All language subtitles for Bugles in the Afternoon (Rowland, Roy 1952)_BDRip.1080p.x264.AAC_FRA

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Original subtitles

LES CLAIRONS SONNENT LA CHARGE (Clairons l'après-midi)

Section, halte !

Prisonnier, à gauche, gauche !

Par ordre du Président,

le Capitaine Kern Shafter de l'US cavalerie,

inculpé en vertu de l'article 83 du code de guerre

pour avoir agressé un officier, le Lieutenant Edward Garnett

se jetant sur lui avec un sabre,

a été déclaré coupable par la cour martiale.

Il sera dégradé devant les troupes et dépouillé de ses insignes.

Et expulsé du régiment !

En marche, régiment !

Compagnie A en rang par deux,

à gauche !

Compagnie B, en rang par deux !

À droite, droite !

Vous devez aimer les endroits solitaires, à votre regard ?

C'est vrai !

Je les retrouve toujours avec plaisir.

C'est le terminus pour vous ?

Ma diligence !

Pour Fargo ? Vous y habitez ?

Non, Je prends le train pour Bismarck.

Alors, on va se connaître, c'est un long chemin !

- Mon nom est Shafter ! - Le mien, Russell !

Je vous ai vue très entourée dans le train

- Vous ne regardiez pas vos cartes ? - Pas toujours.

- Comment fait-il pour dormir ? - Il n'a pas dormi de la nuit.

Moi non plus, on a joué aux cartes.

Mais je n'arrive pas à dormir.

J'aimerais pouvoir.

Je ne regarderais pas ce misérable pays.

Si je pouvais, je le rendrais aux indiens.

Si on continue à dormir, ils le reprendront eux-mêmes !

Rangez cette arme !

Ce sont des jeunes de la réserve qui jouent.

- Je vis en territoire indien ! - Moi aussi, avant !

Allez, rengainez !

On dirait que le gentleman avait raison.

J'ai eu peur d'y perdre mon scalp,

des familles entières ont été massacrées.

Vous êtes parti d'ici depuis longtemps ?

J'y suis resté deux ans après la guerre.

Ne pensez pas tout savoir, ils veulent quitter la réserve.

On dort ici !

- Si c'est pareil dedans ! - Il n'y a rien d'autre.

- Vous pouvez dormir dans la voiture. - Je ne pensais pas à moi.

La dame voudrait une chambre.

La dame la trouvera en haut des escaliers, à gauche !

Vous êtes toujours aussi prévenant avec les dames seules ?

- Je me sens plus noble. - Et vous aimez ?

- Ça me change. - C'est un sentiment nouveau ?

- Jolie broche que vous portez. - Merci.

Un héritage de mon grand-père d'Europe.

Ça porte-chance, paraît-il.

Et elle est opérationnelle, vous voyez ?

Je suis une vraie sabreuse ! Je peux me défendre.

En effet, mais ce soir il faudra du robuste !

Il n'y a pas de clef, alors calez la porte avec la chaise.

- Je ne serai pas loin. - Merci !

Merci.

Tu te trompes de chambre, mon ami !

Vous n'avez pas dormi de la nuit ?

Trop de bruit pour dormir.

Je m'attendais à ce que vous montiez la garde en travers de sa porte.

Bill ! Donne-nous du café.

Vire-moi ça !

Il va ruiner mon billard à 1000$ avec ses éperons.

- Dure vie n'est ce pas ? - C'est facile pour personne.

- Toujours pareil ? - Toujours.

Alors vous devriez aller plus loin.

C'est pareil partout.

Sans doute, mais on ne peut pas savoir sans voir.

Vous... avez beaucoup voyagé ?

Vous fuyez quelque chose ?

Tout le monde fuit ou poursuit quelque chose ou quelqu'un,

- Des ennuis ? - Non.

J'évite de regarder derrière moi.

Très bien !

- Je vais réveiller votre amie. - Ce n'est pas mon amie.

Et elle est réveillée.

Bonjour !

Bill, un café de plus..

Pour la dame !

Le cocher demande de se presser,

si vous ne voulez pas rater le train pour Fargo.

Ne me remerciez pas,

vous savez que j'aime avoir l'illusion de me sentir noble.

OK, je ne le fais pas. Bonne chance !

- Ce fut un beau voyage, Mlle Russell - Oui, magnifique.

Joséphine !

- Père ! - Je suis heureux de te revoir, chérie !

Oh, M.Shafter, voici mon père.

- Il m'a beaucoup aidée. - Merci beaucoup, M. Shafter.

- Eh bien, au revoir ! - Au revoir !

- Où se trouve fort Lincoln ? - Environ 6 kms de la ville !

