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Original subtitles

WWW.MY-SUBS.CO

1 En matière de justice criminelle,

le peuple est représenté par deux entités distinctes mais d'importance égale :

la police, qui enquête sur le crime

et le procureur général, qui poursuit les criminels.

Voilà leurs histoires.

Le jury de Los Angeles

nous a fait passer un message très clair.

Les Noirs sont laissés-pour-compte.

Pas de justice,

si ce n'est ce que nous faisons pour nous-mêmes.

Pas de prospérité,

si ce n'est ce que nous créons de nos propres mains.

Je suis venu vous dire que j'ai bien accueilli ce message,

parce que nous, en tant qu'hommes, ne manquons pas de ressources.

Les Juifs se sont faits tout seuls.

Les Coréens se sont faits tout seuls.

Il est désormais temps

de nous faire tout seuls.

La colère est une force pour changer.

Mais pas si elle nous aveugle.

La route qui nous attend est pleine de distractions.

La haine pour le Blanc est une distraction.

Nous valons mieux que ça.

Et je suis venu vous dire,

croyez-moi, frères et sœurs,

que nous aurons le dernier mot.

Reculez.

Marcus, lève la main.

Police ! Poussez-vous ! Écartez-vous ! Allez !

Poussez la porte !

- Alors ? - Tate a pris deux balles dans la poitrine.

Son entourage l'a emmené à St. Lukes.

Ce type qui s'est enfui. Vous l'avez vu ?

Le tireur ? Blanc, cheveux bruns. Son revolver était un .38.

- Il l'a utilisé contre Tate ? - Je l'ai pas vu tirer.

Quelqu'un vous a dit l'avoir vu ?

- Non. - Donc, on suppose qu'il a tiré.

Où j'étais ? Où diable étiez-vous ?

Si vous, les flics, aviez ouvert l'œil, Marcus serait encore en vie.

Je n'en sais rien. Mais pouvez-vous me répondre ?

Je regardais la porte latérale, ce que j'étais censé faire,

et j'ai vu ce Blanc

se diriger vers moi avec une arme.

Qu'avez-vous fait ?

J'ai voulu attraper mon flingue, mais l'idiot m'a eu le premier.

J'ai besoin de votre arme pour la balistique.

- Vérifiez son permis. - Oui.

Et si au lieu de me coller au cul, vous cherchiez le Blanc qui a tué Marcus ?

Huit gardes du corps, huit armes.

Avec la fusillade, les petits sont passés à l'action.

La bombe de la poubelle était une M60. Assez bruyante pour faire diversion.

Ça a marché. Personne n'a vu tirer les coups de feu.

Le suspect serait grand, petit, gros, maigre, brun, blond.

Tout le monde s'accorde sur une chose : blanc, blanc, très blanc.

- Ça donne une idée. - Oui, l'été est arrivé.

On voulait vous voir avant de donner la moindre information.

Dr Reid, police.

Vous vous êtes occupé de Marcus Tate ?

Deux plaies au torse. Heure du décès : 23 h 37.

- Vous n'avez pas de balles ? - Non. L'une est entrée et ressortie.

L'autre s'est logée près de l'épine dorsale : tous les organes vitaux.

- Où est le corps ? - En haut, 6e étage.

- Vous avez placé des gardes ? - Tate avait sa bande avec lui.

Génial.

Mme Tate souhaite... Elle est avec le corps dans la chambre 602.

On peut passer l'information ?

Oui, allez-y. Déclenchez l'émeute.

Mme Tate est là ? On voudrait lui parler.

- Vous n'êtes pas les bienvenus. - On n'a pas besoin d'invitation.

Dites-lui qu'on est là.

Pourquoi pas envoyer un flic noir pour nous parler ?

Désolé, mais il faudra vous contenter de nous.

- Ils veulent parler à Satima, M. Books. - Désolé, messieurs.

Mme Tate n'est pas en état de parler avec qui que ce soit.

- Vous êtes un parent ? - Je suis le directeur exécutif

du Congrès afro-américain et du conseil légal interne.

Alors vous savez qu'on doit voir immédiatement tous les témoins.

Elle n'est pas en état de parler.

Ce serait plus simple si vous trouviez quelqu'un avec qui il puisse parler.

La dernière fois que j'ai regardé, le badge n'avait que deux couleurs : argent et or.

Il devra donc nous parler, d'une façon ou d'une autre.

Mike.

On se reverra, M. Books.

Ne bougez pas le cadavre avant l'arrivée du médecin légiste.

Je lis les journaux, je suis la politique. Ils sont racistes.

Il faut limiter les dégâts.

- Ils disent "va chercher" et on obéit ? - Non.

On ne va pas parader dans la banlieue.

Voilà des infos. Je parie que tu ignorais

que les Juifs avaient fait diffuser le crack à Harlem.

Le C.A.A. ne suit pas vraiment la tendance.

