais mieux avec les allocs.
Mon pauvre Popeye, vous avez d�j� le mal du pays ?
Je commande des �pinards ?
Arr�tez donc vos plaisanteries vaseuses.
Je pr�f�rerais �tre n'importe o� ailleurs qu'en France.
Je suis venu pour une seule chose : Choper Charnier. Et je le ferai.
Je l'aurai et je l'enverrai au trou, que vous le vouliez ou non.
Bravo ! C'est le jour J � Marseille. Les Am�ricains ont d�barqu� !
Votre Charnier, d'abord, ce n'est s�rement pas son vrai nom.
On n'a aucune information sur lui, que ce soit ici, � Paris ou dans la rue.
Par contre, on a des informations sur vous et ce n'est pas joli.
Dois-je vous rappeler que vous l'avez laiss� filer ?
Au boulot. Mais vous ne faites qu'observer.
Vous ne portez pas d'arme, j'esp�re.
- Interdit aux �trangers, m�me flics. - Pas d'arme. Je suis r�glo.
- Vous avez lu mon dossier. - C'est pourquoi je me m�fie.
Restez pr�s de moi et observez, c'est tout.
Vous �tes mon invit�. Vous ne faites rien et ne dites rien.
Qui, moi ? Je suis � poil, n'oubliez pas.
Vous me prenez pour un h�ros ? Je suis ici pour observer des pros.
Je suis votre invit�.
Doyle, revenez !
Salopard !
D�barrassez-moi de lui !
Je veux qu'on l'arr�te. T'es en �tat d'arrestation, fumier !
La ferme. Ici, vous n'avez aucune autorit� polici�re.
Laissez tomber.
- Allez. - Non. Je veux qu'on coffre ce salaud !
- Vous le laissez partir ? - Il est des n�tres.
- Quoi ? - Il est des n�tres.
Comment croyez-vous qu'il s'en est sorti ?
Merde.
Rentrez donc � New York tuer des flics. C'est votre sp�cialit�.
Deux mois d'infiltration foutus en l'air � cause de vos conneries.
Si vous m'aviez pr�venu, il serait encore en vie.
Si vous aviez suivi mes ordres, il serait encore en vie !
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Regardez-moi ce bordel. Un accident, �a ?
Tout cet acide. Il y en avait assez pour 50 kilos, voire le double.
Vous �tes intervenus trop t�t. Vous avez merd�.
J'ai un boulot pour vous.
Vous voulez savoir ce que disent les gens ? Allez leur parler !
Comment �a ? Vous voulez dire, les interroger ?
Et comment ? En langage des signes ? Je ne parle pas le fran�ais !
Miletto vous servira d'interpr�te. Miletto !
- Allez vous faire foutre. - Non. Vous, allez vous faire foutre !
Vous ne nous aidez pas sur le terrain. Vous faites tout foirer.
Que connaissez-vous de Marseille ? C'est pas Harlem o� on botte les Noirs !
Prenez les d�positions de tout le monde. Quoiqu'ils disent, je le veux par �crit.
Je suis venu ici pour coffrer ce p�quenot de Fran�ais.
Je vais pas perdre mon temps avec �a pour vous laisser vous faire mousser.
Vous me collez pr�s des chiottes et on vous couvre de lauriers, c'est �a ?
C'est �a.
On devrait d�cider du lieu du rendez-vous.
Un point de rencontre apr�s la livraison.
Que pensez-vous de New York ?
William, vous savez bien que New York est dangereux pour la sant�.
Du moins pour la mienne.
Mais c'est une ville divertissante.
- Comment avez-vous r�cup�r� la came ? - C'�tait tr�s facile, presque comique.
83 policiers voulaient me parler
et 52 d'entre eux ont pr�f�r� parler � mon argent.
J'aime toujours savoir � quoi m'en tenir dans une ville.
Hank ! J'en apprends �norm�ment l�-haut.
Vous manquez quelque chose !