- J'y vais moi-même, montez ! - Merci !

- L'intendance ? - Ok, droit devant !

Merci.

Ligne droite, en ligne !

Tête droite !

- Je peux vous être utile ? - Je voudrais m’enrôler, M.

Jackson, donnez-moi le formulaire et le carnet médical.

Les formulaires sont remplis, M.

Jackson, tout arrive.

Un qui sait monter à cheval, le 1er depuis longtemps.

14ème de l'Ohio, c'est ça ?

- Bonne unité, moins que le 7ème. - C'est ce qu'on m'a dit, M. !

C'est pourquoi vous êtes venu de New-York ?

Oui, monsieur.

- Vous n'avez pas commis de crime ? - Aucun, M. !

Oh, Lieutenant...

- Dr. Porter, vous pouvez l'examiner ? - Pour sûr, M. !

Suivez-moi.

Je prends cet homme, M. Cooke.

D'accord, Capitaine Moylan. Vous avez parlé le 1er.

Les autres ne vont pas aimer, c'est du premier choix.

C'est pour ça que je le veux.

Dites que vous êtes surpris ou heureux de me voir, Myles.

- Les deux, Kern. - Moi aussi.

- Vraiment ? - Bien sûr !

Qu'ils aient promu capitaine le meilleur sergent major que j'ai connu.

Pourquoi êtes-vous ici ?

Je ne suis pas fait pour la vie civile.

- Ou alors la guerre m'a changé. - Mais pourquoi vous enrôler ici ?

Dans l'Est je ne faisais que jouer au soldat.

On vous aligne pour la parade et vous remet dans la boite, je n'aimais pas ça.

Je n'aime pas cette existence sans but.

Pourquoi ? Où voulez vous en venir ?

- Garnett. - Garnett ?

Il est ici.

- Je ne le savais pas. - Ok, mais le fait est là.

- Je suis là aussi maintenant. - Il commande la compagnie G.

Je vous ai pris, pour qu'il ne vous commande pas.

Être sous ses ordres, ne vous aurait pas plu.

Merci !

- Mais ce ne sera pas facile pour vous. - Pour vous aussi.

C'est votre supérieur désormais.

- Je n'oublie rien. - C'est ce qui me fait peur.

Pas d'imprudences, Kern. Il vous a déjà fait casser une fois.

- On ne casse pas un soldat. - Il peut vous tirer dessus.

- On peut tirer sur un gradé aussi. - Vous ne le ferez pas !

- Je l'ai déjà lardé au sabre. - Et payé le prix fort pour ça.

Nous verrons.

Hines !

Cette recrue est pour la compagnie A

- Occupez-vous d'elle. - Oui Monsieur !

Bean ! Biers ! Donovan ! McDermott !

Muldoon ! Roy ! Shafter ! Tinney !

Tous présents à l'appel, M. !

Je n'ai jamais vu une caserne plus sale et une cour plus dégoûtante !

Tenez-vous droit !

Après le déjeuner, Mettez vous au travail !

Caporal Muldoon, MacDermott, Roy et Bean, de garde ce soir.

À compter de ce jour, le soldat Shafter est nommé sergent.

Compagnie, rompez !

Tu les as eus vite tes galons !

Aussi vite que les tiens sont partis !

T'as la langue bien pendue.

Mais ici on ne gagne pas un grade avec la langue.

J'ai trimé 4 ans pour ces galons et j'ai léché les bottes de personne !

J'y ai renoncé parce que je le voulais.

Et je vais faire en sorte que tu les perdes aussi, je m'en occupe !

Venez au bureau !

Fermez la porte !

Shafter !

J'ai trop été dans l'armée pour critiquer les choix de mon commandant...

Vous connaissez le capitaine Moylan de quelque part ?

Oui, de quelque part.

Les gars vont pas aimer.

Il faut avoir battu quelqu'un pour faire ses preuves devant eux.

L'ancien sergent qui a perdu ses galons pour rixe,

- il se nomme Donovan. - Oui, il a fait le premier pas.

S'il vous bat, rendez vos galons, sans rancune, c'est tout !

- C'est la peine que je les couse ? - Oui.

Attelez le cabriolet et allez à Bismarck.

Vous irez chercher le lieutenant Smith à la gare,

- il revient de St Paul ce matin. - D'accord.

Voilà pourquoi vous veniez dans l'Ouest.

- Où allez-vous Miss Russell ? - Juste au bout de la rue.

Merci, très aimable à vous !

J'espérais vous rencontrer

- Je ne m'attendais pas à l'uniforme. - Je m'y sens bien.

Je me sens à nouveau un homme honnête.