Suffisamment pour élire trois conseillers.

Tant que leur auditoire n'interfère pas,

peu importe comment on a leur coopération.

Trouvez-moi autre chose que "suspect homme blanc".

Bien. Le gars de la patrouille a vu un Blanc avec un .38.

Un gars de Tate a pris une balle dans la jambe par un Blanc avec un .38.

La balistique ?

La balle ne correspond à rien trouvé sur Tate.

De mieux en mieux. Quelqu'un a-t-il vu Tate se faire tirer dessus ?

Il y avait sa femme, les gardes du corps.

Mais à moins que Phil et moi, on change nos idées sur la race, personne ne parlera.

Le C.A.A. est sur Lenox, n'est-ce pas ?

J'appelle Malone dans le 28e, pour voir s'il peut nous donner un coup de pouce.

Q.G. DU CONSEIL AFRO-AMÉRICAIN 92 LENOX AVENUE - MARDI 28 JUILLET

J'étais juste devant Marcus. À environ deux mètres.

- Où se trouvait l'homme avec l'arme ? - Juste devant la porte.

- Vous le surveilliez ? - Je montais juste la garde.

Était-ce le seul visage blanc présent ?

Il y a toujours quelques visages blancs aux rassemblements.

Surtout des protestataires. Mais s'ils veulent entrer et écouter,

alors on ne leur prête pas d'attention particulière.

J'ai compris.

Bien, il y a eu une explosion. Qu'avez-vous fait ?

Je me suis tourné vers Marcus, puis j'ai vu un visage blanc sortir de la foule.

À quelle distance se trouvait-il ?

À environ trois mètres à ma gauche.

Il avait sorti l'arme, a tiré sur Marcus. Deux coups, puis il s'est sauvé.

J'ai essayé de l'attraper, mais la foule était agitée.

Je l'ai vu tirer sur Harlans, puis il a disparu.

De quoi cet homme avait-il l'air ?

Cheveux bruns. Dans les 35, 40 ans.

L'aviez-vous déjà vu ?

Je ne sais pas. Vous, les Blancs, vous vous ressemblez tous.

C'est un moment très difficile pour nous, détective.

Avez-vous quelque chose sur cet homme ? La balistique ?

Juste la balle de la jambe de M. Harlans. Celle de M. Tate était inutilisable.

Il avait huit gardes du corps. Vous attendiez de la visite ?

Marcus n'avait peur de personne. Seulement de Dieu.

Les gardes, c'était mon idée.

Plutôt fataliste, comme avocat.

J'étais un zonard en bandana, quand Marcus m'a sorti de la misère.

Cet homme m'a sauvé la vie.

Si ça n'avait tenu qu'à moi, il aurait porté un gilet pare-balles.

On dirait qu'il n'avait pas que des fans.

Quand on dit ce qu'on pense, on suscite la controverse.

On se fait sans cesse menacer : K.K.K., Nation aryenne, Fils d'Abraham.

J'imagine qu'on récolte ce qu'on a semé.

Malcolm a mis 25 ans à se faire respecter.

Marcus Tate en a mis 10, mais son message passera

et le C.A.A. deviendra plus fort avec son martyre.

Si seulement vous aviez entendu son discours.

Il voulait collaborer avec la communauté blanche.

Et ils l'ont tué.

- Sa réputation... - Marcus était pragmatique.

Les acquittements à L.A.,

le pillage et l'autodestruction.

Il a compris qu'un étranger ne peut pas parler de changement.

Et le soir de la fusillade ?

Oui.

Il a fini son discours. Roland a dit que l'allée était bloquée

et qu'on allait passer par la porte principale.

- Vous étiez avec votre mari ? - Je marchais juste derrière lui.

Il y a eu une explosion, puis des coups de feu.

Avez-vous vu l'homme qui a tiré sur votre mari ?

Il se tenait là, un pistolet à la main, le fixant.

Les gens le montraient du doigt.

Avez-vous la moindre idée de qui ça pouvait être ?

Mais je n'oublierai jamais son visage.

Un tireur isolé. Une cible connue.

On se lève pas un jour avec l'envie de tuer une célébrité.

On la suit. On cherche son point faible.

S'il a pu approcher Tate cette fois, peut-être était-il déjà venu

et que quelqu'un l'a vu.

Ou pris sa photo. Après tout, Tate faisait vendre.

Je te le dis, la prochaine fois, j'achète des actions chez Kodak.

Ils doivent utiliser 10 pellicules pour une photo imprimée.

Tu as trouvé quelque chose ?

La barbe. Ici, regarde. C'est le même gars ?

Fais voir un truc. Viens.

Regarde ça.

Que dis-tu de ça ?

C'est mieux ? Et là ?

Ça pourrait être des triplets.

- Ou un mauvais éclairage. - Une façon de le découvrir.

Ces hommes ont tous été photographiés aux rassemblements C.A.A. cette année.