Celui-l� s'appelle Godardi. Coffr� pour drogues. Une condamnation.
Je vais t'emmener dans cette ruelle. Juste l�.
Et je commencerai par ta gorge, juste l�.
Je la r�duirai en miettes.
�a te pla�t ? Ensuite, ton bide. Je m'acharnerai sur ton bide.
Je te frapperai si fort que je te briserai la colonne.
Toi compris �a ? Non, tu comprends pas ?
Ensuite, je m'occuperai de tes bras. Je les poserai sur le bord d'un trottoir
et je sauterai dessus comme sur un trampoline.
Puis ce sera au tour de tes rotules. Une, deux rotules.
Je ferai de la bouillie de tes putains de rotules.
Et quand j'en aurai termin�, tu m'enverras direct chez papa Charnier.
Tu connais pas ? Ah, � manger !
Vous l'avez incin�r� ?
Vous l'avez calcin�. Br�l�...
Vous y avez mis du ketchup, mais o� est la mayo ?
Mayonnaise. Mayo.
Regardez ma bouche : Mayo.
Mayo, c'est bien. Et des achards.
Achards. C'est �a ! De la mayo et des achards.
Et envoyez-moi Miletto, vous voulez bien ?
C'est bien, hein ?
Miletto ! Allez, venez par ici !
Je veux que vous lui posiez une question.
Demandez-lui s'il s'est d�j� shoot� � Poughkeepsie.
- C'est agr�able ? - Je n'ai pas compris.
Tu t'es d�j� shoot� � Poughkeepsie ?
- Je vais prendre l'air. - Les ordres !
Regardez ce que j'en fais.
Je voudrais un Four Roses sec et un verre d'eau.
Un Four Roses sec et un verre d'eau.
Merde.
Du bourbon.
Vous pouvez m'aider ?
Jack Daniel's.
Jackie, oui. Jackie Daniels.
Voyons voir...
Scotch. L�-bas.
- El Scotcho. - Whisky ?
Dans un verre, oui.
Non, pas de glace.
Excusez-moi, mademoiselle. Mesdames.
Je peux vous offrir un verre ?
Vous voulez un verre ?
Je peux m'asseoir ?
Comment ?
Je ne comprends pas. Juste un petit verre.
Allez vous faire foutre, p�tasses !
�a leur apprendra, tiens !
Tu m'en verses un autre ? Deux doigts, comme �a.
Sers-t'en un aussi.
Tu t'appelles comment ?
Andr�.
Sers-toi un verre. Je veux boire un verre avec quelqu'un.
Toi.
C'est �a. Sers-toi un verre.
Tu vas boire cette d�coction verte ?
C'est pas... Allez. Fais le plein.
Bois un verre.
T'es un sacr� buveur.
J'esp�re que ces blousons noirs reviendront.
Prends un autre verre.
Non, non. Un autre - pour toi.
Cul sec.
D'un trait.
Un autre.
Le premier Marine a ramen� ses tartines
Parlez-vous ?
Le premier Marine a ramen� ses tartines
Parlez-vous ?
Le premier Marine, le second Marine...
Le premier Marine...
Non, non.
Le premier Marine...
� ramen� ses tartines...
Ramen� ses tartines !
Rends-moi mon chapeau.
Deux Marines me suivent. Parlez-vous ?
Deux Marines me suivent. Parlez-vous ?
Deux Marines me suivent, mais ils ne me rattraperont pas.
All�. Inspecteur ?
Oui. Vous allez bien ?
Ben, il fait beau et chaud.
Oui. L�-bas aussi ?
Le plan se d�roule comme vous l'aviez pr�vu.
Non, je n'aime pas �a. Si Charnier est � Marseille et qu'il le voit,
�a deviendra tr�s dangereux.
J'ai deux hommes derri�re Doyle, jour et nuit. Mais il est impr�visible.
� votre place, je ne m'y prendrais pas comme �a.
D'abord, je lui dirais personnellement qu'il sert d'app�t.