Il y a des gens bien sans uniforme.

J'avais donc besoin d'autre chose avec l'uniforme.

Quelqu'un qui vous dise quand et quoi faire ?

- Peut-être. - J'ai encore faux.

Moi et mes estimations.

- Je vous pensais indépendant. - Et quoi d'autre ?

Des zones d'ombre, des souvenirs que vous fuyez.

C'est ici que je vis.

Ma porte vous sera ouverte chaque fois que vous voudrez passer

- Je passerai. - Au plaisir.

- Au revoir ! - Au revoir !

Tinney ! ta mère t'a pas dit qu'il ne faut pas fumer le cigare en entier ?

Tu veux ne plus grandir ?

Tiens, essaie un autre, ce sera meilleur !

Mes cigares, Donovan ?

Les tiens ? Les miens maintenant !

OK ! On se bat où ?

J'aime que tu sois raisonnable.

Je craignais à avoir à te provoquer, moi qui suis un pacifiste.

Pas vrai, Tinney ?

Après le rata, derrière les étables !

Si j'étais toi, Tinney, je le fumerai à m'en brûler le bout du nez !

T'en aura pas un autre avant une paye !

Tu lui donne pas volontiers ?

- Je lui donne ! - Ah bien, c'est de la générosité !

Je serai aussi généreux avec toi, tout à l'heure derrière la grange.

Ne fume juste qu'un doigt t'ai-je dit !

Hep là !

Par ici, soldat !

Descendez a...

- Comment diable, êtes-vous arrivé ici ? - Par le train, Capitaine Garnett !

Demain, vous quitterez ce fort !

- Vous suggérez que je déserte ? - Parlez-moi correctement !

Commencez par me rendre mon salut.

Vous avez toujours été négligent !

Je peux vous punir, vous faire inculper !

Pas cette fois !

Shafter, je peux vous démolir de cent façons et je les essayerai toutes !

Je vais vous briser corps et cœur !

Et quand j'en aurai fini, vous ne pourrez même plus revenir en rampant !

Voilà, pour commencer...

Allez-y, Shafter ! J'adorerais vous tuer.

Écoutez Garnett, Je ne vous savais pas là,

et si je l'avais su, ça n'aurait pas fait de différence,

Une vieille blessure ne demande pas à être réouverte.

Mais puisque vous l'avez fait, je vais vous dire quelque chose

Je suis là et je vais y rester, peu importe vous et le passé.

En conséquence, restez à l'écart,

ou c'est moi qui m'occuperai de vous comme je l'ai déjà fait.

Et le compte n'y était pas !

- Rompez Sergent ! - Non, Capitaine, vous !

Rengainez votre revolver, tournez-vous et partez !

Si le monsieur est prêt, nous pouvons commencer la fête.

Allez, Donovan !

Flanque-lui ton uppercut du droit !

Reste tranquille et bats-toi !

Allez !

Bouge, Donovan !

Mais bouge, Donovan.

Il est K.O !

Quel est l'imbécile qui m'a arrosé juste parce que je suis à genoux ?

- J'étais dans le coltar ? - Raide.

Ça alors ? Tu m'as eu ?

Voilà

Et il n'a pas abusé,

mais je pourrais encore vous battre tous.

Dégagez, je dois parler à mon ami.

Alors !

Toutes mes félicitations, tu es un professionnel.

À Kildare, tu serais une star,

- il faudra qu'on recommence. - Tu n'en as pas eu assez ?

Mon pote ! Si t'as pas d'ennemi,

il faut te battre avec tes amis.

- Pas d'ennemi ? - Tu m'as tabassé.

T'es devenu mon ami.

- Si quelque un te bat ? - Je deviens son ami.

- Qui t'a appris à te battre ? - Un irlandais !

Oh c'était un lion ! Ce sont les meilleurs professeurs.

Surtout le mien, c'était mon père.

Il tapait fort et je l'ai évité

jusque au jour ou j'ai grandi et l'ai étendu.

- Faut retourner au baraquement, - Faudrait pas se faire prendre.

J'ai mal à la mâchoire et à l'oreille, mais j'ai jamais été aussi content.

Escouade, attention !

La compagnie G en tête, vous suivez Mr. Smith !

En rang par deux !

Colonne à gauche !

Je suppose qu'ils cherchaient de l'or dans les Black Hills.

Je ne les ai jamais vus.

- Morts depuis longtemps, Bill ? - Hier soir.

Ils venaient de monter leur camp, leur feu fumait encore ce matin.

Comme je vous le disais, on dirait le fait de jeunes enragés.

Ils vont probablement en direction du Nord Ouest,

comme ceux croisés hier.