Comme vous le voyez, ils ne se ressemblent pas tous.

Vous reconnaissez quelqu'un ?

- À partir de ces photos ? - Oui.

Vous brûlez les étapes.

- Il recommence. - Darryl Gates veut me faire la peau.

Une fois cet homme en détention, vous ferez les discours que vous voulez.

En attendant, regardez ces fichues photos.

Celui-ci.

Il s'est rasé la barbe, mais ce sont ses yeux.

- Vous l'aviez déjà vu ? - Oui, je crois.

Je ne sais pas qui c'est, mais il a traîné dans le coin.

Merci.

Mme Tate.

Nous pensons que le suspect filait votre mari avant la fusillade.

Ces hommes ont été photographiés aux discours de votre mari cette année.

L'un d'eux pourrait être l'homme que vous avez vu.

C'est lui.

C'est l'homme avec le pistolet.

Vous en êtes absolument sûre ?

Absolument.

Deux sur deux.

Église épiscopale africaine, Harlem, 7 mai.

Hall LaSalle, centre-ville, 28 mai.

Auditorium Jackson, Harlem, 26 juillet.

On a des photos de rassemblements hors de la ville à la même période.

- Aucun signe de notre homme. - Quelle chance.

Un sur environ huit millions d'habitants.

- Qu'en pensez-vous, 36, 37 ans ? - Quelque chose comme ça.

Rasé, vêtements propres. Classe moyenne.

Juif ?

Pas vraiment le gars de l'affiche de B'nai Brith.

Quelque part dans les cinq districts, quelqu'un aime ce visage.

Si on fait publier une photo, il est fichu.

Mikey, et ça ? Qu'y a-t-il écrit ?

Qu'est-ce que c'est ? L-A-C ?

L-A-C-R... Lacrosse ?

T-shirt universitaire.

R-S-T. Amherst.

Il va à la fac.

Bien, c'est parti.

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Dans les 35-40 ans.

Il serait dans quelle promotion, 75, 76 ?

S'il est diplômé.

Je me trompe ou ils avaient tous la tête de Charles Manson ?

Non, ils sont devenus des criminels après leur coupe de cheveux Wall Street.

Ça y est. Je te tiens.

Tiens.

Bonjour, Mitchell Koblin.

Promotion de 74. Crosse universitaire. Club de débat.

Il a sûrement rejoint les communistes.

Je parie que ses parents sont très fiers.

Harvey, Lawrence, Robert.

- Pas de Mitchell. - Annuaire des anciens. Juste là.

Koblin, Mitchell. 62 Gramercy Park East.

Oui, c'est Mitchell.

Il s'est rasé la barbe en avril dernier.

- Que lui voulez-vous ? - Il a peut-être assisté à un crime.

Il va bien ?

On n'a pas encore pu lui parler. Quand l'avez-vous vu pour la dernière fois ?

Pour mon anniversaire, le mois dernier.

Avez-vous parlé à Sandy ? Sa femme.

Où peut-on les joindre ?

Ils vivent sur l'Upper West Side. 1290 West End.

Votre fils appartient-il à une organisation politique ?

- Quoi ? - On a vérifié son passé.

Dans les années 70, il était centre gauche.

Arrêté pour violence et port d'arme illégal.

- Mitchell avait tout arrêté. - Attendez.

Que diable voulez-vous vraiment ?

Il était présent au meurtre de Marcus Tate.

C'était un rassemblement. Des centaines de gens.

- Il était armé d'un revolver calibre .38. - C'est ridicule.

Si vous voulez nous parler, adressez-vous à notre avocat. On s'en va.

Mitchell en serait incapable. Il lui arrive...

Si vous pouviez juste nous dire où nous pouvons le trouver.

Mitchell et moi sommes divorcés. Il est parti en février.

- Ses parents ne l'ont pas dit. - Il était trop gêné pour leur dire.

On était un couple de rêve. Le mariage interracial.

Mitchell vous a-t-il jamais parlé de Tate ?

Tout le temps. Mitchell ne croyait pas tout ce qui sortait de la bouche de Tate.

Et il l'a tué ?

Il respectait Marcus, ses idées, et il insistait pour que j'en fasse de même.

Mitchell voulait que je reprenne contact avec mes racines noires.

Comment ?

Mitchell et moi...

On a dormi neuf ans dans le même lit pour plusieurs raisons.

- Je pensais avoir Gramercy Park et... - Mitchell voulait Harlem ?

Et j'ai accepté.

Ça l'excitait.

Comme si plus j'étais noire, plus il me désirait.

C'était dégoûtant.

Je voulais le faire culpabiliser, alors j'ai obtenu un travail au C.A.A.

- Vous bossez pour l'organisation de Tate ? - Depuis l'an passé. Comptable.

- Une erreur. - Pourquoi cela ?

Il m'accusait de coucher avec tout le monde au boulot, y compris Marcus.