C'est votre homme, pas le mien, inspecteur.
Oui. Il est tr�s visible, tr�s voyant.
All� ?
Standardiste ? On a �t� coup�s.
Je parlais au service de police de New York.
All� ?
Comment �a, c'est la faute du r�seau fran�ais ?
Comment ? All� ?
Je veux aller l�, pas ici.
Vous parlez anglais ?
Pas mal.
Vous avez d�jeun� pendant 2 h. Vous enqu�tez sur les restos miteux ?
Je vous pr�sente Mlle Lef�vre.
- Je croyais que vous �tiez parti. - Non, je me baladais.
Je voulais savoir pourquoi Charnier aime tant ce bled.
- Je crois que j'ai trouv�. - Trouv� quoi ?
Que Charnier se balade librement pendant que la police se tape des repas de 2 h.
- Vous voulez un taxi pour l'a�roport ? - Non, je vais rester.
- Comme vous voulez. - �coutez.
Rendez-moi un service.
Rappelez vos deux pots de colle qui me filent le train.
C'est votre beau-fr�re, le grand ?
- �coutez... - Non, c'est vous qui allez �couter !
Je suis venu pour choper ce fichu Charnier et je l'aurai !
Et �a me faciliterait la vie si Sacco et Vanzetti me l�chaient les baskets.
Renvoyez-les escorter les �coliers,
car s'ils se font renverser par un v�lo, je m'en voudrais.
Ravi de vous avoir rencontr�e.
Vous voulez ce ballon ?
Venez le chercher.
Si seulement ce Blanc de Blancs pouvait voyager.
J'en ram�nerais bien 20 caisses � Washington.
Vous, les Am�ricains, vous vous m�prenez.
Le vin voyage. Ce sont les gens qui y rechignent.
Ils ont compris pourquoi vous ne voyagez pas avec la cargaison.
Je suis ravi qu'on soit sur la m�me longueur d'ondes.
Ont-ils commenc� � faire le n�cessaire � Gen�ve ?
Comme pr�vu, en r�partissant pour contrer l'inflation et les fluctuations.
100 000 en rands sud-africains, 50 en dollars canadiens et 50 en yens.
200 000 en tout. Dix pour cent, comme convenu.
Dites-leur que la derni�re cargaison est en route.
- Une fois arriv�e, on la pr�pare. - D'accord.
On aimerait vous inviter � d�ner. Une petite soir�e, en toute simplicit�.
Ce serait avec plaisir mais je ne pourrai pas venir.
Une affaire officielle.
Il faut croire que notre pr�sence vous manque.
Je d�ne � Paris avec le ministre de la D�fense pour parler de logistique.
Merci pour le d�jeuner, Alain.
� propos, Gen�ve compte sur vous.
D�sol�, je voulais que ce soit clair.
Bien s�r.
Dites-leur que j'attends la m�me chose de leur part.
Vous jouez bien au volley. Vous sautillez beaucoup.
On se revoit sur la plage ?
Sacco et Vanz...
Franchement, vous �tes la derni�re personne que j'avais envie de revoir.
Mes associ�s veulent discuter avec vous, mais � leur fa�on.
Je leur ai dit que ce serait inutile, que vous pr�f�reriez mourir.
Dans ce cas, on ne saura jamais ce que vous avez d�couvert sur notre affaire.
On en a fait les frais � New York.
Vous �tes un bon flic.
Honn�te, mais pas tr�s malin.
Mais honn�te.
Je vous emmerde, Charnier.
Je vais vous dire ce que j'ai d�couvert.
Que vous n'�tes pas un si grand ca�d !
- Vous pouvez mieux faire. - Fumier !
Bonjour.
J'ai un fils de votre �ge.
Un jeune homme tr�s bien.
Je suis Anglaise. Je vous ai entendu parler anglais.
Je vous ai entendu crier.
Il ne faut pas crier.
Ils n'�coutent pas.
Je vis � Marseille depuis 42 ans.