Mr Smith,

je prends la moitié des hommes et j'explore à gauche, vous à droite !

J'enverrai un messager si je vois les Sioux et je vous attends !

Faites de même, si vous les voyez.

OK, allons-y !

Puis-je prendre le sergent Shafter ?

- Pas plus expérimenté ? - Il est expérimenté.

- D'accord ! Shafter ! - À vos ordres !

- Rejoignez le Capitaine ! - Oui, monsieur.

- Hines ! - À vos ordres !

Une corvée d'inhumation !

Nous nous postons sous ce plateau pour leur barrer la route.

Caporal, prévenez le Lt. Smith que nous avons le contact avec les indiens !

Qu'il nous rejoigne ici !

Sergent ! avec moi !

De cette façon, on va perdre du monde.

C'est moi qui commande, Shafter, je sais prendre soin de la troupe !

Dites que nous sommes contents de les voir.

Faites quelques compliments

Demandez à Red Owl,

si nous trouvons les guerriers meurtriers des trois mineurs,

nous laissera-t-il les amener au fort en gage de bonne volonté ?

- Il sait ce qu'on veut ! - Tous le savent et on va le faire.

Laissez-le répondre.

Red Owl dit que ses jeunes n'ont rien fait.

Ils sont impatients.

Il serait plus sûr que les soldats laissent ses braves tranquilles.

Allez les examiner, sergent !

Toi ! Sors !

Et toi aussi !

Mission accomplie, M. !

Et je suis sauf.

Reculez !

Du calme !

Oh, sur ma tête, c'est pas bon.

J'espère que nous serons de retour plus tôt que je le pensais.

Les Sioux ont été poussés à leur extrême limite.

Ce sont leurs derniers territoires de chasse.

Où se trouve le dernier bison, c'est leur dernière liberté.

Ils ont décidé de ne pas aller plus loin.

Chacun a gravé dans sa tête mon portrait,

celui du capitaine et celui du sergent.

Surtout vous, sergent,

Veillez à ne jamais tomber dans les serres de Red Owl, M. !

En colonne par deux !

Hey, sergent !

Bonsoir !

Vous voulez bien me raccompagner

Vous travaillez ici ?

La boutique de Papa, vous ne saviez pas ?

Je suis fille d'épicier.

- Vous ne m'avez pas dit grand chose. - Il y a pas beaucoup à raconter

Belle soirée, qu'auriez-vous fait si on ne s'était pas rencontrés ?

J'allais frapper à votre porte espérant qu'un autre ne l'ait pas fait avant.

En sachant que mon espoir était vain.

Je parie qu'elle n'a plus de couleur tellement on a frappé.

- Il en reste un peu. - Mais plus beaucoup.

Les frappeurs étaient de sérieux candidats ?

Certains d'entre eux.

Si importants que le sergent n'a même pas besoin d'essayer ?

J'ai invité le sergent, n'est-ce pas ?

Comment se passe l'expérience ? Retour à votre ancien travail ?

- Vieux métier mais bonne vie. - Vraiment ?

Quand je pense à vous, je suis perplexe, vous êtes une grande énigme

Ravi de savoir que vous pensez à moi.

Toutes les femmes sont intriguées par les contradictions.

- Et vous êtes une contradiction. - C'est pour ça l'invitation ?

Non, je voulais que vous veniez.

Merci, accrochez la ici. Je vais dire à Mary de faire du thé.

- Bonsoir, Mary m'a ouvert ! - Oui, elle me l'a dit.

- Ça ne vous dérange pas ? - Non, Edward.

- Voici le sergent Shafter ! - On se connaît !

- Prenez un siège, tous les deux ! - Joséphine.

Le grade ne compte pas ici, sergent.

Nous sommes en visite, oubliez qui je suis.

Je ne peux pas. Bonsoir Miss Russell.

Excusez-moi, Edward.

Kern !

- C'est stupide de votre part. - Désolé !

Ce n'est pas que pour le grade, n'est ce pas ?

Il n'y a rien de bon entre vous ?

Il vous plaît ?

Vous n'avez pas le droit de me demander ça.

Laissez-moi libre de mon ressenti sur autrui.

Bien sûr !

- Bonne nuit ! - Oh, Kern, ne partez pas ainsi.

Vous reviendrez demain ?

Je porte le courrier à Fort Rice, demain !

- Vous ne m'avez pas oublié ? - Non, Edward !

Vous n'avez pas oublié mes commissions à fort Rice.

Vous êtes adorable, sergent !

Il n'aime pas les mercis.

Vous vous connaissez ?

Pendant 2 jours il a dormi contre mon épaule.