Et le jour de l'assassinat de Marcus Tate ? Mitchell était-il là ?

J'étais en bas, je comptais des factures. J'ai entendu des cris.

Le temps de monter, tout était terminé.

Savez-vous où on peut le trouver ?

Aux dernières nouvelles, il enseignait aux cours d'été

à IS 134 dans le sud du Bronx.

Mitchell enseignait l'histoire américaine contemporaine. Les gosses l'adoraient.

- Il leur a confisqué leurs armes ? - Il a été renvoyé le trimestre dernier.

Ils ont dit que le budget était limite.

Quelqu'un voulait redécorer ses bureaux.

Sans aucun doute. Il fait des remplacements. Mais il est bizarre.

Il s'assied devant la classe, pensant à Dieu sait quoi.

- Vous l'avez vu cette semaine ? - La semaine dernière. Il a travaillé.

Savez-vous où il vit ?

On l'a contacté au Men's Athletic, en centre-ville.

Excusez-moi.

Pas de travail, sa femme l'a largué.

La dernière fois, j'ai mis mon poing dans une porte.

Ce type prend son pied avec un flingue.

M. Koblin vit ici depuis fin juillet, il a payé d'avance pour le mois d'août.

Je parie qu'il va partir plus tôt que ça.

Sa clé est là. Il n'est pas dans sa chambre. Excusez-moi.

Le gymnase. Koblin est un ancien athlète, non ?

Koblin.

Eh bien, ça alors.

Mitchell Koblin.

Vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Marcus Tate.

Vous avez le droit de garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être utilisé contre vous.

Vous avez droit à un avocat.

Si vous n'en avez pas les moyens, nous en fournirons un.

Avez-vous compris ?

Vous êtes tarés ! J'ai tué personne !

- Il t'a posé une question. - Oui, j'ai compris.

Alors boucle-la et reste tranquille !

33E CIRCONSCRIPTION, INTERROGATOIRE MERCREDI 5 AOÛT

Que pourrait-il bien savoir concernant le meurtre

- s'il n'a rien à y voir ? - Il était présent.

- Il n'a pas dit qu'il y était. - On a des témoins.

Qu'il faut croire. Les procès sont là pour ça, M. Cerreta.

Détective Cerreta.

Elle vous y a poussé, hein ? La traînée essaie de me faire coincer !

Ça suffit.

Vous semblez très en colère. Si on en parlait ?

Vous enquêtez sur un meurtre ou un divorce ?

Si l'un conduit à l'autre, les deux.

Assassinats politiques comme crimes passionnels.

Des tas de mordus de conspiration vont être déçus.

Voyons ce qu'on a là, d'accord ?

Tenez.

Et ça ?

Le programme de Tate et les communiqués du rassemblement.

Qu'est-ce que ça faisait dans votre chambre ?

Bien, il était au rassemblement. Pour voir sa femme, c'est tout.

Et ceci ? C'est un article sur Tate.

Vous avez écrit dans la marge : "Provocation typique anti-juive."

Et ici : "Foutaises pour augmenter la haine."

On dirait que vous en vouliez à M. Tate.

Et ça constitue un mobile ?

Vous devez avoir une file de suspects d'ici jusqu'à Plattsburgh.

Vous passez à côté de l'essentiel, Paul. Mon client est un raté.

Il n'a pas tué Tate.

Allons, Mitch. Ses discours vont chercher...

Un sur deux à la balistique. La balle de Tate est inutilisable,

mais celle de la jambe du garde du corps correspond au .38 de Koblin.

Ça commence à se préciser.

Registre numéro 319167. L'État de New York contre Mitchell M. Koblin.

Charges : meurtre au second degré, tentative de meurtre au second degré,

possession d'arme au second degré

et possession d'arme au troisième degré.

- Que plaide l'accusé ? - Non coupable pour toutes les charges.

Vu la nature hautement violente des crimes en question,

l'État pense qu'il vaut mieux rejeter toute caution dans l'intérêt de tous,

y compris de l'accusé.

Libertés civiles, poids des preuves, mon client n'est accusé de rien.

Je suis favorable aux libertés, mais qu'il puisse en profiter.

Vous pouvez le juger sans charges ? Sauf votre respect, je ne vous suis pas.

C'est vous qui devez apporter la logique

et vous n'avez pas rempli cette tâche.

Il sera incarcéré en attendant le procès.

- M. le juge... - M. l'avocat,

le secret judiciaire est une chose merveilleuse. Suivant.

- Gary Lowenthal ? - Oui, monsieur.

Il est devenu radical à Haight-Ashbury.

Pourquoi défend-il l'assassin de Tate ?

Les parents de Koblin doivent le payer 400 $ de l'heure.

- Ça paie beaucoup de volontariat. - Koblin s'y connaît.

Il y a dix ans, il a été arrêté. Il a attaqué un flic lors d'une manif politique.

On a allégé ses charges.