M�me pendant la guerre.
J'ai �pous� un Fran�ais.
Il n'a pas voulu m'�couter.
Et mon fils est parti.
Personne ne m'�coute.
Ne faites pas �a. Ne vous grattez pas.
�a va s'infecter et vous tomberez malade.
Vous devez...
Comme �a. Vous voyez ?
Quand est-ce qu'ils reviennent ?
Bient�t.
Mais surtout, ne criez pas.
Personne n'entendra.
Vous y voil�.
Pas tout de suite.
Dites-moi tout.
Je suis l� parce que je suis le seul capable de vous reconna�tre.
C'est tout.
Je n'ai rien d�couvert.
Enflure !
Je suis pas chez moi ici. Je sais m�me pas o� aller boire un verre.
Allez.
Vous savez,
je vous crois.
On vous ram�ne chez vos amis. Ils vous cherchent partout
et ils m'emp�chent d'agir.
Alors on vous renvoie.
Qu'est-ce que vous regardez, pauvre con ?
C'est amer.
Je veux voir un m�decin. Un m�decin am�ricain.
Les m�decins conservent des dossiers, des papiers.
C'est ce que vous voulez ?
Un flic cam� ?
Vous serez vir� de la police.
Buvez.
Il fait froid ici.
Oui, �a devrait aider.
J'ai l'impression d'avoir l�ch� un pain de sel toute une semaine.
C'�tait trois semaines.
- O� �tiez-vous ? - On vous cherchait.
- Qu'est-ce que vous foutiez ? - On a mobilis� 52 hommes � plein temps.
� New York, avec 52 hommes, j'aurai trouv� en trois heures.
- Mais Marseille n'est pas New York. - Sans blague !
�a n'a carr�ment rien � voir avec New York.
Foutue ville de cam�s.
J'aimerais raser toute la ville et vous savoir sous les ruines.
D�tendez-vous.
Je me sens comme une pelote � �pingles.
Vous n'allez pas me d�sintoxiquer sans traitement ?
- Si. - �coutez, j'ai...
J'ai vu des mecs en manque. Ils deviennent fous furieux.
Ils tueraient leur m�re pour une dose. Vous ne pouvez pas...
Je vais appeler votre m�re.
Je vais appeler votre m�re. Elle sera fi�re de vous.
- Laissez-la en dehors de �a. - "Mme Doyle, votre fils, le h�ros."
- Je me la suis d�j� faite. - Arr�tez vos conneries.
- Un sacr� bon coup ! - Esp�ce de...
Ne renoncez pas.
N'abandonnez pas.
Je veux une barre chocolat�e.
�a ira.
C'est mauvais pour les bouffeurs de grenouille. Ils supportent pas.
Connard.
J'en veux pas de votre bouffe ! Mais qu'est-ce qu'ils me donnent ?
Je voudrais un gros hamburger juteux.
Pig� ? Qui d�gouline de sang,
avec des oignons, du ketchup, du sel et une bi�re. D'accord ?
Attendez !
J'ai besoin d'aide.
Il me faut de l'aide. Je veux un m�decin.
- Un putain de m�decin am�ricain ! - Non.
Ne me dites pas �a. Attendez !
Allez chercher les hamburgers. D'accord ? Je vous attends ici.
Attendez jusqu'�... D'accord ? Ne fermez pas.
Putain...
J'ai chang� d'avis. Je ne veux plus de hamburger.
Je veux des barres chocolat�es. Vous voyez ce que je veux dire ?
J'en veux au chocolat. Pas les merdes aux c�r�ales que vous m'apportez.
J'en veux des am�ricaines avec des noix dedans.
Je sais que la came est dans votre bureau.
Personne n'en saura rien !
Fumiers !
Ne dis rien avant d'avoir vu ton avocat.
N'est-ce pas ?
C'est d�licieux. Je n'en bois jamais en Am�rique.
"Gaston de Lagrange. Cognac."
C'est du bon.
Pour vous, rien que le meilleur.