- Quoi ? - Dans une diligence !

Toile à carreaux, épingles, tissus et la monnaie.

Ça ne vous a pas dérange ? J'ai du café et du thé

- Non merci, je dois y aller. - Et moi aussi.

- Mais tu viens d'arriver. - C'est loin jusqu'à la poste.

Oui, Oui, reviens quand tu veux, vous aussi Sergent.

La porte est toujours ouverte.

- Je reviendrai. - À bientôt.

- Il pourra suivre ? - On va voir.

- Au revoir ! - Au revoir !

Dites que vous étiez surpris de me voir.

Je suis surpris.

Non, vous saviez que je vous attendais.

C'est pour ça que je suis surpris.

Vous ne seriez plus venu frapper à ma porte.

Vous ne m'avez pas répondu à propos de Garnett.

D'accord, je l'aime bien.

- Satisfait de la réponse ? - Oui.

À mon tour.

J'aimerai vous demander, vous fuyez le passé ?

L'ennui, le passé, il m'est retombé dessus.

Vous deviez beaucoup l'aimer pour qu'il soit si vivace ?

- La haine est aussi un poison vivace. - Désolée, j'ai été indiscrète.

Non, c'est moi qui en ai parlé.

Pourquoi l'avoir fait ?

Non, quand je serai sûre de quelque chose

vous pourrez encore m'embrasser, si vous le voulez.

Je le ferai.

Savez-vous de quoi je veux être sûre ?

Je peux deviner.

Allons-Y !

Rangez-les de l'autre côté, derrière les écuries !

Au revoir !

Entrez !

Asseyez-vous, Kern.

Vous fumez ?

Garnett veut un sergent et trois soldats pour remplacer des malades.

C'est vous qu'il veut comme remplaçant.

- C'est la 2ème fois, non ? - Exact !

Il fait pression sur vous ?

- Il a essayé sans succès. - Il va chercher une autre occasion.

Depuis qu'on a pendu ces 2 indiens,

je m'attends à une attaque contre la corvée de bois.

Il vous a atteint une fois et maintenant il veut le refaire.

Et ce ne sera qu'un début, ça a assez durée,

vous vous êtes tu trop longtemps !

Si j'écrivais au Ministère ?

- L'affaire est close. - Mais c'était lui le fautif !

Vous l'avez blessé dans le Shenandoah, mais il l'avait mérité.

N'importe qui aurait fait comme vous.

Nous n'avons même pas à citer le nom de la fille.

Non, Myles, merci.

Comme vous voulez, c'est stupide, vous faites comme il veut.

Il vous connaît bien.

- Pas si bien que ça. - Moi, il ne me connaît pas.

Je refuse de vous envoyer avec l'escouade.

Je veux y aller !

Bon, si c'est ce que vous voulez.

Choisissez vos hommes.

D'accord, Merci !

Major Général Arthur D. Summers, Ministère de la guerre, Washington

Cher Général, Certains faits pertinents

au sujet du Capitaine Kern Shafter

ont été omis lors...

- Prenez l'arrière-garde, Sergent ! - Oui, Monsieur.

Sergent !

Allez à la coupe de bois ou sont les hommes.

D'autres sont dans les collines.

Chargez les chariots et revenez ici avec mes hommes.

A vos ordres !

Sergent !

- L'équipe est prête, monsieur. - Vous, vous restez au camp !

Naturellement !

- Que signifie ce naturellement ? - Rien, seulement, naturellement !

En avant !

Indiens, professeur ! Une bande à 5 kms au Nord-est !

Clairon ! Sonne le rappel !

Mac ! En selle.

Rejoins Garnett qu'ils reviennent au plus vite !

Biers ! Rassemble les chevaux, par là !

- Oui, sergent ! - Toi, mes les voitures en cercle !

Montez une barricade !

Tinney ! Avec moi !

Prends ça, verse la poudre en demi-cercle à 20 M de la barricade !

Jack ! Tommy ! Sortez ces boites de la, vite !

Allez !

Va les aider à monter la barricade !

Ne tirez pas avant mon ordre

Tirez !

Cessez le feu !

Tinney, Biers !

Ils attaquent sur trois côtés. Répartissez les tireurs !

Allez, Donovan !

Fais de la place pour les blessés sous la voiture !

Chargez !

- Où est le sergent ? - Sur ses pieds.

- Comme on pouvait s'y attendre, M. - Me voilà, monsieur !

- Vous avez sauvé votre scalp ! - Désolé, monsieur !

- Rapport ? - Six morts, huit blessés.

Prenez soin d'eux et allons-y !

Un peu plus court autour de l'oreille, Tinney.