Mais sa politique est passée des pierres aux balles.

Cet homme souffre de psychose politique.

Son C.V. commence par le S.D.S et finit par le J.D.L.

Et Tate était accusé d'être antisémite, non ?

Mais il avait tempéré sa position.

Il avait fait des déclarations en faveur de la communauté juive.

Koblin devait le savoir.

Un plateau d'argent s'offre à nous.

On a des témoins, la balistique. Pas besoin de mobile.

Le service devrait toujours inclure une cuillère en argent.

Si le jury a des doutes, le mobile le convainc.

Je dois me lancer dans un débat politique avec lui ?

Je ne veux pas que Gary Lowenthal s'en tire avec un acquittement

et un futur film à succès. Trouvez-moi un mobile.

Le monde de Koblin s'écroulait.

Il a perdu son boulot, il mentait à sa famille à propos de son divorce.

Le meurtre est un très bon remède.

Un solitaire. Un délaissé.

Tout ce qu'il voulait, c'était ravoir sa femme.

Il l'adorait, elle adorait Tate.

Il a tué Tate parce que sa femme l'a largué ?

Éliminer la compétition ?

Un appel pour attirer l'attention ? Décalage ?

Fais à Tate ce que tu crois que Tate t'a fait.

Choisissez la pathologie.

Si on fait venir son ex à la barre, elle nous fournira notre mobile ?

COUR SUPRÊME - TRIBUNAL 46,MARDI 22 SEPTEMBRE

Partout où j'allais, il était là.

C'était à tel point que j'ai dû me faire raccompagner chez moi.

- Il jurait qu'il me surprendrait. - Comment ça ?

Avec Marcus.

Aviez-vous une aventure avec Marcus Tate, Mme Koblin ?

Mme Koblin ?

- Oui. - Merci.

Le témoin est à vous.

Mon client a-t-il montré des signes indiquant qu'il était violent ?

Non.

Il ne vous a jamais frappée ni menacée de vous frapper ?

Non.

A-t-il jamais menacé de tuer Marcus Tate ?

Non.

J'admire beaucoup son sang-froid.

- Si ma femme... - Objection !

Je retire ce que j'ai dit. Dites-moi, Mme Koblin,

à votre connaissance, votre aventure était la seule relation

extraconjugale de Marcus Tate ?

Non.

Est-il possible, Mme Koblin,

que d'autres époux ne fassent pas preuve du même sang-froid que le vôtre ?

Objection.

On venait de descendre de la scène.

Il y a eu une grosse explosion.

Puis des revolvers, qui tiraient dans tous les sens.

M. Books a crié :

"Il a tiré sur Marcus."

Et j'ai vu Koblin qui tenait son revolver.

Que s'est-il passé ensuite ?

J'ai vu Marcus par terre.

Il avait la bouche pleine de sang.

Je l'ai couvert avec mon corps.

Je l'ai accompagné à l'hôpital.

Il avait la tête sur mes genoux, sa main serrée dans la mienne.

Il n'a jamais ouvert les yeux.

Son étreinte n'a jamais faibli.

Ils l'ont conduit dans l'hôpital,

mais je savais...

Merci.

Vous avez dit que juste avant l'explosion, vous quittiez la salle.

Marchiez-vous à côté de votre mari ?

J'étais juste derrière lui.

Donc avant l'explosion,

vous n'avez pas vu M. Koblin dans l'allée ?

Non.

Vous avez entendu les coups de feu, puis vous êtes tombée par terre.

Oui.

Est-il bien vrai que vous n'avez pas vu

qui a tué votre mari ?

Il avait un revolver. Je l'ai vu.

Oui, mais on sait que beaucoup de monde avait un revolver ce soir-là.

N'est-il pas possible que l'un d'eux ait tiré...

- Objection ! - M. Lowenthal,

voulez-vous reformuler votre question ?

Est-il vrai que votre mari a reçu beaucoup de courrier haineux ?

Le monde regorge de racistes.

Si on n'est pas d'accord avec votre mari, on est raciste ?

M. le juge...

- Ce n'est pas ce que j'ai dit. - Dites-moi,

des Noirs étaient-ils en désaccord avec les idées de votre mari ?

Quel rapport, M. le juge ?

En fait, au sein même de votre organisation,

des hommes pensaient que Marcus Tate trahissait les principes du C.A.A.

Peut-être les mêmes hommes qui portaient des armes ce soir-là.

On peut être en désaccord avec mon mari, M. Lowenthal.

Mais n'importe quel membre du C.A.A. serait mort pour lui.

- M. le juge. - Très bien. Approchez.

On est en Amérique, vous vous rappelez ?

La défense peut présenter la défense qu'elle juge appropriée.

- Oui. Inappropriée, non. - Un autre mobile est inapproprié ?

- S'il égare le jury, oui. - Le fait est...

Le fait est que vous tentez de convaincre le jury avec de simples soupçons.