Putain.
Gamin, je ne buvais pas. Je croyais que c'�tait un p�ch�,
� cause des bonnes s�urs et tout �a.
- Vous �tes catholique ? - Retrait�.
Retrait� ?
Vous avez rendu vos papiers ? Vous touchez une pension ?
Merde.
� part �a...
Vous ne m'imaginiez pas comme �a ? Mais � part �a...
Quand j'�tais...
petit, avec les bonnes s�urs et les confessions et tout �a,
je jouais au base-ball.
Je jouais au base-ball !
Au base-ball.
J'ai m�me fait un essai chez les Yankees.
- Vous savez qui sont les Yankees ? - Oui. Comme dans "Yankee go home".
Oui. Non !
Non, les Yankees, l'�quipe de base-ball.
J'ai fait un essai chez eux.
Ils m'ont mis chez les minimes.
Le probl�me, c'�tait...
qu'il y avait un m�me qui �tait...
le plus rapide. Il �tait super rapide.
� l'�poque, il �tait d�fenseur.
Putain, il envoyait la balle � perpette.
� perpette, putain !
Vous comprenez le mot "putain" ?
Bref, je m'entra�nais pour la saison
et j'ai vu ce m�me.
Je suis all� direct m'inscrire � l'�cole de police.
Le m�me, c'�tait Mickey Mantle.
Vous savez qui �tait Mickey Mantle ?
- Pauvre con. - Non, je ne vois pas.
Vous ne savez pas qui �tait Mickey Mantle ?
Et Willie Mays ?
Le grand Willie Mays !
Max Lanier. Un Fran�ais.
Jean Kiley. Vous connaissez Jean Kiley ?
- Gene Kelly ? - Pas Gene Kelly.
Jean Kiley, le skieur.
- Vous parlez de Jean-Claude Killy ? - C'est ce que j'ai dit !
Grand athl�te.
Et Whitey Ford. Vous savez qui �tait Whitey Ford ?
Merde. Le Bazooka-gaucho.
On l'avait surnomm� comme �a. Le Bazooka-gaucho.
- Le Bazooka-gaucho ? - Oui, il �tait gaucher.
- Il �tait communiste ? - Non, r�publicain
mais croyez-moi, c'�tait un sacr� champion.
C'�tait...
un gaucher. Il frappait de la main gauche.
Pig� ? De sa main gauche.
Sa paluche gauche.
C'est pour �a qu'on l'appelait gaucho.
Vous saisissez ?
Regardez...
Le batteur se tenait comme �a.
Lancez-moi la balle.
Attendez.
OK. Pr�t.
- Vous n'avez jamais vu de match ? - Non.
Merde.
En tout cas, Whitey Ford �tait le Bazooka-gaucho.
C'�tait...
Juste un petit shoot. Vite.
Vous n'�tes qu'un salaud !
Buvez.
Il frappait la putain de balle avec sa putain de batte.
- Parlez-moi de Bazooka-gaucho. - Je vous en ai d�j� parl� !
- Je n'en peux plus. - Et Mickey Mantle.
Mickey Mantle est un nul !
- Vous skiez ? - J'ai une t�te � skier, moi ?
Je peux � peine marcher.
Faut m'aider, putain !
Merde.
- Votre d�jeuner. Vous devez manger. - Je vais essayer.
- Vous me ramenez chez moi ? - Pas encore.
Vous aviez froid. On va vous r�chauffer
et aussi peut-�tre visiter un peu Marseille.
Je ne me souviens de rien. J'�tais dans le p�t�.
Rien du tout ? Pas un d�tail ?
Je ne me souviens de rien.
Je me taperais bien �a.
Vous plaisantez ? Une femme vous ach�verait.
Pas la femme, idiot. Ce qu'elle mange.
Dites-moi la v�rit�.
C'�tait un coup mont� ?
Qui en a eu l'id�e ?
Qu'est-ce que �a change ?
Ils m'ont envoy� ici pour travailler avec vous.