C'est mieux. Dis-moi une chose

Que faisais-tu avant l'armée ? Barbier ou fossoyeur ?

Mon père élevait des moutons.

- Ah, tout s'explique. - Alors, à quoi je ressemble ?

Super ! On dirait une œuvre d'art.

Joli à voir.

Merci, Tinney. Je me sens bien mieux.

Si j’étais une fille, je m'évanouirais

Voila, à cause d'un marron sur le nez d'un sergent major,

Donovan reste en plan.

C'est moi qui devrais être portier. Avec ma carrure et ma prestance.

- Quelle modestie. - Oh oui !

Et toutes les beautés soupireraient en me voyant,

et moi de même pour les encourager.

Bon sang, j'ignorais que tu étais un Don Juan.

Ha, professeur !

Même le diable rougirait s'il savait tout sur moi.

Oui, je suis un homme à femme.

Ma tendresse les rend folles.

- Bonsoir, sergent ! - Bonsoir, Miss Russell !

Repos, sergent !

- Joséphine ! - Oh, Kern !

Vous n'êtes plus de service ?

Si, encore, mais j’espérais vous voir.

Il fait chaud là-dedans, je voulais m’asseoir entre 2 danses.

- Il n'y a pas de siège ici. - Alors nous resterons debout.

C'est mieux, la nuit est superbe, J’ai pensé à vous toute la soirée.

Je ne pensais pas vous voir au bal.

Vous savez qu'on frappe beaucoup à ma porte.

J'ai accepté l'invitation il y a plus d'un mois.

Hier, j'aurais refusé.

- Puis-je demander pourquoi ? - Vous ne l'avez pas déjà fait !

- Vous êtes sûre, maintenant ? - Oui, je pense que je le suis.

Oui, je le suis.

Sauf pour une chose. Pourquoi détestez-vous Edward ?

Rien à voir avec vous.

Je crois que si. Et c'est partial de votre côté.

- Il n'a jamais dit de mal sur vous. - Bien sûr que non.

- Que voulez-vous dire ? - Sans importance.

Si, vous devez le dire ? Ne vous dérobez pas !

Je ne veux pas en parler.

Mais si, toute cette affaire est allez trop loin...

Sergent ! Vous avez quitté votre poste !

- Vous savez où est votre devoir ? - Je sais !

Et je vais le prouver avant qu'il soit trop tard !

Shafter !

Vous perdez votre sabre, sergent !

Votre service est terminé. Suivez-moi !

- Pourquoi vous hait-il tant ? - Qui sait ?

Vous avez été amis ?

Courrier ou des ordres ?

Des ordres, Capitaine Benteen, je crois qu'on part en campagne.

Et en force, à en juger par le poids.

Entrez, on va voir s'il y a une réponse à donner.

Kern !

Je suis trempé jusqu'aux os, les cours d'eau débordent.

Oui, nous sommes revenus à cause de ça.

Je peux rentrer si Mme Carson le permet ?

Les Carson sont absents, entrez !

- Vous avez dit nous ! - Oui, Edward et moi.

On était en buggy quand l'orage a éclaté.

- Où est-il ? - Dans la cuisine, il fait du feu.

Vous feriez mieux de lui dire.

Je sais ce que vous pensez, mais c'est faux.

Si il y a quelque chose à dire, dites-lui en face.

Edward, Kern Shafter est là.

Chaque fois que vous vous voyez,

comme des enfants, vous vous sauter à la gorge.

Vous ne pouvez pas régler vos désaccords de façon civilisée ?

Il n'y plus rien à dire. Tu es un perdant, Kern !

Pas cette fois, ça ne se reproduira pas !

Tu te flattes. Tu es toujours arrivé trop tard.

Il pleuvait aussi au Shenandoah quand tu m'as trouvé avec Alice,

tu te souviens ?

- Je me souviens. - Tu voulais te marier avec cette fille.

Tu aurais du me remercier, je t'ai montré ce qu'elle était.

Non ! Tu m'as montré ce que tu étais !

Tu n'as pas ta place ici, Kern !

J'ai vu Joséphine en premier et elle est attirée par moi !

Alors, voilà ce que je dois faire !

Pas de sabre cette fois, ni de révolver !

Kern !

Kern !

Sortez de là, vous vouliez un règlement, le voilà, pour de bon !

Vous cherchiez cette bagarre depuis que vous l'avez vu chez moi.

Vous ne pouviez pas vous en empêcher ? C'est fait, vous pouvez partir maintenant.

Vous m'entendez ? Disparaissez !

Trompette ! Le Général !

Présentez armes !

Reposez, armes !