Avez-vous une preuve directe

que quelqu'un d'autre dans la salle a été responsable du meurtre ?

Non.

Alors l'objection de M. Stone est valable.

Rappelez-vous que l'outrage à la cour dépend exclusivement de moi.

Bien.

Je n'ai plus de questions.

Je me tenais juste à côté de Marcus. Oui, j'ai entendu l'explosion.

J'ai vu ce salaud sortir son revolver.

- Vous faites référence à l'accusé ? - Oui.

On était presque nez à nez.

Vous êtes donc sûr que c'est M. Koblin qui a tiré sur Marcus Tate ?

J'étais à 2, 3 m de là.

- Oui, je l'ai vu. - Merci.

Vous étiez, au plus, à 3 m de l'accusé, vous l'avez vu extraire son revolver,

- vous l'avez vu tirer. - C'est ce que j'ai dit.

Vous êtes un garde du corps d'enfer, non ?

Objection.

On peut se passer des sarcasmes.

Quand vous étiez nez à nez avec l'accusé,

- était-ce avant l'explosion ? - Oui.

De tous les gens présents dans la salle,

vous étiez concentré sur M. Koblin. Avait-il l'air suspect ?

Oui. Ma tâche consiste à protéger Marcus.

Des gens à l'air suspect, ou bien des Blancs à l'air suspect ?

- Objection. - Je retire ma question.

Vrai ou faux, M. Cook :

l'accusé était le seul visage blanc dans la foule ce soir-là ?

C'est exact.

Vous vous êtes concentré sur lui uniquement parce qu'il est blanc.

J'ai dit qu'il avait l'air suspect.

Et vous vous méfiez des Blancs, n'est-ce pas ?

- Objection. - Retenue.

Donc vous vous méfiiez, mais pas parce qu'il était blanc.

De quoi s'agissait-il, alors ? Parce qu'il avait les cheveux bouclés, un gros nez ?

Ils se disent libéraux, mais nous font nettoyer leurs toilettes.

À qui faites-vous référence ?

Parlez-vous des propriétaires des banques ?

De la maison où vous vivez ?

- M. le juge. - Suis-je l'un d'eux, Otis ?

Ce fichu Juif a tué Marcus, et vous, les avocats juifs, le laissez s'en tirer ?

Veuillez vous asseoir.

Il est évident que ce témoin n'a pas vu le tireur.

Il a vu un Juif blanc et ses préjugés ont fait le reste.

C'est peut-être évident pour vous.

Changez le ton de vos questions ou asseyez-vous.

- Je n'ai plus de questions. - Merci, M. le juge.

Il fallait l'arrêter. Il a tué Marcus et il passe pour la victime.

- Le jury y verra clair. - Et si ce n'est pas le cas ?

Les émeutes de L.A. auront l'air de batailles d'oreiller.

Vous y adhérez ?

Je recherche la justice au tribunal. D'autres sont peut-être moins éclairés.

Non, je n'étais pas d'accord avec tout ce que disait Marcus.

Mais je le respectais, lui et le travail qu'il faisait.

Vous n'êtes donc pas allé au rassemblement pour le tuer.

J'y suis allé pour voir ma femme.

Elle m'évitait, mais je savais qu'elle y serait.

Je pensais la trouver et lui parler en sortant.

Quand vous avez entendu l'explosion, qu'avez-vous fait ?

J'ai eu peur. J'ai saisi mon revolver.

Puis j'ai vu Otis crier et me montrer du doigt, alors j'ai fui.

C'est alors que vous avez vu le garde du corps, M. Harlans.

Son revolver pointé sur moi.

- Et vous lui avez tiré dessus ? - Il allait me tirer dessus.

Pourquoi ne vous êtes-vous pas débarrassé du revolver après la fusillade ?

Pour quoi faire ?

Je savais que Marcus n'était pas mort d'une de mes balles de revolver.

Je n'ai plus de questions.

M. Koblin,

pourquoi jugiez-vous nécessaire d'avoir un revolver au rassemblement ?

J'étais allé à Harlem en métro. C'était juste pour une raison de sécurité.

Vous enseignez dans le sud du Bronx, n'est-ce pas ?

Je suis suppléant.

- Et vous vous déplacez en métro ? - Oui.

Apportez-vous un revolver dans la salle de classe ?

C'est différent.

Bien sûr. Peu de chances que Marcus se présente à IS 134.

- Objection. - Je retire ce que j'ai dit.

Aimez-vous votre ex-femme ?

Énormément.

Pourtant elle a couché avec Marcus Tate. Vous la suiviez.

J'étais hors de moi. La jalousie n'est pas un crime.

- Vous feriez tout pour la ravoir ? - Pas tout.

- John Hinckley est un taré. Je suis juste... - Hors de vous.

Soixante-douze heures. Je pensais qu'ils feraient plus vite.

Il a fait perdre les pédales à nos témoins.