Vous m'avez mis dans la rue pour que Charnier me finisse.
C'est g�nial.
Pourquoi n'y avez-vous pas pens� avant ?
Pourquoi ?
Parce que je suis encore plus con que vous.
Henry ? C'est Doyle.
- Vous faites des heures sup ? - O� �tes-vous ?
Chez Charnier. �a m'est revenu tout d'un coup.
� l'h�tel Colonnades. Anciennement l'h�tel Tanger.
Rue Rappatu. Vous avez not� ?
Ne bougez pas.
Ramenez de l'eau. Beaucoup d'eau.
D�ratisation.
�a grouille de rats chez vous.
Sortez de l�, saloperie de rats !
Sortez ou je vous grille !
Allez, les rats ! Sortez de l� !
Dehors !
Magnez-vous.
Enfoir�s !
Vous saviez ! Vous connaissiez l'adresse.
Et vous ne m'avez rien dit. J'exige une r�ponse !
La voil�, votre r�ponse. Allez vous faire foutre !
Je suis apr�s Charnier et je l'aurai !
O� est cet encul� ?
�a suffit. Arr�tez !
- Regardez-moi ce connard ! - Il a d�j� parl�.
- �a suffit maintenant. - D'accord.
T'as int�r�t � pas bluffer.
Sinon je te retrouverai
et je te d�foncerai la gueule.
Merde, mon chapeau.
Cette fois, vous restez avec moi.
On y va.
O� est mon putain de flingue ?
J'esp�re que vous savez nager !
Venez !
Le commissaire Delacroix veut votre passeport.
Il y a un vol pour New York via Barcelone demain matin.
On vous le rendra apr�s l'embarquement.
Vous voulez que je traduise ?
Ils ont appel� votre patron � New York.
Votre passeport.
Dites-lui que je l'ai perdu dans la cale s�che.
Ne quittez pas l'h�tel jusqu'� votre d�part.
Pas bien parler fran�ais. Anglais.
Je ne dirai rien. J'attends le consul. Je ne sais rien pour hier soir.
Vous saviez qu'il y avait quelque chose dans la coque.
On devait r�parer le gouvernail. Je ne sais rien pour la came.
- Attendez ici, capitaine. - Je retourne en territoire hollandais.
Vous �tes sur le territoire fran�ais et vous y resterez.
Je ne veux pas voir �a. Rangez-moi �a.
- Qu'allez-vous faire ? - Attendre.
Quand le consul sera l�, on ira parler au commissariat.
Et quand il sera parti, on parlera moins.
Ne l'enfermez pas tout de suite, il n'a pas �t� pay�.
Charnier ne paie qu'� la livraison. Il n'a pas eu le temps hier soir.
Le Hollandais va attendre de toucher son pognon.
- Il peut �tre en Hollande, � Gen�ve. - Non, le fric sera ici et en liquide.
Charnier ne l'arnaquera pas. Il en sait beaucoup trop.
- Je ne sais pas. - Si vous le suivez dans toute l'Europe,
dans une semaine, on trouvera la came dans la 126�me rue.
Laissez-le partir.
Il nous m�nera au Fran�ais num�ro 1.
Vous me devez bien �a.
On surveille le port au cas o� il se pointerait en bateau.
- Quand doit partir ce bateau ? - Apr�s-demain.
Ce sera plus difficile s'il ne se passe rien d'ici demain.
Venez voir !
� votre avis, c'est qui ? Henry Kissinger ?
Allez !
Ils arrivent � quai.
- Le voil�. - C'est lequel ?
Celui avec la cigarette au bec. Ils ont �chang� les sacs !
Il porte un polo blanc.
Dites-leur qu'il porte un sac bleu et blanc en bandouli�re.
Il va traverser la rue.
Regardez-moi �a !
Il est dans le quartier arabe.
Par ici !
D�gagez le passage.
Bougez-vous !
Charnier !
Sous-titrage Visiontext : Virginie Roux
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