Tu as vu à quoi ça ressemble un général ?

Oui, celui-là c'est le général Terry.

- Ils sont tous pareils pour moi. - En tous cas l'attente est finie.

Bannack Bill dit que les Sioux se rassemblent au Nord.

Tant mieux, il est temps.

C'est pas trop tôt, mes os me font mal depuis 28 ans de service,

Je dors mal et me réveille tôt.

Je pense aux gars partis et aux batailles qu'on a livrées.

Et j'en redemande !

Dire que je vis avec ça, des cruels et des coupeurs de gorge !

Si ma mère savait que je suis tombé si bas, elle pleurerait dans sa bière.

Et la bière mouillée de larmes il y a plus qu'à la jeter.

À gauche, alignez-vous !

Joe ! Va aider là-bas !

À droite, alignez-vous !

Garde à vous !

Nous nous formons en colonne dans 5 minutes devant le fort.

Que ceux qui ont des adieux à faire se dépêchent !

Rompez !

- Personne à dire au revoir, Kern ? - Non, personne !

Kern ! Vous n'alliez pas vous arrêter ?

- Pourquoi ? - Vous n'alliez pas me dire au revoir ?

Ne l'ai-je pas déjà fait ?

Kern, est-il vrai que vous ne revenez jamais en arrière ?

- Qui vous a dit ça ? - Est-ce la vérité ?

- Je reviendrai ici. - Êtes-vous sûr de cela ?

- Autant qu'un soldat peut l'être. - Kern, prenez-la !

Votre broche !

Elle porte chance, elle ramène les gens vivants.

Merci, Jo.

Vous êtes venue ici, pour lui ou pour moi ?

Le régiment est au mieux, général Custer.

Excellent, Major Reno.

- Nous pouvons en être fiers ! - Général Custer !

Ramenez-les nous tous !

- Encore du café, Mac ! - Oui.

Si c'était à refaire, j'irai dans la marine.

Pourquoi ? T'aimes pas les chevaux ?

J'ai rien contre les chevaux.

Je veux me battre avec les indiens, pas les chasser.

- Les marins ne chassent pas les indiens. - Ils ne les combattent pas non plus.

Mais on ne s'y ennuie pas.

Je connais un type qui est marin depuis 20 ans.

- Tout ce qu'il bat, c'est sa femme ! - C'est mieux que rien !

Peut être que Crazy Horse a peur de toi, Donovan.

Il t'évite !

Alors, il se trompe d'attitude, ça m'énerve ceux qui fuient !

Custer, vous avez vos ordres, je rejoins mon unité.

Au revoir.

Bonne chance, Messieurs !

Major, le général Terry pense que les Sioux sont près de Little Bighorn.

Il approchera par le Nord-est.

Nous, nous irons à Little Bighorn par le Sud-est.

Je veux 3 compagnies en flanc-garde jusqu'à la rivière Tongue.

Nous nous rejoindrons sur la Little Big Horn.

- C'est clair ? - Oui, monsieur !

Allez prévenir vos officiers !

Lieutenant Smith, en ce qui concerne l'approvisionnement.

Halte !

Ça doit être la rivière Tongue.

Oui, sans doute.

Où est le rendez-vous ?

On n'a fait que jouer aux scouts.

Peut être que le major Reno n'a plus envie de jouer au héros derrière Custer ?

Peut être parce qu'on a pas vu le moindre indien.

Sergent !

Avec 6 hommes, présentez-vous au Cpt. Garnett pour une reconnaissance.

- Le reste, à terre, montez le bivouac ! - Donovan, Biers !

Qu'en pensez-vous ?

Un petit groupe, trente familles.

Ils sont partis hier.

- Par là ! - Ils vont à Little Bighorn.

On va les suivre. Vous deux, en éclaireurs sur la droite.

Escadron, en avant !

Sergent !

Rien de suspect sur cette crête, mais je veux m'en assurer.

Allez-y avec deux hommes

- Je vous rejoindrai. - Puis-je emprunter vos jumelles, M. ?

Donovan ! Biers !

En avant !

Halte !

Des traces fraîches.

Allons-y !

Continue !

Cette fois on est fichus, Donovan !

T'as raison, professeur !

Garnett a du entendre les coups de feu, il va venir à l'aide.

Nous sommes exactement là où il voulait.

Que le diable l'emporte !

Donovan ! C'est grave ?

Ça va, professeur.

Ça ne fait pas encore mal, je vais mourir avant.

Allonge-toi.

Plus tard, professeur, ce n'est pas le moment de se coucher.

Grimpe la falaise.

Je les tiendrai en respect.

Ne sois pas idiot. Si tu restes je reste aussi.