Il a pu embrouiller le jury.

Oui, c'est ce en quoi il excelle.

Il lui suffit d'un sur douze, mais j'imagine qu'il veut l'annulation.

- Au maximum. - Ne t'y oppose pas.

Au moins ses méthodes repassent en jugement.

Les faits parlent d'eux-mêmes, Adam.

Malgré la ruse de Lowenthal, je crois que le jury va le déclarer coupable.

Oui ?

Merci.

Le moment de vérité.

Premier chef d'accusation :

possession illégale d'arme au troisième degré.

Quel est votre verdict ?

Coupable.

Deuxième chef d'accusation :

possession illégale d'arme au second degré.

- Quel est votre verdict ? - Non coupable.

Troisième chef d'accusation :

tentative de meurtre sans préméditation.

- Quel est votre verdict ? - Non coupable.

Et dernier chef d'accusation :

meurtre sans préméditation. Quel est votre verdict ?

Non coupable.

Silence dans la salle, s'il vous plaît !

Tous les pseudo-politiques noirs de Binghamton à Brighton Beach

s'en sont pris à moi.

On dit : "Pas de justice, pas de paix."

- Au moins l'accusation pour port d'armes... - C'est un crime mineur.

Il sera dehors en moins d'un an.

Vous avez parlé au jury ?

Pour lui, on n'a pas relié l'arme de Koblin au meurtre.

Le témoignage d'Otis : non fiable.

Et les preuves n'avaient rien à voir.

Lowenthal au procès a fait l'étalage du racisme noir, le jury a avalé ça.

Il n'a pas vu les faits à travers son inquiétude.

La Constitution garantit un jury impartial, pas un jury insensible.

Avant de se mettre à réviser le sixième amendement,

on devrait peut-être reprendre les faits.

Revoyez la moindre parole de la copie du procès.

Cinquième amendement. Double procès.

Je ne parle pas de meurtre. Mississippi.

- Trois défenseurs des droits civils morts. - Une affaire fédérale.

Je veux établir une affaire de violation des droits civils.

On peut donner aux fédéraux une accusation facile.

Lowenthal a fait un tour de magie.

Même si on monte une affaire fédérale contre Koblin, il y a davantage.

Ce n'était peut-être pas de la magie.

Tu veux dire que Koblin n'a pas tué Tate ?

On n'est pas à Simi Valley.

Vingt-quatre yeux d'un jury peuvent voir des choses que les adversaires négligent.

Par exemple ?

Lowenthal peut avoir raison concernant les problèmes au C.A.A.

Et les maris jaloux ? On cherche tous ceux dont la femme a couché avec Tate ?

On cherche la personne qui détourne à son avantage la vérité. L'ex de Koblin

a dit qu'il l'importunait au travail.

Elle devait se faire escorter chez elle.

Si on a besoin de protection, à qui s'adresse-t-on ?

- À un garde du corps. - Exact.

- Otis ? - Exact.

Et si c'était Otis,

il a menti sur le fait de ne pas reconnaître Koblin.

Et il se pourrait qu'il mente concernant bien plus de choses.

Je ne pensais pas qu'il me frapperait. Je ne voulais pas être harcelée.

J'ai demandé à Otis de me raccompagner chez moi.

Mitchell approchait quand vous quittiez le bâtiment ?

Avec furie. Ils en sont presque venus aux mains.

Otis et votre mari ?

M. Lowenthal avait-il raison concernant les dissensions internes au C.A.A. ?

Je ne suis pas un membre influent.

Vous avez laissé Koblin s'en tirer. Vous avez foiré. Pourquoi pas ?

Les nègres doivent bien y être pour quelque chose.

S'il y avait des luttes internes au C.A.A...

Il n'y en avait pas.

Nous avons des raisons de croire qu'Otis Cook était impliqué.

Incriminez qui vous voulez, M. Robinette. Ça n'arrangera rien.

Le fait est que M. Cook nous a menti.

Il a dit à la police ne pas connaître M. Koblin.

Sandra Koblin nous a dit qu'ils en sont presque arrivés aux mains il y a un mois.

Elle n'a aucune raison de mentir.

Moi non plus.

Elle sait ce qui s'est passé, Adam.

Mais pas moyen qu'elle nous dise quoi que ce soit.

Tu es d'accord ?

Tu étais là, Paul. Tu l'as vue.

Elle protégeait une organisation en laquelle elle croit.

Et elle protège un homme qui a tué son mari.

Si jamais elle omet ce fait,

alors elle fait partie de la conspiration. Arrêtez-la.

- L'intuition est une preuve ? - Non.

Peut-être qu'après quelques heures derrière les barreaux, elle avouera.

Laissez-moi lui parler.

On a consacré nos vies à bâtir le C.A.A. Et je devrais vous aider à le détruire ?

Ai-je en face de moi Coretta King ou une femme trompée ?

La femme de César doit être pure, pas César.