Ça me changera rien que tu restes ou partes !

Je ne m'en sortirai pas.

Avec un peu de chance, il me reste 10mn à vivre.

Pars par la falaise et va me venger !

Tu veux bien m'écouter, mon pote ?

Je me vide de l'intérieur.

Il faut que tu fasses payer Garnett...

même si tu risques d'être tué ?

D'accord.

C'est bien, mon pote.

Maintenant vas-y avant qu'ils ne nous attaquent tous les deux.

Dieu soit avec toi.

Il ne m'a jamais quitté.

On est potes depuis des années.

Vas-y maintenant.

Laisse-moi reposer en paix.

♪ Oh, maman, as tu entendu parler ♪ ♪ de la belle Molly Brannigan. ♪

♪ La vérité est qu'elle m'a quitté ♪

♪ Et je ne serai plus jamais un homme ♪

♪ Dans la vallée du diable ♪

♪ Mais elle aurait pu renvoyer le mien ♪

♪ je suis aussi faible que ♪ ♪ de la bouillie, m'man ♪

♪ le diable mord mes os depuis ♪ ♪ que Molly a été si cruelle, m'man ♪

♪ Je suis aussi chaud et déterminé ♪

♪ qu'une salamandre, m'man. ♪

♪ J'ai cru être aussi célèbre ♪

♪ que le célèbre Alexandre, m'man ♪

♪ en vous entendant ♪ ♪ pleurer autour de moi ♪

♪ Pourquoi est-il mort ? ♪

Sergent !

Garnett nous a dit que vous étiez mort.

C'est ce qu'il espérait !

Abritez-vous du soleil. Asseyez-vous, sergent !

Buvez un peu d'eau.

Où est-il ?

Tout le régiment est parti avant l'aube.

En route pour Little Bighorn.

Il me faut un cheval, Lieutenant.

Vous êtes épuisé.

- Vous êtes sur de vouloir y aller ? - Oui, je le dois !

Soit. Jim !

Donnez un cheval frais au Sergent une gourde pleine et des rations !

Osborne porte un message au Major Reno. Vous pouvez aller avec lui !

Merci, Monsieur !

Bonne chance, sergent !

Ce n'est pas Garnett, il est sur la gauche.

Custer n'a plus aucune chance !

Il n'aurait pas du séparer ses troupes

Il faut dégager le ravitaillement, Major Reno !

- Rappelez Hines et l'arrière-garde. - Allez-y, Peters !

On se replie !

En arrière !

Osborne, donnez-moi le pli pour Reno.

Rejoignez le général Terry.

- Dites que Reno a besoin de secours. - À vos ordres, sergent !

- Mais vous croyez pouvoir passer ? - Je vais essayer. Allez !

Capitaine ! Regardez !

Dites aux hommes de couvrir ce cavalier !

- Ça va, Kern ? - Oui, je suppose.

J'ai vu tout ce qui s'est passé, je témoignerai.

- Combien de temps tiendrons-nous ? - Jusqu'à l'arrivée de Custer !

Custer est mort !

- Mort ! - Avec tous ses hommes.

J'ai envoyé un messager à Terry. S'il a pu passer.

- Myles ! - Hines ! Par ici !

Ils sont là ! Venez avec moi !

Custer est mort ! Un massacre ! Ils amènent les blessés !

Custer et tout son régiment ont été massacrés !

Voilà la liste des officiers tués !

- Pas un n'a survécu ? - Non, aucun !

Des hommes de Reno ont pu s'en tirer les renforts de Terry les ont rejoints.

- Que sait-on des autres gradés ? - La liste est incomplète, Mlle.

Sûr ordre du Président est restauré au grade de Capitaine de cavalerie

le Sergent Kern Shafter du 7ème régiment de cavalerie

- Je vous avais dit de ne pas le faire. - J'étais alors votre supérieur.

- Vous regrettez ? - Non.

Non, Myles, pas du tout

Je comprends à peine à quel point c'était important pour moi.

- Vous l'avez mentionnée ? - Non, je n'ai pas cité son nom.

À propos de femmes, il y a en une qui est venue vous voir.

Elle a veillée trois jours à votre chevet.

Dites-lui d'entrer.

- Kern. - Bonjour, Jo.

Ils ne voulaient pas me laisser te voir. Ils ont dit...

Ça va...

- Myles t'a dit quelque chose ? - Il m'a tout raconté.

Il t'a dit que... j'ai quelque chose pour toi ?

Tu sais, elle porte vraiment chance.

Je suis là.

ST GR Correction JY 20/08/2020

chanson irlandaise (Molly Brannigan) John McCormack

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