Otis Cook est peut-être impliqué.

Ne voulez-vous pas justice ?

Je m'appelais Michelle Perkins, j'avais 16 ans,

je rêvais de faire partie de l'association Alpha Rho à Vassar,

jusqu'à ce que la présidente me tende un miroir.

Vous devriez peut-être vous regarder dans un miroir avant de me parler de justice.

Si j'omets la rhétorique,

tout ce que je vois, c'est une femme qui protège l'assassin de son mari.

Et je vois un homme se faire manipuler pour attaquer son peuple.

Les miens ne sont pas des assassins.

On ne doit plus s'asseoir au fond du bus.

Pas dans les faits.

Scrutez le cœur des hommes avec qui vous prenez le café le matin.

Ce bus a encore du chemin à faire.

Protéger Otis ne vous fera pas atteindre votre but plus tôt.

Je ne permettrai pas que la mort de mon mari détruise tout ce que j'ai fait.

Si vous avez raison, ces hommes seront jugés, mais suivant mes conditions.

Si vous cachez des preuves,

pour la loi, vous êtes co-conspiratrice.

Nous faisons ce qui nous incombe.

C'est Otis.

J'ai vérifié le rapport de police.

Mme Tate a dit que Roland Books les a dirigés vers la porte d'entrée.

Oui, la police bloquait l'allée du fond.

J'ai vérifié avec la police. Il y avait deux voitures, toutes les deux devant.

La question est, pourquoi ?

La politique de Tate devenait plus modérée.

- Peut-être que Books n'était pas d'accord. - Books et Otis ont menti.

Ils ne seront jamais acceptés.

Il faut des preuves pour porter une accusation.

On les fait juger, on perd, mettez ma photo près de celle de David Duke.

Pas de preuve directe, pas de procès.

Convoquons Books et Otis.

On n'a rien pour faire pression sur eux. Mme Tate ne parlera pas.

Ils n'en savent rien.

On peut parler de lynchages sophistiqués.

Si on vous paie au client, vous n'aurez pas de chèque cette semaine.

Si c'était le cas, je serais en train de m'acheter une Rolex.

On sait que votre client et Otis Cook ont tué Marcus Tate

et je vous assure qu'on les mettra tous deux en prison.

Marcus Tate était un guide.

Il savait parfaitement ce qu'il voulait.

Et vous vouliez votre part.

Le simple fait de notre présence ici prouve que vous n'avez rien contre nous.

Si vous voulez une confession,

vous pouvez laisser tomber. Ça n'adviendra pas.

Peut-être pas de votre part.

- Vous avez menti. - J'ai peut-être mauvaise mémoire.

Deux ans à Attica pour parjure et omission.

Ce n'est que le début.

Vous sous-entendez que mon client a quelque chose à y voir ?

Il a appuyé sur la gâchette.

- S'il me parle de Books... - Vous perdez votre temps.

La vie est dure. Elle est bien plus dure si on est stupide.

Books a trahi Tate. Vous croyez qu'il aura du remords avec vous ?

Je ne l'ai pas tué.

Vous pouvez me mettre toute la pression que vous voulez.

Vous n'obtiendrez rien.

On sait qu'Otis a menti.

Koblin voulait faire tomber Marcus.

Il l'a tué.

Ce n'est pas ce que pensait le jury.

Otis voulait la justice. Le système n'est pas parfait, il le craignait. Il avait raison.

Mitchell Koblin a été acquitté

car on n'a pas pu faire de lien avec son arme.

Et si Mitchell Koblin était noir ?

Votre cher jury aurait ignoré la balle manquante ?

S'il vous plaît, je ne suis pas ignorant.

Je vois ce que vous faites.

Votre réputation. Koblin n'a pas été condamné,

alors il vous faut des boucs émissaires, noirs de préférence.

Peut-être qu'il a été acquitté parce qu'il était innocent.

M. Lowenthal a raconté une histoire alléchante,

un coup d'état devant des centaines de gens et des flics.

Le jury y a cru car il le voulait, parce que l'idée d'un tireur isolé

qui peut assassiner un leader met mal à l'aise.

Et une conspiration est plus réconfortante ?

Hollywood monte des films

basés sur rien, sur des on-dit

et ils encaissent des centaines de millions de dollars.

Allez-y, M. Stone, poursuivez-moi.

Peut-être qu'on dormira un peu mieux, mais je ne serai pas reconnu coupable.

On le sait tous les deux.

BUREAU DU PROCUREUR ADAM SCHIFF - LUNDI 2 NOVEMBRE

Il a raison. On n'aurait même pas de poursuite.

Peut-être que Books n'avait rien à y voir.

Si ce n'était pas Koblin ou Books, alors qui ?

Deux cents personnes étaient présentes.

La beauté de la conspiration.

Mets-le sur le compte de la C.I.A. On ne les a pas accusés depuis des années.

Cette histoire relevait de la fiction.

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